Parti conservateur du Canada

Nouvelles, annonces, déclarations, propositions, promesses, élus, candidats et résultats électoraux du Parti conservateur du Canada (PCC), dirigé par Erin O’Toole

Les libéraux restent au pouvoir, mais sont toujours minoritaires. Et maintenant?

Publié le 21 sept. 2021
Les libéraux restent au pouvoir, mais sont toujours minoritaires. Et maintenant?

François Legault et Justin Trudeau (Source: Émilie Nadeau / Twitter)

  • Justin Trudeau pense désormais avoir «un mandat clair» pour sortir de la pandémie. Le chef conservateur Erin O’Toole n’est pas du même avis. Mais le Bloc et le NPD disent qu’ils sont prêts à collaborer dans l’intérêt des Québécois. 
  • Au Québec, François Legault ne «regrette pas» d’avoir, dit-il, «défendu les intérêts de la nation québécoise» en soutenant les conservateurs. Le premier ministre affirme toutefois qu’il est «capable» de travailler avec Trudeau. 

Les résultats des élections fédérales sont encore incomplets, à cause du million de bulletins envoyés par la poste, mais on sait que le Parti libéral reste au pouvoir pour un 3e mandat. 

Même sans majorité, Trudeau estime qu’il a reçu le «mandat clair» dont il avait besoin pour sortir de la pandémie. 

  • Le premier ministre dit toutefois qu’il a «entendu» ceux qui ne voulaient pas d’élections. 

O’Toole croit que le parti conservateur prendra le pouvoir «s’il continue de grandir».

  • Le chef conservateur reproche toujours à Trudeau d’avoir déclenché les «élections les plus chères de l’histoire» (612 millions $): selon O’Toole, le premier ministre pourrait même en déclencher d’autres dans les 18 prochains mois. 

Blanchet affirme qu’il coopérera pour faire fonctionner le Parlement.

  • Le chef du Bloc québécois dit que son parti soutiendra en Chambre tout «ce qui bon pour le Québec» et que, en revanche, ce qui ne l’est pas «verra le Bloc se dresser sur son chemin».

Singh assure que le NPD sera là pour le Québec. 

  • «Peu importe le nombre de députés [québécois]» dans son caucus, Jagmeet Singh assure que le NPD «va continuer de se battre» pour les Québécois. 

Legault est «le grand perdant» des élections, selon les partis d’opposition à Québec. 

  • La cheffe du Parti libéral Dominique Anglade croit que François Legault a «parié gros» en prenant position pendant la campagne fédérale, et «qu’il a perdu» et «entraîné tous les Québécois dans sa défaite». 
  • Le chef parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois croit qu’il s’agit d’un «retour à la réalité» pour le premier ministre qui «s’est mis les pieds dans les plats» – puisqu’il n’y a pas eu «d’effet Legault», dit Nadeau-Dubois. 
  • Le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon croit aussi que «c’est un échec pour François Legault et la CAQ», et que le premier ministre ne «sera plus en mesure de négocier» avec Ottawa.
Johanna Sabys
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Les libéraux de Justin Trudeau conservent le pouvoir à Ottawa

Publié le 20 sept. 2021
Les libéraux de Justin Trudeau conservent le pouvoir à Ottawa

Justin Trudeau (Source: Twitter)

  • Les Canadiens ont réélu les libéraux. Justin Trudeau va demeurer premier ministre.
  • Mais le Parti libéral n’aura pas les 170 sièges requis pour obtenir une majorité en Chambre: le gouvernement restera donc minoritaire, et la composition du Parlement va rester très semblable à ce qu’elle était avant l’élection.

Le Parti libéral a actuellement 159 candidats élus ou en tête dans leur circonscription.

Tous les ministres sortants sont réélus ou en voie de se faire réélire, sauf 2: Bernadette Jordan, ministre des Pêches et Maryam Monsef, ministre du Développement économique rural.

