Fabien Major

Fabien Major

Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

Planificateur financier et Conseiller en gestion de patrimoine auprès de l’Équipe Major chez Gestion de capital Assante ltée, il connaît parfaitement les rouages de l’industrie financière et sait expliquer aux investisseurs comment en tirer parti.
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Conseils pour vos FINANCES

Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes

Publié le 8 oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes

[crédit photo: Scott Graham | Unsplash]

  • Vous avez des actifs ou des dettes? Alors vous avez intérêt à faire votre testament. Ne serait-ce que pour ne pas léguer des ennuis en héritage.
  • Le testament est un document légal de grande importance. Certaines erreurs peuvent ralentir le règlement d’une succession ou, pire, être à l’origine de conflits entre les héritiers.

Voici les erreurs les plus fréquentes:

1. Se tromper dans ses calculs

Si vous séparez des avoirs en trois à un tiers par personne, vous pouvez arrondir à 33% chacun, mais… il restera 1% de flottant.

De même, si vous séparez des avoirs imposables avec des actifs NON-imposables, il y aura inévitablement des écarts de valeurs nettes après impôt et votre intention d’être équitable ne sera pas respectée.

Si votre patrimoine grandit au fil des ans et que vous acquérez de nouveaux biens importants (chalet, condo dans le sud, participation dans une PME, terrain, etc.), vous feriez mieux de revoir régulièrement votre base de calcul du partage des biens.

2. Nommer des enfants mineurs comme héritiers

Cela laisserait la porte grande ouverte à des ennuis et des complications.

Il y a des principes de base à ne pas négliger comme le fait qu’un enfant qui hérite de plus de 25 000 $ oblige la création d’un conseil de tutelle et d’une administration séparée rigoureuse.

Si vous léguez des REER à un mineur, à moins de circonstances exceptionnelles, il y aura une facture fiscale importante.

Aussi, rien ne dit que votre enfant sera pleinement mature et en mesure de bien gérer des dizaines voire des centaines de milliers $ une fois adulte.

Pensez à la possibilité d’inclure dans votre testament la création d’une fiducie testamentaire. 


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3. Négliger le choix d’un liquidateur testamentaire

Être liquidateur n’est pas une mince tâche.

Alors, sélectionnez-le méticuleusement (et profitez-en pour prévoir un liquidateur remplaçant).

Il faudra bien sûr que cette personne de confiance respecte vos valeurs et soit pleinement consciente de vos volontés.

On ne choisit pas un liquidateur sur la base de son charisme et de son entregent, mais d’abord pour ses qualités d’administrateur, son intégrité et ses compétences.

Selon moi, vous devriez discuter les tâches et responsabilités d’un liquidateur avec les candidats que vous envisagez avant de fixer votre choix.

Attention de ne pas nommer votre comptable ou votre conseiller financier comme liquidateur: cela le placera dans une situation de conflit d’intérêts potentiel.

4. Faire des testaments chacun de son côté

Si vous vivez en couple, vous devriez faire cette démarche à deux.

  • Certes, cela peut soulever des tensions ou raviver des conflits (surtout dans les familles reconstituées).
  • Mais un professionnel d’expérience saura vous faire voir les avantages fiscaux et successoraux de planifier à deux.

Préparer des testaments isolément pourrait engendrer des iniquités flagrantes que vous souhaitez probablement éviter.

Le partage des avoirs entre les enfants d’unions précédentes et ceux de l’union actuelle pose des défis sentimentaux qui ne peuvent se résoudre sans communication. 


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5. Négliger les avantages des produits d’assurance-vie

Lorsqu’il y a désignation de bénéficiaires dans des contrats de fonds distincts (des fonds de placement distribués par les compagnies d’assurances) et des polices d’assurance en cas de décès, le capital versé sera considéré HORS de la succession.

Ce capital pourra servir de complément successoral.  

Par exemple, vous pouvez souscrire à un CELI qui sera investi dans un produit d’assurance avec comme bénéficiaire, un neveu ou une consœur de travail qui vous est chère.

Une police d’assurance peut également couvrir les dettes hypothécaires, les dettes fiscales et celles dues aux cartes de crédit sans que cela affecte la valeur de vos autres biens.

Le règlement au décès des produits d’assurance est généralement très rapide et versé en quelques semaines.

  • Cela peut offrir une liquidité salutaire pour nos proches en situation de dépendance financière.

Autre point non négligeable: ces produits sont quasiment tous exonérés d’impôts au décès.

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Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi les robots conseillers n’ont pas tenu leurs promesses

Publié le 1er oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pourquoi les robots conseillers n’ont pas tenu leurs promesses

[crédit photo: Alex Knight | Unsplash]

  • Il y a 10 ans, on prévoyait de beaux jours pour les robots-conseillers qui offraient une nouvelle façon, entièrement numérique et automatisée, de gérer ses placements.
  • On trouve aujourd’hui une quinzaine de robots-conseillers au Canada. Il y a quelques succès d’estime, mais à peu près aucun profit. Voici pourquoi ces produits sont et resteront probablement une niche dans l’offre des services financiers.

En 2014, la famille Nicola de Vancouver lançait le premier robot-conseiller au Canada: Wealthbar.

Il a été suivi de près, la même année par Nest Wealth et par Wealthsimple, qui était largement inspiré de Betterment aux États-Unis.

Ces lancements ont fait beaucoup parler.

Mais les résultats qu’ils ont produits restent modestes.

Tous ont dû se refinancer, trouver des associés, et diversifier leur offre de produits et services pour survivre.

  • Wealthsimple a été vendu à Power Corp., a ouvert une division de courtage en ligne et offre maintenant des comptes d’épargne.
  • WealthBar a été vendu à la Financière CI et sert de complément à ses activités de conseils.
  • Nest Wealth a reçu l’appui de la Banque Nationale et sa plateforme offre désormais des services institutionnels, des produits pour les plus petits clients des conseillers, et des régimes collectifs.

Même constat aux États-Unis.

  • Betterment a ajouté des services de planification financière et de fiscalité, et tente par tous les moyens d’intéresser les clients ayant plus de 100 000 $ à investir.

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Longs à rentabiliser pour leurs créateurs

Aux États-Unis, le compte client moyen administré par un robot conseiller est d’à peine 12 000 $US.

Julien Brault, fondateur de l’application d’éducation financière québécoise Hardbacon, croit que le montant est similaire au Canada.

