Parti conservateur

Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Publié le 15 avr. 2021
Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • Le chef conservateur Erin O’Toole a présenté le plan environnemental de son parti pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris. Il prévoit notamment de remplacer la taxe carbone en vigueur par un «prix» sur le carbone pour les particuliers.
  • O’Toole croit que ce plan devrait permettre d’atteindre les mêmes réductions de gaz à effet de serre (GES) que le plan vert d’Ottawa. 

Le chef conservateur a présenté ce plan, baptisé Agir pour l’environnement, quelques semaines après le rejet par les membres de son parti d’une résolution reconnaissant l’existence des changements climatiques.

Les conservateurs veulent remplacer la taxe carbone.

  • Ils proposent de facturer un montant aux Canadiens chaque fois qu’ils achètent du carburant à base d’hydrocarbure.
  • Les fonds récoltés auprès de chaque individu seraient versés dans un compte d’épargne personnel pour acheter des services ou des biens écoénergétiques, comme des titres de transport en commun, un vélo ou des véhicules électriques.

Ce prix pour les consommateurs serait d’abord fixé à 20 $ la tonne, et serait limité à 50 $. 

Les grands émetteurs de GES, comme les industries, pourraient devoir payer jusqu’à 170 $ la tonne d’ici 2030.

Mais cette taxe leur sera imposée seulement si le Canada ne peut pas atteindre les cibles de l’Accord de Paris sans cette mesure. 

Depuis 2019, Ottawa impose une taxe carbone aux provinces qui n’ont pas leur propre régime de tarification.

  • Le prix de la tonne de carbone s’élève aujourd’hui à 40 $.
  • Il doit augmenter jusqu’à 170 $ d’ici 2030.



Johanna Sabys
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Il n’y aura pas de rapport d’impôt unique géré par le Québec

Publié le 14 avr. 2021
  • Le député du Bloc québécois Gabriel Ste-Marie a tenté hier de refaire passer le projet de loi C-224 qui devait mener à des discussions entre Ottawa et Québec sur l’instauration d’un rapport d’impôt unique géré par la province. Le Parti conservateur a appuyé le Bloc, mais le Parti libéral et le NPD ont voté contre, mettant ainsi fin au projet. 
  • Le rapport d’impôt unique était une demande récurrente du gouvernement Legault. L’Assemblée nationale s’était prononcée unanimement en faveur du projet en 2018. 

Analyse POLITIQUE

C’est le moment de vérité pour Erin O’Toole

Publié le 19 mars 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
C’est le moment de vérité pour Erin O’Toole

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • Élu chef du Parti conservateur il y a quelques mois grâce à l’appui des conservateurs sociaux, Erin O’Toole a entrepris de se distancier de ses amis d’hier pour ramener son parti vers le centre.
  • Une victoire conservatrice à la prochaine élection ne sera possible que par des gains en Ontario et au Québec, où les électeurs veulent entendre parler d’emploi et d’environnement davantage que d’avortement.

Devant son parti réuni en congrès virtuel depuis jeudi, Erin O’Toole a cherché l’appui de ses militants à ce virage dont le caractère stratégique est évident.

La même recette donnant les mêmes résultats, la prochaine campagne électorale ne peut se modeler sur la précédente.

Lors de la dernière campagne, Andrew Scheer s’était fait le défenseur à la fois du mouvement pro-vie et de l’industrie pétrolière.

La stratégie de Scheer a freiné la percée du parti au Québec, et accentué la concentration de son vote dans les Prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba).

Il en a résulté une distorsion coûteuse:

  • Le PC y a raflé la mise dans les Prairies. Ses deux millions de voix lui ont donné 54 des 62 sièges.
  • Le Parti libéral, avec 500 000 voix, n’y a fait élire que quatre députés.

Ce surplus de voix venu des Prairies explique:

  • que le Parti conservateur ait recueilli au plan national plus de suffrages que le Parti libéral, soit 34,3% contre 33,1%;
  • mais n’ait fait élire que121 députés, soit 36 de moins que le Parti libéral.

Erin O’Toole a besoin d’au moins 1 million de voix de plus qu’Andrew Scheer pour l’emporter sur Justin Trudeau. Encore là, rien ne lui assurerait un gouvernement majoritaire.

Il doit donc surperformer dans les autres régions du Canada.

Erin O’Toole doit pour cela tirer son parti vers le centre.

Sitôt élu chef, il s’est dit favorable au libre-choix en matière d’avortement et aux droits de la communauté LGBT, tout comme à ceux des Premières Nations.

«Le Parti conservateur est un parti conventionnel, modéré et pragmatique, au centre de la politique canadienne», écrivait-il en janvier avant de faire expulser du caucus un député trop à droite.

