Le Canada s’engage à réduire ses émissions de méthane

Publié le 11 oct. 2021
Le Canada s’engage à réduire ses émissions de méthane

(Source: Ralf Vetterle / Pixabay)

  • Le Canada et une vingtaine de pays ont rejoint hier un projet d’accord des États-Unis et de l’Union européenne qui vise à réduire à l’échelle mondiale les émissions de méthane – un puissant gaz à effet de serre. 
  • Cet engagement américano-européen annoncé le mois dernier doit mener à un accord mondial lors du sommet sur le climat (COP26) à Glasgow, en Écosse, le mois prochain. 

Par cet accord, les États s’engagent à réduire leurs émissions de méthane d’au moins 30% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2020.

  • Washington et Bruxelles étaient jusqu’ici appuyés par le Royaume-Uni, l’Italie, le Mexique, l’Argentine, le Ghana, l’Indonésie et l’Irak. 
  • Hier, 24 pays ont rejoint le projet d’accord, dont le Canada, la France, l’Allemagne, le Japon, Israël et le Costa Rica.

Les émissions du secteur pétrolier et gazier sont dans le viseur: 

  • Ottawa s’engage à réduire les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier d’au moins 75% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2012.
  • Le Canada est ainsi le premier pays à se donner l’objectif de réduction des émissions de méthane fixé par l’Agence internationale de l’énergie, a souligné hier le ministre de l’Environnement Jonathan Wilkinson. 

Selon l’évaluation mondiale du méthane réalisée par la Coalition pour le climat et l’air pur et le Programme des Nations Unies pour l’environnement, réduire les émissions de 30% d’ici 2030 permettrait d’éviter:  

  • plus de 200 000 décès prématurés; 
  • des centaines de milliers de visites aux urgences pour de l’asthme; et 
  • plus de 20 millions de tonnes de récoltes perdues chaque année à cause de la pollution engendrée en partie par le méthane.
Johanna Sabys
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Analyse POLITIQUE

Sortir du pétrole: la Caisse de dépôt a choisi son camp

Publié le 1er oct. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Sortir du pétrole: la Caisse de dépôt a choisi son camp

[crédit photo: Jeremy Bezanger | Unsplash]

  • L’épargne des Québécois ne servira plus à soutenir la production pétrolière, au Canada ni ailleurs. D’ici la fin de 2022, la Caisse de dépôt et placement du Québec aura retiré tous ses investissements de ce secteur.
  • La stratégie climatique adoptée par cette institution vient renforcer le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles initié par les groupes environnementalistes.

On pouvait s’y attendre, cette décision de la Caisse [détails sur la stratégie qu’elle a annoncée] a été bien reçue… sauf par l’industrie pétrolière.

Le gouvernement albertain l’a immédiatement qualifiée de «vision à courte-vue, déconnectée de la réalité».

  • C’est, presque mot pour mot, la réaction qu’il avait eu l’an dernier devant la décision du Fonds souverain de la Norvège de bannir quatre pétrolières canadiennes.

Le signal donné par la Caisse à la communauté financière avec sa stratégie climatique est de nature à inquiéter le secteur pétrolier de cette province.

  • L’actif de 390 milliards $ de la Caisse pèse lourd.
  • Sa décision aura un effet d’entraînement.

Les pressions pour le désinvestissement ne sont pas nouvelles.

Ces dernières décennies, plusieurs fonds se sont retirés de la production des énergies fossiles.

  • Au Canada, des communautés religieuses et des universités, notamment Laval et Concordia, ont participé à ce mouvement de désinvestissement.
  • Des fonds de travailleurs, comme le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction, s’y sont joints plus récemment.

Confortés par l’exemple donné, d’autres voudront s’ajouter à la liste.


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Il ne faut pas s’étonner de la décision de la Caisse.

Elle ne vit pas en vase clos de sa société.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, lui rappelait il y a peu qu’elle se devait d’apporter sa contribution à la lutte aux changements climatiques.

