Capital de risque et de développement

Nouvelles, données et tendances sur le capital de risque (correspondant à l’expression anglaise venture capital) et sur le capital de développement (aussi appelé capital d’investissement, correspondant à l’expression anglaise private equity) au Québec et au Canada [voir aussi: Aides financières, Innovation, Investissement, Startup, Technos canadiennes, Technos québécoises]

Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $

Mis à jour il y a 9 h
Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $
  • L’entreprise montréalaise de cryptomonnaies Shakepay a reçu un financement de 44 millions $. C’est un montant important, étant donné que l’entreprise n’avait reçu auparavant que 1 million $ en financement de capital de risque. 
  • Ce nouveau financement donne à la startup une valeur de 313 millions $. Il devrait accélérer la croissance d’un service d’achat-vente de bitcoins qui, selon l’entreprise, a déjà séduit près d’un million de Canadiens.

L’argent de la ronde de financement vient d’un fonds de capital de risque américain QED Investors, spécialisé dans les technologies financières, ainsi que du fonds américain Boost VC et du fonds montréalais BoxOne Ventures, et de plusieurs autres fonds et investisseurs individuels issus du monde des technologies

Un magasin d’échange de cryptomonnaies

Shakepay permet d’acheter et de vendre des bitcoins et des ethers (des jetons d’ethereum), mais ce n’est pas exactement une plateforme d’échange de cryptomonnaies.

  • Ces plateformes agissent comme des intermédiaires de transaction entre des acheteurs et des vendeurs, à la manière des services de courtage d’actions.
  • Shakepay agit davantage comme un magasin d’échange: il achète des cryptomonnaies de certains usagers et les revend un peu plus cher à d’autres usagers.

L’application vise le marché canadien. L’entreprise dit qu’elle a déjà servi 900 000 usagers.

Patrick Pierra
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La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

Publié le 5 janv. 2022
La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

La fondatrice de Theranos Elizabeth Holmes (Source: Wikimédia / Max Morse)

  • Elizabeth Holmes, fondatrice de la startup médicale américaine Theranos, a été reconnue coupable par un tribunal de San José, en Californie, d’avoir trompé des investisseurs qu’elle a convaincus d’investir environ 700 millions $US dans son entreprise.  
  • Holmes avait fondé Theranos en 2003, à l’âge de 19 ans. Elle avait fait croire qu’elle avait développé un dispositif médical révolutionnaire pour détecter une foule de maladies à partir d’une seule goutte de sang. Mais, en 2015, des articles du Wall Street Journal avaient révélé que le dispositif médical de Theranos n’avait jamais fonctionné. 

La chaine de lunetterie montréalaise BonLook est vendue à FYidoctors

Publié le 26 nov. 2021
La chaine de lunetterie montréalaise BonLook est vendue à FYidoctors

(Source: BonLook)

  • Fondée en 2011 sur un modèle de distribution en ligne, BonLook conçoit et vend sa propre marque de lunettes de prescriptions. Ses 36 magasins rejoignent le réseau de 300 boutiques et cliniques de FYidoctors, une entreprise de Calgary qui exploite déjà plusieurs bannières de lunetteries, dont Visique et Grimard Optique. 
  • La transaction permettrait à BonLook d’obtenir «de nouvelles opportunités stratégiques», a indiqué par communiqué Sophie Boulanger, cofondatrice et PDG de BonLook. Le fonds d’investissement montréalais Walter Capital et des anges providentiels d’Anges Québec, qui étaient actionnaires de BonLook, bénéficient de cette transaction.

La startup montréalaise Nectar obtient un financement pour son appli de suivi des colonies d’abeilles

Publié le 25 nov. 2021
La startup montréalaise Nectar obtient un financement pour son appli de suivi des colonies d’abeilles

(Source: Unsplash)

  • Nectar, une jeune pousse montréalaise, a lancé en janvier dernier l’application BeeTrack, dont l’objectif est d’aider les apiculteurs à réduire les taux de mortalité dans leurs colonies d’abeilles. 
  • Pour perfectionner son application et la commercialiser en Amérique du Nord, Nectar vient de mener une ronde d’investissement dirigée par le fonds montréalais de capital de risque Real Ventures. Telus et Fondaction, un fonds affilié au syndicat CSN, participent aussi à cette ronde de financement. 

