Politique climatique

Nouvelles, débats, projets et résultats concernant les politiques envisagées ou adoptées, particulièrement au Québec et au Canada, pour contrer le réchauffement climatique

Les États-Unis et l’Union européenne couperont drastiquement leurs émissions de méthane

Publié le 17 sept. 2021
Les États-Unis et l’Union européenne couperont drastiquement leurs émissions de méthane

[Source: YouTube]

  • Les États-Unis et l’Union européenne se sont engagés vendredi à réduire d’ici 2030 leurs émissions de méthane de 30% par rapport au niveau de 2020.
  • Plusieurs experts du climat ont salué cet engagement et y voient l’une des étapes les plus importantes à ce jour vers la réalisation de l’accord de Paris sur le climat.

Cet engagement survient alors que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a affirmé cette semaine que le monde se dirigeait vers un réchauffement «catastrophique» de 2,7°C.

  • C’est bien supérieur à ce qui a été prévu en 2015 lors de l’Accord de Paris, alors que les 191 pays signataires s’étaient entendus pour limiter ce réchauffement à 1,5°C.

Le méthane, dont les émissions ont augmenté dans les dernières années, est un puissant gaz à effet de serre.

  • Il est le deuxième gaz responsable du réchauffement climatique, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec).
  • Son effet de serre est 80 fois plus puissant que celui du dioxyde de carbone (CO2). 
  • Les principales sources d’émission de méthane sont la production de gaz naturel, la gestion des déchets et la production de viande.

Si tous les pays du monde adoptent le même engagement que les États-Unis et l’Union européenne, cela permettrait de réduire de 0,2°C le réchauffement mondial d’ici 2040.

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Ottawa voudrait faire construire 2 centrales de captage du carbone

Publié le 31 août 2021
Ottawa voudrait faire construire 2 centrales de captage du carbone

Des installations de captage de carbone d’Exxon en Europe (Source: Exxon)

  • Selon l’agence Reuters, le gouvernement Trudeau voudrait encourager la construction d’ici une dizaine d’années d’au moins 2 grandes centrales dédiées au captage du carbone.
  • Ces 2 centrales multiplieraient par 5 la capacité du Canada de capter du carbone pour l’utiliser ou le séquestrer, ce qui aiderait le pays à atteindre ses cibles de réduire ses émissions de GES, d’ici 2030, de 40 à 45% par rapport à leur niveau de 2005. 

Ottawa veut encourager les investissements privés dans les projets de captage et de séquestration du carbone, et ce de trois façons:

  1. en augmentant le prix des crédits carbone, qui devrait passer de 40 $ la tonne de carbone actuellement à 170 $ d’ici 2030;
  2. en offrant un crédit d’impôt aux entreprises pour leurs projets de captage, utilisation et stockage du carbone (CUSC); et
  3. en établissant une norme sur les combustibles propres, pour obliger les producteurs à réduire l’empreinte carbone de leurs combustibles.

Le gouvernement Trudeau voudrait que, d’ici 2030, au moins 2 centrales de stockages de carbone soient en construction ou au moins en phase avancée de planification, selon des documents gouvernementaux consultés par Reuters. 

  • Ces centrales permettraient de stocker au moins 15 millions de tonnes de carbone, selon le ministère des Ressources naturelles.
  • Pour comparaison, les 4 projets de capture du carbone actuellement en service au Canada ne permettent de capter que 4 millions de tonnes, soit presque 4 fois moins.

Déjà, une douzaine d’entreprises pétrolières et gazières veulent stocker le CO2 sous le sol albertain.

  • Dans les prochaines semaines, le gouvernement albertain doit lancer un appel à manifestation d’intérêt pour des projets de séquestration souterraine du carbone.

Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, l’Agence internationale de l’énergie croit qu’il est impératif de multiplier la construction d’installations pour stocker le gaz carbonique.

Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Le gouvernement teste 7 concepts pour moderniser la consigne

Publié le 17 août 2021
Le gouvernement teste 7 concepts pour moderniser la consigne

(Source: Unsplash)

  • D’ici 2022, Québec veut élargir la consigne pour y inclure les contenants de boissons faits de verre, de carton, de plastique ou de métal et dont le format va de 100 ml à 2 l.
  • Pour tester différentes nouvelles méthodes de récupération, le gouvernement a lancé aujourd’hui 7 projets pilotes en parallèle, répartis dans 6 villes du Québec: Granby, Châteauguay, Trois-Rivières, Mont-Laurier, Terrebonne et Montréal.

La consigne permet à un consommateur de rapporter un contenant vide recyclable pour se faire rembourser une petite partie du prix qu’il a payé lors de l’achat.  

