Innovation

Le gouvernement lance un nouveau programme pour aider les start-up du Québec

Publié le 26 avr. 2021
  • Géré par Investissement Québec, le programme Impulsion PME est doté d’un budget de 50 millions $ réparti sur deux ans. Ce nouveau programme vise à susciter l’intérêt d’investisseurs en capital de risque. Il sera disponible à toutes les PME naissantes et innovantes qui présentent un fort potentiel de croissance. 
  • Les entreprises admissibles pourront recevoir des sommes allant de 250 000 à 1 million $ sous la forme de prêts convertibles en capitaux propres. Elles devront chercher en parallèle du financement privé, pour un montant équivalent au prêt, afin de compléter le montage financier.

Selon Statistique Canada, 40% des entreprises qui ont innové dans leurs procédés opérationnels ont pu réaliser des économies

Publié le 26 avr. 2021
  • 4 entreprises sur 10 ayant introduit des innovations de procédés entre 2017 à 2019 croient que ces innovations leur ont permis de faire des économies de coût dans leur production. Le tiers d’entre elles ont également pu, en plus, réaliser des économies dans leurs activités de soutien.
  • Par ailleurs, les entreprises de 250 employés et plus ont été plus innovatrices que celles de moins de 250 employés: 86% des premières ont fait des innovations, contre 79% des secondes.

Intel s’associe au Mila pour mettre l’intelligence artificielle au service de la recherche médicale

Publié le 21 avr. 2021
Intel s’associe au Mila pour mettre l’intelligence artificielle au service de la recherche médicale
  • L’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila), de Montréal, a annoncé aujourd’hui un partenariat stratégique avec le fabricant de microprocesseurs Intel.
  • Leur premier projet commun vise à accélérer le développement de nouveaux médicaments. Les chercheurs d’Intel et du Mila veulent exploiter de nouvelles méthodes d’intelligence artificielle pour découvrir plus rapidement de molécules qui pourraient répondre adéquatement à des virus ou à certaines bactéries.

La montréalaise Spark Microsystems veut imposer sa technologie sans fil qui surpasse la norme Bluetooth

Publié le 5 avr. 2021
La montréalaise Spark Microsystems veut imposer sa technologie sans fil qui surpasse la norme Bluetooth

(Source: Spark Microsystems)

  • Reposant sur le protocole ultra-wideband (UWB), la technologie mise au point par Spark Microsystems permet d’échanger des données cinq fois plus rapidement que le signal Bluetooth. Elle consomme aussi 40 fois moins d’énergie que la plus récente version à faible énergie de Bluetooth (BLE).
  • Essaimée de l’ÉTS et de son incubateur Centech, l’entreprise montréalaise vient de lever 18 millions $ pour l’aider à commercialiser sa technologie et tenter de l’imposer dans l’industrie des semi-conducteurs comme une référence pour les appareils connectés de prochaine génération.

La technologie sans fil de Spark se situe en quelque sorte entre les protocoles Bluetooth et WiFi.

  • Elle permet de transmettre un volume important de données sur une distance relativement courte.
  • Elle convient à des applications de communication entre objets connectés situés à proximité l’un de l’autre, comme un ordinateur personnel ou une console de jeux vidéo, un moniteur, un contrôleur et un casque d’écoute.

Surtout, la technologie de Spark réduit à presque rien les délais de transmission des données sans fil, ce qui en fait une solution idéale dans des applications de réalité virtuelle et de vêtements connectés, explique à InfoBref Frédéric Nabki, enseignant à l’ÉTS et cofondateur de Spark.

  • «On peut remplacer ou compléter Bluetooth. On peut aussi utiliser notre technologie là où le Bluetooth ne peut tout simplement pas fonctionner à l’heure actuelle.»
  • «Par exemple, on peut faire disparaître les câbles qui relient divers accessoires à un casque de réalité virtuelle, et alléger le casque pour qu’il puisse être porté confortablement sur la tête.»

Maintenant que Spark a terminé le développement de sa technologie, la prochaine étape est de l’intégrer dans les produits de fabricants grand public.