Le discours de Trudeau, tard dans la nuit de lundi à mardi:

  • «Vous avez donné aux parlementaires un mandat clair pour qu’on en finisse une fois pour toutes avec cette pandémie.»
  • «Je vous ai entendus, ça ne vous tente plus qu’on parle de politique ou d’élections, vous voulez qu’on se concentre sur le travail qu’on doit faire pour vous.»

Que va-t-il se passer?

Le premier ministre Justin Trudeau peut tenter d’obtenir:

  • la confiance de la Chambre des communes; ou
  • l’appui d’autres partis.

Un gouvernement de coalition pourrait théoriquement être formé si le NPD ou le Parti vert se joignait aux libéraux.  

  • Le Bloc a déjà indiqué qu’il refuserait de se joindre à un gouvernement de coalition.

Les libéraux pourraient aussi chercher une coalition parlementaire, c’est à dire une entente avec un autre parti qui s’engagerait à appuyer le gouvernement sans pour autant y siéger.

  • Le NPD aurait suffisamment de sièges pour assurer une majorité stable à une telle coalition.

Mais le scénario le plus probable est que le Parti libéral va compter, comme c’était le cas depuis 2019, sur l’appui ponctuel d’autres partis pour certains votes, sans pour autant former une coalition stable.

Johanna Sabys
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Élections fédérales: que proposent les partis pour soutenir les PME?

Publié le 16 sept. 2021
Élections fédérales: que proposent les partis pour soutenir les PME?

(Source: Twitter)

  • En vue de l’élection fédérale du 20 septembre, les programmes de tous les partis politiques proposent des mesures dont certaines affecteront directement les PME. 
  • Pour aider les entrepreneurs à faire leur choix pour l’élection, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a répertorié, pour chaque parti, les mesures qu’elle juge les plus positives ou au contraire les plus préoccupantes pour les PME. 

Parti Libéral 

  • Positif, selon la FCEI: prolonger le Programme d’embauche pour la relance économique (PEREC) du Canada jusqu’en mars 2022.
  • Préoccupant, selon la FCEI: absence de plan pour élargir la subvention salariale et l’aide au loyer aux entreprises hors du secteur du tourisme; pas non plus de plan pour soutenir les nouvelles entreprises.

Parti conservateur

  • Positif: accorder des prêts allant jusqu’à 200 000 $, dont une partie allant jusqu’à 25% pourra être transformée en subvention.
  • Préoccupant: faire payer des contributions équivalentes aux cotisations à l’assurance emploi aux entreprises de l’économie à la demande, comme Uber, et aux entrepreneurs indépendants / travailleurs autonomes.

NPD

  • Positif: maintenir la subvention salariale (SSUC) et la subvention pour le loyer (SUCL) jusqu’à ce que les entreprises soient en mesure de rouvrir complètement leurs portes.
  • Préoccupant: augmenter de 50% à 75% la part taxable des gains en capital.

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Bloc québécois

  • Positif: accorder des délais supplémentaires pour rembourser les prêts contractés durant la pandémie.
  • Préoccupant: absence de plan pour prolonger les programmes d’aide actuels, même pour les secteurs les plus durement touchés.

Parti vert 

  • Positif: prolonger les subventions pour salaires et loyers jusqu’à ce que les restrictions liées à la pandémie soient entièrement levées.
  • Préoccupant: accélérer l’augmentation de la taxe sur le carbone en l’augmentant annuellement de 25 $ la tonne jusqu’en 2030.

Parti populaire du Canada

  • Positif: éliminer le déficit avant la fin d’un premier mandat en comprimant les dépenses.
  • Préoccupant: supprimer progressivement tous les programmes de dépenses liés à la Covid-19, dont la subvention salariale et l’aide au loyer.
Félix Côté
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O’Toole promet de renégocier avec Legault sur les garderies

Publié le 14 sept. 2021
O’Toole promet de renégocier avec Legault sur les garderies

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • S’il est porté au pouvoir la semaine prochaine, le chef du Parti conservateur Erin O’Toole se dit maintenant prêt à renégocier une entente avec le gouvernement Legault pour financer les garderies. 
  • Dans une lettre, le chef conservateur a promis à François Legault de conclure avec lui une nouvelle entente dans les 100 premiers jours de son mandat, mais il ne donne aucun détail ni aucun chiffre. 

