Capital de risque et de développement

Nouvelles, données et tendances sur le capital de risque (correspondant à l’expression anglaise venture capital) et sur le capital de développement (aussi appelé capital d’investissement, correspondant à l’expression anglaise private equity) au Québec et au Canada [voir aussi: Aides financières, Innovation, Investissement, Startup, Technos canadiennes, Technos québécoises]

Hypothèques en ligne: Nesto obtient un investissement de 76 millions $

Publié le 10 juin 2021
Hypothèques en ligne: Nesto obtient un investissement de 76 millions $

[Capture YouTube]

  • Nesto est un service en ligne de courtage hypothécaire établi à Montréal. Créée il y a trois ans, cette startup vient d’obtenir 76 millions $ dans le cadre d’un financement de série B.
  • Ce financement vient de plusieurs investisseurs en capital de risque, dont Portage Ventures et Diagram Ventures, deux filiales de Sagard Holdings, qui appartient à Power Corporation, ainsi que de l’investisseur américain Jim Breyer et de l’entrepreneur montréalais Marc Alloul. 

La ronde de financement a été menée par Michael Rowell et Michael Paulus. 

  • Ces deux entrepreneurs avaient lancé la société d’assurance en ligne Assurance IQ, qui a été vendue en 2019 à l’assureur américain Prudential Financial pour plus de 3 milliards $.

Nesto avait déjà levé 11,5 millions $ l’an dernier, notamment auprès d’Investissement Québec et de Diagram Ventures.

Power Corporation a déjà, en plus de Nesto, récemment participé au financement de plusieurs startups, dont: 

  • le service de gestion de placement en ligne Wealthsimple;
  • le fournisseur de services bancaires mobiles Koho Financial; et
  • le fournisseur de services médicaux en ligne Dialogue Technologies de la santé.
Félix Côté
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Nouvelle licorne à Montréal: le détaillant en ligne Ssense est valorisé à 5 milliards $

Publié le 8 juin 2021
Nouvelle licorne à Montréal: le détaillant en ligne Ssense est valorisé à 5 milliards $

(Source: Ssense)

  • La société américaine de capital-risque Sequoia Capital, l’une des plus réputées dans le secteur, vient d’investir dans Ssense, qui vend en ligne des vêtements haut de gamme et de créateurs.
  • Sequoia en devient actionnaire minoritaire. Le montant de l’investissement n’est pas dévoilé, mais il valorise le détaillant montréalais à 5 milliards $. Cela fait de Ssense une «licorne» – un terme utilisé pour désigner les startups, non cotées en bourse, évaluées à 1 milliard $US ou plus.

C’est la première fois que Ssense lève des fonds d’investisseurs externes. 

  • L’entreprise utilisera ce financement pour accroitre sa présence à l’international, notamment sur le marché chinois. 

Depuis sa fondation en 2003, Ssense a diversifié ses produits. 

En plus des vêtements, l’entreprise vend des articles ménagers, des produits technologiques et des accessoires pour animaux de compagnie dans plus de 150 pays.

Les achats en ligne ont nettement augmenté pendant la pandémie. 

  • Jusqu’à présent, l’accélération du commerce électronique a surtout fait grimper la valeur des entreprises qui fournissent des logiciels, des applications et des plateformes pour la vente en ligne, comme Shopify et Lightspeed. 
Félix Côté
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Poka, une plateforme québécoise de formation, obtient 25 millions $US en investissement

Publié le 8 juin 2021
Poka, une plateforme québécoise de formation, obtient 25 millions $US en investissement

Antoine Bisson et Alex Leclerc, CTO et CEO de Poka (Source: Poka)

  • Poka donne accès à du contenu pour la formation des employés du secteur manufacturier. 
  • L’entreprise est basée à Québec. Elle a été cofondée par Alex Leclerc, fils du président de Biscuits Leclerc.

Poka vient de réunir 25 millions $US dans le cadre d’un financement de série B.

