Finances personnelles

Nouvelles et tendances qui concernent les finances personnelles, l’argent et les placement des entrepreneurs, gestionnaires et professionnels québécois (voir aussi Banques, Desjardins, Immobilier, Investissement)

Conseils pour vos FINANCES

Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes

Publié le 8 oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes

[crédit photo: Scott Graham | Unsplash]

  • Vous avez des actifs ou des dettes? Alors vous avez intérêt à faire votre testament. Ne serait-ce que pour ne pas léguer des ennuis en héritage.
  • Le testament est un document légal de grande importance. Certaines erreurs peuvent ralentir le règlement d’une succession ou, pire, être à l’origine de conflits entre les héritiers.

Voici les erreurs les plus fréquentes:

1. Se tromper dans ses calculs

Si vous séparez des avoirs en trois à un tiers par personne, vous pouvez arrondir à 33% chacun, mais… il restera 1% de flottant.

De même, si vous séparez des avoirs imposables avec des actifs NON-imposables, il y aura inévitablement des écarts de valeurs nettes après impôt et votre intention d’être équitable ne sera pas respectée.

Si votre patrimoine grandit au fil des ans et que vous acquérez de nouveaux biens importants (chalet, condo dans le sud, participation dans une PME, terrain, etc.), vous feriez mieux de revoir régulièrement votre base de calcul du partage des biens.

2. Nommer des enfants mineurs comme héritiers

Cela laisserait la porte grande ouverte à des ennuis et des complications.

Il y a des principes de base à ne pas négliger comme le fait qu’un enfant qui hérite de plus de 25 000 $ oblige la création d’un conseil de tutelle et d’une administration séparée rigoureuse.

Si vous léguez des REER à un mineur, à moins de circonstances exceptionnelles, il y aura une facture fiscale importante.

Aussi, rien ne dit que votre enfant sera pleinement mature et en mesure de bien gérer des dizaines voire des centaines de milliers $ une fois adulte.

Pensez à la possibilité d’inclure dans votre testament la création d’une fiducie testamentaire. 


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3. Négliger le choix d’un liquidateur testamentaire

Être liquidateur n’est pas une mince tâche.

Alors, sélectionnez-le méticuleusement (et profitez-en pour prévoir un liquidateur remplaçant).

Il faudra bien sûr que cette personne de confiance respecte vos valeurs et soit pleinement consciente de vos volontés.

On ne choisit pas un liquidateur sur la base de son charisme et de son entregent, mais d’abord pour ses qualités d’administrateur, son intégrité et ses compétences.

Selon moi, vous devriez discuter les tâches et responsabilités d’un liquidateur avec les candidats que vous envisagez avant de fixer votre choix.

Attention de ne pas nommer votre comptable ou votre conseiller financier comme liquidateur: cela le placera dans une situation de conflit d’intérêts potentiel.

4. Faire des testaments chacun de son côté

Si vous vivez en couple, vous devriez faire cette démarche à deux.

  • Certes, cela peut soulever des tensions ou raviver des conflits (surtout dans les familles reconstituées).
  • Mais un professionnel d’expérience saura vous faire voir les avantages fiscaux et successoraux de planifier à deux.

Préparer des testaments isolément pourrait engendrer des iniquités flagrantes que vous souhaitez probablement éviter.

Le partage des avoirs entre les enfants d’unions précédentes et ceux de l’union actuelle pose des défis sentimentaux qui ne peuvent se résoudre sans communication. 


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5. Négliger les avantages des produits d’assurance-vie

Lorsqu’il y a désignation de bénéficiaires dans des contrats de fonds distincts (des fonds de placement distribués par les compagnies d’assurances) et des polices d’assurance en cas de décès, le capital versé sera considéré HORS de la succession.

Ce capital pourra servir de complément successoral.  

Par exemple, vous pouvez souscrire à un CELI qui sera investi dans un produit d’assurance avec comme bénéficiaire, un neveu ou une consœur de travail qui vous est chère.

Une police d’assurance peut également couvrir les dettes hypothécaires, les dettes fiscales et celles dues aux cartes de crédit sans que cela affecte la valeur de vos autres biens.

Le règlement au décès des produits d’assurance est généralement très rapide et versé en quelques semaines.

  • Cela peut offrir une liquidité salutaire pour nos proches en situation de dépendance financière.

Autre point non négligeable: ces produits sont quasiment tous exonérés d’impôts au décès.

