Prévisions économiques

Nouvelles et données concernant des prévisions d’indicateurs économiques – croissance, taux d’intérêt, chômage – particulièrement au Québec, au Canada et aux États-Unis

Surprise: l’économie canadienne s’est contractée au deuxième trimestre

Publié le 31 août 2021
Surprise: l’économie canadienne s’est contractée au deuxième trimestre

(Source: Unsplash)

  • Le produit intérieur brut (PIB) réel canadien a chuté de 0,3% entre la fin mars et la fin juin, soit une baisse annualisée de 1,1%, selon Statistique Canada. 
  • C’est le premier recul trimestriel depuis le deuxième trimestre 2020, alors que la Covid-19 avait frappé de plein fouet l’économie mondiale.

L’économie semble se diriger dans le sens inverse des prévisions. 

  • Avec la vaccination qui progresse, la plupart des analystes s’attendaient à une hausse annualisée de l’ordre de 2% à 2,5% pour le second trimestre. 
  • Même Statistique Canada, il y a encore un mois, prévoyait une croissance annualisée de 2,5% pour ce deuxième trimestre.

Statistique Canada explique la baisse du trimestre, selon ses nouveaux chiffres, par le ralentissement des exportations et de la revente en immobilier résidentiel. 

Les exportations ont baissé de 4% au 2e trimestre et de 15% en rythme annualisé.

  • Statistique Canada souligne que des perturbations dans les chaines d’approvisionnement ont réduit la production.
  • L’industrie automobile est particulièrement touchée, en raison de la pénurie de semi-conducteurs nécessaire à la fabrication de puces électroniques.

Les reventes de maisons ont beaucoup ralenti dans les derniers mois. 

  • L’ensemble des coûts de transfert de propriétés résidentielles entre acheteurs et vendeurs a baissé de 17% au dernier trimestre.  

De plus, après cette baisse trimestrielle, Statistique Canada indique que, selon ses estimations préliminaires, le PIB a également reculé en juillet, de 0,4%.

Plusieurs économistes ont déjà revu leurs prévisions après la publication de ces chiffres ce matin.

  • Doug Porter, économiste en chef à la Banque de Montréal, a réduit de 6% à 5% sa prévision de croissance annuelle pour l’économie canadienne.
  • Andrew Kelvin, stratège principal à la Banque TD, a dit à BNN Bloomberg que ces nouvelles données pourraient interférer dans la campagne électorale fédérale.
Félix Côté
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Pas de hausse des taux d’intérêt avant la seconde moitié de 2022, dit la Banque du Canada

Publié le 14 juil 2021
Pas de hausse des taux d’intérêt avant la seconde moitié de 2022, dit la Banque du Canada

(Source: Banque du Canada)

  • La Banque du Canada a annoncé qu’elle maintiendra son taux d’intérêt directeur à 0,25% jusqu’à ce que sa cible d’inflation annuelle de 2% soit atteinte «de manière durable».
  • Cela ne devrait pas se produire avant la seconde moitié de 2022, selon l’institution. Elle croit que l’économie canadienne n’est pas encore prête à composer avec une hausse des taux d’intérêt.  

Actuellement, l’inflation est supérieure à 2% au Canada. 

  • En mai, l’inflation était de 3,6% (sur une base annuelle), ce que la Banque explique par les prix élevés de l’essence et la ruée des consommateurs suite à la réouverture de l’économie. 
  • La Banque prévoit que l’inflation restera au-dessus de 3% au moins jusqu’à la fin de l’année, pour redescendre autour de 2% en 2022.

La Banque juge donc que l’inflation actuelle est un phénomène passager et non durable.

La relance économique est inégale, note-t-elle.