  • Le montant remboursé varie entre 0,05 $ et 0,20 $ par contenant rapporté.

À l’heure actuelle:

  • La consigne permet seulement de rapporter les contenants de verre ou de plastique de certaines bières et boissons. 
  • Les formats acceptés varient entre 200 ml et 2 l, selon le type de boisson.
  • Le système est géré en partie par l’industrie, et en partie par un système public.

Le gouvernement avait déjà annoncé en 2020 son intention de moderniser la consigne.

  • Québec y voit une manière de lutter contre le réchauffement climatique.
  • Le secteur du traitement des déchets est «l’un des plus importants secteurs émetteurs de GES», a précisé le ministre de l’Environnement Benoit Charrette, ce matin en conférence de presse. 

Le projet pilote:

  • Les bouteilles d’eau, de vin et de spiritueux, les cartons de jus et de lait, et les contenants de boisson faits de métal qui portent la mention «Consignée Québec» s’ajoutent à la liste des contenants assujettis à la consigne.
  • Les contenants de 100 ml à 2L sont acceptés. 
  • Dans certains projets pilotes, les consommateurs rapportent les contenants à des détaillants, comme actuellement. Dans d’autres projets, ils les amènent plutôt à des centres de dépôt.
  • Mais les consommateurs qui rapportent des contenants testés ne se font pas rembourser.

Tous les Québécois devraient avoir accès à une consigne élargie d’ici la fin de 2022. 

  • Le mode de fonctionnement sera déterminé à partir des résultats des projets pilotes. 
  • Le montant de la consigne pourra alors être réclamé pour tous les contenants consignés.
  • Selon l’Association québécoise de récupération des contenants de boissons, 85% de ces contenants seront consignés dans le nouveau système.
Félix Côté
En savoir plus En savoir plus

Analyse POLITIQUE

Climat: le Canada va-t-il enfin tenir ses promesses?

Publié le 9 juil 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Climat: le Canada va-t-il enfin tenir ses promesses?

[Photo: 358611 | Pixabay]

  • L’été sera chaud, possiblement le plus chaud de l’histoire du Canada, ce qui propulsera sans doute au premier plan les enjeux climatiques. Le gouvernement Trudeau en profite pour annoncer de «bonnes nouvelles».
  • Le caractère électoraliste de ses annonces n’échappe à personne. Néanmoins, Justin Trudeau peut prétendre qu’il est de bonne foi, grâce à l’adoption de la loi C-12 qui engage le pays à devenir carboneutre d’ici 2050.

Ces derniers jours, le premier ministre et ses ministres entreprenaient, à la manière du Petit Poucet, d’égrener les mesures visant à réduire les émissions de carbone. Il a ainsi annoncé que:

Au moment où le mercure bat des records, ces annonces – et il y en aura bien d’autres – sont susceptibles de retenir l’attention des électeurs inquiets du réchauffement climatique, davantage qu’une loi sur la carboneutralité.

Adoptée en toute fin de session parlementaire, la loi C-12 n’a pas fait les manchettes.

  • La découverte de centaines de tombes d’enfants près des pensionnats pour Autochtones dans l’ouest du pays retenait bien davantage l’attention du public.

La Loi C-12 sur la carboneutralité est pourtant le geste le plus significatif posé par Ottawa pour combattre les changements climatiques.

La loi fixe un objectif à l’horizon 2050 et il contraint le gouvernement actuel, comme tous ceux à venir, à prendre des mesures pour l’atteindre.

Cette loi encadrera l’action des gouvernements en les obligeant :

  • à se fixer des cibles quinquennales;
  • à se doter de plans d’action dont l’efficacité sera évaluée par le commissaire au développement durable;
  • à rendre compte au parlement des progrès réalisés, et à corriger le tir le cas échéant;
  • à créer un comité consultatif.

L’essentiel des nouvelles importantes chaque jour en 10 minutes? C’est ce que vous offrent les deux bulletins quotidiens d’InfoBref. Essayez-les: abonnez-vous gratuitement ici ou cliquez sur le bouton «Infolettres» en haut à droite


Les groupes environnementaux ont bien accueilli cette loi malgré ses imperfections. Elle était attendue depuis si longtemps.

D’autres pays ont agi bien avant.

  • Le Royaume-Uni a adopté dès 2008 sa Loi sur la responsabilité climatique qui lui a permis de réduire de 40% ses émissions de GES.

Le Canada s’était engagé sous le gouvernement Harper à une réduction de 30% de ses émissions, par rapport à leur niveau de 2005, d’ici 2030.

