Bitcoin

Nouvelles et tendances concernent le bitcoin (voir aussi Bourse, Cryptomonnaies,
Cybersécurité, Innovation, Monnaie numérique)

Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $

Mis à jour il y a 11 h
Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $
  • L’entreprise montréalaise de cryptomonnaies Shakepay a reçu un financement de 44 millions $. C’est un montant important, étant donné que l’entreprise n’avait reçu auparavant que 1 million $ en financement de capital de risque. 
  • Ce nouveau financement donne à la startup une valeur de 313 millions $. Il devrait accélérer la croissance d’un service d’achat-vente de bitcoins qui, selon l’entreprise, a déjà séduit près d’un million de Canadiens.

L’argent de la ronde de financement vient d’un fonds de capital de risque américain QED Investors, spécialisé dans les technologies financières, ainsi que du fonds américain Boost VC et du fonds montréalais BoxOne Ventures, et de plusieurs autres fonds et investisseurs individuels issus du monde des technologies

Un magasin d’échange de cryptomonnaies

Shakepay permet d’acheter et de vendre des bitcoins et des ethers (des jetons d’ethereum), mais ce n’est pas exactement une plateforme d’échange de cryptomonnaies.

  • Ces plateformes agissent comme des intermédiaires de transaction entre des acheteurs et des vendeurs, à la manière des services de courtage d’actions.
  • Shakepay agit davantage comme un magasin d’échange: il achète des cryptomonnaies de certains usagers et les revend un peu plus cher à d’autres usagers.

L’application vise le marché canadien. L’entreprise dit qu’elle a déjà servi 900 000 usagers.

Patrick Pierra
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Les cryptomonnaies feront sans doute bientôt d’un Canadien l’un des 10 hommes les plus riches du monde

Mis à jour il y a 23 h
Les cryptomonnaies feront sans doute bientôt d’un Canadien l’un des 10 hommes les plus riches du monde

Changpeng Zhao (CZ), fondateur de Binance (Source: Twitter)

  • Bloomberg évalue la fortune du Canadien Changpeng Zhao à au moins 96 milliards $US, soit 120 milliards $ canadiens. Ce montant ferait de lui le Canadien le plus riche et la 11e personne la plus fortunée au monde.
  • La fortune de Zhao repose sur Binance, l’une des principales plateformes d’achat et de vente de cryptomonnaies. 

Changpeng Zhao, communément appelé «CZ», a fondé Binance en 2017. L’entreprise est incorporée aux îles Caïmans, un paradis fiscal.

Zhao, 44 ans, est né en Chine, puis a immigré au Canada alors qu’il était enfant. 

  • Avant de fonder Binance, il a étudié l’informatique à Montréal, à l’Université McGill.

Dans le classement Bloomberg des multimilliardaires, il est le seul Canadien parmi les 100 plus riches de la planète.

  • Il n’est plus qu’à une dizaine de milliards de $ de la 10e position, occupée par l’américain Larry Ellison, fondateur de la firme informatique Oracle.

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Zhao est probablement encore plus riche que l’évaluation de sa fortune dans ce classement. 

Bloomberg précise que cette évaluation ne tient compte que des parts que détient CZ dans Binance, et non de ses autres avoirs.

Or, il serait surprenant qu’il ne possède pas aussi une bonne quantité des cryptomonnaies.

Félix Côté
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Les cryptomonnaies semblent en partie responsables des émeutes au Kazakhstan

Publié le 7 janv. 2022
Les cryptomonnaies semblent en partie responsables des émeutes au Kazakhstan

Ordinateurs utilisés pour miner des bitcoin (Source: Unsplash)

  • La tension est à son comble au Kazakhstan. Le président a ordonné hier aux forces de sécurité de tirer à vue sur les émeutiers. En plus d’une tragédie pour la population du pays, cette crise a causé une chute du cours du bitcoin.
  • Pourquoi? Le Kazakhstan est, après les États-Unis, le deuxième pays où l’on «mine» (l’on fabrique) le plus de cryptomonnaies. Et cela a contribué à l’augmentation des prix de l’énergie qui est à l’origine des émeutes.

