Emploi

Nouvelles, données et tendances concernant le marché de l’emploi, particulièrement au Québec et au Canada

Travailleurs de la santé: 500 millions $ en primes et incitatifs

Publié le 13 janv. 2022
Travailleurs de la santé: 500 millions $ en primes et incitatifs

(Source: Vladimir Fedotov / Unsplash)

  • Le gouvernement Legault bonifie pour les 12 prochaines semaines les conditions salariales des travailleurs de la santé. 
  • Québec a annoncé jeudi une nouvelle série de mesures financières et administratives qui devraient permettre d’«augmenter la capacité des ressources du réseau» pour faire face à la vague Omicron. 

Au cours des 12 prochaines semaines, le gouvernement prévoit:  

  • de rembourser les frais liés au travail – comme un repas ou des coupons de taxis – lorsqu’un employé effectue du temps supplémentaire;
  • d’offrir une demi-journée de vacances pour toute journée travaillée au-delà d’une semaine normale de travail; et
  • de doubler le taux horaire des employés à temps complet qui effectue une 6e ou une 7e journée de travail dans la même semaine.

La prime d’assiduité, offerte jusqu’ici au personnel infirmier et aux préposés aux bénéficiaires, sera élargie à d’autres employés dans les CHSLD, les centres de protection de la jeunesse et les milieux hospitaliers.

Johanna Sabys
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Contre la pénurie de main-d’œuvre: 2 fois plus d’étrangers et des procédures simplifiées

Publié le 10 janv. 2022
  • Les employeurs de plusieurs secteurs choisis par le Québec, dont le commerce de détail, l’hébergement, la restauration et la santé, peuvent depuis lundi embaucher jusqu’à 20% de travailleurs étrangers temporaires, et non plus 10% [détails sur le site du Ministère du Travail]. 
  • Les démarches des entreprises seront également plus rapides grâce à un assouplissement du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Québec et Ottawa doivent allonger au cours des prochains mois la liste des professions visées par ce processus d’embauche simplifié.

Croissance du nombre d’emplois en technologies de l’information

Publié le 15 déc 2021
Croissance du nombre d’emplois en technologies de l’information

(Source: Unsplash)

  • Le nombre de professionnels en technologies de l’information (TI) à Montréal a augmenté de 16% entre 2019 et 2020, selon un rapport de l’Institut du Québec (IDQ), de Montréal International et de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. 
  • Parmi les 13 autres métropoles nord-américaines étudiées, Montréal est la métropole où il s’est créé le plus d’emploi dans le secteur des TI pendant la pandémie.

La pandémie a donné un coup d’accélérateur à la création d’emplois en TI. 

  • La hausse rapide du télétravail dans les organisations a nécessité le déploiement de systèmes de travail à distance.  

Il y a désormais 163 800 travailleurs en TI à Montréal.

  • Ce nombre représente 6,6% de l’emploi global à Montréal. 
  • 30 000 de ces emplois ont été créés dans les 5 dernières années, ce qui représente une hausse de 3,5% par an. 

Les salaires en TI à Montréal sont encore bon marché

  • Le salaire horaire moyen des travailleurs en TI est de 32 $ l’heure à Montréal.
  • C’est moins qu’à Toronto (36 $) et Vancouver (38 $), deux agglomérations où le coût de la vie est toutefois supérieur. 
Félix Côté
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La Banque du Canada gagne de la flexibilité pour garder les taux bas

Publié le 13 déc 2021
La Banque du Canada gagne de la flexibilité pour garder les taux bas

(Source: Banque du Canada)

  • Le gouvernement Trudeau profite du renouvellement du cadre de politique monétaire de la Banque du Canada pour modifier un peu le mandat de la Banque.
  • La ministre des Finances Chrystia Freeland lui demande de continuer à maintenir l’inflation à l’intérieur d’une fourchette cible. Mais elle lui demande de tenir dorénavant compte de l’emploi lorsqu’elle définit sa politique monétaire. 