Plus récemment, il donnait des signes d’ouverture en matière de lutte aux changements climatiques. La vraie surprise serait qu’il ose appuyer la taxe sur le carbone.

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La fibre conservatrice qu’on trouve chez Erin O’Toole est proche du progressisme conservateur qui animait le Parti conservateur des Joe Clark et Brian Mulroney.

On peut y voir un retour du balancier, qui était allé plus à droite après la fusion avec l’Alliance canadienne.

Ce virage heurte plusieurs. Des militants de la droite religieuse se sont activés en congrès pour que soient débattues des questions comme l’avortement, et pour se faire élire à des sièges du conseil exécutif.

La prochaine élection est imminente. L’intérêt du parti serait de faire bloc.

Or, le nouveau chef a de la difficulté à asseoir son autorité.

Six mois après son arrivée, il n’apparaît pas comme un gagnant.

Les sondages le donnent derrière le premier ministre Trudeau avec un écart de cinq ou six points en moyenne. Il est peu connu du grand public.

On comprend pourquoi O’Toole ne veut pas d’élections ce printemps. Il a besoin de temps pour s’imposer.

Il sait qu’en cas d’échec, ce parti ne lui donnera pas de deuxième chance.

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Quand seront les prochaines élections fédérales au Canada?

Publié le 10 mars 2021
Quand seront les prochaines élections fédérales au Canada?

Justin Trudeau (Photo YouTube)

  • Justin Trudeau n’exclut pas de déclencher des élections au printemps pour éviter les obstructions parlementaires qui bloquent les actions de son gouvernement minoritaire.
  • Le premier ministre a dit hier, en entrevue au 98,5, qu’il avait besoin d’un «parlement qui fonctionne» pour aider les Canadiens à traverser la pandémie. Le vote du budget fédéral le mois prochain pourrait être un déclencheur. 

D’après la Loi électorale du Canada, le prochain scrutin fédéral doit normalement avoir lieu le 16 octobre 2023. 

Des rumeurs circulent depuis plusieurs mois sur la tenue d’élections anticipées.

  • La semaine dernière, un Comité parlementaire a d’ailleurs adopté une recommandation demandant au premier ministre de s’engager à ne pas provoquer d’élections anticipées avant la fin de la pandémie.

En effet, des élections pourraient être déclenchées:

  • si les partis d’opposition refusent de voter en faveur d’une loi qui engage la confiance du gouvernement – lors du vote du prochain budget en avril, par exemple; ou
  • si le premier ministre décide d’ordonner un vote de confiance sur n’importe quelle autre loi. En octobre dernier, un vote de confiance a eu lieu sur une motion du Parti conservateur qui réclamait un comité parlementaire sur l’affaire UNIS.

Hier, Justin Trudeau a admis qu’il pourrait ordonner un tel vote d’ici le mois de juin:

  • si les autres partis refusent d’appuyer des projets de loi «qui vont aider les gens»;
  • si le gouvernement est limité dans ses actions à cause de «jeux» – comme celui que, selon le premier ministre, le Parti conservateur mène actuellement sur le projet de loi de l’aide médicale à mourir.

De leur côté, les partis d’opposition se disent opposés au déclenchement d’élections avant la fin de la pandémie.

  • Le chef du NPD Jagmeet Singh a confirmé récemment qu’il serait prêt à appuyer le gouvernement libéral sur des votes de confiance pour les éviter, comme ce fut le cas en octobre dernier.
  • Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet dit ne pas vouloir provoquer des élections. 
  • Le chef conservateur Erin O’Toole vient, lui, de réaffirmer qu’il ne souhaite pas défaire le gouvernement Trudeau avant la fin de la crise sanitaire. 



Johanna Sabys
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Les députés fédéraux bloquent le projet de déclaration de revenus unique au Québec

Publié le 2 mars 2021
  • Le projet de loi déposé par le Bloc québécois n’a pas été adopté hier en comité parlementaire à Ottawa. Le NPD est le seul autre parti à avoir appuyé la proposition. Les députés du Parti conservateur se sont abstenus, alors qu’ils avaient soutenu le projet en janvier dernier.
  • Le projet de loi demandait à la ministre des Finances Chrystia Freeland d’entamer des discussions avec le gouvernement québécois en vue d’instaurer une déclaration de revenus unique administrée par Québec. Il s’agissait d’une demande du gouvernement Legault, soutenue par une motion de l’Assemblée nationale.

