Emploi

Entente de principe entre la Fédération autonome de l’enseignement et Québec sur le renouvellement de la convention collective

Publié le 15 avr. 2021
  • L’entente concerne les salaires et les conditions de travail. Elle doit cependant encore être approuvée par le Conseil fédératif de négociation de la FAE, puis par ses membres. La FAE représente 49 000 enseignants du primaire, du secondaire, et de la formation professionnelle.
  • En parallèle, les négociations se poursuivent entre Québec et la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente les 73 000 enseignants qui étaient en grève mercredi

La pénurie de main-d’œuvre au Québec est une «catastrophe», selon le Conseil du patronat

Publié le 12 avr. 2021
  • Suite à un sondage auprès de ses membres et partenaires, le Conseil du patronat du Québec affirme que 94% des entreprises québécoises – peu importe leur taille ou leur secteur d’activité – ont de la difficulté à embaucher du personnel.
  • Cette situation aurait un impact économique important puisqu’une entreprise sur deux dit avoir été obligée de refuser des contrats auprès d’autres entreprises, faute d’avoir le personnel adéquat pour les réaliser.

Le chômage au Canada se rapproche de son niveau d’avant la pandémie

Publié le 9 avr. 2021
Le chômage au Canada se rapproche de son niveau d’avant la pandémie

(Source: Unsplash)

  • Selon Statistique Canada, le taux de chômage au Canada a reculé de 0,7% pour s’établir à 7,5% en mars, son niveau le plus bas depuis février 2020, juste avant la pandémie.
  • Le Québec affichait en mars le taux chômage le moins élevé au pays, à 6,4% – inchangé par rapport au mois précédent malgré la création de 26 000 nouveaux emplois en un mois dans la province.

Le manque de travailleurs dans les PME freine la relance post-Covid

Publié le 6 avr. 2021
Le manque de travailleurs dans les PME freine la relance post-Covid

(Source: Unsplash)

  • Le dernier rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle que deux PME québécoises sur trois souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre.
  • «Ces opportunités d’affaires non réalisées, annulées ou reportées sont des opportunités économiques perdues qui auraient pu bénéficier à la relance économique du Québec», soutient le vice-président Québec de la FCEI François Vincent.

Selon la fédération, qui regroupe des PME, la crise sanitaire avait «mis sur pause» les pressions que la pénurie de main-d’œuvre exerçait déjà sur les entreprises avant la pandémie. 

  • Lorsque les entreprises reprendront leur rythme normal, «l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre prendra [à nouveau] de l’ampleur», croit François Vincent.

Le rapport de la FCEI publié hier indique que, à cause du manque de travailleurs:

  • 51% des entrepreneurs ont dû faire plus d’heures;
  • 26% ont dû refuser des contrats; et
  • 17% ont dû annuler ou reporter des projets d’affaires.

Les secteurs les plus touchés par des pertes de contrats sont l’industrie, la construction et les services professionnels.

Pour remédier au problème, les dirigeants de PME interrogés par la FCEI pensent que Québec devrait:

  • réduire les taxes et impôts;
  • bonifier les crédits d’impôt;
  • soutenir les entreprises dans leur recherche de candidats; et
  • favoriser l’immigration pour attirer de nouveaux talents. 

«Le gouvernement a jeté de bonnes bases lors de son récent budget pour aider les PME», reconnaît François Vincent. Mais il soutient que Québec devrait adopter des mesures supplémentaires. 



Johanna Sabys
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Trois travailleurs du secteur pétrolier canadien sur quatre risquent de voir leur emploi disparaître

Publié le 6 avr. 2021
  • La volonté du gouvernement du Canada d’être entièrement carboneutre en 2050 menace de disparition entre 312 000 et 450 000 des 600 000 emplois que compte l’industrie canadienne du gaz et du pétrole, estime la Banque TD.
  • Dans un rapport, la banque torontoise prévoit que les nouveaux emplois créés par les technologies propres ne suffiront pas à compenser ces pertes d’emplois. Elle suggère au gouvernement de prévoir des mesures de transition pour les travailleurs qui seront touchés par le virage vers la carboneutralité.

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Québec offre 4,1 milliards $ aux employés du secteur public

Publié le 31 mars 2021
Québec offre 4,1 milliards $ aux employés du secteur public

La présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel (image YouTube)

  • Le gouvernement Legault fait une nouvelle offre salariale aux 550 000 employés de l’État qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique.
  • La présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel propose d’augmenter les hausses salariales sur trois ans: au lieu de 5%, les hausses seraient de 6% si la croissance se confirme et que l’inflation ne dépasse pas 5%.