Dans leur cadre financier, les conservateurs prévoient d’annuler l’entente conclue entre les gouvernements Trudeau et Legault, et de n’accorder au Québec que 660 millions $ pour l’année en cours – à la place des 6 milliards $ sur 5 ans des libéraux.

Johanna Sabys
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Dernière semaine de campagne: qui est favori actuellement?

Publié le 12 sept. 2021
Dernière semaine de campagne: qui est favori actuellement?

(Source: TVA Nouvelles)

  • Le Parti libéral et le Parti conservateur sont au coude-à-coude dans les sondages, mais les libéraux ont repris un léger avantage sur les conservateurs. 
  • Les 2 partis devancent largement le NPD, le Bloc québécois, le Parti populaire et le Parti vert. Mais à 7 jours du scrutin fédéral, aucun parti ne semble en voie d’obtenir un gouvernement majoritaire. 

Selon un sondage Nanos, les conservateurs menaient il y a 2 semaines avec plus de 33% des intentions de vote, contre près de 31% aux libéraux. 

Aujourd’hui, les firmes Nanos et Mainstreet placent plutôt les libéraux en tête avec 34% des voix, contre 30% pour les conservateurs. 

  • La course reste cependant très serrée puisque la marge d’erreur de ces 2 sondages est d’environ 2,8%. 

À quoi peut-on s’attendre en termes de sièges? 

Si les élections avaient lieu aujourd’hui: 

  • sur le site Qc125 Canada, le professeur et chroniqueur Philippe J. Fournier estime que le PLC pourrait récolter 142 sièges et le PCC, 134 sièges; et 
  • d’après les sondages actuels, CBC calcule, de son côté, 154 sièges pour le PLC et 120 pour le PCC. 

 Aucun gouvernement majoritaire à l’horizon

  • Pour avoir un gouvernement majoritaire, un parti doit obtenir 170 sièges.
  • Ce nombre ne semble pour l’instant à la portée d’aucun parti.  

Où en sont les autres partis? 

  • Le NPD réunit 19% des intentions de vote (il pourrait obtenir environ 35 sièges); 
  • le Bloc québécois, environ 6% (28 sièges), autant que le Parti populaire (qui, lui, n’obtiendrait aucun siège); et 
  • le Parti vert, plus de 3% (1 siège). 

Ces chiffres pourraient encore évoluer cette semaine, notamment après:  

Johanna Sabys
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Legault soutient Blanchet et demande des excuses à la modératrice du débat des chefs en anglais

Publié le 10 sept. 2021
Legault soutient Blanchet et demande des excuses à la modératrice du débat des chefs en anglais

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet (Source: Twitter)

  • La tension était palpable hier soir au débat des chefs en anglais, au cours duquel la modératrice a demandé plusieurs fois au chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet pourquoi il appuyait ce qu’elle a qualifié de lois québécoises «discriminatoires».
  • Le chef du Bloc qualifie ces questions «d’insultes», François Legault demande des excuses à la modératrice, et la plupart des chefs politiques critiquent aujourd’hui la façon dont Blanchet a été questionné.

Lors du débat, le chef du Bloc s’est défendu plus d’une fois dans sa langue seconde.

  • La modératrice Shachi Kurl, présidente de l’Institut Angus Reid, lui a demandé pourquoi il appuyait la loi 21 sur la laïcité de l’État et le projet de loi 96 sur la Charte de la langue française, des lois québécoises qu’elle a qualifiées de «discriminatoires».
  • La chef du Parti vert, Annamie Paul, a invité Blanchet à «s’éduquer» (educate yourself) sur le racisme systémique – une invitation qu’il a qualifiée d’insulte.