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Presque un Canadien sur 4 a changé ses projets de retraite à cause de la pandémie

Publié le 3 oct. 2021
Presque un Canadien sur 4 a changé ses projets de retraite à cause de la pandémie

(Source: Steve Buissinne / Pixabay)

  • Selon un sondage Ipsos pour l’Institut canadien des actuaires, 23% des Canadiens qui ne sont pas retraités disent que la pandémie aura un impact sur le moment où ils prendront leur retraite – ou le moment où leur conjoint(e) prendra sa retraite.
  • Parmi les répondants qui prévoient de modifier la date de leur retraite à cause de la Covid-19, 85% prévoient de travailler plus longtemps que prévu.

La grande majorité de ceux qui prévoient de repousser la date de leur retraite, ou dont le conjoint prévoit de repousser la date de sa retraite, le feront parce qu’ils ont besoin d’argent.

  • Une petite minorité le fera plutôt parce qu’au moins un des 2 conjoints peut travailler à la maison et ainsi éviter les risques que les déplacements professionnels (y compris pour se rendre au travail) présentent pour la santé et la sécurité.

Parmi les répondants qui prévoient de modifier la date de leur retraite, 15% disent qu’ils prendront au contraire leur retraite plus tôt, et non plus tard. 

2 raisons, en proportion presque égales, motivent la volonté des répondants qui veulent devancer leur retraite:

  • une mise à pied survenue pendant la pandémie; et
  • le souhait d’éviter des risques de santé associés à un retour au travail.
Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi les robots conseillers n’ont pas tenu leurs promesses

Publié le 1er oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pourquoi les robots conseillers n’ont pas tenu leurs promesses

[crédit photo: Alex Knight | Unsplash]

  • Il y a 10 ans, on prévoyait de beaux jours pour les robots-conseillers qui offraient une nouvelle façon, entièrement numérique et automatisée, de gérer ses placements.
  • On trouve aujourd’hui une quinzaine de robots-conseillers au Canada. Il y a quelques succès d’estime, mais à peu près aucun profit. Voici pourquoi ces produits sont et resteront probablement une niche dans l’offre des services financiers.

En 2014, la famille Nicola de Vancouver lançait le premier robot-conseiller au Canada: Wealthbar.

Il a été suivi de près, la même année par Nest Wealth et par Wealthsimple, qui était largement inspiré de Betterment aux États-Unis.

Ces lancements ont fait beaucoup parler.

Mais les résultats qu’ils ont produits restent modestes.

Tous ont dû se refinancer, trouver des associés, et diversifier leur offre de produits et services pour survivre.

  • Wealthsimple a été vendu à Power Corp., a ouvert une division de courtage en ligne et offre maintenant des comptes d’épargne.
  • WealthBar a été vendu à la Financière CI et sert de complément à ses activités de conseils.
  • Nest Wealth a reçu l’appui de la Banque Nationale et sa plateforme offre désormais des services institutionnels, des produits pour les plus petits clients des conseillers, et des régimes collectifs.

Même constat aux États-Unis.

  • Betterment a ajouté des services de planification financière et de fiscalité, et tente par tous les moyens d’intéresser les clients ayant plus de 100 000 $ à investir.

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Longs à rentabiliser pour leurs créateurs

Aux États-Unis, le compte client moyen administré par un robot conseiller est d’à peine 12 000 $US.

Julien Brault, fondateur de l’application d’éducation financière québécoise Hardbacon, croit que le montant est similaire au Canada.

À 0,2% de marge brute en moyenne par client, ça laisse 2 $ de marge brute par mois.

Or, Randy Cass, fondateur de Nest Wealth, a mentionné l’an passé au Globe and Mail que le coût d’acquisition d’un client pour les robots-conseillers peut atteindre 1000 $.

À ce niveau, il faudrait plus de 40 ans pour récupérer en marge brute cet investissement!

Et cela ne tient même pas compte des coûts pour les salaires, l’infrastructure et la conformité.

La profitabilité arriverait sans doute plus vite en fabriquant des robots culinaires ou aspirateurs de type Roomba…


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Pourquoi peinent-ils à attirer de plus gros comptes?

La réponse tient certainement dans le synchronisme avec le cycle économique, les tendances démographiques, et le marketing déployé depuis leur lancement.

Au Canada, tous les promoteurs de robot-conseiller ont adopté la même stratégie:

  • viser les clients millénariaux
  • vanter le bas niveau des frais de gestion; et
  • dire que les conseils d’experts financiers en chair et en os sont inutiles.

Il s’avère que c’étaient là 3 mauvaises idées.

«La clientèle visée ne fouille pas vraiment dans les frais ET elle ne veut rien savoir de la finance», affirme Julien Brault.

On aurait, selon lui, largement surestimé le taux d’épargne des millénariaux. «Et s’ils ont moindrement d’intérêt pour la finance, ils vont s’ouvrir un compte de courtage et s’acheter des FNB.»

En effet, on trouve maintenant des dizaines de FNB de répartition d’actifs, qui comprennent des proportions variables d’actions et d’obligations diversifiées et qui font le même boulot que les robots, à moindres frais.

Quant à la prétention selon laquelle le conseil en chair et en os allait s’évaporer dans le temps de le dire, on avait oublié un élément crucial: le rouleau compresseur démographique.


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Les transferts de capitaux intergénérationnels d’importance et les défis fiscaux qu’ils impliquent nécessitent le jugement humain, l’expertise et la personnalisation des solutions que seuls peuvent offrir des conseillers financiers et fiscaux d’expérience.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, en 2021, jamais les planificateurs n’ont été aussi occupés. Ce tableau en témoigne:

Actifs sous gestion des investisseurs individuels au Canada, par formule de gestion ou catégorie de produits

Formule de gestion ou catégorie de produitsmilliards $
Marché de détail canadien de l’investissement (cabinets, conseillers, …)4 450
Firmes de courtage avec conseils*1 581
Firmes de courtage en ligne*663
Fonds communs de placement1 701
Fonds négociés en bourse326
Robots conseillers9
Les données les plus récentes ont été compilées en septembre 2021 à partir de diverses sources dont Investor Economics, l’Association canadienne du commerce de valeurs mobilières du Canada et l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC).
* Les montants attribués à ces firmes peuvent comprendre une partie des actifs aussi attribués plus bas de façon distincte aux FCP et aux FNB.

Dans le secteur du conseil financier aussi, le manque de main-d’œuvre est criant.

Tellement, que les grands cabinets tentent de s’alléger en poussant les petits clients vers les «fonds de fonds» en FNB et vers… les robots-conseillers.

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Conseils pour vos FINANCES

Faites votre choix parmi les 3 conditions à remplir pour vous enrichir

Publié le 24 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Faites votre choix parmi les 3 conditions à remplir pour vous enrichir
  • Vouloir être plus riche en remboursant toutes ses dettes: c’est une des 5 résolutions annuelles les plus courantes, aux côtés des souhaits de perdre du poids, de mieux manger, de se remettre en forme, et de cesser de fumer.
  • Mais très peu de gens respectent leurs vœux pieux et modifient durablement leurs comportements. Alors, avec seulement un trimestre à faire avant la fin de 2021, où en êtes-vous?

Il en va des dettes comme du surplus de poids: impossible de s’alléger sans changer quelque chose à son comportement.

À première vue, les variables ne sont pas très nombreuses: on se dit qu’il faut gagner plus, ou dépenser moins, et idéalement faire les deux en même temps.

Récemment, j’échangeais avec Ghislain Maillet, un vice-président de district pour la financière mondiale Fidelity.

Il m’a révélé une recette toute simple, qui mène généralement à l’enrichissement.

La recette est de remplir 2 des 3 conditions suivantes:

  1. Avoir de très bons revenus
  2. Être économe
  3. Faire des placements à long terme

La première condition n’est pas à votre portée? Ce n’est pas un problème.


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2 conditions sur 3

Ghislain me citait l’exemple de Martine, une infirmière. Elle gagnait des revenus moyens, mais:

  • elle était très économe – elle arrivait à mettre 20% de ses revenus nets de côté dans des REEE, des REER et des CELI; et
  • elle investissait le tout dans des placements diversifiés en actions.

À 45 ans, elle avait accumulé 673 000 $.

En y ajoutant la hausse de valeur de son condo, elle est techniquement millionnaire. Sans avoir hérité. Juste grâce à sa persévérance et à son intérêt pour l’investissement. 

Martine n’a certes pas des revenus bien au-dessus de la moyenne, mais elle a respecté les 2 autres exigences: être économe et placer son épargne. Cela lui a réussi. 

Gros revenu, mais peur de la bourse

À l’unité de l’hôpital où elle travaille, Martine côtoie Gilbert.

Ce médecin de 64 ans gagne de très gros revenus.

Il met toujours 5 à 10% de son salaire de côté.

Mais il est incapable de faire des investissements.

  • Il déteste la finance.
  • Il ne peut supporter que la valeur de ses économies fluctue.

Alors, il enferme ses surplus à double tour dans des CPG et des dépôts à terme.

  • Cela lui rapporte moins que l’inflation et il paie un maximum d’impôts sur ces maigres rendements.
  • Mais au moins, il dort tranquille.

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Pourtant, il y a quelques années, son planificateur l’avait convaincu de diversifier ses avoirs.

Pendant quelque temps, Gilbert a obtenu de meilleurs rendements qu’avec les CPG.

Mais certains placements dans son REER l’inquiétaient.

  • Il faisait une fixation sur ceux qui le décevaient, au point que cela nuisait à son sommeil.

Gilbert a un biais cognitif incontrôlable.

Il fait de la «comptabilité mentale»: il analyse séparément et en détail toutes les composantes de son portefeuille au lieu d’en apprécier le résultat dans son ensemble.

On devine qu’il n’a pas conservé très longtemps sa nouvelle stratégie de placement.

  • Il a préféré retourner à ses placements très sûrs, pour que son magot soit à nouveau protégé par le «gérant de la caisse populaire».
  • Malheureusement pour lui, cette décision défie toute logique et il passe à côté de beaucoup d’opportunités.

Mais ne le plaignons pas trop: Gilbert a maintenant une valeur nette de 2,9 millions $.

  • Comme Martine, il fait partie des 5,6% de Canadiens millionnaires.
  • Il le doit au fait qu’il a rempli lui aussi 2 des 3 conditions minimales pour s’enrichir, mais pas les mêmes que Martine: il a de très gros revenus et il économise.

Imaginez si, en plus, il faisait des placements…

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Comment la réélection des libéraux pourrait affecter votre portefeuille

Publié le 21 sept. 2021
Comment la réélection des libéraux pourrait affecter votre portefeuille

[Source: Unsplash]

  • Le maintien au pouvoir du Parti libéral du Canada aura des conséquences sur les finances des Canadiens. Certains risquent d’être plus concernés que d’autres. 
  • Ce pourrait être votre cas si vous souhaitez acheter une maison, si vous avez des enfants, si vous êtes une personne âgée, si votre revenu est élevé ou si vous détenez des actions de grandes banques canadiennes. 

Le parti libéral a obtenu un mandat minoritaire.

  • Par conséquent, il devra négocier avec les autres partis pour mettre en œuvre certaines des promesses faites au cours de la campagne électorale.

Voici quelques-unes des promesses libérales, que l’on regarde d’un autre œil maintenant que l’élection est passée.

En immobilier, le parti de Justin Trudeau veut donner un coup de pouce aux premiers acheteurs. Il s’est engagé à: 

  • créer un nouveau compte d’épargne pour l’achat d’une propriété, qui permettrait aux moins de 40 ans d’accumuler à l’abri de l’impôt jusqu’à 40 000$ pour une mise de fonds;
  • réduire de 25% la prime imposée par la Société canadienne d’hypothèque et de logement pour l’assurance hypothécaire; et
  • doubler le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (CIAPH), qui passerait de 5 000$ à 10 000$.

Les libéraux veulent aussi augmenter l’offre de logements disponibles. Ils ont promis:

  • de construire, maintenir ou rénover 1,4 million de logements au pays; et
  • d’instaurer un nouveau crédit d’impôt de 15% pour les ménages qui rénovent leur propriété afin de loger un membre de leur famille. 

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Les parents de jeunes enfants pourraient bénéficier de la promesse du parti libéral de créer un programme national de garderies à 10 $.

  • Le Québec, qui a déjà son propre programme de garderie subventionnée, recevrait en contrepartie 6 milliards $ sur cinq ans pour l’ajout de nouvelles places. 

Les personnes âgées à faibles revenus pourraient bénéficier d’une augmentation du Supplément de revenu garanti de:

  • 500 $ de plus pour les personnes seules; et
  • 750 $ de plus pour les couples.

Les grandes banques canadiennes et les compagnies d’assurance dont les profits sont supérieurs à 1 milliard $ sont la cible du gouvernement libéral, qui veut taxer davantage leurs profits.

  • Le parti a promis de temporairement faire passer de 15% à 18% leur taux d’imposition.
  • Il veut aussi leur imposer un «dividende de relance».
  • Ces deux mesures pourraient, selon le parti libéral, renflouer les coffres de l’État de 2,5 milliards $ en 4 ans.
  • Mais elle pourrait aussi pousser les institutions financières du pays à revoir à la baisse les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires, ce qui influencerait sans doute le cours de leurs actions. 

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Les Canadiens qui gagnent un revenu élevé pourraient être assujettis à un impôt minimum de 15%.