À 0,2% de marge brute en moyenne par client, ça laisse 2 $ de marge brute par mois.

Or, Randy Cass, fondateur de Nest Wealth, a mentionné l’an passé au Globe and Mail que le coût d’acquisition d’un client pour les robots-conseillers peut atteindre 1000 $.

À ce niveau, il faudrait plus de 40 ans pour récupérer en marge brute cet investissement!

Et cela ne tient même pas compte des coûts pour les salaires, l’infrastructure et la conformité.

La profitabilité arriverait sans doute plus vite en fabriquant des robots culinaires ou aspirateurs de type Roomba…


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Pourquoi peinent-ils à attirer de plus gros comptes?

La réponse tient certainement dans le synchronisme avec le cycle économique, les tendances démographiques, et le marketing déployé depuis leur lancement.

Au Canada, tous les promoteurs de robot-conseiller ont adopté la même stratégie:

  • viser les clients millénariaux
  • vanter le bas niveau des frais de gestion; et
  • dire que les conseils d’experts financiers en chair et en os sont inutiles.

Il s’avère que c’étaient là 3 mauvaises idées.

«La clientèle visée ne fouille pas vraiment dans les frais ET elle ne veut rien savoir de la finance», affirme Julien Brault.

On aurait, selon lui, largement surestimé le taux d’épargne des millénariaux. «Et s’ils ont moindrement d’intérêt pour la finance, ils vont s’ouvrir un compte de courtage et s’acheter des FNB.»

En effet, on trouve maintenant des dizaines de FNB de répartition d’actifs, qui comprennent des proportions variables d’actions et d’obligations diversifiées et qui font le même boulot que les robots, à moindres frais.

Quant à la prétention selon laquelle le conseil en chair et en os allait s’évaporer dans le temps de le dire, on avait oublié un élément crucial: le rouleau compresseur démographique.


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Les transferts de capitaux intergénérationnels d’importance et les défis fiscaux qu’ils impliquent nécessitent le jugement humain, l’expertise et la personnalisation des solutions que seuls peuvent offrir des conseillers financiers et fiscaux d’expérience.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, en 2021, jamais les planificateurs n’ont été aussi occupés. Ce tableau en témoigne:

Actifs sous gestion des investisseurs individuels au Canada, par formule de gestion ou catégorie de produits

Formule de gestion ou catégorie de produitsmilliards $
Marché de détail canadien de l’investissement (cabinets, conseillers, …)4 450
Firmes de courtage avec conseils*1 581
Firmes de courtage en ligne*663
Fonds communs de placement1 701
Fonds négociés en bourse326
Robots conseillers9
Les données les plus récentes ont été compilées en septembre 2021 à partir de diverses sources dont Investor Economics, l’Association canadienne du commerce de valeurs mobilières du Canada et l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC).
* Les montants attribués à ces firmes peuvent comprendre une partie des actifs aussi attribués plus bas de façon distincte aux FCP et aux FNB.

Dans le secteur du conseil financier aussi, le manque de main-d’œuvre est criant.

Tellement, que les grands cabinets tentent de s’alléger en poussant les petits clients vers les «fonds de fonds» en FNB et vers… les robots-conseillers.

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Faites votre choix parmi les 3 conditions à remplir pour vous enrichir

Publié le 24 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Faites votre choix parmi les 3 conditions à remplir pour vous enrichir
  • Vouloir être plus riche en remboursant toutes ses dettes: c’est une des 5 résolutions annuelles les plus courantes, aux côtés des souhaits de perdre du poids, de mieux manger, de se remettre en forme, et de cesser de fumer.
  • Mais très peu de gens respectent leurs vœux pieux et modifient durablement leurs comportements. Alors, avec seulement un trimestre à faire avant la fin de 2021, où en êtes-vous?

Il en va des dettes comme du surplus de poids: impossible de s’alléger sans changer quelque chose à son comportement.

À première vue, les variables ne sont pas très nombreuses: on se dit qu’il faut gagner plus, ou dépenser moins, et idéalement faire les deux en même temps.

Récemment, j’échangeais avec Ghislain Maillet, un vice-président de district pour la financière mondiale Fidelity.

Il m’a révélé une recette toute simple, qui mène généralement à l’enrichissement.

La recette est de remplir 2 des 3 conditions suivantes:

  1. Avoir de très bons revenus
  2. Être économe
  3. Faire des placements à long terme

La première condition n’est pas à votre portée? Ce n’est pas un problème.


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2 conditions sur 3

Ghislain me citait l’exemple de Martine, une infirmière. Elle gagnait des revenus moyens, mais:

  • elle était très économe – elle arrivait à mettre 20% de ses revenus nets de côté dans des REEE, des REER et des CELI; et
  • elle investissait le tout dans des placements diversifiés en actions.

À 45 ans, elle avait accumulé 673 000 $.

En y ajoutant la hausse de valeur de son condo, elle est techniquement millionnaire. Sans avoir hérité. Juste grâce à sa persévérance et à son intérêt pour l’investissement. 

Martine n’a certes pas des revenus bien au-dessus de la moyenne, mais elle a respecté les 2 autres exigences: être économe et placer son épargne. Cela lui a réussi. 

Gros revenu, mais peur de la bourse

À l’unité de l’hôpital où elle travaille, Martine côtoie Gilbert.

Ce médecin de 64 ans gagne de très gros revenus.

Il met toujours 5 à 10% de son salaire de côté.

Mais il est incapable de faire des investissements.

  • Il déteste la finance.
  • Il ne peut supporter que la valeur de ses économies fluctue.

Alors, il enferme ses surplus à double tour dans des CPG et des dépôts à terme.

  • Cela lui rapporte moins que l’inflation et il paie un maximum d’impôts sur ces maigres rendements.
  • Mais au moins, il dort tranquille.

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Pourtant, il y a quelques années, son planificateur l’avait convaincu de diversifier ses avoirs.

Pendant quelque temps, Gilbert a obtenu de meilleurs rendements qu’avec les CPG.

Mais certains placements dans son REER l’inquiétaient.

  • Il faisait une fixation sur ceux qui le décevaient, au point que cela nuisait à son sommeil.

Gilbert a un biais cognitif incontrôlable.

Il fait de la «comptabilité mentale»: il analyse séparément et en détail toutes les composantes de son portefeuille au lieu d’en apprécier le résultat dans son ensemble.

On devine qu’il n’a pas conservé très longtemps sa nouvelle stratégie de placement.

