Électrification

Idées, projets, programmes et investissements pour délaisser les énergies fossiles et électrifier tous les rouages de l’économie et de la vie quotidienne, particulièrement les transports [voir aussi Auto, Énergie, Hydro-Québec, Lion Électrique, Relance post-Covid, Technologies propres, Technos québécoises, Tesla, Transports]

Pesticides, rejets polluants, voitures: Québec veut renforcer les lois environnementales

Publié le 6 oct. 2021
Pesticides, rejets polluants, voitures: Québec veut renforcer les lois environnementales

(Source: Erich Westendarp / Pixabay)

  • Le ministre de l’Environnement Benoît Charette a déposé un projet de loi «omnibus» qui prévoit notamment de réviser des lois et règlements sur les pesticides et les rejets polluants. 
  • Le projet de loi 102 contient aussi l’interdiction de vendre des véhicules neufs à essence à compter de 2035 – une échéance que Québec solidaire souhaiterait devancer. 

Taxer et contrôler les pesticides 

Le gouvernement Legault propose de réviser la Loi sur les pesticides pour: 

  • taxer la distribution, la vente, la fabrication, l’achat à l’extérieur du Québec, la possession, l’entreposage, le transport et l’utilisation de pesticides; 
  • exiger un permis aux personnes qui achètent des pesticides hors du Québec –tout achat devrait désormais être déclaré; 
  • renforcer les pouvoirs d’inspection et d’enquête du ministère; et 
  • rehausser les sanctions des contrevenants à la Loi sur les pesticides.

Gérer les rejets polluants 

Les personnes responsables d’un rejet accidentel de produits contaminants devaient jusqu’ici faire cesser le rejet. 

Le projet de loi 102 les obligerait désormais également:  

  • à récupérer, nettoyer ou traiter les matières contaminées par le rejet; ou
  • si c’est impossible, retirer ces matières de la zone affectée et les expédier vers un lieu autorisé.

Interdire la vente de voitures à essence 

Le gouvernement a inscrit dans le projet de loi 102 sa promesse d’interdire la vente de véhicules neufs à essence à compter de 2035. 

Québec devrait plutôt l’exiger dès 2030, selon Québec Solidaire. 

  • La porte-parole de QS Manon Massé appuie cette demande sur les conclusions du dernier rapport du GIEC. 

Mais le marché québécois ne serait pas prêt, dit le ministre de l’Environnement.

  • En 2030, «il n’y aurait pas suffisamment d’autos neuves électriques pour approvisionner le marché québécois», a répondu mercredi Benoit Charette à l’Assemblée nationale.  
  • Selon lui, il faut travailler «avec les constructeurs [et] les concessionnaires, selon la technologie qui est disponible».
Johanna Sabys
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Tesla bat encore son record de livraisons

Publié le 4 oct. 2021
Tesla bat encore son record de livraisons

(Source: Tesla)

  • Le fabricant américain a livré au troisième trimestre de l’année plus de 240 000 véhicules électriques, soit 20% de plus qu’au trimestre précédent. 
  • Cette augmentation contraste avec la situation de plusieurs grands constructeurs automobiles, dont General Motors et Honda, dont la production a au contraire baissé à cause d’une pénurie de puces électroniques – une pénurie à laquelle Tesla semble échapper.

Analyse POLITIQUE

Hydro-Québec: le rêve américain devient réalité

Publié le 24 sept. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Hydro-Québec: le rêve américain devient réalité

[crédit photo: Mathilde Paret | Unsplash]

  • Hydro-Québec vient de réaliser un de ses grands rêves avec la signature attendue d’un contrat majeur d’exportation d’électricité pour alimenter la ville de New York. À la clé, 20 milliards $ de revenus en 25 ans.
  • Avec les immenses réservoirs de ses barrages hydroélectriques, le Québec devient à la faveur de la crise climatique un partenaire stratégique majeur pour les États de l’est des États-Unis qui veulent réduire leurs émissions de GES.