Jeune entreprise québécoise innovante

LFAnt Médical rend votre vie sexuelle plus sereine

Publié le 21 nov. 2021
LFAnt Médical rend votre vie sexuelle plus sereine

Patrick O’Neill, cofondateur et chef scientifique de LFAnt Médical

  • On en parle peu, mais les maladies transmises sexuellement continuent à se répandre, souvent sans être décelées, et à faire d’importants dommages.
  • La startup montréalaise LFAnt Médical a inventé un moyen de permettre à chacun de les dépister facilement et rapidement, à domicile.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque: la faiblesse du dépistage des maladies transmises sexuellement (MTS).

«Aux États-Unis, environ une personne sur cinq a une MTS, et la majorité des personnes atteintes ne le savent pas», explique Patrick O’Neill, cofondateur et chef scientifique de LFAnt Médical.

Or, la chlamydia et la gonorrhée – les MTS les plus répandues – peuvent causer des problèmes de santé importants, même quand elles ne présentent pas de symptômes.

  • «Si elles ne sont pas traitées, à long terme, elles peuvent être une cause d’infertilité chez les femmes», note Patrick O’Neill.

Mais qui, parmi les personnes asymptomatiques actives sexuellement, suit la recommandation de Santé Canada de passer un test de dépistage tous les 6 mois?

La solution inventée par LFAnt: un appareil connecté de test à domicile.

Appelé le Compact, l’appareil utilise une technologie éprouvée, celle du «test de flux latéral»:

  • Un liquide, mis en contact avec une membrane, cause ou non une réaction produisant un changement de couleur.
  • La coloration signale la présence dans le liquide du marqueur d’une maladie ou d’une condition de santé.

Cette technologie est déjà utilisée dans les tests de grossesse.

Elle est aussi utilisée pour les tests de dépistage rapide de la Covid-19.


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L’objectif de LFAnt est de rendre ces tests beaucoup plus faciles à utiliser par la population.

Le Compact a à peu près la taille d’un étui de brosse à dent, un peu plus large. Il a 2 composantes.

Une cartouche jetable comprend la membrane à mettre en contact avec un liquide provenant du corps: de l’urine, du sang ou de la salive.

On insère cette cartouche dans un étui qui est aussi un lecteur électronique.

  • Il capte des données électromagnétiques provenant de la réaction du liquide sur la membrane; et
  • il les communique, par le protocole de communication sans fil Bluetooth, à une application mobile qui permet d’interpréter les données.

L’application mobile d’accompagnement peut servir au consommateur lui-même.

  • Mais elle peut aussi servir à un médecin, pour lui permettre de faire un diagnostic, soit en personne ou à distance.

Le modèle d’affaires est «celui du rasoir et des lames», explique Patrick O’Neill.

  • Le lecteur sera vendu aux consommateurs à un prix qui pourrait être de l’ordre de 60 $.
  • Les cartouches seront vendues séparément, selon les besoins du client et le marqueur qu’il veut détecter. Leur prix pourrait être de l’ordre de 15 $.

Ces cartouches ne serviront pas seulement pour détecter des MTS.

En fait, LFAnt considère son produit comme une plateforme de mesure liée à la santé:

  • pour détecter des infections, d’autres maladies comme l’influenza, par exemple; et
  • pour mesurer périodiquement d’autres indicateurs de santé.

«Notre objectif à terme vise le dépistage des MTS, précise Patrick O’Neill. Mais il est très probable que nous allons d’abord proposer de détecter d’autres marqueurs.»

