Emploi

L’embauche et les salaires ne reviendront pas à la normale avant la fin 2021

  • Les entreprises canadiennes ont un peu plus confiance en l’économie que cet été, mais elles ne prévoient pas revenir à un niveau d’embauche comparable à celui de 2019 au moins avant la fin 2021.
  • Une majorité d’entreprises sondées croit que les salaires n’augmenteront peu ou pas du tout au cours des 12 prochains mois, révèle aussi l’enquête automnale sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada.

Une IA californienne crée 30 emplois à Montréal pour améliorer le soutien technique des entreprises d’ici

  • Peritus.AI a mis au point une plateforme qui passe en revue tous les cas passés de soutien technique pour aider les centres d’appels à fournir plus rapidement les bonnes réponses aux consommateurs.
  • La start-up a été fondée en 2017 par deux vétérans du secteur techno, dont le Canadien Robin Purohit, et possède également un bureau en Inde.

Les 3 millions d’emplois détruits par la pandémie ne seront pas récupérés avant 2025, dit le Conference Board du Canada

  • Tant que la situation économique demeure instable, les entreprises canadiennes repousseront des investissements et des embauches, ce qui va ralentir la croissance économique.
  • Depuis son sommet du début mars, le taux d’emploi a diminué de 15,6 points de pourcentage et le nombre d’heures travaillées par semaine a chuté du quart.

C’est un cercle vicieux:

  • En investissant moins, les entreprises limitent non seulement leur croissance, elles ont aussi un effet négatif sur le PIB national.
  • Tant que l’économie restera au ralenti, les entreprises demeureront inquiètes et dépenseront moins, ce qui nuit un peu plus à leur croissance.

Le rebond provoqué par la réouverture de l’économie a été de courte durée: la croissance du PIB a déjà ralenti entre juin et juillet, écrit le Conference Board, dans son rapport trimestriel sur l’économie canadienne.

Dans ce contexte d’une économie au ralenti, le think tank canadien ne voit pas l’emploi revenir à des niveaux d’avant la pandémie avant 4 ans au moins.

  • «C’est un gouffre béant qu’il faudra refermer pour que l’économie canadienne revienne à la normale», conclut l’organisme.
Alain McKenna
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Ottawa: la loi de soutien aux travailleurs a été adoptée à l’unanimité

  • Les députés ont voté, tôt ce matin, la loi autorisant de nouvelles prestations pour les travailleurs sans emploi ou sous-employés à cause de la pandémie.
  • Le gouvernement Trudeau a finalement obtenu le soutien des partis d’opposition pour ce premier vote de confiance, et les sénateurs vont étudier le projet de loi dès aujourd’hui.

Au moins 200 000 mises à pied permanentes font craindre une récession mondiale

  • La fin de l’aide salariale à des multinationales comme Coca-Cola, Airbus et American Airlines pourrait se traduire par plus de 500 000 pertes d’emploi permanentes.
  • En tout, près du quart de tous les employés qui ont été temporairement mis à pied en Amérique du Nord en raison de la pandémie pourraient voir ce statut devenir permanent, calcule la firme Goldman Sachs.

Les gouvernements ont grandement soutenu le niveau d’emploi depuis la mi-mars, mais les principales mesures d’aide aux entreprises viendront à échéance d’ici octobre.

  • Uniquement dans le secteur du voyage et du tourisme, 400 000 emplois sont menacés de façon durable, que ce soit dans les grandes chaînes hôtelières, les compagnies aériennes ou les lieux de divertissement.
  • Le commerce de détail n’est pas exempté, avec des coupures importantes à l’échelle du continent tant pour des producteurs que pour des détaillants ou des propriétaires de centres commerciaux.

Toutes ces mises à pied et toutes ces entreprises auront de la misère à rembourser des dettes qui étaient déjà considérées comme élevées avant la pandémie.

  • Il faudra surveiller comment le secteur financier va réagir à ces pertes potentielles de plusieurs milliards de dollars en revenus.
  • À moins que les entreprises ne se remettent à embaucher tôt en 2021, il faut s’attendre à une économie au ralenti pour plusieurs mois encore, avertit Goldman Sachs.
Alain McKenna
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