Économie verte

L’économie que l’on construit pour demain – au Québec et au Canada comme ailleurs dans le monde – doit limiter les changements climatiques et s’adapter à leurs impacts – nouvelles, politiques, projets et réalisations (voir aussi Climat, Environnement, Électrification, Finance durable et Technologies propres)

La production d’énergie solaire traine de la patte au Québec

Mis à jour il y a 14 h
La production d’énergie solaire traine de la patte au Québec

(Source: Unsplash)

  • Selon une étude réalisée par Nergica, un centre de recherche sur l’énergie renouvelable situé en Gaspésie, moins de 1% de l’électricité produite au Québec vient de l’énergie solaire. Pourtant, dans le monde, l’énergie solaire représente 23% de l’énergie produite à partir de sources renouvelables. 
  • La province devrait toutefois doubler sa production d’énergie solaire cette année, alors que des installations solaires d’Hydro-Québec verront le jour à La Prairie et à Varennes, en Montérégie.

L’administration Biden lance un grand chantier d’éoliennes dans l’Atlantique

Publié avant-hier
L’administration Biden lance un grand chantier d’éoliennes dans l’Atlantique

(Source: Unsplash)

  • Le gouvernement américain a donné son feu vert au projet Vineyard Wind, qui prévoit la construction de 84 turbines au large de l’île de Martha’s Vineyard, au Massachusetts. À terme, ce projet devrait fournir de l’électricité à 400 000 foyers et commerces.
  • L’administration Biden prévoit d’investir 12 milliards $US par an d’ici 2030 pour développer l’énergie éolienne sur les côtes américaines. 

Les pays du G7 devraient investir 10 000 milliards $US dans la transition énergétique, selon un rapport britannique

Publié le 11 mai 2021
Les pays du G7 devraient investir 10 000 milliards $US dans la transition énergétique, selon un rapport britannique

(Source: Pixabay)

  • Ce rapport est signé par un éminent économiste de la London School of Economics. Il a été demandé par le premier ministre britannique Boris Johnson, en préparation du prochain sommet du G7 qui se tiendra en Angleterre du 11 au 13 juin. Le G7 regroupe 7 pays qui détiennent près de la moitié de la richesse mondiale.
  • Le rapport leur propose d’abord de financer la vaccination à l’échelle planétaire, puis d’investir massivement dans une relance basée sur la volonté de ralentir les changements climatiques. Pour transformer l’économie mondiale, le rapport suggère que les pays du G7 augmentent leurs investissements d’environ 1000 milliards $US par an pendant les dix prochaines années.

Google veut construire un centre de données à Beauharnois

Publié le 10 mai 2021
Google veut construire un centre de données à Beauharnois

(Source: Unsplash)

  • Le géant des technos a annoncé aujourd’hui son intention d’acquérir un terrain sur la Rive-Sud de Montréal pour y construire le premier centre de données au Canada qui appartiendrait à Google. Le terrain est situé à Beauharnois et appartient actuellement à Hydro-Québec. L’utilisation de l’hydroélectricité pour alimenter ce centre devrait aider Google à atteindre son objectif d’exploiter l’ensemble de ses activités à partir d’énergie renouvelable d’ici 2030.
  • L’investissement de Google est estimé à plus de 700 millions $ et devrait mener à la création d’une trentaine d’emplois permanents. Google envisage déjà, par ailleurs, d’augmenter jusqu’à un millier le nombre de ses employés à Montréal d’ici quelques années.

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Est-ce que les éoliennes tuent beaucoup d’oiseaux?

Publié le 25 avr. 2021
Est-ce que les éoliennes tuent beaucoup d’oiseaux?

(Source: Pixabay)

  • Les turbines des éoliennes tuent en moyenne 230 000 oiseaux par an aux États-Unis. Cela représente 1 sur 14 000 morts «accidentelles» d’oiseaux.
  • Selon l’agence américaine Fish and Wildlife Service, les plus grands tueurs d’oiseaux sont les chats.

L’idée que les éoliennes sont de grandes tueuses d’oiseaux revient de façon récurrente depuis des années.

