Bourse

Nouvelles et tendances liées à la bourse, avec la perspective d’un investisseur québécois (voir aussi Bitcoin, Cryptomonnaies, Finances personnelles, GAFAM+, Immobilier, Investissement,
Ressources naturelles, et Technologies propres)

Conseils pour vos FINANCES

Peu de Canadiens sont qualifiés pour gérer leurs placements

Publié le 16 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Peu de Canadiens sont qualifiés pour gérer leurs placements

[photo: Thaliesin | Unsplash]

  • À l’ère du «tout faire soi-même», il n’a jamais été aussi facile de trouver des outils en ligne pour administrer soi-même ses finances. Mais, selon l’Institut sur la retraite et l’épargne de HEC Montréal, plus de 60% des Canadiens n’ont pas les connaissances de base nécessaires.
  • Il existe des milliers de tutoriels en vidéo, de blogues, de podcasts et d’influenceurs Instagram de tous calibres prêts à vous seconder pour vous aider à administrer votre patrimoine. Sont-ils à la hauteur de leurs prétentions?

Gérer ses économies est tout un défi.

Comme avec n’importe quelle profession, il y a des codes, termes et règles à suivre pour qu’à long terme votre actif progresse.

Comme on ne s’improvise pas ingénieur, notaire ou comptable, il peut être périlleux de gérer soi-même l’ensemble de ses économies.

L’Institut sur la retraite et l’épargne dirigé par HEC Montréal a questionné plus de 3000 personnes.

Pour cette 3e enquête, l’IRE constate une diminution de la littératie financière générale.

  • Les Canadiens interrogés âgés de 35 à 54 ont obtenu en moyenne un résultat de 37% à un test comptant 29 questions.

Pire, près de la moitié des répondants disaient ne pas savoir les réponses aux questions touchant les régimes d’employeurs et sur la sécurité de la vieillesse.

L’IRE soulève «des interrogations sur la capacité des Canadiens à prendre des décisions financières lourdes de conséquences».

À mon avis, il y a autant de gens qualifiés pour se construire une maison complète tout seuls que de gens parfaitement outillés pour administrer et planifier leur patrimoine en solo.

  • Chaque année, la finance, l’économie et la fiscalité se complexifient.
  • Il faut être à jour pour tout suivre et pour éviter les pièges fiscaux et comportementaux, tout en profitant d’opportunités ponctuelles.

L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 10 minutes? C’est ce que vous offrent les deux bulletins quotidiens d’InfoBref. Essayez-les: abonnez-vous gratuitement ici ou cliquez sur le bouton «Infolettres» en haut à droite


Pourquoi gérer soi-même?

Paradoxalement, on apprend via le site de comparaison Finder.com que plus de 30% des jeunes des générations Y et Z ont l’intention de laisser tomber leur conseiller et de gérer eux-mêmes leurs finances personnelles.

Ce serait principalement pour économiser sur les frais et retrouver un certain contrôle sur leurs finances que les investisseurs souhaitent devenir autonomes.

Le souhait d’être en contrôle a bien du sens. Mais pour ce qui est des frais, rien n’est moins sûr.

En fonction de votre taux horaire et considérant le temps que vous mettrez à planifier, gérer vos impôts, taxes, assurances, budget et comptes de placements… combien cela vous coûtera-t-il par année? 3000 $, 6000 $ ou 10 000 $.

  • En faisant un calcul, on s’aperçoit rapidement qu’il est faux de prétendre que notre temps est gratuit.
  • Le temps consacré à la gestion de vos placements ne sera pas disponible pour autre chose.

Un autre aspect n’est pas mentionné dans les enquêtes des HEC et de Finder.com.

Avec les nombreuses réformes sur la rémunération des conseillers, il est de plus en plus difficile de trouver des professionnels disposés à s’occuper de clients ayant moins de 200 000 $ à investir.

