Inflation

Données, tendances et prévisions sur l’inflation (hausse des prix à la consommation) au Québec, au Canada et aux États-Unis

En 2021, la hausse des prix de l’immobilier a dépassé celle de 2020, sauf pour les unifamiliales

Publié le 11 janv. 2022
En 2021, la hausse des prix de l’immobilier a dépassé celle de 2020, sauf pour les unifamiliales

(Source: Unsplash)

  • Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), les prix des copropriétés et des petits immeubles à logements ont augmenté plus rapidement l’an dernier qu’en 2020. 
  • Dans les 2 dernières années, le marché immobilier québécois a été «marqué par un déséquilibre à la faveur des vendeurs», indique l’APCIQ. Autrement dit, la demande a largement dépassé l’offre. 

Dans les copropriétés et les immeubles de 2 à 5 logements, les prix médians ont augmenté plus rapidement qu’en 2020:

  • Copropriétés: 347 500 $ (+20% en 2021, contre +14% en 2020).
  • Immeubles de 2 à 5 logements: 490 750 $ (+12% en 2021, contre +1% en 2020).

Dans les maisons unifamiliales, le prix médian a augmenté un peu moins rapidement en 2021 (+20%) qu’en 2020 (+24%). 

  • Le prix médian des unifamiliales était de 395 000 $ en décembre.

Ces prix sont calculés sur l’ensemble du Québec.

Félix Côté
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La Banque du Canada gagne de la flexibilité pour garder les taux bas

Publié le 13 déc 2021
La Banque du Canada gagne de la flexibilité pour garder les taux bas

(Source: Banque du Canada)

  • Le gouvernement Trudeau profite du renouvellement du cadre de politique monétaire de la Banque du Canada pour modifier un peu le mandat de la Banque.
  • La ministre des Finances Chrystia Freeland lui demande de continuer à maintenir l’inflation à l’intérieur d’une fourchette cible. Mais elle lui demande de tenir dorénavant compte de l’emploi lorsqu’elle définit sa politique monétaire. 

Le cadre de politique monétaire de la Banque du Canada est renouvelé tous les 5 ans par le gouvernement.

  • La dernière fois était en 2016. 

Le contexte a changé, indique la Banque. Elle cite:

  • la crise financière mondiale et la pandémie de Covid-19;
  • l’évolution démographique; 
  • les nouvelles technologies numériques; et
  • les changements climatiques et la transition vers la carboneutralité.

Les banques centrales ont moins de marge de manœuvre pour réagir aux chocs négatifs de l’économie, explique la Banque. 

La Banque doit renouveler sa politique monétaire cette année. Ses leviers sont:

  • d’ajuster le taux directeur, pour encourager ou décourager le recours au crédit; et
  • d’appliquer, au besoin, de l’«assouplissement quantitatif»: elle rachète alors des obligations gouvernementales pour injecter de nouvelles liquidités dans l’économie. 

Historiquement, le gouvernement demandait à la Banque de maintenir la cible d’inflation annuelle autour d’un chiffre précis – 2% – et plus largement dans une fourchette de 1% à 3%. 

Désormais, «l’atteinte du niveau d’emploi durable maximal» sera un autre objectif que devra viser la politique monétaire de la Banque du Canada. 

  • La Banque définit «l’emploi durable maximal» comme le niveau d’emploi le plus élevé que l’économie peut soutenir avant que ne s’exercent des pressions inflationnistes. 

Ottawa introduit donc une nuance dans les objectifs de la Banque du Canada.

  • Elle va continuer à cibler une inflation de 2%, dans une fourchette entre 1% à 3%.
  • Mais si l’emploi atteint un niveau élevé, alors elle pourra décider de laisser, sur de courtes périodes, l’inflation se rapprocher de l’une ou l’autre des extrémités de la fourchette de 1% à 3%.

Comme, actuellement, le niveau d’emploi est élevé et que l’inflation est forte, les taux d’intérêt, qui aident la Banque à contrôler l’inflation, pourraient demeurer faibles plus longtemps. 

  • Le taux directeur est actuellement à sa valeur plancher de 0,25%.
  • La Banque n’envisage pas de hausser ce taux avant le mois d’avril, au plus tôt.
Félix Côté
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Se nourrir pourrait coûter 7% de plus l’an prochain

Publié le 10 déc 2021
Se nourrir pourrait coûter 7% de plus l’an prochain

(Source: Pexels)

  • Une famille canadienne moyenne déboursera 966 $ de plus pour se nourrir en 2022, soit 7% de plus que cette année, selon le Rapport annuel sur les prix alimentaires produit par 4 universités canadiennes. 
  • Les catégories d’aliments qui augmenteront le plus sont les produits laitiers (+6 à 8%), les produits de boulangerie (+5 à 7%), les légumes (+5 à 7%) et les fruits (+3 à 5%).

