Économie verte

L’économie que l’on construit pour demain – au Québec et au Canada comme ailleurs dans le monde – doit limiter les changements climatiques et s’adapter à leurs impacts – nouvelles, politiques, projets et réalisations (voir aussi Climat, Environnement, Électrification, Finance durable et Technologies propres)

Jeune entreprise québécoise innovante

Circulus Agtech sort les combustibles fossiles des fertilisants pour serres et fermes verticales

Publié le 26 sept. 2021
Circulus Agtech sort les combustibles fossiles des fertilisants pour serres et fermes verticales

David Leroux, co-fondateur et président de Circulus Agtech Solutions

  • On a l’impression de consommer sainement et de façon écologique quand on mange une laitue hydroponique. Mais les fertilisants des cultures hydroponiques en serres et en fermes verticales sont des produits majoritairement synthétisés à l’aide de combustibles fossiles.
  • Une jeune entreprise de Montréal, Circulus Agtech, veut leur substituer un fertilisant organique, produit de façon durable à partir de matière résiduelle organique. L’entreprise met l’intelligence artificielle au service de l’agriculture de précision.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque: dans les serres et les fermes verticales, qui se multiplient actuellement, l’azote utilisé pour la culture hydroponique est synthétique: il provient d’un procédé industriel qui consomme de grandes quantités de combustibles fossiles.

«La production de fertilisant synthétique est très énergivore», explique à InfoBref David Leroux, président et co-fondateur de Circulus Agtech.

  • «À elle seule, la production de l’azote synthétique pour les fertilisants agricoles représente 2% de la consommation mondiale d’énergie.»

C’est un peu paradoxal d’utiliser ces fertilisants chimiques alors que la culture en serre et les fermes intérieures – ce qu’on appelle l’agriculture en environnement contrôlé – visent habituellement à produire des aliments plus sains, plus près des lieux de consommation, dans l’optique de favoriser des pratiques durables.

La solution: valoriser des matières organiques résiduelles pour produire des fertilisants liquides.

Pourquoi liquides?

Parce que la production des serres et des fermes intérieures est dominée par l’hydroponie:

  • Les cultures baignent dans un liquide.
  • C’est dans ce liquide qu’il faut les alimenter en nutriments.

Circulus Agtech veut récupérer des matières telles que le fumier de volailles et de poissons.

  • Actuellement, elles sont souvent épandues dans des champs.
  • L’entreprise veut maintenant les utiliser pour des cultures en intérieur.

Les matières résiduelles peuvent aussi être du vermicompost, ou des résidus provenant d’élevages d’insectes qui produisent des protéines alternatives.

«On fait fermenter ces matières, puis réagir avec des bactéries qui viennent transformer l’azote», explique David Leroux.

L’agriculture en ferme intérieure en est une de précision: les producteurs veulent savoir quelles sont les propriétés exactes des fertilisants et quels dosages utiliser précisément pour optimiser leur production.

C’est pourquoi Circulus Agtech est d’abord une entreprise de technologie. 

  • Elle mesure les bioréactions et recueille beaucoup de données pour l’aider à composer un produit stable, que ses clients pourront utiliser de la façon la plus efficace possible.

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Le modèle d’affaires: vendre des fertilisants organiques, produits de façon durable et dans l’esprit d’une économie circulaire, aux exploitants de serres et de fermes intérieures.

  • «Les fertilisants peuvent représenter 5 à 10% des coûts d’exploitation des serres hydroponiques», calcule David Leroux

Grâce à sa gestion des données, l’entreprise pourra s’adapter aux intrants – selon les matières organiques résiduelles qu’on peut trouver à proximité – et aux exigences spécifiques de ses clients producteurs agricoles.

Où en est l’entreprise actuellement?

Elle mène un premier projet pilote avec Hydroserre Mirabel, un important producteur de laitues hydroponiques des Laurentides.

  • Circulus produit du fertilisant à partir de la boue piscicole d’un éleveur de poissons de la région.

Actuellement son fertilisant est encore environ 30% plus cher qu’un fertilisant conventionnel, c’est-à-dire synthétique.