Le cadre de politique monétaire de la Banque du Canada est renouvelé tous les 5 ans par le gouvernement.

  • La dernière fois était en 2016. 

Le contexte a changé, indique la Banque. Elle cite:

  • la crise financière mondiale et la pandémie de Covid-19;
  • l’évolution démographique; 
  • les nouvelles technologies numériques; et
  • les changements climatiques et la transition vers la carboneutralité.

Les banques centrales ont moins de marge de manœuvre pour réagir aux chocs négatifs de l’économie, explique la Banque. 

La Banque doit renouveler sa politique monétaire cette année. Ses leviers sont:

  • d’ajuster le taux directeur, pour encourager ou décourager le recours au crédit; et
  • d’appliquer, au besoin, de l’«assouplissement quantitatif»: elle rachète alors des obligations gouvernementales pour injecter de nouvelles liquidités dans l’économie. 

Historiquement, le gouvernement demandait à la Banque de maintenir la cible d’inflation annuelle autour d’un chiffre précis – 2% – et plus largement dans une fourchette de 1% à 3%. 

Désormais, «l’atteinte du niveau d’emploi durable maximal» sera un autre objectif que devra viser la politique monétaire de la Banque du Canada. 

  • La Banque définit «l’emploi durable maximal» comme le niveau d’emploi le plus élevé que l’économie peut soutenir avant que ne s’exercent des pressions inflationnistes. 

Ottawa introduit donc une nuance dans les objectifs de la Banque du Canada.

  • Elle va continuer à cibler une inflation de 2%, dans une fourchette entre 1% à 3%.
  • Mais si l’emploi atteint un niveau élevé, alors elle pourra décider de laisser, sur de courtes périodes, l’inflation se rapprocher de l’une ou l’autre des extrémités de la fourchette de 1% à 3%.

Comme, actuellement, le niveau d’emploi est élevé et que l’inflation est forte, les taux d’intérêt, qui aident la Banque à contrôler l’inflation, pourraient demeurer faibles plus longtemps. 

  • Le taux directeur est actuellement à sa valeur plancher de 0,25%.
  • La Banque n’envisage pas de hausser ce taux avant le mois d’avril, au plus tôt.
Félix Côté
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Détecteur de rumeurs

La pénurie de main-d’œuvre était prévue depuis longtemps

Publié le 12 déc 2021
La pénurie de main-d’œuvre était prévue depuis longtemps

(Source: Eric Prouzet / Unsplas)

  • La pandémie, et les prestations d’urgence qui ont été offertes aux travailleurs pour y faire face depuis l’an dernier, ont été accusées d’amplifier la crise de la main-d’œuvre. 
  • Mais, à l’origine de cette pénurie de travailleurs, il y a surtout une réalité démographique qui avait été annoncée il y a plus de 20 ans. 

La pénurie actuelle s’explique par le vieillissement de la population, les cycles économiques et la transformation du marché du travail, qui créent systématiquement des problèmes de rareté, explique Pierre-Carl Michaud, professeur au département d’économie de HEC Montréal et titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux économiques intergénérationnels.

«Tout le monde connaît les causes de la crise actuelle, mais pas nécessairement les parts relatives de chacune», dit le professeur.

  • «Normalement, les problèmes de main-d’œuvre se règlent d’eux-mêmes.
  • Le gouvernement ne peut rien faire, sauf instaurer des politiques qui retiennent les travailleurs âgés sur le marché du travail.» 

Dès 1998, Développement et Ressources humaines Canada prévoyait déjà pour les années 2020 une pénurie de main-d’œuvre qualifiée au pays. 

En 2004, le Conseil québécois de la science et de la technologie a également publié un avis sur cette pénurie de travailleurs qualifiés, notamment en sciences pures, appliquées et de la santé.  

  • L’avis s’accompagnait d’un avertissement: cette pénurie pourrait être généralisée à tous les secteurs d’emploi.

En 2005, un «déclin irrémédiable»des Québécois en âge de travailler (20 à 64 ans) était prévu par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) à partir de la fin des années 2010.