Les produits de restaurants seront aussi en forte hausse (+6 à 8%), notamment en raison de la pénurie de main d’œuvre et des problèmes d’approvisionnement.

En revanche, l’augmentation sera moins prononcée pour la viande (+0 à 2%) et les fruits de mer (+0 à 2%). 

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Comment freiner l’inflation?

Publié le 22 oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment freiner l’inflation?

[photo: Sippakorn Yamkasikorn / Unsplash]

  • À 4,4%, l’inflation annuelle au Canada a atteint en septembre un sommet inégalé depuis 18 ans. Même en excluant le prix du carburant, l’inflation est de 3,5%. Doit-on s’en inquiéter?
  • Pour amoindrir l’impact, le consommateur peut certainement être plus attentif à ses comportements, mais les gouvernements ne doivent pas rester les bras croisés.

La résurgence de l’inflation était prévisible.

  • Les médias en parlent abondamment depuis plus d’un an.

L’an dernier, à cause de la pandémie, on a carrément freiné la mobilité des populations, et limité le transport de nombreux produits de consommation courante et d’aliments de base.

Une grande partie de l’économie a été mise au neutre.

  • Des usines ont cessé de produire.
  • On a immobilisé des machines qui peuvent prendre des semaines avant de pouvoir repartir à une cadence normale.
  • Cela a affecté, par exemple, la disponibilité des matériaux de construction et celle des composantes pour la fabrication de voitures.

L’arrêt brusque des chaines de production de nombreux secteurs a eu un effet domino.

On n’a pas encore fini d’analyser les impacts sociaux et économiques de la pandémie que, déjà, on doit tenter de freiner cet autre virus que représente l’inflation.


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Les trois piliers de l’inflation

L’inflation s’est manifestée principalement dans le prix des maisons, dans celui des aliments, et à la pompe.

Le consommateur peut bien reporter certains achats ou se tourner vers des produits et services moins onéreux.

Mais il lui est impossible d’éviter l’impact sur son portefeuille du coût des carburants.

  • Depuis 12 mois, le prix du litre d’essence a bondi de près de 50%.
  • Une famille qui dépensait en moyenne 400 $ en carburant par mois, doit maintenant y consacrer 200 $ de plus.

Alors, on coupe où?

  • Dans l’épicerie? Impossible.
  • Dans les frais de scolarité? Certainement pas.

Avant de couper dans les dépenses de vêtements, sorties, cadeaux, soins de santé… le réflexe courant sera de couper dans l’épargne. S’il y en a. 

Face à la pandémie, les gouvernements ont répondu rapidement avec une panoplie de mesures d’urgence.

L’inflation étant une conséquence directe de la pandémie et des mesures d’aide pour y faire face, Québec et Ottawa doivent répondre fermement aux menaces inflationnistes.

Pour le coût du carburant, les gouvernements devraient revoir la taxation du litre d’essence.

En voici les principales composantes:

  • Taxe d’accise (fédérale): 10 cents le litre
  • Taxe sur carburant (Québec): 19,2 cents le litre
  • Taxe sur l’essence (grand Montréal): 3 cents
  • TPS et TVQ qui s’appliquent sur le total, même sur les autres taxes

Selon CAA Québec, cette taxation explique, «pratiquement à [elle] seul[e], les différences de prix considérables qu’on peut constater entre le Québec et les États-Unis, et même avec les autres provinces».

  • «Les taxes représentent en fait, après le prix du brut, la deuxième plus grande composante du prix à la pompe.»

Les élus sont en position d’alléger le fardeau financier des automobilistes. Ils pourraient:

  • réduire de moitié toutes les taxes sur l’essence; et
  • en profiter pour éliminer l’aberration qui consiste à ajouter la TPS et la TVQ sur les autres taxes.

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En immobilier, le fédéral devrait éliminer l’exemption fiscale du gain en capital sur les transactions pour une résidence principale lorsque la détention est inférieure à 36 mois.

  • Taxer pleinement la spéculation dans le secteur de l’habitation est devenu urgent.

