Fabien Major

Fabien Major

Chroniqueur en finances personnelles à InfoBref

Planificateur financier et Conseiller en gestion de patrimoine auprès de l’Équipe Major chez Gestion de capital Assante ltée, il connaît parfaitement les rouages de l’industrie financière et sait expliquer aux investisseurs comment en tirer parti.
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Conseils pour vos FINANCES

7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

Publié le 14 janv. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

[crédit photo: Kurt Cotoaga | Unsplash]

  • Vous cherchez un bon moyen de vous appauvrir cette année? Voici la recette.
  • Évidemment, cette chronique est à prendre au second degré 😉 Nos faux conseils sont inspirés de comportements douteux d’investisseurs qui agissent impulsivement.

1) Se fier à des influenceurs pour choisir ses placements.

Consulter son beau-frère pour des conseils, ça fait très XXe siècle. Aujourd’hui, on les récupère sur TikTok ou Instagram. Certains sont pertinents, mais d’autres sont carrément dignes des casse-cous des films Jackass.

Au Canada, le conseil financier est encadré par la loi.

Pour éviter les ennuis, vérifiez donc si votre influenceur préféré est inscrit à l’AMF ou à l’OCRCVM.

2) Choisir ses investissements en fonction des tendances du jour.

La peur de passer à côté d’une occasion n’est pas bonne conseillère. Surtout quand on n’a pas bien formulé ses objectifs personnels à court, moyen et long terme.

Rassurez-vous, une nouvelle startup techno ou une nouvelle cryptomonnaie, il y en aura encore une demain matin.

Prenez le temps d’élaborer une répartition stratégique en fonction de vos projets.

Investir, c’est d’abord mathématique. Vos feelings ne devraient pas faire partie de l’équation.


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3) Emprunter pour spéculer n’est pas la même chose qu’emprunter pour investir.

Spéculer sur la direction des devises, des actions de pacotilles et des jeunes technos sans revenus peut vous faire perdre des capitaux importants ET vous endetter pour longtemps.

Emprunter pour investir peut convenir aux investisseurs qui ont une forte tolérance à la volatilité, des revenus assurés, un taux d’imposition élevé, et des REER, des REEE et des CELI déjà remplis à ras bord. Et encore…

4) Certains, surtout les plus prudents, oublient de protéger leur pouvoir d’achat. L’inflation est une réalité que tous les épargnants doivent comprendre.

Si l’indice des prix à la consommation est de 5%, il faut obtenir un rendement supérieur pour éviter de s’appauvrir.

Donc, en 2022, les CPG et les portefeuilles ultra-prudents pourraient faire reculer votre pouvoir d’achat.

5) Négliger deux facteurs dans ses calculs de rendement: l’impôt, et votre temps.

Récemment, j’écoutais une personnalité publique parler de ses succès en immobilier. Elle présentait sa stratégie d’investissement avec des «flips» à répétition.

Pour calculer son profit, elle retranchait son prix d’acquisition, ses frais bancaires, de rénovation et de notaire, et ses taxes municipales mais… elle escamotait de ses dépenses le temps qu’elle avait consacré à la gestion et à la rénovation de ses immeubles, ainsi que ses impôts. Pas fort. 


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6) Ne pas se soucier de la rentabilité des sociétés dans le choix de ses actions.

De nombreux indicateurs font penser que ce sera peut-être moins facile de faire des gains cette année qu’en 2020 et 2021.

L’histoire de la bourse nous enseigne que, tôt ou tard, la valeur des actions finit par suivre le profit des entreprises.

Négliger le ratio cours-bénéfices, le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA), la valeur intrinsèque ou les flux de trésorerie des entreprises dont vous achetez les actions, ce serait opérer de la machinerie lourde sans lire le manuel d’instructions.

7) Si vous concentrez vos avoirs dans un seul secteur économique, vous amplifiez vos risques de perte.

Avant que vous me citiez Warren Buffett, qui a dit que «la diversification est une protection contre l’ignorance», souvenez-vous que…

  1. la réalité économique d’un nonagénaire multimilliardaire ne s’apparente pas à la nôtre; et
  2. l’entreprise de Buffett, Berkshire Hathaway, est un conglomérat lui-même diversifié dans la construction, la finance, les pharmaceutiques, le commerce de détail, le transport, les médias, l’alimentation, l’immobilier, les équipements militaires, l’énergie et les biens de luxe.

Lorsque Buffett avait lancé sa phrase sur la diversification en 1994, il voulait sensibiliser son auditoire sur l’inefficacité d’un éparpillement désordonné, pas le décourager d’avoir une diversification stratégique entre plusieurs catégories d’actifs.

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Conseils pour vos FINANCES

Qui ont été les champions de la bourse en 2021?

Publié le 7 janv. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Qui ont été les champions de la bourse en 2021?
  • Malgré la propagation fulgurante du variant Omicron, la bourse a très bien fait en 2021.
  • Les indices boursiers mondiaux ont connu des hausses importantes, qui ont fait oublier les ratés de la chaîne d’approvisionnement de nombreux produits de consommation.

Soulignons d’abord que les actions canadiennes ont connu pas mal de succès.

L’indice S&P/TSX de Toronto a gagné 21,7% en 2021.

Comme les indices américains, il a lui aussi fracassé des records l’an dernier.

Pour la première fois de son histoire en juin dernier, il a franchi la marque des 20 000 points.

C’est l’action de Baytex Energy (TSX: BTE) qui a connu la performance la plus remarquable: +467%. 


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Sur les bourses américaines, le vénérable indice S&P 500 a fait gain de 26,9%*.

Il a ainsi surclassé et le Nasdaq et le Dow Jones qui ont connu des gains respectifs de 21,4% et de 18,7%.

Dans l’histoire, c’est arrivé seulement 6 fois, soit en 1984, 1989, 1997, 2004 et 2005.

  • Devon Energy (NYSE: DVN) a été le titre le plus performant du S&P 500 en 2021 avec un gain de +196%.
  • Le fabricant de voitures électriques Lucid Group (Nasdaq: LCID) est le gagnant du Nasdaq 100 avec +280%.
  • Home Depot (NYSE: HD) a gagné 60% et a surclassé, par sa hausse, les 29 autres titres qui forment le Dow Jones.

La surprise de l’année est du côté de l’indice de moyennes capitalisations S&P 400.

