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Banque Nationale Courtage direct est le courtier à escompte le moins cher, selon Surviscore

Publié avant-hier
Banque Nationale Courtage direct est le courtier à escompte le moins cher, selon Surviscore

(Source: Unsplash)

  • La plateforme de courtage en ligne de la Banque Nationale arrive au sommet d’une liste de 15 plateformes dédiées à l’investissement en ligne, classées selon les frais qu’elles perçoivent de leurs clients. Ce classement a été réalisé par la compagnie torontoise Surviscore, qui se spécialise dans la comparaison et l’évaluation de services numériques.  
  • Banque Nationale Courtage direct est suivi de Wealthsimple Trade, Desjardins (Disnat) Courtage en ligne, HSBC InvestDirect et Pro-Investisseurs CIBC.

Surviscor a évalué les plateformes en fonction des divers frais qu’elles perçoivent, notamment pour les transactions, pour accéder à de l’information ou des données, les frais d’intérêt perçus sur les prêts sur marge, et les frais généraux.

  • Les plateformes ont été évaluées en mesurant le retour sur investissement de ces frais, selon 5 profils d’investisseur différents.

Banque Nationale Courtage direct a obtenu le meilleur score: 92%.   

  • Son service se démarque en offrant la possibilité d’acheter et de vendre sans frais tous les fonds négociés en bourse nord-américains traditionnels. 

Surviscor observe cependant que les plateformes qui ne prélèvent aucuns frais de transaction ne sont pas nécessairement les meilleures options:

  • Elles auraient tendance à facturer d’autres frais moins perceptibles, par exemple des frais de conversion de devise. 
  • Le temps de traitement des transactions peut aussi y être moins rapide.

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Classement complet: 

1. Banque Nationale Courtage direct (95%)

2. Wealthsimple Trade (85%)

3. Desjardins (Disnat) Courtage en ligne (82%)

4. HSBC InvestDirect (76%)

5. Pro-Investisseurs CIBC (75%)

6. Investisseur Qtrade (60%)

7. RBC Placements en Direct (53%)

7. Scotia iTRADE (53%)

7. Courtage à escompte Banque Laurentienne (53%)

7. Placements directs TD (53%) 

11. BMO Ligne d’action autogéré (52%)

12. Virtual Brokers (50%)

13. Questrade (45%)

14. Canaccord Genuity Direct (42%)

15. Interactive Brokers (25%)

Félix Côté
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Wealthsimple entre dans les ligues majeures de la finance canadienne avec un financement de 750 millions $

Publié le 3 mai 2021
Wealthsimple entre dans les ligues majeures de la finance canadienne avec un financement de 750 millions $

L’application Wealthsimple

  • La société financière Wealthsimple, de Toronto, a obtenu ce financement de plusieurs fonds en capital de risque – dont Meritech et Greylock, deux grands fonds américains, et Inovia Capital, de Montréal – ainsi que de plusieurs célébrités, notamment l’acteur Ryan Reynold et le chanteur Drake. 
  • La société offre une gamme de services financiers par des applications mobiles. Elle vise une clientèle relativement jeune, à l’aise avec la technologie et prête à gérer ses placements elle-même. Le financement fait grimper sa valeur à 5 milliards $ – soit trois fois plus qu’à sa dernière levée de fonds il y a sept mois. Son principal actionnaire est Power Corp.

Warren Buffet ne veut pas de divulgation obligatoire sur l’inclusion et le climat

Publié le 30 avr. 2021
Warren Buffet ne veut pas de divulgation obligatoire sur l’inclusion et le climat

Warren Buffett (Source: Wikimedia)

  • Le célèbre investisseur s’oppose à deux propositions d’actionnaires de sa société Berkshire Hathaway: elles demandent à son conseil d’administration de publier des rapports annuels sur la manière dont le conglomérat de 630 milliards $US aborde les problèmes d’environnement, de diversité et d’inclusion. 
  • Réunis dans le cadre de l’assemblée annuelle, les actionnaires de Berkshire Hathaway doivent se prononcer aujourd’hui sur ces propositions.

