Finances personnelles

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TD fait une incursion parmi les courtiers sans commissions

Publié le 17 janv. 2022
TD fait une incursion parmi les courtiers sans commissions

Apperçu de NégociTitres TD (Source: Banque TD)

  • La Banque TD veut courtiser les nouveaux investisseurs autonomes. Dans cet objectif, sa filiale Placements directs TD relance son application mobile AppuiObjectifs sous le nouveau nom de NégociTitres. 
  • Son attrait principal: elle permet de réaliser chaque année jusqu’à 50 transactions sur des actions sans payer de frais de commission. 

NégociTitres s’adresse aux investisseurs débutants. 

  • Comme le faisait AppuiObjectifs, l’application propose des ressources éducatives.
  • Mais elle permet aussi désormais d’acheter et de vendre des actions canadiennes et américaines et des fonds négociés en bourse. 

Aucuns frais de transaction ne sont perçus pour:

  • les 50 premières transactions sur action au cours d’une année; et
  • toutes les transactions sur les 38 FNB de TD.

À partir de la 51e transaction dans une année, chacune coûte 9,99 $ pour les actions canadiennes et 9,99 $US pour les actions américaines. TD se rapproche ainsi des quelques institutions financières canadiennes dont les plateformes de courtage en ligne ne perçoivent pas de frais de transaction sur les achats et ventes d’actions, mais en restreignant cette offre à ceux qui font peu de transactions.

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

Publié le 14 janv. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

[crédit photo: Kurt Cotoaga | Unsplash]

  • Vous cherchez un bon moyen de vous appauvrir cette année? Voici la recette.
  • Évidemment, cette chronique est à prendre au second degré 😉 Nos faux conseils sont inspirés de comportements douteux d’investisseurs qui agissent impulsivement.

1) Se fier à des influenceurs pour choisir ses placements.

Consulter son beau-frère pour des conseils, ça fait très XXe siècle. Aujourd’hui, on les récupère sur TikTok ou Instagram. Certains sont pertinents, mais d’autres sont carrément dignes des casse-cous des films Jackass.

Au Canada, le conseil financier est encadré par la loi.

Pour éviter les ennuis, vérifiez donc si votre influenceur préféré est inscrit à l’AMF ou à l’OCRCVM.

2) Choisir ses investissements en fonction des tendances du jour.

La peur de passer à côté d’une occasion n’est pas bonne conseillère. Surtout quand on n’a pas bien formulé ses objectifs personnels à court, moyen et long terme.

Rassurez-vous, une nouvelle startup techno ou une nouvelle cryptomonnaie, il y en aura encore une demain matin.

Prenez le temps d’élaborer une répartition stratégique en fonction de vos projets.

Investir, c’est d’abord mathématique. Vos feelings ne devraient pas faire partie de l’équation.


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3) Emprunter pour spéculer n’est pas la même chose qu’emprunter pour investir.

Spéculer sur la direction des devises, des actions de pacotilles et des jeunes technos sans revenus peut vous faire perdre des capitaux importants ET vous endetter pour longtemps.

Emprunter pour investir peut convenir aux investisseurs qui ont une forte tolérance à la volatilité, des revenus assurés, un taux d’imposition élevé, et des REER, des REEE et des CELI déjà remplis à ras bord. Et encore…

4) Certains, surtout les plus prudents, oublient de protéger leur pouvoir d’achat. L’inflation est une réalité que tous les épargnants doivent comprendre.

Si l’indice des prix à la consommation est de 5%, il faut obtenir un rendement supérieur pour éviter de s’appauvrir.

Donc, en 2022, les CPG et les portefeuilles ultra-prudents pourraient faire reculer votre pouvoir d’achat.

5) Négliger deux facteurs dans ses calculs de rendement: l’impôt, et votre temps.

Récemment, j’écoutais une personnalité publique parler de ses succès en immobilier. Elle présentait sa stratégie d’investissement avec des «flips» à répétition.

Pour calculer son profit, elle retranchait son prix d’acquisition, ses frais bancaires, de rénovation et de notaire, et ses taxes municipales mais… elle escamotait de ses dépenses le temps qu’elle avait consacré à la gestion et à la rénovation de ses immeubles, ainsi que ses impôts. Pas fort. 


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6) Ne pas se soucier de la rentabilité des sociétés dans le choix de ses actions.

De nombreux indicateurs font penser que ce sera peut-être moins facile de faire des gains cette année qu’en 2020 et 2021.