  • Il a préféré retourner à ses placements très sûrs, pour que son magot soit à nouveau protégé par le «gérant de la caisse populaire».
  • Malheureusement pour lui, cette décision défie toute logique et il passe à côté de beaucoup d’opportunités.

Mais ne le plaignons pas trop: Gilbert a maintenant une valeur nette de 2,9 millions $.

  • Comme Martine, il fait partie des 5,6% de Canadiens millionnaires.
  • Il le doit au fait qu’il a rempli lui aussi 2 des 3 conditions minimales pour s’enrichir, mais pas les mêmes que Martine: il a de très gros revenus et il économise.

Imaginez si, en plus, il faisait des placements…

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Préparez-vous à payer votre impôt sur les bitcoins et cryptomonnaies

Publié le 17 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Préparez-vous à payer votre impôt sur les bitcoins et cryptomonnaies

[Image de Mohamed Hassan | Pixabay]

  • À mesure que les grandes institutions financières intègrent les actifs numériques tels que les cryptomonnaies dans leur inventaire de produits, les agences du revenu précisent leurs directives.
  • Au Canada, les gains en valeur sur la vente de bitcoins et d’autres actifs cryptographiques sont pleinement imposables – de notre vivant, et même après notre décès.

Comme les cryptomonnaies n’ont pas cours légal au Canada, l’Agence de revenu du Canada (ARC) les traite non pas comme de l’argent, mais comme des marchandises aux fins de la loi sur les impôts des particuliers et des sociétés.

  • Si un particulier n’en fait pas son activité principale ni le commerce, ses gains seront considérés comme du gain en capital, imposable à 50%.
  • Mais s’il en fait son activité principale, alors ses gains sont du revenu d’entreprise, pleinement imposable.

Revenons aux cas les plus communs pour les particuliers. Vous allez voir, l’ARC a pensé à tout.

Sortez vos calculettes!

À peu près toutes les transactions en crypto sont considérées comme une disposition, c’est-à-dire une vente de la cryptomonnaie:

  • vendre ou donner des actifs numériques, que ce soit à un proche ou à un inconnu;
  • échanger une cryptomonnaie pour une autre;
  • convertir des cryptos en devise officielle canadienne ou étrangère;
  • les utiliser pour acheter des biens et services.

Toutes ces transactions sont donc imposables si la valeur en dollar canadien de la cryptomonnaie a augmenté depuis que vous l’avez achetée.

Dans toutes ces circonstances, on doit être en mesure de préciser le coût d’acquisition et le prix de disposition.

  • Alors préparez-vous à tenir à jour un tableau Excel détaillé de toutes vos transactions d’achat et de vente, avec dans tous les cas une valeur défendable auprès des autorités fiscales.

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C’est la différence entre le coût d’achat et le prix à la disposition qui constitue le gain en capital imposable.

Si vous achetez un produit ou un service avec une cryptomonnaie, l’ARC considère que vous faites du troc.

  • Dans ce cas, cela pourrait être la valeur en dollars canadiens de ce que vous achetez qui établit la valeur de la cryptomonnaie au moment où vous l’utilisez.

Par ailleurs, l’ARC considère que les achats et ventes de produits et services au moyen d’une cryptomonnaie comme bitcoin, litecoin, dogecoin, ethereum, ripple ou autre vous obligent à payer et gérer les taxes de vente – TPS et TVQ – exactement comme si vous les achetiez en dollars.


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Vous ne les emporterez pas au paradis!

Le décès entraîne, sur le plan fiscal, une disposition de tous les actifs du défunt.

C’est le cas pour les cryptomonnaies, comme pour une résidence secondaire ou les actions d’une société.

Si la juste valeur marchande au moment du décès est supérieure au prix qui a été payé pour acheter la cryptomonnaie, on est en présence d’un gain en capital imposable. 

Exemple: Jean-Martin possédait 2 bitcoins dans son portefeuille numérique.

Il est décédé d’un accident de voiture et sa succession se demande comment calculer l’impôt. 

  • Il est décédé le 10 septembre 2021.
  • À ce moment, le bitcoin valait 45 500 $ américains.
  • Comme, il en détenait 2, ça revient à 96 000 $US, ce qui correspond à environ 122 000 $ canadiens.
  • Il avait acheté ses bitcoins en 2017 pour 6314 $ canadiens au total.
  • Son gain en capital est donc de 115 686 $.
  • La moitié, soit 57 843 $, est imposable.
  • Si le taux d’imposition applicable est de 45%, sa succession aura 26 029 $ en impôt à payer sur les profits réalisés par ses cryptos.

Les cryptomonnaies échappent au contrôle des gouvernements et des banques centrales.

Mais vous, vous n’échappez pas à la fiscalité. Pensez-y.

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Nouveaux investisseurs autonomes: 3 risques à surveiller

Publié le 10 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Nouveaux investisseurs autonomes: 3 risques à surveiller

[crédit photo: Sammie Chaffin | Unsplash]

  • Lorsqu’ils choisissent eux-mêmes leurs placements, les nouveaux investisseurs autonomes négligent souvent des biais de comportement.
  • Ils omettent aussi parfois de tenir compte des fluctuations importantes des devises.

La popularité des plateformes de courtage en ligne favorise l’arrivée de nouveaux investisseurs intéressés à gérer eux-mêmes leurs économies.

  • Cette tendance est assez marquée.
  • Elle est stimulée par la croissance importante des valeurs boursières depuis deux ans, mais aussi par des initiatives comme celle de Banque Nationale Courtage direct d’éliminer les commissions de transactions d’achat de FNB et d’actions. 

Plusieurs risques guettent les novices

À mon avis, les prochains mois vont «tester» l’aptitude des nouveaux investisseurs autonomes à supporter la vraie nature des marchés.

En plus des risques normaux inhérents aux placements boursiers, 3 risques sont à considérer. Les 2 premiers sont liés à la finance comportementale.

L’effet de récence est un biais cognitif facile à concevoir: en général, on accorde plus d’importance aux évènements récents et on a tendance à croire que les histoires toutes fraîches se répèteront.

Conduiriez-vous une voiture sport sur une route sinueuse des Rocheuses en gardant les yeux rivés sur le rétroviseur? La catastrophe serait assurée.

Non, les évènements récents observés en bourse en 2021, 2020 ou même 2019 ne vont probablement pas se répéter à moyen et long terme.

Quand on lit l’histoire économique, on constate qu’elle est ponctuée de surprises, d’évènements imprévisibles qui bousillent toutes les prévisions.