La Caisse ne peut ignorer que:

  • le parlement canadien a adopté il y a quelques mois une loi dont l’objectif est d’atteindre la carboneutralité au Canada à l’horizon 2050; ni que
  • le gouvernement Legault se prépare à interdire toute exploration et toute exploitation pétrolière et gazière sur le territoire québécois [détails].

Elle se distingue en cela de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada qui agit à contre-courant des politiques climatiques du gouvernement canadien.

  • Fort d’un actif de 520 milliards $, il continue à soutenir les entreprises qui extraient du pétrole.

Les fonds qui persistent à investir dans les énergies fossiles prétendent pouvoir, par leur présence dans des compagnies, soutenir l’adoption de stratégies de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Ils font le pari que le pétrole a toujours un avenir.


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L’avenir du pétrole est pourtant limité.

En mai dernier, l’Agence internationale de l’Énergie appelait, pour contenir la croissance des émissions de GES produites par l’homme, à cesser tout investissement dans de nouveaux projets d’exploitation d’énergies fossiles.

Ce secteur de l’énergie produit trois quarts du total des GES.

La Caisse de dépôt avance prudemment, malgré le caractère spectaculaire de son retrait de la production pétrolière.

  • Elle ne sort que 1% de son actif du secteur des énergies fossiles.
  • Le risque de perte n’est pas grand.
  • Elle maintient par ailleurs ses investissements dans le gaz naturel – toujours nécessaire comme énergie de transition –, tout comme dans les oléoducs.

L’obligation de donner à ses épargnants de bons rendements la conduit à rechercher un juste milieu entre le profit et son engagement envers le climat.

Néanmoins, elle a su, avec cette stratégie, choisir son camp.

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Analyse POLITIQUE

Hydro-Québec: le rêve américain devient réalité

Publié le 24 sept. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Hydro-Québec: le rêve américain devient réalité

[crédit photo: Mathilde Paret | Unsplash]

  • Hydro-Québec vient de réaliser un de ses grands rêves avec la signature attendue d’un contrat majeur d’exportation d’électricité pour alimenter la ville de New York. À la clé, 20 milliards $ de revenus en 25 ans.
  • Avec les immenses réservoirs de ses barrages hydroélectriques, le Québec devient à la faveur de la crise climatique un partenaire stratégique majeur pour les États de l’est des États-Unis qui veulent réduire leurs émissions de GES.

Il y a longtemps que le Québec ambitionne de conclure de grands contrats d’exportation d’électricité, tel celui qu’on se prépare à signer avec New York. [détails sur l’annonce faite ces derniers jours]

Le premier ministre Robert Bourassa publiait en 1985 son ouvrage L’Énergie du Nord destiné autant à un public américain que québécois. [livre disponible sur Amazon]

Il rêvait d’une deuxième Baie-James.

  • Mais le projet Grande Baleine n’a pu voir le jour, victime du contexte économique et de la vive opposition des environnementalistes et des Cris.

François Legault revenait à la charge en 2016.

  • Alors chef de l’opposition, il voyait le Québec comme «la batterie verte de l’est de l’Amérique du Nord».
  • Son idée fut reçue avec scepticisme.

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Hydro-Québec dispose de surplus importants pour lesquels les États-Unis représentent un débouché naturel.

Devant l’opposition des producteurs américains d’énergie, elle a dû se limiter essentiellement à des ventes d’énergie pendant les périodes de pointe de consommation, sur ce qu’on appelle «le marché spot» qui fonctionne selon un mécanisme d’enchère.

  • L’an dernier, elle a exporté 32 TW d’énergie à un prix moyen de 4,2 cents le kilowattheure.
  • Ces ventes ont été de 537 millions $ et ont contribué pour 2,3 milliards $ à son bénéfice net. Ce n’est pas rien.