Les éoliennes ne sont pourtant pas leur plus grande menace.

  • Aux États-Unis, les félins tuent en moyenne 2,4 milliards d’oiseaux chaque année.
  • Ils sont donc responsables de près de 3 morts d’oiseaux sur 4.

Cette estimation provient d’une étude parue dans la revue Nature en 2013.

  • Les auteurs se sont penchés sur l’impact des chats domestiques (ce qui inclut les chats errants) sur la faune aux États-Unis.
  • Selon leurs recherches, les chats revenus à l’état sauvage, après un abandon par exemple, sont ceux qui tuent le plus: ils sont responsables d’environ 70% des morts.

Parmi les activités humaines, les fenêtres en verre sont de loin les plus meurtrières.

  • Les fenêtres des bâtiments tuent près de 600 millions d’oiseaux par an.
  • Loin devant les véhicules et le poison, qui sont respectivement responsables d’environ 215 millions et 72 millions de morts chaque année.

Au Canada, des chercheurs d’Environnement Canada sont arrivés en 2013 à une conclusion similaire.

  • Chaque année 70% des morts accidentelles d’oiseaux – 196 millions – sont causées par des chats.
  • 25% des autres morts sont causées par des collisions avec des fenêtres de bâtiments, des véhicules et des lignes électriques.

Les éoliennes tuent en moyenne 16 700 oiseaux par an au Canada, soit 1 mort accidentelle sur 16 000.

Agence Science-Presse
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Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Publié le 15 avr. 2021
Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • Le chef conservateur Erin O’Toole a présenté le plan environnemental de son parti pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris. Il prévoit notamment de remplacer la taxe carbone en vigueur par un «prix» sur le carbone pour les particuliers.
  • O’Toole croit que ce plan devrait permettre d’atteindre les mêmes réductions de gaz à effet de serre (GES) que le plan vert d’Ottawa. 

Le chef conservateur a présenté ce plan, baptisé Agir pour l’environnement, quelques semaines après le rejet par les membres de son parti d’une résolution reconnaissant l’existence des changements climatiques.

Les conservateurs veulent remplacer la taxe carbone.

  • Ils proposent de facturer un montant aux Canadiens chaque fois qu’ils achètent du carburant à base d’hydrocarbure.
  • Les fonds récoltés auprès de chaque individu seraient versés dans un compte d’épargne personnel pour acheter des services ou des biens écoénergétiques, comme des titres de transport en commun, un vélo ou des véhicules électriques.

Ce prix pour les consommateurs serait d’abord fixé à 20 $ la tonne, et serait limité à 50 $. 

Les grands émetteurs de GES, comme les industries, pourraient devoir payer jusqu’à 170 $ la tonne d’ici 2030.

Mais cette taxe leur sera imposée seulement si le Canada ne peut pas atteindre les cibles de l’Accord de Paris sans cette mesure. 

Depuis 2019, Ottawa impose une taxe carbone aux provinces qui n’ont pas leur propre régime de tarification.

  • Le prix de la tonne de carbone s’élève aujourd’hui à 40 $.
  • Il doit augmenter jusqu’à 170 $ d’ici 2030.



Johanna Sabys
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Les émissions de GES ont augmenté au Canada en 2019

Publié le 12 avr. 2021
  • Le dernier inventaire national des gaz à effet de serre (GES) révèle que le Canada a émis 730 millions de tonnes de GES en 2019, soit environ un million de tonnes de plus que l’année précédente.
  • Néanmoins, selon le ministre de l’Environnement et du Changement climatique Jonathan Wilkinson, 34 millions de tonnes supplémentaires auraient été émises en 2019 sans les mesures prises depuis 2016 par le gouvernement Trudeau. Wilkinson croit que le Canada est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de réduire ses émissions de GES à 511 millions de tonnes d’ici 2030. 