  • Les plus petits investisseurs n’ont probablement pas d’autre choix que de s’éduquer sur la finance.  

­Consultez la section AFFAIRES, argent et carrière d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et, chaque samedi, la chronique Conseils pour vos finances. Pour les recevoir par courriel, abonnez-vous gratuitement à nos infolettres quotidiennes ici ou en cliquant dans INFOLETTRES en haut à droite.


Conseils aux investisseurs autonomes

Vous devez parfaire vos connaissances ailleurs que sur TikTok ou Instagram.

  • De nombreuses universités proposent le certificat en planification financière.
  • Aussi, le site du Canadian Securities Institute, filiale canadienne de Moody’s, offre en ligne des cours sur l’univers des fonds, options, actions et obligations.

Vous n’êtes pas obligé de gérer vous-même tous vos avoirs.

  • Vous pouvez très bien gérer activement votre CELI et votre REEE, et confier les REER et les comptes non enregistrés à un professionnel.
  • L’important, c’est de reconnaître ses limites, et surtout de déterminer avec transparence les rôles et responsabilités de chacun.

Pour recevoir la chronique Conseils pour vos finances de Fabien Major chaque samedi dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus

Wealthsimple permet maintenant l’achat et la vente d’une fraction d’action

Publié le 14 juil 2021
Wealthsimple permet maintenant l’achat et la vente d’une fraction d’action

L’application Wealthsimple

  • La plateforme de négociation boursière en ligne Wealthsimple Trade offre désormais la possibilité d’acheter des fractions d’actions de certaines entreprises canadiennes et américaines, ce qui pourrait démocratiser l’acquisition de titres trop dispendieux pour plusieurs nouveaux investisseurs.
  • Il est désormais possible d’acheter – pour aussi peu qu’un dollar – une fraction de 10 entreprises américaines et 4 entreprises canadiennes, y compris Shopify, l’entreprise canadienne ayant la plus grande capitalisation boursière, dont le titre se négocie actuellement aux alentours de 1900 $ l’action.

Pour les investisseurs qui préfèrent acheter directement des actions d’entreprises spécifiques plutôt que des fonds, la possibilité de transiger des fractions d’actions pourrait leur permettre de diversifier davantage leurs placements même avec un portefeuille d’un faible montant total.

Les titres fractionnables actuellement dans Wealthsimple Trade et le prix d’une action:

Entreprises canadiennes 

  • Banque Royale (TSX: RY), environ 125 $
  • Banque Toronto-Dominion (TSX: TD), environ 85 $
  • Canadien National (TSX: CNR), environ 130 $
  • Shopify (TSX: SHOP), environ 1 900 $

Entreprises américaines

  • Airbnb (Nasdaq: ABNB), environ 140 $US
  • Amazon (Nasdaq: AMZN), environ 3 700 $US
  • Apple (Nasdaq: AAPL), environ 150 $US
  • Coinbase Global (Nasdaq: COIN), environ 230 $US
  • Facebook (Nasdaq: FB), environ 350 $US
  • Google (Nasdaq : GOOGL), environ 2500 $US
  • Microsoft (Nasdaq: MSFT), environ 280 $US
  • Netflix (Nasdaq: NFLX), environ 550 $US
  • Nvidia (Nasdaq: NVDA), environ 800 $US
  • Tesla (Nasdaq: TSLA), environ 650 $US
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Voici pourquoi TikTok n’ira pas en bourse, du moins pas à court terme

Publié le 13 juil 2021
Voici pourquoi TikTok n’ira pas en bourse, du moins pas à court terme

(Source: ByteDance)

  • Le géant chinois de la technologie ByteDance, propriétaire de la plateforme vidéo TikTok, a décidé de retarder son introduction en bourse, qui était attendue plus tôt cette année. 
  • Selon le Wall Street Journal, l’entreprise a pris cette décision pour se conformer aux demandes du gouvernement chinois, qui lui a demandé d’examiner des risques quant à la sécurité des données. 

