Montréal

Analyse POLITIQUE

Montréal doit choisir son futur visage, et pas seulement à la mairie

Publié le 8 oct. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Montréal doit choisir son futur visage, et pas seulement à la mairie

[crédit photo: Boyan Lepoev | Unsplash]

  • Les élections municipales à Montréal prennent la forme d’un match revanche entre la mairesse Valérie Plante et le précédent maire Denis Coderre.
  • Au-delà des personnalités, l’enjeu principal de cette élection porte sur les milieux de vie urbaine que les Montréalais veulent se donner pour les prochaines décennies.

Le duel que se livrent Valérie Plante et Denis Coderre ne peut que retenir l’attention.

  • On l’attendait depuis l’élection de 2017.

La nouvelle mairesse, élue en prétendant «être l’homme de la situation», l’avait emporté par défaut.

  • Les Montréalais avaient d’abord voulu écarter un maire devenu trop autocratique.

L’ombre de Denis Coderre n’a depuis cessé de planer sur Valérie Plante.

En prévision de ce match revanche, l’ancien maire a entretenu l’idée d’un nouveau départ pour une métropole.

  • «Retrouver Montréal», écrivait-il en début d’année.
  • Sous-entendu: l’administration Plante était un échec que lui seul saurait corriger.

Les Montréalais l’ont d’abord cru.

Ce printemps, ils étaient prêts à lui redonner les clés de l’hôtel de ville.

Mais ses 10 points d’avance ont vite fondu.


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Aujourd’hui, les deux candidats sont au coude à coude.

Les Montréalais ne sont donc pas à ce point déçus des 4 ans de l’administration de Projet Montréal.

Valérie Plante n’a pas été cette mairesse déconnectée des électeurs, comme l’a voulu la légende.

La moitié des Montréalais semblent partager sa vision de développement de Montréal qui met l’accent sur la qualité de la vie en milieu urbain.

Un point tournant a été le débat lancé par Denis Coderre sur la densité des constructions, la protection du Mont-Royal et la hauteur des tours au centre-ville.

Il a ainsi ramené l’attention sur la façon dont les Montréalais veulent habiter leur ville et y vivre.

La question de la densité n’est pas sans importance.

  • On prévoit 182 000 ménages de plus à l’horizon 2050.
  • Déjà, Montréal est deuxième au Canada après Vancouver avec 4916 habitants au kilomètre carré.

Qu’on le veuille ou pas, il faudra construire. Où? Comment?

  • Construire en hauteur est la solution, prétend Denis Coderre qui voit un «centre-ville de classe mondiale» se densifier avec des tours en hauteur.
  • Valérie Plante privilégie une approche plus douce, misant davantage sur les différents quartiers de la ville.

La densification, qu’importe l’approche choisie, aura un impact sur les milieux de vie et le tissu social des quartiers.

La préoccupation première des Montréalais à cet égard est la crise du logement.


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Montréal est une ville de locataires: 63% le sont.

  • Le taux d’inoccupation à 1,6% fait monter le prix des loyers ;
  • tandis que la surchauffe de l’immobilier rend l’accès à la propriété difficile pour les jeunes générations.

Valérie Plante l’a compris.

Plutôt que des tours, elle mise sur plus de logements, et sur des quartiers qui sont des milieux de vie écologiques.

Sa promesse phare de 60 000 logements à prix abordables rejoint la réalité quotidienne d’une large partie des électeurs.

La perception est que

  • Denis Coderre est avec les promoteurs de tours; et
  • la mairesse est avec les citoyens qui, eux, se méfient des promoteurs de tours.

L’an prochain, Montréal amorcera l’adoption d’un nouveau plan d’urbanisme et de mobilité.

L’orientation que lui donnera le maire, selon qu’il s’appelle Denis Coderre ou Valérie Plante, sera bien différente.

Le visage que prendra Montréal dépendra de ce choix.

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SNC-Lavalin et 2 de ses anciens dirigeants sont accusés de corruption

Publié le 23 sept. 2021
SNC-Lavalin et 2 de ses anciens dirigeants sont accusés de corruption

(Source: Google Maps)

  • Normand Morin et Kamal Francis, d’anciens vice-présidents dans le groupe SNC-Lavalin, sont accusés de corruption d’un fonctionnaire fédéral. Ils ont été arrêtés hier. 
  • La GRC les accuse d’avoir versé 2,3 millions $ en pots-de-vin à lancien président de la Société des ponts fédéraux. Ce dernier a ensuite favorisé SNC-Lavalin dans l’octroi du contrat de réfection du pont Jacques-Cartier à Montréal, contrat qui a été réalisé entre 1997 et 2004.

