Covid-19

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Les anti-vaccin ne manifesteront plus près des écoles et des établissements de santé

Publié avant-hier
Les anti-vaccin ne manifesteront plus près des écoles et des établissements de santé

(Source: Unsplash)

  • Les manifestations anti-vaccin sont désormais interdites à moins de 50 mètres des garderies, des écoles primaires et secondaires, des établissements de santé, des cliniques de vaccination et des centres de dépistage.
  • Le projet de loi 105, déposé jeudi matin à l’Assemblée nationale, a été adopté par tous les partis en début de soirée. Cette nouvelle loi n’interdit pas aux travailleurs des lieux visés de manifester sur leurs conditions de travail. 

La loi précise:

  • que les manifestants ne pourront pas se trouver à moins de 50 mètres du «terrain» de ces établissements (et non à 50 mètres d’une porte d’entrée); et 
  • qu’un juge de la Cour supérieure du Québec pourra accorder une injonction pour empêcher toute manifestation.

Elle prévoit des amendes: 

  • de 1000 $ à 6000 $ pour les manifestants et toute personne qui organise ou incite à ces manifestations; et
  • de 2000 $ à 12 000 $ pour toute personne qui menace ou intimide une personne qui se rend ou qui sort de ces établissements.

Elle s’appliquera pour une période de 30 jours.  

  • Cette limite de 30 jours a été réclamée par la députée conservatrice Claire Samson.
  • Le gouvernement pourra toutefois en prolonger la durée.

Mais la loi ne s’appliquera plus lorsque l’état d’urgence sanitaire sera levé.

Johanna Sabys
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1 milliard $ pour offrir «les meilleures conditions de travail» aux infirmières

Publié avant-hier
1 milliard $ pour offrir «les meilleures conditions de travail» aux infirmières

François Legault (Source: Bureau du premier ministre)

  • Le gouvernement Legault a présenté cet après-midi son plan pour recruter au plus vite 4300 infirmières dans le réseau de la santé. 
  • Québec leur propose des primes allant jusqu’à 18 000 $, mais il leur promet surtout qu’elles auront désormais «les meilleures conditions de travail» dans le réseau public. 

Une petite révolution à 1 milliard $

  • Les incitatifs offerts aux infirmières représentent «beaucoup d’argent» pour le Québec, reconnaît François Legault.
  • Mais «la situation le justifie», dit le premier ministre, qui présente ces changements dans la gestion du réseau comme une «petite révolution».

Avec son plan, le gouvernement espère

  • lutter contre la pénurie de main-d’œuvre dans le réseau; 
  • remplacer les travailleurs qui ne seront pas adéquatement vaccinés au 15 octobre et devront alors quitter leur poste [détails]; 
  • réduire le temps supplémentaire obligatoire; et 
  • moins recourir aux agences privées de placement. 

Dès maintenant et pour 12 mois, les infirmières à temps complet recevront des primes de: 

  • 15 000 $ pour celles qui travaillent actuellement dans le réseau; et 
  • 12 000 $ pour celles qui le rejoignent pour la 1re fois, ou qui y reviennent après l’avoir quitté. 

Dans les régions où la pénurie est plus grave – Abitibi-Témiscamingue, Outaouais, Côte-Nord, Nord-du-Québec et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine – les primes sont encore plus élevées:  

  • 18 000 $ pour les infirmières en poste; et 
  • 15 000 $ pour celles qui arrivent dans le réseau ou y reviennent.

En plus des primes, «les meilleures conditions» 

Le gouvernement compte:   

  • embaucher 3000 agents administratifs d’ici le printemps prochain pour libérer les infirmières de la paperasse – les tâches administratives peuvent prendre jusqu’à 30% de leur temps de travail, a indiqué le ministre de la Santé Christian Dubé; 
  • réserver les meilleurs horaires aux infirmières du réseau, qui passeront avant celles qui viennent des agences privées; et   
  • décentraliser la gestion du réseau, en donnant «plus d’autonomie» aux équipes locales pour rendre les horaires plus stables et attrayants.
Johanna Sabys
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Les enfants devraient pouvoir se faire vacciner d’ici la fin de l’année

Publié le 20 sept. 2021
Les enfants devraient pouvoir se faire vacciner d’ici la fin de l’année

Le vaccin de Pfizer s’appelle désormais Comirnaty (Source: Pixabay)

  • Pfizer et BioNtech affirment que leur vaccin anti-Covid est efficace, «sûr et bien toléré» par les enfants de 5 à 11 ans. Les deux entreprises vont soumettre «dès que possible» une demande d’autorisation pour la vaccination de cette tranche d’âge à Santé Canada.  
  • Le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, avait déjà indiqué que les enfants devraient normalement pouvoir être vaccinés à partir de novembre ou décembre – dès qu’un vaccin serait approuvé.