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L’excès de confiance se caractérise par un sentiment de contrôle qui nous amène à surestimer exagérément nos connaissances réelles.

Quelques bons coups peuvent nous donner l’impression d’être plus compétent qu’on l’est dans les faits.

L’excès de confiance tend à multiplier les transactions et… les erreurs.

Le risque de change est un troisième risque sur lequel j’attire votre attention.

Celui-ci est technique, mais non moins significatif pour la valeur d’un portefeuille.

Lorsque survient un évènement d’envergure, qu’il soit géopolitique, économique ou social, on observe souvent des mouvements importants de capitaux entre les différentes devises.

Cette volatilité peut être assez brusque.

Prenons l’exemple du dollar canadien qui est descendu à 69 cents américains en mars 2020.

  • Pour un investisseur canadien qui détenait des actions américaines, cette baisse a atténué la chute des marchés.
  • Mais, lorsque le huard a pris une envolée spectaculaire lors de la reprise des marchés, le même investisseur a perdu au change.

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Des milliers de dollars en moins

Cela a pu coûter cher à des investisseurs qui, l’an passé, n’ont pas choisi la bonne option parce qu’ils ont fait une fausse lecture des mouvements de devises, ou parce qu’ils ont surestimé leurs connaissances.

Un exemple: comparons la performance de deux FNB qui reproduisent le rendement de l’indice américain Nasdaq 100.

Depuis 12 mois:

  • le rendement du FNB Horizons Nasdaq 100 a été de 35,6%,
  • tandis que celui du FNB BMO Nasdaq 100 couvert en $CAN a été de 41%.

Un tel écart de 5,4% est significatif.

Sur le long terme, il peut finir par représenter des dizaines de milliers de dollars en perte d’opportunité.

Pour éviter ce risque, vous pouvez limiter vos investissements étrangers, approfondir vos connaissances, ou encore opter pour des solutions gérées qui rééquilibrent les proportions de vos catégories de placements et atténuent les risques liés aux devises en adaptant de façon dynamique les couvertures de change grâce à des algorithmes.

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Un virus qui contamine vos placements?

Publié le 3 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Un virus qui contamine vos placements?

[crédit photo: Gerd Altmann | Pixabay]

  • Les conflits d’intérêts minent la confiance des investisseurs envers les institutions et nuisent à l’atteinte de vos objectifs.
  • Une récente réforme des autorités canadiennes des marchés financiers oblige maintenant les cabinets à informer les clients des situations pouvant entrainer des conflits d’intérêts. Vous devriez y porter attention.

Récemment, un auditeur de mon balado, Sylva, m’a fait parvenir le relevé de placement, daté du 30 juin dernier, de son compte géré par une grande société financière. Il était intrigué par une mention encadrée figurant sur la première page.

ENTRÉE EN VIGUEUR DE LA NOUVELLE DÉCLARATION DES CONFLITS D’INTÉRÊTS  Conformément à une nouvelle réforme des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, vous trouverez ci-joint la déclaration des conflits d’intérêts. À noter qu’aucune action n’est requise de votre part. 

Je ne suis absolument pas d’accord avec la fin de la dernière phrase: «aucune action n’est requise de votre part».

Elle est valide seulement pour les gens qui comprennent parfaitement de quoi il s’agit et, surtout, qui savent ce qu’il faut faire pour ne pas être exposé à des conflits d’intérêts potentiels.

L’action à faire immédiatement est plutôt d’analyser attentivement toutes les pages des relevés et de chercher des précisions.

Dans ce cas, le chat sort du sac à la page 9, après les notes légales. C’est un court paragraphe nommé «rémunération incitative» qui a éclairé ma lanterne et celle de Sylva.

«Le représentant peut gagner une rémunération incitative sous la forme d’un boni en plus de son salaire (…). Les programmes de bonification sont basés sur plusieurs critères, dont la profitabilité du produit pour [nom de la financière] et des volumes de ventes. Le représentant pourrait donc être incité à recommander un produit afin d’atteindre son objectif de vente, même s’il ne s’agit pas du meilleur produit pour répondre aux besoins et aux objectifs de placement du client (…).»

À long terme, les conflits peuvent vous coûter une fortune

Ceci n’a rien d’anodin.

On comprend qu’avant même d’avoir écouté son client, un représentant de cette financière pourrait avoir déjà choisi des produits favorisant d’abord la profitabilité de la firme, et ce, aux dépens des meilleurs intérêts du client.


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Si un conseiller libre de toute contrainte cherche, dans la catégorie «équilibré mondial neutre», le portefeuille de fonds ou le FNB le moins onéreux en frais et le plus payant pour le client, il a le choix parmi 551 produits.

Leurs rendements annualisés moyens sur 10 ans varient entre 1,8% et 14,9%.

Pour un investisseur qui aurait investi 100 000 $ il y a 10 ans, l’écart est monstrueux.

  • Le portefeuille qui a obtenu le meilleur résultat a maintenant une valeur marchande de 401 400 $.
  • Celui qui a obtenu la plus faible croissance a une valeur de seulement 119 178 $.
  • C’est un écart – je devrais plutôt dire un canyon – de 282 222 $.

Et si le portefeuille qui a obtenu le plus faible rendement avait été celui qui, justement, avait appartenu à la société financière, et que le représentant avait recommandé à son client pour augmenter sa propre rémunération?

Dans cette hypothèse, l’impact aurait été spectaculaire: le «virus du conflit d’intérêts» aurait pu bouffer 93% de la croissance potentielle.

La bonne nouvelle, c’est que les clients sont maintenant avisés et peuvent prendre des décisions financières plus éclairées.

Je lève mon chapeau aux Autorités canadiennes en valeurs mobilières pour cette réforme essentielle à la protection des meilleurs intérêts des investisseurs.


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Conseils

  • Si vous trouvez ce genre d’avertissement dans vos relevés, exigez un rendez-vous en personne avec votre représentant.
  • Demandez la preuve que vos produits sont les meilleurs ou les mieux adaptés à vos objectifs.
  • Exigez des détails sur sa rémunération et ses bonis.
  • Si les réponses ne vous conviennent pas, cherchez du soutien auprès de firmes ou de planificateurs libres d’offrir tous les produits de l’industrie sans contrainte ni conflits d’intérêts potentiels.