  • Ce pourrait être, par exemple, pour évaluer le niveau de stress en mesurant le cortisol dans le sang;
  • ou encore pour mesurer le taux de magnésium ou de vitamine B.

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Où en est l’entreprise actuellement?

Créée en 2019, LFAnt Médical a obtenu près de 1 million $ en financement, dont:

  • plus de la moitié en subventions, bourses et prêts; et
  • 350 000 $ en capital-actions provenant d’investisseurs providentiels («anges»).

L’entreprise a perfectionné sa technologie, déposé 2 demandes de brevet, et fabriqué des prototypes de son appareil.

Elle a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]. Elle compte aujourd’hui 5 employés.

Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise veut commencer à vendre ses produits en 2023. Elle a entrepris des discussions avec des manufacturiers pour fabriquer son produit en série.

Elle doit d’abord choisir quel marqueur de santé son appareil va mesurer en premier.

  • En commençant par une mesure qui n’implique pas un diagnostic médical, la société éviterait de devoir traverser la longue épreuve des essais cliniques et des approbations réglementaires avant de s’introduire dans le marché.

LFAnt évalue aussi 2 avenues pour sa stratégie de développement:

  • continuer sous la forme d’une PME complètement indépendante, en allant chercher du capital pour financer sa croissance; ou plutôt
  • s’associer à un joueur déjà implanté dans le secteur médical.
Patrick Pierra
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Québecor lance asterX, une nouvelle division en capital de risque

Publié le 12 nov. 2021
Québecor lance asterX, une nouvelle division en capital de risque

Pelra Azondekon, directrice générale d’asterX (Source: asterX)

  • C’est dorénavant par l’intermédiaire du nouveau fonds asterX Capital que Québecor réalisera ses investissements en capital de risque dans des startups technologiques. 
  • Le conglomérat veut renforcer son activité dans ce type d’investissement. Il a déjà investi dans une demi-douzaine de jeunes pousses. asterX est dirigé par Pelra Azondekon, qui était déjà chez Québecor depuis un an et travaillait auparavant pour Investissement Québec.

Startups: votre impact social et environnemental est important

Publié le 8 nov. 2021
Startups: votre impact social et environnemental est important

Sylvain Carle, associé directeur d’Objectif 13 (Crédit photo: Yannick B. Gélinas)

  • L’OBNL Bonjour Startup Montréal a organisé récemment la première Semaine de l’Impact, une série de conférences et d’ateliers pour sensibiliser les jeunes pousses aux façons de concilier leurs impacts social et environnemental avec leur impact économique. 
  • Pourquoi est-ce important? «Parce que, de plus en plus, les fonds d’investissement et de capital de risque cherchent à investir dans des startups qui trouvent un équilibre entre le social, l’environnement et l’économie», explique à InfoBref Sylvain Carle, associé directeur d’Objectif 13, un nouveau fonds d’investissement vert.

«Plusieurs fonds veulent faire de l’investissement responsable», observe Sylvain Carle.

«Aujourd’hui, les entreprises qui livrent une valeur non seulement financière, mais aussi une valeur autre, ont de meilleures chances d’obtenir du financement», explique-t-il.

Sylvain Carle a lui-même quitté l’an dernier le fonds de capital de risque montréalais Real Ventures pour se consacrer aux startups d’impact. (Le mot «impact» seul, sans adjectif qualificatif, fait habituellement référence à l’impact sur l’environnement et la société.)

  • Il est parmi la vingtaine d’experts qui animent la Semaine de l’Impact.
  • L’événement doit aider les entrepreneurs à «adapter leur modèle d’affaires» et à «mesurer leurs impacts», explique Sylvain Carle. 

Le Québec dispose d’une longueur d’avance en impact social, croit-il, puisque «les principes d’économie sociale et d’innovation sociale existent depuis des décennies au Québec». 

