Fabien Major

Fabien Major

Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

Planificateur financier et expert en communication, il connaît parfaitement les rouages de l’industrie financière et sait expliquer aux investisseurs comment en tirer parti. Associé principal de Gestion de patrimoine Assante-Équipe Major, il signe chaque samedi dans InfoBref la chronique Conseils pour vos finances. Pour la recevoir par courriel, abonnez-vous gratuitement en cliquant sur le bouton bleu INFOLETTRES en haut à droite. (Les opinions de notre chroniqueur sont les siennes, pas celles d'InfoBref.)

Conseils pour vos FINANCES

Peu de Canadiens sont qualifiés pour gérer leurs placements

Publié le 16 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Peu de Canadiens sont qualifiés pour gérer leurs placements

[photo: Thaliesin | Unsplash]

  • À l’ère du «tout faire soi-même», il n’a jamais été aussi facile de trouver des outils en ligne pour administrer soi-même ses finances. Mais, selon l’Institut sur la retraite et l’épargne de HEC Montréal, plus de 60% des Canadiens n’ont pas les connaissances de base nécessaires.
  • Il existe des milliers de tutoriels en vidéo, de blogues, de podcasts et d’influenceurs Instagram de tous calibres prêts à vous seconder pour vous aider à administrer votre patrimoine. Sont-ils à la hauteur de leurs prétentions?

Gérer ses économies est tout un défi.

Comme avec n’importe quelle profession, il y a des codes, termes et règles à suivre pour qu’à long terme votre actif progresse.

Comme on ne s’improvise pas ingénieur, notaire ou comptable, il peut être périlleux de gérer soi-même l’ensemble de ses économies.

L’Institut sur la retraite et l’épargne dirigé par HEC Montréal a questionné plus de 3000 personnes.

Pour cette 3e enquête, l’IRE constate une diminution de la littératie financière générale.

  • Les Canadiens interrogés âgés de 35 à 54 ont obtenu en moyenne un résultat de 37% à un test comptant 29 questions.

Pire, près de la moitié des répondants disaient ne pas savoir les réponses aux questions touchant les régimes d’employeurs et sur la sécurité de la vieillesse.

L’IRE soulève «des interrogations sur la capacité des Canadiens à prendre des décisions financières lourdes de conséquences».

À mon avis, il y a autant de gens qualifiés pour se construire une maison complète tout seuls que de gens parfaitement outillés pour administrer et planifier leur patrimoine en solo.

  • Chaque année, la finance, l’économie et la fiscalité se complexifient.
  • Il faut être à jour pour tout suivre et pour éviter les pièges fiscaux et comportementaux, tout en profitant d’opportunités ponctuelles.

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Pourquoi gérer soi-même?

Paradoxalement, on apprend via le site de comparaison Finder.com que plus de 30% des jeunes des générations Y et Z ont l’intention de laisser tomber leur conseiller et de gérer eux-mêmes leurs finances personnelles.

Ce serait principalement pour économiser sur les frais et retrouver un certain contrôle sur leurs finances que les investisseurs souhaitent devenir autonomes.

Le souhait d’être en contrôle a bien du sens. Mais pour ce qui est des frais, rien n’est moins sûr.

En fonction de votre taux horaire et considérant le temps que vous mettrez à planifier, gérer vos impôts, taxes, assurances, budget et comptes de placements… combien cela vous coûtera-t-il par année? 3000 $, 6000 $ ou 10 000 $.

  • En faisant un calcul, on s’aperçoit rapidement qu’il est faux de prétendre que notre temps est gratuit.
  • Le temps consacré à la gestion de vos placements ne sera pas disponible pour autre chose.

Un autre aspect n’est pas mentionné dans les enquêtes des HEC et de Finder.com.

Avec les nombreuses réformes sur la rémunération des conseillers, il est de plus en plus difficile de trouver des professionnels disposés à s’occuper de clients ayant moins de 200 000 $ à investir.

  • Les plus petits investisseurs n’ont probablement pas d’autre choix que de s’éduquer sur la finance.  

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Conseils aux investisseurs autonomes

Vous devez parfaire vos connaissances ailleurs que sur TikTok ou Instagram.

  • De nombreuses universités proposent le certificat en planification financière.
  • Aussi, le site du Canadian Securities Institute, filiale canadienne de Moody’s, offre en ligne des cours sur l’univers des fonds, options, actions et obligations.

Vous n’êtes pas obligé de gérer vous-même tous vos avoirs.

  • Vous pouvez très bien gérer activement votre CELI et votre REEE, et confier les REER et les comptes non enregistrés à un professionnel.
  • L’important, c’est de reconnaître ses limites, et surtout de déterminer avec transparence les rôles et responsabilités de chacun.

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Conseils pour vos FINANCES

Les règles de base de l’investissement: 7 vérités à garder en tête

Publié le 9 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Les règles de base de l’investissement: 7 vérités à garder en tête
  • Cette semaine, la volatilité est revenue hanter les investisseurs. Les grands indices boursiers ont subi des secousses importantes provoquées par la propagation des variants de la Covid-19 et de mauvais chiffres sur l’emploi aux États-Unis.
  • Comme les lois de la physique, il existe des règles de base qui régissent le monde de l’investissement. Ces principes doivent être bien compris et appliqués par les investisseurs qui souhaitent conserver et faire croître leurs économies.

Les négliger ou simplement les oublier peut causer des dommages irréversibles à son bas de laine. Je vous partage aujourd’hui quelques vérités qui m’apparaissent les plus pertinentes. Même lorsque les marchés semblent en pause ou sur une lancée positive, on doit garder ces fondements à l’esprit. Ils semblent tous assez simples, mais les appliquer rigoureusement est tout un défi.

1) L’incertitude ne disparaîtra jamais.

Il faut accepter la volatilité et la possibilité qu’on subisse à l’occasion des corrections et krachs. Les taux d’intérêt, les résultats financiers de sociétés influentes, les tensions géopolitiques, les données économiques, les conflits, etc., et même les pandémies engendrent des menaces et des opportunités.

2) Le marché des actions produit un rendement positif 3 années sur 4.*

Sachant cela, on comprend que la croissance des actions n’est pas une affaire de chance, mais plutôt de persistance.

Lorsque la valeur des indices décline momentanément, il ne reste que deux options: réinvestir pour acheter au rabais ou patienter.

Ajouter des revenus fixes, augmentera sensiblement les probabilités d’obtenir des rendements positifs.


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3) La répartition d’actifs explique 88 % des résultats.*

Votre pif ou les commentaires positifs sur les réseaux sociaux importent peu.

Comme aucune classe d’actifs ou secteur économique ne parvient à surclasser tous les autres chaque année, votre stratégie de répartition doit être reliée à des tendances lourdes et données probantes.

