Prêts et taux d’intérêt

Nouvelles, données et tendances concernant les prêts et les taux d’intérêt, et l’impact de l’évolution des taux sur les hypothèques, la dette publique et les marchés financiers [voir aussi: Bourse, Immobilier, Inflation, Investissement, Politique économique]

Desjardins emprunte de l’argent pour des investissements responsables

Publié le 9 sept. 2021
Desjardins emprunte de l’argent pour des investissements responsables

(Source: Wikipédia)

  • La coopérative financière a émis ses premières obligations durables, une catégorie de placement que cherchent certains investisseurs, pour un montant totalisant 500 millions $.  
  • Desjardins veut se servir de l’argent prêté par les acheteurs de ces obligations pour financer des prêts ou des projets qui remplissent des critères de responsabilité sur les plans environnemental ou social. 

Ces obligations seront émises sous la forme de billet de premier rang. 

  • Elles offrent un taux d’intérêt fixe de 1,587% et arriveront à échéance en 2026. 

Elles financent des projets en lien avec les catégories suivantes:

  • énergies renouvelables
  • efficacité énergétique
  • transport propre
  • contrôle de la pollution 
  • production alimentaire durable
  • logement abordable
  • bâtiments verts
  • gestion durable de l’eau
  • accès aux services essentiels

Ces catégories sont exclues:

  • tabac, charbon thermique, armes non conventionnelles ou nucléaires, prêts à des conditions abusives, jeux de hasard, divertissement pour adulte.

Dans les prochaines années, Desjardins veut multiplier ses émissions d’actions durables.

  • «On peut s’attendre à des émissions de manière régulière chaque année», a confirmé à InfoBref un responsable chez Desjardins. 
Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Voici comment enrichir les jeunes familles

Publié le 27 août 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Voici comment enrichir les jeunes familles

[photo: Emil Kalibradov | Unsplash]

  • Le premier ministre sortant Justin Trudeau propose de taxer les banques à 3% de plus. Il veut aussi distribuer encore plus de milliards avec un super CELI aux stéroïdes destiné aux premiers acheteurs de maison.
  • Pour redonner de l’argent aux jeunes familles, il y a mieux à faire. Voici une idée qui réussirait vraiment à regarnir le bas de laine des Canadiens.

D’abord, parlons un peu de la proposition des libéraux fédéraux taxer les banques à 3% de plus.

Pas fous les banquiers: ils trouveront rapidement un moyen de contenir cette hausse probable.

Je ne suis pas inquiet pour eux.

Ils financent généreusement TOUS les partis politiques et ont des lobbyistes dans toutes les craques de plancher des parlements du pays.

3% de plus, à première vue, ça semble peu.

Mais, étant donné le montant des profits des banques canadiennes, il est question de milliards $ annuellement.

Pas grave:

  • Les banquiers n’auront qu’à augmenter les frais et pénalités en répartissant généreusement ces augmentations dans leurs centaines de produits et services financiers.
  • Les milliards que le fédéral obtiendra proviendront directement de la poche des clients.
  • Autrement dit, cela deviendra une autre taxe déguisée.

Pour avoir un effet inverse et durable, le fédéral pourrait plutôt plafonner les taux d’intérêt des prêts personnels, ainsi que celui des cartes de crédit.

Parce que c’est actuellement le crédit à la consommation qui pèse le plus lourd sur le budget des familles.

Avec 76,2 millions de cartes de crédit Visa et MasterCard en circulation au Canada, ces cartes sont un des instruments de paiement préférés des citoyens.

Mais elles créent un problème majeur pour l’accès à une première maison.

Les soldes impayés affectent lourdement le dossier de crédit et le pointage de la cote de solvabilité personnelle.

Si vous avez 10 000 $ en solde impayé sur une carte de crédit à 19,99%:

  • En remboursant un solde minimum requis de 300 $, vous mettrez 4 ans et 2 mois pour retirer ce boulet de votre pied.
  • Le total des intérêts payés sera de 4 714 $, en plus du capital de 10 000 $. [source: calculatrice de paiement de carte de crédit]
  • Or ce sont des dollars APRÈS IMPÔT.

