Retraite

La moitié des 18-34 ans n’ont pas de plan financier

Publié le 24 nov. 2021
La moitié des 18-34 ans n’ont pas de plan financier

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage Som réalisé pour l’Institut québécois de la planification financière (IQPF), près de 40% des répondants n’ont pas de plan pour leur avenir financier. La proportion monte à 48% chez les moins de 35 ans. Au chapitre des connaissances, c’est pire: 68% des répondants estiment qu’ils n’ont pas les connaissances financières suffisantes pour bien planifier leurs finances.
  • Chantal Lamoureux, PDG de l’IQPF, a indiqué en entrevue à InfoBref que ces résultats s’expliquent par le «tabou que représente encore l’argent dans la société québécoise» et «le niveau de littératie financière qui n’est pas suffisamment élevé». 

«Heureusement, les choses changent», estime Chantal Lamoureux. Elle souligne 2 changements:

  • Le gouvernement fédéral a mis en place à l’automne une stratégie nationale pour la littératie financière. 
  • Depuis 2017, le cours d’éducation financière est obligatoire dans les écoles du Québec pour les élèves de secondaire 5. Ce cours était absent du cursus depuis 2009. 

La majorité des Québécois gèrent eux-mêmes leurs finances, selon le sondage de l’IQPF.  

  • 61% des Québécois n’ont jamais eu recours aux services d’un planificateur financier. 
  • «Beaucoup pensent que le planificateur ne fait que gérer des placements, mais ce n’est pas son seul rôle, explique Chantal Lamoureux. Il peut aider à planifier d’autres aspects, comme une succession, une stratégie de retraite, ou un retour aux études.»

L’IQPF a mis sur pied une série de formations, dont une gratuite, pour apprendre certaines bases des finances personnelles.

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Rendement record pour le fonds du Régime de pensions du Canada

Publié le 14 nov. 2021
  • L’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC), qui gère les fonds du régime de pension public du Canada, a réalisé un rendement de 3,8% pour le trimestre terminé le 30 septembre. 
  • Depuis 10 ans, l’OIRPC a fait un rendement annuel moyen de 11,6%. C’est le plus haut rendement qu’il ait obtenu sur une période de 10 ans depuis sa création, en 1999. 

L’OIRPC est le plus important investisseur institutionnel au Canada

  • Il gérait un actif de 542 milliards $à la fin du dernier trimestre.
  • Son actif a augmenté de 22 milliards $ en un seul trimestre.
  • Un peu plus de la moitié de son portefeuille était composé d’actions et le reste, d’obligations, de titres d’emprunt et d’actifs immobiliers.

Paradoxalement, le bon rendement du dernier trimestre a bénéficié de la faiblesse du dollar canadien.

  • L’OIRPC ne détient que 16% de ses actifs au Canada.
  • Il en a plus que 2 fois plus, 35%, aux États-Unis. 
  • La valeur de son actif en $ canadien augmente donc lorsque le $ américain se renforce par rapport à notre monnaie.

Pour comparaison, la Caisse de dépôt et placement de Québec gérait, au 30 juin dernier, 390 milliards $.

  • Son rendement net sur 10 ans était, à ce moment-là, de 8,8%.
  • 32% de ses actifs sont au Canada, et 35% aux États-Unis.
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Le marché de l’emploi est en crise: il faut agir, plaident les employeurs québécois

Publié le 13 nov. 2021
Le marché de l’emploi est en crise: il faut agir, plaident les employeurs québécois

(Source: Unsplash)

  • Le marché québécois de l’emploi perd plus de travailleurs qu’il n’en gagne, déplorent d’une même voix 6 organisations d’employeurs du Québec. 
  • Pour résoudre le problème de pénurie de main d’œuvre, le regroupement, dont font partie le Conseil du patronat du Québec et l’Union des municipalités du Québec, demande au gouvernement de reconnaitre «la crise» de la main-d’œuvre et propose d’adopter une série de solutions. 

La pénurie de main d’œuvre au Québec s’explique, selon les six organisations, principalement par:

  • le vieillissement de la population; et 
  • l’immigration insuffisante.  

Les employeurs proposent que le gouvernement adopte des mesures pour:

  • retenir les travailleurs âgés plus longtemps sur le marché du travail; 
  • encourager les femmes, les travailleurs expérimentés, les personnes LGBTQ+, les Premières Nations, les personnes handicapées et les personnes judiciarisées à entrer ou revenir vers le marché du travail;
  • simplifier le processus d’immigration;
  • aider les PME à former les nouveaux travailleurs; et
  • aider les entreprises à se doter d’équipements performants.

