L’Alberta se positionne sur le marché de l’hydrogène

Publié le 15 avr. 2021
  • Le gouvernement de l’Alberta, des représentants des Premières Nations et des dirigeants de l’industrie ont inauguré cette semaine en banlieue d’Edmonton un «pôle» où ils veulent concentrer les principaux efforts de développement de l’hydrogène au pays.
  • L’Alberta espère ainsi positionner son hydrogène bleu – produit à partir d’hydrocarbures dont les émissions de carbone ont été capturées et enfouies – comme principale forme d’énergie pour le marché canadien tout naissant de l’hydrogène.

Le fabricant montréalais de chargeurs pour véhicules électriques Dcbel lève 40 millions $ pour vendre sa technologie aux États-Unis

Publié le 14 avr. 2021
Le fabricant montréalais de chargeurs pour véhicules électriques Dcbel lève 40 millions $ pour vendre sa technologie aux États-Unis

(Source: Dcbel)

  • Fondée en 2015, la société a commencé à la fin de l’an dernier à vendre un chargeur rapide pour la maison. Ce chargeur, de niveau 3, peut transformer l’énergie solaire en courant électrique allant directement dans la batterie du véhicule.
  • Une autre particularité du chargeur de Dcbel est qu’il peut aussi fonctionner en sens inverse: en cas de panne de courant, il peut alimenter un logement ou une maison à partir de l’énergie stockée dans la pile d’un véhicule électrique compatible.

Trois travailleurs du secteur pétrolier canadien sur quatre risquent de voir leur emploi disparaître

Publié le 6 avr. 2021
  • La volonté du gouvernement du Canada d’être entièrement carboneutre en 2050 menace de disparition entre 312 000 et 450 000 des 600 000 emplois que compte l’industrie canadienne du gaz et du pétrole, estime la Banque TD.
  • Dans un rapport, la banque torontoise prévoit que les nouveaux emplois créés par les technologies propres ne suffiront pas à compenser ces pertes d’emplois. Elle suggère au gouvernement de prévoir des mesures de transition pour les travailleurs qui seront touchés par le virage vers la carboneutralité.

Apple intégrera des batteries de Tesla dans son énorme centrale solaire en Californie

Publié le 5 avr. 2021
Apple intégrera des batteries de Tesla dans son énorme centrale solaire en Californie

(Source: Tesla)

  • Apple a annoncé il y a quelques jours qu’elle équiperait une centrale solaire située à Monterey, un peu au sud de San Francisco, de 85 énormes batteries au lithium ion qui permettront de stocker jusqu’à 240 mégawatts-heures d’énergie provenant de ses capteurs solaires.
  • Or, le site spécialisé américain The Verge a découvert que ces batteries lui seront fournies par Tesla: il s’agit des batteries «Megapack» de 3 mégawatts-heures chacune que le constructeur vient tout juste de mettre en marché.

GNL Québec ferait monter de 400 millions $ la facture annuelle d’électricité des Québécois, affirment des opposants au projet

Publié le 1er avr. 2021
  • La quantité d’électricité qui sera nécessaire pour exploiter ce projet de gazoduc et d’usine de liquéfaction de gaz naturel obligera Hydro-Québec à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en énergie qui coûteront cher, affirment des organismes environnementaux dont Nature Québec et Greenpeace.
  • Pour amortir le coût élevé de cet approvisionnement, Hydro-Québec pourrait devoir hausser ses tarifs de 4,5% à partir de 2030, calculent ces organismes. Ils estiment le coût total de cette hausse à 10 milliards $ sur la durée de vie de GNL Québec, soit 25 ans.

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Le fabricant montréalais de semi-conducteurs 5N Plus annonce une acquisition en Allemagne pour mieux se positionner à l’international

Publié le 30 mars 2021
Le fabricant montréalais de semi-conducteurs 5N Plus annonce une acquisition en Allemagne pour mieux se positionner à l’international

(Source: Azur Space)

  • Avec cette acquisition, 5N Plus deviendra producteur de composants qui entrent dans la fabrication de capteurs solaires pour des centrales solaires et pour des satellites. L’entreprise montréalaise produit déjà des semi-conducteurs pour les secteurs de l’énergie solaire et de l’aérospatiale.
  • 5N Plus compte déjà comme clients des sociétés aérospatiales nord-américaines. Elle pourra, grâce à cette transaction, élargir son offre au secteur aérospatial européen.