Au printemps de l’an dernier, la Chine, qui était l’un des principaux pays où des cryptomonnaies étaient fabriquées, a décidé d’en interdire le «minage» – l’ensemble des calculs informatiques qui permettent de créer des cryptomonnaies – à cause de l’énorme consommation d’énergie que ces calculs exigent, et de leur empreinte environnementale.

Beaucoup de «mineurs» ont alors déplacé leurs activités, particulièrement vers le Kazakhstan, pays voisin de la Chine.

  • Selon le Financial Times, il y aurait plus de 80 000 «fermes» informatiques de cryptomonnaies dans le pays.
  • Elles auraient, à elles seules, fait bondir de 8% la consommation d’électricité du pays.

Cette hausse de consommation électrique a directement contribué à l’augmentation du prix du gaz naturel compressé, qui produit 20% de l’électricité du pays.

Or c’est justement cette hausse des prix – un doublement – qui a déclenché il y a quelques jours des émeutes dans la population, parce le gaz naturel compressé est très utilisé comme carburant pour les véhicules au Kazakhstan.

Patrick Pierra
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Cryptomonnaies: pas plus de 5% d’un portefeuille, selon le groupe financier britannique Man

Publié le 6 déc 2021
Cryptomonnaies: pas plus de 5% d’un portefeuille, selon le groupe financier britannique Man

(Source: Unsplash)

  • Selon Man, un groupe d’investissement britannique, le bitcoin peut être un investissement intéressant dans la mesure où il apporte une diversification et peut protéger de l’inflation.
  • En revanche, son extrême volatilité et le manque d’encadrement du marché des cryptomonnaies font que les cryptos ne devraient pas représenter plus de 5% d’un portefeuille diversifié.  

L’analyse de Man est destinée aux investisseurs institutionnels, comme les caisses de retraite et les gestionnaires de fonds.

  • Mais, elle est aussi éclairante pour les particuliers; et
  • crédible, parce que Man n’est pas une jeune société technologique vendue d’avance aux nouveautés: le groupe existe depuis 1783.

Man note que le bitcoin a déjà connu 6 chutes de valeur de 50% ou plus.

  • Au premier abord, cela semble effrayant.
  • Mais, à chaque fois, sa valeur s’est redressée.

Man croit donc que cette volatilité extrême est un peu un signe de la jeunesse du bitcoin comme actif financier.

Les avantages du bitcoin, selon Man:

  • Sa valeur est assez indépendante de celle des autres actifs: c’est donc un outil intéressant pour diversifier son portefeuille.
  • Il pourrait devenir une valeur refuge comme l’or et protéger de l’inflation.
  • Les investisseurs institutionnels commencent à peine à investir dans les cryptomonnaies. Plus ils le feront, plus cela pourrait faire augmenter la valeur du bitcoin.

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Les risques sont encore très importants.

  • Le bitcoin est volatil: dans ses 12 premières années d’existence, sa valeur s’est déjà plusieurs fois effondrée brutalement.
  • Lorsque les marchés boursiers baissent de 5% en un mois, dans la grande majorité des cas (86%), le bitcoin subit lui aussi une baisse: ce n’est donc pas un moyen de se prémunir contre les corrections boursières.
  • Il est encore très difficile de calculer d’avance un gain potentiel avec cet actif.
  • La réglementation qui entoure les cryptomonnaies est insuffisante. 
  • Le bitcoin pourrait perdre son attrait au profit d’autres cryptomonnaies. 

La conclusion de Man est que les cryptomonnaies (pas seulement le bitcoin) pourraient représenter jusqu’à 5% des placements d’un portefeuille avec plusieurs actifs diversifiés, mais que rien ne presse d’arriver à ce pourcentage [analyse complète (en anglais)].

Félix Côté
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Les investisseurs institutionnels canadiens peuvent maintenant confier la gestion de cryptomonnaies à Fidelity

Publié le 21 nov. 2021
Les investisseurs institutionnels canadiens peuvent maintenant confier la gestion de cryptomonnaies à Fidelity

(Source: Executium / Unsplash)

  • Une filiale du géant américain de l’investissement Fidelity offre depuis quelques jours aux investisseurs institutionnels canadiens un service de gestion d’actifs numériques, comme les cryptomonnaies. 
  • Fidelity est devenu le premier courtier d’actifs numériques à être réglementé par l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières. Cette reconnaissance pourrait encourager les investisseurs institutionnels à s’aventurer davantage dans les cryptomonnaies.