Dans le secteur agroalimentaire, les gouvernements devraient favoriser l’accroissement de la productivité par l’achat d’équipement de pointe, par des crédits d’impôt ou des aides spéciales et ponctuelles.

  • Il est urgent que le Québec devienne moins dépendant des importations.

Pour aller plus loin, lisez: L’inflation vous inquiète? Voici comment vous en protéger [paru en mars]

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L’inflation s’accélère, les taux d’intérêt devraient suivre

Publié le 20 oct. 2021
L’inflation s’accélère, les taux d’intérêt devraient suivre

(Source: Steve Buissinne / Pixabay)

  • L’inflation au Canada a atteint 4,4% en septembre par rapport au même mois l’an dernier, selon Statistique Canada. Il s’agit de la plus forte augmentation annuelle depuis février 2003. Au Québec, l’inflation était même de 5,1% en septembre.
  • Selon un économiste de la Banque Scotia, la banque du Canada pourrait devoir s’ajuster à cette réalité en augmentant ses taux d’intérêt plus tôt que prévu. 

L’indice des prix à la consommation (IPC), qui sert à mesurer l’inflation, a progressé de 0,2% pendant le mois septembre, ce qui porte sa hausse annuelle à 4,4%.

La hausse est principalement due: 

  • au transport (+9,1%)
  • au logement (+4,8%)
  • aux aliments (+3,9%)

Le prix de l’essence, même s’il affichait un recul de 0,1% en septembre, a progressé de 32,8% d’une année à l’autre. 

Au Québec, les prix sur 12 mois ont progressé plus rapidement (+5,1%) que dans les autres provinces, sauf 3 provinces atlantiques. 

La Banque du Canada pourrait réagir à cette hausse en augmentant son taux directeur dès l’année prochaine, a dit à BNN Bloomberg l’économiste de la Banque Scotia, Derek Holt.

  • Il prévoit que la Banque du Canada augmente 4 fois son taux directeur lors du second semestre l’année prochaine, et 4 fois de plus en 2023.
  • Le taux directeur, actuellement fixé à 0,25%, pourrait ainsi augmenter à 2,25%.  

Mais le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, et son homologue américain, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, ont à plusieurs fois répété que la forte inflation était temporaire et transitoire.

Pour aller plus loin, lisez: L’inflation vous inquiète? Voici comment vous en protéger

Félix Côté
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L’inflation au Canada vient de battre un record vieux de 18 ans

Publié le 16 sept. 2021
L’inflation au Canada vient de battre un record vieux de 18 ans

(Source: Pixabay)

  • L’Indice des prix à la consommation, qui mesure l’inflation, a augmenté de 4,1% en août par rapport au même mois l’an dernier. 
  • C’est le rythme d’inflation le plus élevé depuis mars 2003, selon Statistique Canada. L’organisme gouvernemental explique cette hausse par la faiblesse des prix pendant l’été 2020, et par de fortes hausses de prix dans certains secteurs comme les transports et l’immobilier.

Les prix du bois d’œuvre sont brutalement retombés

Publié le 19 juil 2021
Les prix du bois d’œuvre sont brutalement retombés

[Source: Unsplash]

  • Après avoir très fortement augmenté au cours des mois précédents, les prix du bois d’œuvre ont baissé de 70% depuis la mi-mai selon Random Lengths, une firme américaine qui surveille les marchés du bois. 
  • Elle explique cette baisse par une offre abondante dans un contexte où la demande diminue.  

Les scieries ont beaucoup diminué le prix facturé aux grossistes. 

Prix pour 1000 pieds-planche de 2 par 4 (épinette, pin et sapin de l’Ouest):

  • En mai: 1630 $US
  • À la mi-juillet: 485 $US

Il faudra probablement plusieurs semaines avant que la baisse des prix se répercute entièrement sur les ventes au détail, selon plusieurs observateurs, puisque le bois disponible en magasins a été payé plus cher par les grossistes. 

Les prix du bois d’œuvre avaient beaucoup augmenté depuis l’été 2020, avant de commencer à redescendre il y a 8 semaines. 

Félix Côté
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L’inflation aux États-Unis atteint 5,4%, son rythme le plus élevé depuis 2008

Publié le 13 juil 2021
L’inflation aux États-Unis atteint 5,4%, son rythme le plus élevé depuis 2008

(Source: Pixabay)

  • Alors que les analystes s’attendaient en juin à une hausse des prix de 0,5% par rapport à mai, la hausse a plutôt été de 0,9% sur un mois, et de 5,4 % sur un an – soit la plus élevée depuis 13 ans.   
  • Cette hausse est liée à une forte reprise de la demande et à des difficultés d’approvisionnement, qui touchent particulièrement le secteur de l’automobile. 