La société allemande Azur Space Solar Power et 5N Plus «se complètent bien», explique le président de 5N Plus (TSX: VNP), Arjang Roshan, dans un communiqué expliquant le projet d’acquisition d’Azur.

Il croit que la transaction arrive à un bon moment, parce que 5N Plus pourra profiter de l’actuelle pénurie de semi-conducteurs provenant d’Asie pour se positionner comme un fournisseur fiable et compétitif, de calibre international, pour les industries de pointe.

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Le BAPE émet des doutes sur le projet de GNL Québec

Publié le 24 mars 2021
Le BAPE émet des doutes sur le projet de GNL Québec

(Photo Énergie Saguenay)

  • Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) soutient dans son rapport que les risques engendrés par l’usine de liquéfaction de gaz naturel que l’entreprise souhaite construire à Saguenay sont supérieurs aux avantages.
  • Le ministre de l’Environnement Benoît Charette dit que ce rapport ne met pas fin au projet. Mais si GNL Québec veut le feu vert du gouvernement, l’entreprise devra toutefois répondre aux exigences fixées.

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a rendu public aujourd’hui le rapport du BAPE. 

Dans ce rapport, les commissaires émettent plusieurs réserves.

La population n’accepte pas le projet.

Ses retombées économiques
seraient importantes pour le Québec seulement pendant les quatre années de construction. Une fois l’usine en service, ces retombées profiteraient davantage à l’Ouest canadien – qui fournirait le gaz naturel.

Des projets concurrents sont déjà en construction. 

  • Le gaz naturel produit au Québec ne serait pas requis sur les marchés étrangers avant 2030. 
  • Et selon l’Agence d’impact environnemental du Canada, les terminaux de liquéfaction pourraient être en surnombre à compter de 2040.

Le projet ne contribuerait pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, comme GNL Québec le prétend. 

  • Le BAPE juge que le projet représente plutôt un ajout net d’émissions de GES.

Son impact sur l’industrie touristique du Saguenay–Lac-Saint-Jean est préoccupant.   

C’est pourquoi le BAPE recommande au gouvernement d’obtenir «des engagements, des actions ou des modifications» de la part du promoteur avant de prendre sa décision.

Québec a posé ses conditions à l’entreprise: trouver l’acceptabilité sociale, favoriser la transition énergétique et diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

  • «Le projet ne se qualifie pas à l’heure actuelle», dit Benoît Charette. Il dit que la balle est désormais dans le camp de GNL Québec.  
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

La consommation de pétrole plafonnera en 2026, selon l’Agence internationale de l’énergie

Publié le 17 mars 2021
  • La volonté des pays industrialisés de décarboniser rapidement leur économie va affecter la demande mondiale en pétrole davantage que le prévoyait l’AIE, qui vient de réviser ses projections en conséquence.
  • Les pays émergents ou sous-développés feront monter la demande mondiale en pétrole jusqu’en 2026. Elle reviendra alors à son sommet historique de 2019, avant de décliner pour de bon. Dans les pays industrialisés, la demande en pétrole ne reviendra jamais aux niveaux record d’avant la pandémie et commencera à décliner encore plus rapidement, selon l’AIE.

Le Canada se prépare à signer une entente avec l’Allemagne pour développer le marché de l’hydrogène

Publié le 15 mars 2021
  • Selon le Globe and Mail, Ottawa doit signer aujourd’hui une entente pour collaborer avec l’Allemagne sur la transition des deux pays vers les énergies propres. 
  • L’hydrogène devrait y tenir une place centrale. Et ce, même si les Allemands semblent plus intéressés par l’hydrogène vert que par sa forme «bleue», moins propre, et sur laquelle le Canada entend faire beaucoup d’efforts de développement

Le gazoduc de GNL Québec reçoit un appui de gens d’affaires québécois la veille du dévoilement des conclusions du BAPE sur le projet

Publié le 9 mars 2021
Le gazoduc de GNL Québec reçoit un appui de gens d’affaires québécois la veille du dévoilement des conclusions du BAPE sur le projet

(Source: Symbio Infrastructure)

  • Le projet de construction d’un gazoduc de 780 km de long et d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay a reçu hier un investissement de 2 millions $ de la part de gens d’affaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de l’Abitibi-Témiscamingue.
  • Comme le coût global de réalisation de ce projet est évalué à 14 milliards $, cet investissement est une contribution symbolique. L’objectif est de convaincre des investisseurs étrangers qu’il y a au Québec un appui pour GNL Québec, au moment même où le BAPE doit se prononcer sur son impact environnemental.

