Élections fédérales

L’essentiel des nouvelles concernant les prochaines élections fédérales canadiennes: dates, candidats, programmes, déroulement de la campagne, et résultats lorsqu’ils seront disponibles

Les députés fédéraux ne veulent pas d’élections avant la fin de la pandémie

Publié le 25 mai 2021
  • La Chambre des communes a adopté hier, par 327 voix contre 1, une motion du Bloc québécois qui demande au gouvernement Trudeau de ne pas tenir d’élections en temps de pandémie. Seul le député indépendant Derek Sloan, expulsé du Parti conservateur en janvier, a voté contre.
  • Selon le Bloc québécois, il serait «irresponsable» d’organiser des élections alors que le pays commence tout juste à se déconfiner. 

La campagne des élections fédérales commencera-t-elle à la mi-août?

Publié le 16 mai 2021
La campagne des élections fédérales commencera-t-elle à la mi-août?

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet (Source: Twitter)

  • C’est le moment envisagé par le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet pour que le gouvernement Trudeau déclenche les élections fédérales sans empiéter sur les élections municipales de novembre au Québec. Selon Yves-François Blanchet, si la pandémie est maitrisée d’ici là, une fenêtre s’ouvrirait pour un début de campagne officielle le 16 août, qui mènerait à un vote aux élections fédérales «à peu près trois jours après le début de la campagne électorale municipale». 
  • La semaine dernière, le Bloc a déposé une motion pour demander au gouvernement Trudeau de ne pas lancer des élections en temps de pandémie.

Le projet de loi électorale fédérale sera soumis au bâillon

Publié le 10 mai 2021
Le projet de loi électorale fédérale sera soumis au bâillon

Le ministre des Affaires intergouvernementales Dominic LeBlanc (Source: CPAC)

  • Le gouvernement Trudeau a fait adopter, grâce au vote du NPD, une motion pour limiter les débats sur le projet de loi qui vise à encadrer une éventuelle élection fédérale en temps de pandémie.
  • Le Parti conservateur et le Bloc québécois s’y sont opposés. Les deux partis ont dénoncé la volonté du gouvernement de limiter les débats parlementaires sur un projet de loi qui doit réformer le fonctionnement du système démocratique.

Le ministre des Affaires intergouvernementales Dominic LeBlanc a déposé une motion d’attribution de temps pour faire adopter le projet de loi C-19, en soulignant que l’obstruction des partis d’opposition avait assez duré.

  • La motion a été adoptée cet après-midi à 176 voix contre 155. 

Le projet de loi C-19 prévoit:

  • deux jours supplémentaires de vote en personne pour assurer le respect des distances sanitaires dans les bureaux de vote;
  • la possibilité de s’inscrire en ligne pour voter par la poste; et
  • des boîtes de dépôt sécurisées pour que les bulletins soient retournés à temps.

Pour le chef conservateur de l’opposition officielle Gérard Deltell, «limiter le temps de parole parlementaire pour un projet de loi sur la démocratie électorale est une contradiction absolue».

Selon le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet, la motion qui a été adoptée confirme la volonté électorale du gouvernement Trudeau.

  • «S’il n’y avait pas de pandémie, j’aurais hâte d’aller en élection», a avoué Yves-François Blanchet.
  • Mais selon lui la population ne veut pas d’élections en pleine pandémie.  
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Il n’y aura pas d’élections fédérales ce printemps

Publié le 19 avr. 2021
Il n’y aura pas d’élections fédérales ce printemps

Le chef du NPD Jagmeet Singh (Source: NPD)

  • Le chef du NPD Jagmeet Singh a indiqué hier qu’il ne fera «pas tomber le gouvernement» lors du vote du budget. Le soutien de son parti est suffisant pour assurer la survie du gouvernement libéral minoritaire.
  • Jagmeet Singh assure une nouvelle fois qu’il ne fera rien pour provoquer une campagne électorale en pleine pandémie. Le chef néo-démocrate a toutefois promis de «mettre la pression sur Justin Trudeau pour qu’il livre la marchandise». Il regrette que le budget fédéral ne prévoit pas de taxer les «ultrariches», ni d’instaurer un programme de médicaments universel.  

Quand seront les prochaines élections fédérales au Canada?

Publié le 10 mars 2021
Quand seront les prochaines élections fédérales au Canada?

Justin Trudeau (Source: YouTube)

  • Les prochaines élections pourraient avoir lieu dès cet automne. 
  • Depuis le printemps dernier, Justin Trudeau n’exclut pas de déclencher des élections pour éviter les obstructions parlementaires qui bloquent les actions de son gouvernement minoritaire. Tous les partis fédéraux préféraient toutefois attendre la fin de la pandémie. 

D’après la Loi électorale du Canada, le prochain scrutin fédéral doit normalement avoir lieu le 16 octobre 2023. 

Mais de nombreux signes semblent confirmer la tenue d’élections anticipées:

  • En mai, le Bloc québécois a fait adopter une motion pour demander au gouvernement Trudeau de ne pas lancer des élections en temps de pandémie.
  • Début juin, la Chambre des communes a adopté à l’unanimité une motion pour permettre aux députés qui ne se présenteront pas aux prochaines élections fédérales de prononcer un «discours d’adieu» le 15 juin.