L’ancien PDG de la Société des ponts fédéraux, Michel Fournier, avait déjà reconnu en 2017 qu’il avait reçu au début des années 2000 un pot-de-vin de 2,3 millions $ venant de SNC-Lavalin, mais apparemment sans identifier les représentants de l’entreprise qui étaient en cause.

  • Ce pot-de-vin visait à favoriser un consortium auquel participait SNC-Lavalin dans l’octroi du contrat de 128 millions $ pour la réfection du pont. 
  • Michel Fournier avait été condamné à 5 ans de prison. 

Les sociétés SNC-Lavalin et SNC-Lavalin International, deux entités du groupe SNC-Lavalin, font elles aussi face à des accusations. 

  • Elles sont responsables des gestes de leurs anciens administrateurs, selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
  • Comme leurs 2 anciens employés, elles sont inculpées de corruption, de fraude, de fabrication de faux contrats et de complot. 

Toutefois, elles pourraient éviter de subir un procès

  • Le DPCP souhaite plutôt conclure avec elles un accord de réparation, ce qui permettrait à l’entreprise de continuer à obtenir des contrats publics.
  • Dans un communiqué qui prend acte des accusations, SNC-Lavalin «considère bienvenue» l’invitation à négocier un accord de réparation et souligne que «c’est la première fois qu’une entreprise canadienne est invitée à négocier un tel accord». 

C’est une nouvelle tâche qui s’ajoute à la feuille de route de SNC-Lavalin (TSX: SNC). 

  • En 2015, le groupe avait été accusé de corruption pour avoir versé près de 50 millions $ en pots-de-vin à des fonctionnaires libyens pour obtenir des contrats dans le pays.
  • En 2019, l’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould avait démissionné après avoir accusé le premier ministre Justin Trudeau et son entourage de faire pression pour qu’elle intervienne en faveur de SNC-Lavalin. 
Félix Côté
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Mairie de Montréal: Plante veut des logements abordables, Coderre veut nettoyer la ville

Publié le 22 sept. 2021
  • La mairesse sortante Valérie Plante promet d’investir 800 millions $ dans les 10 prochaines années pour construire 60 000 logements abordables. L’ancien maire et candidat Denis Coderre promet, lui, de rendre la ville plus propre. 
  • À 1 mois et demi du scrutin municipal, la course se resserre. Selon un nouveau sondage Léger pour Le Devoir, Denis Coderre ne devance désormais Valérie Plante que d’un point, avec 37% des voix contre 36%. 

Denis Coderre et Valérie Plante mènent la course municipale. Mais les Montréalais auront le choix entre 6 candidats le 7 novembre prochain.

Plante veut que Montréal reste «abordable»

Montréal peut encore se targuer d’être une ville abordable, mais son abordabilité «commence à être très fragile», croit la mairesse. 

Pour y remédier, elle propose: 

  • d’utiliser des terrains de la Ville, comme l’ancien hippodrome ou Louvain Est;
  • d’acheter de nouveaux terrains, notamment près des nouvelles stations de la ligne bleue, Mercier, Saint-Léonard, Tétreaultville et Lasalle; et
  • de prêter ces terrains «sur du très long terme à des OBNL et des promoteurs privés» pour développer des logements abordables; ces organismes rembourseraient ensuite la Ville sous forme de rente.

Des appartements locatifs et des condos à vendre.  

La mairesse souhaite que les 60 000 logements – à louer ou à acheter – qu’elle souhaite construire restent «abordables pour au moins 40 ans». 

  • Le coût du loyer ou du prix de vente resteraient sous la valeur marchande – Plante dit viser 90% du prix moyen.
  • Et la prise de valeur ne devra pas dépasser 3% par an.

Coderre veut rendre Montréal plus propre:

L’ancien maire ne veutplus voir «des détritus partout» en se promenant.