Plus tard en soirée, Yves-François Blanchet s’est plaint:

  • que le débat avait débuté par une «chaudière d’insultes lancées contre Québec»;
  • de ne pas avoir bénéficié du même temps de parole que les autres chefs; et
  • que ses homologues ne soient pas intervenus pour rejeter des «insultes lancées sur le Québec».

D’autres vives réactions ont suivi aujourd’hui:

Le premier ministre du Québec François Legault demande des excuses de la part de la modératrice du débat, soulignant que «la nation québécoise est attaquée dans ses compétences» et que la loi 21 et la loi 96 «sont parfaitement légitimes».

La cheffe du Parti libéral du Québec Dominique Anglade dit que «les propos tenus au débat accusant le Québec de tous les maux étaient tout simplement inacceptables». 

Le chef libéral Justin Trudeau s’est dit «très surpris par le genre d’amalgame» au sujet de la loi 21 et «insulté en tant que Québécois», mais a répété être en désaccord avec cette loi.

Le chef conservateur Erin O’Toole a indiqué sur Twitter qu’il rejetait la prémisse de la question posée par l’animatrice du débat.

Le chef du NPD Jagmeet Singh dit que le racisme systémique et la discrimination systémique ne sont pas exclusifs à une seule province ou un seul territoire, mais qu’ils existent à la grandeur du pays.  

Félix Côté
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Où les conservateurs veulent-ils couper pour équilibrer le budget?

Publié le 9 sept. 2021
Où les conservateurs veulent-ils couper pour équilibrer le budget?

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Flickr)

  • Le Parti conservateur compte surtout économiser des milliards en remplaçant le programme national de garderies du gouvernement Trudeau par des crédits d’impôt aux familles.  
  • Les conservateurs veulent équilibrer le budget d’ici 10 ou même 7 ans. Ils prévoient 51 milliards $ de nouvelles dépenses nettes sur 5 ans, soit 2 milliards $ de moins que les libéraux.

Le chef conservateur Erin O’Toole a déposé mardi soir un cadre financier sur 5 ans, quelques heures avant le débat des chefs en français.

  • Le Directeur parlementaire du budget (DPB) a analysé 31 promesses des conservateurs.  

Le Parti conservateur compte économiser

  • 26,7 milliards $ sur 5 ans en abolissant les ententes conclue avec les provinces pour les garderies – au total, le Québec ne toucherait alors que 660 millions $ pour l’année 2021-2022; et 
  • jusqu’à 3,6 milliards $ dans 5 ans, en donnant les moyens à l’Agence du revenu du Canada de mieux lutter contre l’évasion fiscale et la fraude. 

En revanche, un gouvernement O’Toole devra dépenser 60 milliards $ sur 10 ans pour augmenter les transferts en santé aux provinces de 6% par an. 

  • Toutefois, les conservateurs n’ont inscrit que 3,6 milliards $ de nouvelles dépenses dans les 5 prochaines années. 
  • En effet, à l’heure actuelle, il est déjà prévu d’augmenter les transferts en santé de 6% en cas de forte croissance économique.
  • La plus grosse part des 60 milliards $ promis par les conservateurs serait donc versée après les 5 premières années, soit entre 2026 et 2031. 

De plus, un gouvernement conservateur dépenserait près de 6 milliards $ en 2025-2026 pour doubler, comme il le promet, l’Allocation canadienne pour les travailleurs. 

  • Cette dépense passerait de 1,4 milliard $ cette année à 5,8 milliards $ dans 4 ans.

Pour revenir à l’équilibre budgétaire, le PCC s’engage à réduire considérablement le déficit au cours des 5 prochaines années, pour revenir dès l’année 2025-2026 à un déficit de 25 milliards $ (contre 354 milliards $ l’an dernier).

  • Il vise même un possible retour à l’équilibre dès 2028-2029, d’ici 7 ans; 
  • mais ces prévisions ont un degré d’incertitude plus élevé, a prévenu le DPB. 

Le cadre financier présenté mardi ne mentionne aucune nouvelle taxe.