L’intérêt d’un contrat d’exportation ferme est de pouvoir monnayer sur une longue durée ses surplus, à un prix stable et plus élevé, pour une énergie reconnue comme propre et renouvelable.

Les producteurs américains ont bataillé fort pour fermer la porte à Hydro-Québec.

  • Ils ont contesté la valeur environnementale de l’hydro-électricité produite au Québec.
  • Ils ont instrumentalisé l’opposition des groupes autochtones et des citoyens.

Le contrat de 20 ans signé avec le Massachusetts de 9,45 TW est ainsi toujours menacé par l’opposition de groupes du Maine qui tentent de bloquer la ligne qui traversera leur État.

Mais la crise climatique fait tourner le vent en faveur du Québec.

L’État de New York veut réduire ses émissions de GES.

Il entend réduire le recours aux énergies fossiles dans la production d’électricité de 85% à 70% d’ici 2030, grâce notamment à la fourniture par Hydro-Québec de 1250 MW d’électricité à la ville de New York.


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Le président Biden est favorable à ce projet.

Il a accordé un permis présidentiel à la ligne de transport de cette électricité, permis qui avait été refusé au pipeline Keystone XL pour l’exportation du pétrole albertain.

Cette ligne sera souterraine et sous-marine ira jusqu’à New York.

La partie québécoise de 60 km sera réalisée en partenariat avec la communauté autochtone de Kahnawake qui en sera copropriétaire dans une proportion qui pourrait être de 10 à 20%.

Tout cela devrait faciliter la conduite à terme du projet.

Ce deuxième contrat d’envergure a valeur de symbole.

  • Après celui avec le Massachusetts, il ouvre des perspectives de développement pour Hydro-Québec.
  • Ses surplus demeurent importants et elle peut dégager d’importantes marges additionnelles par d’éventuels programmes d’efficacité énergétique.

Visionnaire, Robert Bourassa l’était sans doute lorsqu’il parlait d’électricité.

Mais il n’imaginait pas qu’il faudrait autant de temps pour réaliser cette percée qui va placer le Québec au cœur de la métropole américaine.

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L’État de New York ouvre les portes de la ville de New York à Hydro-Québec

Publié le 20 sept. 2021
L’État de New York ouvre les portes de la ville de New York à Hydro-Québec

(Source: Hydro-Québec)

  • L’État de New York a choisi un projet auquel participe Hydro-Québec pour acheminer de l’énergie propre à la ville de New York. 
  • Si un contrat est conclu comme l’espèrent Hydro-Québec et ses partenaires, la société d’État pourrait acheminer vers New York en 2025 suffisamment d’électricité pour alimenter au moins 1 million de foyers. Il s’agirait du plus important contrat d’exportation qu’obtiendrait Hydro-Québec.

Le projet consiste à construire une nouvelle ligne de transport de 545 kilomètres aux États-Unis. 

  • Cette ligne, baptisée projet Champlain Hudson Power Express (CHPE), serait en partie située sous les lacs Champlain et Hudson. 
  • Elle acheminerait à la ville de New York 1250 mégawatts d’hydroélectricité du Québec. 
  • L’hydroélectricité «verte» acheminée remplacerait une partie de l’électricité qui alimente actuellement l’état de New York, et dont 85% est produite à partir d’énergies fossiles. 

Dans ce projet, Hydro-Québec est associée à une filiale du fonds d’investissement américain Blackstone.

Hydro-Québec et le Conseil des Mohawks de Kahnawake, une communauté autochtone sur la Rive-Sud de Montréal, seraient copropriétaires de la ligne de transport qui serait construite au Québec et raccordée à la ligne CHPE.

La ville de New York verserait des paiements à Hydro-Québec à partir de 2025, après que la ligne aurait été mise en service. 

  • Il reste cependant à négocier un contrat, et à ce qu’il soit approuvé par la commission des services publics de New York.

Hydro-Québec prend de l’expansion sur le marché américain.   

