Relance post-Covid

Idées, projets, politiques, programmes d’aide, investissements et innovations pour relancer l’économie du Québec après le choc de la pandémie de Covid-19 (voir aussi Aides financières, Politique économique)

La reprise économique au Canada après la pandémie dépendra en partie du plan de relance américain

Publié le 17 fév 2021
La reprise économique au Canada après la pandémie dépendra en partie du plan de relance américain

Joe Biden (Source: Twitter)

  • Si le plan de relance de 1900 milliards $US du président Joe Biden est adopté sous peu, il fera passer de 3,6% à 4,4% la croissance anticipée du PIB canadien en 2021, calcule le Fonds monétaire international.
  • Des retards dans la campagne de vaccination au Canada pourraient retarder la reprise, mais des économistes prévoient que l’économie nationale renouera avec une croissance soutenue dès que cette campagne sera terminée.

La mise en œuvre «décevante» de la campagne de vaccination au Canada n’aura pas d’impact significatif sur l’ampleur de la reprise, écrit Meny Grauman, économiste à la Banque Scotia, dans une note aux investisseurs.

  • «Les délais dans la vaccination ne feront que la retarder, ils ne l’empêcheront pas.»
  • «Nous partageons l’optimisme des investisseurs et sommes convaincus que l’économie finira par rebondir avec la force d’un ressort.»

La croissance du PIB canadien sera fort probablement inférieure à celle des États-Unis cette année.

Selon le FMI:

  • Le PIB américain pourrait croître de 5,9%.
  • Le plan Biden provoquera une hausse de la demande pour les ressources naturelles provenant du Canada, comme le pétrole et le bois d’œuvre.
  • Le secteur manufacturier canadien devrait profiter d’une hausse de la consommation domestique aux États-Unis découlant du plan d’aide américain.
Alain McKenna
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Les restaurateurs québécois misent sur l’approvisionnement local pour relancer leurs activités

Publié le 16 fév 2021
Les restaurateurs québécois misent sur l’approvisionnement local pour relancer leurs activités

(Source: Aliments du Québec)

  • L’Association Restauration Québec (ARQ) incite les exploitants, leurs fournisseurs et leurs employés à faire pression sur le gouvernement Legault pour qu’il autorise la réouverture des restaurants partout dans la province, y compris dans les zones rouges.
  • En parallèle, 600 restaurateurs se sont associés au programme Aliments du Québec pour tenter d’attirer les consommateurs en profitant de la popularité grandissante de l’achat local.

La campagne Aliments du Québec au menu prend la forme d’un site web répertoriant les restaurants qui s’approvisionnent à plus de 60% d’ingrédients cultivés ou transformés au Québec.

  • L’UPA qualifie de «doublement local» le fait d’acheter dans ces restaurants. 
  • Les Québécois peuvent ainsi encourager à la fois les restaurateurs et les producteurs d’ici.

En attendant de pouvoir rouvrir leurs salles à manger, les restaurants miseront sur l’achat local pour mousser leurs services de livraison ou de commandes pour emporter.

Les restaurateurs sont toutefois prêts à adopter toutes les mesures sanitaires nécessaires pour recommencer à accueillir à nouveau les clients sur place, assure l’ARQ.

  • La fermeture des salles à manger ces sept derniers mois a fait perdre au moins 5 milliards $ à ses commerçants membres, selon l’ARQ. 
  • Ils demandent à Québec de permettre une réouverture partielle et d’offrir une aide financière sous forme de prêts qui couvriraient le reste de la baisse de leurs revenus.
Alain McKenna
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Les PDG de 19 organisations canadiennes s’unissent pour proposer aux entreprises des solutions à la Covid-19

Publié le 16 fév 2021
Les PDG de 19 organisations canadiennes s’unissent pour proposer aux entreprises des solutions à la Covid-19

Charles Émond, PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (photo CDPQ)

  • La Chambre de commerce du Canada a créé un conseil d’orientation Covid-19 pour contribuer à la reprise économique sans devoir se fier uniquement aux mesures gouvernementales. Il comprend les PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de CAE et de Cogeco.
  • L’organisme s’inspire de la façon dont les entreprises de l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour et Taïwan se sont organisées afin de compléter les efforts publics pour limiter la propagation du coronavirus dans leur région.

Charles Émond, PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, explique par communiqué que «la collaboration entre le gouvernement, les entreprises et les investisseurs est essentielle pour relancer durablement l’économie».