  • D’un côté, les économies mondiales se remettent «fermement» de la pandémie et la vaccination continue de progresser. La Banque prévoit que l’économie canadienne progressera de 6% en 2021 et de 4,6% en 2022.  
  • De l’autre, la Banque est préoccupée par la propagation de nouveaux variants, notamment dans des régions où le taux de vaccination est faible. 
Félix Côté
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La croissance économique aux États-Unis serait la plus rapide des 25 dernières années

Publié le 2 juil 2021
La croissance économique aux États-Unis serait la plus rapide des 25 dernières années

(Source: Unsplash)

  • Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la croissance de l’économie américaine sera de 7% sur l’ensemble de l’année 2021. 
  • En avril, le FMI prévoyait une croissance de 6,4%. Mais il a relevé ses prévisions, parce qu’il croit que le Congrès va adopter un plan d’investissements sur les infrastructures et un plan de soutien aux familles, qui s’ajouteront aux mesures de soutien économiques déjà mises en place par l’administration de Joe Biden. 

L’inflation aux États-Unis était de 5% en mai par rapport à mai 2020, mais le FMI ne croit pas que la hausse des prix à la consommation perturbe la croissance américaine.

Il prévoit plutôt qu’un ralentissement du marché de l’emploi va freiner l’inflation.

  • En juin, le taux de chômage aux États-Unis est remonté à 5,9% par rapport à 5,8% en mai. 
Félix Côté
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La situation économique du Canada s’améliore plus vite que prévu, selon l’OCDE

Publié le 31 mai 2021
  • Le produit intérieur brut du Canada devrait croitre de 6,1% cette année, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). 
  • C’est nettement plus que le taux de croissance de 4,7% qu’elle prévoyait en mars, et légèrement supérieur au taux de 5,8% qu’elle prévoit maintenant pour l’ensemble des pays du monde. 

Laurence Boone, économiste en chef à l’OCDE, a expliqué dans un entretien au Globe and Mail que la «forte demande extérieure» en provenance des États-Unis va contribuer de façon importante à la croissance de l’économie canadienne.  

  • En mars, l’administration Biden a mis en place un plan de relance de l’économie américaine de 1900 milliards $US. 
  • Plusieurs analystes avaient dit que ce plan rejaillirait positivement sur les différents partenaires commerciaux des États-Unis, dont le Canada. 

Le rattrapage du Canada sur le plan de la vaccination est un autre facteur qui a poussé l’OCDE à rehausser ses perspectives de croissance pour le PIB canadien. 

Félix Côté
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La Banque du Canada parie sur une croissance économique soutenue

Publié le 21 avr. 2021
La Banque du Canada parie sur une croissance économique soutenue

Tiff Macklem, gouverneur de la Banque du Canada [image: Banque du Canada]

  • Elle prévoit maintenant un taux de croissance de l’économie de 6,5% cette année, 3,75% l’an prochain et 3,25% en 2023.
  • Dans l’immédiat, la Banque maintient son taux directeur à 0,25%, mais elle envisage de l’augmenter dès le milieu de l’an prochain – plus tôt qu’elle le prévoyait auparavant.

La Banque du Canada a publié hier son plus récent Rapport sur la politique monétaire du Canada.

Ses prévisions de croissance sont plus optimistes que les précédentes.

  • «Les perspectives économiques se sont améliorées tant à l’échelle mondiale qu’au Canada, note le communiqué de la Banque qui accompagne son rapport. L’activité a mieux résisté que prévu à la pandémie de Covid-19 et la vaccination avance.»
  • Même si la Banque est consciente de l’impact négatif de la troisième vague, elle croit que «la progression de la vaccination et la réouverture de l’économie devraient entraîner au second semestre de l’année un fort rebond de la consommation». 

L’intervention exceptionnelle de la Banque due à la pandémie se poursuit, mais elle s’amenuise progressivement.

  • À court terme, la Banque va réduire d’un quart ses achats d’obligations du Canada.
  • Elle prévoit de continuer ces achats, que l’on appelle «l’assouplissement quantitatif» et qui visent à soutenir l’économie.
  • Mais elle les ajustera chaque semaine, à mesure que la reprise devrait les rendre moins nécessaires.

Les taux d’intérêt pourraient remonter l’an prochain.

  • Alors que la Banque n’envisageait pas auparavant d’augmenter son taux directeur avant 2023, elle envisage maintenant de le faire à partir de la mi 2022.

Même si aucune de ces annonces ne constitue un changement drastique, la Banque de Canada apparaît maintenant comme l’une des banques centrales du monde occidental les plus optimistes sur la reprise post-pandémie, et les plus prêtes à cesser son intervention exceptionnelle.

