Montréal

La pandémie a stoppé la croissance démographique à Montréal

Publié le 14 janv. 2021
La pandémie a stoppé la croissance démographique à Montréal
  • De toutes les régions du Québec, Montréal est celle où le bilan démographique s’est détérioré le plus rapidement. Entre le 1er juillet 2019 et le 1er juillet 2020, la population de Montréal n’a gagné que 5000 habitants, comparativement à 37 000 au cours des 12 mois précédents.
  • En plus de l’étalement urbain qui a poussé 36 000 personnes à quitter Montréal – un record, la population de la métropole a directement subi l’impact de la Covid-19: hausse prononcée du nombre de décès, et pause dans l’immigration causée par la fermeture des frontières.

Résultat: après deux ans d’une croissance démographique parmi les plus soutenues au Québec, Montréal se retrouve avec un taux de croissance de seulement 2%, selon les données migratoires de l’Institut de la statistique du Québec publiées hier.

  • Seules deux régions ont un taux d’accroissement de leur population inférieur à celui de Montréal: l’Abitibi-Témiscamingue, et la Côte-Nord – qui en fait à même vu sa population diminuer, mais moins que les années précédentes.

Les Laurentides, Lanaudière et l’Estrie ont au contraire profité des déménagements d’une région du Québec à une autre avant le 1er juillet 2020.

  • Leur taux d’accroissement de population était entre 13 et 18%, les plus élevés au Québec.
  • Dans les trois cas, ce taux d’accroissement a lui-même augmenté par rapport aux années précédentes.
Alain McKenna
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L’application de covoiturage montréalaise Netlift veut accélérer la distribution des vaccins contre la Covid-19

Publié le 6 janv. 2021
L’application de covoiturage montréalaise Netlift veut accélérer la distribution des vaccins contre la Covid-19

Le fondateur de Netlift Marc-Antoine Ducas

  • La distribution des vaccins se fait au ralenti. Acheminer les doses aux patients exige une logistique pour laquelle le réseau de la santé n’est pas équipé.
  • Depuis la mi-décembre, le service de covoiturage montréalais Netlift teste la distribution de vaccins avec un partenaire du réseau de la santé. Son fondateur croit que, adaptée au contexte de la pandémie, son application pourrait accélérer la distribution des vaccins partout au Québec.

La Covid-19 a changé les modèles d’affaires de Netlift.

  • Avec le télétravail, le covoiturage a pratiquement disparu. 
  • Netlift a revu son modèle pour cibler les commerçants locaux qui souhaitent livrer des produits de façon abordable.

Mais la pandémie a amené Netlift encore plus loin de son activité initiale, raconte à InfoBref son fondateur Marc-Antoine Ducas.

«Quand on nous a appelé à la mi-décembre, nous avons à nouveau revu notre service pour l’adapter aux vaccins. Depuis, nous avons été contactés par divers établissements dans le grand Montréal. Nous recevons même des appels de la France, où le problème est similaire.»

Le défi: distribuer les doses de vaccin n’est pas une tâche simple. 

  • Conservées à -70 degrés, il faut ensuite les dégeler, les faire accompagner par une infirmière, puis s’assurer que les patients sont au rendez-vous.
  • À un rythme de 25 doses administrées à l’heure, cela exige un haut niveau de coordination. 

L’application mobile de Netlift fait le pont entre les centres de soins de santé, les patients et les agences de transport privées en taxi ou en autobus. Elle simplifie la tâche de tous ces intervenants.

Malgré quelques ratés, Marc-Antoine Ducas dit que le service de Netlift fonctionne bien et qu’il peut être élargi aux centres de santé de l’extérieur de Montréal.

  • L’entrepreneur montréalais lance un appel à François Legault, s’il est à la recherche de solutions pour accélérer la distribution des vaccins dans la province.
Alain McKenna
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Nuvei réalise sa plus importante acquisition depuis son entrée en bourse

Publié le 4 janv. 2021
Nuvei réalise sa plus importante acquisition depuis son entrée en bourse
  • Nuvei, de Montréal, a finalisé l’acquisition de Base Commerce, une plateforme de paiement et de virement électroniques de Phoenix, en Arizona.
  • Elle-même une spécialiste du paiement numérique, Nuvei élargit ainsi ses activités dans de nouveaux secteurs d’affaires interentreprises dont l’immobilier et les transports.