Le conseil souhaite, en priorité, accélérer la distribution de vaccins aux entreprises qui en ont le plus grand besoin.

Un guide des meilleures pratiques sera également élaboré par ces gestionnaires aguerris. Son objectif: aider les entreprises canadiennes à incorporer à leur quotidien des pratiques efficaces pour gérer la Covid-19.

Alain McKenna
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Québec Solidaire veut taxer davantage les grandes entreprises qui ont fait des profits pendant la pandémie

Publié le 15 fév 2021
Québec Solidaire veut taxer davantage les grandes entreprises qui ont fait des profits pendant la pandémie

Vincent Marissal (Source: Twitter)

  • Alors que le ministre des Finances Eric Girard doit déposer son budget 2021-2022 d’ici quelques semaines, QS remet sur la table sa proposition de créer un «impôt pandémie».
  • Après avoir reçu «un non catégorique» du ministre au printemps dernier, Vincent Marissal, responsable en matière de justice économique et fiscale de QS, explique à InfoBref que le gouvernement est prêt à en discuter cette année. 

Québec solidaire veut faire payer aux gagnants de la pandémie une partie des 15 milliards $ de déficit anticipé pour cette année, en les soumettant à un impôt spécial.

  • Selon Vincent Marissal, avec un tel déficit, si le gouvernement n’exploite pas de nouvelle source de revenus, «il faudra couper dans les services»: cela annonce «un retour de l’austérité».

La proposition est d’augmenter le taux d’imposition des grandes sociétés qui ont réalisé plus de 500 000 $ en revenus imposables.

  • La mesure vise notamment les grandes enseignes qui n’ont jamais fermées – Métro, Jean Coutu, Canadian Tire, Walmart ou Costco – mais aussi les banques  et «les géants du numérique».
  • Leur taux d’imposition passerait de 11,6% à 17,4%, et ce jusqu’au retour à l’équilibre budgétaire – prévu dans cinq ans.

Selon QS, cette mesure permettrait de dégager plus de 3 milliards $ par an. 

Vincent Marissal dit que cette somme devrait être utilisée pour:

  • répondre aux besoins immenses du réseau de la santé;
  • tenir les engagements pris envers les enseignants et les infirmières;
  • soutenir davantage les petites entreprises; et
  • aider les artistes à traverser la pandémie.

Selon le responsable de QS, le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon a indiqué hier qu’environ 15 000 commerces québécois sont sur la corde raide, lors d’une rencontre virtuelle avec une douzaine de commerçants de la rue Masson. Marissal ajoute que:

  • Fitzgibbon et lui se sont entendus sur la nécessité d’aider ces commerces; et que
  • le ministre de l’Économie ne serait pas fermé à la création d’un impôt spécial pandémie. 


Johanna Sabys
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Consultations prébudgétaires: les suggestions ne manquent pas pour aider le gouvernement à renflouer le déficit accumulé pendant la pandémie

Publié le 15 fév 2021
  • Québec et Ottawa tiennent des consultations à propos des mesures à inclure dans leur budget respectif pour leur prochain exercice. Les intervenants sont invités à faire des propositions. 
  • Parmi eux, la firme Raymond Chabot Grant Thornton a proposé hier d’offrir aux contribuables quatre mesures temporaires pour hausser les recettes fiscales de l’État: retirer des fonds de leur REER à un taux d’impôt de 7,5%; retirer des fonds de leur société de gestion à un taux d’impôt de 10%; payer immédiatement leur impôt – ou leurs acomptes provisionnels – pour les années à venir en bénéficiant d’une réduction d’impôts pour ce paiement d’avance.

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Les Canadiens ne comptent pas dilapider l’épargne record qu’ils ont accumulée durant la pandémie

Publié le 11 fév 2021
Les Canadiens ne comptent pas dilapider l’épargne record qu’ils ont accumulée durant la pandémie

(Source: Unsplash)

  • Les Canadiens ont collectivement accumulé 150 milliards $ en économies depuis le début de la pandémie, grâce à l’aide gouvernementale qu’ils ont reçue et à la fermeture de nombreux commerces qui a limité leurs occasions de dépenser. 
  • Même si la situation sanitaire s’améliore en 2021, près de sept Canadiens sur dix prévoient continuer d’épargner pendant encore au moins un an. Cela pourrait ralentir la reprise économique une fois la pandémie endiguée.