Dans ces conditions, avec un taux d’intérêt aussi élevé, il devient presque impossible de se sortir de l’endettement chronique.


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Plafonner le taux des cartes de crédit, ça presse!

Je crois qu’il est souhaitable de limiter le taux d’intérêt des cartes de crédit:

  • soit à un multiple du taux préférentiel, disons 3 fois – en ce moment, le taux préférentiel est de 2,45%; 3 x 2,45% = 7,35%;
  • soit à 4% de plus que l’inflation; le taux annuel de l’IPC en pourcentage de variation sur 12 mois est de 2,6%;  2,6% + 4% = 6,6%.

Le plus bas des deux taux s’appliquerait et serait le MAXIMUM que les banques pourraient faire payer.

Ce serait déjà généreux pour les émetteurs de cartes et les institutions prêteuses, et cela apaiserait les clients.


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Vous me trouvez idéaliste?

Je vous rappelle que le rendement annuel moyen sur les actions des grandes banques canadiennes est rarement inférieur à 14%.

Ce qui est scandaleux, c’est de constater l’écart actuel entre le taux moyen des cartes de crédit et le taux directeur de la Banque du Canada.

  • Le taux des capitaux prêtés entre les banques n’est que de 0,25%.
  • Une carte de crédit offrant un taux de 19,99% correspond techniquement à un gain de 19,74%.
  • Mais, rapporté au coût de capital, ce gain donne une marge brute de presque 7800%.

Si les politiciens souhaitent vraiment faciliter l’accès à la propriété, il faut regarder du côté des abus dans la distribution du capital et les intérêts facturés aux consommateurs.

Alléger le fardeau de l’endettement serait un grand pas en avant.

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Fix4 lève 7,2 millions $ pour vous prêter de l’argent pour réparer votre auto

Publié le 18 août 2021
Fix4 lève 7,2 millions $ pour vous prêter de l’argent pour réparer votre auto

(Source: Unsplash)

  • La jeune pousse montréalaise Fix4 Capital offre des prêts dédiés exclusivement à payer des réparations automobiles. Le taux d’intérêt est élevé – 19,9% – mais les prêts sont disponibles rapidement, en ligne, aux personnes dont la cote de crédit ne permet pas d’avoir accès à du financement traditionnel. Fix4 leur prête jusqu’à 10 000 $, en se basant sur la valeur de revente de l’auto qu’elles possèdent.
  • Fondée l’an dernier, la société vient de clore une ronde de financement d’amorçage de 7,2 millions $ auprès des sociétés financières montréalaises Tactico et Keira Capital, et d’investisseurs providentiels. 

L’accès à la propriété est devenu encore plus difficile à Montréal et à Québec

Publié le 4 août 2021
L’accès à la propriété est devenu encore plus difficile à Montréal et à Québec

(Source: Pixabay)

  • Selon le dernier rapport de la Banque Nationale, l’indice d’«abordabilité», qui permet de comparer le coût d’achat d’un logement au revenu moyen, s’est encore dégradé au 2trimestre dans toutes les grandes villes canadiennes. Il s’agit de la plus forte détérioration depuis 1994. 
  • À Montréal, les paiements hypothécaires pour l’achat d’un logement coûtent maintenant en moyenne 32% du revenu médian. C’est la moyenne la plus élevée depuis 2000. À Québec, l’immobilier demeure plus abordable: les paiements hypothécaires coûtent en moyenne 22% du revenu médian. 

À l’échelle nationale, les ménages des grandes villes canadiennes doivent désormais consacrer en moyenne 45% de leurs revenus bruts à payer leur hypothèque – la moyenne depuis 1980 était de 43%.

Pourquoi l’achat d’un logement est devenu beaucoup moins abordable au dernier trimestre, selon le rapport [PDF]: 

  • La croissance des revenus et la baisse des taux d’intérêt étaient propices à l’amélioration de l’accessibilité immobilière ces 2 dernières années. 
  • Mais ce n’est plus le cas cette année, à la fois parce que «la croissance des revenus est facilement dépassée par la hausse des prix des maisons» et parce que les taux d’intérêt hypothécaires ont augmenté.