La production de voitures neuves est ralentie par la pénurie de semi-conducteurs, ce qui pousse vers le haut le prix des véhicules. 

  • Les prix des voitures d’occasion a bondi de 45% en un an.

En parallèle, le prix de l’essence a subi la même augmentation: +45%.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les coûts de l’énergie et des aliments, a été de 4,5% sur un an, soit la plus forte hausse en plus de 30 ans. 

La Banque centrale américaine (la Fed) n’a pas l’intention de modifier sa politique monétaire pour limiter l’inflation, du moins pas pour l’instant.

  • Elle pourrait relever son taux directeur et limiter les mesures d’aide à l’économie américaine. 
  • Mais elle a indiqué qu’elle attendrait que l’inflation annuelle reste supérieure à 2% pendant un certain temps, sans en préciser la durée, avant d’entreprendre de tels changements. 
Félix Côté
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Nouveau record en 10 ans au Canada pour l’inflation, qui a atteint 3,6% en mai

Publié le 17 juin 2021
  • L’indice des prix à la consommation (IPC), une mesure utilisée par Statistique Canada pour suivre l’inflation, a progressé de 3,6% en mai par rapport au même mois l’an dernier. Déjà, en avril, l’IPC avait progressé de 3,4% par rapport à avril 2020, ce qui correspondait à la plus forte hausse des dix dernières années. 
  • Statistique Canada attribue la hausse en mai à l’augmentation du prix des logements, de l’essence et des voitures. Selon la Banque du Canada, l’inflation devrait être d’un rythme annuel de 3% cet été, avant de ralentir jusqu’à 2% d’ici la fin de l’année.  

L’inflation est à son niveau le plus élevé au Canada depuis 2011

Publié le 19 mai 2021
L’inflation est à son niveau le plus élevé au Canada depuis 2011

(Source: Pixabay)

  • L’Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 3,4% en avril par rapport au même mois l’an dernier.
  • L’IPC, qui mesure l’inflation, s’est apprécié de 0,5% pendant le seul mois d’avril.

Selon Statistique Canada, la hausse des prix sur un an est la plus forte depuis mai 2011.

  • Elle s’explique en grande partie par l’augmentation des prix des transports (+9,4%), surtout en raison des prix de l’essence qui ont augmenté de 62,5% entre avril 2020 et avril 2021.

Sur un an, les prix du logement ont quand même progressé de 3,2 %, alors que ceux des aliments ont connu une baisse beaucoup plus modeste (0,9%).

Félix Côté
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CE LUNDI en rafale

Publié le 17 mai 2021
  • Un séisme de magnitude 3,9 a secoué ce matin le sud-ouest du Québec – son épicentre se situait à 3 km de L’Épiphanie, dans Lanaudière.
  • La vaccination à l’auto sur rendez-vous est ouverte depuis ce matin à l’aéroport Montréal-Trudeau. La clinique recevra aussi ce jeudi des automobilistes sans rendez-vous entre 11h et 19h. 
  • Bilan Covid: 551 nouveaux cas enregistrés au cours des dernières 24h. 501 Québécois sont hospitalisés, soit 7 de moins qu’hier.
  • Élections municipales: l’avocat Marc-Antoine Desjardins a annoncé ce matin sa candidature à la mairie de Montréal à la tête du jeune parti Ralliement pour Montréal.
  • Megabus assurera à partir du 20 mai prochain une liaison routière entre Ottawa et Toronto et reprendra ainsi la place laissée vacante par Greyhound, qui a annoncé la semaine dernière la cessation définitive de ses liaisons intérieures au Canada. 
  • Les ventes de maisons ont diminué au Canada de 12,5% en avril par rapport aux transactions enregistrées en mars – toutefois, elles ont augmenté de 256% par rapport aux ventes d’avril 2020.  
  • L’inflation actuelle aux États-Unis serait temporaire, transitoire et contrôlable, selon le vice-président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Richard Clarida.

Conseils pour vos FINANCES

Combien de millions vous faut-il pour cesser de travailler?

Publié le 7 mai 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Combien de millions vous faut-il pour cesser de travailler?