  • Pas plus que les autres fois, le Canada n’a tenu sa promesse.
  • Ces 10 dernières années, ses émissions ont en fait augmenté plutôt que de diminuer.
  • Il est le seul pays du G7 dans cette situation.

Découvrez les autres analyses politiques de Bernard Descôteaux, ancien directeur du Devoir, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin [pour les recevoir par courriel, inscrivez-vous gratuitement à nos infolettres]


Le gouvernement Trudeau vise maintenant une réduction d’au moins 40% des émissions à l’horizon 2030 pour les ramener à 438 mégatonnes par an.

Le rattrapage à faire est considérable. Pour aller plus loin, lisez la chronique Les ambitions climatiques du Canada sont-elles réalistes?

Le plan de transition vers les énergies renouvelables repose d’abord sur la taxe du carbone.

  • D’ici 2030, elle passera de 50 $ à 170 $ la tonne.

S’ajoute une enveloppe de 17 milliards $ pour promouvoir une reprise verte.

  • Le gouvernement Trudeau puise dans cette enveloppe pour financer des mesures ciblées comme celles annoncées ces derniers jours.

Atteindre la cible de 2030 exigera un effort constant, mais aussi un minimum de cohérence. Ottawa ne pourra continuer d’investir en parallèle dans les énergies fossiles.

La loi sur la carboneutralité permet d’espérer que prendra fin la série noire des promesses brisées. À la prochaine conférence sur les changements climatiques en novembre à Glasgow, le Canada pourrait ne plus être le cancre de la classe.

Pour recevoir l’analyse politique de Bernard Descôteaux chaque samedi dans votre courriel: abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus

Le Canada interdit la vente de véhicules à essence dès 2035

Publié le 29 juin 2021
Le Canada interdit la vente de véhicules à essence dès 2035

(Source: Pixabay)

  • D’ici moins de 15 ans, toutes les voitures et tous les camions légers qui seront vendus au pays seront des véhicules zéro émission. 
  • Le gouvernement Trudeau s’aligne ainsi sur l’échéancier annoncé par le Québec. L’automne dernier, le gouvernement Legault avait interdit la vente de véhicules à essence dès 2035.

Ottawa se fixe une nouvelle cible:
Le gouvernement fédéral devance son objectif initial de 5 ans.

  • C’est en 2035 – et non plus en 2040 – que la vente de voitures à essence sera interdite au pays.

L’interdiction des véhicules à essence doit contribuer à atteindre: 

  • le nouvel objectif du Canada de réduire d’ici 2030 ses émissions de GES de 40% à 45% par rapport au niveau de 2005; et
  • l’objectif canadien d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Cette décision doit s’accompagner d’investissements «significatifs» dans les infrastructures et «d’emplois durables», précise le ministre de l’Environnement et du Changement climatique Jonathan Wilkinson.

  • La subvention fédérale de 5000 $ à l’achat d’un véhicule vert reste en vigueur.
  • Les entreprises qui fabriquent des véhicules zéro émission au Canada bénéficient désormais d’une réduction de 50% de l’impôt sur les sociétés.

Le Canada mise aussi sur une baisse des prix des véhicules carboneutres.

  • Bloomberg New Energy Finance et l’International Council on Clean Transportation prévoient que, d’ici 2030, un véhicule zéro émission ne devrait pas coûter plus cher qu’un véhicule à essence.
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Les experts fédéraux sont défavorables au projet de GNL Québec

Publié le 16 juin 2021
Les experts fédéraux sont défavorables au projet de GNL Québec

Un béluga (Source: Flickr / Claude Robillard)

  • Pêches et Océans Canada et Parcs Canada ont exprimé des réserves sur le projet de GNL Québec de construire une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay.
  • Dans les avis finaux qu’ils ont transmis à l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC), les deux ministères doutent sérieusement des solutions proposées par l’entreprise pour exploiter son terminal sans nuire aux mammifères marins du Saint-Laurent, et en particulier aux bélugas.

Parcs Canada estime qu’il vaut mieux ne pas aller de l’avant avec ce projet qui ferait considérablement augmenter le trafic maritime.

Pêches et Océans Canada est en désaccord avec l’interprétation des résultats et les conclusions du promoteur sur les impacts du projet sur les mammifères marins.

Selon le ministère fédéral:

  • il reste moins de 900 bélugas dans le fleuve Saint-Laurent et dans le Saguenay; et
  • l’embouchure de cette rivière est l’un des derniers endroits où le bruit du trafic maritime est relativement bas. 

Au Québec, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avait jugé en mars dernier que le projet représentait plus de risques que d’avantages. 