Les résultats préliminaires de Pfizer et BioNtech sont les premières données cliniques sur des enfants de 5 à 11 ans. 

  • Les essais de Moderna sur ce groupe d’âge sont encore en cours. 

Les doses testées sur les enfants sont de 10 microgrammes par injection – contre 30 microgrammes pour les 16 ans et plus.

Avec ce dosage, Pfizer et BioNtech disent obtenir:  

  • une réponse immunitaire «solide»; et 
  • des effets secondaires «comparables» à ceux observés chez les 16 à 25 ans.

Santé Canada pourrait accorder dès cet automne une autorisation d’urgence au vaccin Comirnaty – le nouveau nom du vaccin de Pfizer et BioNtech – pour les moins de 12 ans. 

  • Début août, Israël a été le premier pays à lui accorder une autorisation spéciale pour les 5 à 11 ans qui risquent des complications graves – avant même que les données cliniques ne soient publiées. 

Pfizer et BioNtech prévoient déjà de publier dès la fin de l’année des résultats pour les 2 à 5 ans et les 6 mois à 2 ans.

Johanna Sabys
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La pandémie fait des ravages en Alberta

Publié le 19 sept. 2021
La pandémie fait des ravages en Alberta

(Source: Unsplash)

  • Les urgences des hôpitaux albertains sont débordées à cause du nombre de patients Covid, ce qui a poussé la province à prendre de nouvelles mesures la semaine dernière. 
  • L’Alberta est la province canadienne qui compte le plus grand nombre de nouveaux cas quotidiens et de cas actifs. Elle est aussi l’un des endroits les plus touchés, en proportion de sa population, de toute l’Amérique du Nord. 

Depuis le début de la pandémie, l’Alberta n’a jamais eu autant de lits occupés par des patients Covid – dont 90% ne sont pas vaccinés. 

  • Il y a actuellement plus de 11 000 cas actifs en Alberta – soit 2 fois plus qu’en Ontario, pour une population 3 fois moins grande. 

Mercredi dernier, le premier ministre conservateur Jason Kenney a dû:  

  • mettre en place un passeport vaccinal; 
  • imposer un retour au télétravail à toutes les entreprises qui le peuvent; et 
  • s’excuser pour la façon dont son gouvernement a géré la crise sanitaire. 

Comment la province en est-elle arrivée là? 

  • Selon la Dr. Deena Hinshaw, médecin-hygiéniste en chef de l’Alberta, c’est la levée des restrictions sanitaires début juillet qui a envoyé l’Alberta sur cette trajectoire. 
  • Le nombre de cas était en forte hausse dès la fin du mois de juillet, et le nombre d’hospitalisations s’est à son tour multiplié à partir de fin août. 

Les Albertains sont aussi moins vaccinés

  • seulement 71% des plus de 12 ans ont reçu leurs 2 doses de vaccin;
  • ce qui est bien en dessous de la moyenne canadienne de 78%. 

Au Québec, actuellement, 83% de la population est adéquatement vacciné. 

Agence Science-Presse
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À défaut de capteurs de CO2, des échangeurs d’air dans les écoles

Publié le 17 sept. 2021
À défaut de capteurs de CO2, des échangeurs d’air dans les écoles

(Source : Pixabay)

  • Le ministère de l’Éducation a fait livrer 350 échangeurs d’air dans les classes de la province qui ont les pires ventilations. 
  • Ces échangeurs d’air doivent expulser l’air d’une pièce vers l’extérieur et faire entrer de l’air frais. Ils filtrent également l’air pour arrêter toutes sortes de particules liées à la pollution, le pollen et les virus. 

En avril, Québec avait publié un rapport sur la qualité de l’air dans les écoles. 