«Cette catégorie d’actifs émergente est de plus en plus recherchée par les investisseurs institutionnels canadiens», a indiqué par communiqué Fidelity.

Services de compensation Fidelity Canada peut maintenantassurer la garde et la négociation de cryptomonnaies pour le compte des gestionnaires de portefeuille, de courtiers, de fonds communs de placement (FCP, souvent encore appelés «fonds mutuels»), de fonds négociés en bourse (FNB) et d’autres investisseurs institutionnels.

Les cryptomonnaies sont une nouvelle catégorie d’actifs. 

  • Leur détention et leur négociation présentent des enjeux de technologie et de sécurité qui peuvent inquiéter davantage des investisseurs institutionnels que des investisseurs individuels enthousiastes à l’égard des cryptomonnaies.
  • On peut donc s’attendre à ce que l’offre de soutien d’un joueur très connu comme Fidelity facilite l’intégration de «cryptos» dans les placements des investisseurs institutionnels et ceux qu’ils proposent à leurs clients.

Fidelity a, en parallèle, déposé des prospectus pour lancer elle-même 2 FNB qui détiendront des bitcoins.

Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Coinmiles vous récompense en bitcoins pour vos achats

Publié le 14 nov. 2021
Coinmiles vous récompense en bitcoins pour vos achats

Dave Pouliot, fondateur et PDG, et Chris Yeramian, chef des finances et de l’exploitation, de Coinmiles

  • Les bitcoins font beaucoup parler, mais seule une minorité de gens ont pris le risque d’en acheter. Et si on leur en offrait gratuitement, les prendraient-ils?
  • Sans aucun doute, si l’on en croit la startup montréalaise Coinmiles. Elle offre des bitcoins en récompense pour des achats auprès de marchands partenaires, et les clients sont au rendez-vous.

L’opportunité qu’a voulu saisir Dave Pouliot, fondateur et PDG de Coinmiles, c’est d’abord l’engouement pour les cryptomonnaies, et le potentiel marketing qu’il représente pour les commerçants.

  • «Ceux qui s’intéressent aux bitcoins constituent un auditoire idéal pour les marchands, dit Dave Pouliot.
  • Ce sont principalement des jeunes professionnels qui ont de bons revenus et sont ouverts aux nouveautés.»

L’idée pour exploiter cette opportunité est d’associer les bitcoins aux programmes de fidélisation, qui sont déjà une stratégie solidement implantée dans le monde du commerce.

Comme la plupart de ces programmes, Coinmiles offre des remises sur les achats effectués chez des commerçants partenaires.

La différence est que ces remises sont en bitcoins – plus précisément en satochis, souvent appelés sats, qui correspondent à des cent millionièmes de bitcoins.


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Le fonctionnement de Coinmiles est simple pour les usagers.

  • Ils installent une application sur leur téléphone, et ils y ouvrent un compte.
  • Ensuite, lorsqu’ils font des achats chez des marchands partenaires et que ces achats sont liés à leur compte, ils reçoivent automatiquement une remise en bitcoins.
  • Ces remises s’ajoutent à celles que, par ailleurs, l’usager pourrait obtenir en utilisant une carte de fidélité du détaillant ou un programme de récompense de sa carte de crédit.

«L’usager ne dépense aucun montant ni supplément pour obtenir des bitcoins, précise Dave Pouliot. C’est une récompense offerte par le marchand pour avoir acheté chez lui. Elle se situe généralement entre 1% et 15% du prix payé pour l’achat, mais peut aller jusqu’à 35%.»

  • Une fois la récompense reçue, tant qu’elle est conservée en bitcoins, sa valeur fluctue selon l’évolution du cours de la cryptomonnaie.
  • Malgré des turbulences fréquentes à court terme, beaucoup espèrent que la tendance à moyen terme va rester à la hausse.

«À tout moment, poursuit Dave Pouliot, un usager peut demander la conversion de ses bitcoins en argent, et les dépenser comme il le souhaite. Notre formule plait particulièrement à ceux qui pensent que le bitcoin va prendre de la valeur.»