  • «Mais il est déjà 2 à 10 fois moins cher que les autres fertilisants organiques, qui eux-mêmes ne peuvent pas être utilisés en agriculture d’intérieur parce qu’ils ne sont pas sous forme liquide», précise David Leroux.
  • De plus, il réduit l’impact environnemental de la culture, et augmente la qualité du produit final – ce qui devrait avantager auprès des consommateurs les légumes produits avec ce fertilisant.

Circulus a aussi un laboratoire au Marché central de Montréal, à la coopérative la Centrale Agricole.

Les 5 cofondateurs de l’entreprise sont tous issus de la faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement de l’Université McGill. Des stagiaires les épaulent dans leur projet pilote.

L’entreprise a participé à plusieurs accélérateurs, et elle a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021].


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Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise cherche un investisseur en technologies vertes.

  • Son objectif est de réunir 500 000 $ en financement de pré-amorçage pour créer, à Montréal, une deuxième «brasserie»-pilote de fertilisants.

À terme, l’entreprise voudrait faire de la concentration de fertilisants pour pouvoir centraliser la production.

  • Cela lui permettrait de livrer son produit à distance au lieu de faire seulement de la production de proximité.

Pour se développer plus rapidement, elle envisage divers partenariats avec des entreprises spécialisées en fertilisation et en traitement de l’eau.

Patrick Pierra
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Les verts veulent rehausser les cibles climatiques et dire adieu aux pipelines

Publié le 7 sept. 2021
  • En présentant hier la plateforme électorale de son parti, la cheffe du Parti vert du Canada, Annamie Paul, a affirmé qu’elle veut s’assurer que le Canada aura des «émissions nettes négatives» avant 2050. 
  • Pour y arriver, elle rehausserait les cibles de réduction des gaz à effet de serre, annulerait tous les projets de pipeline, taxerait davantage le carbone, et bannirait la vente de tous les véhicules de passagers à essence.

Le Parti vert ne se contente pas de viser la carboneutralité à l’horizon 2050: il veut être certain que le pays aura d’ici là des «émissions nettes négatives – sous le zéro».

Le Canada peut devenir «un leader mondial» dans la lutte climatique, si le pays accélère sa transition écologique, croit Annamie Paul.  

Pour y parvenir, les verts proposent notamment: 

  • d’éliminer progressivement les opérations d’exploitation pétrolière et gazière existantes, et d’interdire la fracturation hydraulique; 
  • de produire la totalité de l’électricité au pays à partir de sources renouvelables d’ici 2030; et 
  • de remplacer chaque emploi du secteur des énergies fossiles par un emploi vert, grâce à une assurance salaire, et des plans de retraite anticipée et de rétention de la main-d’œuvre.  

Le Parti vert promet aussi

  • de mettre en place un programme «complet et équitable» de revenu de subsistance garanti (RSG);
  • d’abolir les frais de scolarité de l’enseignement postsecondaire; 
  • d’instaurer une assurance médicaments et dentaire universelle; et 
  • de décriminaliser la possession de drogue pour consommation personnelle.
Johanna Sabys
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Plus de crédits québécois à la bourse du carbone Québec-Californie

Publié le 4 août 2021
Plus de crédits québécois à la bourse du carbone Québec-Californie

(Source : Pixabay)

  • Québec va ajouter un nouveau type de projets à l’offre québécoise de crédits compensatoires sur le marché du carbone: les projets qui visent à séquestrer du carbone en boisant ou en reboisant des terrains privés.
  • Les entreprises auront donc bientôt un plus grand choix de crédits compensatoires produits au Québec. Jusqu’ici, 90% des crédits carbone achetés par les entreprises québécoises provenaient de Californie. 

Comment fonctionnent les crédits compensatoires de la bourse du carbone?

  • Des entreprises qui réalisent des projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre obtiennent des crédits.
  • Elles revendent ces crédits à d’autres entreprises qui émettent des GES, pour leur permettre de respecter les objectifs de réduction de GES qui leur sont fixés.
  • La bourse du carbone correspond aux échanges de ces crédits entre les entreprises vendeuses et acheteuses, situées au Québec et en Californie.

