CDPQ

Nouvelles, données, résultats financiers, investissements, transactions et tendances liés à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et sa filiale CDPQ Infra [voir aussi: Acquisitions, Aides financières, Bourse, Capital de risque et de développement, Finance durable, Investissement, Politique économique, REM Réseau express métropolitain, Technologies propres, Technos québécoises, Startup]

La Caisse de dépôt se risque aux cryptomonnaies

Publié le 12 oct. 2021
La Caisse de dépôt se risque aux cryptomonnaies

(Source: Unsplash)

  • La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) vient de réaliser son premier investissement dans le domaine des cryptomonnaies telles que le bitcoin. 
  • En effet, la CDPQ et le fonds américain WestCap sont les principaux participants d’un investissement de 400 millions $US dans Celsius Network, une plateforme conçue pour prêter ou emprunter des cryptomonnaies.

Celsius permet plus précisément aux détenteurs de cryptomonnaies de:

  • prêter des cryptomonnaies pour en tirer un revenu d’intérêt; et de
  • contracter des prêts en devise ayant cours légal, comme le dollar canadien, en mettant leurs actifs de cryptomonnaie en garantie de ces prêts. 

Ce type de service intéresse les personnes qui ont accumulé un actif important sous forme de cryptomonnaie, parce que les banques traditionnelles ne tiennent pas compte de cet actif lorsqu’elles octroient un prêt.

La technologie de chaîne de blocs, sur laquelle reposent les cryptomonnaies, «présente un potentiel perturbateur pour plusieurs secteurs de l’économie traditionnelle», explique dans un communiqué Alexandre Synnett, premier vice-président et chef des Technologies à la CDPQ.

  • La CDPQ «saisira de bonnes occasions d’investissement» à mesure que l’utilisation des cryptomonnaies progresse, indique-t-il. 

Mais l’industrie de la cryptomonnaie est peu réglementée. 

  • Seule une poignée d’investisseurs institutionnels y ont investi. 
  • La plupart des gouvernements voudraient que cette industrie, qui est fondée sur le principe d’une monnaie décentralisée, soit mieux réglementée. 

Aux États-Unis, Celsius Network a été accusée d’avoir transgressé les lois sur les valeurs mobilières de quatre États.

Félix Côté
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Analyse POLITIQUE

Sortir du pétrole: la Caisse de dépôt a choisi son camp

Publié le 1er oct. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Sortir du pétrole: la Caisse de dépôt a choisi son camp

[crédit photo: Jeremy Bezanger | Unsplash]

  • L’épargne des Québécois ne servira plus à soutenir la production pétrolière, au Canada ni ailleurs. D’ici la fin de 2022, la Caisse de dépôt et placement du Québec aura retiré tous ses investissements de ce secteur.
  • La stratégie climatique adoptée par cette institution vient renforcer le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles initié par les groupes environnementalistes.

On pouvait s’y attendre, cette décision de la Caisse [détails sur la stratégie qu’elle a annoncée] a été bien reçue… sauf par l’industrie pétrolière.

Le gouvernement albertain l’a immédiatement qualifiée de «vision à courte-vue, déconnectée de la réalité».

  • C’est, presque mot pour mot, la réaction qu’il avait eu l’an dernier devant la décision du Fonds souverain de la Norvège de bannir quatre pétrolières canadiennes.

Le signal donné par la Caisse à la communauté financière avec sa stratégie climatique est de nature à inquiéter le secteur pétrolier de cette province.

  • L’actif de 390 milliards $ de la Caisse pèse lourd.
  • Sa décision aura un effet d’entraînement.

Les pressions pour le désinvestissement ne sont pas nouvelles.

Ces dernières décennies, plusieurs fonds se sont retirés de la production des énergies fossiles.

  • Au Canada, des communautés religieuses et des universités, notamment Laval et Concordia, ont participé à ce mouvement de désinvestissement.
  • Des fonds de travailleurs, comme le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction, s’y sont joints plus récemment.

Confortés par l’exemple donné, d’autres voudront s’ajouter à la liste.


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Il ne faut pas s’étonner de la décision de la Caisse.