S’il est élu, il compte:  

  • créer un fonds pour soutenir les arrondissements dans leur mission de propreté; 
  • ajouter des poubelles et des cendriers publics;
  • éliminer les dépôts sauvages et les graffitis dès qu’ils sont signalés; 
  • créer un système de ramassage sur demande des déchets encombrants; et
  • contrôler la présence des rats, en dératisant pendant toute la durée de travaux qui impliquent l’ouverture des égouts.
Johanna Sabys
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Montréal progresse au classement mondial des écosystèmes de startups

Publié le 22 sept. 2021
Montréal progresse au classement mondial des écosystèmes de startups

Liette Lamonde, PDG de Bonjour Startup Montréal [Photo: Courtoisie]

  • Selon le rapport annuel Startup Ecosystem Report produit par la firme de conseil internationale Startup Genome, Montréal occupe désormais le 31e rang mondial du palmarès des 140 principaux écosystèmes de startups dans le monde. La métropole occupait le 36e rang l’an dernier.
  • Liette Lamonde, PDG de l’organisme Bonjour Startup Montréal, confie à InfoBref qu’elle a été «agréablement surprise» du classement: «nos attentes avaient glissé par rapport à l’an dernier, parce que d’autres métropoles qui offrent de bons environnements aux startups se sont ajoutées au classement cette année». 

Plusieurs facteurs expliquent la montée dans le classement de l’écosystème de startups montréalais, selon Liette Lamonde:

  • la présence de plusieurs universités et l’accès à une main-d’œuvre qualifiée;
  • les nombreuses aides gouvernementales;
  • le bilinguisme et le caractère multiculturel de la ville; et
  • les investissements dans des entreprises à un stage de démarrage – investissements qui sont de plus en plus importants. 

Il y aurait aujourd’hui environ 1300 startups dans la métropole.

En plus de son 31e rang au palmarès mondial des écosystèmes, Montréal figure à plusieurs sous-palmarès spécifiques à l’Amérique du Nord:

  • Top 10 des écosystèmes où les talents sont abordables, notamment dans le secteur des technologies;
  • Top 15 des écosystèmes les plus performants, c’est-à-dire où le financement produit le plus de valeur;
  • Top 15 des écosystèmes en matière de financement, mesuré par l’importance du financement aux premiers stades (early stage) et par l’activité des investisseurs.

Comment faire pour attirer encore plus de startups?

  • Liette Lamonde dit qu’«il faudrait que la culture de plusieurs grandes entreprises d’ici évolue pour qu’elles prennent l’habitude de faire affaire avec des startups, ce qui se fait plus souvent dans d’autres pays du monde».
Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Zetane démocratise l’intelligence artificielle pour accélérer son adoption

Publié le 6 sept. 2021
Zetane démocratise l’intelligence artificielle pour accélérer son adoption

Guillaume Hervé, PDG et cofondateur de Zetane. À droite, sa photo est fusionnée avec un vitrail par un modèle d’apprentissage automatique [image: copie d’écran du logiciel Zetane]

  • L’intelligence artificielle (IA) est fascinante, mais aussi inquiétante. On ne sait pas trop pourquoi ni comment elle tire des conclusions ou prend une décision: c’est une «boîte noire» dont on ignore comment elle fonctionne.
  • La jeune entreprise montréalaise Zetane a pourtant trouvé une façon d’ouvrir la boîte noire pour rendre le fonctionnement des logiciels d’IA plus faciles à comprendre aux gestionnaires et professionnels non spécialistes, afin d’accélérer le développement d’applications pratiques et leur adoption dans les entreprises.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque: la méfiance des décideurs à l’égard de l’IA et des risques qu’elle pourrait faire courir à leur entreprise.

Selon la firme de recherche Gartner, 85% des projets d’IA qui sont développés ne sont, en fin de compte, jamais déployés.

«C’est parce que les preneurs de décision n’ont pas suffisamment confiance», explique à InfoBref Guillaume Hervé, PDG et cofondateur de Zetane.

  • «Comme ils n’arrivent pas à comprendre le processus de décision des algorithmes d’IA, ils hésitent à prendre la responsabilité de les implanter lorsqu’une erreur pourrait avoir des conséquences graves ou coûteuses.»

C’est particulièrement vrai dans des secteurs comme l’aérospatiale, la défense, l’imagerie médicale, les véhicules autonomes ou la production robotisée sur des chaînes de fabrication.

