Innovation

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Jeune entreprise québécoise innovante

Comment Empego réduit votre temps d’attente à la pharmacie

Publié le 12 sept. 2021
Comment Empego réduit votre temps d’attente à la pharmacie

Philippe Chartrand, président fondateur d’Empego Technologies [crédit photo: Karine Kalfon]

  • À défaut de médecin de famille et pour éviter l’urgence des hôpitaux quand c’est possible, les Québécois se tournent de plus en plus vers leur pharmacien pour obtenir des conseils et des traitements.
  • Or, pour chaque consultation, les pharmaciens doivent poser une série de questions aux patients. Cela leur prend beaucoup de temps. La jeune entreprise montréalaise Empego a trouvé une façon d’alléger cette contrainte, pour rendre les pharmaciens plus disponibles et les aider à mieux servir leurs clients.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque: la surcharge de travail des pharmaciens.

«Ils ont de moins en moins de temps disponible pour des activités cliniques», note Philippe Chartrand, président fondateur d’Empego Technologies.

  • Il parle en connaissance de cause: lui-même est pharmacien.

Le nombre de gens qui consultent des pharmaciens est en augmentation constante:

  • à cause du temps d’attente à l’urgence des hôpitaux et du manque de médecins de famille;
  • parce que les pharmaciens ont la confiance de la population;
  • et parce qu’ils peuvent, sous certaines conditions, prescrire des médicaments pour certains problèmes de santé mineurs, et donner des conseils non pharmacologiques.

«Mais pour bien répondre aux besoins des patients, les pharmaciens doivent les questionner en détail, pour s’assurer de bien cerner leur situation, avant de leur donner un conseil ou de leur suggérer un traitement», explique Philippe Chartrand.

  • Ils doivent aussi conserver une trace écrite de la consultation dans le dossier du patient.

La solution d’Empego: des questionnaires numériques, spécifiques à chaque besoin typique exprimé par un patient.

Ces questionnaires peuvent être remplis à l’écran:

  • soit par un assistant technique – il pose les questions lorsqu’un client entre dans et demande à voir un pharmacien;
  • soit par les patients eux-mêmes, s’ils sont prêts à répondre sur leur propre téléphone: l’assistant leur envoie par SMS un lien vers un formulaire web sécurisé.

«Des pharmaciens testent aussi d’autres modes d’entrée des données, dit Philipe Chartrand.

  • Certains mettent des tablettes à la disposition des patients pour qu’ils remplissent leur questionnaire.
  • D’autres affichent un code QR qui permet au patient de récupérer le questionnaire sur son téléphone.»

Les données, anonymisées et cryptées, sont conservées dans des serveurs d’Empego à Montréal.

  • Seuls les pharmaciens de la pharmacie peuvent accéder aux réponses des patients.

«Obtenir les réponses des patients en amont fait gagner aux pharmaciens un temps précieux, qu’ils peuvent consacrer à des tâches cliniques», explique Philippe Chartrand.


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Le modèle d’affaires: un logiciel vendu en tant que service.

  • Les pharmaciens propriétaires achètent une licence d’utilisation de la plateforme technologique d’Empego, à un prix moyen d’environ 300 $ par mois.
  • Tous les pharmaciens employés par l’établissement peuvent utiliser cette licence.

Où l’entreprise en est-elle actuellement?

  • «Nous aurons bientôt 100 pharmacies clientes, moins d’un an après le lancement de notre produit», se félicite Philippe Chartrand.
  • Empego a 7 employés, dont plusieurs ingénieurs.
  • Empego a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

À surveiller:

D’ici la fin de 2022, Empego souhaite avoir implanté son logiciel dans 300 pharmacies.

  • Pour contexte, il y a au Québec environ 1900 pharmacies, mais dont certaines sont peut-être trop petites pour pleinement bénéficier du logiciel.

Même si l’entreprise se concentre sur le marché québécois pour l’instant, elle va explorer, par des projets-pilotes, comment son logiciel pourrait servir à des pharmacies dans d’autres provinces.

  • « C’est important de bâtir localement une base solide, mais il ne faut pas non plus trop retarder l’expansion nationale et internationale», dit Philippe Chartrand.
  • «On regarde notamment l’Alberta, où les pharmaciens jouent un rôle assez similaire à celui qu’ils ont au Québec.»