L’histoire de la bourse nous enseigne que, tôt ou tard, la valeur des actions finit par suivre le profit des entreprises.

Négliger le ratio cours-bénéfices, le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA), la valeur intrinsèque ou les flux de trésorerie des entreprises dont vous achetez les actions, ce serait opérer de la machinerie lourde sans lire le manuel d’instructions.

7) Si vous concentrez vos avoirs dans un seul secteur économique, vous amplifiez vos risques de perte.

Avant que vous me citiez Warren Buffett, qui a dit que «la diversification est une protection contre l’ignorance», souvenez-vous que…

  1. la réalité économique d’un nonagénaire multimilliardaire ne s’apparente pas à la nôtre; et
  2. l’entreprise de Buffett, Berkshire Hathaway, est un conglomérat lui-même diversifié dans la construction, la finance, les pharmaceutiques, le commerce de détail, le transport, les médias, l’alimentation, l’immobilier, les équipements militaires, l’énergie et les biens de luxe.

Lorsque Buffett avait lancé sa phrase sur la diversification en 1994, il voulait sensibiliser son auditoire sur l’inefficacité d’un éparpillement désordonné, pas le décourager d’avoir une diversification stratégique entre plusieurs catégories d’actifs.

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Des courtiers à escompte prélèveront une commission sur les fonds communs

Publié le 11 janv. 2022
Des courtiers à escompte prélèveront une commission sur les fonds communs

[crédit photo: Joshua Mayo/ Unsplash]

  • Les investisseurs autonomes, qui investissent eux-mêmes via des plateformes de courtage, aussi appelées courtiers à escompte, pourraient bientôt payer des frais pour chaque transaction d’achat ou de vente impliquant des fonds communs de placement. 
  • Certaines plateformes, dont celles des banques CIBC et RBC, ont déjà annoncé qu’elles factureraient des frais pour ces transactions à partir du mois de mars. L’ajout de ces frais leur permettra de récupérer le manque à gagner causé par une directive des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) qui entrera en vigueur le 1er juin. 

En septembre 2020, les ACVM avaient décrété que, à compter de juin 2022, elles n’autoriseraient plus les plateformes de courtage en ligne à vendre des fonds communs de placement (FCP) qui prélèvent des commissions de suivi.

  • Les commissions de suivi sont intégrées aux frais de gestion des FCP. 
  • Elles servent à rémunérer pour leurs conseils les courtiers en placement qui vendent des FCP à leurs clients.

Or, les plateformes de courtage n’ont pas le droit de conseiller les investisseurs. 

Depuis le début des années 1990, elles auraient reçu des milliards $ en commissions sans fournir de services de conseil.

En contrepartie, la majorité des plateformes de courtage ne facturaient aucuns frais de transaction pour l’achat ou la vente de ces fonds, alors qu’elles en facturaient habituellement pour l’achat et la vente de la majorité des actions et des obligations, et parfois des fonds négociés en bourse (FNB).

Parce qu’elles ne toucheront plus de commission de suivi sur les FCP qu’elles vendent, certaines plateformes ont annoncé qu’elle facturerait bientôt une commission pour les transactions sur ces fonds. 

  • Pro-Investisseurs CIBC facturera 6,95 $ pour chaque achat ou vente de fonds communs à partir du 7 mars.
  • RBC Placements en Direct facturera 1% du montant brut d’une transaction d’achat, jusqu’à un maximum de 50 $, à compter du 14 mars.
Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Qui ont été les champions de la bourse en 2021?

Publié le 7 janv. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Qui ont été les champions de la bourse en 2021?
  • Malgré la propagation fulgurante du variant Omicron, la bourse a très bien fait en 2021.
  • Les indices boursiers mondiaux ont connu des hausses importantes, qui ont fait oublier les ratés de la chaîne d’approvisionnement de nombreux produits de consommation.

Soulignons d’abord que les actions canadiennes ont connu pas mal de succès.

L’indice S&P/TSX de Toronto a gagné 21,7% en 2021.

Comme les indices américains, il a lui aussi fracassé des records l’an dernier.

Pour la première fois de son histoire en juin dernier, il a franchi la marque des 20 000 points.

C’est l’action de Baytex Energy (TSX: BTE) qui a connu la performance la plus remarquable: +467%. 


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Sur les bourses américaines, le vénérable indice S&P 500 a fait gain de 26,9%*.

Il a ainsi surclassé et le Nasdaq et le Dow Jones qui ont connu des gains respectifs de 21,4% et de 18,7%.