Depuis quelques jours, un autre géant chinois, Didi, est la cible d’une enquête des autorités chinoises. 

  • Contrairement à ByteDance, Didi a bravé les demandes de Pékin et a choisi de poursuivre son processus d’introduction en bourse.   
  • L’administration chinoise qui supervise le cyberespace a ouvert son enquête sur la sécurité des données de Didi après que cette dernière a poursuivi son processus d’introduction en bourse. 
  • Elle a ensuite suspendu le téléchargement de l’application de Didi sur tout le territoire chinois.

En raison de l’étroite surveillance de Pékin, d’autres entreprises chinoises de technologie ont récemment retardé, reconsidéré ou annulé leur introduction en bourse aux États-Unis, dont: 

  • l’entreprise de technologie de mise en forme Keep;
  • l’entreprise de données médicales LinkDoc Technology; et
  • la plateforme de balados Ximalaya FM.
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Taïga obtient 40 millions $ des gouvernements pour construire une usine de véhicules récréatifs électriques à Shawinigan

Publié le 12 juil 2021
Taïga obtient 40 millions $ des gouvernements pour construire une usine de véhicules récréatifs électriques à Shawinigan

(Source: Taiga Motors)

  • Moteurs Taïga (TSX: TAIG), une startup québécoise qui conçoit et fabrique des véhicules récréatifs électriques, a reçu un soutien financier conjoint des gouvernements fédéral et provincial pour construire à Shawinigan une usine de motoneiges, motomarines, bloc-piles et systèmes de motorisation électriques.
  • Lorsque l’usine sera entièrement opérationnelle, elle pourrait embaucher 370 personnes et produire 80 000 unités par année.

L’usine devrait être terminée d’ici la fin de l’an prochain.

Le coût total du projet est estimé à 125 millions $. 

Détail du soutien financier obtenu:

  • Prêt de 30 millions $ du fédéral, dont un «pardon» pouvant aller jusqu’à 6 millions $
  • Prêt de 10 millions $ du provincial
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Conseils pour vos FINANCES

Une entreprise entre en bourse: faut-il investir ou pas?

Publié le 2 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Une entreprise entre en bourse: faut-il investir ou pas?

[photo: Brian Matangelo | Unsplash]

  • Les offres initiales d’entrée en bourse attirent de nombreux investisseurs. Mais peu d’entre eux feront des gains importants.
  • Le rendement de l’indice des sociétés américaines à petite capitalisation est le plus élevé d’entre tous. Depuis 70 ans, Il a procuré un rendement annualisé moyen de 13,2%. Des fonds d’entreprises à petite capitalisation peuvent être une alternative intéressante pour profiter du fort potentiel de certaines sociétés.

Depuis plus d’un siècle, les nouvelles entrées en bourse font rêver. On souhaiterait tous avoir été parmi les premiers actionnaires de Tesla, Apple, Shopify ou Amazon.

Mais avant d’être les géants qu’ils sont devenus, ces compagnies ont toutes été des PME.

On n’a qu’à prendre connaissance de la croissance des entreprises à petite capitalisation dans le graphique du tableau Andex, qui compare le rendement des principales catégories d’actifs [document PDF], pour se convaincre que c’est LA catégorie la plus payante entre toutes.

  • Un seul billet de 100 $ investi dans l’indice des petites sociétés américaines en 1950 vaut aujourd’hui près de 645 000 $.

Au Canada, parmi les entrées en bourse les plus médiatisées ces derniers temps, on trouve celle du fabricant québécois de camions et d’autobus électriques Lion Électrique (NYSE et TSX: LEV).

  • Depuis le début de l’année, pas une semaine ne passe sans qu’on me parle de Lion.
  • J’en entendais parler avant son entrée en bourse, et encore maintenant.