Elle ne vit pas en vase clos de sa société.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, lui rappelait il y a peu qu’elle se devait d’apporter sa contribution à la lutte aux changements climatiques.

La Caisse ne peut ignorer que:

  • le parlement canadien a adopté il y a quelques mois une loi dont l’objectif est d’atteindre la carboneutralité au Canada à l’horizon 2050; ni que
  • le gouvernement Legault se prépare à interdire toute exploration et toute exploitation pétrolière et gazière sur le territoire québécois [détails].

Elle se distingue en cela de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada qui agit à contre-courant des politiques climatiques du gouvernement canadien.

  • Fort d’un actif de 520 milliards $, il continue à soutenir les entreprises qui extraient du pétrole.

Les fonds qui persistent à investir dans les énergies fossiles prétendent pouvoir, par leur présence dans des compagnies, soutenir l’adoption de stratégies de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Ils font le pari que le pétrole a toujours un avenir.


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L’avenir du pétrole est pourtant limité.

En mai dernier, l’Agence internationale de l’Énergie appelait, pour contenir la croissance des émissions de GES produites par l’homme, à cesser tout investissement dans de nouveaux projets d’exploitation d’énergies fossiles.

Ce secteur de l’énergie produit trois quarts du total des GES.

La Caisse de dépôt avance prudemment, malgré le caractère spectaculaire de son retrait de la production pétrolière.

  • Elle ne sort que 1% de son actif du secteur des énergies fossiles.
  • Le risque de perte n’est pas grand.
  • Elle maintient par ailleurs ses investissements dans le gaz naturel – toujours nécessaire comme énergie de transition –, tout comme dans les oléoducs.

L’obligation de donner à ses épargnants de bons rendements la conduit à rechercher un juste milieu entre le profit et son engagement envers le climat.

Néanmoins, elle a su, avec cette stratégie, choisir son camp.

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La Caisse veut sortir du pétrole d’ici l’an prochain

Publié le 28 sept. 2021
La Caisse veut sortir du pétrole d’ici l’an prochain

(Source: Unsplash)

  • La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a présenté les grandes orientations qu’elle souhaite prendre pour lutter contre les changements climatiques et atteindre son objectif de gérer un portefeuille d’investissement carboneutre d’ici 2050.  
  • D’ici l’an prochain, elle veut se départir des actifs qu’elle possède dans le secteur pétrolier et qui représentent actuellement 1% de son portefeuille, soit environ 4 milliards $.

Elle crée aussi un fonds de 10 milliards $ pour décarboniser des secteurs à fortes émissions de GES.  

La CDPQ avait déjà pris des engagements verts en 2017:

  • D’ici 2025, elle veut tripler ses «actifs verts» par rapport à 2017 et les faire passer à 5 milliards $.
  • D’ici 2030, elle prévoit réduire de 60% l’intensité carbone de son portefeuille par rapport à 2017. 

Malgré ces objectifs, l’investisseur institutionnel, qui gère notamment le régime des rentes du Québec, assure qu’elle génèrera le «rendement nécessaire» pour ses déposants. 

Félix Côté
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Anglade: le Québec a besoin d’un «électrochoc» en environnement

Publié le 19 sept. 2021
  • Si elle est portée au pouvoir l’an prochain, la cheffe du Parti libéral du Québec Dominique Anglade demanderait à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de se retirer de l’industrie des énergies fossiles dans les 5 années suivantes. 
  • Dominique Anglade a aussi indiqué hier qu’elle déposerait, dans les 100 premiers jours de son mandat, un projet de loi pour officialiser l’objectif du Québec d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, et pour mettre fin à l’exploitation gazière et pétrolière dans la province.

La Caisse a battu son indice de référence dans la première moitié de l’année

Publié le 18 août 2021
La Caisse a battu son indice de référence dans la première moitié de l’année

Charles Émond, PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (Source: CDPQ)

  • La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a obtenu un rendement de 5,6% lors les 6 premiers mois de cette année. C’est mieux que l’indice de référence auquel elle se compare: il a augmenté de 4,4% pendant la même période. 
  • Depuis 10 ans, la CDPQ a enregistré un rendement annualisé de 8,8%, lui aussi supérieur au rendement de 8,3% de son indice référence. La CDPQ gère désormais un actif net de 390 milliards $. 