Empego va aussi lancer un deuxième module de son logiciel, pour permettre aux pharmaciens d’automatiser le suivi des dossiers des patients.

Comme l’entreprise génère déjà des revenus récurrents appréciables, le fondateur n’aura peut-être pas besoin de céder du capital-actions pour financer ces développements.

  • «Entre les bourses et subventions fédérales, provinciales et municipales, constate-t-il, il y a beaucoup d’argent disponible pour les entrepreneurs d’ici.»
Patrick Pierra
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Message de l'éditeur

InfoBref et Montréal inc. vous font découvrir des jeunes entreprises innovantes

Publié le 23 août 2021
Patrick Pierra
par Patrick Pierra
  • Pendant 20 semaines, InfoBref vous présente chaque lundi dans son bulletin du matin une jeune pousse innovante et prometteuse. Ces startups ont été sélectionnées Révélations de l’écosystème 2021 par Montréal inc., un organisme qui soutient chaque année des dizaines d’entrepreneurs en leur offrant une bourse et un accompagnement.
  • Cette série de brefs portraits vous donne un aperçu sur des nouvelles technologies, des tendances de marché et des nouvelles pratiques d’affaires. Qui sait, elle vous inspirera peut-être dans vos ambitions entrepreneuriales, vos projets professionnels, vos achats ou vos investissements? Bonne découverte!
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Internet par satellite: Télésat obtient 1,4 milliard $ d’Ottawa

Publié le 12 août 2021
Internet par satellite: Télésat obtient 1,4 milliard $ d’Ottawa

Un satellite du réseau Lightspeed de Télésat (Source: Telesat)

  • Le gouvernement fédéral va verser 1,4 milliard $ à l’entreprise canadienne Télésat pour fournir l’internet haute vitesse aux régions rurales et éloignées du pays.
  • Lightspeed, le réseau de Télésat, sera composé de près de 300 satellites situés 35 fois plus près de la Terre que les satellites de télécommunications traditionnels.

Télésat s’engage à offrir l’internet haute vitesse en région: 

  • Son réseau de satellites connectera à partir de 2024 les près de 40 000 foyers canadiens qui n’ont toujours pas accès à des vitesses de téléchargement et de téléversement supérieures à 50 et 10 mégabits par seconde.
  • Le gouvernement fédéral a pour objectif de fournir à tous les Canadiens un accès à l’internet haute vitesse d’ici 2030.

L’entente de 1,4 milliard $ comprend

  • un prêt de 790 millions $ sur 20 ans; et
  • 650 millions $ d’actions privilégiées dans l’entreprise, dont le gouvernement retirera des dividendes. 

L’entreprise devra maintenir au moins 700 employés au Canada.La construction des satellites reviendra toutefois au constructeur aérospatial franco-italien Thales Alenia Space.

Mais certaines pièces seront fabriquées au Canada: Québec avait investi en février dernier 400 millions $ pour que Télésat fabrique à Gatineau des antennes de ses futurs satellites. 

D’autres joueurs sur le marché: 

  • L’entreprise britannique OneWeb compte offrir l’internet par satellite dans les régions éloignées du Canada d’ici la fin de l’année.
  • Amazon et SpaceX ont également commencé à bâtir leurs propres réseaux internet dans l’espace.
Félix Côté
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Une ferme urbaine de 24 000 pi² et 600 rouleaux rotatifs à Varennes

Publié le 5 août 2021
Une ferme urbaine de 24 000 pi² et 600 rouleaux rotatifs à Varennes

(Source: Fermes urbaines Gigrow)

  • Les Fermes urbaines Gigrow vont investir 13 millions $ pour construire à Varennes, sur la Rive-Sud de Montréal, l’un des plus grands projets d’agriculture urbaine du Québec. 
  • La jeune entreprise québécoise veut produire jusqu’à 4 millions de laitues, et d’autres produits végétaux, tout au long de l’année et en utilisant peu d’eau, grâce à une technologie québécoise originale: la culture dans un rouleau rotatif horizontal, avec une lumière dans l’axe central.   