Le meme stock Gamestop (NYSE: GME) a certes perdu la majeure partie de la croissance phénoménale qu’il avait connue en janvier 2021, mais il a tout de même terminé l’année avec une plus-value de 688%.

Pour les spéculateurs en tout genre, ce fut un meilleur pari que le Bitcoin qui, lui a clôturé avec un gain de 59,8%.


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Des déceptions notables

Si les grands gagnants de la bourse en 2021 étaient principalement du côté de l’énergie, des fiducies immobilières, des technologies de l’information et des services financiers, les contre-performances ont été remarquables dans les secteurs souvent considérés comme des refuges naturels: les obligations, les métaux précieux et les marchés émergents ont déçu.

  • Indice obligataire Bloomberg du trésor américain: -2,5%
  • Or: -3,6%
  • Argent : -11,7%
  • Indice des marchés émergents MSCI: -5,5%

Le repli du groupe immobilier chinois Evergrande va probablement passer à l’histoire.

  • L’an dernier, la valeur de son action a perdu 89,3%.

Aux États-Unis, trois vedettes ont mordu la poussière:

  • Peloton, un fabricant d’appareils d’entraînement à domicile (Nasdaq: PTON): -76,4%
  • Robinhood, une application de courtage financier (Nasdaq : HOOD): -53,3%
  • Just Eat Takeaway.com, un service de livraison (Nasdaq: GRUB): -52,9%

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Des fonds performants

Du côté des fonds, je remarque que:

  • le Sprott Énergie F a gagné 186,1%;
  • le 3iQ cryptoactifs mondiaux classe A (CAD) a gagné 123%.

Parmi les FNB:

  • le XEG iShares S&P/TSX énergie plafonné a gagné 83,7%;
  • le HBLK FNB de technologies Blockchain a gagné 65,5%.

Un mot sur les devises:

Sur le marché des changes, le grand gagnant de 2021 a été le dollar américain qui a gagné 6,4%.

La lire turque, au contraire, est la monnaie perdante de l’année: elle a perdu 44% de sa valeur.

  • Aux prises avec une inflation hors contrôle, le gouvernement Erdogan s’entête à maintenir les taux d’intérêt au plancher. 

[* À l’exception des indices et titres canadiens, les données dans ce texte sont exprimées en dollars américains.]

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Pas d’impôt à payer sur un héritage? C’est un mythe tenace. Explications.

Publié le 17 déc 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pas d’impôt à payer sur un héritage? C’est un mythe tenace. Explications.

[crédit photo: Michael Longmire | Unsplash]

  • S’il y a un mythe tenace au Canada par rapport aux héritages, c’est bien celui de croire que le transfert d’actifs après un décès se fait sans payer d’impôt. Rien n’est plus faux.
  • La méprise vient peut-être du fait que les capitaux d’un défunt sont censés avoir été liquidés la veille de sa mort.

Selon ce que dit un article sur le site du logiciel TurboImpôt: «Dans la plupart des cas, si vous recevez un héritage, l’impôt a été payé et vous n’avez pas à le déclarer comme un revenu. Le Canada n’a pas d’impôt successoral, et les impôts de la succession sont réglés avant que le résidu soit distribué.»

C’est vrai, mais un peu court.

D’emblée, il faut préciser que la majorité de nos régimes d’accumulation ne sont pas des abris fiscaux proprement dits, mais des mécanismes de «report d’impôt»: tôt ou tard, le fisc cogne à la porte pour réclamer son dû. 


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Le détenteur d’un REER ou d’un compte de retraite immobilisé (CRI) ou le bénéficiaire d’un régime enregistré d’épargne-études (REEE) a, il est vrai, la possibilité de ne pas payer d’impôt pendant que ses placements prennent de la valeur dans le véhicule de placement.

Mais ce n’est que partie remise.

  • Dès qu’on retire des montants d’un REER, ou que l’on convertit un CRI en FERR et en FRV, il n’y a plus moyen d’éviter le fisc.
  • Les retraits du REER et le produit de la conversion d’un CRI sont des revenus pleinement imposables.

En cas de décès, on peut transférer sans impact fiscal au conjoint ses REER, CRI, FERR, FRV et régimes de retraite.

Mais lorsque le conjoint décède à son tour, il n’y a plus de report.

  • S’il reste alors de l’argent​ dans ces comptes​, ​le montant en sera imposable.

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REEE et CELI n’y échappent pas

Pour le REEE, retenons que les cotisations des souscripteurs sont des dépôts effectués avec des montants APRÈS impôt.

Les capitaux qui s’y accumulent sont destinés à payer des frais inhérents aux études postsecondaires des enfants.

C’est donc, là aussi, la croissance de la valeur des placements qui est non-imposable tant et aussi longtemps qu’on ne fait pas de retrait.

  • Si l’enfant retire des montants d’argent pour se payer un ordinateur ou des frais de scolarité, la portion de ces retraits attribuables à l’augmentation de valeur et aux subventions gouvernementales sera imposable au taux d’impôt de l’enfant.
  • De la même façon, si le bénéficiaire d’un REEE individuel décède, les gains et subventions enregistrés dans ce REEE sont imposés – seul le capital qui y a été investi initialement est libre d’impôt.

Évidemment, si les revenus totaux de l’enfant sont très faibles, voire nuls, l’impôt dû sera marginal.

Quant au CELI, effectivement, tous les gains sont entièrement libérés de charges fiscales, au décès comme à tout autre moment.

Mais le capital qu’on peut déposer dans un CELI est somme toute limité.

  • En 2021, un épargnant majeur depuis 2009 et qui n’avait aucun CELI pouvait y déposer un total de 75 500 $ – un montant, là aussi, après impôt. 

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En cas de décès, a la différence des REER, FERR, CRI et FRV, un CELI ne peut pas être «roulé» sans impôt au conjoint, à moins que le testament du défunt ne comporte une disposition spécifique à cet effet.

Si votre testament a bien prévu de remettre votre CELI à votre conjoint ou conjointe, alors il ou elle aura jusqu’au 31 décembre de l’année suivant votre décès pour déposer les sommes dans son propre compte et… se retrouvera avec un CELI bonifié, parfois du double de la valeur détenue. 

Notez que cela n’affectera aucunement le plafond de droits de cotisation de la personne qui le reçoit.

