Bourse

Nouvelles et tendances liées à la bourse, avec la perspective d’un investisseur québécois (voir aussi Bitcoin, Cryptomonnaies, Finances personnelles, GAFAM+, Immobilier, Investissement,
Ressources naturelles, et Technologies propres)

Shopify profite de l’engouement envers son titre en bourse pour émettre 1,8 milliard $ de nouvelles actions

Mis à jour il y a 13 h
Shopify profite de l’engouement envers son titre en bourse pour émettre 1,8 milliard $ de nouvelles actions

(Source: Shopify)

  • Le spécialiste du commerce en ligne d’Ottawa en est à sa troisième ronde de financement sur les marchés boursiers en neuf mois. L’entreprise a récolté un total 5,3 milliards $ grâce à ces trois opérations.
  • Shopify (TSX: SHOP) annonce par ailleurs qu’elle va étendre à ses clients du Canada son partenariat avec TikTok. Il permet aux clients de Shopify aux États-Unis d’annoncer et de vendre des produits directement dans la populaire application sociale depuis octobre dernier.

Taiga, un fabricant montréalais de motomarines électriques, songe à s’inscrire en bourse via une société d’acquisition à vocation spécifique

Publié le 17 fév 2021
Taiga, un fabricant montréalais de motomarines électriques, songe à s’inscrire en bourse via une société d’acquisition à vocation spécifique

(Source: Taiga)

  • Taiga se joindrait à la société Canaccord Genuity Growth II (TSX: CGGZ). Après la transaction, l’entreprise résultante aurait une valeur de 538 millions $ et disposerait de 100 millions $ à investir.
  • Fondée en 2015, Taiga ne commercialise que depuis l’été dernier deux modèles de motomarines électriques. Ces motos sont plus silencieuses et moins polluantes que des motomarines à essence, mais elles ont un prix de vente deux à trois fois plus élevé.

2021 marque l’émergence d’une «économie du mème», selon Goldman Sachs

Publié le 15 fév 2021
2021 marque l’émergence d’une «économie du mème», selon Goldman Sachs

(Source: Unsplash)

  • Les «mèmes» internet sont des publications virales que les gens partagent en très grand nombre, principalement sur les réseaux sociaux et les forums en ligne. Ils font désormais partie de la culture populaire: bien des influenceurs et des personnalités utilisent ces mèmes pour accroître leur popularité.
  • Un phénomène similaire se produit dans la finance depuis quelques mois: les réseaux sociaux influencent massivement la stratégie d’investissement de nombreux spéculateurs, qui ont à leur tour un impact déterminant sur le cours de nombreux actifs financiers, des actions aux monnaies numériques.

En observant l’évolution des marchés depuis le début de l’année, la société financière new-yorkaise Goldman Sachs constate que nombre d’investisseurs individuels semblent, comme par réflexe, suivre des suggestions d’achat qui proviennent de personnes influentes ou peu connues.

Ils le font rapidement, presque spontanément et avec un enthousiasme communicatif, de la même façon qu’ils partageraient un GIF animé comique dans les réseaux sociaux. 

C’est ce que Goldman Sachs appelle «l’économie du mème» dans une note aux investisseurs sur les tendances boursières du moment.

L’impact du phénomène sur les marchés financiers est considérable.

  • Ces spéculateurs ont contribué à faire hausser de 6800 milliards $US la valeur des actions mondiales en six semaines seulement. Plusieurs indices boursiers sont à des sommets historiques.
  • Vantés par Elon Musk et plusieurs autres personnalités, le bitcoin et les autres monnaies numériques ont accru leur valeur de 1800 milliards $US.
  • Les titres technos, particulièrement prisés des investisseurs sur les plateformes de courtage direct, se sont appréciés de 11% depuis le début de l’année.

Suivre le mouvement populaire semble être la meilleure façon de faire fructifier son portefeuille en 2021, ajoute Goldman Sachs.

  • Les indicateurs économiques tangibles, comme la performance des entreprises, ont eu peu d’influence sur les cours boursiers depuis six semaines.
  • Les vendeurs à découvert sont les grands perdants de cette tendance: les titres qu’ils affectionnent le plus – en espérant qu’ils vont chuter – ont au contraire vu leur valeur grimper de 40% en moyenne.