De petits ajustements et rééquilibrages viendront ensuite sécuriser vos décisions.

[* Références pour aller plus loin: Constructing a Probability Map for Future Stock Returns // Investing is a Balancing Act]

4) Plus les rendements sont importants, plus les chances de perdre votre capital sont élevées.

Les gains faciles sont exceptionnels et temporaires.

Comme on l’a vu récemment avec les cryptomonnaies, plus l’écart-type (mesure de volatilité principale) d’un titre est important, plus son potentiel de gain ET de perte est élevé.

5) Le miracle des intérêts composés n’est pas une affaire de semaine, mais d’années.

Seule la chance explique les gros gains faciles et rapides.

C’est lorsqu’on est en mesure de gagner des intérêts sur les gains des années précédentes que la «révélation des intérêts composés» nous saute aux yeux.

Finalement, des gains moyens chaque année valent bien davantage que des gains spectaculaires occasionnellement.

  • Par exemple, 100 000 $ investis il y a 25 ans dans un portefeuille au rendement moyen de 7,5%/an valent maintenant plus de 540 000 $.

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6) Les grands parleurs ne sont pas les cordonniers les mieux chaussés.

Avant de suivre les conseils financiers d’un beau-frère ou du cousin qui sait tout, consultez sa cote de crédit et ses relevés de placement.

Sans blague, les gestes et les faits concrets sont toujours plus révélateurs que les belles histoires ou conseils échangés dans un cadre de porte par la commère du bureau.

  • Jean-Guy est très loquace pour parler de ses succès, mais il devient soudainement silencieux sur ses échecs.

7) Les émotions sont mauvaises conseillères.

On ne le répétera jamais suffisamment, les mathématiques n’en ont rien à cirer de vos convictions et de vos feelings.

  • Même si vous adorez tel gadget, breuvage ou marque de voiture, à moyen et long terme la valeur d’une action en bourse répondra davantage à la rentabilité de la société qu’à l’avis populaire.

Bien connaître ses réactions émotives est aussi constructif que de bien connaître les états financiers d’une compagnie de qualité.

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Une entreprise entre en bourse: faut-il investir ou pas?

Publié le 2 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Une entreprise entre en bourse: faut-il investir ou pas?

[photo: Brian Matangelo | Unsplash]

  • Les offres initiales d’entrée en bourse attirent de nombreux investisseurs. Mais peu d’entre eux feront des gains importants.
  • Le rendement de l’indice des sociétés américaines à petite capitalisation est le plus élevé d’entre tous. Depuis 70 ans, Il a procuré un rendement annualisé moyen de 13,2%. Des fonds d’entreprises à petite capitalisation peuvent être une alternative intéressante pour profiter du fort potentiel de certaines sociétés.

Depuis plus d’un siècle, les nouvelles entrées en bourse font rêver. On souhaiterait tous avoir été parmi les premiers actionnaires de Tesla, Apple, Shopify ou Amazon.

Mais avant d’être les géants qu’ils sont devenus, ces compagnies ont toutes été des PME.

On n’a qu’à prendre connaissance de la croissance des entreprises à petite capitalisation dans le graphique du tableau Andex, qui compare le rendement des principales catégories d’actifs [document PDF], pour se convaincre que c’est LA catégorie la plus payante entre toutes.

  • Un seul billet de 100 $ investi dans l’indice des petites sociétés américaines en 1950 vaut aujourd’hui près de 645 000 $.

Au Canada, parmi les entrées en bourse les plus médiatisées ces derniers temps, on trouve celle du fabricant québécois de camions et d’autobus électriques Lion Électrique (NYSE et TSX: LEV).

  • Depuis le début de l’année, pas une semaine ne passe sans qu’on me parle de Lion.
  • J’en entendais parler avant son entrée en bourse, et encore maintenant.

Lion est entrée en bourse:

On me pose presque toujours la question suivante: «est-ce une bonne idée de placer dans LEV une bonne partie de mon CELI ou de mon REER?»

Rarement mieux que l’indice

Il faut s’interroger sur les motivations pour répondre adéquatement à cette question.

Si vous cherchez surtout à «faire la passe» rapidement, non, ce n’est pas une bonne idée.

Mais si votre motivation est plutôt que vous croyez à l’utilité sociale du transport collectif, à l’électrification des transports, à la qualité du produit et de la direction de l’entreprise, à l’épaisseur de son carnet de commandes… là, on parle.

Et alors, oui, ça peut être une bonne idée d’investissement à long terme. Peut-être.


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L’ennui, avec les entrées en bourse, c’est que le premier qui achète en bourse est en fait un acheteur «secondaire».

  • La société qui entre sur le marché boursier était déjà en activité de manière privée.
  • Lors de son introduction en bourse, elle met des parts en circulation dans le public pour lever des capitaux additionnels et pour permettre aux actionnaires de la première heure de revendre avec profit une partie ou la totalité de leurs investissements.
  • Donc, quand le public a le droit de souscrire des actions, il le fait toujours… à prix gonflé.

La firme américaine Dimensional Funds Advisors, qui crée des portefeuilles indiciels, a étudié le rendement de plus de 6000 offres initiales en bourse de 1991 à 2018.

Elle conclut que les nouvelles entrées ont tendance à sous-performer par rapport aux indices de référence de leur secteur industriel.

Un titre très attendu par le public deviendra très onéreux dans les premières heures de négociation.

Lion ne fait pas exception.

  • Le 7 mai dernier à l’ouverture des marchés, l’action de Lion Électrique se négociait à 19,67 $.
  • Le cours cible moyen d’ici 12 mois des analystes est de 28,12 $.
  • Cependant, en appliquant la méthode basée sur les flux de trésorerie et en mesurant ses actifs, le rapport d’évaluation fondamentale StockCalc considère Lion comme «surévaluée» comparée à ses semblables.

Donc, y investir maintenant est probablement un pari sur le très long terme.


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Souscrire AVANT l’entrée en bourse

Une façon d’être le premier sur le siège de l’actionnaire d’une jeune pousse est d’investir dans un fonds de petites et moyennes entreprises.

En complément de leur investissement dans des petites et moyennes sociétés cotées en bourse, ces fonds ont parfois la capacité de souscrire aussi des parts de placements privés et ainsi, d’entrer dans le capital de sociétés avant leur entrée en bourse.

Je pense par exemple au fonds Pender d’opportunités à petites capitalisations F. 

  • Dans la dernière année, il a offert un rendement de 105% à ses porteurs de parts – plus qu’un doublement de valeur en un an.
  • Il a rapporté en moyenne 20,4% net par année depuis 10 ans – soit 18,6% de plus que l’indice Morningstar Canada des petites capitalisations canadiennes.
  • 100 000 $ investis dans ce fonds en 2001 valent aujourd’hui 6 fois plus.