  • Il faudra cependant remplir le formulaire RC-240 portant sur la «désignation d’une cotisation exclue» à un CELI.

[Sur des sujets connexes, lisez Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes et Peut-on refuser une succession, ou d’être liquidateur?]

Par ailleurs, si l’on vit seul, célibataire ou veuf, les biens dont la valeur fluctue – comme les placements, les actions et l’immobilier qu’on appelle les biens en «immobilisation» – déclenchent presque toujours des impôts à payer par la succession. [La chronique Finances de Fabien Major sera de retour dans InfoBref Matin le samedi 8 janvier 2022.]

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Pouvez-vous refuser une succession? Ou d’être liquidateur?

Publié le 10 déc 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pouvez-vous refuser une succession? Ou d’être liquidateur?

[crédit photo: Priscilla Du Preez | Unsplash]

  • Accepter une succession, ou accepter un rôle de liquidateur pour une succession, implique des responsabilités importantes.
  • De façon générale, vous n’êtes pas obligé d’accepter ni l’un ni l’autre. Mais certaines conditions s’appliquent.

Récemment, un ami m’a confié avoir eu la surprise d’apprendre que sa tante l’avait nommé, à son insu, liquidateur de sa succession.

Après avoir réalisé l’ampleur de la tâche, il croit qu’il n’a pas le temps ni les compétences pour jouer ce rôle.

Je l’ai rassuré en lui disant que personne n’est obligé d’accepter un rôle de liquidateur, tout comme personne n’est forcé d’accepter une succession. 

Refuser d’être liquidateur

  • D’un point de vue légal, on ne peut pas s’opposer au fait d’être désigné liquidateur par un testateur (celui qui rédige un testament) avant le décès de celui-ci.
  • Inversement, un testateur ne peut pas non plus obliger une personne à être son liquidateur.

En fait, l’acceptation – ou le refus – du rôle de liquidateur ne peut avoir lieu qu’après la mort du testateur.

[Sur un sujet connexe, lisez Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes]

Pour renoncer à cette responsabilité, il faut alors procéder par une déclaration écrite, devant un avocat ou un notaire.

Mais attention:

Si vous avez commencé à distribuer des biens, à vous rémunérer ou à donner des directives sur la liquidation d’une succession, ce sera considéré comme une acceptation tacite de votre part. Vous ne pourrez plus reculer. 

Il existe un cas, cependant, dans lequel une personne ne peut pas renoncer à la tâche de liquidateur:

si elle est le seul héritier, et que personne d’autre n’a été désigné comme liquidateur par le testateur.


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Renoncer à une succession

C’est une décision importante.

Mieux vaut attendre de connaitre l’inventaire complet des biens de la personne décédée avant de décider si vous l’acceptez ou la refusez.

  • Le liquidateur est obligé de publier un avis de clôture d’inventaire au registre des droits personnels et mobiliers (RDPRM).
  • Cet avis public doit identifier le défunt et l’endroit où la liste des biens et créances peut être consultée par les parties ayant un intérêt.

Les raisons de refuser une succession sont plus nombreuses qu’on pourrait le penser.

En acceptant une succession, vous pourriez recevoir des biens qui sont grevés d’une dette, ou une entreprise qui fait l’objet de poursuites contre ses administrateurs et… leur succession.


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Normalement, le risque est limité.

Vous ne pouvez être tenu responsable de payer des dettes qui surpassent la valeur des actifs hérités.

Mais il y a des exceptions à cette limite, qui pourraient vous exposer à plus de risques financiers. Par exemple:

  • vous avez commencé à liquider des biens sans suivre les directives de la loi;
  • vous avez négligé de faire un inventaire; ou
  • vous avez par négligence confondu vos avoirs avec ceux du défunt.

D’ailleurs, notez qu’un héritier peut être exclu d’une succession s’il est démontré qu’il a caché, détourné ou subtilisé des biens du défunt à l’insu du liquidateur.

Pour refuser un héritage, si telle est votre décision, il faut aussi procéder par écrit devant un juriste.

Si aucun acte notarié n’indique votre refus, vous êtes réputé l’avoir accepté avec les conséquences que cela implique. [détails sur le site du ministère de la Justice]

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Conseils pour vos FINANCES

Essayer de prévoir la direction du marché? Une recette pour s’appauvrir

Publié le 3 déc 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Essayer de prévoir la direction du marché? Une recette pour s’appauvrir

[crédit photo: Jerzy Gorecki | Pixabay]

  • En bourse, la fin novembre a été angoissante. Momentanément, les grands indices ont décroché de près de 3% en deux séances. Ce rappel douloureux des évènements de mars 2020 inquiète.
  • La crainte du variant Omicron du virus de la Covid-19 incite des investisseurs à songer à se retirer temporairement du marché boursier. Or, ce genre de retrait temporaire n’est jamais une bonne idée. Voici pourquoi.

Le rendement moyen annualisé obtenu par les investisseurs depuis 20 ans n’est que de 2,9%. Oui, rien que ça.

Pendant la même période, l’indice principal de la bourse américaine S&P 500 a rapporté du double, soit 7,5%.

Ce ne sont pas les frais de gestion des placements qui font la différence: ils n’ont jamais été aussi bas que maintenant.

Alors pourquoi alors les investisseurs obtiennent-ils d’aussi piètres résultats?

  • Parce qu’ils laissent leurs émotions gérer leur portefeuille.
  • Résultat: ils vendent massivement lorsque les marchés ont déjà baissé et rachètent après les remontées.

Le contraire du gros bon sens, quoi!

Le jour de la marmotte

Peu importe l’ampleur d’une correction, le même commentaire revient toujours: «Cette fois, c’est différent. Je suis mieux de sortir du marché et revenir quand ça va se calmer.»

Cette fausse-bonne-idée ne fonctionne pas plus aujourd’hui qu’il y a 40 ans.

Tenter de se synchroniser au marché, ce qu’on appelle du market timing, a échoué en 1987, 2000, 2001, 2008, 2011, 2018 et plus récemment, en 2020.

  • Ça ne fonctionne pas parce que les mouvements boursiers sont aléatoires et imprévisibles.
  • Et comme les plus fortes baisses sont immanquablement suivies des rebonds les plus importants, manquer une seule bonne journée fait toute une différence.  

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L’exemple suivant démontre les bienfaits d’acheter et de conserver.