Lion est entrée en bourse:

On me pose presque toujours la question suivante: «est-ce une bonne idée de placer dans LEV une bonne partie de mon CELI ou de mon REER?»

Rarement mieux que l’indice

Il faut s’interroger sur les motivations pour répondre adéquatement à cette question.

Si vous cherchez surtout à «faire la passe» rapidement, non, ce n’est pas une bonne idée.

Mais si votre motivation est plutôt que vous croyez à l’utilité sociale du transport collectif, à l’électrification des transports, à la qualité du produit et de la direction de l’entreprise, à l’épaisseur de son carnet de commandes… là, on parle.

Et alors, oui, ça peut être une bonne idée d’investissement à long terme. Peut-être.


L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 10 minutes? C’est ce que vous offrent les deux bulletins quotidiens d’InfoBref. Essayez-les: abonnez-vous gratuitement ici ou cliquez sur le bouton «Infolettres» en haut à droite


L’ennui, avec les entrées en bourse, c’est que le premier qui achète en bourse est en fait un acheteur «secondaire».

  • La société qui entre sur le marché boursier était déjà en activité de manière privée.
  • Lors de son introduction en bourse, elle met des parts en circulation dans le public pour lever des capitaux additionnels et pour permettre aux actionnaires de la première heure de revendre avec profit une partie ou la totalité de leurs investissements.
  • Donc, quand le public a le droit de souscrire des actions, il le fait toujours… à prix gonflé.

La firme américaine Dimensional Funds Advisors, qui crée des portefeuilles indiciels, a étudié le rendement de plus de 6000 offres initiales en bourse de 1991 à 2018.

Elle conclut que les nouvelles entrées ont tendance à sous-performer par rapport aux indices de référence de leur secteur industriel.

Un titre très attendu par le public deviendra très onéreux dans les premières heures de négociation.

Lion ne fait pas exception.

  • Le 7 mai dernier à l’ouverture des marchés, l’action de Lion Électrique se négociait à 19,67 $.
  • Le cours cible moyen d’ici 12 mois des analystes est de 28,12 $.
  • Cependant, en appliquant la méthode basée sur les flux de trésorerie et en mesurant ses actifs, le rapport d’évaluation fondamentale StockCalc considère Lion comme «surévaluée» comparée à ses semblables.

Donc, y investir maintenant est probablement un pari sur le très long terme.


Découvrez les autres chroniques Conseils pour vos finances de Fabien Major, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin [pour les recevoir par courriel, inscrivez-vous gratuitement à nos infolettres]


Souscrire AVANT l’entrée en bourse

Une façon d’être le premier sur le siège de l’actionnaire d’une jeune pousse est d’investir dans un fonds de petites et moyennes entreprises.

En complément de leur investissement dans des petites et moyennes sociétés cotées en bourse, ces fonds ont parfois la capacité de souscrire aussi des parts de placements privés et ainsi, d’entrer dans le capital de sociétés avant leur entrée en bourse.

Je pense par exemple au fonds Pender d’opportunités à petites capitalisations F. 

  • Dans la dernière année, il a offert un rendement de 105% à ses porteurs de parts – plus qu’un doublement de valeur en un an.
  • Il a rapporté en moyenne 20,4% net par année depuis 10 ans – soit 18,6% de plus que l’indice Morningstar Canada des petites capitalisations canadiennes.
  • 100 000 $ investis dans ce fonds en 2001 valent aujourd’hui 6 fois plus.

­Consultez la section AFFAIRES, argent et carrière d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et, chaque samedi, la chronique Conseils pour vos finances. Pour les recevoir par courriel, abonnez-vous gratuitement à nos infolettres quotidiennes ici ou en cliquant dans INFOLETTRES en haut à droite.


Il est aussi possible d’avoir une exposition indirecte à l’opportunité d’investir avant une entrée en bourse via les fonds de travailleurs de la CSN et de la FTQ. Et c’est parfois très payant.

