Commerce électronique

Nouvelles et tendances sur le commerce électronique, vu du Québec (voir aussi Amazon, Commerce de détail, Walmart)

La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

Mis à jour il y a 6 h
La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

La cofondatrice et présidente de Clearco Michele Romanow (Source: Wikimedia)

  • La société de financement Clearbanc, de Toronto, a elle-même levé un financement de 350 millions $US dans le cadre d’une ronde de série C qui lui donne une valeur de presque 2 milliards $US. Cela en fait une «licorne», du nom qu’on donne aux sociétés non cotées en bourse dont la valeur atteint 1 milliard $US. 
  • La société en profite pour changer son nom en Clearco. Spécialisée dans le financement de jeunes pousses en cybercommerce, Clearco s’est creusé un créneau entre le capital de risque et le prêt bancaire, qui lui a été très bénéfique pendant la pandémie.

Le modèle d’affaires de Clearco est innovant sous plusieurs aspects.

  • Elle utilise des algorithmes pour identifier les jeunes entreprises qui méritent d’être financées. 
  • Elle leur offre des prêts, alors que ces entreprises n’ont habituellement pas d’actifs tangibles qui leur permettraient d’en obtenir un auprès d’une banque.
  • Ces prêts sont pour des investissements en marketing numérique – pour acheter de la publicité à Facebook, par exemple – afin d’augmenter leurs ventes en ligne.
  • Clearco obtient le remboursement de ses prêts en prélevant un pourcentage des ventes en ligne, et elle perçoit en plus une prime allant de 6 à 12,5%.

L’ensemble du processus est soutenu par des technologies qui lui permettent de procéder rapidement avec un grand nombre d’entreprises emprunteuses, ce qui accélère sa croissance.

La société a profité de l’engouement pour le cybercommerce pendant la pandémie.

  • Elle a déjà avancé 2 milliards $US à 4 500 startups.

Dans sa nouvelle ronde, Clearco a obtenu 100 millions $US d’investissement en capital de risque, et 250 millions $US en dette d’une filiale de la Banque Nationale.

Michele Romanow, cofondatrice et présidente de Clearco, est une entrepreneuse en série très connue au Canada anglais. 

  • Elle participe comme juge-investisseuse à l’émission télévisée Dragon’s Den, la version originale anglaise de Dans l’œil du dragon.


Patrick Pierra
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Des centaines de détaillants nord-américains utilisent un programme de fidélisation montréalais à base de bitcoins

Publié le 18 avr. 2021
Des centaines de détaillants nord-américains utilisent un programme de fidélisation montréalais à base de bitcoins

(Source: Walmart)

  • Le programme de fidélisation Coinmiles a été lancé avant la pandémie et bien avant la flambée du cours des cryptomonnaies. Son objectif était de simplifier l’intégration d’un programme de fidélisation dans les activités des détaillants en misant sur le bitcoin.
  • La popularité du bitcoin ces derniers mois a entraîné une hausse de la popularité de Coinmiles, si bien que la jeune pousse montréalaise dit avoir «plusieurs centaines» de partenaires commerciaux de toutes les tailles, y compris Mastercard, Visa et Walmart.

Le fonctionnement de Coinmiles est simple.

  • Les consommateurs s’inscrivent gratuitement au programme pour recevoir des points.
  • Quand ils achètent, en magasin ou en ligne, d’un commerçant participant au programme, ils peuvent recevoir des points dans l’application Coinmiles. 
  • Ces points sont immédiatement convertis en fractions de bitcoins.

La valeur monétaire des bitcoins accumulés par les consommateurs fluctue ensuite en fonction du cours de la cryptomonnaie.

Les utilisateurs peuvent échanger ces bitcoins pour une remise en argent, à condition d’en avoir accumulé pour au moins 20 $.

Plus tôt cette année, Coinmiles a été l’un des premiers programmes qui s’est entendu avec Mastercard et Visa pour offrir des remises en bitcoins aux gens qui achètent avec une carte de crédit.

  • «Cette formule nous permet d’étendre notre service à l’ensemble des détaillants en Amérique du Nord, peu importe leur taille, explique en entrevue à InfoBref Dave Pouliot, qui a fondé et qui dirige l’entreprise montréalaise. Il suffit que ces détaillants s’inscrivent à notre programme via leur compte auprès de Visa ou Mastercard.»
Alain McKenna
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La Chine inflige une amende record au géant du commerce en ligne Alibaba

Publié le 11 avr. 2021
La Chine inflige une amende record au géant du commerce en ligne Alibaba

Le fondateur de l’entreprise Alibaba Jack Ma (Source: Wikimedia)

  • Pékin réclame plus de 3 milliards $ au groupe chinois pour abus de position dominante, après une enquête de plusieurs mois. Ce montant record représente 4% du chiffre d’affaires du groupe en 2019.
  • Alibaba est notamment accusé d’exiger depuis 2015 l’exclusivité aux commerçants qui souhaitent vendre leurs produits sur sa plateforme. Selon Chine nouvelle, l’agence de presse du gouvernement chinois, «ce comportement a restreint la concurrence et l’innovation dans le secteur et a violé les droits et intérêts des entreprises et des consommateurs». 