Il y a longtemps que le Québec ambitionne de conclure de grands contrats d’exportation d’électricité, tel celui qu’on se prépare à signer avec New York. [détails sur l’annonce faite ces derniers jours]

Le premier ministre Robert Bourassa publiait en 1985 son ouvrage L’Énergie du Nord destiné autant à un public américain que québécois. [livre disponible sur Amazon]

Il rêvait d’une deuxième Baie-James.

  • Mais le projet Grande Baleine n’a pu voir le jour, victime du contexte économique et de la vive opposition des environnementalistes et des Cris.

François Legault revenait à la charge en 2016.

  • Alors chef de l’opposition, il voyait le Québec comme «la batterie verte de l’est de l’Amérique du Nord».
  • Son idée fut reçue avec scepticisme.

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Hydro-Québec dispose de surplus importants pour lesquels les États-Unis représentent un débouché naturel.

Devant l’opposition des producteurs américains d’énergie, elle a dû se limiter essentiellement à des ventes d’énergie pendant les périodes de pointe de consommation, sur ce qu’on appelle «le marché spot» qui fonctionne selon un mécanisme d’enchère.

  • L’an dernier, elle a exporté 32 TW d’énergie à un prix moyen de 4,2 cents le kilowattheure.
  • Ces ventes ont été de 537 millions $ et ont contribué pour 2,3 milliards $ à son bénéfice net. Ce n’est pas rien.

L’intérêt d’un contrat d’exportation ferme est de pouvoir monnayer sur une longue durée ses surplus, à un prix stable et plus élevé, pour une énergie reconnue comme propre et renouvelable.

Les producteurs américains ont bataillé fort pour fermer la porte à Hydro-Québec.

  • Ils ont contesté la valeur environnementale de l’hydro-électricité produite au Québec.
  • Ils ont instrumentalisé l’opposition des groupes autochtones et des citoyens.

Le contrat de 20 ans signé avec le Massachusetts de 9,45 TW est ainsi toujours menacé par l’opposition de groupes du Maine qui tentent de bloquer la ligne qui traversera leur État.

Mais la crise climatique fait tourner le vent en faveur du Québec.

L’État de New York veut réduire ses émissions de GES.

Il entend réduire le recours aux énergies fossiles dans la production d’électricité de 85% à 70% d’ici 2030, grâce notamment à la fourniture par Hydro-Québec de 1250 MW d’électricité à la ville de New York.


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Le président Biden est favorable à ce projet.

Il a accordé un permis présidentiel à la ligne de transport de cette électricité, permis qui avait été refusé au pipeline Keystone XL pour l’exportation du pétrole albertain.

Cette ligne sera souterraine et sous-marine ira jusqu’à New York.

La partie québécoise de 60 km sera réalisée en partenariat avec la communauté autochtone de Kahnawake qui en sera copropriétaire dans une proportion qui pourrait être de 10 à 20%.

Tout cela devrait faciliter la conduite à terme du projet.

Ce deuxième contrat d’envergure a valeur de symbole.

  • Après celui avec le Massachusetts, il ouvre des perspectives de développement pour Hydro-Québec.
  • Ses surplus demeurent importants et elle peut dégager d’importantes marges additionnelles par d’éventuels programmes d’efficacité énergétique.

Visionnaire, Robert Bourassa l’était sans doute lorsqu’il parlait d’électricité.

Mais il n’imaginait pas qu’il faudrait autant de temps pour réaliser cette percée qui va placer le Québec au cœur de la métropole américaine.

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L’État de New York ouvre les portes de la ville de New York à Hydro-Québec

Publié le 20 sept. 2021
L’État de New York ouvre les portes de la ville de New York à Hydro-Québec

(Source: Hydro-Québec)

  • L’État de New York a choisi un projet auquel participe Hydro-Québec pour acheminer de l’énergie propre à la ville de New York. 
  • Si un contrat est conclu comme l’espèrent Hydro-Québec et ses partenaires, la société d’État pourrait acheminer vers New York en 2025 suffisamment d’électricité pour alimenter au moins 1 million de foyers. Il s’agirait du plus important contrat d’exportation qu’obtiendrait Hydro-Québec.

