Alain McKenna

avec Alain McKenna

Journaliste à InfoBref

Ottawa se prépare à ajouter 20 milliards $ de nouvelles dépenses annuellement pour favoriser les initiatives environnementales et à caractère social

Mis à jour il y a 2 h
Ottawa se prépare à ajouter 20 milliards $ de nouvelles dépenses annuellement pour favoriser les initiatives environnementales et à caractère social

Chrystia Freeland et Justin Trudeau (Photo Twitter)

  • La vice-première ministre Chrystia Freeland prépare pour la fin novembre une mise à jour économique où elle présenterait de nouvelles mesures fiscales structurantes à long terme.
  • Ces mesures pourraient coûter jusqu’à 20 milliards $ annuellement et s’ajouteront au déficit déjà anticipé de 343 milliards $ pour 2020, ainsi qu’à l’aide de 40 milliards $ déjà annoncée pour soutenir l’économie durant la deuxième vague.

Du côté des initiatives vertes, Ottawa a déjà donné un aperçu de sa stratégie en investissant conjointement avec l’Ontario dans des usines automobiles qui produiront des véhicules électriques.

Quant aux programmes sociaux, deux mesures seraient au programme, selon une source anonyme au sein du gouvernement citée par Bloomberg:

  • un réseau national de garderies auquel les provinces pourraient également contribuer;
  • une assurance-médicaments bonifiée.

Les détails exacts ne sont pas connus, mais Trudeau et Freeland préparent le terrain pour cette annonce depuis quelques jours déjà.

  • «Si nous en faisons moins, la relance sera plus lente et les déficits dureront plus longtemps», a dit le Premier ministre mercredi.
  • «En faire trop peu est bien plus dangereux et finira par coûter plus cher qu’en faire trop», déclarait au même moment la ministre des Finances, dans le cadre du Toronto Global Forum.
Alain McKenna
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Abolir les barrières tarifaires interprovinciales serait un des meilleurs moyens de relancer l’économie canadienne, dit le monde des affaires

Mis à jour il y a 8 h
Abolir les barrières tarifaires interprovinciales serait un des meilleurs moyens de relancer l’économie canadienne, dit le monde des affaires
  • La Banque de Montréal estime qu’éliminer les taxes imposées sur les échanges commerciaux entre provinces ajouterait jusqu’à 2% au PIB national au cours des dix prochaines années.
  • «Les Canadiens ont protesté avec raison quand Donald Trump a imposé des taxes sur l’acier et l’aluminium canadiens, et pourtant nous tolérons un frein économique significatif imposé par notre propre gouvernement», déplore le Conseil canadien des affaires.

L’organisme, qui représente les 150 plus grandes entreprises au pays, a identifié trois grandes séries de mesures qui pourraient rapidement contribuer à récupérer la part du PIB effacée par la pandémie.

  • L’éducation et la formation spécialisée doivent être plus facilement accessibles pour les Canadiens et celles des nouveaux arrivants doivent être mieux reconnues.
  • L’investissement privé doit être facilité en réduisant les barrières superflues, comme les taxes interprovinciales.
  • La recherche universitaire et la propriété intellectuelle doivent être davantage valorisées, ajoute le Conseil, qui fait écho à une demande similaire des entreprises canadiennes de technologie.

La productivité stagne au Canada depuis des années, rappelle le Conseil canadien des affaires. Il conclut que le moment est propice pour mettre de nouvelles mesures en place qui éviteront qu’on revienne à cette stagnation une fois passée la crise de la pandémie.

Alain McKenna
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Abolir les barrières tarifaires interprovinciales serait un des meilleurs moyens de relancer l’économie canadienne, dit le monde des affaires

AFFAIRES en rafale

Il y a 20 h
AFFAIRES en rafale

Le ministre de l’Innovation du Canada Navdeep Bains (Source: Twitter)

  • Navdeep Bains, ministre fédéral de l’Innovation, réplique qu’il faudra patienter «de 5 à 10 ans» avant de juger du succès de ses cinq «supergrappes» – selon le Directeur parlementaire du budget, l’investissement de 918 millions $ ne créera que 4000 emplois, au lieu des 25 000 qui avaient été promis.
  • La Banque de Montréal pourrait vendre sa division américaine de gestion de portefeuille, qui gère quelque 270 milliards $US d’actifs, afin de réduire sa présence sur les marchés internationaux, rapporte Bloomberg.
  • Ubisoft a finalement repoussé à plus tard en 2021 la sortie des jeux Far Cry 6 et Rainbow Six Quarantine, ce qui force l’éditeur français à abaisser de 4 à 3,5 milliards $ ses prévisions de revenus pour l’année 2020.
  • Les PME québécoises doutent davantage des perspectives économiques que celles du reste du Canada en raison de la deuxième vague de Covid-19 survenue en octobre, selon l’indice de confiance mensuel de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).
  • ExxonMobil va éliminer 1900 emplois aux États-Unis, en raison d’une baisse de la demande en pétrole en Amérique du Nord qui s’avère plus durable que prévu.