[photo: MonikaDesigns | Pixabay]

  • Si vous pensez un jour arrêter de travailler, vous vous demandez probablement si et quand vous en aurez les moyens.
  • Le secret d’une bonne planification de retraite repose davantage sur une estimation juste de vos besoins que sur une cible d’actifs à accumuler.

Entre amis et collègues de travail, il est courant d’échanger sur ses projets pour la retraite, en évoquant des scénarios de retraite précoce et en s’interrogeant sur le montant d’argent nécessaire pour la financer.

À mon humble avis, le rêve de retraite est surfait.

À l’exception de ceux qui n’aiment vraiment pas leur boulot, dont le travail exige un grand effort physique, ou qui ont une santé fragile, une majorité de gens souhaitent plutôt travailler le plus longtemps possible – ou, du moins, tant qu’ils en tirent encore une satisfaction.


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Dans les faits, la retraite ne se pointe pas toujours au moment désiré: ce sont souvent les évènements qui nous y obligent.

  • Lorsqu’on les questionne pour un sondage, les Québécois disent, en moyenne, qu’ils veulent prendre leur retraite à 65 ans.
  • Pourtant, en réalité, ils la prennent plutôt à 62 ans.
  • Les fermetures d’entreprises, les abolitions de poste, l’attrition, l’épuisement, le deuil et la maladie contrecarrent fréquemment les plans les mieux préparés.

Mais souvent, quelques mois après avoir pris sa retraite, une étincelle jaillit. On veut retourner travailler, alors plutôt à temps partiel, ou dans un domaine complètement différent.

Ce retour se fait sans stress et sans pression lorsqu’on a les ressources pour s’autosuffire.

L’autonomie financière passe AVANT la retraite

Parce qu’on ne sait pas à quel moment le destin nous fera une jambette, mieux vaut préparer ses arrières.

Combien vous faut-il d’argent pour attendre l’autonomie?

1 million $? 2 millions? 5 millions?


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Pour trouver la réponse, vous n’avez pas le choix: vous devez calculer votre «coût de vie».

Combien vous faut-il pour honorer tous vos engagements?

On ne s’en sort pas, il faut faire un budget. Et ne rien oublier – ni même les cadeaux et les imprévus.

Lorsque vous aurez estimé le montant annuel de revenus qui vous sera nécessaire, vous devrez ensuite, pour calculer le capital initial dont vous aurez besoin pour l’obtenir chaque année, utiliser un taux de croissance raisonnable de votre épargne.

Basons-nous sur les normes d’hypothèses de projection publiées chaque année par l’Institut québécois de planification financière.

  • Elles viennent tout juste d’être mises à jour.

L’IQPF estime qu’on doit utiliser ces taux de rendement annuels comme base de projection pour un horizon de 10 ans et plus:

  • Revenu fixe (obligations, notamment): 2,7%
  • Actions canadiennes: 6,2%
  • Actions de pays étrangers développés (principalement États-Unis, Europe et Japon): 6,6%
  • Actions de marchés émergents: 7,8%

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Exemple avec une cible de 100 000 $ par an pour deux

Plusieurs couples m’ont confié qu’une fois leurs enfants hors du nid, la maison et la voiture payées, des revenus bruts de 100 000 $ par an pour deux leur garantiraient une retraite paisible et TRÈS confortable.

Supposons que vous êtes dans ce cas, et que vous avez un portefeuille plutôt dynamique, avec une espérance de rendement annuel moyen de 5%.

[À lire aussi: selon Credit Suisse, 1 Canadien sur 20 est maintenant millionnaire!]

Pour obtenir un revenu brut de 8333 $ par mois:

  • Vous avez besoin d’un peu moins que 1,7 million $ en investissements – sachant que ces capitaux seront épuisés au bout de 35 ans.
  • Cependant, pour maintenir un décaissement de 100 000 $ par an en dollars d’aujourd’hui, il faut tenir compte de l’inflation, à un taux de 2% selon l’IQPF. Il vous faudrait alors plutôt accumuler près de 2,2 millions $.
  • Enfin, si vous souhaitez décaisser uniquement les revenus de vos placements et laisser le capital à vos héritiers, vous aurez besoin d’amasser 2,6 millions $.

(Cet exemple peut ne pas vous convenir. Une planification complète est souhaitable pour avoir une vue d’ensemble et pour tenir compte de toutes les particularités comme: les montants accumulés dans les régimes de retraite, la RRQ, la pension de la Sécurité de vieillesse du Canada, les impôts et vos besoins précis.)

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