Imaginez que vous avez investi 10 000 $ en 1986 dans l’indice canadien S&P/TSX.

  • Si, ensuite, vous n’aviez jamais touché à ce placement, vous auriez aujourd’hui plus de 150 000 $.
  • Si, au contraire, vous aviez entièrement vendu ce placement à plusieurs reprises avant d’en réinvestir ensuite le produit dans le même indice, de sorte que vous ayez manqué uniquement les 10 jours pendant lesquelles la croissance de l’indice a été la plus forte ces 34 dernières années, votre placement vaudrait aujourd’hui un peu moins de 50 000 $.

Parce que vos petites frousses vous fait manquer les 10 meilleures journées, elles vous auraient coûté plus de 100 000 $. [détail dans le 3e graphique de cette page]


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Vous ne serez jamais de taille contre les algorithmes et les outils d’intelligence artificielle qui profitent des mouvements de panique des investisseurs amateurs.

  • Dès que des aubaines surgissent, ils repèrent les rabais et comblent les écarts en quelques fractions de seconde.

C’est sans doute en partie pour cela que les marchés se rétablissent maintenant après les replis beaucoup plus rapidement qu’avant.

Warren Buffett a dit que «la bourse est un mécanisme qui permet de transférer la richesse des poches des impatients vers les poches des gens patients». C’est toujours vrai.


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Principaux biais de comportement

C’est dans un miroir que l’investisseur trouvera le principal responsable de ses insuccès. Voici les principaux biais qui nuisent à ses intérêts financiers:

  • Aversion au risque
  • Effet de troupeau
  • Excès de confiance (effet Dunning-Kruger)
  • Mémoire sélective
  • Biais de familiarité

Pour vous protéger contre ces biais, il existe des méthodes efficaces – comme un plan financier avec des cibles personnalisées de rendement, une vision à long terme, une répartition d’actifs stratégiques comptant plus de 6 catégories, des rééquilibrages fréquents, une gestion fiscale efficace… et de la patience.

Ça fonctionne pour la Caisse de dépôt et de placements du Québec, le Régime de pension du Canada et les fonds de retraite.

Il n’y a aucune raison que ça ne fonctionne pas aussi pour vous.

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Conseils pour vos FINANCES

Comment vous pouvez mieux investir dans l’innovation

Publié le 26 nov. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment vous pouvez mieux investir dans l’innovation

[crédit photo: Sandro Katalina | Unsplash]

  • Depuis 5 ans, les investissements liés à l’innovation ont enrichi des millions d’investisseurs.
  • Cette tendance peut-elle s’essouffler? Comment y investir tout en diversifiant ses actifs afin de réduire le risque de correction ou de perte financière importante?

Le Nasdaq 100 est l’indice boursier qui contient le plus de titres liés à l’innovation au sens large.

  • Sa performance annualisée moyenne depuis 5 ans est de 28,25%.
  • L’investisseur qui y a investi 100 000 $ en 2016 a accumulé aujourd’hui un magot de 347 000 $.

Impressionnant, n’est-ce pas?

Si on le compare à l’indice principal de la bourse américaine, le S&P 500, sa performance est encore plus saisissante.

  • Au cours de la dernière décennie, le Nasdaq 100 a rapporté 556%, contre 292% pour le S&P 500 (rendements calculés en dollars canadiens).

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Il est sage de réfléchir aux risques après une telle croissance.

Se pourrait-il que les beaux jours des technologies de l’information qui dominent le Nasdaq soient derrière nous?

On sait que l’innovation n’est pas près de s’arrêter.

  • Depuis la maitrise du feu, l’humanité ne cesse d’innover.

Mais, les progrès de demain seront différents de ce qui a caractérisé les récentes décennies.

L’investisseur qui veut à la fois encaisser ses gains passés et profiter des technologies du futur doit être fin stratège.

Une seule certitude: tout va changer!

Les Canadiens peuvent actuellement investir dans plus d’une douzaine de fonds communs et de FNB ciblant les innovations.

Ils sont inégaux, parce que leurs gestionnaires et leurs distributeurs ont des définitions de sous-secteurs technologiques qui varient grandement.

Soyez donc très attentifs aux titres que contiennent ces fonds.

Dans le segment des technos, il ne suffit pas de choisir les grandes entreprises les plus capitalisés: il faut aussi identifier les joueurs plus agiles.


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Certaines tendances lourdes attirent énormément de capital.

Avoir dans son portefeuille des titres qui profiteront de ces tendances pourrait engendrer des gains lorsque d’autres segments de l’économie tireront de la patte.

Voici quelques secteurs qui, à mon avis, sont plus prometteurs que d’autres :

Combiner l’innovation aux facteurs ESG peut améliorer les résultats.

Invesco Canada met en marché ce mois-ci un FNB digne d’intérêt: le Nasdaq 100 ESG (QQCE).

  • C’est le petit frère du QQC, un des principaux fonds indiciels calquant le Nasdaq 100.
  • QQCE ajoute simplement à l’indice Nasdaq 100 des filtres de type ESG (environnement, impact social et saine gouvernance). 

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La méthodologie ESG appliquée dans ce FNB exclut les entreprises liées aux armes et munitions, aux sables bitumineux, au gaz et pétrole de schiste, à l’industrie du nucléaire, au charbon, au tabac, aux jeux de hasard, au cannabis et à l’exploitation sexuelle. 

Comme de nombreuses entreprises sont imbriquées les unes dans les autres, Invesco a resserré les mailles du filtre en éliminant également les sociétés qui gagnent plus de 5% de leurs revenus ou qui possèdent plus de 10% d’une autre entreprise dans les secteurs exclus.

Juste en appliquant ces critères d’exclusion, on parvient à augmenter un peu le rendements du Nasdaq 100.

  • De 2016 à aujourd’hui, l’indice Nasdaq 100 «filtré» ESG a rapporté 250% contre 243% pour l’indice pur.

7% en bonus! Pourquoi s’en passer?

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Conseils pour vos FINANCES

Les produits financiers dont vous n’avez pas besoin

Publié le 19 nov. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Les produits financiers dont vous n’avez pas besoin

[crédit photo: Jon Tyson | Unsplash]

  • Le marketing est bien présent dans le secteur financier. Les concepteurs de produits ne chôment pas et lancent des nouveautés chaque semaine.
  • Mais attention: la plupart des nouveaux FNB, billets structurés et CPG boursiers sont des produits éphémères qui ne méritent pas de se retrouver dans vos portefeuilles.

