Élections fédérales

L’essentiel des nouvelles concernant les prochaines élections fédérales canadiennes qui se tiendront le lundi 20 septembre 2021: candidats, programmes, déroulement de la campagne, et résultats lorsqu’ils seront disponibles

Le scrutin fédéral s’étire dans quelques circonscriptions

Publié le 21 sept. 2021
Le scrutin fédéral s’étire dans quelques circonscriptions

(Source: Unsplash)

  • Le dépouillement des bulletins de vote spéciaux a commencé seulement mardi et pourrait prendre plusieurs jours à certains endroits. 
  • Au Québec, la course était particulièrement serrée à Trois-Rivières et dans Brome-Missisquoi. Dans ces 2 circonscriptions, les députées sortantes, respectivement la bloquiste Louise Charbonneau et la libérale Lyne Bessette, ont choisi de ne pas se représenter.

Avant le comptage des bulletins postaux

  • À Trois-Rivières, le bloquiste René Villemure n’a qu’une trentaine de voix d’avance sur le conservateur Yves Lévesque, ancien maire de Trois-Rivières.  
  • Dans Brome-Missisquoi, la bloquiste Marilou Alarie devance la libérale Pascale St-Onge de moins de 200 voix.

Selon les règles d’Élections Canada

  • Un dépouillement judiciaire est obligatoire si l’écart entre les votes du vainqueur et d’un autre candidat est inférieur à 1/1000 e des votes valides. 
  • Les candidats peuvent aussi demander le recomptage des bulletins par un juge lorsque ce seuil n’est pas atteint.
Johanna Sabys
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Comment la réélection des libéraux pourrait affecter votre portefeuille

Publié le 21 sept. 2021
Comment la réélection des libéraux pourrait affecter votre portefeuille

[Source: Unsplash]

  • Le maintien au pouvoir du Parti libéral du Canada aura des conséquences sur les finances des Canadiens. Certains risquent d’être plus concernés que d’autres. 
  • Ce pourrait être votre cas si vous souhaitez acheter une maison, si vous avez des enfants, si vous êtes une personne âgée, si votre revenu est élevé ou si vous détenez des actions de grandes banques canadiennes. 

Le parti libéral a obtenu un mandat minoritaire.

  • Par conséquent, il devra négocier avec les autres partis pour mettre en œuvre certaines des promesses faites au cours de la campagne électorale.

Voici quelques-unes des promesses libérales, que l’on regarde d’un autre œil maintenant que l’élection est passée.

En immobilier, le parti de Justin Trudeau veut donner un coup de pouce aux premiers acheteurs. Il s’est engagé à: 

  • créer un nouveau compte d’épargne pour l’achat d’une propriété, qui permettrait aux moins de 40 ans d’accumuler à l’abri de l’impôt jusqu’à 40 000$ pour une mise de fonds;
  • réduire de 25% la prime imposée par la Société canadienne d’hypothèque et de logement pour l’assurance hypothécaire; et
  • doubler le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation (CIAPH), qui passerait de 5 000$ à 10 000$.

Les libéraux veulent aussi augmenter l’offre de logements disponibles. Ils ont promis:

  • de construire, maintenir ou rénover 1,4 million de logements au pays; et
  • d’instaurer un nouveau crédit d’impôt de 15% pour les ménages qui rénovent leur propriété afin de loger un membre de leur famille. 

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Les parents de jeunes enfants pourraient bénéficier de la promesse du parti libéral de créer un programme national de garderies à 10 $.

  • Le Québec, qui a déjà son propre programme de garderie subventionnée, recevrait en contrepartie 6 milliards $ sur cinq ans pour l’ajout de nouvelles places. 

Les personnes âgées à faibles revenus pourraient bénéficier d’une augmentation du Supplément de revenu garanti de:

  • 500 $ de plus pour les personnes seules; et
  • 750 $ de plus pour les couples.