Johanna Sabys
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Legault plaide pour un gouvernement conservateur minoritaire

Publié le 9 sept. 2021
Legault plaide pour un gouvernement conservateur minoritaire

Le premier ministre François Legault (Source: Twitter / Émilie Nadeau)

  • Le chef du Parti conservateur du Canada a une «bonne approche» pour la nation québécoise, croit François Legault, et il serait «plus facile» de négocier avec Ottawa si Erin O’Toole est porté au pouvoir le 20 septembre. 
  • Le premier ministre québécois a aussi recommandé aux nationalistes de «se méfier» du Parti libéral du Canada, du NPD et du Parti vert qui veulent accorder «moins d’autonomie» au Québec. 

François Legault a réagi ce matin au débat officiel des chefs en français d’hier soir. 

Il préfère un gouvernement minoritaire

  • «Aucun parti» ne répond à tous les besoins du Québec, affirme Legault. 
  • «Pour la nation québécoise», il juge qu’il serait alors préférable que le prochain gouvernement fédéral soit minoritaire. 

Les conservateurs répondraient à la plupart de ses attentes

François Legault rappelle que le Parti conservateur a promis: 

  • d’augmenter «les transferts en santé sans condition»; 
  • de transférer plus «de pouvoirs en immigration»;
  • de ne pas contester la loi 21; et  
  • de financer 40% du projet de tunnel entre Québec et Lévis. 

Mais il a tout de même souligné que le chef conservateur: 

  • prive le Québec de 6 milliards $ «sans condition» pour les garderies; et 
  • n’offre pas la hausse réclamée par les provinces pour les transferts en santé. 

«Trois partis veulent donner moins d’autonomie» au Québec, «je trouve ça dangereux», dit Legault. 

  • Il trouve «très inquiétant» que le Parti libéral, le NPD et le Parti vert ne soient «pas ouverts à donner plus d’autonomie au Québec».
  • Pire, selon lui, ces partis «veulent centraliser et s’approprier des pouvoirs qui sont clairement des compétences des provinces».

L’opposition à Québec n’est pas du même avis

  • La cheffe du Parti libéral Dominique Anglade accuse François Legault «d’abandonner» les familles québécoises. 
  • Legault préfère «son» tunnel aux CPE, dénonce Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire: il appuie «le parti qui veut déchirer le chèque de 6 milliards $ dont les familles du Québec ont besoin», parce que «M. O’Toole lui a promis un autre chèque pour financer son 3e lien».
Johanna Sabys
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Débat officiel des chefs fédéraux en français – voici l’essentiel

Publié le 8 sept. 2021
Débat officiel des chefs fédéraux en français – voici l’essentiel

(Source: Twitter)

  • Les chefs du Parti conservateur, du Parti libéral, du Parti vert, du NPD, et du Bloc québécois ont débattu hier soir en français, en direct du Musée canadien de l’histoire, à Gatineau, à moins de 2 semaines du scrutin fédéral.
  • Ils ont répondu aux questions de plusieurs journalistes et citoyens, et de l’animateur du débat Patrice Roy, notamment sur la pandémie et la santé, la pénurie de main-d’œuvre et la crise climatique.   

PANDÉMIE ET SANTÉ 

Pour le chef libéral Justin Trudeau: 

  • Il n’y a «pas de débat» sur la vaccination, c’est «la façon de s’en sortir». 
  • Trudeau a surtout annoncé qu’il augmenterait de 25 milliards $ les transferts en santé aux provinces – qui réclament une hausse de 28 milliards $ – mais «pas sans condition». 

Pour le chef conservateur Erin O’Toole:

  • Les vaccins sont «primordiaux» et «sécuritaires», mais ce n’est pas le moment d’avoir «une approche qui divise» les Canadiens. 
  • O’Toole promet toujours une augmentation des transferts en santé de 60 milliards $ sur 10 ans – à raison d’une hausse de 6% par an. 

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh promet des soins en santé mentale gratuits pour s’assurer que les gens ont accès à ce «service essentiel». 