Patrick Pierra
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Une majorité de Canadiens croient que les prix de l’immobilier vont continuer à monter pendant encore plusieurs mois

Publié le 22 mars 2021
  • Trois Canadiens sur cinq pensent que la valeur des propriétés dans leur quartier augmentera au cours des six prochains mois, révèle le dernier sondage hebdomadaire réalisé par Nanos et l’agence Bloomberg. C’est la plus haute proportion depuis la création du sondage en 2008.
  • Cet optimisme est une bonne nouvelle pour les propriétaires et les spéculateurs immobiliers, indiquent les experts. Mais ils s’inquiètent qu’une telle prévision pourrait décourager les plus jeunes ménages d’acheter une première maison.

Le marché résidentiel canadien restera en ébullition au moins jusqu’en 2022, prédit l’ACI

Publié le 15 mars 2021
Le marché résidentiel canadien restera en ébullition au moins jusqu’en 2022, prédit l’ACI

(Source: Unsplash)

  • Depuis le début de l’année, les maisons se vendent plus vite et plus cher que ce qu’anticipait l’Association canadienne de l’immeuble. Elle a dû rehausser de 20% ses prévisions annuelles de ventes résidentielles pour l’ensemble du pays.
  • L’ACI prévoit qu’il se vendra 701 000 maisons au Canada cette année, à un prix moyen de 665 000 $. En décembre dernier, l’organisme anticipait plutôt 584 000 ventes à un prix moyen de 620 400 $.

Le prix des maisons vendues en janvier et en février derniers est 25% plus élevé que le prix moyen des maisons vendues durant les deux premiers mois de 2020, constate l’ACI – qui gère la base de données immobilière MLS, d’où proviennent ses données.

  • Il s’est aussi vendu 39% plus de maisons en janvier et février de cette année qu’à la même période l’an dernier.

Les prix devraient continuer de monter jusqu’en 2022, prévoit l’ACI.

Mais plus ils seront élevés, moins les acheteurs seront nombreux à conclure une transaction.

Le point de bascule où les prix deviendront trop élevés et le nombre de ventes diminuera surviendra l’an prochain, prédit l’ACI, qui anticipe une baisse des ventes de 13% en 2022.

Ce ne sera pas l’éclatement d’une bulle immobilière, comme le craignent bien des observateurs.

  • Le prix des maisons devrait être plutôt stable l’an prochain, en hausse de 2%.
  • 2022 devrait être une année «plus près de la normale» pour l’immobilier résidentiel, conclut l’ACI.
Alain McKenna
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Le Québec est la province qui connaîtra la plus forte reprise économique cette année, prédit la Banque Royale

Publié le 11 mars 2021
  • Les milliards de dollars investis par les gouvernements dans des infrastructures de transport en commun au Québec feront croître notre économie cette année plus vite que celle des autres provinces, selon RBC Marché des capitaux.
  • En ajoutant l’impact des investissements publics à l’effet qu’aura la sortie de crise anticipée au cours des prochains mois, la banque torontoise prédit une hausse du PIB du Québec de 6,5% en 2021. Par comparaison, la Banque du Canada prévoit une croissance de 5,4% pour l’ensemble du Canada.

Avec une croissance prévue à 6,2% cette année, l’Ontario est la seconde province dont l’économie se remettra le plus rapidement de la Covid-19, ajoutait hier Sri Thanabalasingam, économiste à la RBC, dans une note aux investisseurs.

La RBC a rehaussé ses prévisions pour le Québec et l’Ontario, les deux provinces les plus durement affectées par la pandémie, notamment à cause de la nouvelle politique de Washington:

  • Le plan de relance américain stimulera les exportations québécoises et ontariennes davantage que celles de l’ouest du pays.
  • Le secteur pétrolier de l’Alberta et de la Saskatchewan est boudé par les États-Unis, ce qui a été constaté lors de l’abandon du projet du pipeline Keystone XL.

Au Québec, la RBC croit que cette hausse de la demande étrangère s’ajoutera à une consommation domestique boostée par le niveau d’épargne record dont disposent actuellement les ménages québécois.