«Les gestionnaires doivent gérer le risque, poursuit Guillaume Hervé. Ils veulent savoir pourquoi, comment et quand un système d’IA pourrait faire une erreur.»

La solution: un logiciel qui permet à des non-spécialistes de l’IA de regarder dans la boîte noire pour visualiser comment les algorithmes fonctionnent.

«Certaines zones du cerveau humain sont plus spécialisées dans tel ou tel type de travail, rappelle Guillaume Hervé. C’est un peu la même chose en IA. Un système d’IA est un réseau de neurones virtuels, où chaque neurone fait une contribution précise à l’analyse des données.»

Le logiciel de Zetane permet de voir un système d’IA comme un cerveau, en montrant quel neurone fait quelle contribution.

  • Ainsi, un non-spécialiste peut mieux suivre le cheminement de l’analyse des données, et reconnaître les endroits, dans le système, où il pourrait y avoir une faiblesse.
  • Il peut alors discuter avec le développeur pour qu’il améliore cette partie du système.

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Un exemple d’application:

Un client de Zetane développait un logiciel d’IA pour gérer des trains autonomes, sans conducteur.

Le système devait arrêter le train s’il y avait un obstacle sur la voie.

Le problème est que le train s’arrêtait également juste avant d’arriver dans un tunnel, même s’il n’y avait pas d’obstacle. Pourquoi?

«En passant le système dans notre logiciel, on a pu identifier la source du problème, raconte Guillaume Hervé.

  • Le système se basait sur la reconnaissance de la forme d’un obstacle potentiel.
  • Or, de loin, l’entrée d’un tunnel est une forme noire qui peut ressembler à un gros rocher sur la voie – c’était justement l’un des exemples d’obstacle sur lequel le modèle d’IA avait été entraîné.

On a modifié le modèle et les données pour l’entraîner, ce qui a réglé le problème.»

Le modèle d’affaires:

Zetane vend des licences de son logiciel à des entreprises qui développent des modèles d’IA pour leurs propres besoins, et à des firmes de consultation spécialisées.

  • La licence de base est de 50 $ par mois.
  • La société commercialise, en option, des services complémentaires pour personnaliser son logiciel.
  • Il existe aussi une version gratuite du logiciel, pour faire de premiers essais.

Où l’entreprise en est-elle actuellement?

Elle a 14 employés – ingénieurs, développeurs, scientifiques de données, dont la majorité travaillent à Montréal.

Déjà, plus de 400 organisations dans une quarantaine de pays utilisent son logiciel.

Elle a été sélectionnée comme l’une de Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

Zetane a obtenu du financement de programmes gouvernementaux et plusieurs subventions – dont une d’Epic Games, un grand studio américain de jeux vidéo.

Au total, elle a reçu 1,5 million $ en financement, mais ses 2 cofondateurs possèdent encore la quasi-totalité du capital.

À surveiller:

  • Zetane lancera à l’automne, sous la forme de logiciel en tant que service disponible à distance, de nouveaux services d’essai et de validation des données pour des applications industrielles d’IA.
  • Elle prévoit une collecte de fonds en capital au début de 2022.

Lundi prochain dans InfoBref, découvrez l’entreprise Empego. Ne manquez pas nos nouvelles Affaires, Politique et Techno pour entrepreneurs, gestionnaires et professionnels: abonnez-vous gratuitement à nos infolettres quotidiennes ici ou en cliquant sur le bouton Infolettres en haut à droite.

Patrick Pierra
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Une majorité de travailleurs montréalais craignent de travailler avec des non vaccinés

Publié le 3 sept. 2021
Une majorité de travailleurs montréalais craignent de travailler avec des non vaccinés

(Source: Unsplash)

  • 47% des travailleurs montréalais ont recommencé à travailler en présentiel à temps plein ou à temps partiel, selon un sondage Léger commandé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
  • 70% des répondants au sondage sont préoccupés par la possibilité de revenir travailler à côté de collègues non vaccinés. La moitié des répondants pourraient même remettre en question leur désir de travailler en présentiel s’ils ignorent si leurs collègues ont été vaccinés. 