  • Frédéric Nabki s’attend à ce que les premiers appareils utilisant le protocole de Spark soient mis en marché au cours des prochains mois.
Alain McKenna
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AMA, un pionnier français de la réalité augmentée en milieu de travail, ouvre un bureau à Montréal

Publié le 1er avr. 2021
AMA, un pionnier français de la réalité augmentée en milieu de travail, ouvre un bureau à Montréal

(Source: AMA)

  • AMA a mis au point des applications de soutien technique et de formation à distance destinées aux travailleurs munis de lunettes de réalité augmentée. Son bureau montréalais lui permettra de mieux desservir le marché d’affaires canadien, où les entreprises commencent à peine à adopter cette technologie dans leurs activités quotidiennes.
  • La réalité augmentée est encore une technologie émergente au Canada. Mais de plus en plus de cas d’utilisation en entreprise ailleurs dans le monde semblent indiquer qu’elle contribue à améliorer la productivité des travailleurs en usine, sur les chantiers et dans les laboratoires.

La réalité augmentée suscite un intérêt croissant – dans le secteur des technologies et du jeu vidéo et au-delà.

  • L’Armée américaine vient de commander 120 000 casques HoloLens à la société Microsoft pour permettre à ses soldats d’avoir accès à de l’information numérique en tout temps, y compris en situation de combat.
  • Lune Rouge, la société de divertissement numérique du milliardaire montréalais Guy Laliberté, développe présentement une plateforme de réalité augmentée pour les concerts et les événements en direct. 
  • Niantic, une ancienne filiale de Google derrière le populaire jeu Pokémon Go, a indiqué son intention de commercialiser des lunettes à réalité augmentée au cours des prochains mois.

Cela dit, des applications professionnelles de réalité augmentée existent depuis des années dans le milieu industriel.

Mais les appareils y donnant accès simplement et confortablement, comme des lunettes connectées, demeurent très rares et ralentissent l’émergence de cette technologie.

  • Cela pourrait changer avec la mise en marché par Qualcomm, le mois dernier, d’un nouveau processeur appelé XR1 conçu exprès pour des lunettes connectées.

L’arrivée d’AMA à Montréal survient donc à un moment opportun, assure Stéphane Paquet, PDG de Montréal International, qui a contribué à son implantation dans la métropole.

Alain McKenna
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Montréal, 14e métropole mondiale des technologies financières

Publié le 31 mars 2021
  • Dans un classement effectué par la firme Accenture des 20 pôles des technologies financières (fintechs) les plus importants au monde, Toronto arrive 8e, Vancouver 12e et Montréal, 14e. Hong Kong, Londres et Singapour sont en tête.
  • Les villes canadiennes se démarquent grâce au généreux soutien gouvernemental accordé aux jeunes pousses de ce secteur. Mais pour devenir des chefs de file mondiaux, les startups canadiennes devraient toutefois songer à mieux collaborer entre elles et à s’ouvrir davantage au marché international, indique Accenture.

L’économie des créateurs: Cameo, Substack et Clubhouse pointent vers un nouveau modèle d’affaires pour les créateurs de contenu

Publié le 31 mars 2021
L’économie des créateurs: Cameo, Substack et Clubhouse pointent vers un nouveau modèle d’affaires pour les créateurs de contenu

L’application Cameo (Source: Cameo)

  • Une nouvelle génération d’applications a vu le jour ces derniers mois: elles offrent aux créateurs de contenu un moyen de diffusion directe vers les internautes, en laissant les créateurs davantage maîtres de leur contenu que sur les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Twitter. 
  • Certaines de ces applications permettent aux créateurs de générer des revenus directement grâce au contenu qu’ils produisent sans devoir pour autant agir comme influenceurs pour des marques.

La blogosphère anglophone a déjà trouvé une expression pour englober ces applications: creator economy, ou l’économie des créateurs.

L’expression suggère la vente – à la pièce ou par abonnement – de contenu créé par les utilisateurs.

Trois services illustrent cette nouvelle approche.

Substack permet à des rédacteurs de proposer un abonnement payant à leur infolettre. 

  • Le service dit compter 250 000 abonnés qui paient en moyenne 5 $US par mois pour consulter non pas une banque d’infolettres, à la façon dont Netflix propose une banque de films et de séries, mais plutôt une infolettre spécifique produite un rédacteur – souvent un ancien journaliste devenu indépendant.

Cameo offre à ses utilisateurs de payer pour obtenir une vidéo personnalisée réalisée par une personnalité connue, choisie par l’utilisateur. 

  • Les vedettes monétisent ainsi leur temps et leur célébrité. 
  • La formule semble faire mouche: la startup vient de lever 100 millions $US et vaudrait déjà plus d’un milliard $US.

Clubhouse permet d’organiser gratuitement des conférences sonores privées et publiques. 