Nuvei et Base Commerce sont complémentaires.

  • Nuvei a mis au point une plateforme qui accepte plus de 150 devises et 450 modes de paiement différents, peu importe le secteur d’activités.
  • Base Commerce a développé une technologie adaptée à des secteurs d’activité spécialisés et qui pourra être exportée à l’international.

L’entreprise montréalaise est surtout perçue comme une spécialiste des microtransactions dans le secteur du jeu vidéo, rappelait le mois dernier RBC Marché des capitaux.

  • Mais l’acquisition risque de changer cette perception.
  • Base Commerce gère annuellement 10 milliards $US en transactions provenant de péages autoroutiers, de transferts de fonds bancaires et du paiement de stationnements publics et privés.

Hier, le titre de Nuvei (TSX: NVEI) a perdu un peu plus de 7%, en même temps que les titres de plusieurs entreprises technos baissaient.

Alain McKenna
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Stingray étend son réseau de diffusion musicale à des centres d’entrainement

Publié le 28 déc 2020
  • À partir de janvier, l’entreprise montréalaise Stingray (TSX : RAY.A) offrira ses services musicaux dans des milliers de centres d’entrainement au Canada et aux États-Unis.
  • Elle a conclu une entente avec ClubCom, une division de Zoom Media qui présente du divertissement numérique et des publicités dans 4000 gyms d’Amérique du Nord.

Analyse POLITIQUE

Comment le REM 2.0 pourrait – enfin! – relancer l’est de Montréal

Publié le 18 déc 2020
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Comment le REM 2.0 pourrait – enfin! – relancer l’est de Montréal

(Image CDPQ Infra)

  • La construction du REM de l’Est, avec un budget initial de 10 milliards $, sera le plus grand investissement public en transport collectif jamais réalisé au Québec.
  • Vaste friche industrielle, l’est de Montréal pourra entreprendre avec ce projet le redéploiement de son économie et de son développement urbain.

Surprise agréable que ce projet de prolongation du REM annoncé ce mardi. En cette période de pandémie où les bonnes nouvelles sont si rares, il arrive comme un précieux cadeau de Noël.

Mais comme dans tout projet de cette envergure, il y aura loin de la coupe aux lèvres.

Déjà quelques voix inquiètes se font entendre quant à sa forme. Mais personne n’en conteste la nécessité.

L’est de Montréal n’a jamais su retrouver de vocation économique depuis qu’il a été abandonné par le secteur de la pétrochimie.

Ses six grandes raffineries traitaient, à la fin des années 1960, quelque 30% de tout le pétrole raffiné au Canada.

Il s’en trouve encore une, celle de Suncor. Mais il y a surtout quelque 40 millions de pieds carrés de terrains contaminés laissés en friche depuis des décennies. Un très lourd héritage.

Le premier obstacle au redéveloppement de l’Est était environnemental.

  • Un premier geste fut posé en décembre 2018, avec la signature entre le gouvernement Legault et l’administration Plante de l’entente «Revitaliser l’est de Montréal».
  • À la clé se trouvaient 100 millions $ pour décontaminer, réaménager et revaloriser les terrains des friches industrielles.

Le deuxième obstacle à lever consistait en l’absence d’un système de transport collectif efficace pour desservir ce secteur et le relier au centre-ville.

  • Tous les projets mis de l’avant ces dernières années dans l’axe de la rue Notre-Dame, qui attend pour sa part d’être reconstruite, ont tous été abandonnés au profit de projets dans l’Ouest.
  • La priorité est allée à l’échangeur Turcot et au REM 1.0, vers la Rive-Sud et l’ouest de l’île.

Aujourd’hui, nous assistons à un juste retour du balancier.

L’ampleur de l’investissement envisagé pour le REM de l’Est surprend, puisqu’il est supérieur de 50 % à celui du REM de l’Ouest, pour moitié moins de kilomètres, soit 32 km contre 67 km.