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Il est aussi possible d’avoir une exposition indirecte à l’opportunité d’investir avant une entrée en bourse via les fonds de travailleurs de la CSN et de la FTQ. Et c’est parfois très payant.

Prenez le Fonds de la solidarité FTQ:

  • Au dernier exercice terminé le 31 mai, son rendement annuel a été de plus de 20%.
  • Depuis 10 ans, son rendement a été de 7,5% en moyenne annualisée.

Seul hic, on ne peut pas y déposer plus de 5000 $ par année.

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Une crise? Où ça?

Publié le 25 juin 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Une crise? Où ça?

[crédit: Austin Distel | Unsplash]

  • Selon une récente enquête de la banque Credit Suisse, la richesse mondiale a fait un bond de 7,4% en 2020.
  • La richesse médiane des adultes canadiens s’est accrue de 9,6% et atteint 125 960 $US. Ce montant nous place au 10e rang mondial, devant le Japon, l’Italie, la Norvège, l’Espagne et l’Irlande.

Le rapport annuel sur la richesse mondiale de la banque Credit Suisse me rappelle le titre d’un album de Supertramp paru en 1975: Crisis, what crisis?

Malgré la Covid-19, on observe un enrichissement collectif impressionnant, même dans des pays très touchés par la pandémie.

L’enquête souligne avec justesse que, en 2020, l’argent est passé des poches de l’État à celle des citoyens.

  • Pendant que beaucoup de familles bénéficiaient d’aides financières de leur gouvernement et en profitaient pour rembourser leurs dettes ou même investir, la dette des pays se creusait, de 20% en moyenne, par rapport à 2019.

Répartition de la population mondiale par tranches d’actif net

Credit Suisse utilise comme mesure la valeur nette que possèdent les adultes.

  • On l’obtient en additionnant tous les actifs d’un individu (maisons et terrains, placements, soldes bancaires, voitures);
  • puis en retranchant toutes ses dettes.

Cette valeur nette est calculée en dollars américains.

La baisse relative de cette devise a contribué à augmenter la richesse des habitants des autres pays.

Mais, malgré cette influence du cours des devises, le portrait est surprenant.

La valeur nette par adulte a connu une progression spectaculaire depuis 20 ans.

  • Pour la première fois de l’histoire, il y a maintenant plus de 1% de la population adulte dans le monde – soit 56 millions d’individus – qui possède plus d’un million $US en actifs nets.
  • 11% possèdent entre 100 000 et 1 million $US.
  • 33% possèdent 10 000 et 100 000 $US.
  • 55% possèdent moins de 10 000 $US.

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Les Canadiens sont de plus en plus riches

Le rapport met en évidence que le Canada est clairement parmi les nations les mieux nanties.

  • Il y a maintenant presque 1,7 million de Canadiens qui ont une valeur nette supérieure à 1 million $US.
  • C’est presque 250 000 millionnaires de plus qu’en 2019 – l’an dernier, le Canada a gagné autant de nouveaux millionnaires que la Chine.
  • Les millionnaires canadiens représentent 3% des millionnaires dans le monde, alors que le Canada ne compte que pour 0,5% de la population mondiale.

En 2000, 1,2% des adultes canadiens étaient millionnaires en dollars américains.

20 ans plus tard, les millionnaires comptent pour 5,6% des adultes canadiens.


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L’avenir est aux millionnaires

Credit Suisse prévoit que, d’ici 4 ans (2025), on assistera à une croissance de la richesse mondiale de l’ordre de 39%.

Durant ces 4 ans, le Canada se placerait dans le top 5 des pays comptant le plus de nouveaux millionnaires, avec une croissance de leur nombre de 77%.

  • En 2025, près de 3 millions de Canadiens seraient millionnaires.

[À lire aussi: Combien de millions vous faut-il pour pouvoir cesser de travailler?]

4 raisons expliquent l’enrichissement des Canadiens

  • La réponse rapide des gouvernements à soutenir financièrement leurs citoyens et les entreprises a permis d’éviter un appauvrissement généralisé, contrairement ce qui s’était passé en 2008-2009.
  • Les mesures de confinement ont restreint la capacité de dépenser et elles ont forcé l’épargne.
  • Les marchés financiers ont bien performé et les portefeuilles d’investissements des Canadiens ont gagné en valeur.
  • La faiblesse des taux d’intérêt a engendré une forte poussée de valeur des biens immobiliers, ce qui a augmenté la valeur nette de beaucoup de familles canadiennes.

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Placements: les fonds les plus performants depuis le début de 2021

Publié le 18 juin 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Placements: les fonds les plus performants depuis le début de 2021
  • Il est plus difficile que l’an dernier d’obtenir des rendements intéressants avec les grandes sociétés technologiques américaines. Les actions canadiennes et européennes affichent de meilleurs résultats.
  • Certains fonds ont réalisé, dans la première moitié de 2021, des performances surprenantes en misant sur des secteurs pointus ou des catégories de sociétés spécialisées.

Si on regarde la performance des actions en bourse depuis le début de l’année, il y a de quoi être surpris.

Les champions de cette année diffèrent énormément de ceux des années antérieures.

Prenez par exemple l’indice Nasdaq. Il a réalisé jusqu’ici un gain de 9,2% cette année.

C’est bien, mais c’est:

  • 4% de moins que le principal indice généraliste américain S&P 500, qui a gagné 13%; et
  • 6% de moins que l’indice canadien S&P/TSX qui a déjà gagné 15,5%.

Il faut dire que le prix du baril de pétrole a grimpé de 46%.

  • Cela profite aux pétrolières et gazières canadiennes.

Avec un score de +16,2%, l’indice européen Euro Stoxx 50 fait encore mieux que les gros indices américains.

En utilisant le Laboratoire Morningstar, j’ai analysé les fonds communs de placement (FCP, encore communément appelés fonds mutuels) et les fonds négociés en bourse (FNB) les plus performants depuis le début 2021. En voici six qui se sont distingués.


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3 fonds communs performants

Le Fonds Sprott Énergie a gagné 116%.

  • Il contient entre autres des actions de Whitecap Resources (TSX: WCP), Cenovus Energy (TSX: CVE), Tamarack Valley Energy (TSX: TVE), Enerplus (TSX: ERF), Athabaska Oil (TSX: ATH) et Baytex Energy (TSX: BTE).
  • Ces entreprises développent, exploitent ou distribuent du pétrole, du gaz, du charbon ou de l’uranium.   

Le fonds Marquest Explorer a gagné près de 60%.

  • Il mise sur les sociétés minières canadiennes sous-évaluées et les minières internationales diversifiées.
  • Il contient les actions de Laurion Mineral Exploration (TSXV: LME), Starr Peak (TSXV: STE), Sokoman Minerals (TSXV: SIC), Seahawk Gold (CSE: SHV), St-Georges Eco-Mining (CSE: SX) et Doré Copper Mining (TSXV: DCMC).
  • Le fonds peut investir dans l’or, le titane, le cuivre, le graphite et le lithium.