Jusqu’à présent, les seuls projets québécois qui permettent d’obtenir des crédits échangeables sur le marché du carbone sont:

  • les projets de destruction de méthane qui est capté sur des lieux d’enfouissement ou des mines de charbon; et 
  • les projets de destruction d’halocarbures – des composés chimiques produits par l’homme et comprenant du carbone.

Le boisement et le reboisement vont donc s’ajouter à ces méthodes admissibles.

  • Ces nouveaux projets devraient, de plus, aider le Québec à atteindre ses objectifs environnementaux.
Johanna Sabys
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Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

Publié le 20 juil 2021
Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

(Source: Pixabay)

  • Le Canada s’est fixé l’objectif d’être carboneutre en 2050. 
  • Pour que cet objectif se réalise, l’Institut CD Howe calcule qu’au moins 70% des voitures qui seront vendues à partir de 2030 devraient être des véhicules à zéro émission, par exemple des véhicules électriques. 

Autre condition que mentionne le rapport publié par l’institut torontois: en 2030, les véhicules électriques devraient déjà représenter 30% du parc automobile canadien. 

Or, en 2020, les véhicules à zéro émission n’ont représenté que 3,5% des ventes totales de véhicules au pays, selon le rapport.

L’objectif du gouvernement Trudeau:

  • réduire les gaz à effet de serre provenant des transports de 35 mégatonnes (MT), pour les faire passer de 186 MT en 2018 à 151 MT d’ici 2030. 
Félix Côté
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Québec et Ottawa injectent près d’un milliard $ pour électrifier l’aéronautique

Publié le 15 juil 2021
Québec et Ottawa injectent près d’un milliard $ pour électrifier l’aéronautique

François Legault (Source: Twitter / Émilie Nadeau)

  • Les gouvernements provincial et fédéral vont investir ensemble jusqu’à 693 millions $ pour soutenir le secteur aéronautique québécois. 250 millions $ supplémentaire pour les PME du secteur s’ajouteront à ce montant. 
  • Ces investissements appuieront les projets des entreprises CAE, Pratt & Whitney, et Bell Textron Canada. Ils devraient créer 1000 emplois au Québec.  

Pour soutenir les 3 entreprises, les gouvernements vont investir:

  • 440 millions $ pour le fédéral, via le Fonds stratégique pour l’innovation; et
  • jusqu’à 253 millions $ pour le provincial, via Investissement Québec. 

Les projets des entreprises représentent des investissements totaux de 2 milliards $, dont 1,6 milliard $ au Québec. 

CAE recevra jusqu’à 190 millions $ d’Ottawa et 150 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 700 emplois – dont 600 à Montréal. 

  • D’ici 5 ans, l’entreprise veut mettre en place un programme de recherche et développement dans les domaines des technologies numériques, de l’aviation électrique et de la santé. 
  • CAE veut également développer des technologies et des solutions d’aéronefs électriques pour réduire son empreinte carbone.

Pratt & Whitney recevra jusqu’à 49 millions $ d’Ottawa et 20 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 115 emplois.

  • D’ici 4 ans, l’entreprise veut développer un premier avion à propulsion hybride électrique. 

Bell Textron Canada recevra jusqu’à 200 millions $ d’Ottawa et 75 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 320 emplois.

  • L’entreprise veut commercialiser des technologies respectueuses de l’environnement. 