Prenez le Fonds de la solidarité FTQ:

  • Au dernier exercice terminé le 31 mai, son rendement annuel a été de plus de 20%.
  • Depuis 10 ans, son rendement a été de 7,5% en moyenne annualisée.

Seul hic, on ne peut pas y déposer plus de 5000 $ par année.

Pour recevoir la chronique Conseils pour vos finances de Fabien Major chaque samedi dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

GameStop réussit un coup à 1 milliard $US

Publié le 22 juin 2021
GameStop réussit un coup à 1 milliard $US

(Source: Nasdaq)

  • La valeur des actions du détaillant américain de jeux vidéo GameStop (NYSE: GME) a été multipliée par 10 depuis le début de l’année. L’entreprise en a profité: elle vient d’émettre de nouvelles actions qu’elle a vendues pour plus d’un milliard $US.
  • L’envolée boursière de GameStop avait été propulsée par un grand nombre de petits investisseurs qui ont spéculé sur le titre, après que l’action soit devenue virale sur Internet. Cette spéculation semblait sans fondement; mais elle permet aujourd’hui à GameStop de regarnir ses coffres.

C’est le deuxième gain de liquidités pour GameStop cette année.

  • Déjà, en avril, l’entreprise avait vendu pour environ 550 millions $US de nouvelles actions.
  • Grâce à la spéculation, elle a donc pu collecter des montants très importants.

Cette arrivée d’argent frais est plus que bienvenue pour l’entreprise.

  • Son modèle d’affaires traditionnel, qui reposait sur la vente de jeux vidéo en format physique, est en déclin.
  • Mais Gamestop a récemment commencé à mettre en place un nouveau modèle d’affaires, orienté vers le téléchargement de jeux vidéo.
  • Ses nouvelles liquidités pourraient l’aider à faire ce virage, et peut-être à répondre en partie aux attentes – qui semblaient complètement déraisonnables au départ – des petits actionnaires qui ont fait monter son action.
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Conseils pour vos FINANCES

Placements: les fonds les plus performants depuis le début de 2021

Publié le 18 juin 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Placements: les fonds les plus performants depuis le début de 2021
  • Il est plus difficile que l’an dernier d’obtenir des rendements intéressants avec les grandes sociétés technologiques américaines. Les actions canadiennes et européennes affichent de meilleurs résultats.
  • Certains fonds ont réalisé, dans la première moitié de 2021, des performances surprenantes en misant sur des secteurs pointus ou des catégories de sociétés spécialisées.

Si on regarde la performance des actions en bourse depuis le début de l’année, il y a de quoi être surpris.

Les champions de cette année diffèrent énormément de ceux des années antérieures.

Prenez par exemple l’indice Nasdaq. Il a réalisé jusqu’ici un gain de 9,2% cette année.

C’est bien, mais c’est:

  • 4% de moins que le principal indice généraliste américain S&P 500, qui a gagné 13%; et
  • 6% de moins que l’indice canadien S&P/TSX qui a déjà gagné 15,5%.

Il faut dire que le prix du baril de pétrole a grimpé de 46%.

  • Cela profite aux pétrolières et gazières canadiennes.

Avec un score de +16,2%, l’indice européen Euro Stoxx 50 fait encore mieux que les gros indices américains.

En utilisant le Laboratoire Morningstar, j’ai analysé les fonds communs de placement (FCP, encore communément appelés fonds mutuels) et les fonds négociés en bourse (FNB) les plus performants depuis le début 2021. En voici six qui se sont distingués.


L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 10 minutes? C’est ce que vous offrent les deux bulletins quotidiens d’InfoBref. Essayez-les: abonnez-vous gratuitement ici ou cliquez sur le bouton «Infolettres» en haut à droite


3 fonds communs performants

Le Fonds Sprott Énergie a gagné 116%.

