Donald Trump

Les sénateurs républicains jugent que le procès en destitution de Donald Trump est inconstitutionnel

Il y a 5 h
  • 45 des 50 sénateurs républicains ont voté en faveur d’une proposition déclarant que le procès de l’ancien président – mené après le départ de Trump – est inconstitutionnel.
  • Grâce aux votes démocrates, cette proposition du sénateur républicain Rand Paul a été battue 55 voix contre 45. Mais comme seulement 5 sénateurs républicains ont voté avec les démocrates, les 17 voix républicaines qui seraient nécessaires pour condamner Donald Trump semblent loin d’être acquises.

Élections présidentielles: une enquête va être menée au sein du département de la Justice américaine

Publié avant-hier
  • L’inspecteur général du département de la Justice (DOJ) ouvre une enquête pour déterminer si des employés du département ont cherché à invalider la victoire de Joe Biden.
  • Selon le New York Times, Jeffrey Bossert Clark, un responsable du DOJ qui soutenait les allégations non fondées de fraudes électorales, aurait incité d’autres responsables du département à mentir en soutenant publiquement que des enquêtes en cours mettaient en doute les résultats de l’élection présidentielle.

Quelles sont les prochaines étapes du procès en destitution de Trump?

Mis à jour il y a 17 h
Quelles sont les prochaines étapes du procès en destitution de Trump?

Donald Trump (Source: Flickr)

  • Le procès en destitution (impeachment) de l’ancien président américain est officiellement ouvert. Les élus démocrates viennent de remettre au Sénat l’acte d’accusation pour «incitation à l’insurrection».
  • Les sénateurs qui seront les juges du procès doivent prêter serment demain, mais les plaidoiries ne débuteront que le 9 février. 

Donald Trump est le premier président américain qui fait face à une seconde procédure de destitution.

  • Il est également le premier dont le procès s’ouvre après la fin de son mandat.

On l’accuse d’avoir encouragé les manifestants à se lancer à l’assaut du Capitole le 6 janvier dernier, au moment où les élus du Congrès étaient réunis pour certifier la victoire de Joe Biden.

Que va-t-il se passer avant l’ouverture du procès?
Après la prestation de serment des sénateurs, les deux parties auront deux semaines pour se préparer.

Mardi prochain, 2 février:

  • Donald Trump doit présenter sa réponse à l’acte d’accusation. 
  • Les élus démocrates vont dévoiler les éléments de preuve qu’ils comptent utiliser.

Le lundi suivant, 8 février:

  • Les avocats de Trump doivent s’exprimer.
  • La Chambre des représentants va réagir à la réponse de l’ancien président.  

Le procès va débuter le mardi 9 février, avec l’ouverture des plaidoiries.

  • Neuf procureurs démocrates vont défendre l’acte d’accusation devant les sénateurs.

Le camp démocrate espère un procès rapide. 

  • Il ne sera peut-être pas nécessaire d’appeler des témoins, puisque les procureurs étaient aux premières loges lors de la prise d’assaut du Congrès.

Mais les 50 sénateurs démocrates auront besoin du vote d’au moins 17 des 50 sénateurs républicains pour atteindre la majorité des deux tiers qui serait nécessaire pour obtenir une condamnation de Donald Trump.

Johanna Sabys
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Donald Trump pourrait gracier au moins 100 personnes aujourd’hui

Publié le 18 janv. 2021
  • Avant de s’envoler pour sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, le président sortant aurait prévu de profiter de sa dernière journée à la Maison-Blanche pour accorder une centaine de pardons et commutations de peine.
  • Trump a déjà donné 70 pardons présidentiels. Plusieurs des pardons qu’il a accordés ont été très controversés

Tendances MÉDIAS

Est-il temps de décentraliser les médias sociaux?

Publié le 15 janv. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Est-il temps de décentraliser les médias sociaux?