250 millions $ supplémentaires pour l’aérospatiale:

  • Le gouvernement fédéral a lancé l’Initiative de relance régionale de l’aérospatiale (IRRA). 
  • Avec ce programme, Ottawa doit verser 250 millions $ – dont 93 millions $ viendront de Québec – sur 3 ans pour relancer l’industrie aérospatiale, et aider les PME du secteur à devenir plus écologiques et plus productives. 
  • Le programme accepte les demandes des PME dès maintenant. 
Johanna Sabys
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Hydro-Québec: appel d’offres pour 780 MW d’énergie renouvelable cette année

Publié le 14 juil 2021
Hydro-Québec: appel d’offres pour 780 MW d’énergie renouvelable cette année

(Source: Pixabay)

  • Le gouvernement souhaite qu’Hydro-Québec publie, d’ici la fin de l’année, un appel d’offres pour la production de 780 mégawatts d’énergie renouvelable, dont 300 mégawatts d’énergie éolienne. 
  • Le Conseil des ministres a adopté hier un décret pour mener la société d’État vers de nouvelles sources d’approvisionnement en énergie renouvelable – qui devraient être en fonction en 2026. 

Le contrat que les fournisseurs concluront avec Hydro-Québec sera d’une durée de 30 ans.

Selon Québec, ces nouvelles sources d’approvisionnement à long terme sont nécessaires pour: 

  • développer de nouveaux marchés, comme des serres agricoles et des véhicules électriques; 
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre de la province de 37,5% d’ici 2030, et atteindre la carboneutralité d’ici 2050 – les 2 objectifs fixés par Québec.    

D’ici 2029, le Québec aura besoin d’au moins 1400 mégawatts et 1,5 térawattheure d’énergie supplémentaire.

Le gouvernement veut que l’éolien comble une part importante de ces besoins.

  • Actuellement, les parcs éoliens du Québec, sous contrat avec Hydro-Québec, représentent une puissance de 4000 mégawatts.
  • Selon Hydro-Québec, 1000 mégawatts représentent la consommation d’énergie de 160 000 foyers.

Pour obtenir ces contrats d’Hydro-Québec, chaque projet de fourniture d’énergie renouvelable devra:

  • appartenir au moins à 50% à des intérêts locaux;
  • faire au moins 60% de ses dépenses au Québec; et
  • faire au moins 35% de ses dépenses dans la municipalité régionale de comté (MRC) où se situe le projet, dans la MRC de La Matanie, près de Matane, ou dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
Johanna Sabys
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Québec et Ottawa investissent dans l’éolien en Gaspésie

Publié le 14 juil 2021
Québec et Ottawa investissent dans l’éolien en Gaspésie

(Source: Pixabay)

  • Les 2 gouvernements vont prêter ensemble 54 millions $ à Pales d’éolienne LM pour agrandir son usine qui produit des pales d’éolienne à Gaspé.
  • Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation québécois, le projet doit créer 200 emplois, et consolider les 380 emplois de l’usine gaspésienne.

Pales d’éolienne LM est la seule usine qui fabrique des pales d’éolienne au Canada.

  • L’entreprise canadienne est une filiale de l’entreprise danoise LM Wind Power, qui appartient au géant américain General Electric.

Des investissements, estimés au total à 160 millions $, devraient permettre de produire à Gaspé des pales de 107 m de long – les plus grandes pales du monde – pour l’Europe et les États-Unis.

  • Québec prêtera 29 millions $ – dont 15 millions $ seront pardonnables.
  • Ottawa prêtera 25 millions $. 
Johanna Sabys
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L’industrie canadienne des sables bitumineux veut être carboneutre d’ici 2050

Publié le 10 juin 2021
L’industrie canadienne des sables bitumineux veut être carboneutre d’ici 2050

(Source: Unsplash)

  • Les plus grandes entreprises d’exploitation des sables bitumineux du Canada s’unissent dans le cadre d’un partenariat pour, disent-elles, atteindre la carboneutralité d’ici 2050.
  • Elles proposent de construire une installation de capture et de stockage du carbone en Alberta, à condition que les gouvernements provincial et fédéral participent financièrement à la réalisation de ce projet.

Ottawa investit dans l’habitation écoénergétique

Publié le 27 mai 2021
Ottawa investit dans l’habitation écoénergétique

(Source: Unsplash)

  • Le gouvernement fédéral offrira jusqu’à 5000 $ à 700 000 propriétaires canadiens pour qu’ils puissent améliorer l’efficacité énergétique de leur résidence principale.
  • Cette Subvention pour des maisons plus vertes devrait coûter 2,6 milliards $. Le programme sera offert pendant sept ans. 