Les libéraux veulent une relance verte et des normes nationales pour les aînés

Publié le 11 avr. 2021
Les libéraux veulent une relance verte et des normes nationales pour les aînés

La ministre des Langues officielles Mélanie Joly (Source: Wikimedia)

  • Le congrès du Parti libéral du Canada a adopté plusieurs résolutions, non contraignantes pour le gouvernement, en faveur d’une relance verte de l’économie. Toutefois, les délégués ont refusé de mettre fin aux aides publiques pour les énergies fossiles et l’énergie nucléaire.
  • Les libéraux ont largement appuyé le projet – rejeté par Québec – de créer des normes nationales pour les centres de soins de longue durée. Selon la ministre Mélanie Joly, coprésidente de la prochaine campagne libérale, ces normes nationales annoncées dans le discours du Trône pourraient devenir une promesse électorale.

Le Canada se prépare à signer une entente avec l’Allemagne pour développer le marché de l’hydrogène

Publié le 15 mars 2021
  • Selon le Globe and Mail, Ottawa doit signer aujourd’hui une entente pour collaborer avec l’Allemagne sur la transition des deux pays vers les énergies propres. 
  • L’hydrogène devrait y tenir une place centrale. Et ce, même si les Allemands semblent plus intéressés par l’hydrogène vert que par sa forme «bleue», moins propre, et sur laquelle le Canada entend faire beaucoup d’efforts de développement

Hydrogène gris, bleu ou vert: quelle forme va-t-on privilégier?

Publié le 21 fév 2021
Hydrogène gris, bleu ou vert: quelle forme va-t-on privilégier?

(Source: Shell Canada)

  • La demande mondiale en hydrogène est appelée à décupler d’ici 2050, parce que la plupart des grandes puissances économiques veulent décarboniser leur économie. Si ce virage se réalise, il pourrait bénéficier à l’ensemble du secteur énergétique canadien, des pétrolières de l’Ouest aux producteurs d’énergie propre comme Hydro-Québec.
  • Coup sur coup, le gouvernement du Canada puis celui du Québec ont dévoilé les grandes lignes de leur stratégie pour profiter de ce boom anticipé de la demande en hydrogène. Toutes les formes d’hydrogène n’ont pas la même valeur environnementale: Ottawa parie sur l’hydrogène bleu et vert, Québec se concentre sur le vert.

On distingue l’«hydrogène gris», l’«hydrogène bleu» et l’«hydrogène vert» selon la façon dont il est produit.

L’hydrogène gris est produit à partir de gaz naturel.

  • Cette méthode est utilisée pour 70% de tout l’hydrogène produit de façon industrielle dans le monde, selon l’Agence internationale de l’énergie.
  • Ses plus grands consommateurs sont généralement aussi ses producteurs: les pétrolières, qui l’utilisent dans le raffinement du pétrole.
  • L’hydrogène gris n’est pas une source d’énergie propre puisqu’il émet énormément de CO2 au moment de sa production.

L’hydrogène bleu est aussi extrait du gaz naturel. Mais la façon dont il est produit le rend moins polluant que l’hydrogène gris.

  • Grâce à la captation et à la séquestration du carbone qui accompagnerait sa production, cette forme d’hydrogène peut ne produire que de très faibles émissions polluantes.

La captation et la séquestration du carbone fonctionnent. Mais elles sont très peu répandues: 

  • 16 sites dans le monde les appliquent de façon industrielle. 
  • Ils captent seulement 1% des émissions de carbone du secteur énergétique qu’il faudra éliminer pour atteindre en 2030 les objectifs de l’Accord de Paris.

L’Alberta veut aider son industrie pétrolière et gazière à faire la transition vers l’hydrogène bleu pour assurer sa croissance à long terme.

L’hydrogène vert est produit à partir d’eau et d’une source d’électricité.

  • C’est la forme la plus propre d’hydrogène. 
  • Elle l’est encore plus si l’électricité utilisée provient d’une source renouvelable, comme l’éolien, le solaire ou l’hydroélectrique.

L’hydrogène vert est la forme privilégiée par le gouvernement du Québec: il a accordé à la «filière hydrogène» une première aide de 15 millions $ pour faire de la province un des principaux producteurs dans le monde en 2030.

Le Canada mise sur l’hydrogène bleu et vert, sans en privilégier un plus que l’autre, pour devenir un des principaux producteurs d’hydrogène dans le monde. 