Il assure que l’entreprise détient les bitcoins accumulés par ses membres et pourra donc leur remettre l’argent à tout moment.


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Le modèle d’affaires est basé sur une rémunération à la performance.

«Nos marchands partenaires nous paient pour le volume de transaction qu’on leur amène, et on partage cette rémunération avec nos membres en leur remettant des bitcoins», résume Dave Pouliot.

Où en est l’entreprise actuellement?

Coinmiles a lancé son application à la fin de 2020. Elle compte déjà plus de 40 000 usagers.

Ils peuvent bénéficier de remises à l’achat de produits de plus de 1000 entreprises – dont beaucoup de marques connues dont Sephora, Nike, Home Depot, Canadian Tire, Indigo, Best Buy et Reebok Canada – et ce autant pour des achats en ligne qu’en magasin.

Coimiles compte une dizaine d’employés.

L’entreprise a reçu 1,25 million $ en investissement, provenant principalement d’investisseurs providentiels («anges») québécois.

Elle a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021].


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Prochaines étapes à surveiller

Dave Pouliot veut continuer à étendre le bassin des produits pour lesquels ses usagers peuvent obtenir des récompenses.

  • Coinmiles va très bientôt offrir des récompenses sur des réservations d’hôtels.

Mais il veut aussi déployer rapidement Coinmiles hors du Canada pour devenir la référence des systèmes de récompense en bitcoins.

Patrick Pierra
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Le premier FNB américain de bitcoins a démarré en trombe, mais le Canada reste en avance

Publié le 20 oct. 2021
Le premier FNB américain de bitcoins a démarré en trombe, mais le Canada reste en avance

(Source: Unsplash)

  • Le premier fond négocié en bourse associé aux bitcoins aux États-Unis a connu le 19 octobre un très bon début à la Bourse de New York: le cours du Pro Shares Bitcoin Strategy (NYSE: BITO) a augmenté de 5% durant son premier jour de négociation, avec un énorme volume de transactions (1 milliard $US) – signe de l’intérêt de beaucoup d’investisseurs.
  • Mais alors que les Américains ont maintenant leur premier FNB de bitcoins, les Canadiens en ont déjà 3 depuis plusieurs mois. Et ces FNB canadiens sont un moyen plus direct de détenir la cryptomonnaie.

La Security exchange commission (SEC) américaine a été particulièrement prudente à l’égard des demandes d’inscription en bourse de FNB liés à des cryptomonnaies.

  • Elle n’a pour l’instant approuvé que celle de BITO.
  • Et ce FNB ne détient même pas de bitcoins directement: il reflète plutôt le marché des contrats (d’achat et de vente) à terme sur les bitcoins.

Au Canada, déjà 3 FNB de cryptomonnaies se transigent en bourse pour refléter directement le cours du bitcoin: BTCC, BTCX et EBIT.

Le lancement de ces FNB et d’autres liés aux cryptomonnaies a fait cette année du Canada un chef de file mondial dans la vente de crypto par l’intermédiaire de fonds.

  • D’ailleurs, initialement, les gestionnaires du FNB américain BITO envisageaient d’acheter de ces FNB canadiens pour donner aux investisseurs dans BITO une exposition directe au cours du bitcoin.
  • Mais les gestionnaires ont fait machine arrière à la dernière minute, sans doute à la demande de la SEC.

Ce changement est un manque à gagner pour les FNB canadiens, qui auraient pu profiter d’achats indirects venant d’investisseurs américains.


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Pour les investisseurs canadiens, cela ne change rien à court terme.

  • Ils ont peu de raisons de s’intéresser à un FNB américain de bitcoins alors qu’ils ont déjà un choix assez large et diversifié de FNB canadiens.

À terme, il serait logique de prévoir que:

  • comme au Canada, d’autres FNB liés aux cryptomonnaies vont se lancer en bourse aux États-Unis;
  • cela va démocratiser l’accès au marché des cryptomonnaies – parce que, même s’il est possible d’en acheter directement, il est plus facile pour beaucoup d’investisseurs d’en détenir dans leur compte de courtage principal par l’intermédiaire d’un FNB; et
  • en augmentant le nombre d’investisseurs concernés, cette multiplication de FNB spécialisés va alimenter l’engouement pour les crypto et la hausse de leur cours.