Vidéotron a conçu un bracelet pour faciliter la gestion de la distanciation physique dans les entreprises

Il y a 20 h
Vidéotron a conçu un bracelet pour faciliter la gestion de la distanciation physique dans les entreprises

Le bracelet Radius de Vidéotron

  • Le bracelet Radius utilise le protocole Bluetooth pour calculer la distance qui le sépare d’autres bracelets, et il s’illumine et vibre pour alerter son utilisateur quand cette distance est trop courte.
  • Conçu pour garantir l’anonymat de son porteur, le Radius est vendu seul, mais il peut être accompagné d’une interface de gestion sécurisée qui, elle, est vendue par abonnement par Vidéotron.

Un indice boursier qui a correctement prédit 8 des 9 dernières élections présidentielles américaines pourrait nous dire dès aujourd’hui qui sera élu la semaine prochaine

Mis à jour il y a 20 h
  • Selon le «Presidential Predictor», si la valeur de l’indice S&P 500 monte entre le 1eraoût et le 31 octobre, le président en poste sera réélu – dans le cas contraire, c’est son rival qui l’emportera.
  • Cette année, l’indice était en hausse de 7,5% à la mi-octobre, mais la correction des derniers jours l’a fait chuter en territoire à peu près neutre, à 0,4% en date d’hier – reste à voir comment il se comportera aujourd’hui…

Québec veut faire du secteur minier québécois le leader nord-américain des matériaux stratégiques

Publié hier
Québec veut faire du secteur minier québécois le leader nord-américain des matériaux stratégiques

(Image: Adobe)

  • Le gouvernement Legault a identifié 22 minéraux prisés des fabricants de voitures et d’appareils électroniques, qu’il espère trouver puis extraire en grande quantité du sous-sol québécois.
  • En parallèle, Québec compte créer une industrie de la transformation et du recyclage de ces métaux, qui comprennent le cobalt, le lithium et le graphite.

La Chine et la Corée sont en avance sur le Québec, mais le moment demeure bien choisi, assure Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

  • «En Amérique du Nord, on se positionne au bon moment: nous sommes en avance de cinq à six mois», a affirmé le ministre en point de presse.
  • «Sur les 20 prochaines années, il sera impératif pour les (fabricants nord-américains) d’avoir une chaîne d’approvisionnement le plus proche possible», a ajouté le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon.

90 millions $ seront utilisés par Québec durant les cinq prochaines années pour cartographier le sous-sol québécois, surtout dans le nord et l’est de la province.

Un milliard $ est prêt à être investi par le gouvernement Legault dans les éventuels projets miniers qui s’aligneront sur cette stratégie.

C’est un pari risqué: Nemaska Lithium, à l’abri de ses créanciers depuis la fin 2019 et dont la reprise va coûter au bas mot 300 millions $ à Investissement Québec (sans aucune promesse de rendement par la suite), illustre bien la difficulté que pourrait avoir le gouvernement à atteindre son but.

Alain McKenna
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AFFAIRES en rafale

Publié avant-hier
AFFAIRES en rafale

La vice-première ministre Chrystia Freeland (Source: Twitter)

  • Chrystia Freeland est contre l’idée d’imposer une limite aux dépenses du fédéral – selon la vice-première ministre, il est encore trop tôt pour dire que l’économie canadienne est sortie de crise pour de bon.
  • Cogeco passe à l’offensive: encouragée par des résultats trimestriels solides, la société de télécoms montréalaise dit avoir sous la main environ 1 milliard de dollars prêts à être dépensés pour réaliser de nouvelles acquisitions comme celle de Déry Télécom, conclue plus tôt ce mois-ci.
  • Le grand patron de Sobeys (IGA) est pour une réglementation plus serrée du secteur alimentaire par Ottawa: comme bien des fournisseurs, Michael Medline trouve injuste la hausse des frais imposés par Loblaw et Walmart pour placer leurs produits sur les rayons de leurs épiceries.
  • Facebook, Twitter et Google se sont présentés hier devant le Sénat américain comme les défenseurs de la liberté de parole sur Internet, et demande qu’une loi protège les sociétés qui, comme elles, «font la promotion d’une diversité de voix», selon la formule du PDG de Twitter Jack Dorsey.
  • Parlant de Google: cinq moteurs de recherche européens – DuckDuckGo, Ecosia, Lilo, Qwant et Seznam – demandent à l’Union européenne de poursuivre le géant américain pour position de monopole, comme le font les États-Unis.

Les Canadiens sont beaucoup moins optimistes qu’avant face à leur retraite

Publié avant-hier
  • Les travailleurs actuels espèrent prendre leur retraite à un âge variant entre 60 et 65 ans, alors que l’objectif des gens déjà retraités était plus tôt, entre 55 et 60 ans.
  • Comparativement à leurs aînés, les travailleurs actuels pensent avoir besoin de deux fois plus d’épargne, soit 878 000 $, pour vivre une retraite confortable, révèle l’édition 2020 (PDF) d’une étude annuelle de la firme de placements Mackenzie.