  • Le service n’a pas encore un modèle d’affaires établi mais il pourrait tout à fait vendre l’accès aux conférences de ses utilisateurs les plus populaires.

Mais l’«économie des créateurs» sera-t-elle dominée par cette nouvelle catégorie d’applications?

  • Déjà, Facebook, Twitter et LinkedIn testent certaines fonctions similaires sur leurs plateformes respectives.
Alain McKenna
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Entrevue

Le Centech, incubateur associé à ÉTS Montréal, croit que l’innovation québécoise va davantage profiter du capital-risque

Publié le 21 mars 2021
Le Centech, incubateur associé à ÉTS Montréal, croit que l’innovation québécoise va davantage profiter du capital-risque

Le Centech, à Montréal (Source: Centech)

  • Le Centech a annoncé le mois dernier son association avec un fonds de capital-risque de 26 millions $ géré par Boréal Ventures.
  • Le directeur général du Centech Richard Chénier se félicite que la culture dans l’investissement au Québec soit en train de changer et rende le capital plus facilement accessible aux entrepreneurs d’ici.

Le Centech et Boréal Ventures ont identifié une lacune dans le financement de projets entrepreneuriaux issus des universités:

  • Le Canada possède le troisième plus grand bassin de chercheurs universitaires dans le monde, expliquent à InfoBref Richard Chénier et David Charbonneau, directeur de Boréal Ventures.
  • Mais le Canada n’arrive qu’au 27e rang pour le montant de financement mis à la disposition des chercheurs pour qu’ils se lancent en affaires.

«Nous souhaitons combler ce manque de financement destiné à la recherche universitaire», explique David Charbonneau.

À l’extérieur du Canada, les grands investisseurs s’intéressent de plus en plus aux technologies issues de la recherche appliquée et universitaire, ajoute Richard Chénier.

  • D’où, selon lui, l’importance pour les chercheurs de pouvoir chercher du financement à plus d’un endroit.
  • Il applaudit d’ailleurs la création récente par le gouvernement du Québec d’Axelys, une société qui doit accompagner les chercheurs dans la commercialisation de leurs inventions.

Les nombreuses annonces de financement des dernières semaines, tant du côté des startups que des firmes d’investissement québécoises, sont donc une bonne nouvelle, assurent les deux entrepreneurs montréalais.

  • «Il y a une revitalisation de la chaîne de financement au Québec en ce moment», dit Richard Chénier.
  • «Le Québec ne manque pas d’ingénieurs et d’innovateurs, rappelle David Charbonneau. Il est en train de se créer un certain leadership dans le secteur de l’investissement pour aider l’innovation québécoise à prendre une plus grande place dans le marché mondial.» 
Alain McKenna
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Québec crée une société pour conseiller et encadrer la commercialisation des inventions provenant des établissements de recherche publique

Publié le 16 mars 2021
Québec crée une société pour conseiller et encadrer la commercialisation des inventions provenant des établissements de recherche publique

Luc Sirois (Source: SVTQ)

  • Appelée Axelys, cette société à but non lucratif sera dirigée par Luc Sirois, qui a été nommé en août dernier conseiller stratégique en innovation auprès du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.
  • L’objectif d’Axelys: remédier au manque de succès récurrent des établissements de recherche publique québécois à commercialiser les technologies et innovations qu’ils produisent.

Axelys est entièrement financée par le gouvernement du Québec.

Elle sera dirigée par un comité composé de dirigeants universitaires, d’un représentant du Fonds de solidarité FTQ, d’une entrepreneure issue du secteur de la santé et de Luc Sirois.

Les universités québécoises investissent 2 milliards $ par an en recherche fondamentale et appliquée, mais rien dans sa commercialisation.

  • Axelys vise à combler ce manque d’investissement. 
  • L’objectif est de transformer une partie de cette recherche en nouvelles entreprises.

Axelys fournira du financement, de l’accompagnement et du mentorat aux chercheurs et innovateurs qui désirent créer de nouvelles start-ups.

  • Luc Sirois explique par communiqué qu’il a créé Axelys en s’inspirant d’autres pays où les efforts de recherche génèrent des retombées économiques importantes.
Alain McKenna
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Ottawa investit 40 millions $ pour développer un ordinateur quantique canadien

Publié le 11 mars 2021
Ottawa investit 40 millions $ pour développer un ordinateur quantique canadien

(Source: D-Wave)

  • François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation du Canada, a annoncé une subvention de 40 millions $ à la société D-Wave, de Colombie-Britannique. D-Wave œuvre au développement de l’informatique quantique depuis 1999. Elle n’a pas encore réussi à rentabiliser ses activités.
  • Cette aide lui permettra de rendre ses produits plus compétitifs pour rivaliser avec ceux de sociétés chinoises et américaines, croit François-Philippe Champagne. Il a indiqué que d’autres investissements suivront pour assurer que le Canada «demeure à l’avant-scène du développement des technologies quantiques».