  • Ce n’est pas gagné d’avance, constatait le cabinet McCarthy Tétrault à la fin 2020: 18 pays représentant 75% de l’économie mondiale avaient déjà une stratégie de développement de l’hydrogène l’an dernier.
  • Le Canada devra stimuler la demande domestique; ou alors il devra produire rapidement un hydrogène assez abordable pour être exporté en Europe et en Asie, où la demande est déjà en croissance.
Johanna Sabys
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Le Canada devra prendre des risques s’il veut être carboneutre en 2050

Publié le 8 fév 2021
Le Canada devra prendre des risques s’il veut être carboneutre en 2050

(Source: Pixabay)

  • Un organisme, financé par Environnement Canada mais qui se dit indépendant, s’est penché sur la promesse d’Ottawa de rendre le Canada entièrement carboneutre d’ici 2050. Il conclut que ce sera possible, à condition de prendre des risques et d’adopter une politique environnementale «vigoureuse».
  • Le Canada devrait bénéficier de la transition vers une économie sans carbone, puisqu’il s’agit d’une tendance mondiale et le pays dispose d’avantages concurrentiels importants pour en tirer parti, ajoute cet organisme.

L’Institut canadien pour des choix climatiques est composé d’experts en environnement et en économie. Il vient de publier un rapport [PDF] dans lequel il propose au gouvernement une marche à suivre pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé pour 2050.

Bonne nouvelle: le plus gros de l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre peut se faire dès maintenant. Les solutions et les technologies existent déjà:

  • l’électrification des transports, qui a débuté;
  • l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments;
  • la transition vers des sources d’énergie propres.

Mauvaise nouvelle: plus on approchera de 2050, plus le Canada devra miser sur des solutions «risquées»:

  • la capture et l’enfouissement du carbone;
  • la transition du pétrole vers l’hydrogène;
  • une meilleure utilisation du sol (agriculture).

Soit ces solutions n’existent pas encore, soit leur efficacité est encore incertaine.

Le rapport conclut que le Canada peut atteindre la carboneutralité, mais ce sera difficile sans une politique environnementale plus musclée.

  • Jusqu’à présent, le Canada n’a jamais atteint aucun des objectifs de réduction des GES fixés par son gouvernement.
  • Le cadre juridique actuel ne comporte aucun mécanisme pour obliger les particuliers, les entreprises, ni même le gouvernement à respecter ses objectifs futurs.

Alain McKenna
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Parc éolien Apuiat: pourquoi ce projet peut maintenant être lancé

Publié le 4 fév 2021
Parc éolien Apuiat: pourquoi ce projet peut maintenant être lancé

(Source: Pixabay)

  • François Legault a officiellement confirmé la construction du parc éolien Apuiat que la CAQ avait mis de côté à son arrivée au pouvoir en 2018.
  • Les travaux de ce parc de 200 mégawatts doivent débuter l’an prochain sur le territoire de communautés innues, près de Port-Cartier, sur la Côte-Nord. Les éoliennes devraient être en service en 2024. 

Le projet estimé à 600 millions $ a très peu changé depuis 2018.

  • Dix communautés innues sont partenaires à 50%.
  • L’entreprise québécoise Boralex reste en charge du projet.
  • Sa construction devrait créer au moins 300 emplois. 

Mais les conditions sont désormais plus favorables.

Le coût de production de l’électricité a baissé

  • Hydro-Québec paiera l’énergie dégagée par les éoliennes d’Apuiat 6 cents du kilowattheure pendant 30 ans – une baisse de 17% par rapport à ce qui était prévu en 2018.
  • À ce tarif, le parc d’Apuiat sera le plus compétitif des parcs éoliens sous contrat au Québec.

Le gouvernement ne s’inquiète plus des surplus d’Hydro-Québec.
Pour justifier le lancement du projet, Legault a évoqué:

  • des contrats pour fournir en électricité le Massachusetts et New York;
  • la demande croissante en électricité; et
  • le souhait de Québec de développer le transport électrique et la culture en serre. 
Johanna Sabys
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