Conseils pour vos FINANCES

Comment investir dans des fonds indiciels de façon pertinente

Publié le 30 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment investir dans des fonds indiciels de façon pertinente

[photo: Burak K | Pexels]

  • Quel type d’investisseurs peut le mieux bénéficier des fonds qui calquent les indices boursiers?
  • Comment les utiliser de manière appropriée pour vos investissements?

À mes débuts, dans les années 1990, la mode était aux fonds indiciels qui reproduisaient le contenu des indices S&P 500, Nasdaq 100, Dow Jones, FTSE 100 et S&P/TSX. On les utilisait dans toutes circonstances.

Depuis quelques années, la montée fulgurante des titres technos a alimenté la ferveur pour ces fonds.

Comme les pantalons à pattes d’éléphant, ils font un retour marqué et attirent à nouveau les foules.

Acheter, à condition de conserver

Les indices des marchés boursiers sont parfois très volatils. Un investisseur prêt à y associer ses placements doit pouvoir tolérer des variations importantes.

  • Par exemple, en mars 2020, de leur sommet jusqu’à leur point le plus bas, les principaux indices ont perdu jusqu’à 44% de leur valeur.

L’investissement indiciel n’est donc pas pour l’investisseur nerveux, ni celui qui a besoin de ses capitaux à court ou moyen terme, ni pour le retraité ou le préretraité.

Il est parfait pour les investisseurs dynamiques et audacieux, qui ont une grande stabilité d’emploi et familiale, et qui achètent et conservent leurs placements pour le TRÈS long terme.

Dans leur cas, il peut être très avantageux d’acheter eux-mêmes des fonds indiciels auprès d’une firme de courtage en ligne: pas de soucis, pas de conseil et peu de frais.

  • Inutile alors de payer les services d’un gestionnaire qui ne ferait qu’acheter des fonds indiciels à votre place.
  • Des firmes comme BMO, Vanguard, First Asset et Mackenzie proposent des fonds de fonds, qui constituent des portefeuilles de fonds indiciels tout assemblés, et ils ne font payer que des cacahuètes en frais annuels.

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Mais dès qu’un investisseur a une situation moindrement complexe – avec, par exemple, une société de gestion, des activités commerciales, des défis immobiliers, des enfants, des enjeux fiscaux, des activités transfrontalières, une fiducie –, là, c’est une autre paire de manches.

Si vos avoirs sont importants ou si votre situation est plutôt complexe, l’utilisation des fonds indiciels ne devrait être qu’un outil parmi d’autres.

Ces fonds devraient faire partie d’une stratégie de diversification avancée qui prévoit une répartition judicieuse en fonction du contexte économique et des tendances lourdes: actions de styles valeur et croissance, petites et moyennes capitalisations, revenus fixes d’entreprises, placements alternatifs, participations privées, infrastructure, terres agricoles, forêts, etc.

Des capitaux conséquents exigent de la recherche approfondie, des filtres d’exclusion ferme, une planification intégrée et une diversification beaucoup plus étendue que ce que permettent les fonds indiciels.

Sans oublier le respect des valeurs profondes de l’investisseur.

  • Un indice peut comprendre des sociétés admirables, mais aussi des casinos, des pharmas sans scrupule, des groupes industriels grands pollueurs ou pratiquant l’évasion fiscale, ou des fabricants d’armes à feu.

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Les fonds indiciels sont un outil, parmi d’autres.

Pensez aux grandes caisses de retraite comme Calpers en Californie, Ontario Teachers’ ou même la Caisse de dépôt et placement du Québec, et aux fonds souverains comme celui de la Norvège.

Jamais leurs dirigeants n’ont pensé concentrer 100% de leurs capitaux dans les indices. Ce serait irresponsable et pas toujours efficient.