Jeux vidéo: Gearbox ouvre à Montréal un deuxième studio québécois

Publié le 26 août 2021
Jeux vidéo: Gearbox ouvre à Montréal un deuxième studio québécois

Aperçu du jeu Borderlands 3, développé par Gearbox (Source: Gearbox)

  • 6 ans après avoir ouvert un studio à Québec, l’éditeur de jeux vidéo texan Gearbox, créateur de la franchise à succès Borderlands, va investir 200 millions $ pour ouvrir un studio à Montréal. 
  • Ce nouveau studio devrait employer 250 personnes, qui s’ajouteraient aux 200 employés de Québec. 

Gearbox porterait ainsi son effectif total à 850 employés, dont la majorité seraient employés au Québec.   

Sébastien Caisse et Pierre-André Déry, qui codirigent le studio de Québec, codirigeront également le nouveau studio montréalais. 

Depuis l’arrivée d’Ubisoft dans la métropole en 1997, plusieurs grands développeurs de jeux ont également choisi de s’y établir, dont EA, Eidos, WB Games et Gameloft. 

  • Aujourd’hui, la ville compte environ 200 studios et 15 000 travailleurs du jeu vidéo, selon l’organisme Montréal International. 
  • «Montréal est devenue une destination incontournable dans l’industrie du jeu vidéo», a affirmé par communiqué Stéphane Paquet, président et chef de la direction de Montréal International.
Félix Côté
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Message de l'éditeur

InfoBref et Montréal inc. vous font découvrir des jeunes entreprises innovantes: les Révélations 2021

Publié le 23 août 2021
Patrick Pierra
par Patrick Pierra
  • Pendant 20 semaines, InfoBref vous présente chaque lundi dans son bulletin du matin une jeune pousse innovante et prometteuse. Ces startups ont été sélectionnées Révélations de l’écosystème 2021 par Montréal inc., un organisme qui soutient chaque année des dizaines d’entrepreneurs en leur offrant une bourse et un accompagnement.
  • Cette série de brefs portraits vous donne un aperçu sur des nouvelles technologies, des tendances de marché et des nouvelles pratiques d’affaires. Qui sait, elle vous inspirera peut-être dans vos ambitions entrepreneuriales, vos projets professionnels, vos achats ou vos investissements? Bonne découverte!
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Montréal interdira dès l’an prochain la vente et l’usage de 36 pesticides

Publié le 19 août 2021
  • La Ville de Montréal est la première municipalité canadienne à bannir la vente de pesticides d’usage domestique sur son territoire. 
  • Au total, une centaine de produits, qui contiennent ces 36 pesticides, seront retirés des rayons – dont le Roundup, à base de glyphosate. Les agriculteurs, les horticulteurs, et les exterminateurs devront eux aussi utiliser des pesticides moins toxiques. 

La mairesse Valérie Plante veut «faire de Montréal une ville sans pesticide». 

Le nouveau règlement qui doit être adopté le mois prochain bannira de la ville 109 produits à compter du 1er janvier 2022. 

  • Les magasins à grande surface, les quincailleries et les centres de jardinage ne pourront plus vendre ces produits. 
  • Un permis annuel sera exigé pour les entreprises qui souhaitent utiliser tout autre pesticide – qu’il s’agisse de pesticides de synthèse ou de biopesticides. 
  • Les entreprises qui appliquent des pesticides encore autorisés après le 1er janvier devront obligatoirement tenir un registre. 

Limites

  • Le règlement s’applique seulement aux pesticides utilisés à l’extérieur. 
  • Les golfs ne sont pour l’instant pas concernés par l’interdiction. 

Une exception pour les agriculteurs?

  • C’est ce que réclame l’Union des producteurs agricoles (UPA).  
  • Selon Marcel Groleau, président de l’UPA, «l’agriculture québécoise ne peut fonctionner de façon durable, pérenne et compétitive si chaque municipalité peut arbitrairement décider» des produits qui seront utilisés par les agriculteurs sur son territoire.
  • L’UPA demande au gouvernement Legault d’intervenir et «d’assumer pleinement l’exclusivité de ses prérogatives législatives et réglementaires en matière de pesticides».
Johanna Sabys
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Montréal veut investir près d’un milliard $ pour électrifier les transports

Publié le 16 août 2021
Montréal veut investir près d’un milliard $ pour électrifier les transports

Un autobus électrique de la Société de transport de Montréal (Source: STM)

  • La Ville de Montréal a présenté un plan de 885 millions $, s’étalant de 2021 à 2023, pour accélérer l’électrification des transports. 
  • La métropole mise sur l’électricité pour décarboniser les transports collectifs, les transports individuels et le transport de marchandises.