À part les fonds visant spécifiquement l’énergie et les ressources naturelles, rares sont les fonds diversifiés qui parviennent à faire plus de 20% depuis le début de l’année.

Le Fonds d’actions Lysander-Canso a réussi ce pari.

  • Il a gagné plus de 30%.
  • Il mise sur Ovintiv (anciennement Encana, TSX: OVV), Apple (Nasdaq: AAPL), Bombardier (TSX: BBD), GE (NYSE: GE), Linamar (TSX: LNR), Cenovus (TSX: CVE), SNC-Lavalin (TSX: SCN), Financière Manuvie (TSX: MFC), CAE (TSX: CAE) et Kraft-Heinz (Nasdaq: KHC).

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3 FNB performants

Du côté des FNB, assez peu de surprises: les énergies fossiles et les ressources dominent.

Le iShares S&P/TSX Capped Energy Index (TSX: XEG) a gagné 59,7% depuis le début de 2021.

J’ai cependant été très étonné d’observer un FNB spécialisé dans la chaine de blocs se trouver au sommet de la performance annuelle.

Le Blockchain Technology (TSX: HBLK) a rapporté 48% cette année.

  • Il mise sur Square (NYSE: SQ), Epam system (NYSE: EPAM), Docusign (Nasdaq: DOCU), Akamai Technologies (Nasdaq: AKAM), CoinBase Global (Nasdaq: COIN), Paysafe (NYSE: PSFE), la montréalaise Nuvei (TSX: NVEI) et Marathon Digital Holdings (Nasdaq: MARA).

Je n’étais pas au bout de mes surprises.


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Parmi les FNB les plus performants, se trouve un produit diversifié assez unique.

Le Invesco Global Shareholder Yield (TSX: PSY) cible les entreprises cotées en bourse qui rachètent leurs propres actions.

  • Certaines recherches démontrent que les compagnies qui réduisent ainsi leurs nombres d’actions en circulation ont tendance à être moins risquées et à surclasser les indices de référence.
  • Le FNB PSY s’intéresse également aux entreprises qui haussent leurs dividendes.
  • Parmi les principaux titres qu’il détient, on remarque Oracle (NYSE: ORCL), Biogen (Nasdaq: BIIB), Magna International (TSX: SG) , Nutrien (TSX: NTR), Charter Communications (Nasdaq: CHTR), EBay (Nasdsq: EBAY), Allstate (NYSE: ALL) et Vivendi (EPA: VIV).

Mise en garde

  • Les rendements présentés dans cette page ont été calculés du 1er janvier au 15 juin 2021 inclusivement. Les rendements passés des fonds communs et des FNB peuvent ne pas se reproduire. À moyen et long terme, les fonds diversifiés sont plus stables et prévisibles et que les fonds sectoriels.
  • Les fonds sectoriels, et ceux qui suivent des stratégies d’investissements très spécialisées, sont destinés aux investisseurs audacieux capables d’accepter les baisses de valeur importantes.
  • Avant de souscrire à un de ces produits, consultez un planificateur ou un conseiller en gestion de patrimoine. Certains fonds peuvent ne pas convenir à votre profil de tolérance au risque.

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Immobilier: pourquoi le balancier finira forcément par revenir

Publié le 11 juin 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Immobilier: pourquoi le balancier finira forcément par revenir

[image: Geralt | Pixabay]

  • Présentement au Québec, le prix moyen d’une maison unifamiliale est de 448 600 $. C’est beaucoup d’argent. Mais il est possible de souscrire à une hypothèque de 5 ans fermée à 1,99%. Ça, c’est très peu.
  • En septembre 1981, le taux de 5 ans fermé atteignait son sommet historique: 20,75% – 10 fois plus qu’aujourd’hui. Mais à l’époque, le prix moyen des maisons au Québec était inférieur à 50 000 $ – 10 fois moins qu’aujourd’hui.

En analysant le prix moyen des maisons unifamiliales depuis 40 ans, je me suis rappelé la formule qu’il faut garder en tête quand on fait des comparaisons: «toutes choses étant égales par ailleurs».

Elle s’applique admirablement bien au marché immobilier.

Entre 1981 et 2021, la principale «chose» qui n’est pas égale est le taux d’intérêt, qui influence fortement l’offre et la demande.

  • Les prix des biens immobiliers sont étroitement liés aux taux d’intérêt.
  • Plus les taux sont faibles, plus les prix ont tendance à monter, et vice versa.

Lorsque la crise favorise l’immobilier

Si, en introduction, j’ai mis en relief les données d’il y a 40 ans, c’est qu’à cette époque aussi, les Québécois vivaient une situation extrême et anormale.

Au début des années 1980, le Canada traversait une récession difficile.

  • Le taux de chômage était très élevé et l’inflation atteignait 12%.
  • Le taux d’intérêt directeur de la Banque du Canada est monté momentanément à 21%.

Malgré ces taux records, la crise économique des années 80 a incité de nombreux Canadiens à se réfugier dans l’immobilier afin de protéger leur pouvoir d’achat.  

En 2021, la crise sanitaire causée par la pandémie a stoppé net l’immigration, la mobilité des travailleurs et le tourisme.

Même les aînés qui souhaitaient vendre leur maison et emménager dans une résidence de retraite ont dû mettre leur projet sur pause.

Résultat, il y a 49% moins de maisons en vente au Québec en 2021 qu’en 2019.

  • La crise sanitaire a gonflé l’épargne, limité les occasions de dépenses, et fait baisser les taux hypothécaires de manière spectaculaire.

Comme dans les années 80, cette situation extraordinaire propulse la demande et les prix vers le haut.


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Retenez-vous de faire des extrapolations

En économie, il faut se méfier des moyennes et des extrapolations. Surtout en période de crise:

  • autant il aurait été farfelu, en 1981, de projeter une croissance annuelle future des taux hypothécaires de 30% par année comme ce fut le cas entre 1979 et 1981;
  • autant il serait insensé de penser que la croissance des prix des maisons va continuer avec la même vigueur après la pandémie.

Pourquoi?

Parce que la crise sanitaire a créé un environnement unique, propice à la rareté des maisons.

Mais cet environnement est temporaire.

Dès que les frontières s’ouvriront et que la mobilité des travailleurs et le tourisme reprendront, l’activité économique se raffermira et… la Banque du Canada haussera ses taux.

Comme un balancier, les prix de l’immobilier redescendront.


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Conseils pour les jeunes familles

Considérant cela, il serait sage d’attendre avant d’acheter.

Mais, si vous choisissez tout de même de sauter dans ce marché en ébullition, faites-le pour les bonnes raisons.