Le projet consiste à construire une nouvelle ligne de transport de 545 kilomètres aux États-Unis. 

  • Cette ligne, baptisée projet Champlain Hudson Power Express (CHPE), serait en partie située sous les lacs Champlain et Hudson. 
  • Elle acheminerait à la ville de New York 1250 mégawatts d’hydroélectricité du Québec. 
  • L’hydroélectricité «verte» acheminée remplacerait une partie de l’électricité qui alimente actuellement l’état de New York, et dont 85% est produite à partir d’énergies fossiles. 

Dans ce projet, Hydro-Québec est associée à une filiale du fonds d’investissement américain Blackstone.

Hydro-Québec et le Conseil des Mohawks de Kahnawake, une communauté autochtone sur la Rive-Sud de Montréal, seraient copropriétaires de la ligne de transport qui serait construite au Québec et raccordée à la ligne CHPE.

La ville de New York verserait des paiements à Hydro-Québec à partir de 2025, après que la ligne aurait été mise en service. 

  • Il reste cependant à négocier un contrat, et à ce qu’il soit approuvé par la commission des services publics de New York.

Hydro-Québec prend de l’expansion sur le marché américain.   

Félix Côté
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Hydro-Québec veut relier les Îles-de-la-Madeleine à son réseau

Publié le 8 sept. 2021
Hydro-Québec veut relier les Îles-de-la-Madeleine à son réseau

La centrale thermique des Îles-de-la-Madeleine (Source: Hydro-Québec)

  • Après des hésitations, la société d’État a annoncé qu’elle prévoyait installer un câble sous-marin de 225 kilomètres pour relier Percé à l’archipel. Les travaux, dont la facture est estimée à 1 milliard $, devraient débuter en 2025 et se conclure 2 ans plus tard. 
  • La centrale au mazout qui alimente actuellement les Îles-de-la-Madeleine en électricité demeurera utilisée lors de périodes de grands froids, mais ses émissions de gaz à effet de serre devraient être réduites de 94% par la connexion au réseau d’Hydro-Québec.

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Montréal veut investir près d’un milliard $ pour électrifier les transports

Publié le 16 août 2021
Montréal veut investir près d’un milliard $ pour électrifier les transports

Un autobus électrique de la Société de transport de Montréal (Source: STM)

  • La Ville de Montréal a présenté un plan de 885 millions $, s’étalant de 2021 à 2023, pour accélérer l’électrification des transports. 
  • La métropole mise sur l’électricité pour décarboniser les transports collectifs, les transports individuels et le transport de marchandises.

La Ville prévoit, grâce à cet investissement:

  • électrifier sa flotte d’autobus;
  • remplacer ses véhicules municipaux sous-compacts en fin de vie par des modèles électriques;
  • investir dans le prolongement vers l’est de la ligne bleue du métro;
  • ajouter 200 vélos Bixi électriques aux 1900 dont elle dispose actuellement;
  • implanter des mesures incitatives pour accélérer l’électrification de l’industrie du taxi;
  • ajouter au moins 1000 bornes de recharge publiques pour véhicule électrique d’ici 2025, alors que 1000 sont déjà répertoriées sur son territoire; et
  • favoriser l’installation de bornes de recharge en milieu de travail et à proximité des immeubles multirésidentiels.
Félix Côté
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Ottawa promet 5 milliards $ à Terre-Neuve pour terminer une centrale hydroélectrique

Publié le 29 juil 2021
  • Le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial de Terre-Neuve-et-Labrador ont conclu un accord concernant le projet de centrale hydroélectrique Muskrat Falls: Ottawa offrira 5,2 milliards $ pour compenser les retards et dépassements de coûts de ce projet. 
  • Ces coûts ont plus que doublé depuis l’annonce du projet en 2012. Sans compensation du fédéral, les tarifs de l’électricité dans la province risquaient d’augmenter de 75% pour couvrir les coûts de Muskrat Falls.  