Le projet GNL Québec – qui vient d’être rebaptisé Symbio Infrastructure par ses promoteurs – suscite beaucoup d’intérêt et d’interrogations dans la région de Saguenay.

  • Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a dû repousser du 13 janvier au 10 mars la remise de son rapport après avoir reçu plus de 2600 mémoires sur la question – du jamais vu pour le BAPE –, en plus d’avoir tenu 22 séances publiques à Saguenay.

Le projet est controversé parce qu’il implique l’érection d’un gazoduc qui traversera plusieurs cours d’eau importants dans le nord du Québec.

  • Les gens d’affaires qui sont en faveur du projet insistent sur les retombées économiques importantes qu’il générera dans la région. 

Le BAPE remettra aujourd’hui son rapport au ministre de l’Environnement Benoît Charette.

  • Le ministre aura ensuite 15 jours pour le commenter publiquement et prendre officiellement position par rapport.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Après des années à mettre en doute la capture de carbone, Exxon Mobil pense que c’est la solution aux changements climatiques

Publié le 4 mars 2021
Après des années à mettre en doute la capture de carbone, Exxon Mobil pense que c’est la solution aux changements climatiques

Des installations de captation de carbone d’Exxon en Europe (Source: Exxon)

  • Sous la pression des investisseurs et des gouvernements, Exxon fait volte-face: la pétrolière souhaite désormais réduire ses émissions polluantes de 20% d’ici 2025. Elle mise sur la capture et le stockage du carbone pour y arriver.
  • Exxon vient même de créer une nouvelle filiale dont la mission sera de développer une technologie de capture du carbone qu’elle souhaite vendre ensuite à d’autres pollueurs ailleurs dans le monde.

Les politiques environnementales qui avantagent les technologies propres font de la capture et du stockage de carbone la solution la plus abordable pour atteindre les cibles climatiques mondiales, ont affirmé mercredi les dirigeants d’Exxon lors d’une réunion avec des investisseurs.

  • Le géant pétrolier évalue à 2000 milliards $US la valeur qu’atteindra le marché de la capture du carbone en 2040. Elle était d’à peine 1,6 milliard $US l’an dernier.
  • Toujours selon Exxon, il serait plus rentable pour les gouvernements d’offrir un crédit d’impôt aux entreprises pour chaque tonne métrique de CO2 retirée de l’atmosphère que d’investir dans l’électrification des transports.

Pourtant, des doutes subsistent quant à l’efficacité réelle de cette méthode pour réduire la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, admet Exxon.

  • Actuellement, la majorité du carbone capté dans l’air est injectée dans des puits pour en extraire davantage de pétrole, ce qui annule les bénéfices environnementaux de la capture.
  • Les essais par Exxon d’enfouir du carbone sous des formations rocheuses sous-marines, dans le golfe du Mexique, soulèvent d’autres enjeux environnementaux, comme la protection des écosystèmes aquatiques.

Qu’à cela ne tienne: Exxon prévoit d’investir 3 milliards $US d’ici 2025 pour commencer à capturer du carbone sur 20 de ses sites d’extraction de pétrole.

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Exxon Mobil ne compte plus les sables bitumineux dans ses réserves de pétrole

Publié le 25 fév 2021
Exxon Mobil ne compte plus les sables bitumineux dans ses réserves de pétrole

(Source: Unsplash)

  • Exxon Mobil estime maintenant la totalité de ses réserves de pétrole à 15,2 milliards de barils. Il y a un an, la pétrolière américaine disait avoir l’équivalent de 22,4 milliards de barils en réserve. La différence: Exxon a retiré de ses calculs 98% du pétrole se trouvant dans les sables bitumineux de l’Ouest canadien.
  • Dans des documents remis aux autorités américaines, Exxon Mobil explique que les sables bitumineux ne sont plus un investissement viable, et ne le redeviendront pas tant que les cours du pétrole ne monteront pas au-delà des niveaux actuels, ou que la technologie ne facilitera pas leur exploitation.