(photo: Ravi Sharma | Unsplash)

  • Nous vivons dans un monde où des sociétés privées s’octroient le droit de couper le sifflet au président des États-Unis. Bien sûr, dans ce monde, ces sociétés privées gèrent des plateformes devenues des espaces de communication incontournables, et le président des États-Unis s’appelle Donald Trump.
  • Il n’empêche, l’effacement de Trump des grands médias sociaux ouvre une véritable boîte de Pandore: si Twitter ou Facebook peuvent museler un président des États-Unis, leur toute-puissance devrait-elle commencer à nous inquiéter?

La goutte qui a fait déborder le vase, c’est l’assaut contre le Capitole.

Accusé d’avoir encouragé la foule à envahir le Capitole, le 6 janvier, Donald Trump a commis une bourde de trop.

À quelques jours de la fin de son mandat, le voilà sous le coup d’une deuxième procédure de destitution, ses plus fidèles collaborateurs lui tournent le dos, même l’association des golfeurs professionnels ne veut plus organiser son championnat sur son terrain de golf.

La réaction des éditeurs de médias sociaux ne s’est pas fait attendre.

  • Le 8 janvier, Twitter a suspendu le compte @realDonaldTrump, privant ainsi des tweets enragés du président quelque 88 millions d’abonnés.
  • D’autres médias sociaux et sociétés web ont suivi: Facebook, Instagram, TikTok, Shopify, Snapchat, YouTube, Twitch et même Pinterest ont tous, d’une façon ou d’une autre, suspendu ou limité la portée des propos du président.

Cette situation sans précédent soulève des questions fondamentales.

  • Est-il souhaitable que des patrons d’entreprises technos continuent de décider de ce qui peut être dit ou pas, en particulier par des élus (fut-il Donald Trump)?

La situation remet à l’avant-scène une idée qui fait tranquillement son chemin: en raison du rôle central que jouent les médias sociaux dans la circulation des idées, il est temps de repenser le concept initial.

Vers des médias sociaux décentralisés:

Plusieurs investisseurs en capital de risque de renom contactés par Business Insider croient que l’effacement de Trump par les médias sociaux était une mauvaise idée, qui prouve que les géants du Web sont devenus trop puissants.

Fred Wilson, un investisseur de la première heure dans Twitter, a même déclaré qu’il était «fantastique que les mensonges, la haine et les propos odieux de l’actuel président des États-Unis ne soient plus accessibles sur Twitter, […] mais il est problématique que Twitter ait autant de pouvoir.»

Certains de ces investisseurs s’intéressent de plus en plus aux jeunes pousses qui proposent des moyens de décentraliser les médias sociaux.

De quelle façon? En créant une infrastructure de communication qui ne serait pas contrôlée par une seule entreprise.

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Une solution inspirée du courriel

Des médias sociaux décentralisés pourraient fonctionner à la manière du courriel.

Depuis toujours, pour envoyer un courriel, il n’est pas obligatoire d’utiliser Gmail ou Outlook.

  • Ce ne sont que des applications pour créer et partager des courriels.
  • Et l’application Gmail, par exemple, a une façon de traiter les polluriels (spam), qui n’est pas exactement la même que celle d’Outlook.

Dans cet esprit, si les messages partagés sur les médias sociaux (les tweets ou les statuts Facebook) étaient traités comme un protocole de communication semblable au courriel, l’application Twitter ne servirait qu’à lire ou écrire des messages sociaux… et Twitter pourrait décider de restreindre les messages d’un président récalcitrant sans nécessairement lui retirer, en quelque sorte, sa liberté d’expression.

En somme, si les médias sociaux étaient décentralisés, Donald Trump pourrait toujours communiquer, et ses fidèles n’auraient qu’à lire ses messages sur une autre plateforme sociale.

Sur son blogue, Fred Wilson est catégorique: «C’est ainsi que les médias sociaux devraient fonctionner, et il est grand temps que nous nous y mettions.»