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet croit que si l’argent réclamé par les provinces avait été versé avant la pandémie par Ottawa, leurs systèmes de santé auraient été «plus robustes et plus efficaces» pour y faire face. 

La cheffe du Parti vert Annamie Paul ne veut  pas «culpabiliser les non-vaccinés», mais plutôt essayer de leur parler, et il est «triste», dit-elle, que la santé publique soit «politisée».

PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE 

Justin Trudeau

  • Le gouvernement libéral a mis en œuvre des programmes de formation, des incitatifs à l’embauche pour augmenter les salaires des employés, et il a favorisé l’immigration. 
  • Ce n’est pas la pandémie ni la PCRE qui ont créé la pénurie, et l’aide d’urgence a déjà été baissée à 330 $ par semaine. 

Erin O’Toole:

  • Il promet «plus de pouvoir en immigration» au Québec, notamment pour embaucher des travailleurs dans le secteur agricole. 
  • Il arrêterait les programmes d’urgences s’il n’y a pas de risque de 5e vague. 

Jagmeet Singh:

  • L’immigration serait une solution, ainsi que l’éducation, et la formation dans les industries qui peuvent recruter. 
  • Il faut continuer d’aider les gens. La PCRE ne les empêche pas de retourner travailler, il faut avant tout leur offrir de «bons salaires». 

Yves-François Blanchet: 

  • Pour créer plus de richesse avec moins de monde, il faut surtout «améliorer la productivité», et ouvrir l’immigration à des gens capables de travailler en français au Québec. 
  • Il faut suspendre la PCRE à compter de fin octobre, sauf dans les arts et le tourisme. 

 Annamie Paul:

  • «Immigration, formation, collaboration, coordination» avec les entreprises pour savoir où sont les lacunes et comment les remplir. 
  • Certains Canadiens ont encore besoin des aides d’urgence pour survivre. 

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ENVIRONNEMENT 

Justin Trudeau

  • Les libéraux ont un plan «ambitieux»: les émissions du secteur gazier et pétrolier sont plafonnées, et elles vont progressivement baisser jusqu’à atteindre «net zéro». 
  • Selon le chef libéral, les experts disent que son parti est le seul à avoir un plan climatique crédible, les autres partis se basent sur la «pensée magique». 

Erin O’Toole: 

  • Les conservateurs ont un plan avec «beaucoup de détails» pour atteindre les objectifs de Paris, mais O’Toole reconnaît qu’il doit «rétablir la confiance sur cet enjeu».
  • Le PCC veut réduire les émissions en créant des emplois, et en laissant les Canadiens décider comment ils vont réduire leur empreinte carbone, avec son système de «compte épargne personnel». 

Jagmeet Singh

  • Le NPD fera face à la crise climatique mieux que le gouvernement de Justin Trudeau, qui a, dit-il, «manqué toutes les cibles».

Yves-François Blanchet: 

  • Il sera «impossible» de réduire les émissions en augmentant l’exploitation et l’exportation de pétrole, il faut créer de la richesse avec les énergies vertes, et lâcher les hydrocarbures. 

Annamie Paul

  • C’est «une source d’angoisse» pour la cheffe du Parti vert, qui croit être la seule capable de gérer la crise climatique, mais elle se dit prête à travailler avec les autres partis.
Johanna Sabys
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Faire entrer des concurrents étrangers: la solution des conservateurs pour faire baisser les prix des télécoms

Publié le 8 sept. 2021
Faire entrer des concurrents étrangers: la solution des conservateurs pour faire baisser les prix des télécoms

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • Pour réduire les factures de téléphone et d’Internet au pays, le chef du Parti conservateur Erin O’Toole propose de modifier les règles afin de laisser entrer de nouveaux acteurs dans le marché canadien des télécommunications.
  • Actuellement, les entreprises étrangères n’ont pas le droit de contrôler des fournisseurs de télécoms canadiens ni de détenir, directement ou indirectement, plus de 46,7% de leurs actions.

Si les factures de téléphone et d’Internet sont aussi élevées au pays, c’est surtout à cause du «manque de compétitivité» des fournisseurs canadiens, affirme Erin O’Toole. 