Conditions

Pour bénéficier de la subvention, les propriétaires devront:

  • effectuer une évaluation avant et après les rénovations;
  • réaliser au moins une rénovation admissible et recommandée, lors de l’évaluation, par le conseiller mandaté par le gouvernement;
  • acheter tous les matériaux et produits au Canada; et
  • fournir des copies de tous les documents, et les conserver jusqu’au 31 mars 2028.

Remboursement

Lorsque les travaux seront terminés, les propriétaires pourront demander:

  • jusqu’à 5 000 $ pour des rénovations admissibles réalisées après le 1er décembre 2020; et
  • jusqu’à 600 $ pour les deux évaluations des travaux. 

Avec ce nouveau programme, le gouvernement Trudeau souhaite:

  • lutter contre les changements climatiques;
  • accélérer sa relance verte;
  • alléger la facture des propriétaires; et
  • créer des emplois, dont 2 000 postes de conseillers en efficacité énergétique. 
Johanna Sabys
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Ottawa autorise Hydro-Québec à relier son réseau à ceux du Maine et du Massachussets

Publié le 21 mai 2021
Ottawa autorise Hydro-Québec à relier son réseau à ceux du Maine et du Massachussets

(Source: Hydro-Québec)

  • La Régie de l’énergie du Canada a émis le permis pour la construction et l’exploitation de la ligne d’interconnexion Appalaches-Maine. Le gouvernement du Québec avait déjà autorisé le projet le 7 avril dernier. 
  • Cette ligne reliera les 100 kilomètres qui séparent Saint-Adrien-d’Irlande, près de Thetford-Mines dans la région de Chaudière-Appalaches, à la ville de Lewiston, dans le Maine.

Hydro-Québec prévoit de débuter les travaux dans les prochaines semaines. Les installations devraient entrer en service à partir de 2023. 

La société d’État prévoit que sa nouvelle ligne permettra d’acheminer 1 200 mégawatts d’hydroélectricité du Québec jusqu’aux états de la Nouvelle-Angleterre. 

À la frontière, la nouvelle ligne se raccordera à la New England Clean Energy Connect, une ligne de 233 kilomètres dont la construction est entamée depuis février.

Félix Côté
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L’industrie du plastique poursuit le gouvernement fédéral

Publié le 20 mai 2021
L’industrie du plastique poursuit le gouvernement fédéral

(Source: Pixabay)

  • La Coalition pour une utilisation responsable du plastique – un nouveau groupe récemment formé pour représenter l’industrie du plastique – conteste un décret gouvernemental du 12 mai dernier. Ce décret ajoute tous les produits fabriqués en plastique à la liste des substances toxiques énoncées dans la loi canadienne sur la protection de l’environnement.
  • La coalition, qui veut plaider sa cause à la Cour fédérale cet automne, soutient que le décret d’Ottawa est déraisonnable, et inconstitutionnel puisque la gestion des déchets est une compétence provinciale.

Investir dans de nouveaux projets d’énergie fossile aggraverait la crise climatique, selon l’Agence internationale de l’énergie

Publié le 19 mai 2021
Investir dans de nouveaux projets d’énergie fossile aggraverait la crise climatique, selon l’Agence internationale de l’énergie

(Source: Unsplash)

  • L’Agence, qui s’efforce de coordonner les politiques énergétiques des pays développés, a élaboré une nouvelle feuille de route pour atteindre la «neutralité carbone» à l’échelle planétaire d’ici 2050. Neutralité carbone signifie que les émissions de gaz à effet de serre ne dépassent pas les capacités d’absorption de la planète.   
  • Dans son rapport préparé en vue du sommet sur le climat COP26, qui doit avoir lieu en novembre, l’AEI recommande de mettre un terme aux investissements dans de nouveaux projets d’approvisionnement en combustibles fossiles (gaz, pétrole et charbon). Elle prescrit également de ne plus vendre de nouvelles voitures à essence d’ici 2035, et d’intensifier le déploiement de l’énergie solaire et éolienne.