De janvier à juin, les placements de la CDPQ ont généré 20 milliards $.

  • Son portefeuille boursier a réalisé un rendement de 11,4%, comparativement à 9,3% pour son indice de référence. La performance boursière explique presque la totalité du rendement de la Caisse au premier semestre. 
  • Ses participations en immobilier et dans les infrastructures ont généré 4,1 % (0,4 % pour l’indice de référence).
  • Son portefeuille de revenus fixes, constitué d’obligations et de prêts, a baissé de 1,8%. La Caisse explique que la montée des taux d’intérêt a fait baisser la valeur des obligations qu’elle détient.

«Dans l’ensemble, sur six mois, la performance est au rendez-vous», a observé dans un communiqué le président et chef de la direction de la CDPQ, Charles Emond.

La caisse a rééquilibré son portefeuille depuis le début de l’année.

  • Elle a augmenté son exposition aux secteurs de la logistique et de la technologie. 
  • Elle a au contraire réduit ses participations dans les grandes banques canadiennes.
Félix Côté
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Les investisseurs institutionnels québécois misent sur l’innovation biomédicale

Publié le 26 juil 2021
Les investisseurs institutionnels québécois misent sur l’innovation biomédicale

[Source: Unsplash]

  • Lumira Ventures, une firme torontoise d’investissement, a levé 276 millions $ pour son 4e fonds de capital de risque spécialisé dans les sciences de la vie – c’est, selon la société, le plus grand fonds de capital de risque en biomédical jamais créé au Canada.
  • Les investisseurs institutionnels québécois ont joué un rôle important dans ce financement: le Fonds de solidarité FTQ, la Caisse de dépôt et placement du Québec, Investissement Québec, Fondaction (CSN) et Teralys Capital, un grand «fonds de fonds» québécois, y ont tous participé.

Lumira a des bureaux à Montréal, Vancouver et Boston, en plus de son siège à Toronto.

  • Depuis sa fondation en 2007, l’entreprise affirme avoir investi plus de 450 millions $ dans plus de 100 entreprises. 

Les nouvelles entreprises en sciences de la vie exigent des investissements importants, parce que le développement d’un nouveau médicament ou d’un nouvel appareil médical, les tests pour valider son efficacité, et les processus d’approbation par les autorités réglementaires de chaque pays prennent beaucoup de temps.

  • La majorité des investisseurs en capital de risque préfèrent investir dans des technologies numériques, de type logiciel, qui peuvent aboutir plus rapidement à des produits commercialisables, puis entrer en bourse ou être acquises par des géants du numérique.
  • La création de fonds spécialisés en biomédical n’est donc pas très fréquente.
  • Une entreprise montréalaise, Amplitude, a cependant réussi récemment à réunir plus de 200 millions $ pour un fonds ultra-spécialisé en médecine de précision.
Félix Côté
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Cascades jette l’éponge en Europe

Publié le 5 juil 2021
  • Cascades met fin à sa présence sur le continent européen. La papetière québécoise se départit de sa participation de 58% dans Reno de Medici, un fabricant italien de carton. 
  • Elle la vend à Appolo Global Management, un fonds de capital-investissement américain, dans le cadre d’une entente évaluée à 461 millions $. Cascades (TSX: CAS) va ensuite recentrer ses activités sur l’Amérique du Nord.

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) participe à la transaction. 

  • Elle en profite pour vendre les actions qu’elle détient dans l’entreprise Reno de Medici. 
  • Elle en récoltera environ 73,5 millions $. 

Cascades était présente en Europe depuis 1985.

  • Elle avait d’abord acheté une papetière dans les Alpes françaises. 
  • Elle avait ensuite, en 2018, fusionné ses activités européennes à celles de Reno de Medici.
Félix Côté
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La facture du REM s’élève maintenant à près de 7 milliards $

Publié le 4 juin 2021
  • Jean-Marc Arbaud, président et chef de la direction de CDPQ Infra – filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec responsable de la réalisation du projet du REM – reconnait qu’un dépassement de coût de 350 millions $ s’ajoutera à la facture du premier volet du Réseau express métropolitain. Cette facture grimpe à 6,9 milliards $. 
  • Dans ces dépassements de coûts, 200 millions $ seraient dus aux ralentissements causés par la pandémie, et 150 millions $ à des imprévus rencontrés en cours de construction. CDPQ Infra dit qu’elle assumera ces dépassements et qu’aucune aide financière supplémentaire ne sera exigée de Québec, qui a déjà investi 1,28 milliard $ dans le projet.  