Pixel 6 et 6 Pro: futurs téléphones haut de gamme de Google, avec une puce maison

Publié le 2 août 2021
Pixel 6 et 6 Pro: futurs téléphones haut de gamme de Google, avec une puce maison

Les Pixel 6 et 6 Plus (Source: Google)

  • Deux mois avant leur présentation officielle, Google a donné un premier aperçu des nouveaux modèles de téléphones intelligents de sa gamme Pixel, qui devraient arriver sur le marché cet automne. 
  • Les Pixel 6 et 6 Pro ont un nouveau design et un meilleur appareil photo. Ils sont surtout les premiers à être équipés du système-sur-puce (system on a chip ou SoC) Google Tensor.  

La super-puce Google Tensor 

  • Google a développé son propre système-sur-puce – un système informatique complet contenu sur une seule puce. 
  • Ce type de super-puce anime déjà depuis plusieurs années des serveurs de données de Google, mais c’est la première fois que l’entreprise en fait le cœur de téléphones.
  • Google essaie ainsi de rattraper Apple, qui utilise déjà ses propres puces pour ses iPhone.
  • Le nouveau SoC de Google doit permettre aux Pixel 6 et 6 Pro d’exploiter davantage l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique. 
  • Concrètement, les puces Google Tensor devraient améliorer la prise de photos et la reconnaissance vocale – pour les commandes vocales, la traduction, le sous-titrage et la dictée de texte.

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Nouveau design 

  • Les Pixel 6 et 6 Pro ne ressemblent pas à leurs prédécesseurs. 
  • Ils seront disponibles en 3 couleurs: noir, rouge et vert pour le Pixel 6; noir, blanc et orange pour le Pixel 6 Pro.
  • L’écran du Pixel 6 mesure 6,4 pouces, contre 6,7 pouces pour le Pro.  

Appareil photo 

  • Il se cache pour la 1re fois dans une barre noire à l’arrière des téléphones.
  • Les 2 modèles disposent d’un module grand-angle et ultra grand-angle. 
  • Le Pro intègre en plus un téléobjectif x4.

Google semble vouloir positionner ses nouveaux Pixel dans le très haut de gamme des téléphones Android, ce qui les placerait en concurrence directe avec les Galaxy S21 de Samsung.

Johanna Sabys
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Québec et Ottawa injectent près d’un milliard $ pour électrifier l’aéronautique

Publié le 15 juil 2021
Québec et Ottawa injectent près d’un milliard $ pour électrifier l’aéronautique

François Legault (Source: Twitter / Émilie Nadeau)

  • Les gouvernements provincial et fédéral vont investir ensemble jusqu’à 693 millions $ pour soutenir le secteur aéronautique québécois. 250 millions $ supplémentaire pour les PME du secteur s’ajouteront à ce montant. 
  • Ces investissements appuieront les projets des entreprises CAE, Pratt & Whitney, et Bell Textron Canada. Ils devraient créer 1000 emplois au Québec.  

Pour soutenir les 3 entreprises, les gouvernements vont investir:

  • 440 millions $ pour le fédéral, via le Fonds stratégique pour l’innovation; et
  • jusqu’à 253 millions $ pour le provincial, via Investissement Québec. 

Les projets des entreprises représentent des investissements totaux de 2 milliards $, dont 1,6 milliard $ au Québec. 

CAE recevra jusqu’à 190 millions $ d’Ottawa et 150 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 700 emplois – dont 600 à Montréal. 

  • D’ici 5 ans, l’entreprise veut mettre en place un programme de recherche et développement dans les domaines des technologies numériques, de l’aviation électrique et de la santé. 
  • CAE veut également développer des technologies et des solutions d’aéronefs électriques pour réduire son empreinte carbone.

Pratt & Whitney recevra jusqu’à 49 millions $ d’Ottawa et 20 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 115 emplois.

  • D’ici 4 ans, l’entreprise veut développer un premier avion à propulsion hybride électrique. 

Bell Textron Canada recevra jusqu’à 200 millions $ d’Ottawa et 75 millions $ sous forme de prêts de Québec pour un projet qui doit créer plus de 320 emplois.

  • L’entreprise veut commercialiser des technologies respectueuses de l’environnement. 