La volatilité et le risque demeurent très élevés, prévient Goldman Sachs.

  • «Les actifs à risque [comme les actions de petites sociétés ou les cryptomonnaies] sont plus vulnérables face à une éventuelle déception des investisseurs.»
  • Mais la hausse des valeurs financières pourrait se poursuivre tant que les banques centrales continueront à aider les entreprises et les particuliers.
Alain McKenna
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Bumble, la nouvelle application vedette pour les rencontres en ligne, fait une entrée remarquée en bourse

Publié le 14 fév 2021
Bumble, la nouvelle application vedette pour les rencontres en ligne, fait une entrée remarquée en bourse

(Source: Pixabay)

  • L’application Bumble se distingue de rivales comme Tinder en laissant exclusivement les femmes amorcer un premier contact avec un éventuel partenaire. En principe, cette approche rend Bumble plus accueillante pour les femmes célibataires.
  • L’entreprise propose également des applications de rencontres amicales ou strictement professionnelles. La formule semble plaire aux investisseurs: la valeur de son titre (Nasdaq: BMBL) a gagné près de 70% à la bourse de New York après son introduction la semaine dernière.

Les producteurs canadiens de cannabis dans la même situation boursière que GameStop

Publié le 4 fév 2021
Les producteurs canadiens de cannabis dans la même situation boursière que GameStop

(Source: Unsplash)

  • La valeur de trois des quatre plus grands producteurs de cannabis canadiens – Aphria, Aurora et Tilray – a monté de plus de 30% depuis trois jours. La légalisation anticipée du cannabis aux États-Unis laisse croire à une embellie à l’horizon dans ce marché.
  • Des analystes voient un parallèle avec la situation de GameStop, ces derniers jours: craignant de perdre plus d’argent s’ils patientent plus longtemps, les vendeurs à découvert liquident leurs positions courtes dans ces sociétés, ce qui accélère la hausse de leur valeur boursière. C’est ce qu’on appelle en anglais un short squeeze.

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Elon Musk est devenu un des principaux influenceurs boursiers

Publié le 2 fév 2021
Elon Musk est devenu un des principaux influenceurs boursiers

Elon Musk (Source: Wikimedia)

  • Le bitcoin, Signal, Clubhouse, et même GameStop: quand Elon Musk tweete, les investisseurs achètent.
  • Résultat: l’entrepreneur a un effet énorme sur la valeur d’entreprises avec lesquelles il n’entretient pourtant aucun lien direct.

Le succès de Tesla et de SpaceX, deux entreprises dirigées par Elon Musk qui défient les pronostics en influençant grandement l’évolution des secteurs de l’automobile et du transport spatial, confère à Musk une réputation de visionnaire.

  • Conséquence: de nombreux internautes voient dans ses moindres faits et gestes comme des suggestions d’investissement prometteurs.

L’impact de Musk sur le secteur financier est étonnant.

Plus tôt cette année, Musk a mis le mot-clic #bitcoin dans sa bio sur son compte Twitter. 

  • Dans les heures suivantes, le cours de la monnaie numérique a bondi de 20%.

Dimanche dernier, Musk s’est posé en défenseur de l’intérêt des petits investisseurs qui mènent une charge contre les vendeurs à découvert et autres «requins» de Wall Street.

  • Il a posé quelques questions difficiles au PDG de Robinhood, une application de courtage en direct populaire auprès des petits investisseurs américains, à propos de sa décision de bloquer l’achat des actions d’entreprises comme GameStop à la fin de la semaine dernière.
  • Ce PDG, Vladimir Tenev, s’est défendu en indiquant qu’il avait simplement obéi aux règles qui lui sont imposées pour pouvoir agir en tant que courtier à la bourse de New York.
  • Plusieurs utilisateurs de l’application n’ont pas été convaincus. Ils se sont sentis trahis par Robinhood: ils la soupçonnent de les avoir empêchés d’acheter certaines actions pour protéger les intérêts d’autres institutions financières avec lesquelles Robinhood fait affaire.