La Caisse est actionnaire d’un réseau américain d’oléoducs bloqué par une cyberattaque

Publié le 9 mai 2021
  • L’un des plus grands opérateurs américains d’oléoducs, Colonial Pipeline, a dû fermer son réseau vendredi à la suite d’une attaque de rançongiciel. Le réseau achemine de l’essence et du diesel sur plus de 8800 km entre ses raffineries installées près de Houston, au Texas, et la région de New York. 
  • La Caisse de dépôt et placement du Québec détient une participation dans Colonial Pipeline. Elle s’élevait à plus de 1,5 milliard $ au 31 décembre 2020. 

Colonial Pipeline a annoncé hier soir qu’elle avait rouvert une petite partie de ses lignes de distribution. 

Ses lignes principales restent fermées pour l’instant. 

Selon Bloomberg, si la fermeture du réseau se prolonge, cela pourrait faire grimper plus rapidement que prévu le prix de l’essence aux États-Unis à son plus haut niveau depuis 2014.

L’agence de publicité Cossette redevient en partie québécoise

Publié le 4 mai 2021
L’agence de publicité Cossette redevient en partie québécoise

Les bureaux de Cossette à Québec [Source : page Facebook de Cossette]

  • La Caisse de dépôt et placement du Québec et CVC Capital Partners – une société d’investissement basée au Luxembourg – vont acquérir conjointement une participation majoritaire dans les agences de marketing de BlueFocus International, une filiale du groupe chinois BlueFocus Intelligent Communication. Cette transaction survient 12 ans après la vente de Cossette à des intérêts américains, puis chinois.
  • BlueFocus International comprend Vision7 International, qui englobe plusieurs agences, dont Cossette et Cossette Média. Le siège social de ce nouveau groupe international d’agences de publicité et de services de marketing sera situé à Québec, où Cossette a été fondée. On ignore la part que détiendra la Caisse de dépôt dans ce groupe.

La firme montréalaise Lemay reprend le mandat d’architecture du projet de REM de l’Est au centre-ville de Montréal

Publié le 4 mai 2021
La firme montréalaise Lemay reprend le mandat d’architecture du projet de REM de l’Est au centre-ville de Montréal

(Image CDPQ Infra)

  • La nomination de Lemay a été officialisée cet après-midi, en même temps que la création d’un comité d’experts indépendants qui supervisera l’intégration urbaine du REM de l’Est – projet controversé parce qu’il sera largement en extérieur. Lemay sera un sous-traitant de la division infrastructure de la Caisse de dépôt et placement du Québec. 
  • Entre 2014 et 2017, la CDPQ a investi 15 millions $ dans cette firme d’architecture. Récemment, Marc Choquette, ancien associé chez Lemay, a été nommé au poste de directeur, architecture et intégration urbaine à la CDPQ Infra. L’organisation a dit qu’il n’y avait aucun lien entre cette nomination et le mandat donné à Lemay.

La Caisse de dépôt se dit prête à vendre ses placements dans ses entreprises qui ne paient pas leur juste part d’impôt

Publié le 28 avr. 2021
  • C’est ce qu’a indiqué Charles Émond, PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, lors d’une comparution à l’Assemblée nationale. La Caisse surveille notamment depuis trois ans huit entreprises qui semblent payer moins d’impôt qu’elles le devraient. Elle ne veut pas en dévoiler les noms. 
  • À la fin de l’année dernière, la Caisse était actionnaire d’une centaine d’entreprises qui payaient moins que 15% d’impôt. L’institution détient des parts de plusieurs grandes entreprises québécoises, dont les taux d’imposition effectifs ont varié d’environ 2% pour Power Corporation à environ 27% pour Saputo.