Le Québec attire les projets d’usine de batteries

Publié le 23 juil 2021
Le Québec attire les projets d’usine de batteries

[Source: Unsplash]

  • En plus de Lion Électrique, qui construit son usine de batteries à Mirabel, d’autres projets pourraient voir le jour dans la province. 
  • Plusieurs entreprises ont fait des déclarations ou entrepris des études ou des démarches qui pourraient résulter en des projets d’usine de batteries pour véhicules électriques au Québec.

Stromcore, une entreprise ontarienne, a sollicité récemment l’aide du gouvernement du Québec pour construire une usine de batterie, selon le Journal de Montréal

Britishvolt Canada a retenu les services de l’ancien premier ministre Philippe Couillard pour faire avancer un autre projet: Philippe Couillard avait confirmé en avril au Journal de Montréal qu’il avait eu des discussions à ce sujet avec Investissement Québec.

Stellantis, le groupe automobile qui résulte de la fusion de Fiat-Chrysler et du groupe européen PSA (Peugeot-Citroën) et qui fabrique 110 modèles de véhicules – dont ceux des marques Jeep, Chrysler et Dodge – pourrait implanter au Canada une usine de batteries pour véhicules électriques. 

  • Le groupe veut construire 2 usines de batteries en Amérique du Nord et 3 en Europe.
  • Le PDG de Stellantis a dit mercredi à Détroit que l’une des 2 usines nord-américaines sera aux États-Unis, mais que l’autre pourrait être au Canada.
  • Le ministre de l’Industrie François-Philippe Champagne a confirmé au Globe and Mail que des pourparlers sont en cours avec Stellantis.
  • Selon une autre source du Globe and Mail, ces discussions concernent une possible implantation d’une usine de batteries en Ontario ou au Québec.

Le gouvernement du Québec veut investir dans sa filière électrique.

  • La province dispose de plusieurs minerais qui entrent dans la composition des batteries pour véhicule électrique, dont le lithium, le nickel, le cobalt et le graphite.
  • L’électricité produite au Québec est peu dispendieuse et beaucoup moins polluante que dans beaucoup d’autres pays.
Félix Côté
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Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

Publié le 20 juil 2021
Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

(Source: Pixabay)

  • Le Canada s’est fixé l’objectif d’être carboneutre en 2050. 
  • Pour que cet objectif se réalise, l’Institut CD Howe calcule qu’au moins 70% des voitures qui seront vendues à partir de 2030 devraient être des véhicules à zéro émission, par exemple des véhicules électriques. 

Autre condition que mentionne le rapport publié par l’institut torontois: en 2030, les véhicules électriques devraient déjà représenter 30% du parc automobile canadien. 

Or, en 2020, les véhicules à zéro émission n’ont représenté que 3,5% des ventes totales de véhicules au pays, selon le rapport.

L’objectif du gouvernement Trudeau:

  • réduire les gaz à effet de serre provenant des transports de 35 mégatonnes (MT), pour les faire passer de 186 MT en 2018 à 151 MT d’ici 2030. 
Félix Côté
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Québec et Ottawa injectent près d’un milliard $ pour électrifier l’aéronautique

Publié le 15 juil 2021
Québec et Ottawa injectent près d’un milliard $ pour électrifier l’aéronautique

François Legault (Source: Twitter / Émilie Nadeau)

  • Les gouvernements provincial et fédéral vont investir ensemble jusqu’à 693 millions $ pour soutenir le secteur aéronautique québécois. 250 millions $ supplémentaire pour les PME du secteur s’ajouteront à ce montant. 
  • Ces investissements appuieront les projets des entreprises CAE, Pratt & Whitney, et Bell Textron Canada. Ils devraient créer 1000 emplois au Québec.  

Pour soutenir les 3 entreprises, les gouvernements vont investir:

  • 440 millions $ pour le fédéral, via le Fonds stratégique pour l’innovation; et
  • jusqu’à 253 millions $ pour le provincial, via Investissement Québec. 

Les projets des entreprises représentent des investissements totaux de 2 milliards $, dont 1,6 milliard $ au Québec. 

CAE recevra jusqu’à 190 millions $ d’Ottawa et 150 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 700 emplois – dont 600 à Montréal. 