À Montréal, pour «financer adéquatement» l’achat d’une propriété, les ménages ont désormais besoin d’un revenu annuel d’au moins: 

Juste au cours du 2e trimestre, le prix des condos a augmenté de 4,6% et celui des autres logements, de 6%.


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Dans la région de Québec, les ménages doivent avoir un revenu annuel d’au moins:

  • 100 000 $ pour une propriété unifamiliale, d’un prix moyen de 493 000 $; et
  • 72 000 $ pour un condo, d’un prix moyen de 356 000 $.
  • 67 500 $ pour financer l’achat d’une propriété unifamiliale, d’un prix moyen de 330 000 $; et
  • 46 500 $ pour un condo, d’un prix moyen de 228 000 $. 

Les logements ne redeviendront pas plus abordables cette année. 

  • Certes, ces dernières semaines, «les ventes de maisons ont ralenti, les prix semblent décélérer dans certains marchés, et les taux d’intérêt hypothécaires ont légèrement baissé», reconnaît le rapport.
  • Mais les indices liés à la revente montrent que le marché favorise encore l’augmentation du prix des maisons.
Johanna Sabys
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Le paiement minimal de certaines cartes de crédit va augmenter à 3% du solde

Publié le 21 juil 2021
Le paiement minimal de certaines cartes de crédit va augmenter à 3% du solde

(Source: Unsplash)

  • Le paiement périodique minimal exigé sur les cartes de crédit entrées en vigueur avant le 1er août 2019 est actuellement de 2,5% du solde de la carte. À compter du 1er août cette année, il augmentera à 3%. 
  • Afin de contrer le surendettement des ménages, le gouvernement fédéral avait adopté en 2019 une mesure pour hausser progressivement le paiement minimal des cartes de crédit jusqu’à 5% du solde en 2025. Le paiement minimal des cartes entrées en vigueur depuis août 2019 est déjà de 5% ou plus.

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Pas de hausse des taux d’intérêt avant la seconde moitié de 2022, dit la Banque du Canada

Publié le 14 juil 2021
Pas de hausse des taux d’intérêt avant la seconde moitié de 2022, dit la Banque du Canada

(Source: Banque du Canada)

  • La Banque du Canada a annoncé qu’elle maintiendra son taux d’intérêt directeur à 0,25% jusqu’à ce que sa cible d’inflation annuelle de 2% soit atteinte «de manière durable».
  • Cela ne devrait pas se produire avant la seconde moitié de 2022, selon l’institution. Elle croit que l’économie canadienne n’est pas encore prête à composer avec une hausse des taux d’intérêt.  

Actuellement, l’inflation est supérieure à 2% au Canada. 

  • En mai, l’inflation était de 3,6% (sur une base annuelle), ce que la Banque explique par les prix élevés de l’essence et la ruée des consommateurs suite à la réouverture de l’économie. 
  • La Banque prévoit que l’inflation restera au-dessus de 3% au moins jusqu’à la fin de l’année, pour redescendre autour de 2% en 2022.

La Banque juge donc que l’inflation actuelle est un phénomène passager et non durable.

La relance économique est inégale, note-t-elle.

  • D’un côté, les économies mondiales se remettent «fermement» de la pandémie et la vaccination continue de progresser. La Banque prévoit que l’économie canadienne progressera de 6% en 2021 et de 4,6% en 2022.  
  • De l’autre, la Banque est préoccupée par la propagation de nouveaux variants, notamment dans des régions où le taux de vaccination est faible. 
Félix Côté
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Immobilier: la SCHL allège ses critères d’assurance hypothécaire

Publié le 5 juil 2021
Immobilier: la SCHL allège ses critères d’assurance hypothécaire

(Source: Unsplash)

  • La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) abaisse ses critères de souscription pour toutes les nouvelles demandes d’assurance prêt hypothécaire.
  • Il y a 12 mois, la SCHL avait rehaussé ses critères de souscription pour protéger le marché immobilier des effets de la pandémie. L’organisme juge que cette prudence supplémentaire n’est plus nécessaire et elle a rétabli ses critères antérieurs.