Ne le faites pas pour investir, mais parce que vous devez vous loger.

  • Dans les conditions actuelles, l’achat d’un logement restera une dépense de consommation difficile à rentabiliser à moyen et long terme.

Pour que votre projet immobilier tienne la route, voici à mon avis les 7 exigences minimales que vous devriez vous fixer:

  1. Votre mise de fonds est d’au moins 20%.
  2. Vos futures dépenses de logement devront être inférieures à 33% de vos revenus nets.
  3. Votre couple forme une union solide et durable.
  4. Votre budget est bien équilibré et votre train de vie vous laisse même un excédent chaque mois.
  5. Vous avez un fonds d’urgence qui vous donne une réserve correspondant à 3 à 6 mois de dépenses.
  6. Vous avez trouvé un quartier où vous vous sentez bien.
  7. À l’endroit que vous convoitez, vous trouverez les principaux services (écoles, pharmacies, épicerie, clinique, parcs…) dans un rayon de moins de 5 km.

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Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi certains REEE sont à éviter

Publié le 4 juin 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pourquoi certains REEE sont à éviter

[photo: Jan Vasek | Pixabay]

  • Les régimes enregistrés d’épargne-études ne sont pas tous identiques. Avant d’y souscrire à la hâte, soyez vigilants et lisez tous les avertissements en petits caractères.
  • En particulier, soyez conscient que les régimes collectifs sont beaucoup plus restrictifs que les régimes familiaux et individuels.

Le REEE est un régime formidable. Dans presque tous les cas, on fait une bonne affaire.

Permettez-moi de vous le décrire sous cet angle: si je vous présente un véhicule de placement qui vous garantit un gain de 30% sur tous vos dépôts, comment réagissez-vous?

Il y a de quoi être méfiant, j’en conviens.

Et pourtant, c’est bien le résultat qu’on obtient en tenant compte de la subvention fédérale de 20% et de l’incitatif québécois de 10%.

  • Par exemple, si vous cotisez 2000 $ à un REEE, il sera bonifié de 600 $ et ce, peu importe le produit dans lequel vous aurez investi.

Voilà pourquoi le REEE est devenu un incontournable.

C’est sans doute cette popularité qui a engendré des abus, qu’il faut dénoncer.

Les fondations se fissurent

Lorsque la «subvention canadienne pour l’épargne-études» a été introduite en 1998, des institutions se sont créées afin d’exploiter à fond ce filon.

Des organisations qui œuvraient déjà dans le secteur des bourses d’études ont mis les bouchées doubles: elles se sont constitué des forces de vente dynamiques et parfois… très offensives.

  • On parle de vente à pression et de méthodes douteuses de sollicitation.
  • Certains ont été témoins de racolage et de cueillette de données personnelles dans les pouponnières.

Il faut dire que les commissions touchées par leurs vendeurs étaient juteuses.

  • Certains pouvaient toucher 1000 $ pour un contrat de 100 $ par mois dans un REEE collectif.
  • Un bon vendeur, qui en vendait en moyenne 10 par mois, gagnait donc plus de 100 000 $ par année.

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Les fondations Universitas (maintenant Kaleido), Heritage, CST, Du Savoir et Global fonctionnaient toutes de la même manière.

  • Elles mettaient les capitaux des titulaires en commun et leur octroyaient des unités rachetables selon certaines conditions, parfois très complexes.
  • Les parents ne pouvaient pas cesser leurs versements, les diminuer, ni même déplacer les montants accumulés ailleurs sans encourir des pénalités allant jusqu’à 90% des sommes déposées.

Pourquoi de tels frais?

Pour compenser les commissions versées À L’AVANCE à leurs vendeurs ambulants.

C’est exactement ce qui est dénoncé depuis des années et qui a conduit la Cour supérieure du Québec à autoriser une action collective à l’encontre des organisations mentionnées.

Les familles qui ont détenu des unités des REEE collectifs du genre après le 19 juillet 2013, ou qui ont dû payer des pénalités importantes pour sortir de ce joug, seront parties prenantes de l’action menée par le cabinet LPC avocats.


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Quelques conseils:

  • Avant qu’un sérieux ménage ne soit effectué dans tous les REEE collectifs des fondations, les investisseurs devraient les éviter.
  • Concentrez-vous sur les REEE individuels ou familiaux: contrairement aux REEE collectifs, ils ne contiennent que vos dépôts et vos subventions et incitatifs. Leur administration est simple et limpide.
  • Soyez attentifs aux produits financiers que vous choisissez dans des REEE. Évitez particulièrement les certificats non rachetables ou assortis de fortes pénalités au rachat.

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Conseils pour vos FINANCES

Devises et impôt: les trouble-fêtes de l’investisseur

Publié le 28 mai 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Devises et impôt: les trouble-fêtes de l’investisseur

[photo: John McArthur | Unsplash]

  • Cette année, deux obstacles majeurs minent l’humeur des investisseurs: l’impôt, et le taux de change entre la devise canadienne et le dollar américain.
  • En effet, en convertissant en dollars canadiens la valeur de nos placements américains, on perd pratiquement tous nos gains depuis le début de l’année.

Pour corriger le problème, il y a peu d’options. On patiente jusqu’à ce que la situation d’améliore, mais… on peut perdre davantage.

Ou bien, on empoche nos profits et on concrétise des gains imposables.

Voyons le cas d’Ali.

En mars 2020, il a acheté, dans un compte de courtage non enregistré, des parts du fonds négocié en bourse QQQ (coté au Nasdaq) qui suit le rendement de l’indice Nasdaq 100, considérée comme la bourse des technologies.

Son investissement de 100 000 $ canadiens représentait alors une valeur de 69 723 $US.

Depuis mars 2020, la valeur marchande de son placement a bondi de 76,5%, toujours en dollars américains: il a gagné 53 338 $US et vaut maintenant 123 061 $US.

Ali devrait être très content, mais il a deux problèmes.

S’il convertit maintenant son placement vers des dollars canadiens, il perdra une bonne partie de ses gains et… il devra aussi payer des impôts.

Mais s’il choisit d’attendre, son gain risque de s’évaporer.

Quelques explications.

  1. La devise joue des tours

Comme le placement d’Ali a connu une croissance de 76,5%, on pourrait croire que, en dollars canadiens, son investissement de 100 000 $ a une valeur de 176 500 $.

Mais non: le huard a joué les trouble-fêtes.

  • Depuis l’an dernier, le dollar canadien a progressé de 16% et rien ne dit que cette hausse va se terminer de sitôt.
  • Au moment de rédiger ce texte fin avril 2021, un dollar canadien valait 0,82858 cent américain.

Cette hausse du dollar canadien réduit l’appréciation du placement d’Ali: il vaut plutôt 148 535 $ canadiens.