  • L’achalandage du REM de l’Est sera moindre, puisqu’on prévoit desservir que 133 000 passagers par jour à l’horizon 2044.
  • Et comme pour le REM de l’Ouest, on peut s’attendre à des surcoûts qui gonfleront la facture d’ici son ouverture en 2029.

Ce projet se justifie néanmoins par l’effet de levier qu’il jouera dans le redéploiement économique et urbain de la zone qu’il desservira.

Sans transport collectif, attirer industries, commerces et projets domiciliaires s’avère une mission quasi impossible.

Le Silicon Valley du Nord que le premier ministre François Legault rêve de voir s’y installer est pour l’instant davantage une vision qu’une réalité.

Néanmoins, l’innovation ne peut pas ne pas être au cœur de la stratégie pour attirer des entreprises créatrices d’emplois.

Le tissu social et urbain de l’Est sera aussi appelé à se transformer.

Il faudra apprendre des erreurs du REM de l’Ouest et s’appuyer sur un processus de consultation à l’écoute des citoyens des quartiers situés sur le passage du REM.

C’est essentiel à la réussite de ce projet, qui sera celui de toute une génération de Montréalais.

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Plan climat: Montréal identifie 46 actions pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre

Publié le 10 déc 2020
Plan climat: Montréal identifie 46 actions pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre

(Photo Unsplash)

  • Dans le Plan climat qu’elle a dévoilé aujourd’hui, la métropole se focalise sur ses principaux émetteurs de gaz à effet de serre (GES), les grands bâtiments et les transports, pour atteindre sa cible de réduction de 55% d’ici 2030.
  • Montréal veut donner l’exemple: elle prévoit de nouveaux bâtiments plus sobres en carbone et elle planifie interdire une partie du centre-ville aux véhicules polluants. 

Bâtiments 
Le Plan climat de Montréal prévoit: 

  • de construire des bâtiments qui tendent vers la carboneutralité;  
  • de retirer les systèmes de chauffage au gaz naturel et au mazout des bâtiments existants.

Seuls les grands bâtiments de plus de 25 000 pieds carrés sont concernés. Les propriétaires de résidences familiales n’auront pas à changer leur système de chauffage aux énergies fossiles.

Transports 
Montréal veut:

  • réduire de 25% les déplacements en voiture solo;
  • réserver une portion du centre-ville aux véhicules zéro émission.

Adaptation aux changements climatiques
Dans les dix prochaines années, entre 10 et 15% du budget d’investissements de la ville, soit entre 1 et 1,5 milliard $, sera consacré à des mesures d’adaptation.

  • Montréal veut planter 500 000 arbres, en ciblant les îlots de chaleur.
  • La ville souhaite faire passer de 6% à 10% la superficie des aires protégées.
Johanna Sabys
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En raison de la crise sanitaire, plus de ménages envisagent de quitter la région de Montréal

Publié le 8 déc 2020
  • 13% des résidents du Grand Montréal qui songent à acheter une maison dans les prochains mois le feraient à l’extérieur de la région, alors que la proportion était de 10% en 2018.
  • La pandémie a aussi eu un impact majeur sur l’accès à la propriété: le tiers des jeunes familles qui prévoyaient acheter une première maison cette année ont dû repousser ce projet à plus tard, révèle un sondage sur le marché immobilier.

Montréal sort perdante de la crise de Covid-19 selon ce sondage, et ce malgré l’effervescence de la revente immobilière sur son territoire.

  • L’émergence du télétravail permet à plusieurs de vivre plus loin de leur lieu de travail, là où l’immobilier coûte moins cher.
  • De nombreux répondants ont également affirmé vouloir se rapprocher de la campagne.

Les Québécois âgés de 18 à 34 ans sont les plus affectés par la pandémie. 

  • 40% des jeunes adultes dans cette tranche d’âge disent avoir modifié leurs plans d’acheter ou de vendre une propriété.
  • Cette proportion est de seulement 17% chez les gens âgés de 55 ans ou plus.