La même année, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) se préoccupait, lui aussi, de voir baisser: 

  • le nombre de personnes actives; 
  • le taux de natalité, sous le seuil du renouvellement des générations; 
  • alors que l’immigration et le taux d’activité des femmes étaient encore insuffisants.

Toujours en 2005, une commission nationale s’inquiétait de voir le nombre de Québécois en âge de travailler diminuer à compter de 2013. 

Selon son rapport [PDF], le Québec devait passer en 20 ans d’un état de surplus à une pénurie généralisée de main-d’œuvre, notamment alimentée par une croissance économique continue.

Toutes ces prédictions se sont avérées exactes.

La pandémie a ajouté d’autres facteurs, comme:

  • les fermetures puis réouvertures d’entreprises en raison des restrictions sanitaires; et
  • les subventions salariales et la prestation canadienne d’urgence – qui aurait fait baisser le taux d’emploi des jeunes. 

«Il y avait des jeux d’équilibre sur le marché du travail, et la pandémie a rebrassé les cartes», croit le professeur Pierre-Carl Michaud. 

Mais, si la crise sanitaire a joué un rôle dans la pénurie actuelle, il est encore difficile à mesurer.

Agence Science-Presse
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Grève des CPE: entente de principe entre Québec et la CSN

Publié le 8 déc 2021
Grève des CPE: entente de principe entre Québec et la CSN

(Source: La-Rel Easter / Unsplash)

  • La FSSS-CSN et le gouvernement Legault ont conclu aujourd’hui une entente de principe. Elle pourrait mettre fin à la grève générale illimitée entamée la semaine dernière dans 400 CPE.
  • Cette entente devrait être soumise rapidement aux travailleuses de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), qui devront l’adopter pour qu’elle prenne effet.   

Les 400 CPE affiliés à la FSSS sont en grève générale depuis le 1er décembre pour protester contre l’impasse des négociations de leur convention collective. 

Québec se félicite d’avoir conclu «une entente historique»

Cette entente priorise les éducatrices, mais des efforts ont également été faits pour les employés de soutien, affirme la présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel.

La hausse salariale des autres professionnels des CPE était un point essentiel des négociations. 

  • Selon la Fipeq-CSQ, un autre syndicat, ces employés de soutien gagnent 20 à 35% de moins que leurs collègues du réseau de la santé ou des établissements scolaires.

Mais ce n’était pas le seul blocage

  • Selon la FSSS–CSN, le gouvernement ignorait d’autres demandes pressantes, comme les ratios d’enfants par éducatrice et le temps accordé aux autres tâches [détails (1er décembre)]. 

Les négociations sont toujours en cours avec les deux autres syndicats représentant les travailleuses de CPE: la CSQ et la FTQ. 

Les CPE affiliés à la Fipeq-CSQ devaient entamer une grève générale illimitée ce jeudi.

Johanna Sabys
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Près de la moitié des employés veulent changer d’emploi

Publié le 8 déc 2021
  • 43% des travailleurs canadiens disent qu’ils chercheront un nouvel emploi en 2022, selon un sondage Ipsos réalisé pour la firme de ressources humaines Randstad Canada. 62% des répondants qui ont l’intention de changer d’emploi sont âgés de 18 à 34 ans. 
  • Ceux qui travaillent actuellement à distance sont partagés sur la perspective d’un retour au bureau: 53% en seraient heureux, 30% malheureux, et 17% disent que cela les pousserait à chercher un nouvel emploi.

Québec investit pour mieux reconnaitre les compétences des immigrants

Publié le 7 déc 2021
Québec investit pour mieux reconnaitre les compétences des immigrants

Le ministre du Travail Jean Boulet (Source: son compte Twitter)

  • Le ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Immigration Jean Boulet a présenté hier un plan de 130 millions $ sur 2 ans pour faciliter la reconnaissance des compétences des immigrants.
  • «L’immigration fait partie d’un ensemble de solutions» pour lutter contre la pénurie de main d’œuvre, a indiqué Jean Boulet.  