Les grandes banques canadiennes et les compagnies d’assurance dont les profits sont supérieurs à 1 milliard $ sont la cible du gouvernement libéral, qui veut taxer davantage leurs profits.

  • Le parti a promis de temporairement faire passer de 15% à 18% leur taux d’imposition.
  • Il veut aussi leur imposer un «dividende de relance».
  • Ces deux mesures pourraient, selon le parti libéral, renflouer les coffres de l’État de 2,5 milliards $ en 4 ans.
  • Mais elle pourrait aussi pousser les institutions financières du pays à revoir à la baisse les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires, ce qui influencerait sans doute le cours de leurs actions. 

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Les Canadiens qui gagnent un revenu élevé pourraient être assujettis à un impôt minimum de 15%.

  • Selon la plateforme libérale, cet impôt éliminerait la «capacité des hauts salariés à ne pas payer d’impôt de façon artificielle par un recours excessif aux déductions et aux crédits».
Félix Côté
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Les libéraux restent au pouvoir, mais sont toujours minoritaires. Et maintenant?

Publié le 21 sept. 2021
Les libéraux restent au pouvoir, mais sont toujours minoritaires. Et maintenant?

François Legault et Justin Trudeau (Source: Émilie Nadeau / Twitter)

  • Justin Trudeau pense désormais avoir «un mandat clair» pour sortir de la pandémie. Le chef conservateur Erin O’Toole n’est pas du même avis. Mais le Bloc et le NPD disent qu’ils sont prêts à collaborer dans l’intérêt des Québécois. 
  • Au Québec, François Legault ne «regrette pas» d’avoir, dit-il, «défendu les intérêts de la nation québécoise» en soutenant les conservateurs. Le premier ministre affirme toutefois qu’il est «capable» de travailler avec Trudeau. 

Les résultats des élections fédérales sont encore incomplets, à cause du million de bulletins envoyés par la poste, mais on sait que le Parti libéral reste au pouvoir pour un 3e mandat. 

Même sans majorité, Trudeau estime qu’il a reçu le «mandat clair» dont il avait besoin pour sortir de la pandémie. 

  • Le premier ministre dit toutefois qu’il a «entendu» ceux qui ne voulaient pas d’élections. 

O’Toole croit que le parti conservateur prendra le pouvoir «s’il continue de grandir».

  • Le chef conservateur reproche toujours à Trudeau d’avoir déclenché les «élections les plus chères de l’histoire» (612 millions $): selon O’Toole, le premier ministre pourrait même en déclencher d’autres dans les 18 prochains mois. 

Blanchet affirme qu’il coopérera pour faire fonctionner le Parlement.

  • Le chef du Bloc québécois dit que son parti soutiendra en Chambre tout «ce qui bon pour le Québec» et que, en revanche, ce qui ne l’est pas «verra le Bloc se dresser sur son chemin».

Singh assure que le NPD sera là pour le Québec. 

  • «Peu importe le nombre de députés [québécois]» dans son caucus, Jagmeet Singh assure que le NPD «va continuer de se battre» pour les Québécois. 

Legault est «le grand perdant» des élections, selon les partis d’opposition à Québec. 

  • La cheffe du Parti libéral Dominique Anglade croit que François Legault a «parié gros» en prenant position pendant la campagne fédérale, et «qu’il a perdu» et «entraîné tous les Québécois dans sa défaite». 
  • Le chef parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois croit qu’il s’agit d’un «retour à la réalité» pour le premier ministre qui «s’est mis les pieds dans les plats» – puisqu’il n’y a pas eu «d’effet Legault», dit Nadeau-Dubois. 
  • Le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon croit aussi que «c’est un échec pour François Legault et la CAQ», et que le premier ministre ne «sera plus en mesure de négocier» avec Ottawa.
Johanna Sabys
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Les libéraux de Justin Trudeau conservent le pouvoir à Ottawa

Publié le 20 sept. 2021
Les libéraux de Justin Trudeau conservent le pouvoir à Ottawa

Justin Trudeau (Source: Twitter)

  • Les Canadiens ont réélu les libéraux. Justin Trudeau va demeurer premier ministre.
  • Mais le Parti libéral n’aura pas les 170 sièges requis pour obtenir une majorité en Chambre: le gouvernement restera donc minoritaire, et la composition du Parlement va rester très semblable à ce qu’elle était avant l’élection.