  • Selon la plateforme libérale, cet impôt éliminerait la «capacité des hauts salariés à ne pas payer d’impôt de façon artificielle par un recours excessif aux déductions et aux crédits».
Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Préparez-vous à payer votre impôt sur les bitcoins et cryptomonnaies

Publié le 17 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Préparez-vous à payer votre impôt sur les bitcoins et cryptomonnaies

[Image de Mohamed Hassan | Pixabay]

  • À mesure que les grandes institutions financières intègrent les actifs numériques tels que les cryptomonnaies dans leur inventaire de produits, les agences du revenu précisent leurs directives.
  • Au Canada, les gains en valeur sur la vente de bitcoins et d’autres actifs cryptographiques sont pleinement imposables – de notre vivant, et même après notre décès.

Comme les cryptomonnaies n’ont pas cours légal au Canada, l’Agence de revenu du Canada (ARC) les traite non pas comme de l’argent, mais comme des marchandises aux fins de la loi sur les impôts des particuliers et des sociétés.

  • Si un particulier n’en fait pas son activité principale ni le commerce, ses gains seront considérés comme du gain en capital, imposable à 50%.
  • Mais s’il en fait son activité principale, alors ses gains sont du revenu d’entreprise, pleinement imposable.

Revenons aux cas les plus communs pour les particuliers. Vous allez voir, l’ARC a pensé à tout.

Sortez vos calculettes!

À peu près toutes les transactions en crypto sont considérées comme une disposition, c’est-à-dire une vente de la cryptomonnaie:

  • vendre ou donner des actifs numériques, que ce soit à un proche ou à un inconnu;
  • échanger une cryptomonnaie pour une autre;
  • convertir des cryptos en devise officielle canadienne ou étrangère;
  • les utiliser pour acheter des biens et services.

Toutes ces transactions sont donc imposables si la valeur en dollar canadien de la cryptomonnaie a augmenté depuis que vous l’avez achetée.

Dans toutes ces circonstances, on doit être en mesure de préciser le coût d’acquisition et le prix de disposition.

  • Alors préparez-vous à tenir à jour un tableau Excel détaillé de toutes vos transactions d’achat et de vente, avec dans tous les cas une valeur défendable auprès des autorités fiscales.

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C’est la différence entre le coût d’achat et le prix à la disposition qui constitue le gain en capital imposable.

Si vous achetez un produit ou un service avec une cryptomonnaie, l’ARC considère que vous faites du troc.

  • Dans ce cas, cela pourrait être la valeur en dollars canadiens de ce que vous achetez qui établit la valeur de la cryptomonnaie au moment où vous l’utilisez.

Par ailleurs, l’ARC considère que les achats et ventes de produits et services au moyen d’une cryptomonnaie comme bitcoin, litecoin, dogecoin, ethereum, ripple ou autre vous obligent à payer et gérer les taxes de vente – TPS et TVQ – exactement comme si vous les achetiez en dollars.


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Vous ne les emporterez pas au paradis!

Le décès entraîne, sur le plan fiscal, une disposition de tous les actifs du défunt.

C’est le cas pour les cryptomonnaies, comme pour une résidence secondaire ou les actions d’une société.

Si la juste valeur marchande au moment du décès est supérieure au prix qui a été payé pour acheter la cryptomonnaie, on est en présence d’un gain en capital imposable. 

Exemple: Jean-Martin possédait 2 bitcoins dans son portefeuille numérique.

Il est décédé d’un accident de voiture et sa succession se demande comment calculer l’impôt. 

  • Il est décédé le 10 septembre 2021.
  • À ce moment, le bitcoin valait 45 500 $ américains.
  • Comme, il en détenait 2, ça revient à 96 000 $US, ce qui correspond à environ 122 000 $ canadiens.
  • Il avait acheté ses bitcoins en 2017 pour 6314 $ canadiens au total.
  • Son gain en capital est donc de 115 686 $.
  • La moitié, soit 57 843 $, est imposable.
  • Si le taux d’imposition applicable est de 45%, sa succession aura 26 029 $ en impôt à payer sur les profits réalisés par ses cryptos.

Les cryptomonnaies échappent au contrôle des gouvernements et des banques centrales.

Mais vous, vous n’échappez pas à la fiscalité. Pensez-y.

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Quelles entreprises québécoises ont le mieux performé en bourse depuis 3 ans?

Publié le 14 sept. 2021
Quelles entreprises québécoises ont le mieux performé en bourse depuis 3 ans?

La Bourse de Toronto (Source: TMX)

  • La Bourse de Toronto vient de publier un palmarès des 30 entreprises canadiennes cotées en bourse qui ont donné le meilleur rendement sur les 3 dernières années, du 1er juillet 2018 au 30 juin 2021. 
  • 5 entreprises ayant leur siège social au Québec figurent dans cette liste, dont TFI International et Marché Goodfood. 

Pour calculer le rendement des entreprises, la Bourse de Toronto a tenu compte de l’appréciation du cours de leur action et des dividendes qu’elles ont versés.