Félix Côté
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La montréalaise BrainBox AI lève un financement de 24 millions $US

Publié le 28 oct. 2021
La montréalaise BrainBox AI lève un financement de 24 millions $US

(Source: BrainBox AI)

  • La startup montréalaise BrainBox AI, qui développe un système pour automatiser les systèmes énergétiques des immeubles commerciaux, vient de recueillir 24 millions $US dans une ronde de financement de série A.
  • L’investisseur principal est le géant technologique suédo-suisse ABB. Il devrait aider BrainBox à distribuer ses produits à l’échelle internationale. 

Les autres investisseurs sont la société montréalaise Esplanade Ventures et Desjardins Capital.

Le système de BrainBox fonctionne grâce à une technologie d’intelligence artificielle «prédictive et auto-adaptative». 

  • Elle permet d’optimiser la consommation d’énergie, l’empreinte carbone et l’efficacité opérationnelle des bâtiments.

BrainBox AI fait partie des 10 entreprises sélectionnées dans le cadre du programme Tech For Our Planet.

  • Ces entreprises présenteront leurs technologies jugées utiles dans la lutte contre les changements climatiques lors de le COP26, la 26e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui débute dimanche à Glasgow en Écosse. 
Félix Côté
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Cook it obtient 10 millions $ du Fonds de solidarité FTQ

Publié le 27 oct. 2021
Cook it obtient 10 millions $ du Fonds de solidarité FTQ

(Source: Cook it)

  • L’entreprise montréalaise de prêt-à-cuisiner et de prêt-à-manger Cook it a obtenu un financement de 10 millions $ du Fonds de solidarité FTQ. 
  • Le financement, qui n’est pas garanti par des actifs, pourrait permettre au Fonds FTQ de devenir à terme actionnaire de l’entreprise. Ce serait même «un objectif», a indiqué à InfoBref Patrick Chamberland, cofondateur et chef des finances et des opérations de Cook it.

Ce financement doit «amener Cook it à un autre niveau», selon Patrick Chamberland.

Il compte s’en servir pour automatiser une bonne partie de la production, qui est essentiellement faite de manière manuelle. 

Automatiser la production permettrait à l’entreprise de consacrer plus d’argent et d’employés au développement de l’expérience client. 

Cook it souhaite:

  • personnaliser les boites repas; 
  • améliorer le contrôle qualité; et
  • améliorer son programme de fidélisation récemment lancé.

Les 3 marchés que dessert Cook it

  • le prêt-à-cuisiner
  • le prêt-à-manger
  • les produits d’épicerie

L’activité du prêt-à-cuisiner représente 90% du chiffre d’affaires de l’entreprise. 

Elle s’est développée très rapidement depuis le début de la pandémie. 

  • «La tendance est là, observe Patrick Chamberland. Au début de la pandémie, on a triplé notre nombre de clients en moins d’un an. La croissance a ralenti un peu, mais elle continue.»

Cook it n’est pas en bourse, mais le prix de l’action de son concurrent Marché Goodfood (TSX: FOOD) a triplé depuis mars 2020.

L’activité du prêt-à-manger, essentiellement la livraison de repas frais à réchauffer, demeure relativement marginale: elle génère, tout comme la vente de produits d’épicerie, environ 5% du chiffre d’affaires. 

  • Mais Cook it y voit un bon potentiel de croissance.
  • L’entreprise compte utiliser une partie du financement qu’elle vient de recevoir pour développer davantage le prêt-à-manger.
Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Invicare prend soin de vos implants dentaires

Publié le 24 oct. 2021
Invicare prend soin de vos implants dentaires

Ashwaq Al-Hashedi, cofondatrice et PDG d’Invicare

  • Si vous avez un implant dentaire, vous êtes sujet à un risque d’infection. L’entretien des implants, qui est fait actuellement d’une façon similaire à celui des dents naturelles, est une cause importante de ce risque parce qu’il peut endommager les implants.
  • Une jeune pousse de Montréal, Invicare, a développé un nouveau produit spécialement destiné à nettoyer les implants dentaires. Selon la société, il les nettoie plus rapidement sans les endommager, ce qui réduit les risques d’infection.