  • L’argent vient principalement de fonds américains, mais la Caisse de dépôt et placement du Québec participe au financement, ainsi que le Groupe Leclerc. 
  • L’entreprise avait déjà obtenu 20 millions $US lors de financements précédents.
Félix Côté
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La startup montréalaise B2BQuotes lève 2 millions $ et devient HelloDarwin

Publié le 1er juin 2021
La startup montréalaise B2BQuotes lève 2 millions $ et devient HelloDarwin

(Source: HelloDarwin)

  • B2BQuotes, qui met en relation des entreprises et des fournisseurs de services, change de nom pour HelloDarwin et revoit le fonctionnement de son service. 
  • La startup a conclu une ronde de financement de démarrage de 2 millions $. Menée par le fonds de capital de risque montréalais Tactico et par RBC, la ronde inclut aussi le fonds montréalais Real Ventures et plusieurs investisseurs providentiels (anges investisseurs).

Breather, qui a été une vedette de la scène des startups montréalaises, sera vendue pour une fraction des investissements qu’elle a reçus

Publié le 28 mai 2021
  • Selon le site The Logic, Breather, un fournisseur montréalais d’espace de travail flexible – une sorte de Airbnb de bureaux et de salles de réunions, sera bientôt vendue à une compagnie américaine qui loue des espaces collaboratifs, pour la somme de 3 millions $US. 
  • Ce prix d’achat est bien en deçà des 127 millions $US levés par Breather depuis sa fondation en 2012 auprès d’investisseurs de haut niveau, dont plusieurs sociétés de capital-risque et de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

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La Banque de développement du Canada lance un fonds de 200 millions $ pour les «technologies profondes»

Publié le 5 mai 2021
La Banque de développement du Canada lance un fonds de 200 millions $ pour les «technologies profondes»

[Source : BDC]

  • La BDC veut utiliser ce fonds pour investir dans des entreprises de technologies profondes canadiennes en démarrage. 
  • L’expression «technologies profondes» (deep tech en anglais) réfère à des domaines tels que la technologie quantique, l’électronique, la photonique et l’intelligence artificielle. Ces industries émergentes nécessitent des efforts de recherche considérables et un investissement important en capital de risque. 

Thomas Park, qui dirigera le nouveau fonds, affirme que ces 200 millions $ «aideront à combler une lacune importante dans le paysage technologique canadien.» 

Selon une analyse de la BDC, entre 2014 et 2019, les entreprises de technologie profonde:

  • ont obtenu 11% du total du financement accordé à l’ensemble des entreprises en démarrage au Canada (hors des entreprises de biotechnologies); 
  • alors qu’elles ont représenté, parmi ces entreprises, 17% de celles qui ont atteint le statut de «licornes» valorisées à plus d’un milliard $. 
Félix Côté
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Wealthsimple entre dans les ligues majeures de la finance canadienne avec un financement de 750 millions $

Publié le 3 mai 2021
Wealthsimple entre dans les ligues majeures de la finance canadienne avec un financement de 750 millions $

L’application Wealthsimple

  • La société financière Wealthsimple, de Toronto, a obtenu ce financement de plusieurs fonds en capital de risque – dont Meritech et Greylock, deux grands fonds américains, et Inovia Capital, de Montréal – ainsi que de plusieurs célébrités, notamment l’acteur Ryan Reynold et le chanteur Drake. 
  • La société offre une gamme de services financiers par des applications mobiles. Elle vise une clientèle relativement jeune, à l’aise avec la technologie et prête à gérer ses placements elle-même. Le financement fait grimper sa valeur à 5 milliards $ – soit trois fois plus qu’à sa dernière levée de fonds il y a sept mois. Son principal actionnaire est Power Corp.