On dit qu’il est difficile de battre le rendement des indices. C’est vrai.

Mais certains gestionnaires y parviennent aisément et ce, année après année.

Lorsqu’un krach ou une correction sévère de marché se produit, les gestionnaires actifs interviennent immédiatement dans les portefeuilles. La grande majorité de ces gestionnaires font alors mieux que leurs indices de référence.

Alors que les fonds indiciels, même s’ils ont de frais bas, n’ont mathématiquement aucune chance de battre les indices qu’ils reflètent.

Enfin, que vous préfériez la gestion passive ou la gestion active, c’est seulement en restant investi et en ayant un plan financier bien ficelé que vous parviendrez à atteindre vos objectifs.

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Le grand patron de Vidéotron, Jean-François Pruneau, quittera l’entreprise début juin

Publié le 27 avr. 2021
Le grand patron de Vidéotron, Jean-François Pruneau, quittera l’entreprise début juin

Jean-François Pruneau

  • Jean-François Pruneau est président et chef de la direction de Vidéotron, filiale de Québecor, depuis janvier 2019. Il annonce qu’il quittera la vie professionnelle active afin de se concentrer sur des «projets d’investissement personnels». 
  • Son poste sera aboli. La responsabilité de la présidence de Vidéotron reviendra à Pierre Karl Péladeau, qui est déjà président et chef de la direction de Québecor et de sa filiale Québecor Média. 

Ceci constitue une première dans l’histoire de Québecor, puisqu’il y a toujours eu deux PDG distincts chez Québecor et Vidéotron. 

C’est aussi le deuxième changement majeur à survenir en quelques semaines à la haute direction de Québecor. 

  • Le 14 avril, la présidente et chef de la direction de Groupe TVA et chef du contenu de Québecor Contenu, France Lauzière, quittait pour prendre une pause professionnelle qui pourrait s’étirer sur six mois. 

L’annonce soudaine du départ de Jean-François Pruneau a été perçue d’un mauvais œil par plusieurs analystes financiers.

  • Au moment d’écrire ces lignes, l’action de Québecor (TSX: QBR-A) avait perdu plus de 5 % depuis le début de la journée à la bourse de Toronto. 
Félix Côté
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Sur la rumeur que Biden veut doubler l’impôt sur le gain en capital, la bourse chute

Publié le 22 avr. 2021
  • Selon Bloomberg, le président américain veut doubler le taux d’imposition sur les gains en capital pour les individus qui gagnent plus d’un million $US par an, en le faisant passer de 20% à 39,6%. En plus, il maintiendrait une taxe de 3,8% sur les revenus d’investissement pour financer Obamacare, ce qui pousserait le taux d’imposition effectif à 43,4% pour les contribuables à hauts revenus.
  • Cela reviendrait à taxer leurs gains en capital autant que ceux provenant de leur travail. Ce serait un changement fiscal radical, sur lequel Joe Biden avait fait campagne. La rumeur a suffi à faire chuter la bourse américaine d’environ 0,9% hier.

La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

Publié le 20 avr. 2021
La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

La cofondatrice et présidente de Clearco Michele Romanow (Source: Wikimedia)

  • La société de financement Clearbanc, de Toronto, a elle-même levé un financement de 350 millions $US dans le cadre d’une ronde de série C qui lui donne une valeur de presque 2 milliards $US. Cela en fait une «licorne», du nom qu’on donne aux sociétés non cotées en bourse dont la valeur atteint 1 milliard $US. 
  • La société en profite pour changer son nom en Clearco. Spécialisée dans le financement de jeunes pousses en cybercommerce, Clearco s’est creusé un créneau entre le capital de risque et le prêt bancaire, qui lui a été très bénéfique pendant la pandémie.

Le modèle d’affaires de Clearco est innovant sous plusieurs aspects.