Le Parti libéral a actuellement 159 candidats élus ou en tête dans leur circonscription.

Tous les ministres sortants sont réélus ou en voie de se faire réélire, sauf 2: Bernadette Jordan, ministre des Pêches et Maryam Monsef, ministre du Développement économique rural.

Le discours de Trudeau, tard dans la nuit de lundi à mardi:

  • «Vous avez donné aux parlementaires un mandat clair pour qu’on en finisse une fois pour toutes avec cette pandémie.»
  • «Je vous ai entendus, ça ne vous tente plus qu’on parle de politique ou d’élections, vous voulez qu’on se concentre sur le travail qu’on doit faire pour vous.»

Que va-t-il se passer?

Le premier ministre Justin Trudeau peut tenter d’obtenir:

  • la confiance de la Chambre des communes; ou
  • l’appui d’autres partis.

Un gouvernement de coalition pourrait théoriquement être formé si le NPD ou le Parti vert se joignait aux libéraux.  

  • Le Bloc a déjà indiqué qu’il refuserait de se joindre à un gouvernement de coalition.

Les libéraux pourraient aussi chercher une coalition parlementaire, c’est à dire une entente avec un autre parti qui s’engagerait à appuyer le gouvernement sans pour autant y siéger.

  • Le NPD aurait suffisamment de sièges pour assurer une majorité stable à une telle coalition.

Mais le scénario le plus probable est que le Parti libéral va compter, comme c’était le cas depuis 2019, sur l’appui ponctuel d’autres partis pour certains votes, sans pour autant former une coalition stable.

Johanna Sabys
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Résultats des élections fédérales 2021 – voici l’essentiel

Publié le 20 sept. 2021
Résultats des élections fédérales 2021 – voici l’essentiel

[photo: Element5 Digital | Pexels]

  • Les libéraux formeront un nouveau gouvernement minoritaire. Ils sont en avance dans plus de 150 circonscriptions.
  • Le Parti conservateur devance toutefois le Parti libéral avec 34 % des voix contre 32 %. Et le dépouillement des 1 million de bulletins envoyés par la poste commence aujourd’hui.

Les résultats connus accordent:

  • 34 % au Parti conservateur.  
  • 32,2 % au Parti libéral.
  • 17,7 % au NPD.  
  • 7,7 % au Bloc québécois.
  • 5,1 % au Parti populaire.
  • 2,3 % au Parti vert.

Nombre d’élus par parti:

  • Le Parti libéral aurait 159 députés (contre 155 avant la dissolution du Parlement le 15 août).
  • Le Parti conservateur, 119 (soit exactement le même nombre qu’avant ces élections).
  • Le Bloc québécois, 33 (contre 32).
  • Le NPD, 25 (contre 24).
  • Le Parti vert, 2 (même nombre qu’avant).
  • Le Parti populaire n’aurait aucun siège (comme avant).

Avant la dissolution du Parlement, 5 députés étaient indépendants et 1 siège était vacant.

Le taux de participation est d’environ 59%.


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Chefs de parti:

  • Yves-François Blanchet, Erin O’Toole, Jagmeet Singh et Justin Trudeau sont réélus.
  • Maxime Bernier et Annamie Paul n’ont pas réussi à se faire élire.

Les votes par correspondance ne seront dépouillés qu’aujourd’hui:

  • 1,26 million d’électeurs ont demandé à voter par bulletin spécial; et
  • 1 million d’électeurs les ont renvoyés avant la clôture des bureaux de vote.

Dans certaines circonscriptions, le dépouillement des bulletins spéciaux pourrait se terminer mercredi ou jeudi.