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Conseils pour vos FINANCES

Voici comment enrichir les jeunes familles

Publié le 27 août 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Voici comment enrichir les jeunes familles

[photo: Emil Kalibradov | Unsplash]

  • Le premier ministre sortant Justin Trudeau propose de taxer les banques à 3% de plus. Il veut aussi distribuer encore plus de milliards avec un super CELI aux stéroïdes destiné aux premiers acheteurs de maison.
  • Pour redonner de l’argent aux jeunes familles, il y a mieux à faire. Voici une idée qui réussirait vraiment à regarnir le bas de laine des Canadiens.

D’abord, parlons un peu de la proposition des libéraux fédéraux taxer les banques à 3% de plus.

Pas fous les banquiers: ils trouveront rapidement un moyen de contenir cette hausse probable.

Je ne suis pas inquiet pour eux.

Ils financent généreusement TOUS les partis politiques et ont des lobbyistes dans toutes les craques de plancher des parlements du pays.

3% de plus, à première vue, ça semble peu.

Mais, étant donné le montant des profits des banques canadiennes, il est question de milliards $ annuellement.

Pas grave:

  • Les banquiers n’auront qu’à augmenter les frais et pénalités en répartissant généreusement ces augmentations dans leurs centaines de produits et services financiers.
  • Les milliards que le fédéral obtiendra proviendront directement de la poche des clients.
  • Autrement dit, cela deviendra une autre taxe déguisée.

Pour avoir un effet inverse et durable, le fédéral pourrait plutôt plafonner les taux d’intérêt des prêts personnels, ainsi que celui des cartes de crédit.

Parce que c’est actuellement le crédit à la consommation qui pèse le plus lourd sur le budget des familles.

Avec 76,2 millions de cartes de crédit Visa et MasterCard en circulation au Canada, ces cartes sont un des instruments de paiement préférés des citoyens.

Mais elles créent un problème majeur pour l’accès à une première maison.

Les soldes impayés affectent lourdement le dossier de crédit et le pointage de la cote de solvabilité personnelle.

Si vous avez 10 000 $ en solde impayé sur une carte de crédit à 19,99%:

  • En remboursant un solde minimum requis de 300 $, vous mettrez 4 ans et 2 mois pour retirer ce boulet de votre pied.
  • Le total des intérêts payés sera de 4 714 $, en plus du capital de 10 000 $. [source: calculatrice de paiement de carte de crédit]
  • Or ce sont des dollars APRÈS IMPÔT.

Dans ces conditions, avec un taux d’intérêt aussi élevé, il devient presque impossible de se sortir de l’endettement chronique.


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Plafonner le taux des cartes de crédit, ça presse!

Je crois qu’il est souhaitable de limiter le taux d’intérêt des cartes de crédit:

  • soit à un multiple du taux préférentiel, disons 3 fois – en ce moment, le taux préférentiel est de 2,45%; 3 x 2,45% = 7,35%;
  • soit à 4% de plus que l’inflation; le taux annuel de l’IPC en pourcentage de variation sur 12 mois est de 2,6%;  2,6% + 4% = 6,6%.

Le plus bas des deux taux s’appliquerait et serait le MAXIMUM que les banques pourraient faire payer.

Ce serait déjà généreux pour les émetteurs de cartes et les institutions prêteuses, et cela apaiserait les clients.


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Vous me trouvez idéaliste?

Je vous rappelle que le rendement annuel moyen sur les actions des grandes banques canadiennes est rarement inférieur à 14%.

Ce qui est scandaleux, c’est de constater l’écart actuel entre le taux moyen des cartes de crédit et le taux directeur de la Banque du Canada.

  • Le taux des capitaux prêtés entre les banques n’est que de 0,25%.
  • Une carte de crédit offrant un taux de 19,99% correspond techniquement à un gain de 19,74%.
  • Mais, rapporté au coût de capital, ce gain donne une marge brute de presque 7800%.

Si les politiciens souhaitent vraiment faciliter l’accès à la propriété, il faut regarder du côté des abus dans la distribution du capital et les intérêts facturés aux consommateurs.

Alléger le fardeau de l’endettement serait un grand pas en avant.

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Conseils pour vos FINANCES

À quelle heure, le prochain krach boursier?

Publié le 20 août 2021
Fabien Major
par Fabien Major
À quelle heure, le prochain krach boursier?

[crédit photo: Pexels | Andrea Piacquadio]

  • Régulièrement, des investisseurs me demandent quand aura lieu le prochain krach? D’autres affirment qu’on est sûrement mûrs pour une récession sévère!
  • En réponse à cela, je cabotine un peu en rétorquant que, chaque semaine depuis 1531, l’année des premiers échanges publics à la bourse d’Anvers, on prévoit un terrible krach pour… la semaine prochaine.

Cet été, les grands indices de la bourse battent des records et atteignent des niveaux jamais vus.

Doit-on s’en inquiéter? Pas nécessairement.

Il est vrai que depuis maintenant 200 séances, le principal indice de la bourse américaine, le S&P 500, n’a pas fléchi de plus de 5%.

  • C’est plutôt inhabituel, mais ça ne veut pas nécessairement dire qu’il est mûr pour piquer du nez.

Ce n’est pas une première.

Depuis la création de l’indice, il est arrivé quelques fois qu’il réalise une séquence du genre.

  • Ainsi, entre le 21 décembre 1994 et le 12 juillet 1996, en 394 jours de séance, le S&P 500 n’a pas une seule fois plié l’échine de plus de 5% .
  • Il en a profité pour enregistrer pendant cette période une croissance de 41,4%.

Marché surévalué?

Pour juger si un indice ou un titre est cher, il est sage de regarder ses ratios en fonction du contexte économique, mais aussi en tenant compte des bénéfices par action et des taux directeurs imposés par les banques centrales.

Un exemple tiré du marché immobilier pour vous exposer mon point de vue:

Prenons deux bâtisses identiques, de 6 logements chacune, construites par le même entrepreneur en 1990.

Les deux sont en vente en même temps et au même prix: 1 million $.

  • Celle située à Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal, est complètement rénovée et rapporte 110 000 $ en revenus annuels.
  • L’autre est dans le quartier Rosemont à Montréal, elle nécessite d’importants travaux et engendre des revenus de 43 000 $.

Les deux se vendent au même prix.

Les deux sont dans le marché du Montréal métropolitain.

  • La bâtisse située à Montréal est certainement la plus chère si on se base sur les revenus.
  • Pourtant, en fonction de sa localisation et de son potentiel de croissance de la valeur marchande, elle peut quand même représenter un bon achat – mais plus risqué.