Félix Côté
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Québec pourrait bientôt interdire l’exploration et l’exploitation gazière et pétrolière

Publié le 15 sept. 2021
Québec pourrait bientôt interdire l’exploration et l’exploitation gazière et pétrolière

(Source: Pixabay)

  • François Legault a reconnu aujourd’hui que son gouvernement «travaille» pour s’assurer qu’à l’avenir plus aucun permis ne soit délivré au Québec. Le premier ministre a indiqué qu’une annonce serait faite plus tard en ce sens.  
  • Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien a précisé que cette décision dépendrait du jugement qui devrait être rendu d’ici la fin de l’année dans le dossier qui oppose Québec et Gaspé Énergie.

Le gouvernement Legault analyse «tous les scénarios», dont l’interdiction des projets d’exploration et d’exploitation de combustibles fossiles, confirme Jonatan Julien. 

  • Les véhicules à essence ne pourront plus être vendus au Québec dès 2035, et la province veut être carboneutre en 2050, souligne-t-il; et 
  • «on voit bien que l’avenir au Québec n’est certainement pas, à moyen terme», basé sur l’exploitation du gaz et du pétrole.

Québec attend toutefois le verdict de l’affaire Gaspé Énergie

  • Gaspé Énergie a saisi la Cour du Québec pour faire invalider un article qui interdit les forages à moins de 1000 mètres d’un milieu hydrique.
  • Le gouvernement s’était servi de cet article de règlement, associé à la Loi sur les hydrocarbures, pour refuser un permis d’exploration, près de Gaspé, à Gaspé Énergie.

Gaspé Énergie réclame un dédommagement financier: 

  • Le montant des éventuels dédommagements que Québec pourrait devoir verser à Gaspé Énergie et d’autres entreprises sur les sommes qu’elles ont investies est un facteur à prendre en compte, reconnaît Jonatan Julien. 
  • Mais, selon lui, la Loi sur les hydrocarbures est robuste: depuis que le règlement associé à la loi a été adopté en 2018, «aucune compagnie n’a présenté de demande d’exploration ou d’exploitation».
Johanna Sabys
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Combien de pétrole et de charbon devra rester dans le sol pour atteindre les cibles climatiques?

Publié le 12 sept. 2021
Combien de pétrole et de charbon devra rester dans le sol pour atteindre les cibles climatiques?

(Source: Unsplash)

  • Les pays riches ont plusieurs façons d’atteindre leurs cibles de réduction des gaz à effet de serre. 
  • Mais pour éviter de dépasser le seuil de 1,5 °C d’augmentation de la température planétaire par rapport aux moyennes d’avant la révolution industrielle, ils devraient renoncer à près de 90% des réserves encore inexploitées de charbon et 58% des réserves de pétrole.  

Pour éviter de dépasser le seuil de 1,5 °C, il ne faut pas émettre plus de 580 gigatonnes de dioxyde de carbone (CO2) d’ici 2100. 

Les chercheurs du Collège universitaire de Londres ont tenté de calculer: 

  • quelle quantité de pétrole, de gaz et de charbon on peut encore se permettre d’exploiter; et 
  • ce que cela représente par rapport aux gisements en cours d’exploitation et à ceux qui n’ont pas encore été exploités.

D’après leurs calculs, certains pays devront relever un plus gros défi: 

  • l’Australie devrait laisser 95% de ses réserves de charbon dans le sol;
  • la Russie et les États-Unis, 97%; et 
  • le Canada devra renoncer à exploiter 84% de ses réserves de pétrole des sables bitumineux.

Leur modèle prend en compte le développement de technologies d’entreposage ou de «capture» du carbone.

  • Ces technologies donneront un petit répit supplémentaire, à condition qu’elles puissent être développées à plus grande échelle dans les prochaines décennies.

Toutefois, même si les pays renoncent à exploiter ces énergies fossiles, selon les chercheurs londoniens (dont l’étude a été publiée début septembre dans la revue Nature), cela ne donnerait que 50% de chances de ne pas dépasser le seuil des 1,5 °C. 