Alain McKenna
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Le plan de relance des États-Unis pourrait augmenter de 1% le volume de l’économie canadienne cette année

Publié le 9 mars 2021
Le plan de relance des États-Unis pourrait augmenter de 1% le volume de l’économie canadienne cette année

(Source: Unsplash)

  • Le plan de relance économique du président américain Joe Biden aura un effet positif immédiat sur l’économie des États-Unis en faisant doubler cette année la croissance prévue de son PIB, selon l’OCDE.
  • L’organisme international croit que cela entraînera une accélération de la croissance économique mondiale, qui bénéficiera grandement au Canada.

Le plan de relance de Joe Biden, qui doit être adopté aujourd’hui dans sa forme finale par la Chambre des représentants, devrait coûter 1,9 billion (=1900 milliards) $US au gouvernement américain.

  • L’OCDE, un organisme international d’études économiques, prédit que ce plan entrainera une croissance du produit intérieur brut (PIB) américain de 6,5% cette année et de 4% en 2022. 
  • Ses prévisions précédentes, qui ne prenaient pas en compte ce plan d’aide, prévoyaient une croissance plus faible, de 3,2% cette année et de 3,5% l’an prochain.

Le Canada bénéficiera de cette croissance américaine, mais à une condition, selon l’OCDE: que la population soit vaccinée le plus tôt possible, pour que les échanges entre le Canada et les États-Unis puissent reprendre rapidement.

L’OCDE estime que si une majorité de Canadiens sont vaccinés d’ici septembre, comme c’est prévu, le plan de relance de Biden augmentera la demande des États-Unis pour les biens et services canadiens, à tel point que la croissance du PIB du Canada sera supérieure de 1%. 

  • La croissance serait alors de 5,7% au Canada cette année, plutôt que les 4,7% prévus auparavant.

Le plan Biden ne profitera pas qu’au Canada: l’OCDE s’attend à une croissance de l’économie mondiale de 5,6% cette année, plutôt que les 4,2% que l’organisation prévoyait précédemment.

Alain McKenna
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La Chine pourrait devenir la première économie mondiale dès 2028

Publié le 28 déc 2020
  • Le Center for Economics and Business Research estime désormais que la Chine deviendra la première puissance économique – devant les États-Unis – dans seulement huit ans, soit cinq ans plus tôt que le suggéraient ses prévisions de l’an dernier.
  • Dans leur dernier rapport [PDF], les experts britanniques soulignent que la Chine est la seule grande puissance dont l’économie a continué à croître cette année, d’environ 2%, ce qui accélère son rattrapage des États-Unis.

L’économie canadienne pourrait connaître une croissance plus rapide que prévu en 2021

Publié le 23 déc 2020
  • La croissance du produit intérieur brut (PIB) canadien pourrait se rapprocher de 5% en 2021 – nettement plus que les quelque 3% que prévoyaient jusqu’ici par les experts.
  • La campagne de vaccination qui a commencé, un gouvernement désireux d’assurer la relance et des consommateurs qui ont beaucoup épargné en cette année: ces trois facteurs rendront la reprise plus vigoureuse que prévu.

Le nouveau confinement ne durera pas éternellement. 

  • Les économistes envisagent une sortie de crise durable une fois l’hiver terminé. 
  • Cela incitera les consommateurs canadiens à dépenser plus vigoureusement, au moins jusqu’à la fin de 2021.

«Les vaccins vont être un point tournant», écrit Eric Lescelles, économiste pour RBC Marché des Capitaux, dans une note aux investisseurs. 

  • L’analyste croit que les gouvernements continueront de stimuler la relance tout au long de 2021.
  • Il pense que la croissance du PIB canadien sera de 5% l’an prochain.
  • Sa prévision est à peine plus optimiste que celle d’un consensus d’économistes, cités dans la même note, et qui prévoient, eux, un taux de croissance de 4,7%.
Alain McKenna
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Conseils pour vos FINANCES

La croissance mondiale sera de retour en 2021, mais pour combien de temps?

Publié le 18 déc 2020
Fabien Major
par Fabien Major
La croissance mondiale sera de retour en 2021, mais pour combien de temps?

