États-Unis

Les États-Unis rouvriront le 8 novembre leur frontière aux Canadiens pleinement vaccinés

Mis à jour il y a 6 minutes
Les États-Unis rouvriront le 8 novembre leur frontière aux Canadiens pleinement vaccinés

[Source: Google Maps]

  • Washington avait déjà annoncé mercredi que la frontière terrestre serait rouverte le mois prochain, mais la date exacte n’était pas connue.
  • La Maison-Blanche a confirmé aujourd’hui qu’elle rouvrirait les frontières terrestres des États-Unis aux voyageurs entièrement vaccinés à partir du 8 novembre. Les touristes étrangers pourront donc à nouveau franchir la frontière en voiture ou en avion. 

La date du 8 novembre a été annoncée sur Twitter par un porte-parole de la Maison-Blanche. 

La frontière terrestre est fermée aux voyageurs depuis mars 2020, sauf pour les voyages essentiels.

  • Le 8 novembre, l’obligation d’avoir reçu 2 doses de vaccin s’appliquera uniquement pour les voyages non essentiels.
  • En janvier, tous les voyageurs entrants devront avoir reçu 2 doses. 

Les vaccins approuvés par la Food and Drug Administration américaine (Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson) et l’Organisation mondiale de la santé (AstraZeneca) seront tous acceptés.

Les Canadiens qui ont reçu des doses de 2 vaccins différents pourront-ils aussi traverser la frontière?

  • La Maison-Blanche ne l’a pas encore officiellement confirmé.
  • Toutefois, le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a indiqué à l’agence Reuters que les voyageurs étrangers qui ont reçu 2 doses différentes pourront entrer aux États-Unis. 
Félix Côté
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Qui pourra retourner aux États-Unis le mois prochain?

Publié avant-hier
Qui pourra retourner aux États-Unis le mois prochain?

(Source: Nico Smit / Unsplash)

  • La frontière canado-américaine rouvrira complètement au début du mois de novembre pour les Canadiens qui sont adéquatement vaccinés. 
  • Il leur sera donc possible de se rendre aux États-Unis par la voie terrestre pour des voyages non essentiels, comme un simple voyage touristique. 

Les détails ne sont pas encore finalisés

  • La date exacte et les modalités de la réouverture restent à préciser, a indiqué la vice-première ministre Chrystia Freeland. 

Une réouverture en 2 phases:

  • Début novembre, 2 doses de vaccin anti-Covid seront requises uniquement pour les voyages non essentiels. 
  • Début janvier, tous les voyageurs devront être adéquatement vaccinés – même ceux qui franchissent la frontière pour des raisons essentielles. 

Les vaccins approuvés par la FDA et l’OMS seront tous acceptés:  

  • La Food and Drug Administration américaine a approuvé ceux de Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson. 
  • L’Organisation mondiale de la santé a également approuvé celui d’AstraZeneca – administré au Canada, mais pas aux États-Unis. 

En revanche, on ne sait pas encore si les millions de Canadiens qui ont reçu 2 vaccins différents seront autorisés à entrer aux États-Unis. 

En novembre, en même temps que leurs voisins canadiens et mexicains, les États-Unis accueilleront à nouveau les ressortissants de nombreux pays, dont ceux de l’Union européenne, du Brésil, de l’Afrique du Sud, de l’Inde, de l’Iran et de la Chine. 

Les Américains doublement vaccinés sont les bienvenus au Canada depuis le 9 août.

Johanna Sabys
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Les États-Unis écartent temporairement la menace d’un défaut de paiement

Publié le 12 oct. 2021
  • La Chambre des représentants a relevé le plafond d’endettement des États-Unis. Cette mesure permet au gouvernement fédéral de s’endetter de 480 milliards $US de plus jusqu’à la fin de l’année pour honorer ses paiements.
  • Ce relèvement temporaire a été voté uniquement par les représentants démocrates – tous les républicains ont voté contre. Il avait déjà été adopté au Sénat la semaine dernière. Il devrait maintenant être rapidement promulgué par le président Biden. 