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L’influence d’Elon Musk n’est pas sans risque. Elle provoque même parfois des situations loufoques, quand les spéculateurs se méprennent sur les propos ou sur les gestes d’Elon Musk.

  • La société texane Signal Advance, qui conçoit des technologies pour le secteur médical, a vu la valeur de son action quadrupler début janvier, après qu’Elon Musk ait vanté l’application de messagerie Signal sur Twitter. Or, l’éditeur de cette application est une entreprise sans but lucratif qui n’est pas inscrite en bourse et n’a aucun rapport avec Signal Advance.
  • Une présence d’Elon Musk sur le réseau social audio Clubhouse, en début de semaine, a généré un engouement similaire envers le titre du Clubhouse Media Group (NYSE: CMGR), qui œuvre dans le secteur médical et n’a aucun rapport avec le réseau social.
Alain McKenna
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Semaine folle pour certains titres en bourse: l’Autorité des marchés financiers met en garde les investisseurs contre la spéculation boursière

Publié le 30 janv. 2021
Semaine folle pour certains titres en bourse: l’Autorité des marchés financiers met en garde les investisseurs contre la spéculation boursière

(Image Reddit)

• L’AMF, qui encadre le secteur de la finance au Québec, invite les investisseurs à se méfier de l’engouement envers certains titres boursiers suscité par des discussions dans les forums web et les médias sociaux. Cette semaine, des échanges sur la chaîne WallStreetBets du forum Reddit ont provoqué de brusques mouvements boursiers.

• Même si des sources d’information promettent pour certains titres une performance hors du commun, rien ne garantit que ce sera réellement le cas.

L’anonymat qui règne sur des plateformes comme Reddit complique la tâche des autorités de garantir qu’aucune information fausse ou trompeuse n’y est partagée, ce qui serait illégal.

L’AMF lance donc un appel à la prudence en réaction à l’embellie soudaine et inexpliquée de titres boursiers jusque-là peu performants, comme ceux de BlackBerry, Nokia et GameStop cette semaine.

• Aucune information crédible n’indique que ces entreprises pourraient prochainement améliorer leur rentabilité ou devenir des cibles d’acquisition.

Ces titres demeurent extrêmement volatils, prévient l’AMF.

  • En hausse constante depuis le début de l’année, le titre de BlackBerry (TSX: BB) a d’ailleurs fondu de moitié ces deux derniers jours.
  • L’action de GameStop (NYSE: GME) a perdu 70% de sa valeur jeudi, puis a de nouveau pratiquement doublé de valeur.
Alain McKenna
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Les marchés boursiers risquent une correction, craignent les experts

Publié le 27 janv. 2021
Les marchés boursiers risquent une correction, craignent les experts

(Photo Nasdaq)

  • Le Fonds monétaire international (FMI) constate que beaucoup de liquidités sont disponibles, prêtes à être investies, et cela entraîne une hausse exagérée de la valorisation des actifs boursiers.
  • L’importante aide financière accordée par les gouvernements aux citoyens et aux entreprises pour atténuer la crise due à la pandémie crée un «décalage persistant» entre l’état réel de l’économie et la performance des marchés financiers, ce qui rend le contexte propice à une correction boursière.

L’optimisme des investisseurs inquiète le FMI. 

Les perspectives de croissance de l’économie mondiale sont positives. 

Mais elles cachent des faiblesses qui pourraient affecter la performance des entreprises.

  • L’endettement des gouvernements et des entreprises s’est creusé depuis le début de la pandémie.
  • Au niveau international, plusieurs entreprises du secteur bancaire sont dans une situation financière fragile.
  • La rentabilité moyenne des entreprises demeure faible, près d’un an après le début de la pandémie.

Des liquidités abondantes mènent à des tendances d’investissement «anormales», s’inquiète pour sa part le PDG de la CIBC.

  • L’achat massif d’actions de sociétés à la performance douteuse comme GameStop et BlackBerry aura «des conséquences involontaires», a dit Victor Dodig à la chaîne d’information financière canadienne BNN.
  • «Quand l’argent est trop facilement accessible, ce n’est jamais bon pour l’économie.»