Pour éviter de dépasser le seuil de 2 °C, soit un demi-degré de plus:

  • selon une autre étude (également publiée dans Nature, en 2015), un tiers des réserves de pétrole, un quart des réserves de gaz, et 80% des réserves de charbon devaient rester dans le sol.
Agence Science-Presse
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Hydro-Québec veut relier les Îles-de-la-Madeleine à son réseau

Publié le 8 sept. 2021
Hydro-Québec veut relier les Îles-de-la-Madeleine à son réseau

La centrale thermique des Îles-de-la-Madeleine (Source: Hydro-Québec)

  • Après des hésitations, la société d’État a annoncé qu’elle prévoyait installer un câble sous-marin de 225 kilomètres pour relier Percé à l’archipel. Les travaux, dont la facture est estimée à 1 milliard $, devraient débuter en 2025 et se conclure 2 ans plus tard. 
  • La centrale au mazout qui alimente actuellement les Îles-de-la-Madeleine en électricité demeurera utilisée lors de périodes de grands froids, mais ses émissions de gaz à effet de serre devraient être réduites de 94% par la connexion au réseau d’Hydro-Québec.

Hydro-Québec et Innergex achètent ensemble deux centrales hydroélectriques aux États-Unis

Publié le 18 août 2021
Hydro-Québec et Innergex achètent ensemble deux centrales hydroélectriques aux États-Unis

(Source: Hydro-Québec)

  • Hydro-Québec et l’entreprise de Longueuil Innergex (TSX: INE) achètent à parts égales deux centrales hydroélectriques dans l’État de New York, pour 388 millions $.
  • C’est la première acquisition conjointe d’Hydro-Québec et Innergex depuis que les deux organisations ont formé une alliance stratégique l’an dernier.  

Elles viennent de conclure une entente d’achat avec l’entreprise américaine Atlantic Power, qui produit de l’hydroélectricité aux États-Unis.

  • Innergex et Hydro-Québec mettront la main sur le complexe Curtis Power, qui compte 2 centrales hydroélectriques dans l’État de New York: une de 48 mégawatts et l’autre de 12 mégawatts.
  • Les deux acheteurs se diviseront à 50/50 les parts de Curtis Power.
  • La transaction doit encore être approuvée par les autorités réglementaires américaines. 

Innergex financera sa part de l’acquisition. Pour cela, la société émettra:

  • pour 175 millions $ d’actions ordinaires; et
  • un placement privé en actions de 43,5 millions $ à Hydro-Québec.

Hydro-Québec veut prendre de l’expansion sur le marché américain.   

  • La société d’État avait déjà annoncé qu’elle voulait relier son réseau à celui du Massachusetts et à la ville de New York.
  • En février 2020, elle avait formé une alliance avec Innergex pour réaliser des acquisitions stratégiques aux États-Unis. 
Félix Côté
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Ottawa promet 5 milliards $ à Terre-Neuve pour terminer une centrale hydroélectrique

Publié le 29 juil 2021
  • Le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial de Terre-Neuve-et-Labrador ont conclu un accord concernant le projet de centrale hydroélectrique Muskrat Falls: Ottawa offrira 5,2 milliards $ pour compenser les retards et dépassements de coûts de ce projet. 
  • Ces coûts ont plus que doublé depuis l’annonce du projet en 2012. Sans compensation du fédéral, les tarifs de l’électricité dans la province risquaient d’augmenter de 75% pour couvrir les coûts de Muskrat Falls.  

Le gouvernement ferme la porte à GNL Québec

Publié le 22 juil 2021
Le gouvernement ferme la porte à GNL Québec

(Source: Énergie Saguenay)

  • Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Benoit Charette a rendu hier sa décision: le projet d’implantation d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay par GNL Québec ne pourra pas aller de l’avant. 
  • Ce projet de 14 milliards $ n’a pas satisfait les 3 critères fixés par Québec: gagner l’acceptabilité sociale, favoriser la transition énergétique, et contribuer à la réduction des gaz à effet de serre.