Les conservateurs veulent «une plus grande concurrence» pour faire baisser les prix. 

  • S’ils sont élus, ils souhaiteraient permettre aux entreprises étrangères de télécommunications d’offrir leurs services au Canada; 
  • à condition toutefois que «le même traitement soit accordé aux entreprises canadiennes dans le pays d’origine de l’entreprise».

Le Parti conservateur s’engage aussi à

  • connecter tous les Canadiens à l’Internet haute vitesse d’ici 2025;
  • s’assurer que l’investissement dans la large bande rurale et la baisse des tarifs soient des critères nécessaires «pour remporter les enchères» lorsque le gouvernement vend des blocs du spectre d’ondes; et 
  • soutenir le développement des entreprises locales pour concurrencer les géants nationaux des télécommunications.
Johanna Sabys
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Les partis fédéraux font des promesses aux travailleurs – voici l’essentiel

Publié le 6 sept. 2021
Les partis fédéraux font des promesses aux travailleurs – voici l’essentiel

(Source: Parti libéral du Canada)

  • À 2 semaines du scrutin fédéral, les chefs des partis fédéraux ont profité de la fête du Travail pour s’adresser directement aux travailleurs. 
  • Les libéraux s’engagent à prolonger plusieurs mesures; les conservateurs promettent de doubler l’Allocation pour les travailleurs; le NPD garantit un salaire minimum de 20 $ l’heure; et le Bloc réclame une «réforme en profondeur» de l’assurance-emploi. 

Le chef du parti libéral Justin Trudeau s’est engagé à: 

  • prolonger le Programme d’embauche pour la relance économique (PEREC) jusqu’au 31 mars 2022 pour permettre aux entreprises d’embaucher;
  • continuer d’élargir l’Allocation canadienne pour les travailleurs pour soutenir 1 million de plus de travailleurs à faibles revenus; 
  • doubler le montant du programme pour la formation et l’innovation en milieu syndical; 
  • «remédier» à la pénurie de main-d’œuvre en facilitant l’immigration pour les travailleurs «talentueux»; et  
  • créer un crédit d’impôt qui permettrait aux ouvriers du bâtiment et de la construction de déduire jusqu’à 4000 $ de frais de déplacement quand ils voyagent pour le travail. 

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole promet: 

  • de doubler l’Allocation canadienne pour les travailleurs jusqu’à 2800 $, et 5000 $ pour les familles – pour ceux qui gagnent entre 12 000 et 28 000 $ par an, cela représenterait une hausse de 1 $ par heure, indique O’Toole; 
  • de verser ces sommes 4 fois par an, sous la forme d’un «dépôt direct trimestriel», plutôt qu’un «remboursement d’impôt annuel»; et 
  • de faire passer le supplément pour invalidité de 713 $ à 1500 $ par mois.

Le chef du NPD Jagmeet Singh garantit aux travailleurs sous réglementation fédérale: 

  • un salaire minimum de 20 $ l’heure; et 
  • 10 journées de congés maladie payés. 

Justin Trudeau s’est, lui aussi, engagé le mois dernier à leur offrir 10 jours payés de congés maladie dans les 100 premiers jours d’un nouveau mandat. 

  • Mais le chef libéral a eu 6 ans pour le faire, souligne Singh.
  • Selon le chef du NPD, depuis 18 mois, les libéraux auraient refusé d’implanter la mesure à 22 reprises.  

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet réclame: 

  • une «réforme en profondeur» de l’assurance-emploi, qui inclurait un accès «facilité» aux prestations pour les travailleurs autonomes;
  • de faire passer de 15 à 50 semaines les prestations d’assurance-emploi pour les personnes malades; 
  • un «soutien adéquat» pour les mères qui perdent leur emploi en fin de congé parental;
  • la fin du délai de carence et un abaissement des seuils de qualification pour les travailleurs saisonniers; et 
  • il demande une nouvelle fois de suspendre «rapidement» la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) – qui est, selon le Bloc, un «obstacle à un sain recours à la force de travail disponible» actuellement. 
Johanna Sabys
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Analyse POLITIQUE

Erin O’Toole va-t-il gagner par défaut?

Publié le 3 sept. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Erin O’Toole va-t-il gagner par défaut?

Erin O’Toole [source photo: site du Parti conservateur]

  • Erin O’Toole, un politicien élu par défaut à la tête du Parti conservateur, est la surprise de cette élection. En à peine trois semaines, il a déjoué tous les pronostics.
  • La personnalité du chef conservateur est tout à l’opposé de celle du chef libéral. Ce politicien qui se veut un «gars bien ordinaire» pourrait-il être le tombeur de Justin Trudeau?

L’histoire électorale nous rappelle que tout peut arriver.

Trudeau père a ainsi été défait en 1979 par un parfait inconnu – Joe Who ?, comme on avait surnommé par dérision Joe Clark.

  • À 39 ans, celui-ci ne faisait pas le poids face à Pierre Elliot Trudeau.
  • Mais les électeurs étaient prêts à rejeter un gouvernement miné par 11 ans de pouvoir.
  • Il avait été élu par défaut en quelque sorte.

Erin O’Toole espère profiter de circonstances semblables.

Les faits semblent lui donner raison. Pour l’instant.

Trudeau fils souhaitait en déclenchant cette élection réaliser l’exploit de 1974 de son père.

  • Au terme d’un mandat minoritaire, celui-ci avait décroché un mandat majoritaire fort.

Cet espoir s’est atténué dès les premiers jours de la campagne.

  • L’appel aux urnes en pleine crise sanitaire a été perçu comme servant les intérêts du parti avant ceux du pays.
  • Le regard porté sur le gouvernement Trudeau s’est fait dès lors plus critique.
  • En trois semaines, la confortable avance des libéraux s’est effondrée sous les ressentiments, des uns et des autres, accumulés au fil de la pandémie.

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Les sondages réalisés chaque semaine constatent tous la dégringolade libérale.

  • Certains mettent libéraux et conservateurs au coude à coude.
  • D’autres donnent une avance aux conservateurs, de 4 points de pourcentage dans le dernier sondage de Léger et de 5 points dans le dernier de Nanos.

Rien n’est gagné, mais l’élection d’un gouvernement O’Toole, tout au moins minoritaire, apparaît possible.

La personnalité d’Erin O’Toole s’est révélée jusqu’ici être un facteur positif.

Ce politicien plutôt terne a la qualité d’être le représentant type de cette classe moyenne que tous les partis courtisent et où se trouve la clé de la victoire.

Son image de bon père de famille contraste avec celle de jeune politicien moderne que cultivent Justin Trudeau et Jagmeet Singh. Elle est rassurante.

Rassurer est d’autant plus important que le parti qu’il dirige fait peur à plusieurs.

C’est son talon d’Achille.

Pour adoucir les angles,

  • il se distancie des politiques passées du gouvernement de Stephen Harper et même de celles votées au dernier congrès, comme sur les changements climatiques; et
  • il multiplie les garanties, comme sur l’avortement, pour assurer que l’aile droite de son parti est sous contrôle.

Les points marqués pendant cette première moitié de la campagne ont été obtenus relativement facilement.

Un peu comme Joe Clark en 1979, il lui a suffi de se montrer accueillant envers les électeurs désenchantés par Justin Trudeau.


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Le plus difficile reste à venir.

Désormais, tous les coups seront dirigés vers lui.

Dans le «Face à face» de TVA jeudi soir, ses adversaires se sont ligués pour démontrer que son discours progressiste n’est que poudre aux yeux.

Ce sera ainsi ces trois prochaines semaines.

Erin O’Toole ne se fait pas d’illusions.

Il sait qu’il lui faudra démontrer maintenant qu’il mérite la confiance des électeurs pour ses propres qualités et non pour les défauts de Justin Trudeau.

Trudeau ne le laissera pas être son tombeur aussi facilement.

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