Patrick Pierra
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Analyse POLITIQUE

Les électeurs ne craignent plus les gouvernements minoritaires

Publié le 17 sept. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Les électeurs ne craignent plus les gouvernements minoritaires

[Photo de Florian Schmetz | Unsplash]

  • Le résultat attendu de l’élection de lundi est un gouvernement minoritaire. À nouveau! Ce serait la cinquième fois en moins de 20 ans que les électeurs feraient un tel choix.
  • Une tendance semble se dégager. Loin d’être un accident de parcours, l’élection de gouvernements minoritaires devient la norme plutôt que l’exception.

Tous les résultats de sondages font la même constatation.

En raison de la division du vote, il est improbable qu’un gouvernement majoritaire puisse sortir des urnes lundi.

  • Libéraux et conservateurs sont au coude à coude, avec des intentions de vote de l’ordre de 32 ou 33% environ pour chacun.
  • Les élections passées montrent qu’un parti doit s’approcher ou franchir la barre des 40% d’appui pour obtenir les 170 sièges qui assurent une majorité.

À deux jours du scrutin, rien n’annonce cela.

  • Le Parti libéral est celui qui a le plus de chances de former le prochain gouvernement grâce à ses appuis au Québec et en Ontario. À la dissolution, il détenait 155 sièges.
  • Le Parti conservateur est pour sa part handicapé par la trop grande concentration de ses appuis dans l’Ouest. À la dissolution, il détenait 119 sièges.

Qu’un autre gouvernement minoritaire soit élu n’aura rien d’étonnant.


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Le paysage politique s’est peu à peu transformé ces dernières décennies à la faveur du fractionnement des courants idéologiques.

À cette élection-ci comme à la précédente, 6 partis s’affrontent alors que notre système électoral, uninominal à un tour, est conçu pour le bipartisme.

La même recette risque de produire le même résultat.

Depuis l’élection de 2004, ce fut le cas 4 fois sur 6:

  • 4 gouvernements minoritaires et seulement 2 majoritaires ont été élus.

Les tiers partis font obstacle à la progression des deux grands partis historiques qui se partagent en alternance le pouvoir.

  • Le NPD et le Bloc québécois sont les empêcheurs de danser en rond du Parti libéral.
  • Le Parti conservateur doit aussi se méfier du Bloc et du Parti populaire de Maxime Bernier, qui est en montée.

L’équilibre des forces politiques qui s’est instauré ces dernières années devrait se maintenir, sauf revirements toujours possibles.

  • Ainsi, en 1993, l’effondrement du Parti conservateur, qui ne garda que 2 députés, changea la donne.
  • Il s’en est suivi 3 gouvernements libéraux majoritaires successifs.

L’élection à répétition de gouvernements minoritaires est indicatrice de l’évolution du comportement des électeurs:

  • Ils ne craignent pas l’instabilité politique inhérente aux gouvernements minoritaires.

Les partis sont obligés en situation minoritaire de pratiquer une forme de cohabitation qui favorise les compromis.

Il y a là une police d’assurance contre les excès auxquels peuvent conduire les gouvernements majoritaires.

  • Par exemple, en 2008, tout juste élu à la tête d’un gouvernement minoritaire, Stephen Harper avait dû plier devant l’opposition qui exigeait l’adoption de mesures de relance à l’aube d’une profonde récession économique.

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En pleine crise sanitaire de la Covid-19, Justin Trudeau a su éviter de confronter les partis d’opposition.

Avec leur concours, il a mis en place des mesures de soutien qui ont fait consensus.

Pas étonnant que l’opinion publique ait mal réagi lorsqu’il a prétendu le 16 août dernier devoir aller en élection pour mettre au pas une opposition qui l’empêchait de gouverner.

Les électeurs avaient plutôt apprécié voir, pour une fois, les élus faire de la politique autrement.

L’élection prévisible lundi d’un autre gouvernement minoritaire sera un signe que les élus devront savoir décoder.

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Élections fédérales: que proposent les partis pour soutenir les PME?