Sonia LeBel a présenté ce matin la troisième offre de Québec, dans le cadre des négociations des conventions collectives des employés du secteur public – qui sont échues depuis un an.

Selon Québec, cette nouvelle offre représente une hausse de sa masse salariale de 4,1 milliards $ en trois ans.

Comme base, le gouvernement maintient son offre précédente estimée à 3,3 milliards $ qui prévoit une augmentation de 5% sur trois ans: 1,75% pour 2020-2021 et 2021-2022, et 1,5% pour 2022-2023.

Québec propose aujourd’hui d’ajouter:

  • d’abord, une somme forfaitaire ponctuelle de 400 millions $ pour l’ensemble du personnel;
  • ensuite, une majoration salariale récurrente qui pourrait atteindre 400 millions $, à condition toutefois que la croissance prévue se confirme et que l’inflation ne dépasse pas 5%.

L’offre bonifiée prévoit:

  • des augmentations pour les employés qui gagnent moins de 50 000 $ par an; et
  • d’autres augmentations pour les travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) se dit «extrêmement déçue» par cette offre, qu’elle juge semblable à celle qu’elle a rejetée en 2020.

  • Selon la CSN, les montants forfaitaires proposés par Québec sont «éphémères» et ne sont pas suffisants pour «attirer et retenir le personnel».
Johanna Sabys
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Québec investit 120 millions $ pour relancer la construction

Publié le 21 mars 2021
Québec investit 120 millions $ pour relancer la construction

Le ministre du Travail Jean Boulet (Source: Twitter)

  • La présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel et le ministre du Travail Jean Boulet ont annoncé un plan d’action de 120 millions $ sur trois ans pour soutenir la relance de l’industrie de la construction.
  • Ce budget vise notamment à pallier le manque de main-d’œuvre dans ce secteur. Québec espère recruter chaque année 11 000 nouveaux travailleurs.

Pour relancer l’économie, Québec mise sur 180 projets d’infrastructures inclus dans le projet de loi 66, adopté en décembre dernier. 

  • La réalisation de ces projets exigera beaucoup de travailleurs. 
  • Or, le secteur de la construction souffre d’une pénurie de main-d’œuvre.

Le nouveau plan d’action prévoit 32 millions $ pour remédier à cette pénurie en: 

  • facilitant l’application de subventions salariales pour l’embauche de femmes, de personnes immigrantes, de membres des Premières Nations et de personnes handicapées;
  • offrant une formation adaptée aux besoins régionaux et aux réalités des chantiers;
  • permettant des changements réglementaires – notamment une plus grande flexibilité dans l’organisation du travail – pour attirer davantage de travailleurs. 

Pour accroître la productivité et soutenir la croissance des entreprises, Québec doit investir 61 millions $ en vue de: 

  • moderniser les infrastructures technologiques des donneurs d’ouvrage en construction; et
  • soutenir le virage numérique des entreprises. 

Le gouvernement souhaite qu’un plus grand nombre d’entreprises québécoises puissent bénéficier de contrats publics. Il veut qu’Investissement Québec offre des prêts et des garanties de prêts aux entreprises pour les aider à obtenir des contrats. 

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) juge que, «à court terme», ces mesures devraient permettre «de soulager» l’industrie en ce qui concerne la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

Elle estime néanmoins qu’il reste encore «énormément de travail à faire pour endiguer le problème à long terme tant au niveau de l’attraction que de la rétention de la main-d’œuvre».


Johanna Sabys
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Prêts «pardonnables»: un nouveau moyen pour Québec de stimuler la création d’emplois et d’augmenter les salaires

Publié le 16 mars 2021
Prêts «pardonnables»: un nouveau moyen pour Québec de stimuler la création d’emplois et d’augmenter les salaires

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon (Source: Twitter)

  • Québec a lancé le programme Soutien aux projets d’investissement transformateurs (SPRINT). Il sera offert aux entreprises qui comptent investir au moins 10 millions $ dans la province, ou créer au moins 100 emplois à un salaire supérieur au salaire moyen de la région.
  • Le soutien prendra la forme d’un prêt sans intérêt pouvant atteindre 25% de la valeur du projet. Ce prêt sera ensuite «pardonné» (oublié) en tout ou en partie, selon des critères liés au nombre d’emplois créés et à leur niveau de salaire.