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L’impact des taux d’intérêt sur la bourse:

Au dernier trimestre de 2019, soit avant la pandémie, le bénéfice moyen par action du S&P 500 était de 35,53 $.

En 2021, le bénéfice par action moyen est de 45,95$, soit 29,3% de plus.

Pendant, la même période l’indice a gagné 36,2%.

Même si c’est un peu plus élevé, on voit une corrélation évidente entre la valeur de l’indice et les profits des entreprises qui le composent.

Mais pendant la même période, les taux directeurs américains ont chuté, d’une fourchette de 1,00 à 1,25% à une fourchette de 0 à 0,25%.

  • Cette variable importante a dirigé des capitaux vers les marchés boursiers (et l’immobilier) parce que les investisseurs ont acquis la certitude que les placements sécuritaires, à revenus fixes, ne sont plus en mesure de compenser l’inflation.
  • Dans une telle situation, on devient collectivement plus «téméraires» dans nos choix de placement. Et ça favorise la bourse.

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Si les valorisations actuelles vous effraient malgré tout, rappelez-vous que le marché ne se limite pas aux indices.

Allez sur d’autres terrains de jeux. Envisagez:

  • les petites et moyennes capitalisations;
  • les marchés européens et émergents; et
  • les titres individuels de sociétés moins glamour que celles qui font les manchettes au quotidien.

Quant au risque de récession, il n’y a pas de gros nuages noirs à l’horizon.

Les signes typiques de l’imminence d’une contraction du PIB sont absents de notre environnement économique.

  • L’indice ISM du secteur manufacturier est supérieur à 45.
  • La courbe des rendements des obligations n’est pas inversée.
  • Il n’y a pas de resserrement important des conditions de financement en vue.
  • Les mises en chantiers ne ralentissent pas.

On observe peut-être des tendances inflationnistes; mais les économistes ne sont pas du tout convaincus que l’inflation demeurera après la fin officielle de la pandémie.

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Conseils pour vos FINANCES

Peu de Canadiens sont qualifiés pour gérer leurs placements

Publié le 16 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Peu de Canadiens sont qualifiés pour gérer leurs placements

[photo: Thaliesin | Unsplash]

  • À l’ère du «tout faire soi-même», il n’a jamais été aussi facile de trouver des outils en ligne pour administrer soi-même ses finances. Mais, selon l’Institut sur la retraite et l’épargne de HEC Montréal, plus de 60% des Canadiens n’ont pas les connaissances de base nécessaires.
  • Il existe des milliers de tutoriels en vidéo, de blogues, de podcasts et d’influenceurs Instagram de tous calibres prêts à vous seconder pour vous aider à administrer votre patrimoine. Sont-ils à la hauteur de leurs prétentions?

Gérer ses économies est tout un défi.

Comme avec n’importe quelle profession, il y a des codes, termes et règles à suivre pour qu’à long terme votre actif progresse.

Comme on ne s’improvise pas ingénieur, notaire ou comptable, il peut être périlleux de gérer soi-même l’ensemble de ses économies.

L’Institut sur la retraite et l’épargne dirigé par HEC Montréal a questionné plus de 3000 personnes.

Pour cette 3e enquête, l’IRE constate une diminution de la littératie financière générale.

  • Les Canadiens interrogés âgés de 35 à 54 ont obtenu en moyenne un résultat de 37% à un test comptant 29 questions.

Pire, près de la moitié des répondants disaient ne pas savoir les réponses aux questions touchant les régimes d’employeurs et sur la sécurité de la vieillesse.

L’IRE soulève «des interrogations sur la capacité des Canadiens à prendre des décisions financières lourdes de conséquences».

À mon avis, il y a autant de gens qualifiés pour se construire une maison complète tout seuls que de gens parfaitement outillés pour administrer et planifier leur patrimoine en solo.

  • Chaque année, la finance, l’économie et la fiscalité se complexifient.
  • Il faut être à jour pour tout suivre et pour éviter les pièges fiscaux et comportementaux, tout en profitant d’opportunités ponctuelles.

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Pourquoi gérer soi-même?

Paradoxalement, on apprend via le site de comparaison Finder.com que plus de 30% des jeunes des générations Y et Z ont l’intention de laisser tomber leur conseiller et de gérer eux-mêmes leurs finances personnelles.

Ce serait principalement pour économiser sur les frais et retrouver un certain contrôle sur leurs finances que les investisseurs souhaitent devenir autonomes.

Le souhait d’être en contrôle a bien du sens. Mais pour ce qui est des frais, rien n’est moins sûr.

En fonction de votre taux horaire et considérant le temps que vous mettrez à planifier, gérer vos impôts, taxes, assurances, budget et comptes de placements… combien cela vous coûtera-t-il par année? 3000 $, 6000 $ ou 10 000 $.

  • En faisant un calcul, on s’aperçoit rapidement qu’il est faux de prétendre que notre temps est gratuit.
  • Le temps consacré à la gestion de vos placements ne sera pas disponible pour autre chose.

Un autre aspect n’est pas mentionné dans les enquêtes des HEC et de Finder.com.

Avec les nombreuses réformes sur la rémunération des conseillers, il est de plus en plus difficile de trouver des professionnels disposés à s’occuper de clients ayant moins de 200 000 $ à investir.

  • Les plus petits investisseurs n’ont probablement pas d’autre choix que de s’éduquer sur la finance.  

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Conseils aux investisseurs autonomes

Vous devez parfaire vos connaissances ailleurs que sur TikTok ou Instagram.

  • De nombreuses universités proposent le certificat en planification financière.
  • Aussi, le site du Canadian Securities Institute, filiale canadienne de Moody’s, offre en ligne des cours sur l’univers des fonds, options, actions et obligations.

Vous n’êtes pas obligé de gérer vous-même tous vos avoirs.

  • Vous pouvez très bien gérer activement votre CELI et votre REEE, et confier les REER et les comptes non enregistrés à un professionnel.
  • L’important, c’est de reconnaître ses limites, et surtout de déterminer avec transparence les rôles et responsabilités de chacun.

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Conseils pour vos FINANCES

Les règles de base de l’investissement: 7 vérités à garder en tête

Publié le 9 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Les règles de base de l’investissement: 7 vérités à garder en tête
  • Comme les lois de la physique, il existe des règles de base qui régissent le monde de l’investissement.
  • Ces principes doivent être bien compris et appliqués par les investisseurs qui souhaitent conserver et faire croître leurs économies.