Qu’est-ce que l’assurance prêt hypothécaire?

  • Les acheteurs d’une habitation dont la mise de fonds est inférieure à 20% doivent se procurer une assurance prêt hypothécaire. 
  • Cette assurance protège le prêteur dans le cas où l’emprunteur (l’acheteur) serait incapable d’effectuer ses paiements hypothécaires.
  • Au Canada, il est possible de souscrire une telle assurance auprès d’un organisme gouvernemental, la SCHL, ou auprès d’assureurs privés tels que Genworth et Canada Guaranty.

La SCHL exige à compter d’aujourd’hui:

  • que l’amortissement brut de la dette (ABD) d’un emprunteur ne dépasse pas 39% de son revenu brut mensuel (la limite maximale avait été abaissée à 35% en juillet 2020);
  • que l’amortissement total de la dette (ATD) d’un emprunteur ne dépasse pas de 44% (la limite maximale avait été abaissée à 42% il y a un an); 
  • qu’au moins un des emprunteurs ait une cote de crédit d’au moins 600 (la cote minimale avait été rehaussée à 680 il y a un an).

Comment sont calculés l’ABD et l’ATD:

  • L’ABD est le montant mensuel nécessaire à l’emprunteur pour payer ses versements hypothécaires, l’impôt foncier, le chauffage, et une proportion de ses frais de copropriété dans le cas d’une copropriété.
  • L’ATD correspond à l’ABD auquel on ajoute les montants mensuels nécessaires pour rembourser toute autre dette, comme le remboursement d’un prêt automobile ou d’une carte de crédit.
Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Immobilier: pourquoi le balancier finira forcément par revenir

Publié le 11 juin 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Immobilier: pourquoi le balancier finira forcément par revenir

[image: Geralt | Pixabay]

  • Présentement au Québec, le prix moyen d’une maison unifamiliale est de 448 600 $. C’est beaucoup d’argent. Mais il est possible de souscrire à une hypothèque de 5 ans fermée à 1,99%. Ça, c’est très peu.
  • En septembre 1981, le taux de 5 ans fermé atteignait son sommet historique: 20,75% – 10 fois plus qu’aujourd’hui. Mais à l’époque, le prix moyen des maisons au Québec était inférieur à 50 000 $ – 10 fois moins qu’aujourd’hui.

En analysant le prix moyen des maisons unifamiliales depuis 40 ans, je me suis rappelé la formule qu’il faut garder en tête quand on fait des comparaisons: «toutes choses étant égales par ailleurs».

Elle s’applique admirablement bien au marché immobilier.

Entre 1981 et 2021, la principale «chose» qui n’est pas égale est le taux d’intérêt, qui influence fortement l’offre et la demande.

  • Les prix des biens immobiliers sont étroitement liés aux taux d’intérêt.
  • Plus les taux sont faibles, plus les prix ont tendance à monter, et vice versa.

Lorsque la crise favorise l’immobilier

Si, en introduction, j’ai mis en relief les données d’il y a 40 ans, c’est qu’à cette époque aussi, les Québécois vivaient une situation extrême et anormale.

Au début des années 1980, le Canada traversait une récession difficile.

  • Le taux de chômage était très élevé et l’inflation atteignait 12%.
  • Le taux d’intérêt directeur de la Banque du Canada est monté momentanément à 21%.

Malgré ces taux records, la crise économique des années 80 a incité de nombreux Canadiens à se réfugier dans l’immobilier afin de protéger leur pouvoir d’achat.  

En 2021, la crise sanitaire causée par la pandémie a stoppé net l’immigration, la mobilité des travailleurs et le tourisme.

Même les aînés qui souhaitaient vendre leur maison et emménager dans une résidence de retraite ont dû mettre leur projet sur pause.

Résultat, il y a 49% moins de maisons en vente au Québec en 2021 qu’en 2019.