Au Canada:

  • La capitalisation boursière globale des entreprises du TSX 30 s’est appréciée de 248 milliards $ dans les 3 dernières années, et le rendement moyen de leurs actions a été de 302%.
  • 14 des 30 entreprises qui figurent au classement sont issues du secteur minier, et 5 du secteur des technologies.
  • La minière Aura Minerals (TSX: ORA) arrive en tête de liste, avec un rendement de 1125%.
  • Le nouveau géant canadien du commerce électronique Shopify (TSX: SHOP) la suit en deuxième place avec un rendement de 846%.

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Les 5 entreprises québécoises qui figurent au palmarès TSX 30:

  • 12e Aya or & argent (TSX: AYA): rendement de 253%
  • 17e GDI Services aux immeubles (TSX: GDI): 212%
  • 19e Marché Goodfood (TSX: FOOD): 206%
  • 20e TFI International (TSX: TFII): 198%
  • 25e Tecsys (TSX: TCS): 181%
Félix Côté
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Au tour de Desjardins d’abolir les commissions sur les transactions boursières

Publié le 13 sept. 2021
Au tour de Desjardins d’abolir les commissions sur les transactions boursières

[Source: Disnat]

  • Desjardins Courtage en ligne (Disnat) vient d’éliminer la commission de 6,95 $ que ses clients devaient payer sur les transactions d’actions et de FNB canadiens et américains.
  • La plateforme rejoint ainsi la courte liste des plateformes de courtage en ligne au Canada qui ne réclament aucuns frais de transaction. 

Au Canada, 2 autres courtiers permettent déjà de négocier sans frais des actions et des FNB:

  • Wealthsimple Trade a été le premier à le faire dès son lancement en 2019.
  • Banque Nationale Courtage direct a été le premier courtier en ligne d’une grande banque canadienne à abolir ses frais de transaction, à la fin d’août. 

Les autres courtiers en ligne facturent des frais qui oscillent entre 5 $ et 10 $ par transaction [détails dans notre article sur les frais facturés par les courtiers en ligne au Canada].

  • Mais plusieurs experts disent que c’est une question de temps avant que les autres courtiers en ligne offrent eux aussi la gratuité pour les transactions.
  • Déjà, certaines plateformes, comme BMO Ligne d’action de la Banque de Montréal, permettent d’acheter certains FNB sans payer de frais de transaction. 

Si la tendance se maintient, ce que l’on appelait auparavant le courtage à escompte pourrait bientôt devenir du courtage gratuit.

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Nouveaux investisseurs autonomes: 3 risques à surveiller

Publié le 10 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Nouveaux investisseurs autonomes: 3 risques à surveiller

[crédit photo: Sammie Chaffin | Unsplash]

  • Lorsqu’ils choisissent eux-mêmes leurs placements, les nouveaux investisseurs autonomes négligent souvent des biais de comportement.
  • Ils omettent aussi parfois de tenir compte des fluctuations importantes des devises.

La popularité des plateformes de courtage en ligne favorise l’arrivée de nouveaux investisseurs intéressés à gérer eux-mêmes leurs économies.

  • Cette tendance est assez marquée.
  • Elle est stimulée par la croissance importante des valeurs boursières depuis deux ans, mais aussi par des initiatives comme celle de Banque Nationale Courtage direct d’éliminer les commissions de transactions d’achat de FNB et d’actions. 

Plusieurs risques guettent les novices

À mon avis, les prochains mois vont «tester» l’aptitude des nouveaux investisseurs autonomes à supporter la vraie nature des marchés.

En plus des risques normaux inhérents aux placements boursiers, 3 risques sont à considérer. Les 2 premiers sont liés à la finance comportementale.

L’effet de récence est un biais cognitif facile à concevoir: en général, on accorde plus d’importance aux évènements récents et on a tendance à croire que les histoires toutes fraîches se répèteront.

Conduiriez-vous une voiture sport sur une route sinueuse des Rocheuses en gardant les yeux rivés sur le rétroviseur? La catastrophe serait assurée.

Non, les évènements récents observés en bourse en 2021, 2020 ou même 2019 ne vont probablement pas se répéter à moyen et long terme.

Quand on lit l’histoire économique, on constate qu’elle est ponctuée de surprises, d’évènements imprévisibles qui bousillent toutes les prévisions.


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L’excès de confiance se caractérise par un sentiment de contrôle qui nous amène à surestimer exagérément nos connaissances réelles.

Quelques bons coups peuvent nous donner l’impression d’être plus compétent qu’on l’est dans les faits.