Chaque semaine, je reçois au moins une douzaine d’offres de nouveaux produits financiers aux vertus supposément révolutionnaires.

Ce qui est saisissant, c’est qu’ils se synchronisent aisément à l’actualité du moment. Il ne manque que des fonds sans gluten ou Keto. Je blague à peine.

Il n’y a pas de coïncidence.

Les institutions financières étudient les tendances à court terme et conçoivent des FNB et d’autres produits en série, comme d’autres lancent de nouvelles saveurs de croustilles.

Je vois cela comme les paniers sur le bord des caisses enregistreuses de l’épicerie du coin.

  • On y place des cochonneries et des friandises sans grande valeur nutritive, mais… qui donnent une bonne marge bénéficiaire.

L’ère de la surspécialisation

Ce qui me surprend, c’est le nombre incroyable d’investisseurs qui tombent dans le panneau de la surspécialisation.

Certains nouveaux produits sont tellement nichés qu’il est difficile de ne pas s’esclaffer.

Voici quelques exemples d’assemblages spécialisés inutiles qui constituent pourtant aujourd’hui des fonds négociés en bourse (FNB), des fonds communs indiciels, des billets ou des certificats de placement garantis (CPG) liés à la bourse:

  • exploitants de pipelines, sociétés canadiennes de télécoms, producteurs de marijuana, 5 plus grandes sociétés pétrolières canadiennes, secteur du jeu vidéo, innovations automobiles, géants de l’assurance, infonuagique, etc.

Ces gadgets financiers ne visent qu’à accrocher les investisseurs novices et ceux qui veulent «jouer à la bourse» comme on joue à Angry Birds.

Tout ça en échange de frais financiers parfois exorbitants, comme dans le cas des billets et CPG boursiers.


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Pourquoi dis-je que ces bidules sont inutiles et coûteux?

Prenez le «billet structuré» qui cible les 6 grandes banques canadiennes.

Un investisseur à peine curieux sait que les faibles protections des «billets» liés à la performance boursière de sociétés ne couvrent, dans ce cas, pas de grands risques.

  • Les banques canadiennes sont archi solides et rentables.

De plus, elles sont déjà dominantes dans l’indice S&P/TSX 60, et il existe aussi des FNB indiciels du secteur financier canadien.

Quiconque veut participer à la rentabilité des banques n’a donc qu’à, plus simplement, acheter quelques actions de Scotia, BMO, BNC, RBC, CIBC et TD à les conserver. Point.

Dans la catégorie des produits financiers les plus risibles, on trouve des billets liés à… une seule action comme PayPal, Twitter ou Tesla.

Mais au sommet des «cossins» financiers, trônent, ex aequo, le FNB Purpose de cryptomonnaie «neutre en carbone» (alerte au greenwashing), et le FNB Evolve consacré au FANGMA.

  • Ce dernier ne contient que 6 titres: Facebook, Amazon, Netflix, Google (Alphabet) Microsoft et Apple.
  • Bref, les titres les plus susceptibles de subir une sévère correction boursière.
  • Tant qu’à subir une raclée, pourquoi ne pas la subir en paquet de 6!

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À retenir

  • Détenir directement des actions, dans un secteur qui vous intéresse, est moins onéreux et plus rentable que de le faire par l’entremise de produits financiers intermédiaires.
  • Si vous n’arrivez pas à comprendre aisément comment un nouveau produit financier fonctionne et pourquoi il peut être rentable pour vous, n’y touchez pas.
  • Les CPG boursiers et billets liés peuvent ne pas produire de rendement. Dans un tel cas, considérant l’inflation, vous vous appauvrirez.
  • Les maigres rendements des CPG boursiers et des billets liés sont toujours considérés comme du revenu d’intérêt hautement imposable – donc, à ne pas détenir hors d’un REER ou d’un CELI.
  • Tenez-vous loin de toutes les nouveautés qui comportent des échéances ou des pénalités en cas de rachat prématuré. Vous pourriez être doublement perdants.

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Conseils pour vos FINANCES

La gestion factorielle: la solution pour battre les indices?

Publié le 12 nov. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
La gestion factorielle: la solution pour battre les indices?

[crédit photo: Tima Miroshnichenko | Pexels]

  • Beaucoup d’investisseurs se contentent de fonds qui suivent une gestion indicielle: ils reflètent simplement un indice boursier. Si c’est votre cas, vous devriez vous intéresser à la gestion factorielle.
  • Ce type de gestion ajoute des filtres de sélection parmi les titres inclus dans les indices boursiers. Il peut diminuer les risques, et même augmenter les rendements.

La gestion passive indicielle, qui consiste à reproduire le rendement d’un indice boursier, a gagné beaucoup d’adeptes chez les investisseurs depuis plusieurs années.

Elle a des avantages. Mais trop d’une bonne chose peut avoir des effets négatifs.

Pour les comprendre, prenons l’indice principal de la bourse américaine, le S&P 500, et regardons sous son capot.

L’indice S&P 500 représente la performance globale des actions des 500 sociétés qui se négocient à la Bourse de New York ou au Nasdaq et qui ont la plus grande capitalisation boursière – soit la plus grande valeur totale de leurs actions cotées en bourse.

10 principales sociétés du S&P 500

TitreCapitalisationSecteur
1Microsoft 2520technologie
2Apple2470technologie
3Amazon1810consom. discrétionnaire*
4Tesla1030consom. discrétionnaire*
5Alphabet (Google)1980communications
6Meta Platforms (Facebook)933communications
7Nvidia766technologie
8Berkshire Hathaway649finance
9JP Morgan Chase496finance
10UnitedHealth Group435santé
Source: S&P Global, 29 octobre 2021
* «consommation discrétionnaire»: par opposition à la consommation de base, elle correspond à des produits et services que les consommateurs choisissent d’acheter selon leurs envies et leurs moyens financiers, et non des biens et services essentiels dont ils ne peuvent se passer.

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Cet indice est aujourd’hui extrêmement concentré dans les technologies.

  • 28% des entreprises sont classées dans la catégorie des technologies de l’information – qui est de loin la plus importante dans l’indice.
  • D’autres entreprises comme Amazon, Tesla, Google et Facebook sont classées dans d’autres secteurs, mais les technologies sont pourtant au cœur de leurs activités.
  • Les 5 plus importantes compagnies constituent, à elles seules, 25% de la valeur de l’indice. C’est du jamais vu.