  • La crise sanitaire a gonflé l’épargne, limité les occasions de dépenses, et fait baisser les taux hypothécaires de manière spectaculaire.

Comme dans les années 80, cette situation extraordinaire propulse la demande et les prix vers le haut.


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Retenez-vous de faire des extrapolations

En économie, il faut se méfier des moyennes et des extrapolations. Surtout en période de crise:

  • autant il aurait été farfelu, en 1981, de projeter une croissance annuelle future des taux hypothécaires de 30% par année comme ce fut le cas entre 1979 et 1981;
  • autant il serait insensé de penser que la croissance des prix des maisons va continuer avec la même vigueur après la pandémie.

Pourquoi?

Parce que la crise sanitaire a créé un environnement unique, propice à la rareté des maisons.

Mais cet environnement est temporaire.

Dès que les frontières s’ouvriront et que la mobilité des travailleurs et le tourisme reprendront, l’activité économique se raffermira et… la Banque du Canada haussera ses taux.

Comme un balancier, les prix de l’immobilier redescendront.


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Conseils pour les jeunes familles

Considérant cela, il serait sage d’attendre avant d’acheter.

Mais, si vous choisissez tout de même de sauter dans ce marché en ébullition, faites-le pour les bonnes raisons.

Ne le faites pas pour investir, mais parce que vous devez vous loger.

  • Dans les conditions actuelles, l’achat d’un logement restera une dépense de consommation difficile à rentabiliser à moyen et long terme.

Pour que votre projet immobilier tienne la route, voici à mon avis les 7 exigences minimales que vous devriez vous fixer:

  1. Votre mise de fonds est d’au moins 20%.
  2. Vos futures dépenses de logement devront être inférieures à 33% de vos revenus nets.
  3. Votre couple forme une union solide et durable.
  4. Votre budget est bien équilibré et votre train de vie vous laisse même un excédent chaque mois.
  5. Vous avez un fonds d’urgence qui vous donne une réserve correspondant à 3 à 6 mois de dépenses.
  6. Vous avez trouvé un quartier où vous vous sentez bien.
  7. À l’endroit que vous convoitez, vous trouverez les principaux services (écoles, pharmacies, épicerie, clinique, parcs…) dans un rayon de moins de 5 km.

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Ottawa resserre les règles pour obtenir un prêt hypothécaire

Publié le 24 mai 2021
Ottawa resserre les règles pour obtenir un prêt hypothécaire

(Source: Unsplash)

  • Les critères du «test de résistance» que doivent passer les acheteurs de propriété seront rehaussés à partir du 1er juin.
  • Le gouvernement veut préparer les acheteurs à une éventuelle hausse des taux d’intérêt hypothécaires, qui ont atteint un plancher historique dans les derniers mois.

Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) a décidé il y a quelques jours de rendre plus difficile le «test de résistance» pour les demandeurs d’hypothèques non assurées. 

  • Les prêteurs devront s’assurer que les emprunteurs pourront rembourser leur hypothèque même si le taux d’intérêt monte de 2 points (2%) par rapport au contrat, ou si le taux augmente à 5,25% – le test prendra en compte le taux le plus élevé de ces deux scénarios.

Le gouvernement fédéral a indiqué que ces nouvelles normes s’appliqueront aussi aux prêts assurés par la SCHL. 

  • Un prêt doit obligatoirement être assuré lorsque la mise de fonds est inférieure à 20% du prix d’achat de la propriété.  

Jusqu’au 1er juin, le taux plancher du «test de résistance» est de 4,79%. 

  • Le taux plancher du test va donc augmenter en juin de presque un demi-point (0,46%).

Pourquoi ce changement? Parce qu’au cours des derniers mois, plusieurs ménages canadiens ont contracté d’importants prêts hypothécaires par rapport à leurs revenus. 

La Banque du Canada s’est récemment inquiétée de cette situation.

  • Selon la Banque, la dette totale des ménages canadiens a augmenté de 4% depuis le début de la pandémie. 

L’augmentation de la dette des ménages coïncide avec l’augmentation de l’activité récente sur le marché de l’immobilier.