UPS achète 150 hélicoptères électriques pour faciliter la livraison de colis dans des zones urbaines

Publié le 11 avr. 2021
UPS achète 150 hélicoptères électriques pour faciliter la livraison de colis dans des zones urbaines

(Source: UPS)

  • Les 150 appareils seront fabriqués par la société Beta, située au Vermont, et seront remis à UPS en 2024. Ils peuvent transporter une cargaison maximale de 650 kilos, avec une autonomie prévue de 400 kilomètres.
  • La société de livraison américaine UPS espère réduire à la fois ses coûts d’opération et les émissions polluantes de son réseau de distribution dans les zones urbaines en remplaçant ses camions à moteur diesel par ces hélicoptères qui pourront survoler les bouchons de circulation sans consommer de carburant.

La société de livraison de colis montréalaise Intelcom prend de l’expansion en Australie

Publié le 6 avr. 2021
La société de livraison de colis montréalaise Intelcom prend de l’expansion en Australie

(Source: Intelcom)

  • Intelcom, qui se spécialise dans la livraison dite «du dernier kilomètre», débarque en Australie: sa filiale Dragonfly Shipping effectuera ses premières livraisons cette semaine.
  • Peu connue au Québec, Intelcom est en forte croissance depuis environ deux ans, alors qu’elle assure une partie des livraisons du géant américain Amazon dans la région de Montréal.

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D’anciens dirigeants de Lightspeed lèvent 1 million $ pour lancer un outil de soumission et de facturation dans le nuage

Publié le 29 mars 2021
D’anciens dirigeants de Lightspeed lèvent 1 million $ pour lancer un outil de soumission et de facturation dans le nuage

(Source: QuoteMachine)

  • QuoteMachine, une jeune pousse montréalaise, a mis au point une application en ligne de clavardage, prise de rendez-vous et soumission, permettant aux commerçants qui recourent aux plateformes de vente infonuagiques comme celle de Lightspeed de personnaliser la relation avec leurs clients. L’entreprise dit que ses outils ont un impact positif immédiat sur le volume des marchandises vendues par client.
  • Ce financement devrait permettre à QuoteMachine d’étendre son service à d’autres plateformes de vente en ligne populaires auprès des commerces indépendants, comme des décorateurs d’intérieur ou des ateliers de vélo. 

La startup montréalaise Livescale lève 2,5 millions $ et veut s’imposer comme plateforme de «liveshopping» de référence au Canada

Publié le 17 mars 2021
La startup montréalaise Livescale lève 2,5 millions $ et veut s’imposer comme plateforme de «liveshopping» de référence au Canada

(Source: Livescale)

  • Il s’agit d’une seconde ronde de financement pour Livescale depuis sa fondation en 2016. La somme récoltée doit servir à peaufiner sa plateforme de vente intégrée à la vidéo en ligne, et à étendre ses activités aux États-Unis et à l’Europe. L’entreprise veut obtenir un financement plus substantiel (de «série A») cet été.
  • Le «live shopping» consiste à vendre des produits directement à partir de vidéos diffusées en direct sur les réseaux sociaux. Le phénomène, encore méconnu au Canada, est déjà fort en Asie et en Europe.

On a peu de statistiques sur le magasinage vidéo en direct au Québec, mais cette pratique représente déjà un marché de plusieurs milliards de dollars ailleurs dans le monde.

  • Ici, ce sont surtout les pionniers du marketing numérique qui s’y intéressent pour le moment, mais c’est en train de changer, affirme en entrevue à InfoBref Virgile Ollivier, cofondateur et PDG de Livescale.
  • Livescale espère profiter de cet engouement naissant pour s’imposer comme la plateforme de référence au Québec et au Canada.
L’équipe de Livescale (Source: Livescale)

Le virage numérique s’est accéléré durant la pandémie. 

  • Il a forcé les détaillants à trouver de nouvelles avenues pour rejoindre plus directement une clientèle cible sur Internet, ajoute Virgile Ollivier.
  • «Dans le monde de l’après-Covid, il est difficile pour les petits commerçants de se démarquer en passant par les canaux traditionnels. Le liveshopping est une nouvelle expérience transactionnelle qui leur offre une meilleure visibilité auprès des consommateurs.»
Alain McKenna
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Lightspeed achète Vend, un spécialiste de la gestion d’inventaire en Nouvelle-Zélande, pour 435 millions $

Publié le 12 mars 2021
Lightspeed achète Vend, un spécialiste de la gestion d’inventaire en Nouvelle-Zélande, pour 435 millions $

(Photo Vend)

  • Cette acquisition permettra dans un premier temps à la société montréalaise Lightspeed (TSX: LSPD) de doubler le nombre de clients qu’elle dessert en Asie, où Vend était déjà bien implanté.
  • Le logiciel de gestion d’inventaire que Vend offre aux commerçants là-bas est similaire à celui de Lightspeed. Toutefois, Lightspeed propose en plus des outils de vente en ligne et de fidélisation qui pourraient intéresser les détaillants qui font déjà affaires avec Vend.

