Électrification

Idées, projets, programmes et investissements pour délaisser les énergies fossiles et électrifier tous les rouages de l’économie et de la vie quotidienne, particulièrement les transports (voir aussi Auto, Énergie, Hydro-Québec, Relance post-Covid, Technologies propres, Technos québécoises, Transports)

L’ARTM veut augmenter l’offre de transport collectif de 60% d’ici 2031

Publié le 27 oct. 2020
  • Pour convaincre plus de gens de délaisser la voiture, l’Autorité régionale de transport métropolitain souhaite également augmenter à 35% la part du transport collectif à l’heure de pointe le matin d’ici 2035.
  • Le nouveau Plan stratégique de développement de l’ARTM prévoit de poursuivre l’électrification du transport collectif et l’ajustement des équipements aux changements climatiques.

Le solaire et l’éolien sont les sources d’énergie les plus abordables à peu près partout dans le monde à l’heure actuelle

Publié le 19 oct. 2020
Le solaire et l’éolien sont les sources d’énergie les plus abordables à peu près partout dans le monde à l’heure actuelle

(Source: Unsplash)

  • Et leur prix va continuer de descendre: dans 5 ans, il sera moins coûteux de construire une centrale solaire ou éolienne que de continuer à opérer une centrale au charbon déjà existante, prédit Bloomberg New Energy Finance.
  • Les économies d’échelle de l’éolien et du solaire seront cependant limitées, nuance le groupe de recherche new-yorkais, ce qui limitera le déploiement de ces technologies à l’échelle de la planète.

Le solaire et l’éolien produisent environ 10% de l’électricité dans le monde présentement, mais reçoivent 80% des nouveaux investissements dans le secteur énergétique, selon BloombergNEF.

Éventuellement, le groupe parle d’un «point de saturation» à partir duquel l’installation de nouvelles centrales éoliennes ou solaires ne parviendra plus à faire baisser le coût pour produire de l’électricité.

  • Parce que l’économie d’échelle dont elles bénéficient est limitée, ces sources génèreront au maximum 70% de l’énergie produite dans le monde.
  • Dans les pays où ces énergies sont généreusement subventionnées, comme en France ou en Allemagne, cette proportion pourra aller jusqu’à 80%.

En plus des bénéfices environnementaux directs, l’émergence du solaire et de l’éolien affectera grandement le secteur du transport.

  • À l’heure actuelle, le pétrole et les carburants fossiles constituent le tiers des marchandises transportées par bateau.
  • Les sociétés ferroviaires seront aussi moins sollicitées.

Le Québec peut se compter chanceux: l’hydroélectricité s’avère tout de même l’énergie la plus abordable en Amérique du Nord.

Alain McKenna
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Le virage électrique de l’industrie automobile canadienne pourrait finir par coûter cher à Ottawa

Publié le 16 oct. 2020
Le virage électrique de l’industrie automobile canadienne pourrait finir par coûter cher à Ottawa

(Photo Unsplash)

  • Fiat Chrysler Automobiles (FCA) vient de conclure une entente avec ses travailleurs qui le mènera à investir 1,5 milliard $ en Ontario pour y assembler des véhicules hybrides branchables.
  • Il ne serait pas surprenant que FCA demande au fédéral de contribuer à l’investissement, comme Ottawa s’est engagé à le faire récemment pour Ford et pourrait avoir à le faire à nouveau pour remplir sa promesse de relancer durablement le secteur automobile.

Au début octobre, le gouvernement canadien a promis 295 millions $ pour permettre aux usines ontariennes de Ford de produire des véhicules électriques.

L’électrification de l’industrie «représente l’occasion d’une génération pour le Canada», a dit Justin Trudeau au moment de confirmer cette aide financière.

Au moins deux facteurs tendent à appuyer cette affirmation:

  • Le Canada et douze autres pays représentant les plus importants marchés automobiles au monde veulent interdire la vente de véhicules à moteur thermique sur leur territoire d’ici 2040.
  • De nombreuses entreprises canadiennes, dont un bon nombre au Québec, se spécialisent dans des secteurs d’activité connexes au transport électrique et devraient grandement bénéficier de l’électrification.