  • Dans 49% des 15 000 classes qui ont été testées, les concentrations de CO2 étaient au-dessus du plafond de 1000 parties par million (ppm) fixé comme limite maximale par Québec pour garantir une bonne qualité de l’air.
  • Dans 350 classes, les niveaux de CO2 dépassaient même 2000 ppm – ce sont ces classes qui viennent de recevoir les échangeurs d’air.  
Johanna Sabys
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Les 20 000 travailleurs non vaccinés quitteront le réseau, assure Dubé

Publié le 16 sept. 2021
Les 20 000 travailleurs non vaccinés quitteront le réseau, assure Dubé

(Source: Amir Arabshahi / Unsplash)

  • Le ministre de la Santé Christian Dubé a confirmé aujourd’hui que les 20 000 travailleurs de la santé qui ne sont pas encore adéquatement vaccinés seront suspendus sans solde dès le 15 octobre. 
  • Mais, selon lui, leur départ pourra être compensé. Québec mise sur une réorganisation des services, et présentera la semaine prochaine son plan pour embaucher 4000 à 5000 infirmières.  

Les 20 000 travailleurs qui n’ont pas encore reçu leur 1re dose de vaccin Anti-Covid ne pourront pas être adéquatement vaccinés d’ici le 15 octobre. 

  • Même s’ils recevaient leur 1re dose aujourd’hui, ils devraient attendre au moins 4 semaines avant de recevoir la 2e
  • puis, au moins 7 jours après la 2e dose pour être totalement protégés.  

Les suspendre est «la moins pire solution», affirme François Legault:

  • Le premier ministre dit qu’il «n’aime pas» cette décision, mais qu’il ne peut pas «accepter qu’un patient vulnérable soit traité par une personne non vaccinée».
  • Christian Dubé dit lui aussi qu’il préfère un préposé aux bénéficiaires vacciné qui vient d’une agence à un employé du réseau non vacciné. 

Pour éviter les bris de service, Québec compte: 

  • recruter jusqu’à 5000 infirmières du secteur privé ou à la retraite; et 
  • réorganiser les services: Christian Dubé a demandé aux PDG des établissements de lui fournir «un plan de réorganisation des ressources».

Depuis fin août, 10 000 travailleurs supplémentaires ont reçu leurs 2 doses:

  • 89% du personnel est maintenant adéquatement vacciné; et 
  • 93% des travailleurs ont reçu au moins 1 dose.
Johanna Sabys
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Pénurie d’infirmières: Legault offre «les mêmes conditions» qu’au privé

Publié le 15 sept. 2021
Pénurie d’infirmières: Legault offre «les mêmes conditions» qu’au privé

François Legault (Source: Twitter)

  • François Legault courtise les infirmières qui travaillent dans le secteur privé. Le premier ministre se dit «ouvert à toutes les possibilités et à tous les incitatifs financiers pour que ce soit aussi payant» pour elles de travailler dans le public.
  • Le gouvernement Legault doit annoncer dans les prochains jours de nouvelles mesures incitatives pour ramener dans le réseau public les infirmières qui ont rejoint les établissements privés afin d’y bénéficier de meilleures conditions de travail.

Après 18 mois de négociations, Québec et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont conclu un nouveau contrat jusqu’au 31 mars 2023. 

  • Le gouvernement a ajouté «des primes importantes» pour les quarts de travail difficiles à combler, souligne François Legault, et de nouveaux ratios infirmière-patients pour améliorer les conditions de travail.

Mais cette entente n’a réglé «qu’une partie du problème», dit Legault.

  • Il manque actuellement 4000 infirmières dans le réseau. 
  • Près de 2900 travailleurs de la santé sont absents à cause de la Covid-19. 

Pour «arrêter l’exode», Legault évoque dès maintenant plusieurs pistes:  

  • bonifier le salaire des infirmières qui reviennent dans le réseau;
  • augmenter aussi le salaire du personnel actuel, au moins «de façon temporaire»; 
  • hausser les primes Covid; et
  • maintenir la pension des infirmières à la retraite qui retourneraient au travail.
Johanna Sabys
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Dubé prévoit des ruptures de service en santé cet automne

Publié le 14 sept. 2021
Dubé prévoit des ruptures de service en santé cet automne

Le ministre de la Santé Christian Dubé (Source: Émilie Nadeau / Twitter)

  • Les établissements québécois doivent se préparer à faire «des choix de services» dans les prochaines semaines pour ménager le personnel soignant, avertit le ministre de la Santé Christian Dubé.  
  • Il manque actuellement 4000 infirmières dans le réseau. La pénurie de main-d’œuvre est plus importante que prévu, admet Christian Dubé, qui ne pensait pas avoir de tels «problèmes de personnel» après 18 mois de pandémie. 