La Ville prévoit, grâce à cet investissement:

  • électrifier sa flotte d’autobus;
  • remplacer ses véhicules municipaux sous-compacts en fin de vie par des modèles électriques;
  • investir dans le prolongement vers l’est de la ligne bleue du métro;
  • ajouter 200 vélos Bixi électriques aux 1900 dont elle dispose actuellement;
  • implanter des mesures incitatives pour accélérer l’électrification de l’industrie du taxi;
  • ajouter au moins 1000 bornes de recharge publiques pour véhicule électrique d’ici 2025, alors que 1000 sont déjà répertoriées sur son territoire; et
  • favoriser l’installation de bornes de recharge en milieu de travail et à proximité des immeubles multirésidentiels.
Félix Côté
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L’accès à la propriété est devenu encore plus difficile à Montréal et à Québec

Publié le 4 août 2021
L’accès à la propriété est devenu encore plus difficile à Montréal et à Québec

(Source: Pixabay)

  • Selon le dernier rapport de la Banque Nationale, l’indice d’«abordabilité», qui permet de comparer le coût d’achat d’un logement au revenu moyen, s’est encore dégradé au 2trimestre dans toutes les grandes villes canadiennes. Il s’agit de la plus forte détérioration depuis 1994. 
  • À Montréal, les paiements hypothécaires pour l’achat d’un logement coûtent maintenant en moyenne 32% du revenu médian. C’est la moyenne la plus élevée depuis 2000. À Québec, l’immobilier demeure plus abordable: les paiements hypothécaires coûtent en moyenne 22% du revenu médian. 

À l’échelle nationale, les ménages des grandes villes canadiennes doivent désormais consacrer en moyenne 45% de leurs revenus bruts à payer leur hypothèque – la moyenne depuis 1980 était de 43%.

Pourquoi l’achat d’un logement est devenu beaucoup moins abordable au dernier trimestre, selon le rapport [PDF]: 

  • La croissance des revenus et la baisse des taux d’intérêt étaient propices à l’amélioration de l’accessibilité immobilière ces 2 dernières années. 
  • Mais ce n’est plus le cas cette année, à la fois parce que «la croissance des revenus est facilement dépassée par la hausse des prix des maisons» et parce que les taux d’intérêt hypothécaires ont augmenté.

À Montréal, pour «financer adéquatement» l’achat d’une propriété, les ménages ont désormais besoin d’un revenu annuel d’au moins: 

Juste au cours du 2e trimestre, le prix des condos a augmenté de 4,6% et celui des autres logements, de 6%.


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Dans la région de Québec, les ménages doivent avoir un revenu annuel d’au moins:

  • 100 000 $ pour une propriété unifamiliale, d’un prix moyen de 493 000 $; et
  • 72 000 $ pour un condo, d’un prix moyen de 356 000 $.
  • 67 500 $ pour financer l’achat d’une propriété unifamiliale, d’un prix moyen de 330 000 $; et
  • 46 500 $ pour un condo, d’un prix moyen de 228 000 $. 

Les logements ne redeviendront pas plus abordables cette année. 

  • Certes, ces dernières semaines, «les ventes de maisons ont ralenti, les prix semblent décélérer dans certains marchés, et les taux d’intérêt hypothécaires ont légèrement baissé», reconnaît le rapport.
  • Mais les indices liés à la revente montrent que le marché favorise encore l’augmentation du prix des maisons.
Johanna Sabys
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Trafic d’armes: une équipe dédiée coordonnée par la Sûreté du Québec

Publié le 4 août 2021
  • La ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a «formalisé» la collaboration entre la Sûreté du Québec (SQ) et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). 
  • Une équipe intégrée des 2 corps policiers se consacrera entièrement à lutter contre le trafic d’armes et contre la violence liée aux armes à feu dans le Grand Montréal.

Deux jours après une fusillade meurtrière à Rivière-des-Prairies, la mairesse de Montréal Valérie Plante maintient que la ville est «sécuritaire», mais elle reconnait que des moyens s’imposent pour mettre fin à la violence. 

Parmi les victimes de la fusillade, la police a identifié 3 membres de gangs de rue. 

Johanna Sabys
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