Le solaire et l’éolien sont les sources d’énergie les plus abordables à peu près partout dans le monde à l’heure actuelle

Publié le 19 oct. 2020
Le solaire et l’éolien sont les sources d’énergie les plus abordables à peu près partout dans le monde à l’heure actuelle

(Source: Unsplash)

  • Et leur prix va continuer de descendre: dans 5 ans, il sera moins coûteux de construire une centrale solaire ou éolienne que de continuer à opérer une centrale au charbon déjà existante, prédit Bloomberg New Energy Finance.
  • Les économies d’échelle de l’éolien et du solaire seront cependant limitées, nuance le groupe de recherche new-yorkais, ce qui limitera le déploiement de ces technologies à l’échelle de la planète.

Le solaire et l’éolien produisent environ 10% de l’électricité dans le monde présentement, mais reçoivent 80% des nouveaux investissements dans le secteur énergétique, selon BloombergNEF.

Éventuellement, le groupe parle d’un «point de saturation» à partir duquel l’installation de nouvelles centrales éoliennes ou solaires ne parviendra plus à faire baisser le coût pour produire de l’électricité.

  • Parce que l’économie d’échelle dont elles bénéficient est limitée, ces sources génèreront au maximum 70% de l’énergie produite dans le monde.
  • Dans les pays où ces énergies sont généreusement subventionnées, comme en France ou en Allemagne, cette proportion pourra aller jusqu’à 80%.

En plus des bénéfices environnementaux directs, l’émergence du solaire et de l’éolien affectera grandement le secteur du transport.

  • À l’heure actuelle, le pétrole et les carburants fossiles constituent le tiers des marchandises transportées par bateau.
  • Les sociétés ferroviaires seront aussi moins sollicitées.

Le Québec peut se compter chanceux: l’hydroélectricité s’avère tout de même l’énergie la plus abordable en Amérique du Nord.

Alain McKenna
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Projet dans le Maine: Hydro-Québec s’est ingérée dans un référendum américain d’une façon qui aurait été illégale au Québec

Publié le 13 oct. 2020
Projet dans le Maine: Hydro-Québec s’est ingérée dans un référendum américain d’une façon qui aurait été illégale au Québec

(Photo: Hydro-Québec)

  • Hydro-Québec a investi 8,3 millions $US dans une campagne pour influencer le vote à un référendum dans le Maine sur son projet de ligne de transport d’électricité pour acheminer l’électricité du Québec vers le réseau de la Nouvelle-Angleterre.
  • Or, au Québec, il est interdit à des étrangers de dépenser de l’argent pour influencer le vote à l’occasion d’un référendum.

Le référendum du Maine était l’initiative d’opposants au New England Clean Energy Connect, soutenu par Hydro-Québec, afin d’empêcher le projet.

Ce référendum n’aura finalement pas lieu: il a été jugé inconstitutionnel par la Cour suprême du Maine en août dernier.

Mais avant ce jugement, la société d’État québécoise a dépensé des sommes importantes en communication pour influencer les électeurs du Maine.

Interdit ici, mais légal dans le Maine

Le Globe and Mail note que l’intervention d’Hydro-Québec dans un vote aux États-Unis a soulevé des accusations d’ingérence électorale étrangère.

Le professeur Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal, ne se formalise pas de la campagne de communication qu’a menée Hydro-Québec.

«Il est normal qu’Hydro-Québec défende ses intérêts», écrit le professeur Pineau dans un courriel à InfoBref. «Les lois du Québec ne s’appliquent pas aux États-Unis, alors je ne vois pas d’enjeu.»

Johanna Sabys
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(Photo: Hydro-Québec)

En laissant tomber Exxon, l’indice Dow Jones prend un virage historique

Publié le 26 août 2020
En laissant tomber Exxon, l’indice Dow Jones prend un virage historique
  • Le pétrole ne compte plus que pour 2,1% du Dow, et devient du coup le moins important des 11 secteurs économiques suivis par le populaire indice new-yorkais. 
  • Originalement sous le nom de Standard Oil, Exxon Mobil est la dernière des sociétés à avoir fait partie du Dow Jones depuis sa création, en 1928.