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Cela dit, une correction boursière, même sérieuse, pourrait n’être qu’un épisode de relativement courte durée.

  • On dit qu’il y a «correction» quand les entreprises cotées à une bourse perdent subitement en moyenne au moins 10% de leur valeur. En excluant la crise économique de mars dernier, la dernière correction remonte à la mi-décembre 2018.
  • Si la vaccination contre la Covid-19 se déroule comme prévu, le FMI croit que, correction ou pas, la reprise attendue après la vaccination d’une grande partie de la population ramènera une certaine stabilité sur les marchés.
Alain McKenna
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Un groupe de spéculateurs sur le forum Reddit a provoqué la flambée boursière de titres d’entreprises comme BlackBerry et GameStop

Publié le 26 janv. 2021
Un groupe de spéculateurs sur le forum Reddit a provoqué la flambée boursière de titres d’entreprises comme BlackBerry et GameStop

(Source: Reddit)

  • Un fil de discussion appelé WallStreetBets, sur le forum en ligne Reddit, serait responsable de la hausse inexpliquée ces derniers jours de la valeur de certains titres boursiers comme ceux de BlackBerry, de Nokia et du détaillant américain GameStop.
  • Des spéculateurs auraient utilisé ce forum pour inciter des gens à acheter des actions d’une douzaine de titres boudés par les investisseurs traditionnels.

L’effet de ce mouvement est étonnant.

Le titre de la société BlackBerry (TSX: BB), de Waterloo, a plus que doublé de valeur depuis le début de l’année. 

  • La direction de BlackBerry a publié un communiqué lundi indiquant qu’elle ignorait la raison de la hausse de son action.

Le titre du détaillant américain de jeux GameStop (NYSE: GME) a triplé de valeur en trois semaines.

  • Pourtant, GameStop, en déclin depuis longtemps, n’a rien pour attirer les investisseurs: elle ne prévoit pas être rentable avant 2023, au plus tôt. 

Au total, une douzaine de titres ciblés par les spéculateurs ont gagné plus de 30% de valeur ces dernières semaines.

Sur Reddit, des internautes recommandent d’acheter ces titres car ils veulent décourager les vendeurs à découvert de les utiliser pour gagner de l’argent.

Les vendeurs à découvert parient sur la baisse prochaine d’un titre. Ils empochent un profit si, effectivement, le titre baisse par la suite.

  • Parfois, leur influence est si grande que la capitalisation boursière d’une entreprise vaut moins que son actif réel.
  • Par exemple, avant l’embellie des derniers mois, GameStop valait environ 400 millions $US en bourse, même si elle possédait des liquidités supérieures à 500 millions $US. 

WallStreetBets veut faire contrepoids aux vendeurs à découvert en provoquant l’achat massif d’actions des entreprises qu’ils ont ciblées.

  • Dans ce fil de discussion, les internautes sont invités à acheter des actions et à exiger qu’elles ne puissent pas servir dans une situation de vente à découvert.
  • Si suffisamment de gens achètent des actions d’une même société, ces entreprises gagnent en valeur et deviennent beaucoup moins attrayantes pour les vendeurs à découvert.

Ces manipulations causent une forte volatilité pour plusieurs titres, dans un contexte où certains experts s’inquiètent de ce qui pourrait être une «bulle» boursière.

Alain McKenna
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La haute direction des entreprises canadiennes continue d’avoir l’air d’un «boys club»

Publié le 25 janv. 2021
La haute direction des entreprises canadiennes continue d’avoir l’air d’un «boys club»

(Source: Pixnio)

  • Seulement 9 des 223 plus importantes sociétés canadiennes cotées en bourse ont une femme à titre de PDG, soit une proportion de 4%.
  • C’est très peu, encore moins que la proportion de 6% des femmes qui dirigent une entreprise faisant partie de l’indice S&P 500 de la bourse de New York.

En tout, les femmes représentent seulement 13% des quelque 1000 hauts cadres qui composent la direction des entreprises canadiennes présentes à la bourse de Toronto, révèle une analyse du Globe and Mail.

Plus d’une entreprise canadienne sur deux composant le principal indice de la bourse torontoise, le S&P/TSX, ne compte aucune femme parmi ses cadres dirigeants (executive officers).