On ignore quel montant Québec compte dépenser au total dans le cadre de SPRINT.

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon ne veut pas fixer de limite aux prêts pardonnables, parce qu’il croit que le gouvernement ne peut que sortir gagnant de ce type de prêt.

  • La création d’emplois au salaire plus élevé est la clé pour relancer durablement l’économie du Québec, dit-il, par communiqué. 
  • Il croit que, grâce à cette aide, les entreprises pourront réaliser des projets plus rapidement dans toutes les régions et tous les secteurs économiques.

Si l’entreprise atteint ses cibles de création d’emplois et que le prêt est effacé, tout le monde y gagne, assure le ministre Fitzgibbon: les salariés sont bien payés, l’entreprise est rentable, et le gouvernement récolte des impôts.

La formule n’est pas sans risque pour autant.

  • Si les cibles ne sont pas atteintes et que l’entreprise est en difficulté, rien ne garantit qu’elle aura la capacité de rembourser son prêt. 
  • Le gouvernement perdrait alors sa mise.
Alain McKenna
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Ce que révèle une étude sur les salaires des travailleurs spécialisés

Publié le 16 mars 2021
Ce que révèle une étude sur les salaires des travailleurs spécialisés

(Source: Pixabay)

  • Une étude réalisée par le Conseil de l’information sur le marché du travail (CIMT) et l’Initiative de recherche sur les politiques de l’éducation (IRPE) dévoile quels sont les métiers les mieux rémunérés. Et elle montre qu’il existe encore un écart important entre les salaires des hommes et des femmes.
  • Les données confirment que les métiers spécialisés offrent des salaires attractifs, dès la première année. Un technicien en forage commence sa carrière à 110 000 $ par an. 

Le CIMT et l’IRPE ont examiné les données des 385 métiers spécialisés répertoriés dans le Système d’information sur les apprentis enregistrés (SIAI).

Environ 20% des Canadiens travaillent dans ces métiers, dans des secteurs variés comme la construction, l’automobile, la fabrication et les services. 

Ces secteurs ont su rebondir: après une perte d’emplois de près de 30% en mars et avril 2020, en décembre, le taux d’emploi était 2% au-dessus de son niveau en février 2020.

Selon l’étude, le revenu moyen de ces métiers est de 62 200 $ la première année, et de 71 600 $ à partir de la huitième année.

Les revenus les plus élevés sont ceux des techniciens en forage et des techniciens en instrumentation et contrôle: ils commencent leur carrière à respectivement 111 600 $ et 107 600 $, et peuvent atteindre plus de 150 000 $ au bout de cinq ans. 

Les personnes qui ont suivi un programme d’apprentissage gagnent en moyenne 9% de plus que les travailleurs qualifiés qui se sont formés en milieu de travail. 

Dans ces secteurs, les femmes gagnent en moyenne 46 à 47%– soit moins de la moitié – de ce que gagnent les hommes.

  • En début de carrière, elles gagnent 31 400 $, contre 67 200 $ pour les hommes. 
  • Après huit ans, même si les salaires sont plus élevés pour les deux sexes, l’écart reste pratiquement le même en proportion.

L’étude note que les métiers spécialisés les moins bien rémunérés – coiffeuse, cuisinière et boulangère-pâtissière – sont le plus souvent occupés par des femmes.

Mais les femmes gagnent également moins que les hommes dans des métiers mieux rémunérés, comme la construction et l’architecture – en moyenne 44 600 $ pour les femmes contre 57 100 $ pour les hommes.


Johanna Sabys
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Précarisés par la pandémie, 63% des artistes québécois se disent en détresse psychologique

Publié le 15 mars 2021
Précarisés par la pandémie, 63% des artistes québécois se disent en détresse psychologique

(Photo Unsplash)

  • Sept associations représentant 20 000 travailleurs ont publié ce matin un rapport accablant sur les effets de la pandémie dans le milieu des arts et de la culture. 
  • Les arts et spectacles ont vu leur PIB chuter de 54% au printemps 2020 par rapport au printemps 2019. À cause de la crise sanitaire, près de 30 000 personnes ont perdu leur emploi dans ce secteur.

Sept associations du milieu des arts et de la culture, dont l’Union des artistes (UDA), ont interrogé plus de 2000 membres en décembre et janvier derniers pour dresser un portrait de la situation économique et psychologique du milieu culturel.