  • Il contient entre autres des actions de Whitecap Resources (TSX: WCP), Cenovus Energy (TSX: CVE), Tamarack Valley Energy (TSX: TVE), Enerplus (TSX: ERF), Athabaska Oil (TSX: ATH) et Baytex Energy (TSX: BTE).
  • Ces entreprises développent, exploitent ou distribuent du pétrole, du gaz, du charbon ou de l’uranium.   

Le fonds Marquest Explorer a gagné près de 60%.

  • Il mise sur les sociétés minières canadiennes sous-évaluées et les minières internationales diversifiées.
  • Il contient les actions de Laurion Mineral Exploration (TSXV: LME), Starr Peak (TSXV: STE), Sokoman Minerals (TSXV: SIC), Seahawk Gold (CSE: SHV), St-Georges Eco-Mining (CSE: SX) et Doré Copper Mining (TSXV: DCMC).
  • Le fonds peut investir dans l’or, le titane, le cuivre, le graphite et le lithium.

À part les fonds visant spécifiquement l’énergie et les ressources naturelles, rares sont les fonds diversifiés qui parviennent à faire plus de 20% depuis le début de l’année.

Le Fonds d’actions Lysander-Canso a réussi ce pari.

  • Il a gagné plus de 30%.
  • Il mise sur Ovintiv (anciennement Encana, TSX: OVV), Apple (Nasdaq: AAPL), Bombardier (TSX: BBD), GE (NYSE: GE), Linamar (TSX: LNR), Cenovus (TSX: CVE), SNC-Lavalin (TSX: SCN), Financière Manuvie (TSX: MFC), CAE (TSX: CAE) et Kraft-Heinz (Nasdaq: KHC).

Découvrez les autres chroniques Conseils pour vos finances de Fabien Major, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin [pour les recevoir par courriel, inscrivez-vous gratuitement à nos infolettres]


3 FNB performants

Du côté des FNB, assez peu de surprises: les énergies fossiles et les ressources dominent.

Le iShares S&P/TSX Capped Energy Index (TSX: XEG) a gagné 59,7% depuis le début de 2021.

J’ai cependant été très étonné d’observer un FNB spécialisé dans la chaine de blocs se trouver au sommet de la performance annuelle.

Le Blockchain Technology (TSX: HBLK) a rapporté 48% cette année.

  • Il mise sur Square (NYSE: SQ), Epam system (NYSE: EPAM), Docusign (Nasdaq: DOCU), Akamai Technologies (Nasdaq: AKAM), CoinBase Global (Nasdaq: COIN), Paysafe (NYSE: PSFE), la montréalaise Nuvei (TSX: NVEI) et Marathon Digital Holdings (Nasdaq: MARA).

Je n’étais pas au bout de mes surprises.


­Consultez la section AFFAIRES, argent et carrière d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et, chaque samedi, la chronique Conseils pour vos finances. Pour les recevoir par courriel, abonnez-vous gratuitement à nos infolettres quotidiennes ici ou en cliquant dans INFOLETTRES en haut à droite.


Parmi les FNB les plus performants, se trouve un produit diversifié assez unique.

Le Invesco Global Shareholder Yield (TSX: PSY) cible les entreprises cotées en bourse qui rachètent leurs propres actions.

  • Certaines recherches démontrent que les compagnies qui réduisent ainsi leurs nombres d’actions en circulation ont tendance à être moins risquées et à surclasser les indices de référence.
  • Le FNB PSY s’intéresse également aux entreprises qui haussent leurs dividendes.
  • Parmi les principaux titres qu’il détient, on remarque Oracle (NYSE: ORCL), Biogen (Nasdaq: BIIB), Magna International (TSX: SG) , Nutrien (TSX: NTR), Charter Communications (Nasdaq: CHTR), EBay (Nasdsq: EBAY), Allstate (NYSE: ALL) et Vivendi (EPA: VIV).