D’ailleurs, en même temps que BITO faisait son entrée en bourse, le prix du bitcoin continuait sa montée et approchait de son cours record. (Il est redescendu dans les jours suivants.)

Patrick Pierra
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Les mineurs canadiens de bitcoins sortent gagnants de la répression en Chine

Publié le 13 oct. 2021
Les mineurs canadiens de bitcoins sortent gagnants de la répression en Chine

(Source: Unsplash)

  • Depuis que le gouvernement chinois a intensifié sa répression de l’extraction et de l’utilisation de cryptomonnaies, le Canada a vu sa part du minage de bitcoins augmenter en août à près de 10% de la production mondiale, selon des données de l’Université Cambridge, en Angleterre.  
  • En août 2020, le Canada produisait moins de 2% des bitcoins et occupait le 8e rang des producteurs à l’échelle mondiale. Un an plus tard, il se hisse au 4e rang mondial. 

La Chine produisait 67% des bitcoins avant que le gouvernement de Pékin se livre en juillet à une intensive répression à l’égard des cryptomonnaies sur son territoire.

Le Canada a comblé une partie du vide laissé par la Chine. 

Le Canada dispose d’atouts pour produire des cryptomonnaies.

  • L’électricité y est abondante et le climat plus froid nécessite moins d’énergie pour refroidir les ordinateurs nécessaires au minage du bitcoin

Mais cette industrie ne fait pas l’unanimité. 

  • Certaines municipalités du Québec l’interdisent sur leur territoire.

Les États-Unis sont désormais le premier producteur de bitcoins dans le monde, avec un peu plus du tiers de la production mondiale. 

Félix Côté
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Les autorités financières canadiennes rappellent à l’ordre les services de transaction de cryptomonnaies

Publié le 26 sept. 2021
Les autorités financières canadiennes rappellent à l’ordre les services de transaction de cryptomonnaies
  • L’intérêt grandissant des investisseurs pour les cryptomonnaies a agrandi le marché pour les plateformes de transaction des cryptos, qui sont de plus en plus nombreuses. Elles rivalisent de tactiques de marketing pour attirer les nouveaux clients.
  • Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) s’inquiètent de la façon dont plusieurs plateformes font leur promotion. Elles leur rappellent de ne pas mentir sur leur statut, de ne pas laisser croire qu’elles offrent une sécurité qu’elles ne peuvent assurer, et de ne pas encourager leurs clients à prendre des risques.

Les ACVM, dont fait partie au Québec l’Autorité des marchés financiers (AMF), ont publié ces derniers jours un avis adressé aux entreprises qui commercialisent au Canada des services d’achat et de vente de cryptoactifs – une catégorie qui englobe les cryptomonnaies telles que le bitcoin.

Cet avis est une réaction aux exagérations et aux fausses représentations qu’ont constatées les ACVM ces derniers mois dans la façon dont certaines plateformes de transaction de cryptomonnaies se présentent et promeuvent leurs services. (Le document ne nomme aucune plateforme.)

Les ACVM rappellent leurs obligations aux plateformes de transaction de cryptos.

En matière de promotion:

  • Ne pas faire de la «publicité fausse ou trompeuse» et s’assurer que toutes les affirmations que fait la plateforme sont «justes, pondérées et non trompeuses».
  • Éviter les concours, promotions, primes et offres à durée limitée pour inciter les investisseurs à effectuer des opérations et à agir rapidement de peur de rater une occasion d’investissement ou une récompense.
  • Ne pas faire de promotion pour favoriser des opérations «excessivement risquées», ni pousser leurs clients à prendre des risques qu’ils éviteraient normalement.