La France va obliger Netflix et Amazon à réinvestir jusqu’à 25% de leurs revenus locaux dans des productions françaises ou européennes

Publié avant-hier
La France va obliger Netflix et Amazon à réinvestir jusqu’à 25% de leurs revenus locaux dans des productions françaises ou européennes
  • Les plateformes numériques d’Apple et de Disney sont également ciblées par cette mesure, annoncée hier par la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot.
  • En contrepartie, les chaînes de télé françaises verront leurs obligations de programmation de contenu local réduites, une stratégie qui pourrait inspirer le Québec face aux géants du numérique.

Un taux plancher de 25% avait été initialement envisagé par le gouvernement français. Il a été revu à la baisse puisque c’est désormais un plafond.

  • L’investissement des plateformes de distribution vidéo en ligne devra se situer entre 20 et 25 % du chiffre d’affaires qu’elles font en France.

La ministre se félicite d’avoir réussi à impliquer les géants de la webdiffusion dans la production audiovisuelle européenne.

Le Québec pourrait être tenté d’imiter cette façon d’encadrer la présence des services de vidéo en continu sur son territoire.

• Roselyne Bachelot a comparé l’importance de sa nouvelle directive à celle de la Loi sur le livre de 1981. Cette loi confiait aux éditeurs – et non aux commerçants – le soin de fixer le prix des livres, afin de stimuler la vente d’œuvres locales plutôt que de livres étrangers.

• Le Québec, qui a lui aussi adopté sa propre loi sur la vente de livres en 1981, s’était inspiré de la loi française à l’époque.

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Harley-Davidson vend ses vélos électriques sous une nouvelle marque

Publié avant-hier
Harley-Davidson vend ses vélos électriques sous une nouvelle marque
  • Nommée en hommage à une des premières motos de Harley-Davidson, sa nouvelle filiale Serial 1 Cycle Company ne vendra, pour débuter, qu’un modèle de vélo urbain à assistance électrique.
  • En pleine restructuration, le fabricant de motos de Milwaukee préfère miser sur une nouvelle marque, car il s’inquiète du manque d’attrait de sa propre marque auprès des jeunes amateurs de vélos et de motos, tant aux États-Unis qu’ailleurs dans le monde.

Une entreprise sur trois au Canada ne sait pas si elle survivra à la Covid-19

Publié avant-hier
Une entreprise sur trois au Canada ne sait pas si elle survivra à la Covid-19

(Image Unsplash)

  • Plus inquiétant encore: un dirigeant sur deux au pays ne sait pas si son entreprise pourra survivre à une éventuelle recrudescence du nombre d’infections qui prolongerait la crise jusqu’en 2021.
  • Pourtant, seulement un peu plus du quart ont perdu des occasions d’affaires et réduit de façon durable leur nombre d’employés, selon un sondage réalisé par la firme torontoise Fuse Insights durant la première semaine d’octobre.

Une majorité des entreprises canadiennes sondées se disent déjà transformées par la pandémie, que celle-ci se prolonge ou non l’an prochain.

  • 56% affirment qu’elle a provoqué des changements dans le mode de fonctionnement et les méthodes de travail au sein de leur organisation.
  • Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, 45% des entreprises ont vu leur virage numérique ralenti – et non accéléré –par la Covid-19.

Une note plus positive clôt ce sondage mené pour le compte de Microsoft: 64% des entreprises croient avoir posé les bons gestes pour croître plus rapidement une fois que l’économie sera de retour sur les rails.

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Une entreprise sur trois au Canada ne sait pas si elle survivra à la Covid-19

(Image Unsplash)

Une centaine d’entrepreneurs techno demandent à Ottawa une stratégie pour stimuler la création d’entreprises innovantes

Publié le 27 oct. 2020
Une centaine d’entrepreneurs techno demandent à Ottawa une stratégie pour stimuler la création d’entreprises innovantes
  • Les dirigeants d’entreprises de partout au pays, y compris les québécoises Lightspeed, Hopper et Coveo, déplorent que le Canada soit loin derrière des pays comme la Slovénie en matière d’innovation.
  • Le Canada a «besoin d’une stratégie de prospérité qui permettra de récupérer les emplois perdus à cause de la pandémie», écrivent-ils dans une lettre ouverte.

Représentés par le Conseil canadien des innovateurs (CCI), ces gens d’affaires de tous les horizons identifient trois axes autour desquels une stratégie d’innovation pourrait s’articuler:

  • la transformation numérique de l’économie;
  • un plus grand soutien pour la recherche, pour créer davantage de propriétés intellectuelles canadiennes;
  • un virage prononcé vers des technologies propres et des solutions à la crise climatique.

«La pandémie de la Covid-19 a révélé l’urgence de mettre en place des projets à grande portée adaptés à nos réalités contemporaines», ajoutent les signataires.

Dès 2015, le gouvernement libéral promettait qu’il reverrait les politiques nationales afin de mettre en valeur l’innovation canadienne. Cela n’a toujours rien donné, constate le CCI.

«Nous attendons toujours la concrétisation de la promesse de créer une stratégie nationale en matière de données, de déployer une stratégie nationale en matière de propriété intellectuelle et d’appliquer les recommandations des Tables sectorielles de stratégies économiques.»

Alain McKenna
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