Le sondage réalisé conjointement par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), le Fonds immobilier de solidarité FTQ, la Société d’habitation du Québec (SHQ) et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Alain McKenna
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Analyse POLITIQUE

Pourquoi Montréal ne redeviendra plus tout à fait comme avant

Publié le 5 déc 2020
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Pourquoi Montréal ne redeviendra plus tout à fait comme avant

(Photo Unsplash)

  • Acteurs politiques et économiques se mobilisent pour relancer l’économie de la métropole de crainte que la crise conjoncturelle actuelle ne devienne structurelle.
  • La ville est toutefois plus qu’un lieu économique. Elle est un lieu de vie que la pandémie nous donne l’occasion d’adapter à de nouvelles réalités. Il faut élargir la réflexion.

Mise sur pause par la Covid-19, l’économie de Montréal ressent le ressac vivement avec des pertes de 8,2 milliards $. Son centre-ville est dévasté. Un drapeau rouge est levé.

  • Les trois quarts des employés de bureau et de commerce l’ont désertée.
  • Ses 125 000 étudiants collégiaux et universitaires suivent dans une proportion de 90% leurs cours à distance.
  • Les hôtels ont un taux d’occupation d’à peine de 20%.

Le retour à la normale devrait permettre à l’économie montréalaise de rebondir naturellement. Le Mouvement Desjardins prévoit qu’après un recul de 5,5% en 2020, Montréal connaîtra une croissance de 6,8% en 2021.

Cet optimisme ne doit pas faire oublier que dans plusieurs secteurs, dont certains stratégiques comme le transport aérien et les industries aérospatiales, le rattrapage sera graduel. D’où les appels à la mobilisation lancés par la Chambre de commerce pour s’assurer que la présente crise ne se prolonge pas.

Établir une feuille de route pour sa relance permettra à Montréal d’éviter les enjeux partisans. En 2021, des élections auront lieu à Montréal et presque certainement aussi au plan fédéral. Devant Ottawa, qui prépare un vaste programme de relance d’au moins 70 milliards $, la métropole doit parler d’une seule voix pour obtenir des investissements stratégiquement porteurs pour son développement.

Cet exercice de réflexion doit être élargi. La pandémie a transformé la vie des Montréalais et leur façon d’habiter leur ville. Le confinement et la distanciation physique ont fait comprendre l’importance vitale des espaces privés et publics.

Coincés à l’intérieur de logements devenus lieux de travail et de vie, les Montréalais ont comblé leur besoin d’espace et de socialisation en marchant leurs rues et en occupant leurs parcs alors que d’autres fuyaient vers la banlieue pour trouver leur bonheur.

Étudier et travailler à distance est un phénomène qui va perdurer.

Cela changera la vie urbaine, tant au centre-ville que dans les quartiers. Tant sur les espaces privés qui devront pouvoir s’adapter à la fonction travail, que sur les espaces publics qui devront pouvoir répondre aux besoins d’échanges et de socialisation.

Un regroupement de développeurs immobiliers a demandé cette semaine la création d’une table de concertation pour réunir les acteurs du développement du centre-ville. Oui… pour peu qu’elle réunisse tous les acteurs y compris les citoyens et que sa réflexion vise à définir une nouvelle vision du développement urbain.

La ville telle qu’on la connaît, en hauteur et en densité, a été faite par ces mêmes développeurs. Pensons à Griffintown ou encore au projet Royalmount.

Aujourd’hui, ils disent vouloir créer des milieux de vie offrant des logements sociaux et abordables, des parcs, des résidences pour personnes âgées et de nouvelles écoles. Toutes des choses auxquelles ils ont dit non par le passé.

Il faut se méfier, et surtout ne pas les laisser seuls autour de la table définir l’avenir de Montréal.

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Montréal va investir 60 millions $ pour relancer son économie

Publié le 3 déc 2020
Montréal va investir 60 millions $ pour relancer son économie

La mairesse de Montréal Valérie Plante (Source: Twitter)

  • La mairesse Valérie Plante a détaillé dix mesures pour relancer l’économie de la ville après la pandémie.
  • Dans ce budget, 10 millions sont réservés au centre-ville, plus de 12 millions pour soutenir les commerçants, notamment ceux qui souhaitent acheter leurs locaux, et 8 millions pour aider les entreprises montréalaises dans leur «virage vert».