La valorisation excessive de ces sociétés propulse vers le haut le ratio cours/bénéfice de tout l’indice.

Le ratio Shiller PE, qui divise le cours de l’action par la moyenne du bénéfice par action sur 10 ans corrigée pour tenir compte de l’inflation, est actuellement de 39,8.

  • C’est plus du double de sa moyenne de 16,9.
  • Et ce n’est pas très loin de son sommet historique de 44,2 en décembre 1999.

Cela ne me dit rien de bon.

  • Quelqu’un qui achète maintenant l’indice S&P 500 s’assure de payer toujours plus cher les titres qui ont déjà progressé le plus, augmentant ainsi ses risques.

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Des facteurs pour corriger les défauts des indices

Heureusement, la recherche sur la gestion indicielle nous offre maintenant des outils novateurs qui changent la donne, en identifiant des facteurs qui devraient réduire la volatilité et augmenter le rendement à moyen et long terme.

Ces facteurs sont des critères de sélection des titres au sein des grands indices. Les principaux sont:

  • le momentum (le fait qu’un titre ait eu une performance intéressante dernièrement);
  • la valeur (le fait qu’un titre soit relativement peu couteux par rapport à la valeur financière objective de la société);
  • le potentiel de croissance de l’entreprise;
  • l’historique et le potentiel de croissance des dividendes;
  • la «qualité» de l’entreprise;
  • la faible volatilité du titre; ou
  • la bonne performance de l’entreprise selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Pour donner une idée de l’impact d’un choix approprié de ces facteurs, prenons cet exemple.

  • L’an passé, l’investisseur qui a choisi un FNB reflétant l’indice MSCI monde «de base» a obtenu un rendement de 15,9%. 
  • Mais celui qui a plutôt choisi de miser sur un FNB reflétant l’indice MSCI monde «Qualité» a gagné 22,2%.

[La version Qualité retient seulement, dans l’indice de départ, les sociétés qui offrent un rendement par action supérieur à la moyenne, une croissance soutenue des bénéfices, et un faible endettement.]

6,3% de différence entre les deux: à long terme, cela peut représenter des milliers de dollars de plus dans vos poches.

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Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi des investisseurs autonomes font plus d’argent qu’avec un conseiller?

Publié le 5 nov. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pourquoi des investisseurs autonomes font plus d’argent qu’avec un conseiller?

[crédit photo: Joshua Mayo/ Unsplash]

  • Parmi les nombreux arguments justifiant la décision de gérer soi-même ses comptes de placements, on mentionne fréquemment les frais plus bas, la facilité, le plaisir de gérer soi-même, et les rendements supérieurs.
  • Est-ce vraiment le cas? Pourquoi coûterait-il plus cher d’avoir un conseiller et pourquoi cela pourrait-il être moins rentable?

Récemment, sur une page Facebook consacrée à l’investissement, je lisais le commentaire d’un jeune investisseur. Il mentionnait qu’il «faisait de l’argent comme de l’eau» et remarquait que jamais cela n’avait été aussi rentable lorsqu’un conseiller s’occupait de lui.

D’abord, je lui dis bravo!

  • Plus tôt on commence à faire des investissements, plus vite on devient autonome financièrement.

Ensuite, je souhaite apporter des précisions à son affirmation.

Ce jeune investisseur n’est probablement pas au courant des exigences de la réglementation qui encadrent le maintien des permis d’exercice des conseillers en valeurs mobilières.

Les crises, récessions, krachs boursiers et fraudes ont façonné et resserré la réglementation du conseil financier.

  • Un conseiller ne peut plus déterminer les titres qui conviennent à son nouveau client juste en analysant que la couleur de ses yeux, pour répondre à son ambition de faire «la passe du siècle».
  • Le conseiller doit favoriser l’intérêt de son client, et même le protéger contre lui-même.

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Des règles de plus en plus strictes

Pour bien conseiller leurs clients, les professionnels de la finance doivent avoir une connaissance assez précise de tous les éléments suivants concernant leurs clients:

  • Revenus du ménage
  • Sécurité d’emploi
  • Actifs totaux
  • Dettes totales
  • Personnes à charge – conjoint(e) ou enfants
  • Expériences avec les actions, obligations, fonds, options, etc.
  • Pourcentage de pertes maximum acceptable
  • Objectif principal du placement: retraite, achat de maison ou de voiture, voyages, études…?
  • Horizon de temps probable avant de devoir décaisser plus de la moitié du montant?

C’est à partir des réponses à ces questions qu’un professionnel va filtrer les options disponibles et arrêtera ses choix de produits.

  • Il a l’obligation de sélectionner ce qui est le plus approprié.

Dans le cas du jeune investisseur dont je parlais plus haut, il y a fort à parier que son conseiller devait respecter des barrières déontologiques qui restreignaient ses recommandations.

Lorsqu’un jeune investisseur possède une valeur nette modeste, a peu d’expérience, n’a pas terminé ses études et pourrait devoir faire des retraits avant 3 ans, il est certain qu’on ne peut pas lui recommander autre chose qu’un placement prudent ou sécuritaire offrant des rendements plutôt faibles.

Les risques, eux aussi, seront faibles. Et ce sera approprié.


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Sans garde-fous ne veut pas dire sans risque

Inutile de vous dire que, lorsque la bourse fracasse des records, les conseillers passent pour des rabat-joie.

  • Dans ces périodes d’enthousiasme, les investisseurs peu expérimentés se ruent massivement vers le courtage en direct.
  • Pour les institutions financières qui les accueillent, la rentabilité de ces nouveaux clients ne fait aucun doute.

Comme au Buffet des continents, on laisse le client se servir, voire se gaver.

  • Personne n’intervient pour lui rappeler les bienfaits du guide alimentaire canadien et les dangers de la friture pour les artères.

Dans le courtage en ligne aussi, toute la responsabilité repose sur les épaules du client.

Parfois, ça fonctionne.

D’autres fois, ça marche moins bien.

D’expérience, j’observe que, souvent, après quelques années et quelques corrections derrière la cravate, des investisseurs autonomes:

  • vont confier une partie importante de leurs économies à un professionnel en lui donnant un objectif de «préservation»; et
  • vont continuer à gérer eux-mêmes la portion spéculative de leurs placements.