Le ministre de la Santé avait autorisé les travailleurs du réseau à prendre des vacances méritées cet été. 

Mais il n’avait pas prévu une telle pénurie dès la rentrée.

  • Dans certaines régions, comme l’Abitibi-Témiscamingue, il faudra, dit-il «fermer l’urgence pour s’assurer qu’il n’y ait pas de bris de services».
  • Mieux vaut «fermer quelques heures» que de garder l’urgence ouverte 24h avec du personnel «épuisé».  
  • Cela lui semble préférable que d’avoir «des services qui ne sont pas sécuritaires pour les employés ou les patients».

Plusieurs établissements font déjà face à des bris de services en Outaouais, en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord et dans le Bas-Saint-Laurent. 

  • Le ministre de la Santé craint que la pression exercée par la pandémie provoque également des ruptures à Montréal.

Pas de changement pour le rattrapage des chirurgies

  • Dès le mois prochain, Québec souhaite toujours en finir avec le délestage, et faire passer le nombre mensuel de chirurgies de 10 000 à 36 000.
  • Les objectifs fixés en juin restent les mêmes tant que la pandémie ne s’aggrave pas à Montréal.
Johanna Sabys
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Des tests de dépistage rapides seront déployés dans tout le Québec

Publié le 14 sept. 2021
Des tests de dépistage rapides seront déployés dans tout le Québec

Jean-François Roberge, Christian Dubé et Daniel Paré dans une école (Source: Twitter)

  • Les partis d’opposition ont profité de la rentrée parlementaire mardi pour attaquer le gouvernement Legault sur sa gestion de la crise sanitaire, et le déploiement «chaotique» de tests rapides dans les écoles de quelques quartiers. 
  • Mais, Daniel Paré, directeur de la campagne de vaccination, a ensuite affirmé en entrevue à Radio-Canada, que Québec lui a donné un «mandat clair» pour déployer ces tests dans les écoles à travers la province «au cours des prochaines semaines». 

L’opposition demande à Québec d’utiliser ces tests depuis des mois.

  • Les autres partis ne comprennent pas pourquoi le gouvernement Legault a refusé jusqu’ici d’utiliser les millions de tests rapides dont dispose la province. 

Des tests de dépistage rapides ont été déployés lundi dans des écoles primaires, mais uniquement dans les quartiers de Montréal-Nord, Saint-Michel et Parc-Extension, à Montréal, et Chomedey, à Laval. 

  • Dans le reste du Québec, les enfants se font toujours tester en cliniques.
  • Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge s’est justifié en indiquant que la santé publique ne recommande ces tests que dans des quartiers ciblés. 

Ces 4 quartiers n’étaient que la phase 1 du déploiement, explique Daniel Paré: 

  • Le gouvernement Legault souhaite, dit-il, étendre l’utilisation des tests rapides dans toutes les régions du Québec. 
  • Mais cet «outil complémentaire» a d’abord été distribué dans les quartiers où la couverture vaccinale est la plus basse, et là où il y a le plus d’infections.
Johanna Sabys
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Les chefs fédéraux condamnent les manifestations anti-vaccin près des hôpitaux

Publié le 13 sept. 2021
Les chefs fédéraux condamnent les manifestations anti-vaccin près des hôpitaux

Le premier ministre sortant Justin Trudeau et des travailleuses de la santé à Vancouver (Source: Twitter)

  • Un nouveau gouvernement Trudeau déposerait un projet de loi pour rendre illégal «le fait d’obstruer le passage de manière intentionnelle et délibérée» à l’entrée des hôpitaux, centres de vaccination et de dépistage, pharmacies et cliniques d’avortement, ainsi que les gestes d’intimidation contre des travailleurs de la santé ou des patients.
  • Le chef conservateur Erin O’Toole croit, lui, qu’il est possible «de manifester de façon paisible sur ces enjeux» et fait «confiance» aux forces de l’ordre pour assurer l’accessibilité des services de santé. 

Dans leur plateforme électorale, les conservateurs proposent toutefois une loi qui empêcherait les manifestants de bloquer des établissements de santé. 