La deuxième acquisition d’envergure de Lightspeed aux États-Unis en un mois semble plaire aux investisseurs

Publié le 2 déc 2020
  • Le titre du spécialiste montréalais des solutions numériques pour détaillants a bondi hier de plus de 7% à la Bourse de Toronto, après qu’il a annoncé l’acquisition de l’éditeur d’outils de gestion pour restaurants Upserve pour 430 millions $US.
  • Lightspeed cherche à s’imposer rapidement aux États-Unis: le mois dernier, l’entreprise a racheté son rival new-yorkais ShopKeep pour 440 millions $US.

La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

Publié le 1er déc 2020
La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

(Photo Element AI)

  • Element AI n’a pas su transformer sa recherche en intelligence artificielle en une entreprise durable et elle a dû la vendre, au lieu de trouver du nouveau financement.
  • Résultat: les plus gros joueurs en intelligence artificielle à Montréal sont désormais tous étrangers, comme c’est également le cas dans le jeu vidéo.

Element AI détenait neuf technologies brevetées ou en instance de brevet. Elle avait des partenariats en cours dans les secteurs de l’assurance, des électroménagers et du transport.

Ces atouts n’ont pas suffi.

  • «C’est dommage de voir cette entreprise d’intelligence artificielle à fort potentiel se faire acquérir si tôt dans son parcours», a dit à InfoBref Chris Arsenault, associé du fonds de capital-risque montréalais iNovia.
  • «Ce n’était pas un modèle d’affaires rentable», a résumé Charles Émond, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en conférence virtuelle.

La commercialisation a toujours été le maillon faible des technologies canadiennes, rappelle en entrevue à InfoBref la PDG du centre de recherche en intelligence artificielle Mila, Valérie Pisano.

Qu’Element AI n’ait pas su s’imposer comme leader dans son créneau est un problème «qui dépasse l’intelligence artificielle», note-t-elle. Il se pose aussi dans le jeu vidéo, les effets visuels et la mobilité – trois secteurs dans lesquels Montréal est reconnue pour sa main-d’œuvre performante et bon marché plus que pour la notoriété de ses principales entreprises locales.

Le verre est quand même à moitié plein, croit Valérie Pisano.

  • «Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, Montréal continue d’attirer l’investissement étranger.»
  • «Je ne suis pas très inquiète pour les gens qui ont perdu leur emploi non plus: ils vont s’en trouver un autre rapidement.» 
Alain McKenna
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La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

(Photo Element AI)

À un mois des Fêtes, la situation reste fragile à Montréal

Publié le 25 nov. 2020
À un mois des Fêtes, la situation reste fragile à Montréal

Valérie Plante, Mylène Drouin et Sonia Bélanger (Source : Twitter)

  • Dans la métropole, le nombre de nouveaux cas quotidien reste stable, mais les hospitalisations sont en constante augmentation depuis le mois de septembre.
  • La directrice du CIUSSS du Centre-Sud-de-Montréal Sonia Bélanger appelle les Montréalais à la vigilance avant et pendant les Fêtes, en soulignant que «les hôpitaux commencent à se fragiliser».

À Montréal, avec une moyenne de 270 infections par jour, le nombre de nouveaux cas est stable. 

Mais la transmission communautaire reste soutenue.

  • Plus de 40% des personnes nouvellement infectées le sont à domicile, contre seulement 4% en milieu de soins.

Montréal enregistre une montée constante de ses hospitalisations.

  • Pour la première fois depuis le début de la deuxième vague, plus de 200 patients atteints de la Covid-19 sont actuellement hospitalisés.
  • La situation est de plus en plus préoccupante et les programmes opératoires sont de plus en plus serrés: «ça nous fait peur», a reconnu en point de presse hier la directrice Sonia Bélanger.

Cette situation est inquiétante à l’approche du temps des Fêtes.

  • C’est une période où il y a plus d’achalandage dans les hôpitaux.
  • Certains travailleurs de la santé sont en congé.
  • Et les patients Covid vont ajouter une pression supplémentaire.

La directrice de la santé publique de Montréal Mylène Drouin recommande de suivre à la lettre les directives du gouvernement pour les Fêtes.

Johanna Sabys
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