Dans l’histoire, c’est arrivé seulement 6 fois, soit en 1984, 1989, 1997, 2004 et 2005.

  • Devon Energy (NYSE: DVN) a été le titre le plus performant du S&P 500 en 2021 avec un gain de +196%.
  • Le fabricant de voitures électriques Lucid Group (Nasdaq: LCID) est le gagnant du Nasdaq 100 avec +280%.
  • Home Depot (NYSE: HD) a gagné 60% et a surclassé, par sa hausse, les 29 autres titres qui forment le Dow Jones.

La surprise de l’année est du côté de l’indice de moyennes capitalisations S&P 400.

Le meme stock Gamestop (NYSE: GME) a certes perdu la majeure partie de la croissance phénoménale qu’il avait connue en janvier 2021, mais il a tout de même terminé l’année avec une plus-value de 688%.

Pour les spéculateurs en tout genre, ce fut un meilleur pari que le Bitcoin qui, lui a clôturé avec un gain de 59,8%.


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Des déceptions notables

Si les grands gagnants de la bourse en 2021 étaient principalement du côté de l’énergie, des fiducies immobilières, des technologies de l’information et des services financiers, les contre-performances ont été remarquables dans les secteurs souvent considérés comme des refuges naturels: les obligations, les métaux précieux et les marchés émergents ont déçu.

  • Indice obligataire Bloomberg du trésor américain: -2,5%
  • Or: -3,6%
  • Argent : -11,7%
  • Indice des marchés émergents MSCI: -5,5%

Le repli du groupe immobilier chinois Evergrande va probablement passer à l’histoire.

  • L’an dernier, la valeur de son action a perdu 89,3%.

Aux États-Unis, trois vedettes ont mordu la poussière:

  • Peloton, un fabricant d’appareils d’entraînement à domicile (Nasdaq: PTON): -76,4%
  • Robinhood, une application de courtage financier (Nasdaq : HOOD): -53,3%
  • Just Eat Takeaway.com, un service de livraison (Nasdaq: GRUB): -52,9%

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Des fonds performants

Du côté des fonds, je remarque que:

  • le Sprott Énergie F a gagné 186,1%;
  • le 3iQ cryptoactifs mondiaux classe A (CAD) a gagné 123%.

Parmi les FNB:

  • le XEG iShares S&P/TSX énergie plafonné a gagné 83,7%;
  • le HBLK FNB de technologies Blockchain a gagné 65,5%.

Un mot sur les devises:

Sur le marché des changes, le grand gagnant de 2021 a été le dollar américain qui a gagné 6,4%.

La lire turque, au contraire, est la monnaie perdante de l’année: elle a perdu 44% de sa valeur.

  • Aux prises avec une inflation hors contrôle, le gouvernement Erdogan s’entête à maintenir les taux d’intérêt au plancher. 

[* À l’exception des indices et titres canadiens, les données dans ce texte sont exprimées en dollars américains.]

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En 2021, les investisseurs ont préféré les fonds communs aux fonds négociés en bourse

Publié le 6 janv. 2022
En 2021, les investisseurs ont préféré les fonds communs aux fonds négociés en bourse

(Source: Unsplash)

  • Entre début janvier et fin novembre 2021, les investisseurs canadiens ont acheté pour 112 milliards $ de fonds communs de placement (FCP, souvent appelés fonds mutuels), soit plus du double du montant qu’ils ont investi dans des fonds négociés en bourse (FNB), selon l’Institut des fonds d’investissement du Canada.
  • Si la tendance s’est poursuivie en décembre, ce serait la première fois depuis 2017 que les Canadiens investissent davantage dans des fonds communs que des FNB. Selon Fabien Major, planificateur financier et conseiller en gestion de patrimoine chez Gestion de capital Assante à Montréal, des investisseurs ont été attirés par les rendements souvent supérieurs que procurent les fonds communs. 

«Il y a eu beaucoup de nouveaux investisseurs autonomes pendant la pandémie», nous explique Fabien Major, qui est aussi chroniqueur en finances personnelles pour InfoBref.

  • «Plusieurs ont réalisé de gros rendements en 2020 en investissant eux-mêmes dans certaines actions et certains FNB.
  • En 2021, certains d’entre eux ont probablement voulu transférer leurs gains dans des fonds plus diversifiés ou qui ne suivent pas un indice.»

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Il y a une nuance importante entre les FNB et les fonds communs, note Fabien Major. 