  • Elle utilise des algorithmes pour identifier les jeunes entreprises qui méritent d’être financées. 
  • Elle leur offre des prêts, alors que ces entreprises n’ont habituellement pas d’actifs tangibles qui leur permettraient d’en obtenir un auprès d’une banque.
  • Ces prêts sont pour des investissements en marketing numérique – pour acheter de la publicité à Facebook, par exemple – afin d’augmenter leurs ventes en ligne.
  • Clearco obtient le remboursement de ses prêts en prélevant un pourcentage des ventes en ligne, et elle perçoit en plus une prime allant de 6 à 12,5%.

L’ensemble du processus est soutenu par des technologies qui lui permettent de procéder rapidement avec un grand nombre d’entreprises emprunteuses, ce qui accélère sa croissance.

La société a profité de l’engouement pour le cybercommerce pendant la pandémie.

  • Elle a déjà avancé 2 milliards $US à 4 500 startups.

Dans sa nouvelle ronde, Clearco a obtenu 100 millions $US d’investissement en capital de risque, et 250 millions $US en dette d’une filiale de la Banque Nationale.

Michele Romanow, cofondatrice et présidente de Clearco, est une entrepreneuse en série très connue au Canada anglais. 

  • Elle participe comme juge-investisseuse à l’émission télévisée Dragon’s Den, la version originale anglaise de Dans l’œil du dragon.


Patrick Pierra
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Les deux géants du rail canadien se battent pour la même proie aux États-Unis

Publié le 20 avr. 2021
  • Le Canadien National (TSX: CNR), de Montréal, est venu chambouler le projet du Canadien Pacifique (TSX: CP), de Calgary, d’acheter le transporteur ferroviaire américain Kansas City Southern (NYSE: KSU). Les deux sociétés canadiennes convoitent un réseau qui leur permettrait de prolonger le leur jusqu’au Mexique.
  • Le CN a fait hier une offre d’achat de 30 milliards $US pour Kansas City Southern, soit une offre supérieure d’à peu près 20% en valeur à celle qu’avait faite le CP le mois dernier. Mais comme le réseau CN couvre déjà certaines régions proches du réseau de Kansas City Southern, le CN pourrait avoir plus de mal que le CP à obtenir l’autorisation des autorités américaines pour une telle transaction.

Après le bitcoin, au tour de l’Ethereum d’avoir ses FNB spécialisés

Publié le 19 avr. 2021
Après le bitcoin, au tour de l’Ethereum d’avoir ses FNB spécialisés

(Source: Unsplash)

  • Pas moins de trois fonds négociés en bourse consacrés à l’Ethereum devraient commencer à être négociés aujourd’hui à la bourse de Toronto. Commercialisés par les sociétés Gestion mondiale d’actifs CI, Evolve Funds et Purpose Investments, ce sont les premiers fonds du genre en Amérique du Nord. Ils investissent directement dans des jetons numériques d’Ethereum.
  • L’Ethereum est actuellement, par sa valeur globale, la deuxième plus importante cryptomonnaie après le bitcoin.

Un nouveau fonds négocié en bourse mise sur une chute de valeur du bitcoin

Publié le 15 avr. 2021
Un nouveau fonds négocié en bourse mise sur une chute de valeur du bitcoin

(Source: Unsplash)

  • Géré par la firme Horizons, le FNB BetaPro Inverse Bitcoin (TSX: BITI) prend une position de vente à découvert face au bitcoin. Son rendement sera l’inverse de celui des contrats à terme (futures) liés à cette cryptomonnaie.
  • Tandis que de nombreux nouveaux FNB tentent de suivre le cours des cryptomonnaies en pariant sur la croissance de leur valeur, BITI est le premier en Amérique du Nord qui s’adresse à ceux qui croient que la valeur actuelle du bitcoin est exagérée et va subir une correction.