L’aide gouvernementale canadienne pendant la pandémie a été parmi les plus généreuses au monde. 

  • Or, avant l’arrivée de la Covid-19, les Canadiens étaient parmi les consommateurs les plus endettés de la planète.
  • Résultat: plutôt que de dépenser la somme reçue d’Ottawa quand l’économie redémarrera, une majorité de Canadiens préfèreront rembourser leurs dettes et mettre le reste de côté, constate un sondage réalisé par Nanos pour le compte de l’agence Bloomberg.

Seulement un Canadien sur quatre pense qu’il aura moins d’argent dans ses poches à la fin de cette année qu’au début de la pandémie, indique par ailleurs le sondage.

Comme une majorité de gens prévoit continuer d’épargner, la reprise économique attendue par les économistes pour la deuxième moitié de cette année pourrait ne survenir que plus tard, l’an prochain.

  • En revanche, quand la pandémie sera officiellement terminée et que les Canadiens recommenceront à consommer, Bloomberg conclut qu’alors on pourra s’attendre à une reprise rapide de l’activité économique.
Alain McKenna
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Les États-Unis visent le plein emploi dès 2022

Publié le 8 fév 2021
  • Le plan de relance de 1900 milliards $US que tente de faire adopter Joe Biden créerait suffisamment de travail pour que l’économie américaine atteigne le plein emploi en 2022, a dit la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen, en entrevue à la chaîne américaine CBS. Elle croit que le taux de chômage passerait sous les 5% alors qu’il était de 6,3% en janvier.
  • Yellen dit que, sans ce plan d’aide, le plein-emploi ne serait pas atteint avant 2025. «Le but n’est pas de créer des emplois, mais l’investissement que va produire ce plan va faire monter rapidement la demande pour des travailleurs».

Les syndicats demandent à Québec d’investir 20 milliards $ de plus dans la relance économique

Publié le 8 fév 2021
Les syndicats demandent à Québec d’investir 20 milliards $ de plus dans la relance économique

Éric Girard, ministre des Finances du Québec (photo Twitter)

  • À l’approche du dépôt du budget 2021-2022, les principaux syndicats québécois demandent au gouvernement de reporter le retour à l’équilibre budgétaire et le remboursement de la dette pour relancer l’économie d’une façon plus efficace.
  • Dans un mémoire commun présenté aujourd’hui au ministre des Finances Éric Girard, les syndicats s’inquiètent des effets d’un éventuel retour à l’austérité budgétaire avant la fin de la pandémie.

Dans leur mémoire (PDF), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) appellent Québec à:

  • revenir à un équilibre budgétaire d’ici sept ans – et non cinq;
  • suspendre le versement annuel de 2,7 milliards $ qui est actuellement consacré à rembourser la dette du Québec;
  • augmenter les revenus fiscaux, notamment en imposant davantage les grandes entreprises numériques.

L’objectif est de bonifier de 20 milliards $ le plan de relance de Québec. Ce montant supplémentaire servirait à: 

  • investir en santé et en éducation;
  • améliorer les conditions de travail, surtout celles des femmes;
  • rebâtir le secteur manufacturier pour réduire la dépendance aux importations;
  • mettre en place une politique d’achat au Québec;
  • soutenir davantage les secteurs les plus frappés par la pandémie.
Johanna Sabys
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Les principaux acteurs des milieux d’affaires du Québec s’allient pour proposer quatre grandes priorités en vue de relancer l’économie de la province

Publié le 5 fév 2021
Les principaux acteurs des milieux d’affaires du Québec s’allient pour proposer quatre grandes priorités en vue de relancer l’économie de la province

(Image: Unsplash)

  • Présentées dans le cadre de consultations prébudgétaires du gouvernement Legault, ces priorités sont la bonification des crédits d’impôt à la R-D, l’accès généralisé aux déductions fiscales pour toutes les entreprises de services et de la construction, la valorisation de l’achat local, et la lutte climatique.
  • Fait inédit, ces quatre mesures ont été présentées conjointement par le Conseil du patronat du Québec, Manufacturiers et Exportateurs du Québec, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, et la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Réseau Québec? Québec solidaire veut créer une société publique pour rattraper le retard numérique en région et faire baisser les prix

Publié le 27 janv. 2021
Réseau Québec? Québec solidaire veut créer une société publique pour rattraper le retard numérique en région et faire baisser les prix

La co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé (Twitter)

  • Québec solidaire propose de doter le Québec d’une société publique, appelée Réseau Québec, qui serait chargée d’installer des infrastructures de fibre optique et de réseau cellulaire sur tout le territoire.
  • La priorité de Réseau Québec serait d’abord de brancher les régions encore mal ou non desservies par un réseau haut débit (100 Mb/s). 