  • Beaucoup de FNB ne font que reproduire un indice et ne peuvent jamais le dépasser.
  • Certains fonds communs, eux, obtiennent de bien meilleurs rendements, comme certains fonds du secteur de l’énergie qui ont obtenu en 2021 des rendements supérieurs à 100%. 

Inversement, d’autres fonds communs peuvent avoir une performance moins bonne que celle des indices qui leur servent de référence.

Les FNB sont tout de même demeurés très populaires: les Canadiens y ont investi 53 milliards $ en 2021, ce qui est un nouveau record annuel pour cette catégorie d’investissement. 

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Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Pas d’impôt à payer sur un héritage? C’est un mythe tenace. Explications.

Publié le 17 déc 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pas d’impôt à payer sur un héritage? C’est un mythe tenace. Explications.

[crédit photo: Michael Longmire | Unsplash]

  • S’il y a un mythe tenace au Canada par rapport aux héritages, c’est bien celui de croire que le transfert d’actifs après un décès se fait sans payer d’impôt. Rien n’est plus faux.
  • La méprise vient peut-être du fait que les capitaux d’un défunt sont censés avoir été liquidés la veille de sa mort.

Selon ce que dit un article sur le site du logiciel TurboImpôt: «Dans la plupart des cas, si vous recevez un héritage, l’impôt a été payé et vous n’avez pas à le déclarer comme un revenu. Le Canada n’a pas d’impôt successoral, et les impôts de la succession sont réglés avant que le résidu soit distribué.»

C’est vrai, mais un peu court.

D’emblée, il faut préciser que la majorité de nos régimes d’accumulation ne sont pas des abris fiscaux proprement dits, mais des mécanismes de «report d’impôt»: tôt ou tard, le fisc cogne à la porte pour réclamer son dû. 


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Le détenteur d’un REER ou d’un compte de retraite immobilisé (CRI) ou le bénéficiaire d’un régime enregistré d’épargne-études (REEE) a, il est vrai, la possibilité de ne pas payer d’impôt pendant que ses placements prennent de la valeur dans le véhicule de placement.

Mais ce n’est que partie remise.

  • Dès qu’on retire des montants d’un REER, ou que l’on convertit un CRI en FERR et en FRV, il n’y a plus moyen d’éviter le fisc.
  • Les retraits du REER et le produit de la conversion d’un CRI sont des revenus pleinement imposables.

En cas de décès, on peut transférer sans impact fiscal au conjoint ses REER, CRI, FERR, FRV et régimes de retraite.

Mais lorsque le conjoint décède à son tour, il n’y a plus de report.

  • S’il reste alors de l’argent​ dans ces comptes​, ​le montant en sera imposable.

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REEE et CELI n’y échappent pas

Pour le REEE, retenons que les cotisations des souscripteurs sont des dépôts effectués avec des montants APRÈS impôt.

Les capitaux qui s’y accumulent sont destinés à payer des frais inhérents aux études postsecondaires des enfants.

C’est donc, là aussi, la croissance de la valeur des placements qui est non-imposable tant et aussi longtemps qu’on ne fait pas de retrait.

  • Si l’enfant retire des montants d’argent pour se payer un ordinateur ou des frais de scolarité, la portion de ces retraits attribuables à l’augmentation de valeur et aux subventions gouvernementales sera imposable au taux d’impôt de l’enfant.
  • De la même façon, si le bénéficiaire d’un REEE individuel décède, les gains et subventions enregistrés dans ce REEE sont imposés – seul le capital qui y a été investi initialement est libre d’impôt.

Évidemment, si les revenus totaux de l’enfant sont très faibles, voire nuls, l’impôt dû sera marginal.

Quant au CELI, effectivement, tous les gains sont entièrement libérés de charges fiscales, au décès comme à tout autre moment.

Mais le capital qu’on peut déposer dans un CELI est somme toute limité.

  • En 2021, un épargnant majeur depuis 2009 et qui n’avait aucun CELI pouvait y déposer un total de 75 500 $ – un montant, là aussi, après impôt. 

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En cas de décès, a la différence des REER, FERR, CRI et FRV, un CELI ne peut pas être «roulé» sans impôt au conjoint, à moins que le testament du défunt ne comporte une disposition spécifique à cet effet.

Si votre testament a bien prévu de remettre votre CELI à votre conjoint ou conjointe, alors il ou elle aura jusqu’au 31 décembre de l’année suivant votre décès pour déposer les sommes dans son propre compte et… se retrouvera avec un CELI bonifié, parfois du double de la valeur détenue. 