Merck veut commercialiser un médicament pour soulager les symptômes de la Covid-19

Publié le 1er oct. 2021
Merck veut commercialiser un médicament pour soulager les symptômes de la Covid-19

(Source: Unsplash)

  • Le laboratoire pharmaceutique américain va demander à l’agence américaine des médicaments (FDA) l’autorisation pour commercialiser le Molnupiravir, un médicament qui diminuerait de moitié les risques d’hospitalisation et de décès chez les personnes infectées de la Covid-19. 
  • S’il est autorisé, ce médicament deviendrait le premier traitement par voie orale contre la Covid-19 à être disponible sur le marché. 

Merck a publié les résultats d’un essai clinique mené sur 775 personnes atteintes de la Covid-19 et considérées à plus haut risque de complications en raison de problèmes de santé (obésité, diabète ou problèmes cardiaques).

  • Les participants ont consommé le Molnupiravir dans les 5 jours suivant l’apparition de leurs symptômes.
  • 30 jours plus tard, 7,3% des personnes qui avaient pris le médicament ont dû être hospitalisées et aucune n’est décédée.
  • Pour comparaison, 14,1% des participants qui avaient reçu un placebo ont été hospitalisés et 8 sont décédés.

D’autres médicaments pour traiter les symptômes de la Covid-19 sont déjà sur le marché.

  • Mais il ne s’agit pour le moment que de traitements par intraveineuse ou par injection, plus compliqués à administrer. 

L’autorisation d’un nouveau médicament par voie orale pourrait réduire les impacts de prochaines vagues de contamination. 

  • Merck veut bientôt demander à d’autres pays l’autorisation de commercialiser son médicament sur leur territoire. 
  • L’entreprise affirme qu’elle peut produire 10 millions de doses d’ici la fin de l’année.
  • D’autres entreprises pharmaceutiques, comme Pfizer et Roche, travaillent sur des médicaments similaires. 
Félix Côté
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ENTREVUE

Dette, budget et méga projets: comment Joe Biden va-t-il s’en tirer?

Publié le 29 sept. 2021
  • Le président américain doit faire voter le budget fédéral et son plan d’infrastructure, et il doit faire relever le plafond de la dette américaine d’ici le 18 octobre pour que les États-Unis restent solvables. 
  • John Parisella, ancien délégué général du Québec à New York, explique à InfoBref qu’il ne faut toutefois pas «surdramatiser»: les États-Unis n’en sont pas à leurs premiers shutdown lié au vote du budget. Mais les démocrates vont devoir faire des compromis s’ils veulent faire passer leurs projets et ne pas déclencher «une crise économique mondiale». 

1. Budget fédéral

Les parlementaires ont jusqu’à jeudi soir à minuit pour adopter le budget fédéral et éviter que le financement de tous les services fédéraux soit coupé. 

Le budget sera-t-il voté d’ici vendredi? 

  • Non. À cause des enjeux politiques en cours, cela pourrait traîner plusieurs jours, croit John Parisella. 
  • Mais le Sénat était mercredi prêt à voter un projet de loi budgétaire temporaire pour prolonger le budget actuel jusqu’au 3 décembre. 
  • Un tel budget temporaire devrait ensuite être approuvé par la Chambre des représentants. 

Ce ne serait pas la première coupure 

  • Dans les 30 dernières années, Bill Clinton et Barack Obama sont même ressortis plus forts de leur shutdown, souligne John Parisella. 
  • En revanche, ce n’est pas le cas de Donald Trump, dit-il. Trump a connu le plus long arrêt des services gouvernementaux de l’histoire – 35 jours – entre décembre 2018 et janvier 2019. 

2. Méga plan d’infrastructure de Biden 

La Chambre des représentants doit entériner jeudi le plan d’infrastructures de 1200 milliards $US, qui a déjà été adopté au Sénat il y a quelques semaines.  