Publié le 16 sept. 2021
Élections fédérales: que proposent les partis pour soutenir les PME?

(Source: Twitter)

  • En vue de l’élection fédérale du 20 septembre, les programmes de tous les partis politiques proposent des mesures dont certaines affecteront directement les PME. 
  • Pour aider les entrepreneurs à faire leur choix pour l’élection, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a répertorié, pour chaque parti, les mesures qu’elle juge les plus positives ou au contraire les plus préoccupantes pour les PME. 

Parti Libéral 

  • Positif, selon la FCEI: prolonger le Programme d’embauche pour la relance économique (PEREC) du Canada jusqu’en mars 2022.
  • Préoccupant, selon la FCEI: absence de plan pour élargir la subvention salariale et l’aide au loyer aux entreprises hors du secteur du tourisme; pas non plus de plan pour soutenir les nouvelles entreprises.

Parti conservateur

  • Positif: accorder des prêts allant jusqu’à 200 000 $, dont une partie allant jusqu’à 25% pourra être transformée en subvention.
  • Préoccupant: faire payer des contributions équivalentes aux cotisations à l’assurance emploi aux entreprises de l’économie à la demande, comme Uber, et aux entrepreneurs indépendants / travailleurs autonomes.

NPD

  • Positif: maintenir la subvention salariale (SSUC) et la subvention pour le loyer (SUCL) jusqu’à ce que les entreprises soient en mesure de rouvrir complètement leurs portes.
  • Préoccupant: augmenter de 50% à 75% la part taxable des gains en capital.

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Bloc québécois

  • Positif: accorder des délais supplémentaires pour rembourser les prêts contractés durant la pandémie.
  • Préoccupant: absence de plan pour prolonger les programmes d’aide actuels, même pour les secteurs les plus durement touchés.

Parti vert 

  • Positif: prolonger les subventions pour salaires et loyers jusqu’à ce que les restrictions liées à la pandémie soient entièrement levées.
  • Préoccupant: accélérer l’augmentation de la taxe sur le carbone en l’augmentant annuellement de 25 $ la tonne jusqu’en 2030.

Parti populaire du Canada

  • Positif: éliminer le déficit avant la fin d’un premier mandat en comprimant les dépenses.
  • Préoccupant: supprimer progressivement tous les programmes de dépenses liés à la Covid-19, dont la subvention salariale et l’aide au loyer.
Félix Côté
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O’Toole promet de renégocier avec Legault sur les garderies

Publié le 14 sept. 2021
O’Toole promet de renégocier avec Legault sur les garderies

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • S’il est porté au pouvoir la semaine prochaine, le chef du Parti conservateur Erin O’Toole se dit maintenant prêt à renégocier une entente avec le gouvernement Legault pour financer les garderies. 
  • Dans une lettre, le chef conservateur a promis à François Legault de conclure avec lui une nouvelle entente dans les 100 premiers jours de son mandat, mais il ne donne aucun détail ni aucun chiffre. 

Dans leur cadre financier, les conservateurs prévoient d’annuler l’entente conclue entre les gouvernements Trudeau et Legault, et de n’accorder au Québec que 660 millions $ pour l’année en cours – à la place des 6 milliards $ sur 5 ans des libéraux.

Johanna Sabys
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Les chefs fédéraux condamnent les manifestations anti-vaccin près des hôpitaux

Publié le 13 sept. 2021
Les chefs fédéraux condamnent les manifestations anti-vaccin près des hôpitaux

Le premier ministre sortant Justin Trudeau et des travailleuses de la santé à Vancouver (Source: Twitter)

  • Un nouveau gouvernement Trudeau déposerait un projet de loi pour rendre illégal «le fait d’obstruer le passage de manière intentionnelle et délibérée» à l’entrée des hôpitaux, centres de vaccination et de dépistage, pharmacies et cliniques d’avortement, ainsi que les gestes d’intimidation contre des travailleurs de la santé ou des patients.
  • Le chef conservateur Erin O’Toole croit, lui, qu’il est possible «de manifester de façon paisible sur ces enjeux» et fait «confiance» aux forces de l’ordre pour assurer l’accessibilité des services de santé. 