La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

Publié le 20 avr. 2021
La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

La cofondatrice et présidente de Clearco Michele Romanow (Source: Wikimedia)

  • La société de financement Clearbanc, de Toronto, a elle-même levé un financement de 350 millions $US dans le cadre d’une ronde de série C qui lui donne une valeur de presque 2 milliards $US. Cela en fait une «licorne», du nom qu’on donne aux sociétés non cotées en bourse dont la valeur atteint 1 milliard $US. 
  • La société en profite pour changer son nom en Clearco. Spécialisée dans le financement de jeunes pousses en cybercommerce, Clearco s’est creusé un créneau entre le capital de risque et le prêt bancaire, qui lui a été très bénéfique pendant la pandémie.

Le modèle d’affaires de Clearco est innovant sous plusieurs aspects.

  • Elle utilise des algorithmes pour identifier les jeunes entreprises qui méritent d’être financées. 
  • Elle leur offre des prêts, alors que ces entreprises n’ont habituellement pas d’actifs tangibles qui leur permettraient d’en obtenir un auprès d’une banque.
  • Ces prêts sont pour des investissements en marketing numérique – pour acheter de la publicité à Facebook, par exemple – afin d’augmenter leurs ventes en ligne.
  • Clearco obtient le remboursement de ses prêts en prélevant un pourcentage des ventes en ligne, et elle perçoit en plus une prime allant de 6 à 12,5%.

L’ensemble du processus est soutenu par des technologies qui lui permettent de procéder rapidement avec un grand nombre d’entreprises emprunteuses, ce qui accélère sa croissance.

La société a profité de l’engouement pour le cybercommerce pendant la pandémie.

  • Elle a déjà avancé 2 milliards $US à 4 500 startups.

Dans sa nouvelle ronde, Clearco a obtenu 100 millions $US d’investissement en capital de risque, et 250 millions $US en dette d’une filiale de la Banque Nationale.

Michele Romanow, cofondatrice et présidente de Clearco, est une entrepreneuse en série très connue au Canada anglais. 

  • Elle participe comme juge-investisseuse à l’émission télévisée Dragon’s Den, la version originale anglaise de Dans l’œil du dragon.


Patrick Pierra
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Encore une nouvelle ronde de financement pour l’application Clubhouse

Publié le 18 avr. 2021
Encore une nouvelle ronde de financement pour l’application Clubhouse

[photo: William Krause | Unsplash]

  • À peine trois mois après avoir conclu une ronde de financement, l’application sociale de conversation Clubhouse a annoncé hier qu’elle clôturait une autre ronde, de série C. Cette ronde est menée, comme la précédente, par la firme de capital de risque californienne a16z.
  • Selon Reuters, cette ronde attribuerait à la société privée une valeur de 4 milliards $US. Ce serait précisément, selon Bloomberg, la valeur à laquelle Twitter aurait proposé d’acheter Clubhouse il y a quelques semaines.

Entrevue

Le Centech, incubateur associé à ÉTS Montréal, croit que l’innovation québécoise va davantage profiter du capital-risque

Publié le 21 mars 2021
Le Centech, incubateur associé à ÉTS Montréal, croit que l’innovation québécoise va davantage profiter du capital-risque

Le Centech, à Montréal (Source: Centech)

  • Le Centech a annoncé le mois dernier son association avec un fonds de capital-risque de 26 millions $ géré par Boréal Ventures.
  • Le directeur général du Centech Richard Chénier se félicite que la culture dans l’investissement au Québec soit en train de changer et rende le capital plus facilement accessible aux entrepreneurs d’ici.

Le Centech et Boréal Ventures ont identifié une lacune dans le financement de projets entrepreneuriaux issus des universités:

  • Le Canada possède le troisième plus grand bassin de chercheurs universitaires dans le monde, expliquent à InfoBref Richard Chénier et David Charbonneau, directeur de Boréal Ventures.
  • Mais le Canada n’arrive qu’au 27e rang pour le montant de financement mis à la disposition des chercheurs pour qu’ils se lancent en affaires.

«Nous souhaitons combler ce manque de financement destiné à la recherche universitaire», explique David Charbonneau.

À l’extérieur du Canada, les grands investisseurs s’intéressent de plus en plus aux technologies issues de la recherche appliquée et universitaire, ajoute Richard Chénier.

  • D’où, selon lui, l’importance pour les chercheurs de pouvoir chercher du financement à plus d’un endroit.
  • Il applaudit d’ailleurs la création récente par le gouvernement du Québec d’Axelys, une société qui doit accompagner les chercheurs dans la commercialisation de leurs inventions.

Les nombreuses annonces de financement des dernières semaines, tant du côté des startups que des firmes d’investissement québécoises, sont donc une bonne nouvelle, assurent les deux entrepreneurs montréalais.

  • «Il y a une revitalisation de la chaîne de financement au Québec en ce moment», dit Richard Chénier.
  • «Le Québec ne manque pas d’ingénieurs et d’innovateurs, rappelle David Charbonneau. Il est en train de se créer un certain leadership dans le secteur de l’investissement pour aider l’innovation québécoise à prendre une plus grande place dans le marché mondial.» 
Alain McKenna
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Le cofondateur de Sid Lee crée un club de «super anges» pour investir en technologie

Publié le 19 mars 2021
Le cofondateur de Sid Lee crée un club de «super anges» pour investir en technologie

(Image Angels of Many)

  • Jean-François Bouchard, cofondateur de l’agence de communication Sid Lee et créateur de l’événement annuel C2 Montréal, et François Arbour, un entrepreneur montréalais qui a notamment vendu une entreprise à la société de photographie numérique Shutterstock, regroupent plusieurs «entrepreneurs et des dirigeants accomplis» dans un club d’investissement appelé Angels of Many.
  • Ce nouveau groupe de «super anges» prévoit d’investir dans des jeunes pousses nord-américaines aux premiers stades de leur croissance, avant l’implication de firmes d’investissement en capital-risque. Il vise le secteur des technologies, excluant cependant les technologies industrielles de pointe (deep tech), les biotechnologies, le secteur pharmaceutique et celui de l’énergie.

iNovia lance un nouveau fonds d’investissement de croissance doté de 450 millions $

Publié le 16 mars 2021
iNovia lance un nouveau fonds d’investissement de croissance doté de 450 millions $

Chris Arsenault, associé d’iNovia (photo about.me)

  • Ce fonds, auquel participent entre autres la Caisse de dépôt et Investissement Québec, financera des jeunes pousses technologiques rendues à un stade de croissance accéléré. Il est mené par les trois associés de la firme montréalaise iNovia: Chris Arsenault, Dennis Kavelman, anciennement de BlackBerry, et Patrick Pichette, ex-directeur financier de Google.
  • Le fonds ciblera en priorité des entreprises canadiennes, mais pourrait aussi investir dans des projets aux États-Unis et en Europe, où iNovia a également des bureaux. L’objectif est d’investir dans une douzaine d’entreprises.

iNovia dit que le succès des investissements qu’elle a réalisés dans le cadre d’un premier fonds d’investissement de croissance, lancé en 2019, l’a mené à créer ce deuxième fonds.

  • Les entreprises dans lesquelles le premier fonds a investi, comme Lightspeed (commerce de détail), AppDirect (commerce électronique) et Sonder (voyage) ont pour la plupart connu un rendement exceptionnel en 2020, malgré la pandémie.

Chris Arsenault explique dans un billet que, pour le nouveau fonds, il cherche surtout des entreprises qui créeront beaucoup d’emplois et seront viables à long terme.

  • Il veut aider des entreprises à croître par acquisitions et devenir ainsi leaders dans leur industrie, plutôt que de simplement chercher à être elles-mêmes acquises rapidement.
  • «Aider à la croissance des entreprises, c’est plus que la quête d’une valeur de revente élevée.»
Alain McKenna
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