Notez que cela n’affectera aucunement le plafond de droits de cotisation de la personne qui le reçoit.

  • Il faudra cependant remplir le formulaire RC-240 portant sur la «désignation d’une cotisation exclue» à un CELI.

[Sur des sujets connexes, lisez Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes et Peut-on refuser une succession, ou d’être liquidateur?]

Par ailleurs, si l’on vit seul, célibataire ou veuf, les biens dont la valeur fluctue – comme les placements, les actions et l’immobilier qu’on appelle les biens en «immobilisation» – déclenchent presque toujours des impôts à payer par la succession. [La chronique Finances de Fabien Major sera de retour dans InfoBref Matin le samedi 8 janvier 2022.]

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Conseils pour vos FINANCES

Pouvez-vous refuser une succession? Ou d’être liquidateur?

Publié le 10 déc 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pouvez-vous refuser une succession? Ou d’être liquidateur?

[crédit photo: Priscilla Du Preez | Unsplash]

  • Accepter une succession, ou accepter un rôle de liquidateur pour une succession, implique des responsabilités importantes.
  • De façon générale, vous n’êtes pas obligé d’accepter ni l’un ni l’autre. Mais certaines conditions s’appliquent.

Récemment, un ami m’a confié avoir eu la surprise d’apprendre que sa tante l’avait nommé, à son insu, liquidateur de sa succession.

Après avoir réalisé l’ampleur de la tâche, il croit qu’il n’a pas le temps ni les compétences pour jouer ce rôle.

Je l’ai rassuré en lui disant que personne n’est obligé d’accepter un rôle de liquidateur, tout comme personne n’est forcé d’accepter une succession. 

Refuser d’être liquidateur

  • D’un point de vue légal, on ne peut pas s’opposer au fait d’être désigné liquidateur par un testateur (celui qui rédige un testament) avant le décès de celui-ci.
  • Inversement, un testateur ne peut pas non plus obliger une personne à être son liquidateur.

En fait, l’acceptation – ou le refus – du rôle de liquidateur ne peut avoir lieu qu’après la mort du testateur.

[Sur un sujet connexe, lisez Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes]

Pour renoncer à cette responsabilité, il faut alors procéder par une déclaration écrite, devant un avocat ou un notaire.

Mais attention:

Si vous avez commencé à distribuer des biens, à vous rémunérer ou à donner des directives sur la liquidation d’une succession, ce sera considéré comme une acceptation tacite de votre part. Vous ne pourrez plus reculer. 

Il existe un cas, cependant, dans lequel une personne ne peut pas renoncer à la tâche de liquidateur:

si elle est le seul héritier, et que personne d’autre n’a été désigné comme liquidateur par le testateur.


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Renoncer à une succession

C’est une décision importante.

Mieux vaut attendre de connaitre l’inventaire complet des biens de la personne décédée avant de décider si vous l’acceptez ou la refusez.

  • Le liquidateur est obligé de publier un avis de clôture d’inventaire au registre des droits personnels et mobiliers (RDPRM).
  • Cet avis public doit identifier le défunt et l’endroit où la liste des biens et créances peut être consultée par les parties ayant un intérêt.

Les raisons de refuser une succession sont plus nombreuses qu’on pourrait le penser.

En acceptant une succession, vous pourriez recevoir des biens qui sont grevés d’une dette, ou une entreprise qui fait l’objet de poursuites contre ses administrateurs et… leur succession.


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Normalement, le risque est limité.

Vous ne pouvez être tenu responsable de payer des dettes qui surpassent la valeur des actifs hérités.

Mais il y a des exceptions à cette limite, qui pourraient vous exposer à plus de risques financiers. Par exemple:

  • vous avez commencé à liquider des biens sans suivre les directives de la loi;
  • vous avez négligé de faire un inventaire; ou
  • vous avez par négligence confondu vos avoirs avec ceux du défunt.

D’ailleurs, notez qu’un héritier peut être exclu d’une succession s’il est démontré qu’il a caché, détourné ou subtilisé des biens du défunt à l’insu du liquidateur.

Pour refuser un héritage, si telle est votre décision, il faut aussi procéder par écrit devant un juriste.