Le ministre juge «inadmissible» que des «immigrants professionnels soient incapables de travailler dans leur champ d’expertise, par manque de reconnaissance de leurs compétences professionnelles».

Québec prévoit 6 mesures:

  • la prospection pour trouver de nouveaux bassins de recrutement où la formation professionnelle s’apparente à celles au Québec;
  • le soutien financier et l’accompagnement des organismes de réglementation et des ordres professionnels;
  • l’accompagnement personnalisé des personnes immigrantes dans leurs démarches de reconnaissance de compétences; 
  • le financement de formations d’appoint et de stages;
  • un soutien financier aux personnes immigrantes en démarche de reconnaissance des compétences; et
  • un soutien des employeurs québécois dans leur évaluation des études effectuées à l’étranger, notamment grâce à un outil en ligne pour comparer les diplômes étrangers.
Félix Côté
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Grève des CPE: syndicats, parents et l’opposition demandent à Legault d’intervenir

Publié le 5 déc 2021
Grève des CPE: syndicats, parents et l’opposition demandent à Legault d’intervenir

(Source: Pixabay)

  • Les syndicats, des regroupements de parents et les 3 partis d’opposition réclament une intervention «rapide» du premier ministre pour résoudre le conflit entre Québec et les employés des CPE. 
  • Les négociations n’ont pas avancé sur les salaires du personnel de soutien – administratif, en cuisine ou à l’entretien. 

Selon la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (Fipeq), les employés de soutien gagnent 20 à 35% de moins que les employés occupant les mêmes postes dans le réseau de la santé ou les établissements scolaires. 

400 CPE québécois ont entamé une grève illimitée mercredi dernier et 130 CPE de plus débraieront à compter de jeudi [détails (3 décembre)].  

Johanna Sabys
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«Opération main-d’œuvre»: Québec investit 3,9 milliards $ pour combler 170 000 postes

Publié le 30 nov. 2021
«Opération main-d’œuvre»: Québec investit 3,9 milliards $ pour combler 170 000 postes

Le ministre du Travail Jean Boulet, François Legault et la ministre de l’Enseignement supérieur Danielle McCann (Source: Émilie Nadeau / compte Twitter du premier ministre)

  • Le gouvernement Legault offre 475 $ par semaine aux travailleurs sans emploi qui acceptent de retourner aux études pour être formés dans 6 secteurs jugés «essentiels» et «stratégiques» pour l’économie du Québec. 
  •  Avec ce budget de 3,9 milliards $, Québec espère requalifier près de 170 000 travailleurs pour combler des besoins en santé et services sociaux, éducation, service de garde, technologies de l’information, génie et construction.

François Legault veut «donner un grand coup» pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre, moins d’une semaine après le mini-budget du ministre des Finances. 

L’«Opération main-d’œuvre» du gouvernement a pour objectif de recruter: 

  • 60 000 travailleurs «essentiels» en santé et services sociaux, éducation et services de garde; et 
  • 110 000 travailleurs «stratégiques» en technologies de l’information, génie et construction. 

Pour y parvenir, Québec met en place une allocation hebdomadaire de 475 $ pour les travailleurs qui acceptent de se requalifier dans un des 6 secteurs ciblés.

  • Si une allocation de 475 $ est payée pendant 52 semaines, elle donnerait un revenu annuel de 24 700 $.

Cette nouvelle allocation s’ajoute aux mesures annoncées jeudi dernier:  

  •  des bourses qui atteindront, à la fin d’une formation de 3 ou 4 ans, jusqu’à 9000 $ au collégial et jusqu’à 20 000 $ à l’université; et 
  • une prime salariale offerte jusqu’au 31 mars 2023 pour inciter les retraités de l’enseignement, des services de garde et des soins infirmiers à revenir au travail.

Tous les étudiants québécois inscrits à temps plein dans les 6 domaines prioritaires seront admissibles à ces aides à la session d’automne 2022.