Avec le virage numérique effectué pendant la pandémie, un accès à Internet est aujourd’hui essentiel pour travailler, étudier et rester en contact avec ses proches.

Or, 340 000 foyers québécois sont encore privés d’une connexion à haute vitesse. 

Selon la porte-parole de QS Manon Massé, un «joueur» public est nécessaire pour raccorder rapidement ces foyers.

  • «Attendre après les [entreprises de] télécoms, dit-elle dans un communiqué, c’est mettre une croix sur la relance économique de nos régions.»

L’objectif: créer de la compétition et mettre fin au «cartel des télécoms».

  • Il ne s’agit pas de nationaliser ni de créer un Internet d’État, dit Manon Massé.
  • Réseau Québec travaillerait avec de nombreux fournisseurs indépendants locaux.

QS croit qu’un acteur public pourrait faire baisser les prix.

  • Amener de la compétition dans le secteur et raccorder tous les foyers non desservis sans chercher à faire de profit pourraient, selon QS, réduire la facture des consommateurs de 30%.

Le coût: QS prévoit un «premier investissement de 1 milliard $», y compris les sommes déjà annoncées par le gouvernement Legault.

En 2018, la CAQ avait promis de fournir le haut débit à tous les Québécois dès 2022. Mais en novembre dernier, l’objectif du gouvernement a été repoussé à 2026. 

De son côté, le gouvernement fédéral a bonifié son budget. Mais, même avec 1,75 milliard $, Ottawa pourrait peiner à brancher les régions éloignées au Canada à une connexion Internet haute vitesse fiable.

Johanna Sabys
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Québec investit plus de 90 millions $ sur deux ans pour requalifier les travailleurs touchés par la pandémie

Publié le 26 janv. 2021
  • Pour aider les 125 000 Québécois au chômage à cause de la pandémie à retrouver un emploi, le gouvernement souhaite bonifier l’offre de formation dans les secteurs en demande: la construction, le bioalimentaire, la fabrication industrielle, la santé et les technologies de l’information.
  • Québec va investir 75 millions $ pour augmenter le nombre de diplômés à la formation générale pour adultes qui intégreront le marché du travail, et 13 millions $ pour ajouter de l’offre en formation et en orientation professionnelle.

Pourquoi Netflix est désormais une entreprise «post-pandémique»

Publié le 19 janv. 2021
Pourquoi Netflix est désormais une entreprise «post-pandémique»

(Source: Unsplash)

  • Netflix a publié hier ses résultats financiers pour le quatrième trimestre de son exercice 2020. Ils ont surpassé les attentes des analystes quant aux revenus et à la hausse du nombre d’abonnés.
  • L’entreprise a par ailleurs grandement amélioré son flux de trésorerie, au point où il est presque positif. L’entreprise a donc non seulement traversé avec succès la crise de la Covid-19 et l’arrivée massive de nouveaux concurrents; elle peut aussi envisager une croissance soutenue après la pandémie.

Netflix a connu un de ses meilleurs trimestres.

  • Durant les trois derniers mois de 2020, ses revenus ont atteint le niveau record de 6,6 milliards $US.
  • Le service a accueilli 8,5 millions de nouveaux abonnés, une croissance de clientèle qu’il n’a atteint que quatre fois dans son histoire.

L’année 2020 n’a pourtant pas été si facile pour Netflix.

  • Certes, le confinement généralisé a joué en faveur des services de vidéo sur demande.
  • Mais l’apparition de nombreux nouveaux services concurrents et moins chers a atténué l’attrait pour les consommateurs: ce n’était plus la seule option.
  • La direction de Netflix s’était même inquiétée publiquement, au début de l’an dernier, de l’impact qu’auraient ces nouveaux venus sur sa croissance future.

Certains concurrents obtiennent une bonne performance, mais Netflix poursuit sa croissance.

Des analystes appellent «post-pandémiques» des entreprises qui, comme Netflix, sont sorties de la crise de 2020 dans une position financière enviable.

  • Les investisseurs semblent convaincus: le titre (NASDAQ: NFLX) a bondi de 11% hier soir après la publication des résultats.
Alain McKenna
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