Si aucun acte notarié n’indique votre refus, vous êtes réputé l’avoir accepté avec les conséquences que cela implique. [détails sur le site du ministère de la Justice]

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Conseils pour vos FINANCES

Essayer de prévoir la direction du marché? Une recette pour s’appauvrir

Publié le 3 déc 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Essayer de prévoir la direction du marché? Une recette pour s’appauvrir

[crédit photo: Jerzy Gorecki | Pixabay]

  • En bourse, la fin novembre a été angoissante. Momentanément, les grands indices ont décroché de près de 3% en deux séances. Ce rappel douloureux des évènements de mars 2020 inquiète.
  • La crainte du variant Omicron du virus de la Covid-19 incite des investisseurs à songer à se retirer temporairement du marché boursier. Or, ce genre de retrait temporaire n’est jamais une bonne idée. Voici pourquoi.

Le rendement moyen annualisé obtenu par les investisseurs depuis 20 ans n’est que de 2,9%. Oui, rien que ça.

Pendant la même période, l’indice principal de la bourse américaine S&P 500 a rapporté du double, soit 7,5%.

Ce ne sont pas les frais de gestion des placements qui font la différence: ils n’ont jamais été aussi bas que maintenant.

Alors pourquoi alors les investisseurs obtiennent-ils d’aussi piètres résultats?

  • Parce qu’ils laissent leurs émotions gérer leur portefeuille.
  • Résultat: ils vendent massivement lorsque les marchés ont déjà baissé et rachètent après les remontées.

Le contraire du gros bon sens, quoi!

Le jour de la marmotte

Peu importe l’ampleur d’une correction, le même commentaire revient toujours: «Cette fois, c’est différent. Je suis mieux de sortir du marché et revenir quand ça va se calmer.»

Cette fausse-bonne-idée ne fonctionne pas plus aujourd’hui qu’il y a 40 ans.

Tenter de se synchroniser au marché, ce qu’on appelle du market timing, a échoué en 1987, 2000, 2001, 2008, 2011, 2018 et plus récemment, en 2020.

  • Ça ne fonctionne pas parce que les mouvements boursiers sont aléatoires et imprévisibles.
  • Et comme les plus fortes baisses sont immanquablement suivies des rebonds les plus importants, manquer une seule bonne journée fait toute une différence.  

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L’exemple suivant démontre les bienfaits d’acheter et de conserver.

Imaginez que vous avez investi 10 000 $ en 1986 dans l’indice canadien S&P/TSX.

  • Si, ensuite, vous n’aviez jamais touché à ce placement, vous auriez aujourd’hui plus de 150 000 $.
  • Si, au contraire, vous aviez entièrement vendu ce placement à plusieurs reprises avant d’en réinvestir ensuite le produit dans le même indice, de sorte que vous ayez manqué uniquement les 10 jours pendant lesquelles la croissance de l’indice a été la plus forte ces 34 dernières années, votre placement vaudrait aujourd’hui un peu moins de 50 000 $.

Parce que vos petites frousses vous fait manquer les 10 meilleures journées, elles vous auraient coûté plus de 100 000 $. [détail dans le 3e graphique de cette page]


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Vous ne serez jamais de taille contre les algorithmes et les outils d’intelligence artificielle qui profitent des mouvements de panique des investisseurs amateurs.

  • Dès que des aubaines surgissent, ils repèrent les rabais et comblent les écarts en quelques fractions de seconde.

C’est sans doute en partie pour cela que les marchés se rétablissent maintenant après les replis beaucoup plus rapidement qu’avant.

Warren Buffett a dit que «la bourse est un mécanisme qui permet de transférer la richesse des poches des impatients vers les poches des gens patients». C’est toujours vrai.


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Principaux biais de comportement

C’est dans un miroir que l’investisseur trouvera le principal responsable de ses insuccès. Voici les principaux biais qui nuisent à ses intérêts financiers:

  • Aversion au risque
  • Effet de troupeau
  • Excès de confiance (effet Dunning-Kruger)
  • Mémoire sélective
  • Biais de familiarité

Pour vous protéger contre ces biais, il existe des méthodes efficaces – comme un plan financier avec des cibles personnalisées de rendement, une vision à long terme, une répartition d’actifs stratégiques comptant plus de 6 catégories, des rééquilibrages fréquents, une gestion fiscale efficace… et de la patience.

Ça fonctionne pour la Caisse de dépôt et de placements du Québec, le Régime de pension du Canada et les fonds de retraite.

Il n’y a aucune raison que ça ne fonctionne pas aussi pour vous.