Mise en garde

  • Les rendements présentés dans cette page ont été calculés du 1er janvier au 15 juin 2021 inclusivement. Les rendements passés des fonds communs et des FNB peuvent ne pas se reproduire. À moyen et long terme, les fonds diversifiés sont plus stables et prévisibles et que les fonds sectoriels.
  • Les fonds sectoriels, et ceux qui suivent des stratégies d’investissements très spécialisées, sont destinés aux investisseurs audacieux capables d’accepter les baisses de valeur importantes.
  • Avant de souscrire à un de ces produits, consultez un planificateur ou un conseiller en gestion de patrimoine. Certains fonds peuvent ne pas convenir à votre profil de tolérance au risque.

Pour recevoir la chronique Conseils pour vos finances de Fabien Major chaque samedi dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus

Le patron d’Exfo s’impose fermement comme seul acheteur de la société qu’il a fondée

Publié le 16 juin 2021
Le patron d’Exfo s’impose fermement comme seul acheteur de la société qu’il a fondée

(Source: Maps)

  • Exfo (TSX: EXF, Nasdaq: EXFO), une entreprise de Québec qui vend des services techniques à l’industrie des télécommunications, s’était entendue la semaine dernière avec son fondateur et actionnaire majoritaire Germain Lamonde pour qu’il privatise l’entreprise en rachetant les autres actionnaires.
  • L’entreprise américaine Viavi a fait ensuite une offre d’achat à un prix 25% supérieur à celle de Germain Lamonde. Le fondateur l’a refusée et a catégoriquement fermé la porte à toute autre acquisition par un tiers.

Germain Lamonde détient 61% des actions et 94% des droits de vote d’Exfo.

  • Il a indiqué que Viavi avait déjà, deux fois auparavant, fait des offres d’achat pour la société.
  • Mais il a signifié que, en tant qu’actionnaire de contrôle, il ne vendrait pas à Viavi, quel que soit le prix, ni à un autre acheteur.
  • Il explique que sa société est bien gérée et qu’il ne veut pas modifier ses activités, «y compris le lieu de son siège social à Québec».

Lamonde a mis les choses au clair: 

  • soit il privatise l’entreprise, en rachetant les actions des autres actionnaires actuels au prix qu’il a offert;
  • soit Exfo reste cotée en bourse comme actuellement.

Patrick Pierra
En savoir plus En savoir plus

Quels sont les meilleurs courtiers en ligne au Canada? Nouveau classement 2021 de MoneySense

Publié le 7 juin 2021
Quels sont les meilleurs courtiers en ligne au Canada? Nouveau classement 2021 de MoneySense

(Source: Unsplash)

  • Chaque année, le site canadien MoneySense dresse son palmarès des meilleurs services de courtage. Son analyse tient compte de plusieurs données fournies par la firme d’analyse Surviscor, dont les tarifs, le service client, les produits de placement disponibles et l’usage mobile. 
  • Cette année, Questrade arrive au premier rang du classement, suivi de Banque Nationale Courtage direct et de Placements directs TD.

Voici les 5 meilleurs courtiers en ligne canadiens selon ce classement, et les principaux points forts de chacun:

1. Questrade: le service à la clientèle, la première expérience client et le contenu éducatif

2. Banque Nationale Courtage direct: la facilité de transaction des actions et des FNB, l’expérience mobile, le contenu éducatif et les données sur les marchés financiers

3. Placements directs TD: les données sur les marchés financiers et le contenu éducatif

4. BMO Ligne d’action: l’expérience mobile et en ligne

5. Qtrade: l’expérience en ligne et le service à la clientèle

[classement complet sur le site de Moneysense]

Le bas coût d’utilisation n’est pas forcément un grand atout des services qui arrivent en tête de ce classement. 