Sans la fluctuation des devises, Ali serait plus riche de 27 965 $.


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2. L’impôt pénalise la vente du placement

Si Ali veut récupérer un montant en dollars canadiens, il doit vendre son fonds QQQ, et donc réaliser un gain en capital.

On peut estimer le montant d’impôt qu’il doit payer à 12 134 $.

Résultat: Ali croyait au départ faire un gain de 76,5% mais, après la conversion de devises et l’impôt, son gain final est moitié moindre. Il n’est plus que de 36,4%.

Aurait-il pu faire autrement?

D’abord avant d’investir tête baissée, il faut réfléchir à son horizon, à son taux d’imposition, et surtout à une répartition tactique entre ses différents comptes de placements.

À mon avis, les investissements les plus dynamiques – ceux qui ont les meilleures chances de gain – doivent être souscrits dans un CELI.

Ainsi, jamais la fiscalité ne viendra brouiller vos décisions ou amputer vos gains.

Si vos REER et CELI sont remplis, soyez très vigilants dans vos choix de placements non enregistrés (aussi appelés «au comptant»). 


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Ensuite, selon l’étape où l’on se trouve dans un cycle économique, il peut être préférable de souscrire à des fonds ou FNB «neutres en devises», qui sont couverts contre les effets de fluctuations de devises

Il était évident que les perturbations économiques dues à la pandémie allaient nuire aux exportations canadiennes, et cela a pénalisé le huard.

Mais lorsque les nuages s’estompent, il est judicieux de «couvrir ses risques de change».

Dans ce cas, un fonds comparable au QQQ mais couvert contre les mouvements de devises, comme le FNB canadien ZQQ (coté au TSX), aurait pu convenir à Ali.

Les stratégies de couverture de devise fonctionnent exactement comme les assurances. C’est AVANT de vivre un sinistre qu’on doit s’en procurer.


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À retenir

  • Les mouvements des taux de change entre devises peuvent être violents et coûteux.
  • À long terme, l’impact de l’évolution du cours des devises est limité. Mais si vous savez que vous aurez besoin des capitaux dans un horizon de court ou moyen terme, pensez à utiliser des investissements en dollars canadiens «couverts contre les variations de taux de change».
  • Si les pertes de valeur et la facture d’impôt sont trop salées pour vendre vos actifs en dollars américains, envisagez de les conserver tels quels et, si vous avez besoin d’argent, de plutôt vendre d’autres placements qui auront moins d’impact négatif.

Lorsque le dollar américain reprendra de la vigueur face au huard, la valeur en dollars canadiens de vos placements remontera. Vous vivrez donc l’effet inverse de la situation actuelle, et ce sera alors à votre avantage.

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Conseils pour VOS FINANCES

Les défis fiscaux de la surchauffe immobilière

Publié le 21 mai 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Les défis fiscaux de la surchauffe immobilière

[photo: Tobias | Unsplash]

  • La croissance importante de la valeur des biens immobiliers cause des maux de tête fiscaux à certaines familles.
  • Comment diminuer l’impôt sur la vente d’actif immobilier ou planifier une gestion fiscale plus efficace?

Le boom immobilier dont nous avons été témoins durant la pandémie ne fait pas que des heureux.

  • Bien sûr, il y a les jeunes familles qui peinent à trouver des propriétés correspondant à leur budget.
  • Mais il y a aussi des propriétaires qui font face à des factures fiscales importantes.

Voici le cas de Gilles et Juliette de Longueuil.

  • Ce couple septuagénaire possède un immeuble de 6 logements qu’il n’habite pas.
  • Le bâtiment est libre de dettes.
  • Ils souhaitent qu’à leur décès, cet actif soit légué à leurs trois filles. 

En quelques années à peine, la valeur marchande est passée de 800 000 $ à 1,7 million $.

Récemment, en mettant à jour leur plan financier et successoral, ils ont appris que le gain en capital latent cumulé et les amortissements pris au fil du temps engendreraient, à leur décès, une facture fiscale de 412 000 $.

Or, ils ne possèdent pas cette somme, et leurs filles non plus.

Comment faire pour que les héritières puissent conserver la bâtisse à long terme après le décès des parents?

Pas de solutions miracles

Malheureusement, ces questions arrivent bien tardivement.

Il existe des façons de réduire l’impôt en jouant principalement sur deux éléments: les amortissements, et les intérêts sur l’hypothèque.

Amortissements: une analyse montre que, dans les quartiers en demande constante, il est préférable de ne pas prendre ses déductions pour amortissement lorsqu’on fait des rénovations ou qu’on apporte des améliorations à l’immeuble.

  • En effet, ces déductions réduisent le gain en capital et augmentent la partie imposable lors d’une vente future.
  • Mieux vaut au contraire laisser le maximum de gain en capital s’accumuler, puisque seulement 50% de ce gain sera imposable.

Intérêts: avec des biens immobiliers locatifs, les intérêts d’une hypothèque sont une dépense déductible d’impôt.


> Découvrez nos autres articles consacrés à l’immobilier, dans la section Affaires d’InfoBref


Ce n’est pas tout.

En refinançant l’immeuble et en plaçant la somme obtenue par ce refinancement, on peut générer un capital liquide qui pourrait servir à générer une rente mensuelle et, surtout, alimenter un fonds pour impôt futur.

  • Dans le marché du courtage, on peut facilement dénicher une hypothèque à un taux de moins de 2% pour un terme de 5 ans fermé.
  • Comme les intérêts payables sur l’hypothèque sont déductibles d’impôt, en prenant l’hypothèse d’un taux marginal d’imposition à 50%, il suffirait techniquement que le placement du montant de l’hypothèque génère un rendement de 1% pour arriver au point mort.
  • Ce n’est pas difficile à battre. En effet, il est relativement facile d’assembler un portefeuille de placement à risque modéré qui engendre en moyenne un rendement net de 4% annuellement.

C’est donc une stratégie gagnante.


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Utiliser une fiducie

Mon confrère fiscaliste Francis Latour est d’avis que Gilles et Juliette devraient envisager:

  • d’incorporer une société;
  • de lui céder la propriété; et
  • de mettre en place une fiducie familiale qui détiendrait cette société au bénéfice de leurs trois filles.

Ils n’échapperaient pas à l’impôt cumulé jusqu’à maintenant, mais ils pourraient ainsi «geler» la valeur marchande en date d’aujourd’hui.

  • Tout accroissement futur de la valeur pourrait techniquement être libre d’impôt pendant la durée de vie de la fiducie, soit 21 ans.

La société détenue par la fiducie pourrait également contracter un prêt hypothécaire afin de bénéficier d’un actif liquide et de déduire ses frais d’intérêts et d’autres charges.