Ça ne se fera pas tout seul : ce virage industriel exige des investissements importants. 

Après Ford, sans doute que Fiat Chrysler voudra à son tour recevoir une aide gouvernementale pour moderniser ses usines au Canada.

Ce sera ensuite au tour de General Motors de s’asseoir avec ses employés canadiens pour renégocier leurs conditions de travail.

Or, inciter GM à réinvestir au Canada sera plus difficile: le groupe tente de déplacer sa production vers des pays où la main-d’œuvre coûte moins cher, comme la Chine et le Mexique.

Ottawa devra aussi répondre à l’appel des entreprises d’ici: des regroupements comme le secteur québécois des transports avancés s’attendent d’ailleurs à ce qu’Ottawa pense également à eux.

Alain McKenna
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Le groupe automobile canadien Magna assemblera le premier VUS électrique de Fisker

Publié le 15 oct. 2020
Le groupe automobile canadien Magna assemblera le premier VUS électrique de Fisker

Le Fisker Ocean

  • Grâce à cette entente, Henry Fisker, PDG de la société qui porte son nom, promet un VUS compact tout électrique pour moins de 50 000 $CA.
  • Mais le véhicule ne sera pas disponible au Canada de sitôt: c’est dans une usine de Magna en Europe que Fisker compte faire produire son véhicule.

Les Téo Taxi 2.0 de Pierre-Karl Péladeau débarquent à Montréal et Gatineau

Publié le 15 oct. 2020
Les Téo Taxi 2.0 de Pierre-Karl Péladeau débarquent à Montréal et Gatineau

Les nouveaux véhicules de Téo Taxi (Image: Instagram)

  • Cette nouvelle génération de véhicules Téo Taxi est incarnée par 55 Kia Soul électriques blancs et verts qui pourront parcourir un peu plus de 400 km par charge, soit deux fois plus que les Téo précédents. 
  • Taxelco, la société acquise l’an dernier par Péladeau et qui est propriétaire de Téo Taxi, Taxi Diamond et Taxi Hochelaga, se donne dix ans pour électrifier les 1500 taxis que comptent ses trois enseignes.

L’aide de 295 millions $ accordée par Ottawa à une usine de Ford en Ontario fait rêver au Québec

Publié le 8 oct. 2020
L’aide de 295 millions $ accordée par Ottawa à une usine de Ford en Ontario fait rêver au Québec

(Source: Ford Canada)

  • «Le Canada a le potentiel d’être un chef de file dans la fabrication de véhicules électriques», a dit Justin Trudeau en annonçant cet investissement.
  • «On compte maintenant sur [le gouvernement fédéral] pour investir au Québec afin de fournir les batteries de ces véhicules et pour soutenir la transition de l’industrie d’ici, comme il le fait avec l’automobile en Ontario», a réagi Sarah Houde, PDG de Propulsion Québec, qui représente la plupart des acteurs de cette industrie.

Le plus gros investissement du genre en 15 ans

Le premier ministre a annoncé hier qu’Ottawa égalera l’investissement du gouvernement de l’Ontario dans l’usine de Ford à Oakville. À terme, 3000 employés devraient y assembler des véhicules électriques.

  • Le coût total de la transformation de cette usine est évalué à 1,8 milliard $.
  • À la fin septembre, le syndicat des travailleurs canadiens de l’automobile avait déjà souhaité que cet investissement en entraîne d’autres ailleurs dans l’industrie canadienne.

Des batteries québécoises dans des autos ontariennes?

Pendant que l’Ontario espère devenir un important fabricant de véhicules électriques, le Québec, lui, aimerait lui fournir les composants nécessaires à leur fabrication.

  • Ottawa ferait d’une pierre deux coups en misant «sur l’expertise et les ressources naturelles du Québec pour fournir des batteries aux véhicules ontariens», soutient Sarah Houde, de Propulsion Québec.
  • Elle ajoute que le fédéral pourrait aussi «accompagner les fabricants de véhicules à essence faits au Québec».
Alain McKenna
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