Le rapport montre que le secteur était en crise bien avant la pandémie. En 2019, les travailleurs autonomes du milieu culturel n’atteignaient pas le seuil de faible revenu pour une personne seule – établi à 24 220 $.

Mais la crise sanitaire a exacerbé la précarité des artistes. Plus de 35% des artistes interrogés disent avoir dû chercher un travail hors du secteur culturel l’année dernière, à cause des pertes d’emplois et de la stagnation des salaires.  

Le sondage révèle une forte détresse psychologique depuis le début de la pandémie:

  • 43% présentent des symptômes de dépression majeure;
  • 40% considèrent abandonner leur carrière; et
  • 10% disent avoir eu des pensées suicidaires. 

Les associations proposent plusieurs mesures pour relancer et pérenniser le secteur de la culture:

  • réformer les lois pour inclure les travailleurs autonomes au régime d’assurance emploi et réviser les deux lois sur le statut de l’artiste (LSA);
  • revoir les modèles de financement pour s’assurer que les artistes, créateurs et professionnels de la culture en profitent; 
  • investir pour assurer la reprise d’activités des musées, salles de spectacle, théâtres et festivals; 
  • financer des programmes de soutien en santé mentale, et d’appui à la création et au renouvellement des expertises.
Johanna Sabys
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Les femmes gagnent encore moins que les hommes

Publié le 8 mars 2021
Les femmes gagnent encore moins que les hommes

(Source: Pixabay)

  • L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique qu’une femme avec une formation universitaire gagne en moyenne 2,83 $ de moins l’heure qu’un homme au même poste, soit 6,3% de moins.
  • Dans sa dernière étude, l’ISQ montre que des écarts importants persistent entre le salaire horaire des femmes et celui des hommes. La différence atteint jusqu’à 7 $ dans le secteur universitaire.  

D’après les derniers chiffres qui datent de 2019, l’étude de l’Institut de la statistique pointe des écarts de salaire importants dans certains secteurs.

Dans l’administration, le salaire moyen des femmes est de 41,72 $ l’heure, contre 42,83 $ pour les hommes (différence de -2,6%).

Au sein d’entreprises d’au moins 200 employés, pour des postes qui exigent une formation universitaire, une femme gagne en moyenne 42,30 $ l’heure, alors qu’un homme gagne 45,13 $ (différence de -6,3%).

Dans le secteur universitaire, le salaire horaire moyen des femmes est de 54,84 $, contre 62,17 $ pour celui des hommes (différence de -11,8%).

Selon l’ISQ, plusieurs facteurs peuvent expliquer cet écart, comme la durée dans l’emploi et l’expérience sur le marché du travail.

  • L’étude suggère que les femmes, présentes dans certaines professions depuis moins longtemps, n’auraient peut-être pas encore atteint le sommet de leur échelle de salaire.  


Johanna Sabys
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Québec lance un plan d’action de 23 millions $ pour soutenir les femmes

Publié le 8 mars 2021
Québec lance un plan d’action de 23 millions $ pour soutenir les femmes

La ministre responsable de la Condition féminine Isabelle Charest (image Twitter)

  • La ministre responsable de la Condition féminine Isabelle Charest a annoncé la mise en place d’une vingtaine d’actions ciblées pour soutenir les femmes sur le marché du travail.
  • Selon la ministre, il s’agit d’un «plan d’action rapide». Ce budget de 23 millions $ doit être utilisé cette année pour «colmater» certaines inégalités entre les femmes et les hommes qui ont été aggravés par la pandémie.

Québec reconnaît que la pandémie a touché plus sévèrement les femmes. Elles sont plus nombreuses à avoir perdu leur emploi et leurs charges familiales ont augmenté.

Le plan d’action souligne l’impact de la crise sanitaire sur les femmes, et la nécessité d’en tenir compte dans les mesures prises pour faire face à la pandémie.

  • Au total, 15 ministères et organismes doivent bonifier leurs programmes, en matière d’accès à l’emploi et de conciliation travail-famille.

Selon Québec, les mesures prises devraient:

  • soutenir la réorientation professionnelle des femmes touchées par la pandémie en créant des formations accélérées – notamment dans le domaine des sciences, de la technologie et de l’ingénierie.
  • aider les entreprises dirigées par des femmes à adapter leur modèle d’affaires au contexte de crise sanitaire; et
  • accompagner les femmes victimes de violence conjugale et sexuelle.
Alain McKenna
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