En effet, des élections pourraient être déclenchées:

  • si les partis d’opposition refusent de voter en faveur d’une loi qui engage la confiance du gouvernement, comme le budget; ou
  • si le premier ministre décide d’ordonner un vote de confiance sur n’importe quelle autre loi. L’automne dernier, un vote de confiance a eu lieu sur une motion du Parti conservateur qui réclamait un comité parlementaire sur l’affaire Unis.

Justin Trudeau avait admis qu’il pourrait ordonner un tel vote avant l’été:

  • si les autres partis refusent d’appuyer des projets de loi «qui vont aider les gens»;
  • si le gouvernement était limité dans ses actions à cause de «jeux» – comme celui que, selon le premier ministre, le Parti conservateur a par exemple mené sur le projet de loi de l’aide médicale à mourir.

De leur côté, les partis d’opposition sont opposés au déclenchement d’élections avant la fin de la pandémie.

  • Pour le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet, organiser des élections en temps de pandémie serait «irresponsable». Yves-François Blanchet estime que, pour ne pas empiéter sur les élections municipales de novembre au Québec, Ottawa pourrait déclencher des élections à la mi-août.
  • Le chef du NPD Jagmeet Singh a toujours affirmé qu’il serait prêt à appuyer le gouvernement libéral sur des votes de confiance pour les éviter, comme ce fut le cas l’automne dernier ou au printemps sur le vote du budget. 
  • Le chef conservateur Erin O’Toole ne souhaite pas, lui non plus, défaire le gouvernement Trudeau avant la fin de la crise sanitaire. 
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Analyse POLITIQUE

Pourquoi il y aura des élections fédérales cette année

Publié le 2 janv. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Pourquoi il y aura des élections fédérales cette année
  • La pandémie de la Covid-19 a pesé lourd sur les dirigeants politiques. Pour Justin Trudeau, ce fut le moment d’une épiphanie où il s’est révélé un politicien transformé.
  • Le pire de la crise sanitaire étant passé, il a aujourd’hui les cartes en main pour espérer obtenir un mandat majoritaire lors d’élections qu’il souhaite tenir le plus tôt possible.

Justin Trudeau a changé.

Durant ces difficiles mois passés à gérer la crise de la pandémie, on a vu un personnage différent émerger.

Le jeune premier ministre qui depuis 2015 collectionnait erreurs et maladresses est apparu peu à peu transformé, plus sûr de lui, plus conscient de ses responsabilités. Plus stratège aussi.

Les Canadiens ont découvert ce nouveau personnage lors de ses points de presse quotidiens sur la pandémie.

  • Devant la gravité de la situation, il manifestait la compréhension attendue et posait les gestes de soutien souhaités.
  • Il incarnait l’État qui sous sa gouverne allait jouer son rôle de protecteur des victimes de la pandémie.

L’automne dernier, ses adversaires politiques ont eu la surprise de voir que le Justin Trudeau vulnérable et toujours sur la défensive depuis l’élection d’octobre 2019… n’existait plus.

Maintenant, c’est lui qui les défiait.

Minoritaire, son gouvernement allait désormais gouverner comme s’il était majoritaire. Finie, la recherche de compromis avec l’opposition: il la laissait sans autre choix que de le défaire.

Ce renversement des rôles créait une nouvelle dynamique.

L’opposition ne pouvant plus le menacer, son gouvernement put se consacrer à préparer la sortie de crise.

Aujourd’hui, il a en main les meilleures cartes du jeu électoral.

  • La campagne de vaccination contre la Covid-19 qui, selon l’opposition, allait être un échec, est en marche. Le Canada est en avance sur la plupart des pays.
  • Un programme de relance économique d’une ampleur inégalée est à venir. De 70 à 100 milliards $ viendront s’ajouter aux quelque 400 milliards qui ont été consacrés aux mesures de soutien financier depuis le début de la pandémie.
  • Un plan environnemental de réduction des GES annoncé début décembre lui permet de se prétendre le leader de la lutte aux changements climatiques.

> Découvrez les autres analyses politiques de Bernard Descôteaux, ancien directeur du Devoir, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin

Les astres ne peuvent lui être plus favorables.

Les Canadiens ont très largement appuyé sa gestion de la crise.

Ses adversaires le reconnaissent d’ailleurs implicitement: ils sont incapables de dire ce qu’ils auraient fait différemment.

Partisans d’une fiscalité responsable, les conservateurs sont obligés d’avaler cette couleuvre que représente le déficit de près des 400 milliards $ pour l’année en cours. Leur nouveau chef, Erin O’Toole, est pour sa part toujours en manque de notoriété.

Un mandat majoritaire est aujourd’hui à portée de main pour le gouvernement de Justin Trudeau.

Le scénario qui le conduira à l’élection qu’il souhaite est le même que d’autres premiers ministres minoritaires ont suivi par le passé.

Le budget que présentera ce printemps la ministre des Finances, Chrystia Freeland, contiendra une pilule empoisonnée qui mettra les partis d’opposition devant un choix cornélien:

  • soit ils avalent cette pilule et se lient dès lors aux politiques libérales;
  • soit ils font tomber le gouvernement.

Celui-ci n’aura alors duré que 18 mois. Dix-huit mois, c’est le temps que durent les gouvernements minoritaires au Canada.

Pour recevoir l’analyse politique de Bernard Descôteaux chaque samedi dans votre courriel: abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus