REM Réseau express métropolitain

Nouvelles, données, développements et débats sur le projet de Réseau express métropolitain dans la région de Montréal [voir aussi: Climat, Économie verte, Électrification, Environnement, Montréal, REC Réseau express de la Capitale – troisième lien, Transports]

La facture du REM s’élève maintenant à près de 7 milliards $

Publié le 4 juin 2021
La facture du REM s’élève maintenant à près de 7 milliards $

(Source: Flickr)

  • Jean-Marc Arbaud, président et chef de la direction de CDPQ Infra – filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec responsable de la réalisation du projet du REM – reconnait qu’un dépassement de coût de 350 millions $ s’ajoutera à la facture du premier volet du Réseau express métropolitain. Cette facture grimpe à 6,9 milliards $. 
  • Dans ces dépassements de coûts, 200 millions $ seraient dus aux ralentissements causés par la pandémie, et 150 millions $ à des imprévus rencontrés en cours de construction. CDPQ Infra dit qu’elle assumera ces dépassements et qu’aucune aide financière supplémentaire ne sera exigée de Québec, qui a déjà investi 1,28 milliard $ dans le projet.  

La première phase du REM pourrait coûter 2,5 milliards $ de plus que prévu

Publié le 14 mai 2021
La première phase du REM pourrait coûter 2,5 milliards $ de plus que prévu

(Source: Flickr)

  • Selon un rapport de l’Institut de recherche en économie contemporaine (Iréc), le Réseau express métropolitain de l’Ouest pourrait coûter 9 milliards $, plutôt que les 6,5 milliards $ actuellement estimés par le gouvernement. 
  • La contribution au projet que le gouvernement du Québec doit faire pendant 99 ans correspond, en pratique, au rendement escompté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a investi dans le projet. La contribution du gouvernement reviendrait à rembourser trois fois l’investissement de CDPQ Infra.

L’Iréc avance que le montant de 238 millions $ que le gouvernement du Québec s’est engagé à verser annuellement à l’Autorité régionale de transport métropolitain est de 10 à 20 millions $ supérieur à ce qu’aurait coûté le remboursement annuel d’un emprunt pour le projet si la Caisse n’y avait pas investi. 

De plus, le rapport souligne que plusieurs frais indirects gonfleront la facture totale:

  • L’ajout d’infrastructures électriques coûterait 338 millions $ à Hydro-Québec.
  • L’ajout de voies sur le pont Samuel-De Champlain coûterait 800 millions $ à Ottawa.

L’Iréc estime également que le gouvernement du Québec aurait à ce jour versé, en contributions indirectes, 1,2 milliard $ de plus que sa participation initiale de 1,3 milliard $ en capital-actions. 

Félix Côté
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La firme montréalaise Lemay reprend le mandat d’architecture du projet de REM de l’Est au centre-ville de Montréal

Publié le 4 mai 2021
La firme montréalaise Lemay reprend le mandat d’architecture du projet de REM de l’Est au centre-ville de Montréal

(Image CDPQ Infra)

  • La nomination de Lemay a été officialisée cet après-midi, en même temps que la création d’un comité d’experts indépendants qui supervisera l’intégration urbaine du REM de l’Est – projet controversé parce qu’il sera largement en extérieur. Lemay sera un sous-traitant de la division infrastructure de la Caisse de dépôt et placement du Québec. 
  • Entre 2014 et 2017, la CDPQ a investi 15 millions $ dans cette firme d’architecture. Récemment, Marc Choquette, ancien associé chez Lemay, a été nommé au poste de directeur, architecture et intégration urbaine à la CDPQ Infra. L’organisation a dit qu’il n’y avait aucun lien entre cette nomination et le mandat donné à Lemay.

Le financement de la station du REM à l’aéroport de Montréal est confirmé

Publié le 15 avr. 2021
Le financement de la station du REM à l’aéroport de Montréal est confirmé

(Source: Flickr)

  • Québec et Ottawa se sont entendus sur un montage financier de 600 millions $ pour ce projet qui permettra de relier le centre-ville de Montréal à l’aéroport Montréal-Trudeau.
  • L’accord prévoit un prêt de 300 millions $ de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC), un prêt de 100 millions $ de Québec, et des contributions de 100 millions $ de Transports Canada et d’Aéroports de Montréal (ADM).

Cette entente confirme la construction d’une station du Réseau express métropolitain à l’aéroport Montréal-Trudeau.

  • La première phase de construction du REM était évaluée à 6,5 milliards $.
  • Des négociations ont eu lieu pour réviser ce budget à la hausse, notamment pour financer la station de l’aéroport.

Aéroports de Montréal devait financer cette station.

Mais, à cause de la crise sanitaire, l’exploitant et le gestionnaire des aéroports de Montréal a demandé l’aide de Québec et Ottawa pour réaliser le projet.

  • ADM dit avoir déjà engagé des frais de 45 millions $ dans la phase préparatoire des travaux de construction.
Johanna Sabys
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REM: Valérie Plante n’écarte pas l’idée d’un souterrain dans le centre-ville de Montréal

Publié le 23 fév 2021
REM: Valérie Plante n’écarte pas l’idée d’un souterrain dans le centre-ville de Montréal

La mairesse de Montréal Valérie Plante (Source: Twitter)

  • En conseil municipal, la mairesse de Montréal Valérie Plante a dit hier qu’elle étudiait encore toutes les possibilités, notamment celle d’enfouir, au centre-ville, le futur Réseau Express Métropolitain (REM) de l’Est.
  • Pourtant, le patron de la CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt responsable du REM, indiquait en fin de semaine dernière à La Presse que le scénario d’un sous-terrain pour le prolongement du REM vers l’est était trop risqué et avait été écarté. Seule l’option d’une structure aérienne semble désormais être envisagée. 

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Analyse POLITIQUE

Métro, tramway, REM: Legault veut satisfaire les banlieues

Publié le 19 fév 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Métro, tramway, REM: Legault veut satisfaire les banlieues

Maquette du tramway de Québec (image Ville de Québec)

  • Signe que les temps changent, les grands investissements publics en infrastructure des prochaines décennies favoriseront le transport en commun. Québec aura son tramway, tandis qu’à Montréal le REM étendra ses tentacules à l’Est, à Laval et sur la Rive-Sud.
  • Les premiers concernés par le développement de ces projets, les municipalités, doivent se plier aux volontés du gouvernement en place à Québec, au nom d’intérêts dits supérieurs et aux connotations électoralistes.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, l’avait peut-être oublié, mais le véritable patron des municipalités est le premier ministre du Québec. Comme le veut l’expression, elles ne sont que «les créatures des provinces». 

«Who pays the piper calls the tune», lui a rappelé François Legault qui entend modifier le tracé du projet de tramway conçu par la ville. Après tout, ce projet de près de 3,3 milliards $ est financé pour l’essentiel par le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral.

Le reproche fait au maire Labeaume est de ne pas avoir intégré à son projet certaines des banlieues de sa ville.

  • Des promesses électorales leur avaient été faites en 2018.
  • Le parti ministériel veut les tenir.

Cette rebuffade est offensante pour le maire Labeaume, comme pour tous les élus municipaux.

Qui mieux qu’eux connaissent les besoins de leurs concitoyens, et peuvent le mieux planifier l’aménagement de leur territoire? C’est ce que croyait avoir bien fait la ville de Québec qui planche sur ce projet depuis des années.

Le sort réservé au maire de Québec n’est pas différent de celui des maires de la région métropolitaine de Montréal à qui échappe le développement du Réseau express métropolitain.

La planification et le développement du REM appartiennent à la Caisse de dépôt et placement via sa filiale CPDQ Infra. Son seul interlocuteur est le gouvernement du Québec.

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), récemment créée pour planifier et organiser le transport en commun de la grande région de Montréal, n’a rien à dire. Elle doit s’adapter aux décisions de CPDQ Infra.

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Le pouvoir donné à CPDQ Infra est considérable.

  • Le développement des grands axes de transport orientera pour des décennies le développement du territoire et son aménagement.
  • C’est ainsi que la construction des autoroutes desservant Montréal a favorisé par le passé le développement des banlieues.

Des projets de prolongement du REM à Laval et à Longueuil et sur la Rive-Sud dans un axe est-ouest sont à l’étude présentement à la demande à la demande du gouvernement Legault.

S’ils se réalisent, ils conforteront le développement des couronnes au détriment de la ville-centre. L’étalement urbain se poursuivra.

La logique qui sous-tend la volonté du gouvernement Legault de favoriser les banlieues répond à une double réalité, ce autant à Québec qu’à Montréal:

  • Leur densité de population justifie des investissements importants pour régler des problèmes sérieux de congestion des routes et des ponts.
  • Ses habitants sont aussi des électeurs sensibles à la capacité de leurs élus à tenir leurs promesses.

Or, il se trouve que ce sont ces banlieues qui ont permis à la CAQ de former un gouvernement majoritaire en 2018. Leurs citoyens ont alors cru à ses promesses et, lors de la prochaine élection, ils voudront voir que les choses progressent comme promis.

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