Les grandes entreprises canadiennes demandent au gouvernement Trudeau de créer un équivalent de l’agence militaire américaine DARPA

Publié le 1er mars 2021
Les grandes entreprises canadiennes demandent au gouvernement Trudeau de créer un équivalent de l’agence militaire américaine DARPA

(Source: DARPA)

  • Le Conseil canadien des affaires, qui regroupe les 150 plus grandes entreprises du pays, a adressé hier une lettre ouverte à la ministre fédérale des Finances Chrystia Freeland. Elle lui demande de mettre sur pied une agence fédérale similaire à la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) créée en 1958 par l’Armée américaine. 
  • En 60 ans, DARPA a produit plusieurs inventions qui ont entre autres mené à la création d’Internet, du système GPS, des drones et des interfaces vocales.

L’agence que propose le Conseil stimulerait la recherche et le développement de nouvelles technologies au sein de la communauté scientifique canadienne. 

  • Elle pourrait se concentrer sur des secteurs à fort potentiel de rendement pour l’économie canadienne, comme l’agriculture, la santé et les énergies propres.

L’agence aiderait par la suite à commercialiser ces technologies en vue de créer des entreprises innovantes à forte croissance.

Le développement de propriété intellectuelle devrait figurer en tête des priorités de cette agence et du gouvernement, s’il souhaite relancer durablement l’économie nationale, ajoute le Conseil. 

La propriété intellectuelle est une des faiblesses récurrentes de l’économie canadienne.

  • Le Canada est 17e sur 131 pays dans le monde pour le nombre de brevets obtenus annuellement, selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.
  • Il arrive au 22e rang en termes de richesse générée par les brevets obtenus.

«Le Canada doit se fixer des objectifs clairs en matière d’innovation, afin d’aider la recherche scientifique à améliorer la performance économique du pays», résume le Conseil dans sa lettre ouverte.

Alain McKenna
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La supergrappe québécoise Scale AI dévoile cinq projets d’application de l’intelligence artificielle en entreprise

Publié le 22 fév 2021
La supergrappe québécoise Scale AI dévoile cinq projets d’application de l’intelligence artificielle en entreprise

(Source: Alimentation Couche-Tard)

  • Financés par Scale AI et les gouvernements du Québec et du Canada, les cinq projets visent à élargir l’utilisation de l’intelligence artificielle à des secteurs d’affaires variés dont l’alimentation, le commerce de détail, le transport et l’aéronautique.
  • Ces projets représentent un investissement de 17 millions $. Alimentation Couche-Tard, Bell Canada Bombardier et Transport Trimac sont parmi les entreprises qui en bénéficient.

Les cinq projets sont:

  • la création par Alimentation Couche-Tard d’une solution de tarification optimisée en fonction de la demande des consommateurs;
  • le déploiement par Bombardier d’un outil permettant de mieux anticiper la demande en pièces de rechange qui vont dans l’entretien de ses avions;
  • l’automatisation par Bell Canada d’une partie de sa prise de commandes pour accélérer l’installation de connexions à Internet par fibre optique au sein des entreprises;
  • le développement d’algorithmes pour aider les sociétés de transport Ray-Mont et Argus Transport à réduire le nombre de déplacements à vide qu’effectuent leurs véhicules sur une base régulière; et
  • la conception par la société de camionnage Trimac et l’Université McGill d’un système qui aiderait à prévoir les pannes des véhicules pour réduire les coûts et l’impact sur le transport de marchandises.

Scale AI a été créée en 2018 au Québec, dans le cadre du projet de «supergrappes technologiques» du gouvernement fédéral, pour stimuler l’adoption par les entreprises canadiennes d’applications concrètes d’intelligence artificielle (IA) en vue d’améliorer leur productivité et d’être plus compétitives.

Ottawa espère que les investissements faits dans le cadre de Scale AI d’ici 2028 ajouteront 16,5 milliards $ au PIB du Canada et créeront 16 000 nouveaux emplois spécialisés en IA.

Alain McKenna
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