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Conseils pour vos FINANCES

Comment réduire son risque grâce aux placements privés

Publié le 19 août 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

[crédit photo: Jametlene Reskp | Unsplash]

  • Si vous en avez la possibilité, introduisez dans votre répartition d’actifs une part de 5 à 15% en capital-investissements privés: des participations dans des entreprises qui ne sont pas cotées en bourse.
  • La très faible corrélation de cette classe d’actifs avec les marchés boursiers réduira la volatilité de l’ensemble de votre portefeuille.

La première moitié de 2022 a été difficile pour les investisseurs détenant des actions en bourse.

  • Il n’existait pas ou peu de refuge pour nos placements – du moins, pas parmi les solutions habituelles.
  • Les obligations et l’or n’ont pas offert le réconfort qu’on pouvait souhaiter pour contrebalancer la baisse des actions.

Heureusement, en juillet, les actions ont changé de direction et sont reparties à la hausse [bilan mensuel de la bourse en juillet]. Ce fut même l’un des meilleurs mois depuis longtemps, et août n’est pas si mal non plus.  

Comme leçon de 2022, je retiens qu’une approche similaire aux grands fonds de pension est plus efficace qu’une répartition traditionnellle de 60% en actions et 40% en titres à revenus fixes.

  • Ces placements à revenus fixes – obligations, principalement – jouent normalement un rôle de protection contre les baisses de valeurs des actions en prenant la direction opposée.
  • Mais, cette année, l’inflation a perturbé cet effet en pesant davantage sur nos économies durement gagnées.

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On devrait donc s’inspirer des grandes caisses de retraite, comme Calpers en Californie, Teachers en Ontario et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Depuis plusieurs années, elles ont accumulé dans leur coffre-fort des parts dans des infrastructures (ports et aéroports, trains et métros, centrale de production d’énergie, réseaux de distribution d‘eau et d’électricité, etc.) et dans du capital-investissement privé.

On appelle placements privés (en anglais private equity) les participations dans des sociétés dont les actions ne sont pas négociées sur les marchés boursiers comme le TSX, le NYSE ou le Nasdaq.

  • La Caisse détient près de 20% de ses actifs en placements privés;
  • le Régime de pensions du Canada, 27%; et
  • le fonds de dotation de l’université Yale, 31%. 

D’ordinaire, on distingue dans cette catégorie d’actifs 6 sous-catégories:

  • le capital de risque;
  • les technologies émergentes;
  • le co-investissement en partenariat avec d’autres fonds;
  • les crédits et prêts privés;
  • le financement en vue d’introduction en bourse; et
  • les rachats d’entreprises.  

Comme exemples de fonds de capital privés, on peut mentionner Bain Capital, BlackStone, Novacap, Sierra Ventures, Adams Street Partners, HarbourVest, Portage Ventures, Garage Capital, SAF Group et NorthLeaf Capital.

Certains, comme Kensington, investissent de manière hybride:

  • ils prennent à la fois des positions directement dans des entreprises non cotées;
  • et des participation dans d’autres fonds qui, eux, prennent ce type de positions.

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Des rendements positifs chaque année 

En analysant les résultats de quelques fonds de capital-investissement privé, on ne peut qu’être étonné de constater qu’ils n’ont pratiquement jamais de rendement négatif. Même pas en 2022.

Comment est-ce possible?

Comparés à de nombreux petits détenteurs de titres boursiers, qui espèrent faire des gains rapides, les investisseurs en placements privés ont des capitaux importants, et leurs attentes de rendement sont à long terme, même à très long terme.

Même s’ils le voulaient, ils n’ont pas la possibilité de réagir émotivement en vendant ou en achetant sur un coup de tête. En effet:

  • les placements privés doivent obligatoirement être détenus pendant au moins 3 ans; et
  • les rachats ne sont souvent autorisés qu’une, 2 ou 4 fois par an.  

Il n’est pas rare de constater que les exigences des fonds privés dans les processus de diligence raisonnable, c’est à dire l’examen minutieux de la situation d’une entreprise avant d’y investir, dépassent l’effort consenti dans l’analyse des titres cotés en bourse.

De nombreux investisseurs en capital privés s’impliquent activement dans la gestion des opérations et l’administration des sociétés dans lesquels ils ont des participations importantes, ou ils embauchent des consultants chargés de veiller au grain. 

 À savoir:

  • En général, les fonds en capital-investissement privé sont seulement accessibles à ce qu’on appelle des «investisseurs accrédités» ou à ceux qui y peuvent y déposer au moins 150 000 $.
  • Pour être accrédité, un investisseur doit généralement gagner au moins 200 000 $ par an en revenus individuels ou 300 000 $ en revenus de couple, ou détenir au moins 1 million $ en actifs financiers nets.
  • Parce que leur liquidité est faible, les placements privés sont considérés comme étant à risque élevé.

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Fabien Major