Son sort sera-t-il scellé demain?  

  • Rien n’est moins sûr, et la menace vient du camp démocrate. 
  • L’aile gauche du parti, menée par Bernie Sanders, a lié le sort du plan d’infrastructures à celui sur les réformes sociales, d’un montant de 3500 milliards $US. 
  • Les progressistes menacent de voter contre le plan de 1200 milliards $US si les centristes ne s’engagent pas à soutenir le plan de 3500 milliards $US.

Le camp démocrate devrait trouver un compromis, croit John Parisella. 

Si l’aile gauche refuse de revoir à la baisse le plan social, «les 2 projets pourraient tomber». 

En revanche, dit-il, si le méga plan social, même un peu allégé, réussit à passer:  

  • Biden deviendrait l’un des rares présidents à avoir «transformé» le pays; 
  • «ce serait la plus grande réforme depuis les années 30»; et  
  • ce serait «mieux que rien pour les progressistes». 

3. Plafond de la dette

Les démocrates ont voté en Chambre mercredi un projet de loi pour suspendre l’application du plafond à la dette fédérale au moins jusqu’en décembre. 

  • Mais les républicains refusent de suspendre le plafond de la dette: ils ne veulent pas qu’une suspension offre un chèque en blanc à Biden pour ses méga plans qu’ils jugent «irresponsables».  
  • Pourtant, la secrétaire au Trésor Janet Yellen a prévenu le Congrès que le gouvernement fédéral épuisera rapidement ses dernières ressources si le plafond de la dette n’est pas relevé d’ici le 18 octobre.  

Si le plafond n’est pas relevé, ce serait une «catastrophe», dit Parisella.  

  • Il n’est toutefois pas très inquiet: il croit que le plafond de la dette sera forcément relevé «aux alentours du 18 octobre». 
  • Dans le pire des cas, les démocrates relèveront le plafond «sans l’appui des républicains», ce qui serait «malheureux», mais ce serait fait.
Johanna Sabys
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Une cinquantaine d’entreprises américaines dénoncent les lois anti-avortement du Texas

Publié le 22 sept. 2021
Une cinquantaine d’entreprises américaines dénoncent les lois anti-avortement du Texas

(Source: Unsplash)

  • Ces grandes entreprises, dont les glaces Ben & Jerry’s, le fabricant de vêtements Patagonia et le site Yelp, reprochent à la récente loi anti-avortement d’être mauvaise pour les affaires et de menacer la santé, l’indépendance et la stabilité économique de leurs employées et de leurs clientes. 
  • Entrée en vigueur le 1er septembre dernier, cette loi interdit l’avortement du moment où les battements cardiaques de l’embryon sont détectables, soit environ à partir de 6 semaines de grossesse. L’interdiction s’applique même en cas de viol ou d’inceste. 

Alliance internationale contre la Chine: le Canada est pris par surprise

Publié le 17 sept. 2021
  • Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont signé un pacte de sécurité pour contrer l’influence militaire et politique croissante de la Chine dans la région Indo-Pacifique.
  • Le Canada, habituellement proche de ces 3 pays, a été exclu de l’entente. Des responsables gouvernementaux ont dit au Globe and Mail qu’Ottawa n’avait pas été consulté ni avisé à l’avance de la signature de ce pacte.

L’objectif du pacte: contrer les visées expansionnistes de la Chine en mer de Chine méridionale.

  • En bordure de Taïwan, du Viêt Nam et des Philippines, cette mer est riche en ressources naturelles et c’est une route commerciale importante.
  • La Chine y revendique la quasi-totalité de sa superficie et rejette les revendications des autres pays riverains. 

Le pacte prévoit:

  • un plus grand partage d’informations dans les domaines de l’intelligence artificielle, la cyberdéfense et la défense sous-marine; et
  • une aide des États-Unis et du Royaume-Uni à l’Australie pour qu’elle achète des sous-marins à propulsion nucléaire, ce qui lui permettrait d’effectuer des patrouilles sous-marines plus longues. 