Les négliger ou simplement les oublier peut causer des dommages irréversibles à son bas de laine. Je vous partage aujourd’hui quelques vérités qui m’apparaissent les plus pertinentes. Même lorsque les marchés semblent en pause ou sur une lancée positive, on doit garder ces fondements à l’esprit. Ils semblent tous assez simples, mais les appliquer rigoureusement est tout un défi.

1) L’incertitude ne disparaîtra jamais.

Il faut accepter la volatilité et la possibilité qu’on subisse à l’occasion des corrections et krachs. Les taux d’intérêt, les résultats financiers de sociétés influentes, les tensions géopolitiques, les données économiques, les conflits, etc., et même les pandémies engendrent des menaces et des opportunités.

2) Le marché des actions produit un rendement positif 3 années sur 4.*

Sachant cela, on comprend que la croissance des actions n’est pas une affaire de chance, mais plutôt de persistance.

Lorsque la valeur des indices décline momentanément, il ne reste que deux options: réinvestir pour acheter au rabais ou patienter.

Ajouter des revenus fixes, augmentera sensiblement les probabilités d’obtenir des rendements positifs.


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3) La répartition d’actifs explique 88 % des résultats.*

Votre pif ou les commentaires positifs sur les réseaux sociaux importent peu.

Comme aucune classe d’actifs ou secteur économique ne parvient à surclasser tous les autres chaque année, votre stratégie de répartition doit être reliée à des tendances lourdes et données probantes.

De petits ajustements et rééquilibrages viendront ensuite sécuriser vos décisions.

[* Références pour aller plus loin: Constructing a Probability Map for Future Stock Returns // Investing is a Balancing Act]

4) Plus les rendements sont importants, plus les chances de perdre votre capital sont élevées.

Les gains faciles sont exceptionnels et temporaires.

Comme on l’a vu récemment avec les cryptomonnaies, plus l’écart-type (mesure de volatilité principale) d’un titre est important, plus son potentiel de gain ET de perte est élevé.

5) Le miracle des intérêts composés n’est pas une affaire de semaine, mais d’années.

Seule la chance explique les gros gains faciles et rapides.

C’est lorsqu’on est en mesure de gagner des intérêts sur les gains des années précédentes que la «révélation des intérêts composés» nous saute aux yeux.

Finalement, des gains moyens chaque année valent bien davantage que des gains spectaculaires occasionnellement.

  • Par exemple, 100 000 $ investis il y a 25 ans dans un portefeuille au rendement moyen de 7,5%/an valent maintenant plus de 540 000 $.

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6) Les grands parleurs ne sont pas les cordonniers les mieux chaussés.

Avant de suivre les conseils financiers d’un beau-frère ou du cousin qui sait tout, consultez sa cote de crédit et ses relevés de placement.

Sans blague, les gestes et les faits concrets sont toujours plus révélateurs que les belles histoires ou conseils échangés dans un cadre de porte par la commère du bureau.

  • Jean-Guy est très loquace pour parler de ses succès, mais il devient soudainement silencieux sur ses échecs.

7) Les émotions sont mauvaises conseillères.

On ne le répétera jamais suffisamment, les mathématiques n’en ont rien à cirer de vos convictions et de vos feelings.

  • Même si vous adorez tel gadget, breuvage ou marque de voiture, à moyen et long terme la valeur d’une action en bourse répondra davantage à la rentabilité de la société qu’à l’avis populaire.

Bien connaître ses réactions émotives est aussi constructif que de bien connaître les états financiers d’une compagnie de qualité.

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Conseils pour vos FINANCES

Une entreprise entre en bourse: faut-il investir ou pas?

Publié le 2 juil 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Une entreprise entre en bourse: faut-il investir ou pas?

[photo: Brian Matangelo | Unsplash]

  • Les offres initiales d’entrée en bourse attirent de nombreux investisseurs. Mais peu d’entre eux feront des gains importants.
  • Le rendement de l’indice des sociétés américaines à petite capitalisation est le plus élevé d’entre tous. Depuis 70 ans, Il a procuré un rendement annualisé moyen de 13,2%. Des fonds d’entreprises à petite capitalisation peuvent être une alternative intéressante pour profiter du fort potentiel de certaines sociétés.

Depuis plus d’un siècle, les nouvelles entrées en bourse font rêver. On souhaiterait tous avoir été parmi les premiers actionnaires de Tesla, Apple, Shopify ou Amazon.

Mais avant d’être les géants qu’ils sont devenus, ces compagnies ont toutes été des PME.

On n’a qu’à prendre connaissance de la croissance des entreprises à petite capitalisation dans le graphique du tableau Andex, qui compare le rendement des principales catégories d’actifs [document PDF], pour se convaincre que c’est LA catégorie la plus payante entre toutes.

  • Un seul billet de 100 $ investi dans l’indice des petites sociétés américaines en 1950 vaut aujourd’hui près de 645 000 $.

Au Canada, parmi les entrées en bourse les plus médiatisées ces derniers temps, on trouve celle du fabricant québécois de camions et d’autobus électriques Lion Électrique (NYSE et TSX: LEV).

  • Depuis le début de l’année, pas une semaine ne passe sans qu’on me parle de Lion.
  • J’en entendais parler avant son entrée en bourse, et encore maintenant.

Lion est entrée en bourse:

On me pose presque toujours la question suivante: «est-ce une bonne idée de placer dans LEV une bonne partie de mon CELI ou de mon REER?»

Rarement mieux que l’indice

Il faut s’interroger sur les motivations pour répondre adéquatement à cette question.

Si vous cherchez surtout à «faire la passe» rapidement, non, ce n’est pas une bonne idée.

Mais si votre motivation est plutôt que vous croyez à l’utilité sociale du transport collectif, à l’électrification des transports, à la qualité du produit et de la direction de l’entreprise, à l’épaisseur de son carnet de commandes… là, on parle.

Et alors, oui, ça peut être une bonne idée d’investissement à long terme. Peut-être.


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L’ennui, avec les entrées en bourse, c’est que le premier qui achète en bourse est en fait un acheteur «secondaire».

  • La société qui entre sur le marché boursier était déjà en activité de manière privée.
  • Lors de son introduction en bourse, elle met des parts en circulation dans le public pour lever des capitaux additionnels et pour permettre aux actionnaires de la première heure de revendre avec profit une partie ou la totalité de leurs investissements.
  • Donc, quand le public a le droit de souscrire des actions, il le fait toujours… à prix gonflé.