Félix Côté
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Une hausse des taux d’intérêt rendrait les logements moins abordables à Montréal

Publié le 4 mai 2021
Une hausse des taux d’intérêt rendrait les logements moins abordables à Montréal

(Source: Unsplash)

  • Les logements étaient encore assez abordables à Montréal au premier trimestre, selon un rapport de la Banque Nationale publié mardi. Mais une éventuelle remontée des taux d’intérêt pourrait nuire à la capacité des Montréalais d’acheter des maisons, surtout si les prix continuent d’augmenter rapidement.
  • Les taux d’intérêt ont déjà augmenté de 0,35% depuis février. De plus, les prix des maisons à Montréal ont grimpé de 32% dans la dernière année, selon les statistiques de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec. Le prix médian était de 481 000 $ en mars dernier.

En revanche, l’indice d’«abordabilité» que calcule la Banque Nationale et qui permet de comparer le coût du logement au revenu moyen dans plusieurs villes canadiennes n’a pratiquement pas bougé dans la Métropole au cours des douze derniers mois.

  • Dans l’ensemble, les Montréalais propriétaires ont consacré une moyenne de 30% de leurs revenus bruts au paiement de leur hypothèque (condo ou maison), ce qui équivaut au pourcentage moyen depuis l’an 2000 dans la métropole.
  • C’est peu, comparativement aux villes de Toronto ou Vancouver, où les résidents doivent consacrer respectivement une moyenne de 56% et 64% de leurs revenus bruts à payer leur hypothèque. 
Félix Côté
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La Banque HSBC devient la première institution au Canada à offrir une hypothèque à un taux d’intérêt inférieur à 1%

Publié le 7 déc 2020
La Banque HSBC devient la première institution au Canada à offrir une hypothèque à un taux d’intérêt inférieur à 1%

(Source: Unsplash)

  • HSBC se spécialise depuis quelques années dans les hypothèques à faibles taux d’intérêt afin d’inciter les consommateurs à adopter ses autres services bancaires.
  • Ses dirigeants croient qu’un faible taux d’intérêt et un marché immobilier vigoureux lui permettront de faire le plein de nouveaux clients, mais ceux-ci doivent rester prudents, avertit un expert. 

Du jamais vu au Canada: une hypothèque de cinq ans de 0,99% comme celle de HSBC est inédite au pays.

  • C’est une situation complètement différente de celle qui a mené les taux d’intérêt hypothécaires à dépasser les 20% au début des années 1980.

Renégocier ou renouveler son hypothèque n’est pourtant pas si avantageux que ça, nuance James Laird, cofondateur du site de courtage RateHub.ca.

  • «Les frais de pénalité pour casser les hypothèques équivalent généralement à l’économie que représente un taux d’intérêt plus bas», dit-il en entrevue à InfoBref.
  • Aussi, l’hypothèque de la HSBC est à taux variable: le taux pourrait monter avant son échéance.

«Si vous n’avez pas besoin d’un prêt hypothécaire, ce n’est pas une raison pour vous en procurer un, conseille James Laird . Mais s’il vous en faut un, c’est certainement le meilleur moment pour le faire.» 

Alain McKenna
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«La crise a été évitée»: 99% des Canadiens n’ont pas de difficulté à rembourser leur hypothèque malgré la fin du report d’urgence des hypothèques

Publié le 24 nov. 2020
«La crise a été évitée»: 99% des Canadiens n’ont pas de difficulté à rembourser leur hypothèque malgré la fin du report d’urgence des hypothèques

(Source: Unsplash)

  • Plusieurs craignaient un nombre élevé de défauts de paiement une fois terminés les reports temporaires d’hypothèque offerts par la plupart des banques canadiennes entre mars et septembre.
  • Selon ce qu’a dit Toni Gravelle, gouverneur adjoint de la Banque du Canada, devant l’Autorité des marchés financiers hier, «il est un peu tôt pour une réponse définitive, mais plus de 99% des emprunteurs ont recommencé à payer comme avant».