Johanna Sabys
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Entrevue

Plus de défis pour retenir les travailleurs de l’informatique du gouvernement?

Publié le 23 nov. 2021
Plus de défis pour retenir les travailleurs de l’informatique du gouvernement?

(Source: Unsplash)

  • Alors que le gouvernement veut créer un nouveau ministère de la Cybersécurité et du Numérique, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) demande au gouvernement d’être moins dépendant des fournisseurs privés en services numériques et cybersécurité.
  • Il faudrait pour cela que le gouvernement embauche plus de personnel. Mais pour attirer les travailleurs, les conditions d’emploi devraient changer: «le gouvernement doit offrir à ses travailleurs de l’informatique, en plus de salaires plus concurrentiels, des défis professionnels et leur permettre de se surpasser, comme dans le secteur privé», explique à InfoBref Christian Daigle, président général du SFPQ.

Le gouvernement a de plus en plus recours à des consultants en informatique et en cybersécurité.

  • En 2017, environ 2300 consultants faisaient affaire avec le gouvernement ou avec des organismes publics.
  • En 2020, ils étaient près de 3200, soit une hausse de 35%. 

La fonction publique québécoise souffre, comme tous les employeurs, de la pénurie de main d’œuvre

  • Elle semble particulièrement forte dans le domaine informatique.
  • Le SFPQ recense 970 postes vacants, soit 12% des postes de ce domaine dans la fonction publique.

Pour attirer et retenir des travailleurs en informatique, le gouvernement doit confier plus de projets de développement à ses propres travailleurs, argumente le SFPQ. 

  • «À l’heure actuelle, la fonction publique n’offre pas les mêmes défis qu’au privé», explique Christian Daigle.
  • «Les fonctionnaires devraient se faire confier des défis plus intéressants, explique-t-il, comme l’opportunité de réaliser davantage de tâches de développement pour que le travail soit au moins aussi attrayant qu’au privé.»
Félix Côté
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Les personnes qui souffrent du «syndrome de l’imposteur» sont de bons employés

Publié le 18 nov. 2021
Les personnes qui souffrent du «syndrome de l’imposteur» sont de bons employés

(Source: Christina @wocintechchat / Unsplash)

  • Ceux qui s’imaginent moins bons que la moyenne sont-ils, au contraire, bons en tout? Oui, le syndrome de l’imposteur serait bon pour la performance au travail. Ces employés ont tendance à en faire plus que ce qui leur est demandé, et ils auraient aussi de meilleures compétences interpersonnelles.
  • C’est ce qu’affirme une psychologue de l’École de gestion du Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans une récente étude. 

Le terme «syndrome de l’imposteur» ou «phénomène de l’imposteur» a été utilisé pour la première fois en 1978. 

  • Deux psychologues étudiaient plusieurs femmes devenues célèbres dans leur métier respectif. 
  • Or, un grand nombre d’entre elles ne s’estimaient «pas très brillantes». Elles pensaient avoir monté les échelons grâce à la chance ou à des erreurs.

Les personnes qui souffrent du syndrome, explique la psychologue du MIT Basima Tewfik:  

  • s’estiment moins bonnes que la moyenne – elles ont d’ailleurs souvent un niveau d’anxiété plus élevé et une plus faible estime de soi; mais
  • tendent à faire de meilleures employés parce qu’elles sont plus collaboratives, plus empathiques et plus agréables.

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Ce syndrome affecte les femmes et les hommes dans de multiples professions – même si plusieurs études suggèrent qu’il est plus fréquent chez les femmes. 

Pour son étude, la chercheuse du MIT a mesuré le niveau du syndrome à l’aide d’un questionnaire rempli par 155 employés de firmes d’investissement américaines. 

  • Elle a ensuite soumis aux superviseurs des employés un autre questionnaire.  

Basima Tewfik a conclu de leurs réponses que «les gens avec un syndrome de l’imposteur sont ceux avec qui vous aimeriez travailler».

Agence Science-Presse
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