  • Selon cette loi qui modifierait le Code criminel, entraver l’accès «d’une infrastructure essentielle» deviendrait une infraction pénale.  
Johanna Sabys
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Dépistages dans les écoles: Québec utilise des tests rapides dans 4 quartiers

Publié le 13 sept. 2021
Dépistages dans les écoles: Québec utilise des tests rapides dans 4 quartiers

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, à droite, dans une école montréalaise (Source: Twitter)

  • Le gouvernement Legault ne compte pas utiliser pour l’instant des tests rapides pour dépister la Covid-19 dans l’ensemble des établissements scolaires. Les enfants continueront donc à se faire tester en cliniques.
  • Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a indiqué que la santé publique ne recommande les tests rapides que dans 4 quartiers «chauds».

Dans les quartiers de Montréal-Nord, Saint-Michel et Parc-Extension, à Montréal, et Chomedey, à Laval, les écoles primaires utilisent depuis lundi des tests de dépistage rapides. 

Mais Québec attend le feu vert de la santé publique pour étendre leur utilisation à d’autres établissements. 

Jean-François Roberge explique que la santé publique: 

  • privilégie les tests PCR «qui sont très fiables» et qui permettent d’obtenir un résultat en moins de 24h; et
  • préfère que les tests rapides soient utilisés seulement de façon complémentaire dans des quartiers ciblés.

Depuis la rentrée, 620 écoles primaires et secondaires ont rapporté au moins un cas de Covid-19.

  • Selon Québec, il y a actuellement 77 éclosions actives en milieux scolaires – dont 52 dans des établissements préscolaires ou primaires.
Johanna Sabys
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ENTREVUE

Qui doit recevoir une 3e dose de vaccin anti-Covid?

Publié le 13 sept. 2021
Qui doit recevoir une 3e dose de vaccin anti-Covid?

Le professeur André Veillette, immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (Source: IRCM)

  • Une 3e dose de vaccin est «indiquée» pour les personnes immunosupprimées, et «une décision devra bientôt être prise» pour les résidents des CHSLD, surtout en cas d’éclosions, explique à InfoBref le professeur André Veillette, immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. 
  • Mais, selon lui, les vaccins sont «très efficaces», et il n’est «pas certain» aujourd’hui qu’une 3e dose sera nécessaire pour le reste de la population.  

Fin août, le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) a recommandé l’administration d’une 3e dose de vaccin pour les personnes immunosupprimées. 

  • Dans son avis, le CIQ souligne qu’il arrive «souvent» que ces personnes ne répondent pas aux 2 premières doses.
  • Mais le CIQ ne recommande pour l’instant cette 3e dose que pour 1 à 2% de la population – par exemple, pour les personnes qui ont reçu un don d’organe ou qui sont traitées par chimiothérapie pour combattre un cancer. 

Les résidents des CHSLD et des RPA seront les prochains, croit le professeur Veillette. 

  • «Ils sont souvent fragilisés, ils ont des problèmes de santé et mangent comme des oiseaux, souligne le professeur: ils en ont tellement arraché dans les CHSLD qu’on est capable de justifier leur 3e dose assez facilement.» 
  • Selon l’immunologiste, le CIQ y pense déjà parce que les résidents ont reçu leur 2e dose il y a bientôt 5 mois – or selon les fabricants, l’efficacité des vaccins baisserait à partir de 6 mois pour Pfizer, et 8 mois pour Moderna. 

Une 3e dose pour tous? Pas forcément, dit le professeur Veillette: 

  • il ne faut pas «donner des vaccins à des personnes qui n’en ont pas besoin»; 
  • la protection offerte par 2 doses de vaccin est déjà «très bonne»; et 
  • il faudra «se baser sur des évidences scientifiques» pour déterminer le «besoin réel» d’administrer une 3e dose pour protéger «contre des formes sévères de la maladie». 

Aujourd’hui, une équipe de chercheurs internationaux affirment également, dans la revue scientifique The Lancet, qu’une 3e dose n’est pour l’instant pas nécessaire pour tous. 

Après avoir étudié toutes les données d’essais et d’études publiées ces derniers mois dans les principales revues scientifiques, les chercheurs ont conclu: 

  • que 2 doses de vaccin offrent une efficacité de plus de 80% contre les infections causées par les principaux variants, et une efficacité de 95% contre les formes graves de la maladie; et 
  • même si les vaccins sont moins efficaces contre les formes asymptomatiques et bénignes, «les personnes non vaccinées restent le principal vecteur de transmission».
Johanna Sabys
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