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Moins de jeunes ont l’intention d’acheter une propriété

Publié le 2 déc 2021
Moins de jeunes ont l’intention d’acheter une propriété

(Source: Pixabay)

  • Les intentions d’achat d’une propriété d’ici 5 ans sont en baisse. Selon un sondage réalisé par la firme Léger, 23% des ménages québécois ont l’intention d’acheter une propriété dans les 5 prochaines années, alors qu’ils étaient 25% l’an dernier, selon une étude semblable. 
  • La baisse est surtout marquée chez les 18-34 ans: dans cette tranche d’âge, la proportion des ménages qui voudraient acheter d’ici 5 ans est passée de 52% à 47%. Cette baisse s’explique principalement par l’augmentation des prix de l’immobilier dans les derniers mois. 

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Les hausses des prix ont eu un impact négatif sur les intentions d’achat de 63% des jeunes ménages, selon le sondage commandé par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), le Fonds immobilier de solidarité FTQ, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Le marché locatif pourrait être influencé par les hausses de prix, croit l’APCIQ.

En effet, les locataires ont moins l’intention de déménager.

  • Cette année, 57% des locataires disent qu’il est très probable qu’ils déménagent dans les 5 prochaines années. 
  • L’an dernier, 61% faisaient cette réponse.  

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Selon l’APCIQ, les plus jeunes ménages:

  • augmentent la pression sur le marché locatif; et 
  • partent habiter vers des agglomérations périphériques plus abordables.

Les ménages de 55 ans et plus qui sont actuellement propriétaires, de leur côté, sont moins nombreux qu’avant, selon le sondage, à vouloir retourner en location après la vente de leur résidence. 

Félix Côté
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Le Métavers n’existe pas encore, mais vous pouvez déjà y investir

Publié le 28 nov. 2021
Le Métavers n’existe pas encore, mais vous pouvez déjà y investir

(Source: Pixabay)

  • Horizons et Evolve, deux fournisseurs de fonds négociés en bourse (FNB), ont lancé en bourse le 29 novembre deux FNB canadiens qui parient sur un avenir… virtuel. 
  • Ces FNB prennent la vague de l’intérêt pour le «métavers», le concept d’un univers entièrement virtuel, récemment popularisé par le changement de nom de l’entreprise Facebook pour Meta.

Les deux fonds ont des approches de gestion différentes.

Le FNB Horizons Global Metaverse Index (TSX: MTAV) est passif.

  • Il cherche à reproduire la performance de l’indice Solactive Global Metaverse, qui regroupe des entreprises cotées en bourse qui pourraient bénéficier du développement du métavers.

Comme le métavers n’est encore qu’un concept, les secteurs couverts par ce FNB sont nombreux:

On y trouve les principaux géants technologiques, et des entreprises aussi variées qu’Adobe, IBM, Shopify, Sony, Visa et Walt Disney.


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Le FNB Evolve Metaverse (TSX: MESH) est, de son côté, un fonds géré activement, et plus directement concentré sur les technologies.

  • Ses gestionnaires veulent choisir les entreprises qui leur semblent les plus impliquées dans le développement du métavers.
  • Il comprend des actions de sociétés telles qu’Activision Blizzard, Roblox, Microsoft et Meta Platforms.

Les frais de gestion de ces fonds sont relativement élevés en comparaison de plusieurs autres FNB plus généralistes disponibles sur le marché.

  • 0,55% par année pour MTAV
  • 0,60% pour MESH

Pour aller plus loin: notre chroniqueur en finances critiquait récemment les produits financiers ultraspécialisés et associés à des concepts en vogue dans sa chronique Les produits financiers dont vous n’avez pas besoin.

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Comment vous pouvez mieux investir dans l’innovation

Publié le 26 nov. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment vous pouvez mieux investir dans l’innovation

[crédit photo: Sandro Katalina | Unsplash]

  • Depuis 5 ans, les investissements liés à l’innovation ont enrichi des millions d’investisseurs.
  • Cette tendance peut-elle s’essouffler? Comment y investir tout en diversifiant ses actifs afin de réduire le risque de correction ou de perte financière importante?

Le Nasdaq 100 est l’indice boursier qui contient le plus de titres liés à l’innovation au sens large.

  • Sa performance annualisée moyenne depuis 5 ans est de 28,25%.
  • L’investisseur qui y a investi 100 000 $ en 2016 a accumulé aujourd’hui un magot de 347 000 $.

Impressionnant, n’est-ce pas?

Si on le compare à l’indice principal de la bourse américaine, le S&P 500, sa performance est encore plus saisissante.

  • Au cours de la dernière décennie, le Nasdaq 100 a rapporté 556%, contre 292% pour le S&P 500 (rendements calculés en dollars canadiens).