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La Chambre des communes reconnaît le génocide des Ouïghours en Chine

Publié le 22 fév 2021
  • À Ottawa, les députés ont adopté à l’unanimité une motion du Parti conservateur qui reconnaît qu’un génocide est actuellement en cours en Chine contre la minorité musulmane ouïghoure.
  • La motion est non contraignante, mais la prise de position des députés canadiens pourrait exacerber les tensions entre la Chine et le Canada. Et ce, même si Justin Trudeau et ses ministres ont refusé de participer au vote. La semaine dernière, en indiquant que le Canada examine les accusations de génocide portées contre la Chine, le premier ministre affirmait que le terme de génocide devait être utilisé avec prudence. 

Les députés du Parti conservateur du Canada ont expulsé Derek Sloan de leur caucus

Publié le 20 janv. 2021
  • Les 121 députés conservateurs ont voté hier en faveur de la motion d’exclusion réclamée par le chef du parti Erin O’Toole.
  • De son côté, le député ontarien Derek Sloan affirme qu’il ignorait l’existence de ce don versé par le suprémaciste blanc Paul Fromm. L’équipe de Sloan n’aurait pas porté attention à ces 131 $ parmi les 1,3 million $ récoltés lors de sa campagne pour briguer la direction du parti l’an dernier.

Le Parti conservateur du Canada veut expulser un député qui a reçu lors de la campagne à la chefferie un don d’un suprémaciste blanc

Publié le 18 janv. 2021
  • Le député ontarien Derek Sloan, qui briguait la direction du Parti conservateur du Canada l’an dernier, devra certainement quitter le PCC et ne pourra pas se représenter pour le parti aux prochaines élections.
  • Dans un communiqué, le chef du parti Erin O’Toole dit que le racisme n’a pas sa place au Canada et au PCC: «accepter ce don est bien pire qu’une grossière erreur de jugement».

À Ottawa, l’opposition demande au gouvernement Trudeau de bonifier les transferts en santé aux provinces avant la fin de l’année

Publié le 2 déc 2020
  • Les partis d’opposition ont adopté une motion non contraignante du Bloc Québécois à 176 voix contre 148, grâce à l’appui des députés du NPD et du Parti conservateur.
  • En premier lieu, la motion vise à reconnaître le dévouement des travailleurs de la santé, mais le texte demande également au gouvernement de bonifier «de façon significative et durable» les Transferts canadiens en santé, comme le souhaitent les provinces.

À Ottawa, les députés demandent au gouvernement d’être plus ferme face à la Chine

Publié le 18 nov. 2020
  • La Chambre des communes a adopté une motion des conservateurs qui demande au gouvernement Trudeau de déposer d’ici 30 jours un plan de lutte contre l’ingérence de la Chine au Canada.
  • La motion impose au gouvernement de décider, dans le même délai , si la société chinoise Huawei aura le droit de fournir ses équipements pour les réseaux sans fil 5G au Canada.

Comment Ottawa gère la pandémie: la motion du Parti conservateur a été adoptée

Publié le 26 oct. 2020
  • Grâce au soutien du Bloc Québécois, du NPD et du Parti vert, la Chambre des communes a approuvé hier par 176 voix contre 152 une motion qui autorise un comité parlementaire à faire un examen approfondi de la gestion de la pandémie par le gouvernement fédéral.
  • Le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau, qui dénonce les dangers de cette motion en pleine crise sanitaire, devra rendre des comptes lors d’une vaste étude de sa stratégie et des mesures mises en œuvre pour lutter contre la Covid-19.

La motion du Parti conservateur qui a été adoptée lundi inquiète l’industrie pharmaceutique

Publié le 26 oct. 2020
  • Votée grâce au soutien du Bloc Québécois et du NPD, la motion permettra à un comité parlementaire d’avoir accès aux contrats passés entre Ottawa et ses fournisseurs pendant la pandémie. 
  • Selon le gouvernement, cette motion mettra en danger la capacité du Canada à acheter vaccins, tests et équipements de protection personnelle, et l’industrie pharmaceutique a exprimé ses préoccupations sur l’examen d’informations sensibles par le comité.

Le groupe pharmaceutique Pfizer veut savoir comment ses secrets commerciaux seront protégés.

  • Le président de Pfizer Canada s’inquiète surtout de la demande qui sera faite au gouvernement, en vertu de la motion, de produire des documents relatifs à la production et à l’achat d’un vaccin contre la Covid-19.
  • L’entreprise s’interroge sur la façon dont Santé Canada évaluera les informations sensibles avant qu’elles ne soient transmises au comité.
  • Pfizer souhaite que les fournisseurs soient consultés avant l’éventuelle divulgation des informations au public.

Canadian Manufacturers and Exporters, qui représente des milliers d’entreprises au Canada, s’inquiète également que des informations commerciales confidentielles puissent être divulguées.

Johanna Sabys
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