  • D’ici 5 ans, l’entreprise veut mettre en place un programme de recherche et développement dans les domaines des technologies numériques, de l’aviation électrique et de la santé. 
  • CAE veut également développer des technologies et des solutions d’aéronefs électriques pour réduire son empreinte carbone.

Pratt & Whitney recevra jusqu’à 49 millions $ d’Ottawa et 20 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 115 emplois.

  • D’ici 4 ans, l’entreprise veut développer un premier avion à propulsion hybride électrique. 

Bell Textron Canada recevra jusqu’à 200 millions $ d’Ottawa et 75 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 320 emplois.

  • L’entreprise veut commercialiser des technologies respectueuses de l’environnement. 

250 millions $ supplémentaires pour l’aérospatiale:

  • Le gouvernement fédéral a lancé l’Initiative de relance régionale de l’aérospatiale (IRRA). 
  • Avec ce programme, Ottawa doit verser 250 millions $ – dont 93 millions $ viendront de Québec – sur 3 ans pour relancer l’industrie aérospatiale, et aider les PME du secteur à devenir plus écologiques et plus productives. 
  • Le programme accepte les demandes des PME dès maintenant. 
Johanna Sabys
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Taïga obtient 40 millions $ des gouvernements pour construire une usine de véhicules récréatifs électriques à Shawinigan

Publié le 12 juil 2021
Taïga obtient 40 millions $ des gouvernements pour construire une usine de véhicules récréatifs électriques à Shawinigan

(Source: Taiga Motors)

  • Moteurs Taïga (TSX: TAIG), une startup québécoise qui conçoit et fabrique des véhicules récréatifs électriques, a reçu un soutien financier conjoint des gouvernements fédéral et provincial pour construire à Shawinigan une usine de motoneiges, motomarines, bloc-piles et systèmes de motorisation électriques.
  • Lorsque l’usine sera entièrement opérationnelle, elle pourrait embaucher 370 personnes et produire 80 000 unités par année.

L’usine devrait être terminée d’ici la fin de l’an prochain.

Le coût total du projet est estimé à 125 millions $. 

Détail du soutien financier obtenu:

  • Prêt de 30 millions $ du fédéral, dont un «pardon» pouvant aller jusqu’à 6 millions $
  • Prêt de 10 millions $ du provincial
Félix Côté
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Lac-Mégantic teste un nouveau concept d’électricité solaire produite localement

Publié le 6 juil 2021
Lac-Mégantic teste un nouveau concept d’électricité solaire produite localement

Panneaux solaires installés sur le centre sportif de Lac-Mégantic (Source: Hydro-Québec)

  • La ville de Lac-Mégantic en Estrie inaugurait aujourd’hui en partenariat avec Hydro-Québec son propre microréseau électrique, qui comprend une série d’installations pour produire et emmagasiner de l’électricité solaire.
  • 8 ans jour pour jour après l’explosion d’un train transportant du pétrole, qui avait ravagé son centre-ville et fait 47 victimes, c’est l’occasion pour la ville de faire une plus grande place aux énergies propres, et pour Hydro-Québec de tester ce modèle avant de l’appliquer à des régions dépendantes aux énergies fossiles. 

Qu’est-ce qu’un microréseau électrique? 

  • C’est un réseau local de production d’électricité, produite à partir d’énergie solaire dans le cas de Lac-Mégantic. Il est raccordé au réseau principal d’Hydro-Québec. 
  • Ce microréseau est doté de dispositifs de stockage de l’énergie, et d’outils pour gérer la consommation en énergie des bâtiments. 

Pourquoi un microréseau?

  • En cas de panne du réseau principal d’Hydro-Québec, le microréseau peut prendre la relève et alimenter les clients qui y sont branchés. 
  • Inversement, puisque le microréseau est relié au réseau principal d’Hydro-Québec, l’électricité solaire inutilisée à Lac-Mégantic peut être acheminée au réseau central. 

Si l’expérience est concluante, Hydro-Québec voudrait appliquer ce modèle à ses 22 réseaux éloignés où l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles, comme dans certains villages du Grand Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine.  

Félix Côté
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