Ce modèle hybride est assez intéressant et prometteur.

  • Au Canada, 20% des investisseurs possèdent un compte de courtage direct. Aux États-Unis, le quart d’entre eux en possèdent un.
  • Mais avec l’inflation qui surgit, la hausse des taux d’intérêt qui se prépare, les tensions géopolitiques et l’économie qui se «déconfine», il deviendra plus difficile de protéger son capital. 

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Conseils pour vos FINANCES

La bourse canadienne est en feu, mais plusieurs fonds performent encore mieux

Publié le 29 oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
La bourse canadienne est en feu, mais plusieurs fonds performent encore mieux

(Source: Gerd Altmann / Pixabay)

  • Depuis le début de l’année, la performance de l’indice boursier des entreprises canadiennes S&P/TSX surpasse celle des grands indices américains comme le Dow Jones et le Nasdaq.
  • La bourse canadienne connait une année extraordinaire grâce notamment aux titres des secteurs de l’énergie et des finances, et à quelques sociétés industrielles. Et certains gestionnaires de fonds communs de placement font encore mieux.

À l’échelle mondiale, l’indice composite de la bourse de Toronto S&P/TSX affiche une vigueur inégalée.

Avec un gain cumulatif de 22% depuis le début de l’année, il a fait mieux que les grands indices mondiaux dont:

  • l’indice MSCI Monde tous pays (+14,9%);
  • l’indice des plus grandes capitalisations de la zone Euro – Euro Stoxx50 (+17,9%);
  • l’indice de petites capitalisations américaines Russell 2000 (+16%); et même
  • l’indice principal des grandes capitalisations américaines S&P 500 (+21%).

Bon nombre de fonds canadiens surpassent l’indice

Si vous avez investi dans un des nombreux FNB qui calquent ou suivent de près les mouvements du S&P/TSX, comme XIC et XIU de iShares, ZCN de BMO ou VCN de Vanguard, vous récoltez à peu près le rendement de l’indice moins les frais.

  • Il est donc techniquement impossible de surclasser l’indice par un FNB indiciel.

Mais, parmi les gestionnaires qui sélectionnent un par un les titres canadiens selon leurs propres critères et analyses, plusieurs ont eu la main chanceuse.

On peut dire que 2021 est une année faste pour la gestion active jusqu’à maintenant.

En filtrant l’univers des fonds canadiens, j’ai identifié 1369 fonds communs de placement, sur un échantillon de 2396, qui ont fait mieux que l’indice: leur rendement cumulatif depuis le début de l’année est supérieur à 22%.


FondsRendement en 2021*Moyenne sur 5 ansFrais
Lysander-Crusader revenu d’actions (F)+39,1%8,5%1,21%
Dynamique Power petites sociétés I+37,2%18,1%1,21%
Edgepoint port. canadien (F)+36,7%10,6%0,98%
Invesco d’actions Pur Canada (PTF)+33,6%+9,3%0,80%
Mackenzie Petites cap. canadiennes (D)+31,6%+11,9%1,62%
DFA vecteur d’actions can. (F)+30,6%+7,1%0,39%
RBC Port. privé moyenne cap. (F)+30,3%+14,8%0,76%
NEI actions can petites cap (ER PF)+29,4%+9,2%1,48%
BMO Fonds revenu mensuel élevé II (F)+29,3%+7,1%0,74%
CI Canadien de dividendes (EF)+28,9%+11,1%1,21%

Source: recherche de Fabien Major dans la base de données de Morningstar et Barchart
*Rendements calculés en date du 27 octobre 2021

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Souvenez-vous que le rendement de 2021 est maintenant derrière nous.

Bien que les performances passées soient assez attrayantes, rien ne peut garantir que ces fonds répéteront le même genre d’exploit l’an prochain.

Il est recommandé, lorsqu’on investit dans des fonds, de le faire dans un horizon à long terme.

Je suggère de regarder attentivement les résultats moyens annualisés des fonds qui vous intéressent sur 3, 5 et 10 ans s’ils sont disponibles.


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CONSEILS

  • Parmi les ratios d’analyse à considérer, le ratio de Sharpe vous révèle la valeur ajoutée d’un gestionnaire par rapport à un investissement sans risque comme les bons du Trésor. Plus ce ratio est élevé, plus le fonds est performant.
  • Bien que le poids du Canada dans la finance mondiale ne soit que de 4%, les investisseurs canadiens devraient détenir une proportion plus importante de leur portefeuille en actions canadiennes. Je recommande d’y investir entre 15 et 30% de ses actifs, selon votre profil de risque.
  • En plus de ne pas avoir à se soucier de l’effet de taux de change sur les actions et les fonds d’actions canadiennes, l’investisseur qui en achète participe à l’économie de son pays et contribue à maintenir des emplois chez nous. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Agence du revenu du Canada impose moins les dividendes canadiens que les dividendes de sources étrangères.

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Comment freiner l’inflation?

Publié le 22 oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment freiner l’inflation?

[photo: Sippakorn Yamkasikorn / Unsplash]

  • À 4,4%, l’inflation annuelle au Canada a atteint en septembre un sommet inégalé depuis 18 ans. Même en excluant le prix du carburant, l’inflation est de 3,5%. Doit-on s’en inquiéter?
  • Pour amoindrir l’impact, le consommateur peut certainement être plus attentif à ses comportements, mais les gouvernements ne doivent pas rester les bras croisés.

La résurgence de l’inflation était prévisible.

  • Les médias en parlent abondamment depuis plus d’un an.

L’an dernier, à cause de la pandémie, on a carrément freiné la mobilité des populations, et limité le transport de nombreux produits de consommation courante et d’aliments de base.

Une grande partie de l’économie a été mise au neutre.

  • Des usines ont cessé de produire.
  • On a immobilisé des machines qui peuvent prendre des semaines avant de pouvoir repartir à une cadence normale.
  • Cela a affecté, par exemple, la disponibilité des matériaux de construction et celle des composantes pour la fabrication de voitures.

L’arrêt brusque des chaines de production de nombreux secteurs a eu un effet domino.

On n’a pas encore fini d’analyser les impacts sociaux et économiques de la pandémie que, déjà, on doit tenter de freiner cet autre virus que représente l’inflation.