Le problème: le haut taux d’infection des personnes qui ont un implant dentaire.

«Déjà 180 millions d’implants dentaires ont été implantés dans le monde, et leur nombre augmente de 20 millions par année», explique Ashwaq Al-Hashedi, cofondatrice et PDG d’Invicare.

  • «Or, beaucoup de gens qui reçoivent un implant subissent une infection par la suite.
  • Le taux d’infection peut aller jusqu’à 50%, à divers degrés de sévérité.»

Ces infections causent des souffrances aux patients et elles augmentent le coût de la santé dentaire.

Une cause d’infection semble être la façon dont on nettoie les implants dentaires.

  • «Actuellement, on les nettoie avec les mêmes produits et techniques que les dents, sans les adapter aux caractéristiques spécifiques de la surface des implants», note Ashwaq Al-Hashedi.
  • «Or, les implants dentaires, en titane ou en alliage de titane, sont plus sensibles que l’émail des dents aux effets abrasifs des dentifrices.»

La solution: un produit conçu spécifiquement pour l’entretien des implants.

Des chercheurs de l’Université McGill, de la Harvard Medical School et de l’Université de Montréal ont développé un hydrogel cristallin – une sorte de pâte formée par des nanocristaux en «2D», qui n’ont presque aucune épaisseur.

Ce gel permet de recouvrir parfaitement la surface des implants dentaires et de les nettoyer rapidement, en 2 minutes seulement, sans les endommager ni les égratigner, ce qui réduit les risques d’infection par la suite.

Ce biomatériau breveté a aussi des propriétés qui aident à régénérer les tissus et cicatriser les os.


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Le modèle d’affaires: Invicare va vendre ses produits – d’abord NeoPhylaxis, puis ImplanTreat – aux professionnels (dentistes, hygiénistes et autres spécialistes) dans les cliniques dentaires et les hôpitaux.

  • Le produit sera remboursé par des assurances, ce qui devrait faciliter son adoption.

Ashwaq Al-Hashedi évalue le marché de l’entretien des implants et du traitement des infections qui y sont liées à 19 milliards $.

Où en est l’entreprise actuellement?

L’entreprise emploie 4 personnes à temps plein et 4 à temps partiel.

Après 7 ans de recherche, son produit a déjà été testé dans 2 cliniques dentaires à Montréal et Toronto.

  • Il doit maintenant l’être auprès de 200 patients répartis dans 34 centres au Canada, aux États-Unis et au Qatar.

L’entreprise a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]


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Prochaines étapes à surveiller:

Pour financer ses derniers tests et le lancement de son premier produit, l’entreprise est en train de réunir une ronde de financement d’amorçage de 1,7 million $.

En parallèle, Invicare s’organise pour produire son gel en quantité industrielle.

  • L’entreprise a déjà passé une entente avec un fournisseur pour qu’il soit fabriqué au Québec.

Invicare vise un lancement commercial au 2e trimestre de 2022.

Les implants dentaires ne sont que la première catégorie d’implants à laquelle l’entreprise s’intéresse.

  • «Notre technologie a d’autres applications que le marché dentaire», dit Ashwaq Al-Hashedi.
  • «Nous nous attaquerons ensuite aux infections associées à toutes les sortes d’implants.»
Patrick Pierra
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Inovia convainc le géant américain BlackRock d’investir dans les champions canadiens de la croissance

Publié le 14 oct. 2021
Inovia convainc le géant américain BlackRock d’investir dans les champions canadiens de la croissance

Chris Arsenault, associé et co-fondateur d’Inovia Capital [crédit photo: site web d’Inovia]

  • Inovia, une firme montréalaise de capital de risque qui investit principalement dans des startups technologiques, vient de terminer le financement de son premier fonds «de continuation», Inovia Capital 1, qui s’élève à 334 millions $US.
  • Ce nouveau fonds accueille comme partenaire le géant américain de l’investissement BlackRock. Il permettra à Inovia de continuer à investir dans des entreprises qu’elle a déjà soutenues dans le passé et dont la croissance exige de nouveaux investissements importants.

