La pétrolière canadienne Cenovus achète sa concurrente Husky Energy pour 3,8 milliards $

Mis à jour il y a 11 h
  • Alors que l’industrie pétrolière albertaine en crise subit la chute de la demande mondiale de pétrole engendrée par la pandémie, les conseils d’administration de Cenovus et Husky ont approuvé cette transaction majeure qui devrait se conclure au premier trimestre 2021.
  • Une fois fusionnées, les deux entreprises albertaines deviendront ensemble le troisième producteur canadien de pétrole et de gaz naturel: le nouveau groupe produira environ 750 000 barils équivalent-pétrole par jour.

Une entreprise montréalaise donne accès à la carte numérique la plus précise sur les émissions de méthane

Publié le 21 oct. 2020
  • Alors que les scientifiques se contentaient de données mises à jour une fois par an, cette nouvelle carte le sera chaque semaine et elle offre un quadrillage terrestre moyen de deux kilomètres carrés.
  • GHGSat a réalisé sa carte Pulse pour aider les sociétés pétrolières et gazières à éliminer davantage de fuites et à réduire leurs émissions de méthane relâchées dans l’atmosphère.  

Les plus grandes pétrolières d’Amérique du Nord et d’Asie n’ont toujours pas d’objectifs clairs de réduction de leurs émissions de CO2

Publié le 7 oct. 2020
  • Le mois dernier, PetroChina est devenue la première des trois grandes pétrolières appartenant à l’État chinois à se fixer un tel objectif: elle promet d’être «presque carboneutre» en 2050.
  • Aux États-Unis, ExxonMobil est dans la tourmente depuis qu’un rapport interne a coulé dans les médias indiquant qu’elle prévoit encore d’hausser substantiellement ses émissions chaque année au moins jusqu’en 2025.

Donald Trump pourrait bien avoir sauvé le pétrole albertain

Publié le 29 sept. 2020
  • Son autorisation de construire un chemin de fer reliant l’Alberta à l’Alaska permettra l’exportation de pétrole canadien vers les États-Unis et l’Asie via le port de Valdez, en Alaska.
  • À terme, ce chemin de fer transportera jusqu’à 2,9 millions de barils de pétrole par jour, doublant ainsi les exportations canadiennes qui étaient à 3,5 millions de barils/jour avant la pandémie.

Le pic pétrolier serait derrière nous pour de bon

Publié le 14 sept. 2020
Le pic pétrolier serait derrière nous pour de bon

(Image: Unsplash)

  • La consommation mondiale de pétrole ne devrait plus jamais revenir aux niveaux d’avant la pandémie, croit le géant pétrolier anglais BP.
  • L’OPEP anticipe elle aussi un déclin de la demande dans les années à venir, et compte inviter ses pays membres à ajuster leur production en conséquence.

Selon BP, la crise de Covid-19 a accéléré une tendance qui pourrait prendre trois directions différentes, d’ici 2050.

  • Si les décideurs laissent les choses aller, on verrait la demande en pétrole diminuer de 10%, par rapport à son sommet de 2019.
  • Si l’économie mondiale sort de la Covid-19 avec la volonté de respecter l’Accord de Paris, la demande serait réduite de 55%.
  • Dans le scénario peu probable où l’activité économique devient entièrement carboneutre, la demande chuterait de 75%.

«Peu importe le scénario, la demande va baisser graduellement au cours des 30 prochaines années, ce qui situe le pic pétrolier en 2019», résume Spencer Dale, économiste en chef pour BP. «La principale variable (dans la rapidité du déclin) est la rapidité avec laquelle le transport mondial va s’électrifier.»

Les plus récentes données de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) renforcent l’impression que les meilleurs jours de l’industrie sont derrière elle.

  • Malgré la reprise économique après le déconfinement, la demande de pétrole a encore baissé en août (-4,4%).
  • Ce recul devrait se prolonger en 2021, et pourrait même s’accentuer si la Covid-19 continue de se propager dans plusieurs pays d’Asie, comme en Inde. 

L’Opep invite ses membres et ses partenaires à réduire leur production, sans quoi le prix des carburants pourrait chuter.

Alain McKenna
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