Le ministre estime que les risques entourant le projet dépassent les avantages.

Il dit avoir fondé sa décision sur les conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) publiées en mars dernier.

Le BAPE avait émis plusieurs réserves

  • La population n’accepte pas le projet.
  • Les retombées économiques seraient importantes pour le Québec, mais seulement pendant les quatre années de construction.
  • Des projets concurrents sont déjà en construction. 
  • Le projet ne contribuerait pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. 
  • Son impact sur l’industrie touristique du Saguenay–Lac-Saint-Jean aurait été préoccupant.   

GNL Québec aurait acheminé au Saguenay du gaz naturel extrait en Alberta et en Colombie-Britannique par fracturation hydraulique, une technique polluante qui a été critiquée par plusieurs opposants au projet. 

Félix Côté
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Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

Publié le 20 juil 2021
Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

(Source: Pixabay)

  • Le Canada s’est fixé l’objectif d’être carboneutre en 2050. 
  • Pour que cet objectif se réalise, l’Institut CD Howe calcule qu’au moins 70% des voitures qui seront vendues à partir de 2030 devraient être des véhicules à zéro émission, par exemple des véhicules électriques. 

Autre condition que mentionne le rapport publié par l’institut torontois: en 2030, les véhicules électriques devraient déjà représenter 30% du parc automobile canadien. 

Or, en 2020, les véhicules à zéro émission n’ont représenté que 3,5% des ventes totales de véhicules au pays, selon le rapport.

L’objectif du gouvernement Trudeau:

  • réduire les gaz à effet de serre provenant des transports de 35 mégatonnes (MT), pour les faire passer de 186 MT en 2018 à 151 MT d’ici 2030. 
Félix Côté
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Hydro-Québec: appel d’offres pour 780 MW d’énergie renouvelable cette année

Publié le 14 juil 2021
Hydro-Québec: appel d’offres pour 780 MW d’énergie renouvelable cette année

(Source: Pixabay)

  • Le gouvernement souhaite qu’Hydro-Québec publie, d’ici la fin de l’année, un appel d’offres pour la production de 780 mégawatts d’énergie renouvelable, dont 300 mégawatts d’énergie éolienne. 
  • Le Conseil des ministres a adopté hier un décret pour mener la société d’État vers de nouvelles sources d’approvisionnement en énergie renouvelable – qui devraient être en fonction en 2026. 

Le contrat que les fournisseurs concluront avec Hydro-Québec sera d’une durée de 30 ans.

Selon Québec, ces nouvelles sources d’approvisionnement à long terme sont nécessaires pour: 

  • développer de nouveaux marchés, comme des serres agricoles et des véhicules électriques; 
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre de la province de 37,5% d’ici 2030, et atteindre la carboneutralité d’ici 2050 – les 2 objectifs fixés par Québec.    

D’ici 2029, le Québec aura besoin d’au moins 1400 mégawatts et 1,5 térawattheure d’énergie supplémentaire.

Le gouvernement veut que l’éolien comble une part importante de ces besoins.

  • Actuellement, les parcs éoliens du Québec, sous contrat avec Hydro-Québec, représentent une puissance de 4000 mégawatts.
  • Selon Hydro-Québec, 1000 mégawatts représentent la consommation d’énergie de 160 000 foyers.

Pour obtenir ces contrats d’Hydro-Québec, chaque projet de fourniture d’énergie renouvelable devra:

  • appartenir au moins à 50% à des intérêts locaux;
  • faire au moins 60% de ses dépenses au Québec; et
  • faire au moins 35% de ses dépenses dans la municipalité régionale de comté (MRC) où se situe le projet, dans la MRC de La Matanie, près de Matane, ou dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
Johanna Sabys
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