La firme américaine Dimensional Funds Advisors, qui crée des portefeuilles indiciels, a étudié le rendement de plus de 6000 offres initiales en bourse de 1991 à 2018.

Elle conclut que les nouvelles entrées ont tendance à sous-performer par rapport aux indices de référence de leur secteur industriel.

Un titre très attendu par le public deviendra très onéreux dans les premières heures de négociation.

Lion ne fait pas exception.

  • Le 7 mai dernier à l’ouverture des marchés, l’action de Lion Électrique se négociait à 19,67 $.
  • Le cours cible moyen d’ici 12 mois des analystes est de 28,12 $.
  • Cependant, en appliquant la méthode basée sur les flux de trésorerie et en mesurant ses actifs, le rapport d’évaluation fondamentale StockCalc considère Lion comme «surévaluée» comparée à ses semblables.

Donc, y investir maintenant est probablement un pari sur le très long terme.


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Souscrire AVANT l’entrée en bourse

Une façon d’être le premier sur le siège de l’actionnaire d’une jeune pousse est d’investir dans un fonds de petites et moyennes entreprises.

En complément de leur investissement dans des petites et moyennes sociétés cotées en bourse, ces fonds ont parfois la capacité de souscrire aussi des parts de placements privés et ainsi, d’entrer dans le capital de sociétés avant leur entrée en bourse.

Je pense par exemple au fonds Pender d’opportunités à petites capitalisations F. 

  • Dans la dernière année, il a offert un rendement de 105% à ses porteurs de parts – plus qu’un doublement de valeur en un an.
  • Il a rapporté en moyenne 20,4% net par année depuis 10 ans – soit 18,6% de plus que l’indice Morningstar Canada des petites capitalisations canadiennes.
  • 100 000 $ investis dans ce fonds en 2001 valent aujourd’hui 6 fois plus.

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Il est aussi possible d’avoir une exposition indirecte à l’opportunité d’investir avant une entrée en bourse via les fonds de travailleurs de la CSN et de la FTQ. Et c’est parfois très payant.

Prenez le Fonds de la solidarité FTQ:

  • Au dernier exercice terminé le 31 mai, son rendement annuel a été de plus de 20%.
  • Depuis 10 ans, son rendement a été de 7,5% en moyenne annualisée.

Seul hic, on ne peut pas y déposer plus de 5000 $ par année.

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Conseils pour vos FINANCES

Une crise? Où ça?

Publié le 25 juin 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Une crise? Où ça?

[crédit: Austin Distel | Unsplash]

  • Selon une récente enquête de la banque Credit Suisse, la richesse mondiale a fait un bond de 7,4% en 2020.
  • La richesse médiane des adultes canadiens s’est accrue de 9,6% et atteint 125 960 $US. Ce montant nous place au 10e rang mondial, devant le Japon, l’Italie, la Norvège, l’Espagne et l’Irlande.

Le rapport annuel sur la richesse mondiale de la banque Credit Suisse me rappelle le titre d’un album de Supertramp paru en 1975: Crisis, what crisis?

Malgré la Covid-19, on observe un enrichissement collectif impressionnant, même dans des pays très touchés par la pandémie.

L’enquête souligne avec justesse que, en 2020, l’argent est passé des poches de l’État à celle des citoyens.

  • Pendant que beaucoup de familles bénéficiaient d’aides financières de leur gouvernement et en profitaient pour rembourser leurs dettes ou même investir, la dette des pays se creusait, de 20% en moyenne, par rapport à 2019.

Répartition de la population mondiale par tranches d’actif net

Credit Suisse utilise comme mesure la valeur nette que possèdent les adultes.

  • On l’obtient en additionnant tous les actifs d’un individu (maisons et terrains, placements, soldes bancaires, voitures);
  • puis en retranchant toutes ses dettes.

Cette valeur nette est calculée en dollars américains.

La baisse relative de cette devise a contribué à augmenter la richesse des habitants des autres pays.

Mais, malgré cette influence du cours des devises, le portrait est surprenant.

La valeur nette par adulte a connu une progression spectaculaire depuis 20 ans.

  • Pour la première fois de l’histoire, il y a maintenant plus de 1% de la population adulte dans le monde – soit 56 millions d’individus – qui possède plus d’un million $US en actifs nets.
  • 11% possèdent entre 100 000 et 1 million $US.
  • 33% possèdent 10 000 et 100 000 $US.
  • 55% possèdent moins de 10 000 $US.

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Les Canadiens sont de plus en plus riches

Le rapport met en évidence que le Canada est clairement parmi les nations les mieux nanties.

  • Il y a maintenant presque 1,7 million de Canadiens qui ont une valeur nette supérieure à 1 million $US.
  • C’est presque 250 000 millionnaires de plus qu’en 2019 – l’an dernier, le Canada a gagné autant de nouveaux millionnaires que la Chine.
  • Les millionnaires canadiens représentent 3% des millionnaires dans le monde, alors que le Canada ne compte que pour 0,5% de la population mondiale.

En 2000, 1,2% des adultes canadiens étaient millionnaires en dollars américains.

20 ans plus tard, les millionnaires comptent pour 5,6% des adultes canadiens.


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L’avenir est aux millionnaires

Credit Suisse prévoit que, d’ici 4 ans (2025), on assistera à une croissance de la richesse mondiale de l’ordre de 39%.

Durant ces 4 ans, le Canada se placerait dans le top 5 des pays comptant le plus de nouveaux millionnaires, avec une croissance de leur nombre de 77%.

  • En 2025, près de 3 millions de Canadiens seraient millionnaires.

[À lire aussi: Combien de millions vous faut-il pour pouvoir cesser de travailler?]

4 raisons expliquent l’enrichissement des Canadiens

  • La réponse rapide des gouvernements à soutenir financièrement leurs citoyens et les entreprises a permis d’éviter un appauvrissement généralisé, contrairement ce qui s’était passé en 2008-2009.
  • Les mesures de confinement ont restreint la capacité de dépenser et elles ont forcé l’épargne.
  • Les marchés financiers ont bien performé et les portefeuilles d’investissements des Canadiens ont gagné en valeur.
  • La faiblesse des taux d’intérêt a engendré une forte poussée de valeur des biens immobiliers, ce qui a augmenté la valeur nette de beaucoup de familles canadiennes.

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