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Dans la façon dont elles se présentent sur leur site ou dans leur application:

  • «Agir avec honnêteté, bonne foi et équité» envers leurs clients.
  • Ne pas laisser croire qu’une plateforme est inscrite comme courtier selon la loi sur les valeurs mobilières alors que ce n’est pas le cas – actuellement, seule Wealthsimple est inscrite; plusieurs autres sont en cours d’inscription mais ne le sont pas encore.
  • Ne pas laisser croire que l’inscription d’une plateforme à titre d’entreprise de services monétaires (money services business) suffit à protéger les intérêts du client – ce type d’inscription n’est pas comparable à celui d’une inscription aux valeurs mobilières.
  • Ne pas promouvoir l’achat de certains produits, ni même de certaines stratégies de négociation, parce que cela pourrait être considéré comme du conseil à leurs clients, et la plateforme devrait alors évaluer si le produit promu convient au client – une obligation que ces plateformes veulent à tout prix éviter.
  • Ne pas faire croire que des transactions sont gratuites ou ne génèrent aucun revenu pour la plateforme, même si la plateforme ne perçoit pas de commission «mais facture plutôt un supplément sur le meilleur prix qu’elle peut obtenir, dégage une marge de profit des opérations (…) ou monétise le flux d’ordres des clients à son avantage, sans fournir à ces derniers d’explication raisonnable du bien-fondé de ces autres formes de rémunération».
Patrick Pierra
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Conseils pour vos FINANCES

Préparez-vous à payer votre impôt sur les bitcoins et cryptomonnaies

Publié le 17 sept. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Préparez-vous à payer votre impôt sur les bitcoins et cryptomonnaies

[Image de Mohamed Hassan | Pixabay]

  • À mesure que les grandes institutions financières intègrent les actifs numériques tels que les cryptomonnaies dans leur inventaire de produits, les agences du revenu précisent leurs directives.
  • Au Canada, les gains en valeur sur la vente de bitcoins et d’autres actifs cryptographiques sont pleinement imposables – de notre vivant, et même après notre décès.

Comme les cryptomonnaies n’ont pas cours légal au Canada, l’Agence de revenu du Canada (ARC) les traite non pas comme de l’argent, mais comme des marchandises aux fins de la loi sur les impôts des particuliers et des sociétés.

  • Si un particulier n’en fait pas son activité principale ni le commerce, ses gains seront considérés comme du gain en capital, imposable à 50%.
  • Mais s’il en fait son activité principale, alors ses gains sont du revenu d’entreprise, pleinement imposable.

Revenons aux cas les plus communs pour les particuliers. Vous allez voir, l’ARC a pensé à tout.

Sortez vos calculettes!

À peu près toutes les transactions en crypto sont considérées comme une disposition, c’est-à-dire une vente de la cryptomonnaie:

  • vendre ou donner des actifs numériques, que ce soit à un proche ou à un inconnu;
  • échanger une cryptomonnaie pour une autre;
  • convertir des cryptos en devise officielle canadienne ou étrangère;
  • les utiliser pour acheter des biens et services.

Toutes ces transactions sont donc imposables si la valeur en dollar canadien de la cryptomonnaie a augmenté depuis que vous l’avez achetée.

Dans toutes ces circonstances, on doit être en mesure de préciser le coût d’acquisition et le prix de disposition.

  • Alors préparez-vous à tenir à jour un tableau Excel détaillé de toutes vos transactions d’achat et de vente, avec dans tous les cas une valeur défendable auprès des autorités fiscales.

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C’est la différence entre le coût d’achat et le prix à la disposition qui constitue le gain en capital imposable.

Si vous achetez un produit ou un service avec une cryptomonnaie, l’ARC considère que vous faites du troc.

  • Dans ce cas, cela pourrait être la valeur en dollars canadiens de ce que vous achetez qui établit la valeur de la cryptomonnaie au moment où vous l’utilisez.

Par ailleurs, l’ARC considère que les achats et ventes de produits et services au moyen d’une cryptomonnaie comme bitcoin, litecoin, dogecoin, ethereum, ripple ou autre vous obligent à payer et gérer les taxes de vente – TPS et TVQ – exactement comme si vous les achetiez en dollars.


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Vous ne les emporterez pas au paradis!

Le décès entraîne, sur le plan fiscal, une disposition de tous les actifs du défunt.

C’est le cas pour les cryptomonnaies, comme pour une résidence secondaire ou les actions d’une société.

Si la juste valeur marchande au moment du décès est supérieure au prix qui a été payé pour acheter la cryptomonnaie, on est en présence d’un gain en capital imposable. 

Exemple: Jean-Martin possédait 2 bitcoins dans son portefeuille numérique.