Le Canada est-il mieux en dehors de ce pacte? 

Peut-être, puisque cette exclusion évitera au Canada de dégrader davantage ses relations diplomatiques avec la Chine.

  • Elles s’étaient tendues avec l’arrestation de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, fin 2018 à l’aéroport de Vancouver. 
  • Elles ont pris un autre coup dur le mois dernier, lorsque le Canadien Michael Spavor a été condamné à 11 ans de prison par un tribunal chinois, pour espionnage et divulgation illégale de secret d’État. Justin Trudeau avait qualifié cette condamnation d’«absolument inacceptable et injuste».
Félix Côté
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Deux décennies plus tard, les États-Unis se souviennent du 11 septembre

Publié le 11 sept. 2021
Deux décennies plus tard, les États-Unis se souviennent du 11 septembre

(Source: Unsplash)

  • Il y a 20 ans aujourd’hui survenait le plus important attentat terroriste ayant eu lieu sur le sol américain. Il allait entraîner dans la mort près de 3000 personnes. 
  • Plusieurs événements commémoratifs sont prévus aux États-Unis et au Canada pour le vingtième anniversaire de cette tragédie.

Le matin du 11 septembre 2001, 19 membres d’al-Qaida, un groupe extrémiste islamiste dirigé par Oussama ben Laden, ont détourné 4 avions de ligne.

  • Deux se sont écrasées dans les tours jumelles du World Trade Center à New York, provoquant leur effondrement.
  • Un autre s’est écrasé contre le Pentagone, le siège du département de la défense américaine, à Arlington, en Virginie.
  • Le 4e avion, qui visait probablement le Capitole ou la Maison-Blanche, s’est écrasé dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie, suite à une révolte des passagers. 

Au total, 2977 personnes, dont 24 Canadiens, ont péri. 

Le président américain Joe Biden et la première dame Jill Biden visiteront aujourd’hui les 3 sites où les avions se sont écrasés.

  • La vice-présidente Kamala Harris et son mari Douglas Emhoff rejoindront les Biden au Pentagone après avoir assisté à un autre événement à Shanksville.

À New York, des membres des familles des victimes se réuniront lors d’une cérémonie annuelle organisée où se tenaient les deux tours jumelles, au National September 11 Memorial & Museum à New York.

  • Ils liront à haute voix les noms des personnes tuées dans les attentats du 11 septembre 2001 et du World Trade Center en 1993.

Au Canada:

La ville de Gander à Terre-Neuve-et-Labrador dévoilera un monument conçu avec un morceau de l’acier du World Trade Center, offert par les pompiers de New York en 2011. 

  • Le 11 septembre 2001, Gander avait accueilli 38 avions et leurs 7000 passagers lorsque les États-Unis avaient fermé leur espace aérien, dans la foulée des événements. 

À Ottawa se tiendra une cérémonie militaire à 10h45 devant le mémorial du 11 septembre au cimetière Beechwood. 

Le long de la frontière canado-américaine entre le Manitoba et le Dakota du Nord, un événement commémoratif aura lieu à l’International Peace Garden (Jardin international de la Paix), auquel assisteront des dignitaires américains et canadiens.

Félix Côté
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Droit à l’avortement: Biden condamne la décision de la Cour suprême

Publié le 2 sept. 2021
  • La Cour suprême des États-Unis a refusé de bloquer une loi du Texas qui interdit les interruptions de grossesse, même en cas d’inceste ou de viol, à l’exception des urgences médicales. 
  • Joe Biden a jugé hier que cette décision est «une attaque sans précédent» aux droits constitutionnels des femmes, et une «insulte» à l’État de droit. Le président américain a promis aux femmes texanes qu’il prendrait des mesures pour qu’elles puissent avorter «en toute sécurité et légalité».