(Image Pixabay)

  • Après une chute de l’activité économique cette année, ça augure plutôt bien pour 2021, selon les prévisions du Fonds monétaire international.
  • Mais la reprise économique ne sera pas aussi vigoureuse partout, et il faudra réunir plusieurs conditions pour qu’elle perdure.

En 2020, l’économie mondiale s’est contractée de 4,4%.

Moins d’échanges commerciaux et de consommation génèrent moins de travail, moins de revenus pour les travailleurs et les entreprises, et moins de recettes fiscales pour les gouvernements.

En regardant les données du Fonds monétaire international (FMI), on voit à quel point la pandémie de Covid-19 a ébranlé les finances publiques.

La dette des pays, en proportion de ce qu’ils produisent chaque année (leur produit intérieur brut ou PIB), a fait un bond. De 2019 à 2020, le ratio dette/PIB a augmenté:

  • de 105% à 125% dans les pays riches; 
  • de 53% à 62% dans les pays émergents, qui comptent une proportion importante de citoyens dans la classe moyenne; et
  • de 43% à 49% dans les pays en voie de développement.

Des taux d’intérêt au plancher pour longtemps

Pour limiter l’impact de la crise, les banques centrales ont utilisé des électrochocs. Les taux d’intérêt n’étaient déjà pas très élevés, elles les ont abaissés au plancher.

  • Les taux directeurs sont devenus quasi nul au Canada et aux États-Unis.
  • Ils sont nuls en Europe et au Japon.
  • On observe même des taux obligataires de 10 ans négatifs dans une dizaine de pays. 

Par exemple, les obligations suisses à échéance de 10 ans affichent un taux de -0,81%. Si vous en achetez pour 100 000$, la Suisse vous remettra 95 884$ dans une décennie.

Pour que l’économie reprenne de la vigueur, il est probable que les taux devront demeurer extrêmement faibles très longtemps.

  • L’économiste Joanie Fontaine, de JLR Solutions foncières, estime qu’ils ne devraient pas remonter avant 2023.
  • Déjà, en janvier 2020, Fidelity Investments considérait fort probable que les taux restent faibles jusqu’en… 2030.

Ce genre d’environnement est très propice à l’immobilier et aux marchés boursiers. L’ère des actions dispendieuses ne fait peut-être que commencer.

L’économie devrait se raffermir en 2021.

  • Le FMI prévoit pour l’an prochain une croissance mondiale de 5,2%.
  • Les grandes banques américaines sont généralement un peu plus optimistes: leurs prévisions de croissance mondiale pour l’an prochain vont de 5% à 6,4%.

En Amérique du Nord, la reprise sera relativement lente – sauf au Canada. Le FMI prévoit pour 2021 un taux de croissance de:

  • 5,2% au Canada;
  • 3,1% aux États-Unis;
  • 3,5% au Mexique.  

Dans la zone euro, la reprise devrait être plus robuste:

  • La croissance attendue par le FMI sera entre 4,2% pour l’Allemagne et 7,2% pour l’Espagne.

C’est en Asie que l’activité économique bourgeonnera le plus.

  • Le FMI prévoit une croissance de 8,2% en Chine et 8,8% en Inde.

Cette reprise sera-t-elle durable?

La directrice générale du FMI Kristalina Georgieva calcule que l’ensemble des gouvernements ont déjà dépensé – ou se sont engagés à dépenser – un total de 12 billions (12 000 milliards) $US en aide financière à leurs citoyens et à leurs entreprises.

Cette aide et la réponse musclée des banques centrales ont permis d’éviter le pire.

Mais la reprise reste fragile.

Selon la DG du FMI, trois conditions doivent être remplies pour que la relance de l’économie mondiale soit durable:

  • un accès facile aux vaccins, dans le cadre d’une coordination mondiale, pour accélérer la reprise de l’activité économique dans chaque pays;
  • la mise en veilleuse de mesures protectionnistes, pour rouvrir les échanges commerciaux et relancer le tourisme; et
  • une plus grande coopération internationale, impliquant un soutien financier aux pays qui en ont besoin.

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