À titre comparatif, 41 des entreprises faisant partie du palmarès Fortune 500, soit 9% des 500 plus grandes entreprises aux États-Unis, ont une femme à leur tête.

Le Québec fait peut-être un peu mieux que l’ensemble du Canada en la matière, même s’il est très loin de la parité.

  • Une analyse de l’Université Laval datant de 2019 établissait à 19% la présence des femmes dans les conseils d’administration des sociétés québécoises cotées en bourse.
  • Mais les membres des conseils d’administration, s’ils sont les responsables ultimes de la gestion d’une entreprise, n’en sont pas les dirigeants qui prennent les décisions au quotidien.

L’équité salariale est un autre enjeu. Les femmes qui dirigent des entreprises au Canada gagnent les deux tiers (68%) du salaire d’un homme qui occupe un poste similaire, selon le Centre canadien de politiques alternatives.

Alain McKenna
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Les investisseurs nord-américains semblent rassurés que Joe Biden arrive officiellement au pouvoir à la Maison-Blanche

Publié le 20 janv. 2021
  • Le Dow Jones, l’indice le plus connu de la bourse de New York, a été en hausse toute la journée, mais c’est surtout l’indice technologique Nasdaq qui a profité du contexte: il est en hausse d’environ 2% depuis ce matin.
  • La bourse de Toronto était aussi en hausse mercredi, et ce en dépit l’abandon de la construction du pipeline Keystone XL par TC Énergie, dont le titre a d’ailleurs perdu plus de 1% aujourd’hui.

Les entrées en bourse réalisées via des sociétés d’acquisition à vocation spécifique ont atteint un niveau record en 2020

Publié le 13 janv. 2021
Les entrées en bourse réalisées via des sociétés d’acquisition à vocation spécifique ont atteint un niveau record en 2020

Virgin Galactic

  • Pas moins de 165 premiers appels publics à l’épargne (PAPE) sont survenus en bourse en 2020, pour une récolte de capitaux de 62 milliards $US – un niveau qui n’a pas été vu depuis la bulle techno du début des années 2000.
  • C’est toutefois moins que les 248 entrées en bourse réalisées l’an dernier par l’entremise de sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS) – un nombre de transactions historique qui a permis à des sociétés privées de récolter 75 milliards $US sans avoir à passer par toutes les étapes d’un PAPE conventionnel.

Qu’est-ce que les SAVS (ou SPAC)? 

Les sociétés d’acquisition à vocation spécifique, appelées en anglais SPAC (pour Special Purpose Acquisition Company), sont des sociétés déjà présentes en bourse et dotées d’un capital d’investissement assez important.

  • Elles sont à la recherche d’une société privée en croissance rapide pour l’acquérir en lui cédant le contrôle de la nouvelle entité ainsi créée.
  • Des sociétés comme Virgin Galactic et DraftKings sont entrées à la bourse de New York en recourant à cette méthode. Lion Électrique, de Saint-Jérôme, se prépare à faire de même.

Pourquoi les SAVS sont-elles si populaires?

Il y a eu quatre fois plus de transactions impliquant une SAVS en 2020 qu’en 2019. 

  • Les entrepreneurs apprécient cette façon d’accéder à la bourse, car elle réduit les délais et les exigences légales pour y arriver.
  • Elle coûte aussi moins cher en frais de consultation auprès des institutions bancaires à qui on confie généralement la gestion d’un PAPE.

Quels sont les risques liés aux SAVS?

Les entreprises qui s’inscrivent en bourse via une SAVS se voient attribuer une valeur qui ne correspond pas à leur niveau de revenus ou à leur rentabilité à court terme.

  • Cela signifie que la valeur de leur action risque de croître peu rapidement, ou pas du tout, à court et moyen terme.
  • Les investisseurs ont également moins d’information sur ces sociétés: leur modèle d’affaires n’a pas été vérifié avec la même rigueur que lors d’un premier appel à l’épargne.
Alain McKenna
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Les entrées en bourse réalisées via des sociétés d’acquisition à vocation spécifique ont atteint un niveau record en 2020

Virgin Galactic