Les fonds d’investissement en capital de risque ont généralement une durée de vie de 10 à 12 ans.

  • Le gestionnaire d’un fonds doit ensuite revendre les participations qu’il a prises dans des startups pour récupérer des capitaux et les redistribuer aux actionnaires du fonds.
  • Or, le moment où un fonds doit fermer n’est pas forcément le meilleur pour vendre des participations: certaines entreprises dans lesquelles il a investi sont toujours en forte croissance et méritent plutôt des investissements de suivi.

Les champions de la croissance ont besoin de beaucoup de capital. 

  • C’est un problème pour les champions canadiens. 
  • Souvent, faute de trouver suffisamment de capital de croissance au Canada, ils doivent se financer aux États-Unis ou se vendre à de grandes entreprises américaines.

Un fonds de continuation permet à un gestionnaire de fonds de continuer à investir dans ses meilleurs poulains au lieu de devoir les abandonner.

  • Ainsi, Inovia Capital 1 permettra aux investisseurs partenaires d’Inovia de continuer à investir dans les sociétés dans lesquelles d’autres fonds d’Inovia ont investi dans le passé et qui promettent encore une forte croissance.
  • Le nouveau fonds a déjà des participations dans 9 entreprises dont les Montréalaises AlayaCare et TrackTik, et des entreprises d’ailleurs au Canada comme Bench Accounting, Clearco, Snapcommerce, Top Hat et Vidyard.

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Les deux principaux investisseurs du nouveau fonds sont eux-mêmes des grands fonds américains:

  • L’un d’eux est BlackRock, un géant américain de la gestion d’actifs, qui effectue son premier investissement avec Inovia.

L’objectif d’Inovia est de soutenir des startups à forte croissance jusqu’à leur introduction en bourse. 

  • Lightspeed, une entreprise montréalaise dans laquelle Inovia avait investi, a franchi ce stade l’année dernière.

Inovia gère désormais des actifs d’environ 1,9 milliard $US.

  • Une partie importante de cet argent vient des États-Unis;
  • mais c’est une équipe dirigée à partir de Montréal qui décide comment l’employer.
Félix Côté
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La Silicon Valley Bank s’implante au Québec

Publié le 12 oct. 2021
La Silicon Valley Bank s’implante au Québec

[Source: Unsplash]

  • Spécialisée en capital de risque et de développement pour les entreprises innovantes en démarrage, la Banque Silicon Valley (BSV) – un nom francisé pour le Québec – a maintenant pignon sur rue à Montréal. 
  • Elle offre, en français, des services de financement et d’accompagnement aux startups québécoises. 

Montréal est la 3e ville canadienne où la BSV s’établit.

  • Elle est à Toronto depuis 2019 et à Vancouver depuis 2020. 
  • Elle compte déjà plusieurs clients canadiens, dont Shopify, et même quelques clients québécois, dont la firme d’investissement White Star Capital et les sociétés technologiques Accedian et Paper.

La BSV concurrencera ainsi d’autres institutions, comme la Banque de développement du Canada (BDC) et Desjardins Capital, qui offrent déjà du financement et de l’accompagnement aux petites entreprises en développement. 

  • Toutefois, la BSV offre des produits «très nichés et uniquement dans les secteurs d’innovation», a indiqué en entrevue à InfoBref Karl Théard, directeur, services bancaires, technologies, qui dirigera les activités de la BSV au Québec.
  • «En s’implantant à Montréal, explique-t-il, la banque se rapproche d’un bassin de startups québécoises en technologies et en sciences de la vie.»
  • La BSV prévoit aussi de s’intéresser ici aux secteurs de l’énergie et des ressources naturelles.
Félix Côté
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