La nouvelle loi texane interdit aux femmes d’avorter dès que les battements de cœur de l’embryon sont détectés, soit à environ 6 semaines de grossesse. 

En ne bloquant pas cette loi, la plus haute juridiction des États-Unis a autorisé, avec l’appui de 5 magistrats sur 9, le plus grand recul au droit à l’avortement depuis près d’un demi-siècle. 

  • Depuis le mandat de Donald Trump, qui a nommé 3 juges, la Cour suprême des États-Unis compte 6 juges nommés par des présidents républicains et seulement 3 par des démocrates.
Johanna Sabys
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Afghanistan: course contre la montre pour boucler les évacuations

Publié le 25 août 2021
Afghanistan: course contre la montre pour boucler les évacuations

Un avion militaire rempli de Canadiens et d’Afghans (Source: Forces armées canadiennes)

  • Les États-Unis contrôlent l’aéroport de Kaboul, mais ils quitteront le pays d’ici le 31 août. Le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan a indiqué hier que leurs alliés, dont le Canada, «doivent retirer leurs troupes, leur matériel et leurs avions avant les Américains». 
  • Selon CBC et La Presse, le dernier vol canadien partira de Kaboul aujourd’hui.

Une fin de mission risquée, selon Harjit Sajjan: 

  • «Le danger augmente d’heure en heure», dit-il, et il n’est pas possible de mettre fin à une mission «du jour au lendemain: ça comporte des risques».
  • La situation se dégrade aux abords de l’aéroport. 
  • Le ministre de la Défense souligne que les points de contrôle des talibans empêchent des personnes qui souhaitent quitter le pays d’accéder à l’aéroport. 

2700 personnes évacuées depuis le 14 août

  • Depuis la prise de la capitale par les talibans, les forces canadiennes ont réussi à évacuer plus de 2700 Canadiens et Afghans «vulnérables», qui auraient pu subir des représailles de la part des talibans. 
  • Harjit Sajjan n’a pas précisé le nombre de vols ni le nombre de personnes qu’Ottawa espère encore évacuer.

Mais le Canada n’abandonnera pas les Afghans, malgré la fin prochaine du pont aérien, promet le gouvernement Trudeau. 

  • Le gouvernement fédéral s’est engagé à accueillir 20 000 Afghans.
  • Ottawa dit travailler sur d’autres options disponibles lorsque les vols militaires ne seront plus possibles. 
  • Justin Trudeau affirme que le Canada restera «impliqué» dans les mois à venir pour presser les talibans de laisser partir les gens qui le souhaitent.

Plus de 10000 personnes attendaient encore d’être évacuées mercredi à l’aéroport de Kaboul, selon l’armée américaine.

  • Au total, environ 88 000 personnes ont été évacuées de Kaboul depuis sa prise par les talibans. 
  • Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a annoncé hier soir que les talibans se sont engagés à laisser partir les étrangers et les Afghans «à risque» après le 31 août .
Johanna Sabys
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Est-ce trop tôt pour une troisième dose de vaccin?

Publié le 22 août 2021
Est-ce trop tôt pour une troisième dose de vaccin?

(Source: BioNTech)

  • Les États-Unis ont autorisé l’administration, à partir du 20 septembre, d’une troisième dose de vaccin anti-Covid à tous les Américains qui le souhaitent. 
  • De nombreux experts jugent pourtant que l’injection d’une dose de rappel est encore prématurée, et que les données sur l’utilité de cette troisième dose sont encore incomplètes.   

Une 3e dose de vaccin pourrait être nécessaire

  • Si les anticorps des premières personnes vaccinées ne réagissent plus aussi efficacement contre le coronavirus. 
  • Si les vaccins s’avéraient peu efficaces face à un nouveau variant.