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Il est sage de réfléchir aux risques après une telle croissance.

Se pourrait-il que les beaux jours des technologies de l’information qui dominent le Nasdaq soient derrière nous?

On sait que l’innovation n’est pas près de s’arrêter.

  • Depuis la maitrise du feu, l’humanité ne cesse d’innover.

Mais, les progrès de demain seront différents de ce qui a caractérisé les récentes décennies.

L’investisseur qui veut à la fois encaisser ses gains passés et profiter des technologies du futur doit être fin stratège.

Une seule certitude: tout va changer!

Les Canadiens peuvent actuellement investir dans plus d’une douzaine de fonds communs et de FNB ciblant les innovations.

Ils sont inégaux, parce que leurs gestionnaires et leurs distributeurs ont des définitions de sous-secteurs technologiques qui varient grandement.

Soyez donc très attentifs aux titres que contiennent ces fonds.

Dans le segment des technos, il ne suffit pas de choisir les grandes entreprises les plus capitalisés: il faut aussi identifier les joueurs plus agiles.


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Certaines tendances lourdes attirent énormément de capital.

Avoir dans son portefeuille des titres qui profiteront de ces tendances pourrait engendrer des gains lorsque d’autres segments de l’économie tireront de la patte.

Voici quelques secteurs qui, à mon avis, sont plus prometteurs que d’autres :

Combiner l’innovation aux facteurs ESG peut améliorer les résultats.

Invesco Canada met en marché ce mois-ci un FNB digne d’intérêt: le Nasdaq 100 ESG (QQCE).

  • C’est le petit frère du QQC, un des principaux fonds indiciels calquant le Nasdaq 100.
  • QQCE ajoute simplement à l’indice Nasdaq 100 des filtres de type ESG (environnement, impact social et saine gouvernance). 

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La méthodologie ESG appliquée dans ce FNB exclut les entreprises liées aux armes et munitions, aux sables bitumineux, au gaz et pétrole de schiste, à l’industrie du nucléaire, au charbon, au tabac, aux jeux de hasard, au cannabis et à l’exploitation sexuelle. 

Comme de nombreuses entreprises sont imbriquées les unes dans les autres, Invesco a resserré les mailles du filtre en éliminant également les sociétés qui gagnent plus de 5% de leurs revenus ou qui possèdent plus de 10% d’une autre entreprise dans les secteurs exclus.

Juste en appliquant ces critères d’exclusion, on parvient à augmenter un peu le rendements du Nasdaq 100.

  • De 2016 à aujourd’hui, l’indice Nasdaq 100 «filtré» ESG a rapporté 250% contre 243% pour l’indice pur.

7% en bonus! Pourquoi s’en passer?

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La moitié des 18-34 ans n’ont pas de plan financier

Publié le 24 nov. 2021
La moitié des 18-34 ans n’ont pas de plan financier

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage Som réalisé pour l’Institut québécois de la planification financière (IQPF), près de 40% des répondants n’ont pas de plan pour leur avenir financier. La proportion monte à 48% chez les moins de 35 ans. Au chapitre des connaissances, c’est pire: 68% des répondants estiment qu’ils n’ont pas les connaissances financières suffisantes pour bien planifier leurs finances.
  • Chantal Lamoureux, PDG de l’IQPF, a indiqué en entrevue à InfoBref que ces résultats s’expliquent par le «tabou que représente encore l’argent dans la société québécoise» et «le niveau de littératie financière qui n’est pas suffisamment élevé». 

«Heureusement, les choses changent», estime Chantal Lamoureux. Elle souligne 2 changements:

  • Le gouvernement fédéral a mis en place à l’automne une stratégie nationale pour la littératie financière. 
  • Depuis 2017, le cours d’éducation financière est obligatoire dans les écoles du Québec pour les élèves de secondaire 5. Ce cours était absent du cursus depuis 2009. 

La majorité des Québécois gèrent eux-mêmes leurs finances, selon le sondage de l’IQPF.  

  • 61% des Québécois n’ont jamais eu recours aux services d’un planificateur financier. 
  • «Beaucoup pensent que le planificateur ne fait que gérer des placements, mais ce n’est pas son seul rôle, explique Chantal Lamoureux. Il peut aider à planifier d’autres aspects, comme une succession, une stratégie de retraite, ou un retour aux études.»

L’IQPF a mis sur pied une série de formations, dont une gratuite, pour apprendre certaines bases des finances personnelles.

Félix Côté
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