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

L’action d’AMC défie les lois de la gravité boursière

Publié le 3 juin 2021
L’action d’AMC défie les lois de la gravité boursière

(Source: AMC Theatres)

  • La chaine de cinémas américaine AMC est en mauvaise posture financière. Pourtant, la valeur de ses actions a plus que quintuplé dans les dix derniers jours.
  • Comme l’action de GameStop il y a quelques mois, l’action d’AMC est très populaire chez des boursicoteurs qui fréquentent certains forums sur Internet, dont Reddit. Leur enthousiasme a fait monter son cours d’une façon qui défie les règles traditionnelles de valorisation boursière.

L’action d’AMC (NYSE: AMC) a brièvement dépassé 70 $US hier.

  • C’est plus du double de sa valeur (32 $US) à la clôture des marchés la veille; et
  • presque 6 fois sa valeur au 21 mai (12 $US). 

Mardi, un fonds spéculatif a vendu pour 230 millions $US d’actions d’AMC à peine 24h après les avoir achetés. 

  • Selon Reuters, ce fonds aurait vendu parce qu’il jugeait que l’action était surévaluée.

Cette transaction aurait dû envoyer un très mauvais signal aux investisseurs. 

Mais, au contraire, ils ont encore fait monter le cours de l’action. Elle peut être qualifiée d’«action mème» (meme stock) parce que sa valeur, directement influencée par des échanges de commentaires sur Internet, est sans rapport avec la performance financière de l’entreprise.

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Lumenpulse sera de retour en bourse

Publié le 2 juin 2021
Lumenpulse sera de retour en bourse

Lumenpulse à Longueuil (Source: Lumenpulse)

  • L’entreprise de Longueuil, qui fabrique de l’équipement pour de l’éclairage DEL, espère obtenir 125 millions $ en émettant des actions à la bourse de Toronto. Les actions de Lumenpulse s’y négocieront d’ici quelques semaines, sous le symbole LMPG.
  • Lumenpulse avait déjà inscrit ses actions à la bourse de Toronto en 2014. Mais elle s’était retirée du marché boursier en 2017, après que le prix de son action avait diminué en raison de résultats financiers décevants. La direction tente de nouveau une entrée en bourse pour profiter des tendances du marché qu’elle décrit comme favorables.  

Attention aux raccourcis vers la bourse: les SAVS (SPAC) des technos américaines déçoivent

Publié le 24 mai 2021
Attention aux raccourcis vers la bourse: les SAVS (SPAC) des technos américaines déçoivent

(Source: Burak K | Pexels)

  • Depuis l’an dernier, beaucoup de jeunes entreprises vont en bourse en évitant le chemin habituel d’un premier appel public à l’épargne: elles fusionnent plutôt avec une société d’acquisition à vocation spécifique (SAVS), une sorte de «coquille vide» déjà cotée en bourse.
  • Mais après ce genre d’opération, le cours de l’action en bourse n’obtient pas forcément une bonne performance. Pour les entreprises américaines de techno qui ont procédé de cette manière entre janvier 2020 et avril 2021, le cours de l’action a plutôt baissé de 13% en moyenne.

Les données:

  • Elles viennent d’une étude faite par deux chercheurs de l’Université de Floride.
  • Entre janvier 2020 et avril 2021, 44 entreprises américaines de technologie sont entrées en bourse par l’intermédiaire d’une SAVS (ou SPAC en anglais).
  • En comparant le cours de leur action entre le jour de l’introduction en bourse et le cours de clôture le 17 mai 2021, la baisse est en moyenne de 12,6%.
  • Plus de la moitié des 44 entreprises ont même vu le cours de leur action baisser de plus de 20%.

Le contexte: 

  • Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises de techno américaines qui envisageaient récemment de fusionner avec une SAVS pour entrer en bourse ont abandonné ce projet. 
  • Elles réalisent que, une fois une société cotée en bourse, il lui est difficile de maintenir une valorisation élevée si elle ne peut pas soutenir une croissance remarquablement rapide de ses revenus.
Patrick Pierra
En savoir plus En savoir plus