L’excès de confiance tend à multiplier les transactions et… les erreurs.

Le risque de change est un troisième risque sur lequel j’attire votre attention.

Celui-ci est technique, mais non moins significatif pour la valeur d’un portefeuille.

Lorsque survient un évènement d’envergure, qu’il soit géopolitique, économique ou social, on observe souvent des mouvements importants de capitaux entre les différentes devises.

Cette volatilité peut être assez brusque.

Prenons l’exemple du dollar canadien qui est descendu à 69 cents américains en mars 2020.

  • Pour un investisseur canadien qui détenait des actions américaines, cette baisse a atténué la chute des marchés.
  • Mais, lorsque le huard a pris une envolée spectaculaire lors de la reprise des marchés, le même investisseur a perdu au change.

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Des milliers de dollars en moins

Cela a pu coûter cher à des investisseurs qui, l’an passé, n’ont pas choisi la bonne option parce qu’ils ont fait une fausse lecture des mouvements de devises, ou parce qu’ils ont surestimé leurs connaissances.

Un exemple: comparons la performance de deux FNB qui reproduisent le rendement de l’indice américain Nasdaq 100.

Depuis 12 mois:

  • le rendement du FNB Horizons Nasdaq 100 a été de 35,6%,
  • tandis que celui du FNB BMO Nasdaq 100 couvert en $CAN a été de 41%.

Un tel écart de 5,4% est significatif.

Sur le long terme, il peut finir par représenter des dizaines de milliers de dollars en perte d’opportunité.

Pour éviter ce risque, vous pouvez limiter vos investissements étrangers, approfondir vos connaissances, ou encore opter pour des solutions gérées qui rééquilibrent les proportions de vos catégories de placements et atténuent les risques liés aux devises en adaptant de façon dynamique les couvertures de change grâce à des algorithmes.

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MTY et Bombardier seront bientôt de retour dans l’indice S&P/TSX 60

Publié le 9 sept. 2021
MTY et Bombardier seront bientôt de retour dans l’indice S&P/TSX 60

La Bourse de Toronto (Source: TMX)

  • Expulsées de l’indice de la bourse de Toronto il y a environ un an, 2 entreprises québécoises, MTY et Bombardier, réintègreront l’indice le 20 septembre, puisqu’elles respectent à nouveau les critères pour y figurer. 
  • Ce changement de statut pourrait influencer le cours de ces titres: ces entreprises seront plus visibles, et elles seront massivement achetées par les fonds indiciels qui suivent les indices boursiers du TSX, ce qui pourrait hausser la demande et donc leur prix.  

Pour qu’une société puisse figurer dans l’indice S&P/TSX:

  • sa capitalisation boursière doit être supérieure à 0,04% de celle de l’ensemble des sociétés de l’indice; et
  • son action doit se négocier à une valeur supérieure à 1 $ par action.

Les actions de Bombardier (TSX: BBD) et de MTY (TSX: MTY) ont bien progressé depuis un an. 

  • Après un creux de 0,28 $ le 13 novembre, Bombardier se négociait hier à 1,90 $.
  • MTY, dont le titre était descendu sous 18 $ après le début de la pandémie, se négociait hier à 68 $. 

6 autres entreprises canadiennes rejoindront l’indice composé du TSX le 20 septembre:

  • Birchcliff Energy (TSX: BIR)
  • Converge Technology Solutions (TSX: CTS)
  • Docebo (TSX: DCBO)
  • K92 Mining (TSX: KNT)
  • Telus (TSX: T)
  • Well Health Technologies (TSX: WELL)

En revanche, Trillium Therapeutics (TSX: TRIL) quittera l’indice. 

Félix Côté
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Desjardins emprunte de l’argent pour des investissements responsables

Publié le 9 sept. 2021
  • La coopérative financière a émis ses premières obligations durables, une catégorie de placement que cherchent certains investisseurs, pour un montant totalisant 500 millions $.  
  • Desjardins veut se servir de l’argent prêté par les acheteurs de ces obligations pour financer des prêts ou des projets qui remplissent des critères de responsabilité sur les plans environnemental ou social. 

Ces obligations seront émises sous la forme de billet de premier rang. 

  • Elles offrent un taux d’intérêt fixe de 1,587% et arriveront à échéance en 2026. 

Elles financent des projets en lien avec les catégories suivantes:

  • énergies renouvelables
  • efficacité énergétique
  • transport propre
  • contrôle de la pollution 
  • production alimentaire durable
  • logement abordable
  • bâtiments verts
  • gestion durable de l’eau
  • accès aux services essentiels

Ces catégories sont exclues:

  • tabac, charbon thermique, armes non conventionnelles ou nucléaires, prêts à des conditions abusives, jeux de hasard, divertissement pour adulte.