Fin avril, le gouvernement Legault a annoncé qu’il rendrait sa décision sur le projet de GNL d’ici la fin de l’été. 

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Québec devrait rendre sa décision sur le projet de GNL d’ici la fin de l’été

Publié le 28 avr. 2021
Québec devrait rendre sa décision sur le projet de GNL d’ici la fin de l’été

(Source: Symbio Infrastructure)

  • Le gouvernement Legault dit qu’il tranchera avant la fin de l’été sur le sort du projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec au Saguenay.
  • Le ministre de l’Environnement Benoit Charette a indiqué hier que les questions transmises au promoteur seraient rendues publiques dans quelques semaines. Le mois dernier, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) soutenait dans son rapport que les risques engendrés par l’usine seraient supérieurs aux avantages. Québec avait alors posé ses conditions à l’entreprise: trouver l’acceptabilité sociale, favoriser la transition énergétique et diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Le Canada et les États-Unis haussent leur cible climatique de façon importante

Publié le 22 avr. 2021
Le Canada et les États-Unis haussent leur cible climatique de façon importante

Joe Biden organise le Sommet des dirigeants sur le climat (Twitter)

  • Justin Trudeau a annoncé «la cible la plus ambitieuse possible» pour le Canada: réduire d’ici 2030 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40% à 45% par rapport à leur niveau de 2005. Joe Biden s’est lui engagé à réduire les émissions des États-Unis de 50% à 52% sur la même période.
  • À l’ouverture du Sommet des dirigeants sur le climat, les deux pays ont ouvert la voie devant une quarantaine de chefs d’États, dont le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping. Les dirigeants des pays les plus pollueurs de la planète sont réunis virtuellement, depuis hier et encore aujourd’hui, pour augmenter leurs efforts de lutte contre les changements climatiques. 

Les deux voisins nord-américains ont profité du Jour de la Terre et de l’ouverture du sommet pour bonifier leur cible climatique.

  • Pour le Canada, le nouvel objectif de 40 à 45% remplace l’objectif précédent, qui était de 30%.
  • L’augmentation de l’objectif des États-Unis semble deux fois plus ambitieuse, mais Washington se donne 5 ans de plus: l’objectif précédent des États-Unis était de réduire leurs émissions de 26% à 28%, mais d’ici 2025 et non 2030. 

«On pense que 45%, c’est le plus loin qu’on puisse aller», soutient le ministre du Patrimoine Steven Guilbeault. 

Selon l’ancien militant écologiste, cette nouvelle cible est le fruit d’un «travail herculéen» et elle est basée sur les technologies disponibles.

Il dit que le Canada a un plan pour accompagner sa cible. Ce plan sera présenté en novembre à Glasgow, lors de la 26e Conférence des Nations unies sur le climat (COP26). 

Mais cette nouvelle cible de 45% n’est pas définitive: elle sera «rehaussée tôt ou tard», assure le ministre de l’Environnement et du Changement climatique Jonathan Wilkinson.

D’ailleurs, la nouvelle cible canadienne sera incluse dans le projet de loi C-12, qui prévoit que le Canada atteindra la carboneutralité d’ici 2050.  Or, d’après ce projet de loi:

  • à compter de 2030 et jusqu’en 2045, les cibles doivent être révisées tous les cinq ans en tenant compte des engagements internationaux du Canada; et 
  • chaque nouvelle cible devra être accompagnée d’un plan précis pour l’atteindre.


Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Budget fédéral: un plan de relance de 101 milliards $ sur trois ans

Publié le 19 avr. 2021
Budget fédéral: un plan de relance de 101 milliards $ sur trois ans

La ministre des Finances Chrystia Freeland (Source: Twitter)

  • La ministre des Finances Chrystia Freeland a présenté cet après-midi son premier budget. Il met l’accent sur une relance économique verte et il vise, dit-elle, à «guérir les blessures économiques» provoquées par la pandémie.
  •  Le déficit du Canada pour l’année 2020-2021 (terminée le 31 mars) est de 354 milliards $, soit 28 milliards $ de moins que prévu grâce à la bonne reprise de l’économie au dernier trimestre de l’an dernier. 

Chrystia Freeland estime que le déficit devrait être d’environ 155 milliards $ cette année (2021-2022). 

  • Il devrait ensuite se réduire à 51 milliards $ l’année suivante, et diminuer progressivement jusqu’à 30 milliards $ en 2025-2026.
  • Mais Ottawa n’a pas de plan pour revenir à l’équilibre budgétaire.

La dette fédérale gonflerait à 1234 milliards $ en 2021-22. En deux ans, elle est passée de 31% à 51% du PIB.