Shopify ridiculise Amazon sur twitter

Publié le 8 mars 2021
  • Le géant canadien du commerce électronique Shopify a lancé sur Twitter ces derniers jours une série de billets critiquant de façon humoristique Amazon. Ils lui reprochent de souvent mettre en vente, sous son enseigne bon marché Amazon Basics, des produits qui imitent en tout point les caractéristiques d’articles populaires sur sa plateforme, mais vendus par des tiers. 
  • Shopify a débuté sa série de publications en partageant le billet du fabricant de sacs de voyage Peak Design: Peak a découvert un sac pour caméra numérique Amazon Basics qui semble identique à un de ses propres sacs pour appareil photo.

La Baie accueille d’autres commerces sur son site web pour diversifier son offre au-delà des vêtements et des articles de mode

Publié le 4 mars 2021
La Baie accueille d’autres commerces sur son site web pour diversifier son offre au-delà des vêtements et des articles de mode
  • D’ici la fin du mois, la plus vieille société privée du Canada vendra des appareils électroniques, des articles de sport et des centaines d’autres produits provenant de vendeurs tiers. La Baie vendra ces produits seulement sur son site web, mais la plupart pourront, au besoin, être retournés en magasin.
  • La Baie espère ainsi attirer et fidéliser des consommateurs pour qui l’achat en ligne est une nouvelle pratique, et qui pourraient préférer une enseigne canadienne à des géants étrangers comme Amazon ou Walmart.
La Baie accueille d’autres commerces sur son site web pour diversifier son offre au-delà des vêtements et des articles de mode

Le numéro 1 du paiement différé en ligne, une société suédoise qui vaut 40 milliards $, se prépare à une expansion internationale

Publié le 2 mars 2021
Le numéro 1 du paiement différé en ligne, une société suédoise qui vaut 40 milliards $, se prépare à une expansion internationale

(Source: Klarna)

  • Klarna, fondée à Stockholm en 2005, s’est lancée dans l’offre de solutions de paiement différé en ligne dès 2010. C’était deux ans avant Affirm, leader américain du secteur du «payez plus tard». Affirm vaut 29 milliards $ à la bourse de New York.
  • Klarna compte déjà Ikea, Expedia, Samsung et Nike parmi ses nombreux clients. Mais l’entreprise voit plus loin: elle vient de boucler une ronde de financement de 1 milliard $US pour assurer sa croissance internationale, et rivaliser avec Affirm ainsi qu’avec l’Américaine AfterPay, l’autre gros joueur dans le créneau du paiement différé en ligne.

L’intérêt des Québécois pour l’achat local s’essouffle un peu

Publié le 25 fév 2021
L’intérêt des Québécois pour l’achat local s’essouffle un peu

(Source: Unsplash)

  • Un Québécois sur quatre commence à en avoir assez d’entendre parler d’achat local. La proportion monte à un Québécois sur trois chez les 18-34 ans.
  • Un sondage de Léger montre que la volonté des Québécois de privilégier l’achat local se maintient, mais reste fragile. Le prix et la difficulté d’identifier les produits québécois demeurent les principaux obstacles. Aussi, la forte croissance des achats en ligne défavorise l’achat local.

Léger a interrogé à la fin de l’an dernier 1500 Québécois responsables des achats pour leur foyer. La firme de recherche leur a posé les mêmes questions que huit mois plus tôt, juste après le lancement du Panier bleu.

L’intérêt pour l’achat local progresse moins:

  • 54% des répondants prévoient de conserver la part actuelle des achats locaux dans leur consommation;
  • 40% prévoient de l’augmenter, mais la proportion était de 58% peu après le début de la pandémie: beaucoup de consommateurs semblent donc penser qu’ils font déjà leur part.

Les raisons de favoriser l’achat local n’ont pas changé:

  • 77% le font pour aider l’économie locale;
  • 9% pour éviter de dépendre de chaînes d’approvisionnement internationales;
  • 6% parce que les produits locaux sont de meilleure qualité;
  • 6% pour des raisons écologiques;
  • 3% par fierté nationale.

«Le protectionnisme économique est un réflexe naturel en temps de crise, mais il se maintient difficilement à long terme», a observé Christian Bourque, vice-président exécutif de Léger, en présentant l’étude lors d’une conférence en ligne à laquelle InfoBref assistait.

Christian Bourque pense que l’achat local serait beaucoup plus fort s’il était soutenu par des arguments plus stables, comme la qualité et le prix.

  • Or, même dans la catégorie des produits alimentaires frais et préparés, seulement 27% des Québécois pensent que les produits québécois sont de meilleure qualité.

Autres obstacles à surmonter:

  • 70% trouvent qu’il est parfois difficile d’identifier les produits québécois en magasin.
  • 60% disent que les produits qu’ils achètent en ligne sont rarement locaux. La proportion monte à 67% chez les 18-34 ans. La croissance du commerce en ligne crée donc une difficulté supplémentaire pour l’achat local.
Patrick Pierra
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