Il est décédé d’un accident de voiture et sa succession se demande comment calculer l’impôt. 

  • Il est décédé le 10 septembre 2021.
  • À ce moment, le bitcoin valait 45 500 $ américains.
  • Comme, il en détenait 2, ça revient à 96 000 $US, ce qui correspond à environ 122 000 $ canadiens.
  • Il avait acheté ses bitcoins en 2017 pour 6314 $ canadiens au total.
  • Son gain en capital est donc de 115 686 $.
  • La moitié, soit 57 843 $, est imposable.
  • Si le taux d’imposition applicable est de 45%, sa succession aura 26 029 $ en impôt à payer sur les profits réalisés par ses cryptos.

Les cryptomonnaies échappent au contrôle des gouvernements et des banques centrales.

Mais vous, vous n’échappez pas à la fiscalité. Pensez-y.

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Le bitcoin plonge le jour où le Salvador lui donne cours légal

Publié le 7 sept. 2021
Le bitcoin plonge le jour où le Salvador lui donne cours légal

(Source: Unsplash)

  • La valeur du bitcoin a plongé hier de 17% jusqu’à 43 050 $US, soit son plus bas niveau en un mois. 
  • Cette chute est survenue le jour même où le Salvador devenait le premier pays au monde à donner cours légal à une cryptomonnaie. 

Jusqu’à hier, le dollar américain était la seule monnaie ayant cours légal au Salvador, un petit pays de 6,5 millions d’habitants en Amérique centrale.

Maintenant, les Salvadoriens peuvent aussi payer leurs dépenses courantes avec un portefeuille numérique, le Chivo. 

  • Chaque Salvadorien qui télécharge ce portefeuille, disponible dans les magasins d’application d’Apple et de Huawei, reçoit un montant en bitcoin équivalent à 30 $US. 
  • Ils peuvent y transférer ou y recevoir des fonds pour ensuite payer des biens, des services et leurs taxes. 

Cette mesure devrait permettre aux Salvadoriens d’économiser 400 millions $US par année en frais de transferts bancaires, espère Nayib Bukele, le président salvadorien, qui a piloté l’adoption du bitcoin comme 2e monnaie nationale.

  • Les transferts d’argent provenant de la diaspora à l’étranger représentent 22% du PIB du pays, et les frais sur ces transferts en dollars sont élevés. 

Toutefois, environ 2 Salvadoriens sur 3 sont opposés à la reconnaissance officielle du bitcoin, selon de récents sondages. 

Le bitcoin semble avoir mal réagi lui aussi hier suite à sa reconnaissance au Salvador, puisqu’il a subi une forte baisse de valeur. (Il a récupéré en partie depuis.)

Des experts évoquent plusieurs causes possibles pour expliquer cette chute:

  • Hier, le lancement du portefeuille «Chivo» a été retardé suite à des complications techniques.  
  • Suivant l’entrée en vigueur de la loi salvadorienne qui allait donner cours légal au bitcoin, des utilisateurs de Twitter et Reddit avaient manifesté l’intention de spéculer sur la cryptomonnaie, ce qui a pu entrainer des ventes spéculatives. 
  • Selon Bloomberg, septembre est, sur les 10 dernières années, le seul mois pendant lequel le bitcoin a connu un rendement moyen négatif, soit -6%. 
Félix Côté
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Vol historique de cryptomonnaies: le pirate informatique a rendu une partie de son butin

Publié le 11 août 2021
Vol historique de cryptomonnaies: le pirate informatique a rendu une partie de son butin

(Source: Unsplash)

  • Poly Network, une entreprise américaine spécialisée dans les transferts de cryptomonnaies, avait rapporté mardi s’être fait voler un peu plus de 600 millions $US de monnaie numérique, ce qu’elle a décrit comme le plus important vol de cryptomonnaies de l’histoire.
  • L’entreprise avait alors publié sur Twitter une lettre dans laquelle elle exhortait le pirate à rendre les actifs, sans quoi il s’exposait à être «poursuivi» par n’importe quel pays. Poly Network a indiqué hier que le pirate informatique responsable du vol a déjà restitué 260 millions $US des actifs numériques qu’il avait dérobés.