Pour relancer l’économie, Ottawa prévoit 101 milliards $ sur trois ans:

  • 49 milliards $ en 2021-22;
  • 28 milliards $ en 2022-23; et
  • 24 milliards $ en 2023-24.

Relance verte: 5 milliards $ supplémentaires sont prévus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

  • Ce montant devrait notamment servir aux entreprises pour réduire leur empreinte environnementale, et aux propriétaires qui souhaitent rénover leurs maisons.
  • Ils s’ajoutent aux 3 milliards $ annoncés en décembre dernier.

Le gouvernement Trudeau prolonge la nouvelle formule d’assurance emploi jusqu’à l’automne 2022. La subvention salariale pour les entreprises et la Prestation canadienne de relance économique sont maintenues jusqu’en septembre 2021 [détails dans cet autre article].

Pour préparer l’avenir, le gouvernement Trudeau propose d’investir:

  • 3 milliards $ sur cinq ans pour améliorer les services dans les centres de soins de longue durée; et
  • plus de 2 milliards $ pour que le Canada puisse fabriquer ses propres vaccins.  

Ottawa prévoit une réouverture complète de l’économie d’ici la fin de l’été.

  • Selon le gouvernement, tous les Canadiens qui le souhaitent seront vaccinés d’ici la fin du mois de septembre. 


Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Les États-Unis et la Chine s’engagent à coopérer pour affronter la crise climatique

Publié le 18 avr. 2021
  • Dans un communiqué signé par l’émissaire américain pour le climat John Kerry et son homologue chinois, chacun des deux pays dit vouloir développer d’ici la fin de l’année sa stratégie nationale pour atteindre la carboneutralité.
  • Cet accord intervient à quelques jours d’un sommet virtuel sur l’environnement organisé par le président américain Joe Biden, jeudi et vendredi. Il énumère les formes de coopération envisagées par les deux premières économies mondiales, comme soutenir la transition vers les énergies vertes des pays en développement, et éliminer la production et la consommation des hydrofluorocarbures – des gaz utilisés dans les climatiseurs et les aérosols. 

Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Publié le 15 avr. 2021
Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • Le chef conservateur Erin O’Toole a présenté le plan environnemental de son parti pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris. Il prévoit notamment de remplacer la taxe carbone en vigueur par un «prix» sur le carbone pour les particuliers.
  • O’Toole croit que ce plan devrait permettre d’atteindre les mêmes réductions de gaz à effet de serre (GES) que le plan vert d’Ottawa. 

Le chef conservateur a présenté ce plan, baptisé Agir pour l’environnement, quelques semaines après le rejet par les membres de son parti d’une résolution reconnaissant l’existence des changements climatiques.

Les conservateurs veulent remplacer la taxe carbone.

  • Ils proposent de facturer un montant aux Canadiens chaque fois qu’ils achètent du carburant à base d’hydrocarbure.
  • Les fonds récoltés auprès de chaque individu seraient versés dans un compte d’épargne personnel pour acheter des services ou des biens écoénergétiques, comme des titres de transport en commun, un vélo ou des véhicules électriques.

Ce prix pour les consommateurs serait d’abord fixé à 20 $ la tonne, et serait limité à 50 $. 

Les grands émetteurs de GES, comme les industries, pourraient devoir payer jusqu’à 170 $ la tonne d’ici 2030.

Mais cette taxe leur sera imposée seulement si le Canada ne peut pas atteindre les cibles de l’Accord de Paris sans cette mesure. 

Depuis 2019, Ottawa impose une taxe carbone aux provinces qui n’ont pas leur propre régime de tarification.

  • Le prix de la tonne de carbone s’élève aujourd’hui à 40 $.
  • Il doit augmenter jusqu’à 170 $ d’ici 2030.



Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Le Canada veut renforcer la Loi sur la protection de l’environnement

Publié le 13 avr. 2021
Le Canada veut renforcer la Loi sur la protection de l’environnement

Le ministre de l’Environnement Jonathan Wilkinson (Source: Flickr)

  • Le gouvernement Trudeau veut modifier le texte actuel de la loi qui date de 1999, notamment pour y inclure «le droit de vivre dans un environnement sain».
  • Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique Jonathan Wilkinson dit qu’une révision est nécessaire «pour répondre aux enjeux du XXIe siècle». Son projet de loi C-28 prévoit des mécanismes pour évaluer «l’exposition réelle» à différentes substances toxiques. Il modifierait également la Loi sur les aliments et drogues pour mieux encadrer les risques environnementaux de plusieurs médicaments.