Dans leur plateforme électorale, les conservateurs proposent toutefois une loi qui empêcherait les manifestants de bloquer des établissements de santé. 

  • Selon cette loi qui modifierait le Code criminel, entraver l’accès «d’une infrastructure essentielle» deviendrait une infraction pénale.  
Johanna Sabys
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Dernière semaine de campagne: qui est favori actuellement?

Publié le 12 sept. 2021
Dernière semaine de campagne: qui est favori actuellement?

(Source: TVA Nouvelles)

  • Le Parti libéral et le Parti conservateur sont au coude-à-coude dans les sondages, mais les libéraux ont repris un léger avantage sur les conservateurs. 
  • Les 2 partis devancent largement le NPD, le Bloc québécois, le Parti populaire et le Parti vert. Mais à 7 jours du scrutin fédéral, aucun parti ne semble en voie d’obtenir un gouvernement majoritaire. 

Selon un sondage Nanos, les conservateurs menaient il y a 2 semaines avec plus de 33% des intentions de vote, contre près de 31% aux libéraux. 

Aujourd’hui, les firmes Nanos et Mainstreet placent plutôt les libéraux en tête avec 34% des voix, contre 30% pour les conservateurs. 

  • La course reste cependant très serrée puisque la marge d’erreur de ces 2 sondages est d’environ 2,8%. 

À quoi peut-on s’attendre en termes de sièges? 

Si les élections avaient lieu aujourd’hui: 

  • sur le site Qc125 Canada, le professeur et chroniqueur Philippe J. Fournier estime que le PLC pourrait récolter 142 sièges et le PCC, 134 sièges; et 
  • d’après les sondages actuels, CBC calcule, de son côté, 154 sièges pour le PLC et 120 pour le PCC. 

 Aucun gouvernement majoritaire à l’horizon

  • Pour avoir un gouvernement majoritaire, un parti doit obtenir 170 sièges.
  • Ce nombre ne semble pour l’instant à la portée d’aucun parti.  

Où en sont les autres partis? 

  • Le NPD réunit 19% des intentions de vote (il pourrait obtenir environ 35 sièges); 
  • le Bloc québécois, environ 6% (28 sièges), autant que le Parti populaire (qui, lui, n’obtiendrait aucun siège); et 
  • le Parti vert, plus de 3% (1 siège). 

Ces chiffres pourraient encore évoluer cette semaine, notamment après:  

Johanna Sabys
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Le NPD prévoit 68 milliards $ de dépenses en santé

Publié le 12 sept. 2021
Le NPD prévoit 68 milliards $ de dépenses en santé

Le chef du NPD Jagmeet Singh (Source: Twitter)

  • Dans son cadre financier, dévoilé en fin de semaine, le NPD entend surtout récupérer 60 milliards $ sur 5 ans en faisant payer «leur juste part» aux ultra-riches – les fortunes de plus de 10 millions $.
  • Un gouvernement néo-démocrate, dirigé par Jagmeet Singh, ajouterait 166 milliards $ de revenus sur 5 ans pour financer 214 milliards $ de nouvelles dépenses – principalement en santé et contre la crise climatique.  

Le chef du NPD Jagmeet Singh a déposé samedi un cadre financier sur 5 ans.

  • Le Parti vert est désormais le seul parti fédéral à ne pas avoir chiffré sa plateforme électorale. 

Le NPD compte récupérer

  • 60 milliards $ en taxant les ultras-riches; 
  • 44 milliards $ en haussant le taux d’inclusion du gain en capital à 75% – le taux qui était en vigueur en 2000 (actuellement, seulement 50% des gains en capitaux sont imposables); 
  • 25 milliards $ en faisant passer le taux d’imposition des sociétés de 15% à 18% – soit le taux qui était en vigueur en 2010; et 
  • 11 milliards $ en supprimant les subventions au secteur des énergies fossiles.