Le gouvernement doit présenter une mise à jour économique le 25 novembre prochain. 

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

La pandémie a retardé la retraite de beaucoup de Canadiens

Publié le 9 nov. 2021
La pandémie a retardé la retraite de beaucoup de Canadiens

(Source: Steve Buissinne / Pixabay)

  • L’an dernier, selon Statistique Canada, l’âge médian de la retraite au pays était de 64,6 ans, le plus élevé depuis 1986. 
  • Dans les deux dernières années, 477 000 travailleurs de 65 ans et plus se sont ajoutés au marché du travail, une augmentation de 7,5%. 

Aux États-Unis, c’est l’inverse qui s’est produit. Il y avait en août 3 millions de retraités de plus qu’avant la pandémie. 

  • Mais le taux de décès attribuables à la pandémie y est 3 fois plus élevé qu’au Canada.
  • Peut-être que beaucoup de travailleurs âgés ont préféré limiter leur exposition au virus en prenant leur retraite. 
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Les Québécois sont en meilleure position financière que les autres Canadiens

Publié le 18 oct. 2021
Les Québécois sont en meilleure position financière que les autres Canadiens

(Source: Unsplash)

  • Les Québécois s’en sortent mieux que les autres Canadiens en ce qui concerne la gestion des dettes et l’achat de biens, selon l’Indice d’accessibilité financière de BDO, qui s’appuie sur les résultats d’un sondage mené par la firme Angus Reid. 
  • Si le Québec se démarque, c’est principalement en raison du faible coût du logement dans la province et du confinement précoce instauré par le gouvernement québécois qui a limité l’impact de la pandémie, a expliqué à InfoBref Ronald Gagnon, premier vice-président de BDO Solutions à l’endettement.

Comment le Québec se démarque

Dépenses courantes:

  • 85% des Québécois affirment qu’ils peuvent confortablement mettre de la nourriture sur la table de leur famille.
  • C’est le taux le plus élevé au pays. La moyenne canadienne est de 77%. 

Logement:

  • 26% des Québécois disent que le coût du logement est un défi. 
  • C’est le taux le plus bas au pays. La moyenne canadienne est de 45%.
  • 31% des Québécois qui souhaitent devenir propriétaire n’ont pas été en mesure d’épargner une mise de fonds, comparativement à 50% des Canadiens dans leur ensemble. 

L’écart entre les épargnants et les endettés s’est creusé pendant la pandémie, dans l’ensemble du Canada comme au Québec. 

«Il y a 2 Canada, dit Ronald Gagnon à InfoBref: celui des Canadiens qui épargnent davantage, et celui des Canadiens qui augmentent leurs dettes.»

  • Selon l’étude de BDO, 28% des Canadiens épargnent davantage depuis le début de la pandémie, principalement parce qu’ils ont réduit leurs dépenses non essentielles en voyages, repas et appareils électroniques.
  • À l’inverse, 43% des Canadiens se sont endetté davantage à cause de la pandémie. C’est encore plus que les 39% qui avaient fait cette réponse l’an dernier.

­Consultez la section AFFAIRES, argent et carrière d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et, chaque samedi, la chronique Conseils pour vos finances. Pour les recevoir par courriel, abonnez-vous gratuitement à nos infolettres quotidiennes ici ou en cliquant dans INFOLETTRES en haut à droite.

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Les conventions collectives: un obstacle au travail des plus de 60 ans, selon une étude

Publié le 6 oct. 2021
Les conventions collectives: un obstacle au travail des plus de 60 ans, selon une étude

[Source: Unsplash]

  • Le Québec pourrait régler une bonne partie du problème de pénurie de main-d’œuvre simplement en adaptant les conventions collectives aux réalités des travailleurs âgés de plus de 60 ans, selon une étude de HEC Montréal.
  • Ceci permettrait de pourvoir la moitié des postes vacants de la province, croit Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité affilié aux HEC Montréal, qui a dirigé l’étude. 

Le taux d’emploi des 60+ au Québec est inférieur à celui de l’Ontario, selon le rapport d’étude Vieillissement démographique: solutions pour un Québec mal préparé

  • En 2019, 48% des Québécois âgés de 60 à 64 ans ont occupé un emploi, comparativement à 55% des Ontariens du même groupe d’âge. 
  • Chez les 65 à 69 ans, le taux d’emploi était de 22% au Québec et de presque 28% en Ontario.

Si le taux d’emploi des 60+ au Québec rejoignait celui de l’Ontario, 69 500 Québécois pourraient s’ajouter au marché du travail, ce qui représenterait la moitié des postes vacants de la province. 

Les conventions collectives doivent s’adapter aux 60+, concluent les auteurs de l’étude: cette adaptation permettrait de retenir sur le marché du travail les travailleurs plus âgés. 

44% des travailleurs 60+ nés au Québec sont couverts par une convention collective.

Mais les conventions collectives actuelles ne les encouragent pas assez à travailler au-delà de l’âge de la retraite, notent les auteurs de l’étude.

  • En effet, ces conventions donnent aux travailleurs des avantages de retraite importants et l’opportunité de se retirer plus tôt du marché de l’emploi.

Pour encourager les travailleurs âgés à travailler plus longtemps, des clauses pourraient être ajoutées aux conventions collectives pour accorder aux 60+:

  • des journées de vacances payées; 
  • des semaines de travail réduites; et
  • la possibilité pour 2 employés 60+ de partager le temps de travail d’un seul poste.
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Presque un Canadien sur 4 a changé ses projets de retraite à cause de la pandémie

Publié le 3 oct. 2021
Presque un Canadien sur 4 a changé ses projets de retraite à cause de la pandémie

(Source: Steve Buissinne / Pixabay)

  • Selon un sondage Ipsos pour l’Institut canadien des actuaires, 23% des Canadiens qui ne sont pas retraités disent que la pandémie aura un impact sur le moment où ils prendront leur retraite – ou le moment où leur conjoint(e) prendra sa retraite.
  • Parmi les répondants qui prévoient de modifier la date de leur retraite à cause de la Covid-19, 85% prévoient de travailler plus longtemps que prévu.

La grande majorité de ceux qui prévoient de repousser la date de leur retraite, ou dont le conjoint prévoit de repousser la date de sa retraite, le feront parce qu’ils ont besoin d’argent.

  • Une petite minorité le fera plutôt parce qu’au moins un des 2 conjoints peut travailler à la maison et ainsi éviter les risques que les déplacements professionnels (y compris pour se rendre au travail) présentent pour la santé et la sécurité.

Parmi les répondants qui prévoient de modifier la date de leur retraite, 15% disent qu’ils prendront au contraire leur retraite plus tôt, et non plus tard. 

2 raisons, en proportion presque égales, motivent la volonté des répondants qui veulent devancer leur retraite:

  • une mise à pied survenue pendant la pandémie; et
  • le souhait d’éviter des risques de santé associés à un retour au travail.
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Le Régime de pensions du Canada investit un milliard $ dans Flipkart, le Amazon indien

Publié le 12 juil 2021
  • Flipkart, une entreprise de commerce électronique qui concurrence directement Amazon en Inde, a réalisé une ronde de financement de 3,6 milliards $US qui porte sa valorisation à 38 milliards $US. 
  • L’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) y participe à hauteur de 800 millions $US. L’Office voit en Flipkart «une importante source de croissance mondiale au cours des prochaines décennies».

L’OIRPC – aussi connu sous le nom d’Investissements RPC – est le plus grand investisseur institutionnel au Canada.

  • Il gère les cotisations du Régime de pensions du Canada.

Dans cette ronde de financement, l’OIRPC s’associe à d’autres grands investisseurs internationaux, dont:

  • Walmart, actionnaire principal de Flipkart et concurrent direct d’Amazon en Amérique du Nord; 
  • GIC, le fonds du gouvernement de Singapour; et 
  • SoftBank, une grande société technologique japonaise.

Ce financement serait l’un des plus importants à ce jour pour une startup indienne.

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Les Canadiens sont beaucoup moins optimistes qu’avant face à leur retraite

Publié le 28 oct. 2020
  • Les travailleurs actuels espèrent prendre leur retraite à un âge variant entre 60 et 65 ans, alors que l’objectif des gens déjà retraités était plus tôt, entre 55 et 60 ans.
  • Comparativement à leurs aînés, les travailleurs actuels pensent avoir besoin de deux fois plus d’épargne, soit 878 000 $, pour vivre une retraite confortable, révèle l’édition 2020 (PDF) d’une étude annuelle de la firme de placements Mackenzie.