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CONSEILS

  • Lorsque les taux d’intérêt sont très faibles, même si vous avez les capitaux pour rembourser totalement votre hypothèque, ce n’est pas toujours  le meilleur choix: une dette déductible devient alors une dette intelligente.
  • Si la somme de vos actifs en immobiliers locatifs devient importante, pensez à vous incorporer. La création d’une fiducie peut aussi être à considérer.
  • Les investisseurs immobiliers doivent très tôt réfléchir à évaluer leur risque fiscal au décès. Les assurances vie temporaires peuvent constituer des solutions attrayantes et peu onéreuses.  

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Conseils pour vos FINANCES

Turbulences boursières: la diversification s’impose

Publié le 14 mai 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Turbulences boursières: la diversification s’impose
  • Ce printemps, les indices boursiers ont été secoués par les données sur l’inflation.
  • Lorsque l’inflation déborde de la fourchette cible située entre 1 et 3%, les banques centrales n’ont pas d’autres choix que de resserrer les conditions d’emprunt en haussant les taux directeurs.

C’est cela qui inquiète le plus les investisseurs en ce moment.

Les données américaines d’avril ont révélé une augmentation généralisée du coût de la vie de 0,8%.

  • Sur une base annualisée, on obtient un taux d’inflation de 4,2%.
  • C’est du jamais vu depuis 13 ans.

Si la Réserve fédérale réagit trop vigoureusement pour tempérer la surchauffe, les facilités de crédit pour les individus et les entreprises seront moins généreuses et… le rythme de la reprise économique post-pandémie ralentira. 

C’est cette incertitude qui entraîne des prises de profit:

  • dans les secteurs sensibles aux hausses de taux, comme les institutions prêteuses; et
  • dans les titres qui ont le plus généré de croissance en bourse depuis 12 à 24 mois, comme les technologies de l’information.

Impossible de prédire l’avenir

Les mouvements des marchés boursiers sont impossibles à prédire avec exactitude.

  • Il y a bien des algorithmes qui réussissent quelques exploits financiers, mais ils se butent rapidement à des murs infranchissables.
  • Pour anticiper la direction que prendront les capitaux des places financières, il faut nourrir ces monstres assoiffés de données de milliers de variables économiques.
  • Mais, si l’on ne tient pas compte des motivations émotives et sociales des populations, le résultat reste flou.

Voyez-vous, nos valeurs personnelles et collectives sont en évolution constante. Ce sont elles principalement qui mènent le monde économique.

Pour vous donner une idée de l’imprévisibilité de la direction de la bourse, voici les classes d’actifs qui ont été les plus performantes pendant chacune des 10 dernières années civiles.

AnnéeCatégorie la plus performanteRendement
2011Revenu fixe canadien9,7%
2012Titres immobiliers mondiaux25,8%
2013Petites capitalisations américaines48,1%
2014Titres immobiliers mondiaux26,3%
2015Grandes capitalisations américaines21,6%
2016Petites capitalisations canadiennes38,5%
2017Marchés émergents28,7%
2018Revenu fixe mondial7,7%
2019Grandes capitalisations américaines24,8%
2020Petites capitalisations américaines17,9%

Même en refaisant l’exercice avec de très grands échantillons sur toutes les périodes mobiles (1 mois, 3 mois, 6 mois et 12 mois), il est impossible d’identifier des constantes qui permettraient de raffiner les modèles de prévision des gagnants de la prochaine année.


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Une conclusion s’impose: on ne doit pas investir les yeux fixés sur le rétroviseur. L’avenir se dessine droit devant.

En ayant des placements très diversifiés, nos chances de dégager des gains supérieurs à l’inflation augmentent.

Sans tenter de se synchroniser au marché, on peut ensuite ajuster la répartition de ses actifs en s’inspirant de tendances lourdes, telles que:

  • Hausse probable de l’inflation
  • Croissance de la demande des matériaux et des ressources
  • Baisse des inventaires des biens durables
  • Reprise prochaine du tourisme mondial
  • Croissance des bénéfices de plusieurs secteurs
  • Électrification du transport
  • Numérisation des services
  • Décarbonation globale

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Bien diversifier ses placements

La façon dont un investisseur répartit ses actifs entre différentes catégories est le facteur responsable de 91% des rendements d’un portefeuille bien diversifié. On doit donc consacrer la majorité de nos efforts à cette répartition.

Seuls 9% des résultats peuvent s’expliquer par la sélection individuelle des titres et les prévisions de mouvements boursiers qui se sont avérées justes.

C’est bien logique quand on y pense: chasser le canard avec un fusil chargé à la chevrotine est plus fructueux qu’avec une carabine de calibre .22.

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Conseils pour vos FINANCES

Combien de millions vous faut-il pour cesser de travailler?

Publié le 7 mai 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Combien de millions vous faut-il pour cesser de travailler?

[photo: MonikaDesigns | Pixabay]

  • Si vous pensez un jour arrêter de travailler, vous vous demandez probablement si et quand vous en aurez les moyens.
  • Le secret d’une bonne planification de retraite repose davantage sur une estimation juste de vos besoins que sur une cible d’actifs à accumuler.

Entre amis et collègues de travail, il est courant d’échanger sur ses projets pour la retraite, en évoquant des scénarios de retraite précoce et en s’interrogeant sur le montant d’argent nécessaire pour la financer.

À mon humble avis, le rêve de retraite est surfait.

À l’exception de ceux qui n’aiment vraiment pas leur boulot, dont le travail exige un grand effort physique, ou qui ont une santé fragile, une majorité de gens souhaitent plutôt travailler le plus longtemps possible – ou, du moins, tant qu’ils en tirent encore une satisfaction.

Dans les faits, la retraite ne se pointe pas toujours au moment désiré: ce sont souvent les évènements qui nous y obligent.

  • Lorsqu’on les questionne pour un sondage, les Québécois disent, en moyenne, qu’ils veulent prendre leur retraite à 65 ans.
  • Pourtant, en réalité, ils la prennent plutôt à 62 ans.
  • Les fermetures d’entreprises, les abolitions de poste, l’attrition, l’épuisement, le deuil et la maladie contrecarrent fréquemment les plans les mieux préparés.

Mais souvent, quelques mois après avoir pris sa retraite, une étincelle jaillit. On veut retourner travailler, alors plutôt à temps partiel, ou dans un domaine complètement différent.

Ce retour se fait sans stress et sans pression lorsqu’on a les ressources pour s’autosuffire.

L’autonomie financière passe AVANT la retraite

Parce qu’on ne sait pas à quel moment le destin nous fera une jambette, mieux vaut préparer ses arrières.

Combien vous faut-il d’argent pour attendre l’autonomie?

1 million $? 2 millions? 5 millions?


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Pour trouver la réponse, vous n’avez pas le choix: vous devez calculer votre «coût de vie».

Combien vous faut-il pour honorer tous vos engagements?