Qui sait, dans l’histoire, on reconnaîtra peut-être l’épisode de la semaine dernière comme l’élément déclencheur d’une vaste réingénierie des médias sociaux…

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Trump est le premier président américain mis en accusation une seconde fois lors d’une procédure de destitution

Publié le 13 janv. 2021
  • La Chambre des représentants a adopté hier à 232 voix contre 197 l’acte d’accusation qui ouvre le second procès en destitution de Donald Trump. Tous les élus démocrates et 10 républicains se sont prononcés en faveur de l’accusation.
  • Mais à une semaine de son départ de la Maison-Blanche, le procès de Trump se déroulera certainement après l’investiture de Joe Biden, dans un Sénat à majorité démocrate. Si le président sortant est reconnu coupable, il ne pourra plus être candidat à une élection. 

Les représentants américains devraient aujourd’hui voter en faveur de la destitution de Donald Trump

Publié le 12 janv. 2021
  • Plusieurs républicains se joindront à la majorité démocrate de la Chambre des représentants pour ouvrir aujourd’hui la deuxième procédure de destitution contre le président sortant.
  • Après l’adoption de l’acte d’accusation, un procès aura lieu au Sénat. Les démocrates auront alors besoin du vote d’au moins 17 républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à sa condamnation.

La ville de Washington est en état d’urgence jusqu’au 24 janvier

Publié le 11 janv. 2021
  • À l’approche de la cérémonie d’investiture du président Joe Biden le 20 janvier, Donald Trump a approuvé la demande de la mairesse de Washington, Muriel Bowser, de renforcer la sécurité dans la capitale américaine.
  • 6000 militaires assurent déjà la sécurité de la capitale fédérale actuellement. 15 000 de plus seront déployés avant la prestation de serment de Joe Biden.

Les États-Unis remettent Cuba sur la liste des «États soutenant le terrorisme»

Publié le 11 janv. 2021
  • À moins de 10 jours du départ de Donald Trump, le gouvernement américain classe à nouveau Cuba sur sa liste noire aux côtés de l’Iran, de la Corée du Nord et de la Syrie.
  • La Havane avait été retirée de cette liste en 2015 par l’ancien président démocrate Barack Obama et son vice-président Joe Biden. 

Si Trump ne démissionne pas, une procédure de destitution pourrait être lancée contre lui dès demain

Publié le 10 janv. 2021
  • À moins de 10 jours de la fin de son mandat, les appels à la démission de Donald Trump se multiplient, y compris dans le camp républicain. Le président sortant est de plus en plus isolé, mais rien n’indique qu’il est sur le point de démissionner.  
  • S’il ne démissionne pas, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, a promis de passer à l’action cette semaine en lançant contre lui une nouvelle procédure de destitution.

Trump reconnaît qu’une nouvelle administration entrera en fonction le 20 janvier

Publié le 7 janv. 2021
Trump reconnaît qu’une nouvelle administration entrera en fonction le 20 janvier

(Source: Twitter)

  • Dans une vidéo publiée hier soir sur Twitter, le président sortant condamne la prise d’assaut du Capitole et les émeutiers. Donald Trump dit également qu’il va concentrer ses efforts sur «une transition en douceur et ordonnée du pouvoir».
  • Mais à 12 jours de son départ, alors qu’il est menacé de destitution pour avoir demandé aux manifestants de se rendre au Capitole mercredi, beaucoup pensent que sa condamnation des événements d’hier et sa concession implicite du pouvoir arrivent trop tard.

Shopify retire de ses plateformes les boutiques de vente en ligne associées à Donald Trump

Publié le 7 janv. 2021
Shopify retire de ses plateformes les boutiques de vente en ligne associées à Donald Trump
  • En réaction aux événements survenus à Washington mercredi après-midi, la plateforme canadienne de commerce électronique Shopify juge maintenant que les articles associés à Donald Trump font la promotion de la violence, ce qui contrevient à ses règles d’utilisation.
  • Contrairement à Facebook et Twitter, qui ont bloqué les comptes de Donald Trump de façon temporaire, la fermeture des boutiques d’articles pro-Trump sur Shopify est permanente. 
Shopify retire de ses plateformes les boutiques de vente en ligne associées à Donald Trump