Dans les prochaines années, Desjardins veut multiplier ses émissions d’actions durables.

  • «On peut s’attendre à des émissions de manière régulière chaque année», a confirmé à InfoBref un responsable chez Desjardins. 
Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Un virus qui contamine vos placements?

Publié le 3 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Un virus qui contamine vos placements?

[crédit photo: Gerd Altmann | Pixabay]

  • Les conflits d’intérêts minent la confiance des investisseurs envers les institutions et nuisent à l’atteinte de vos objectifs.
  • Une récente réforme des autorités canadiennes des marchés financiers oblige maintenant les cabinets à informer les clients des situations pouvant entrainer des conflits d’intérêts. Vous devriez y porter attention.

Récemment, un auditeur de mon balado, Sylva, m’a fait parvenir le relevé de placement, daté du 30 juin dernier, de son compte géré par une grande société financière. Il était intrigué par une mention encadrée figurant sur la première page.

ENTRÉE EN VIGUEUR DE LA NOUVELLE DÉCLARATION DES CONFLITS D’INTÉRÊTS  Conformément à une nouvelle réforme des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, vous trouverez ci-joint la déclaration des conflits d’intérêts. À noter qu’aucune action n’est requise de votre part. 

Je ne suis absolument pas d’accord avec la fin de la dernière phrase: «aucune action n’est requise de votre part».

Elle est valide seulement pour les gens qui comprennent parfaitement de quoi il s’agit et, surtout, qui savent ce qu’il faut faire pour ne pas être exposé à des conflits d’intérêts potentiels.

L’action à faire immédiatement est plutôt d’analyser attentivement toutes les pages des relevés et de chercher des précisions.

Dans ce cas, le chat sort du sac à la page 9, après les notes légales. C’est un court paragraphe nommé «rémunération incitative» qui a éclairé ma lanterne et celle de Sylva.

«Le représentant peut gagner une rémunération incitative sous la forme d’un boni en plus de son salaire (…). Les programmes de bonification sont basés sur plusieurs critères, dont la profitabilité du produit pour [nom de la financière] et des volumes de ventes. Le représentant pourrait donc être incité à recommander un produit afin d’atteindre son objectif de vente, même s’il ne s’agit pas du meilleur produit pour répondre aux besoins et aux objectifs de placement du client (…).»

À long terme, les conflits peuvent vous coûter une fortune

Ceci n’a rien d’anodin.

On comprend qu’avant même d’avoir écouté son client, un représentant de cette financière pourrait avoir déjà choisi des produits favorisant d’abord la profitabilité de la firme, et ce, aux dépens des meilleurs intérêts du client.


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Si un conseiller libre de toute contrainte cherche, dans la catégorie «équilibré mondial neutre», le portefeuille de fonds ou le FNB le moins onéreux en frais et le plus payant pour le client, il a le choix parmi 551 produits.

Leurs rendements annualisés moyens sur 10 ans varient entre 1,8% et 14,9%.

Pour un investisseur qui aurait investi 100 000 $ il y a 10 ans, l’écart est monstrueux.

  • Le portefeuille qui a obtenu le meilleur résultat a maintenant une valeur marchande de 401 400 $.
  • Celui qui a obtenu la plus faible croissance a une valeur de seulement 119 178 $.
  • C’est un écart – je devrais plutôt dire un canyon – de 282 222 $.

Et si le portefeuille qui a obtenu le plus faible rendement avait été celui qui, justement, avait appartenu à la société financière, et que le représentant avait recommandé à son client pour augmenter sa propre rémunération?

Dans cette hypothèse, l’impact aurait été spectaculaire: le «virus du conflit d’intérêts» aurait pu bouffer 93% de la croissance potentielle.

La bonne nouvelle, c’est que les clients sont maintenant avisés et peuvent prendre des décisions financières plus éclairées.

Je lève mon chapeau aux Autorités canadiennes en valeurs mobilières pour cette réforme essentielle à la protection des meilleurs intérêts des investisseurs.


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Conseils

  • Si vous trouvez ce genre d’avertissement dans vos relevés, exigez un rendez-vous en personne avec votre représentant.
  • Demandez la preuve que vos produits sont les meilleurs ou les mieux adaptés à vos objectifs.
  • Exigez des détails sur sa rémunération et ses bonis.
  • Si les réponses ne vous conviennent pas, cherchez du soutien auprès de firmes ou de planificateurs libres d’offrir tous les produits de l’industrie sans contrainte ni conflits d’intérêts potentiels.

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