On ne s’en sort pas, il faut faire un budget. Et ne rien oublier – ni même les cadeaux et les imprévus.

Lorsque vous aurez estimé le montant annuel de revenus qui vous sera nécessaire, vous devrez ensuite, pour calculer le capital initial dont vous aurez besoin pour l’obtenir chaque année, utiliser un taux de croissance raisonnable de votre épargne.

Basons-nous sur les normes d’hypothèses de projection publiées chaque année par l’Institut québécois de planification financière.

  • Elles viennent tout juste d’être mises à jour.

L’IQPF estime qu’on doit utiliser ces taux de rendement annuels comme base de projection pour un horizon de 10 ans et plus:

  • Revenu fixe (obligations, notamment): 2,7%
  • Actions canadiennes: 6,2%
  • Actions de pays étrangers développés (principalement États-Unis, Europe et Japon): 6,6%
  • Actions de marchés émergents: 7,8%

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Exemple avec une cible de 100 000 $ par an pour deux

Plusieurs couples m’ont confié qu’une fois leurs enfants hors du nid, la maison et la voiture payées, des revenus bruts de 100 000 $ par an pour deux leur garantiraient une retraite paisible et TRÈS confortable.

Supposons que vous êtes dans ce cas, et que vous avez un portefeuille plutôt dynamique, avec une espérance de rendement annuel moyen de 5%.

[À lire aussi: selon Credit Suisse, 1 Canadien sur 20 est maintenant millionnaire!]

Pour obtenir un revenu brut de 8333 $ par mois:

  • Vous avez besoin d’un peu moins que 1,7 million $ en investissements – sachant que ces capitaux seront épuisés au bout de 35 ans.
  • Cependant, pour maintenir un décaissement de 100 000 $ par an en dollars d’aujourd’hui, il faut tenir compte de l’inflation, à un taux de 2% selon l’IQPF. Il vous faudrait alors plutôt accumuler près de 2,2 millions $.
  • Enfin, si vous souhaitez décaisser uniquement les revenus de vos placements et laisser le capital à vos héritiers, vous aurez besoin d’amasser 2,6 millions $.

(Cet exemple peut ne pas vous convenir. Une planification complète est souhaitable pour avoir une vue d’ensemble et pour tenir compte de toutes les particularités comme: les montants accumulés dans les régimes de retraite, la RRQ, la pension de la Sécurité de vieillesse du Canada, les impôts et vos besoins précis.)

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Conseils pour vos FINANCES

Comment investir dans des fonds indiciels de façon pertinente

Publié le 30 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment investir dans des fonds indiciels de façon pertinente

(Source: Burak K | Pexels)

  • Quel type d’investisseurs peut le mieux bénéficier des fonds qui calquent les indices boursiers?
  • Comment les utiliser de manière appropriée pour vos investissements?

À mes débuts, dans les années 1990, la mode était aux fonds indiciels qui reproduisaient le contenu des indices S&P 500, Nasdaq 100, Dow Jones, FTSE 100 et S&P/TSX. On les utilisait dans toutes circonstances.

Depuis quelques années, la montée fulgurante des titres technos a alimenté la ferveur pour ces fonds.

Comme les pantalons à pattes d’éléphant, ils font un retour marqué et attirent à nouveau les foules.

Acheter, à condition de conserver

Les indices des marchés boursiers sont parfois très volatils. Un investisseur prêt à y associer ses placements doit pouvoir tolérer des variations importantes.

  • Par exemple, en mars 2020, de leur sommet jusqu’à leur point le plus bas, les principaux indices ont perdu jusqu’à 44% de leur valeur.

L’investissement indiciel n’est donc pas pour l’investisseur nerveux, ni celui qui a besoin de ses capitaux à court ou moyen terme, ni pour le retraité ou le préretraité.

Il est parfait pour les investisseurs dynamiques et audacieux, qui ont une grande stabilité d’emploi et familiale, et qui achètent et conservent leurs placements pour le TRÈS long terme.

Dans leur cas, il peut être très avantageux d’acheter eux-mêmes des fonds indiciels auprès d’une firme de courtage en ligne: pas de soucis, pas de conseil et peu de frais.

  • Inutile alors de payer les services d’un gestionnaire qui ne ferait qu’acheter des fonds indiciels à votre place.
  • Des firmes comme BMO, Vanguard, First Asset et Mackenzie proposent des fonds de fonds, qui constituent des portefeuilles de fonds indiciels tout assemblés, et ils ne font payer que des cacahuètes en frais annuels.

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Mais dès qu’un investisseur a une situation moindrement complexe – avec, par exemple, une société de gestion, des activités commerciales, des défis immobiliers, des enfants, des enjeux fiscaux, des activités transfrontalières, une fiducie –, là, c’est une autre paire de manches.

Si vos avoirs sont importants ou si votre situation est plutôt complexe, l’utilisation des fonds indiciels ne devrait être qu’un outil parmi d’autres.

Ces fonds devraient faire partie d’une stratégie de diversification avancée qui prévoit une répartition judicieuse en fonction du contexte économique et des tendances lourdes: actions de styles valeur et croissance, petites et moyennes capitalisations, revenus fixes d’entreprises, placements alternatifs, participations privées, infrastructure, terres agricoles, forêts, etc.

Des capitaux conséquents exigent de la recherche approfondie, des filtres d’exclusion ferme, une planification intégrée et une diversification beaucoup plus étendue que ce que permettent les fonds indiciels.

Sans oublier le respect des valeurs profondes de l’investisseur.

  • Un indice peut comprendre des sociétés admirables, mais aussi des casinos, des pharmas sans scrupule, des groupes industriels grands pollueurs ou pratiquant l’évasion fiscale, ou des fabricants d’armes à feu.

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Les fonds indiciels sont un outil, parmi d’autres.

Pensez aux grandes caisses de retraite comme Calpers en Californie, Ontario Teachers’ ou même la Caisse de dépôt et placement du Québec, et aux fonds souverains comme celui de la Norvège.

Jamais leurs dirigeants n’ont pensé concentrer 100% de leurs capitaux dans les indices. Ce serait irresponsable et pas toujours efficient.

On dit qu’il est difficile de battre le rendement des indices. C’est vrai.

Mais certains gestionnaires y parviennent aisément et ce, année après année.

Lorsqu’un krach ou une correction sévère de marché se produit, les gestionnaires actifs interviennent immédiatement dans les portefeuilles. La grande majorité de ces gestionnaires font alors mieux que leurs indices de référence.

Alors que les fonds indiciels, même s’ils ont de frais bas, n’ont mathématiquement aucune chance de battre les indices qu’ils reflètent.

Enfin, que vous préfériez la gestion passive ou la gestion active, c’est seulement en restant investi et en ayant un plan financier bien ficelé que vous parviendrez à atteindre vos objectifs.

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