L’autorité financière américaine serre la vis aux populaires sociétés d’acquisition à vocation spécifique

Publié le 13 avr. 2021
L’autorité financière américaine serre la vis aux populaires sociétés d’acquisition à vocation spécifique

(Source: Unsplash)

  • La Securities and Exchange Commission (SEC) resserre les pratiques comptables qui encadre les sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS, ou SPAC en anglais) pour que leurs états financiers reflètent mieux les droits de leurs principaux actionnaires.
  • Ce changement de règle comptable pourrait ralentir la vague des SAVS qui déferle sur Wall Street depuis l’an dernier.

Les bons de souscription qui sont remis aux premiers actionnaires des SAVS font tout particulièrement tiquer la SEC.

  • Ces bons de souscription (warrants) accordent aux investisseurs le droit d’acheter à un prix fixé d’avance un certain nombre d’actions de la société une fois qu’elle aura trouvé une entreprise à acquérir.
  • Jusqu’ici, ces bons étaient considérés comme des titres de propriété de l’entreprise (equity instruments).
  • La SEC change ce statut et considère désormais les bons de souscription comme un passif, une obligation financière de la SAVS, dont elle doit recalculer la valeur chaque trimestre.

Ce changement comptable oblige les entreprises qui comptaient s’inscrire en bourse comme SAVS aux États-Unis à refaire leurs états financiers.

  • Cela pourrait affecter plusieurs centaines de sociétés.
  • Il est également possible que des SAVS déjà cotées en bourse doivent refaire leurs états financiers passés.

Cette modification est un casse-tête pour les avocats et les comptables qui sont mandatés par les sociétés pour assurer leur conformité aux normes de la SEC, disent à l’agence Bloomberg des sources proches de la SEC.

  • À tel point que cela pourrait décourager des entreprises privées de recourir à une SAVS, plutôt qu’à un premier appel public à l’épargne, pour s’inscrire en bourse.
Alain McKenna
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Les conseils boursiers qu’on retrouve sur le canal WallStreetBets de Reddit produisent un rendement supérieur aux principaux indices boursiers

Publié le 8 avr. 2021
Les conseils boursiers qu’on retrouve sur le canal WallStreetBets de Reddit produisent un rendement supérieur aux principaux indices boursiers

(Source: Reddit)

  • Le canal WallStreetBets a inquiété les autorités financières l’hiver dernier quand on a découvert que la hausse du cours de certains titres boursiers, comme celui de GameStop, était provoquée par des recommandations d’achat publiées anonymement sur ce forum en ligne.
  • Ces inquiétudes ne sont pas entièrement fondées, dit une équipe de chercheurs universitaires américains. Ils ont constaté que le rendement des titres recommandés sur ce forum était généralement supérieur à celui des principaux indices boursiers américains.

Les gens qui publient sur WallStreetBets connaissent leur affaire, affirment les chercheurs de l’Université du Kentucky et de l’Université du sud de la Floride dans leur rapport, après avoir analysé 2340 suggestions d’investissement (achat ou vente) faites sur ce canal entre 2018 et 2020.

  • Les investisseurs qui consultent ce forum «semblent être en mesure de bien juger de la qualité» de l’information qui y est partagée.
  • «Cela va à l’encontre des craintes généralisées selon lesquelles ce forum n’attire que des investisseurs peu informés.»

Cela dit, WallStreetBets demeure une source d’information «hautement spéculative» et «apte à diffuser de l’information frauduleuse», nuancent les chercheurs.

Un investisseur aurait obtenu un rendement trimestriel moyen de 6% en suivant les recommandations d’achat affichées dans ce canal, selon les chercheurs.

  • Cela équivaut à un rendement annualisé de 26%.
  • À titre comparatif, le rendement annuel moyen du S&P 500, un des principaux indices de la bourse de New York, est historiquement de 10%.

C’est ce qui explique la popularité phénoménale de WallStreetBets auprès des petits investisseurs, concluent les chercheurs.

Cela dit, un investisseur qui aurait vendu ses actions au moment recommandé sur WallStreetBets aurait, lui, eu un rendement «équivalent à zéro».

Alain McKenna
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