Un gouvernement Singh dépenserait:

  • 68 milliards $ en santé pour instaurer une assurance médicaments universelle, investir dans les soins de longue durée et offrir une couverture en santé mentale et soins dentaires pour les Canadiens à faibles revenus;
  • 26 milliards $ pour lutter contre le changement climatique, auquel s’ajouterait le budget de 35 milliards $ de la Banque de l’infrastructure du Canada; et 
  • 30 milliards $ pour la réconciliation avec les peuples autochtones, notamment pour indemniser les familles et les victimes des pensionnats. 

Mais le NPD ne répondrait pas à la demande des provinces sur les transferts en santé. 

  • Le NPD n’augmenterait pas les transferts en santé «sans condition». 
  • Les nouvelles dépenses seraient affectées à des missions précises: par exemple, en 2025-2026, 11,5 milliards $ serviraient à créer un programme national d’assurance médicaments.

Comme les libéraux, les néo-démocrates

  • ne se fixent pour l’instant aucune date pour revenir à l’équilibre budgétaire; et 
  • ils conserveraient les ententes conclues par le gouvernement Trudeau pour créer un programme national de garderies –  le Québec recevrait donc les 6 milliards $ sur 5 ans qui lui ont été promis. 
Johanna Sabys
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Legault soutient Blanchet et demande des excuses à la modératrice du débat des chefs en anglais

Publié le 10 sept. 2021
Legault soutient Blanchet et demande des excuses à la modératrice du débat des chefs en anglais

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet (Source: Twitter)

  • La tension était palpable hier soir au débat des chefs en anglais, au cours duquel la modératrice a demandé plusieurs fois au chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet pourquoi il appuyait ce qu’elle a qualifié de lois québécoises «discriminatoires».
  • Le chef du Bloc qualifie ces questions «d’insultes», François Legault demande des excuses à la modératrice, et la plupart des chefs politiques critiquent aujourd’hui la façon dont Blanchet a été questionné.

Lors du débat, le chef du Bloc s’est défendu plus d’une fois dans sa langue seconde.

  • La modératrice Shachi Kurl, présidente de l’Institut Angus Reid, lui a demandé pourquoi il appuyait la loi 21 sur la laïcité de l’État et le projet de loi 96 sur la Charte de la langue française, des lois québécoises qu’elle a qualifiées de «discriminatoires».
  • La chef du Parti vert, Annamie Paul, a invité Blanchet à «s’éduquer» (educate yourself) sur le racisme systémique – une invitation qu’il a qualifiée d’insulte.

Plus tard en soirée, Yves-François Blanchet s’est plaint:

  • que le débat avait débuté par une «chaudière d’insultes lancées contre Québec»;
  • de ne pas avoir bénéficié du même temps de parole que les autres chefs; et
  • que ses homologues ne soient pas intervenus pour rejeter des «insultes lancées sur le Québec».

D’autres vives réactions ont suivi aujourd’hui:

Le premier ministre du Québec François Legault demande des excuses de la part de la modératrice du débat, soulignant que «la nation québécoise est attaquée dans ses compétences» et que la loi 21 et la loi 96 «sont parfaitement légitimes».

La cheffe du Parti libéral du Québec Dominique Anglade dit que «les propos tenus au débat accusant le Québec de tous les maux étaient tout simplement inacceptables». 

Le chef libéral Justin Trudeau s’est dit «très surpris par le genre d’amalgame» au sujet de la loi 21 et «insulté en tant que Québécois», mais a répété être en désaccord avec cette loi.

Le chef conservateur Erin O’Toole a indiqué sur Twitter qu’il rejetait la prémisse de la question posée par l’animatrice du débat.

Le chef du NPD Jagmeet Singh dit que le racisme systémique et la discrimination systémique ne sont pas exclusifs à une seule province ou un seul territoire, mais qu’ils existent à la grandeur du pays.  

Félix Côté
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