Or: 

  • Les dernières données collectées aux États-Unis et en Israël laissent supposer que l’efficacité des vaccins commencerait à baisser chez les premiers vaccinés.
  • Ces derniers jours, plusieurs études semblent montrer que l’efficacité des vaccins décline face au variant Delta. 
  • Une 4e vague s’est déclarée en Israël, où 78% des 12 ans et plus ont reçu 2 doses. 

Washington a justifié sa décision d’administrer une 3e dose dès le mois prochain:  

  • Les données préliminaires de 7 États américains publiées par le New York Times suggèrent une hausse des infections chez les vaccinés en juillet.
  • Les dernières données qui montrent une baisse d’efficacité des vaccins de Pfizer et de Moderna «pourraient» signaler un déclin de la protection contre les formes graves de la maladie.

Mais c’est un choix prématuré selon les experts

  • Le site d’information Stat juge que «pourraient» n’est «pas un mot très fort, spécialement pour appuyer une décision politique».
  • Le fait que l’efficacité des vaccins puisse décliner, après plusieurs mois, pour prévenir les formes légères de la maladie, «n’est pas un signe que les vaccins échouent», affirme la spécialiste en vaccins Anne Durbin, de l’Université Johns Hopkins.
  • Ces données appuient l’administration d’une dose de rappel aux personnes dont le système immunitaire est affaibli ou dans les résidences pour personnes âgées, mais pas au grand public, a affirmé au New York Times la spécialiste en maladies infectieuses Céline Gounder.

Est-ce moral?

Est-il légitime d’administrer une 3e dose alors que, dans plusieurs pays, la majeure partie de la population ne recevra pas de 1re dose avant l’an prochain?  

  • Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans les pays à faible revenu, seulement 1,5% de la population a reçu une 1re dose de vaccin.
  • Début août, l’OMS demandait aux pays riches d’attendre au moins jusqu’à fin septembre avant de vacciner une 3e fois leur population. 

Le choix d’une 3e dose doit être guidé par des preuves de bénéfices, et considérer le coût qu’aura le fait de retarder la distribution de vaccins aux personnes vulnérables des autres pays et à leurs travailleurs de la santé, affirme un éditorial de la revue Nature

  • «Or, jusqu’ici, continue l’éditorial, il y a peu de preuves que les doses de rappel soient nécessaires pour protéger les personnes pleinement vaccinées.»
Agence Science-Presse
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Afghanistan: Biden défend le retrait américain, malgré les critiques

Publié le 16 août 2021
Afghanistan: Biden défend le retrait américain, malgré les critiques

Le président américain Joe Biden (Source: CNN)

  • Au lendemain de la victoire des talibans à Kaboul, le président américain a «fermement» défendu sa décision de retirer les troupes américaines d’Afghanistan. 
  • Joe Biden a commenté hier la prise de pouvoir par les talibans – c’est la première fois depuis 7 jours qu’il s’exprimait sur la situation en Afghanistan.  

Comment le président américain se justifie

  • La mission des États-Unis n’a jamais été de construire une nation démocratique «unifiée et centralisée» en Afghanistan. 
  • Le seul objectif de Washington a toujours été «d’empêcher une attaque terroriste sur le sol américain». 
  • «Il n’y avait jamais de bon moment» pour retirer des troupes.  

Ce que Biden promet pour l’avenir:

  • La réponse américaine sera «rapide et puissante» si les talibans perturbent l’évacuation toujours en cours de ressortissants américains.
  • Les États-Unis restent engagés pour défendre les «femmes et les jeunes filles» afghanes.

À l’aéroport de Kaboul, c’est le chaos.

  • On a compté au moins 7 morts, dont 2 personnes tuées par des soldats américains.  
  • Des centaines d’Afghans ont déferlé hier autour des avions militaires et des vols commerciaux nolisés pour tenter de fuir le pays. 
  • L’évacuation des diplomates, des ressortissants étrangers et des Afghans qui ont collaboré avec le régime déchu a dû être interrompue pendant plusieurs heures. 
Johanna Sabys
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