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Les trois piliers de l’inflation

L’inflation s’est manifestée principalement dans le prix des maisons, dans celui des aliments, et à la pompe.

Le consommateur peut bien reporter certains achats ou se tourner vers des produits et services moins onéreux.

Mais il lui est impossible d’éviter l’impact sur son portefeuille du coût des carburants.

  • Depuis 12 mois, le prix du litre d’essence a bondi de près de 50%.
  • Une famille qui dépensait en moyenne 400 $ en carburant par mois, doit maintenant y consacrer 200 $ de plus.

Alors, on coupe où?

  • Dans l’épicerie? Impossible.
  • Dans les frais de scolarité? Certainement pas.

Avant de couper dans les dépenses de vêtements, sorties, cadeaux, soins de santé… le réflexe courant sera de couper dans l’épargne. S’il y en a. 

Face à la pandémie, les gouvernements ont répondu rapidement avec une panoplie de mesures d’urgence.

L’inflation étant une conséquence directe de la pandémie et des mesures d’aide pour y faire face, Québec et Ottawa doivent répondre fermement aux menaces inflationnistes.

Pour le coût du carburant, les gouvernements devraient revoir la taxation du litre d’essence.

En voici les principales composantes:

  • Taxe d’accise (fédérale): 10 cents le litre
  • Taxe sur carburant (Québec): 19,2 cents le litre
  • Taxe sur l’essence (grand Montréal): 3 cents
  • TPS et TVQ qui s’appliquent sur le total, même sur les autres taxes

Selon CAA Québec, cette taxation explique, «pratiquement à [elle] seul[e], les différences de prix considérables qu’on peut constater entre le Québec et les États-Unis, et même avec les autres provinces».

  • «Les taxes représentent en fait, après le prix du brut, la deuxième plus grande composante du prix à la pompe.»

Les élus sont en position d’alléger le fardeau financier des automobilistes. Ils pourraient:

  • réduire de moitié toutes les taxes sur l’essence; et
  • en profiter pour éliminer l’aberration qui consiste à ajouter la TPS et la TVQ sur les autres taxes.

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En immobilier, le fédéral devrait éliminer l’exemption fiscale du gain en capital sur les transactions pour une résidence principale lorsque la détention est inférieure à 36 mois.

  • Taxer pleinement la spéculation dans le secteur de l’habitation est devenu urgent.

Dans le secteur agroalimentaire, les gouvernements devraient favoriser l’accroissement de la productivité par l’achat d’équipement de pointe, par des crédits d’impôt ou des aides spéciales et ponctuelles.

  • Il est urgent que le Québec devienne moins dépendant des importations.

Pour aller plus loin, lisez: L’inflation vous inquiète? Voici comment vous en protéger [paru en mars]

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Conseils pour vos FINANCES

Bourse: y a-t-il des mois où il faut acheter ou vendre chaque année?

Publié le 15 oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Bourse: y a-t-il des mois où il faut acheter ou vendre chaque année?

[crédit photo: Anete Lusina / Pexels]

  • C’est vrai, il y a des mois plus propices que d’autres à la hausse du cours des actions en bourse. Mais il ne faut pas voir là une science exacte.
  • Sachez que l’automne est presque toujours la saison la plus profitable pour l’indice phare américain, le S&P 500.

Une récente analyse du groupe de stratégie de BMO Investissements montre que, depuis 1950, l’indice S&P 500 affiche un déclin durant le mois de septembre.

  • Avec un repli de 3,6% cette année, la baisse a été plus prononcée que la moyenne historique de 0,62%.
  • Mais on est resté loin de la chute record des 71 dernières années:  -11% en septembre 2002.

Septembre n’est pas le seul mois à afficher une telle tendance négative.

  • Février est aussi, en moyenne, légèrement dans le rouge.

Quant aux mois les plus robustes, avril et novembre, il rapportent en moyenne un peu plus de 1,5% chacun.

Si vous êtes de ceux qui craignent le mois d’octobre, je vous rassure tout de suite.

Votre perception tient plus de la superstition que des faits.

  • Le rendement moyen en octobre est positif, de 0,62%.
  • 43 années ont été positives et 28, négatives.

Si octobre est un mois redouté par les investisseurs, c’est sans doute en raison du crash de 1987.

  • Cette année-là, la bourse a perdu près de 22% de sa valeur en octobre.

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Les anomalies de calendrier

Dans les années 1980, on a commencé à noter que des anomalies de calendrier pouvaient expliquer certains mouvements des indices boursiers.

L’«effet janvier» est même désormais enseigné en finance comportementale.

  • Le début d’une nouvelle année semble attirer de nouveaux investisseurs dans la première semaine de négociation de janvier.
  • Le phénomène ne s’observe pas uniquement en Amérique, mais sur toutes les places boursières mondiales.

Le Small Firm in January Effect touche davantage, comme son nom l’indique, les titres de petites capitalisations boursières.

L’explication la plus rationnelle réside dans les transactions de fin d’année des grands opérateurs de marchés.

En effet, en décembre, les gestionnaires de fonds de pension et de fonds gérés activement larguent fréquemment les titres légèrement en repli.

Ils le font :

  • à des fins fiscales, pour compenser le gain en capital imposable réalisé dans l’année sur d’autres titres; et
  • pour éviter de trainer des canards boiteux dans la liste de titres détenus qu’ils présenteront à leurs clients en fin d’année.

Si des titres risqués vendus en fin d’année ont tout de même de bonnes perspectives d’appréciation, ils peuvent les racheter discrètement dans les premiers jours de janvier.


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Vous avez des liquidités à investir?

Si vous êtes un peu frileux par rapport au synchronisme du marché, sachez que l’automne est LA saison la plus rentable.

Ceux qui ont une somme importante à investir peuvent très bien le faire par tranches pour entrer graduellement dans le marché.

  • Dans les périodes d’incertitude comme celle que nous vivons, j’aime bien étaler les montants à investir sur 6 à 12 semaines.
  • Ainsi, si le marché boursier a des semaines plus difficiles que d’autres, on achète au rabais.

À retenir:

  • L’évolution de la société, les innovations et la transformation en continu du monde du travail sont des indicateurs bien plus efficaces que le calendrier pour tenter de prévoir les mouvements futurs de la bourse.
  • Acheter des titres de qualité et les conserver à long terme: c’est LA méthode qui a fait ses preuves.

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