250 millions $ supplémentaires pour l’aérospatiale:

  • Le gouvernement fédéral a lancé l’Initiative de relance régionale de l’aérospatiale (IRRA). 
  • Avec ce programme, Ottawa doit verser 250 millions $ – dont 93 millions $ viendront de Québec – sur 3 ans pour relancer l’industrie aérospatiale, et aider les PME du secteur à devenir plus écologiques et plus productives. 
  • Le programme accepte les demandes des PME dès maintenant. 
Johanna Sabys
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Recherche: Ottawa resserre les règles pour obtenir des fonds publics

Publié le 12 juil 2021
Recherche: Ottawa resserre les règles pour obtenir des fonds publics

(Source: Michal Jarmoluk / Pixabay)

  • Le gouvernement fédéral a mis en place aujourd’hui de nouvelles lignes directrices pour protéger la propriété intellectuelle des chercheurs contre les interférences étrangères, l’espionnage et le vol.
  • Les risques de voir les travaux des chercheurs canadiens tomber dans des mains étrangères seront désormais évalués pour toute demande de financement d’un projet de recherche. Les projets jugés à risque ne seront plus financés.  

Ces nouvelles lignes directrices intègrent les questions de sécurité nationale pour évaluer les partenariats de recherche.

  • La Chine pourrait être la principale source d’inquiétude du gouvernement actuellement.

À compter d’aujourd’hui, les chercheurs devront soumettre un formulaire de 12 pages pour évaluer le risque de leur projet avec toute demande de subvention au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). 

L’évaluation du risque et les mesures d’atténuation prévues seront évaluées par le CRSNG, les organismes et les ministères responsables de la sécurité nationale.

Ces nouvelles règles s’appliquent:

  • aux demandes de financement soumises au titre du programme de subventions Alliance du CRSNG; et
  • à terme, à tous les conseils subventionnaires et à la Fondation canadienne pour l’innovation.
Johanna Sabys
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La propriété intellectuelle se retrouve de plus en plus aux mains d’entreprises étrangères

Publié le 7 juil 2021
La propriété intellectuelle se retrouve de plus en plus aux mains d’entreprises étrangères

(Source: Unsplash)

  • Les entreprises étrangères semblent plus nombreuses à déposer des brevets au Canada que les entreprises canadiennes. L’an dernier, les 10 principaux demandeurs de brevets au Canada étaient tous des sociétés étrangères, dont 9 étaient Américaines ou Chinoises.
  • Selon des experts interrogés par le National Post, un déficit croissant par rapport aux autres pays en matière de propriété intellectuelle pourrait placer le Canada dans une position de handicap, qui va aller en s’amplifiant avec la numérisation de l’économie. 

Le président chinois Xi Jinping a présenté en 2017 sa stratégie Chine 2050, qui prévoit étendre rapidement l’influence de la Chine grâce à des dépenses massives en recherche et développement.

Mais le Canada a une approche beaucoup moins offensive. 

  • Selon un expert interrogé par le National Post, les derniers budgets du gouvernement fédéral – bien qu’ils proposent certaines mesures éparpillées – ne font pas de la recherche menée par des entreprises canadiennes une priorité suffisante.   
  • Si rien ne change, le déficit commercial de la propriété intellectuelle canadienne ira en augmentant, ont déjà prévenu plusieurs experts. 
Félix Côté
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La majorité des startup québécoises sont en meilleure position qu’avant la pandémie

Publié le 6 juil 2021
La majorité des startup québécoises sont en meilleure position qu’avant la pandémie

[Source: Unsplash]

  • Les jeunes pousses québécoises semblent avoir remarquablement bien résisté à la pandémie, si on en croit le sondage Baromètre startup du Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec (Main). 
  • 57% des startups sondées jugent aujourd’hui que leur situation est meilleure qu’avant la pandémie. 22% estiment au contraire que leur situation est pire et 21%, qu’elle n’a pas changé.

C’est un renversement complet par rapport aux premières semaines de la crise. 

  • Fin avril 2020, seuls 14% s’estimaient en meilleure position qu’avant le début de la crise alors que 32% s’estimaient plutôt dans une situation pire.

Ce qui a aidé les entreprises en démarrage à traverser la crise:

  • Les aides gouvernementales: 68% ont eu recours à des mesures d’aide financière du gouvernement fédéral et 55%, à des mesures d’aide du gouvernement québécois.
  • Le soutien de leurs investisseurs: 56% indiquent qu’au moins un investisseur leur a apporté un soutien essentiel pendant la crise.
  • L’opportunisme et la capacité d’adaptation: dès avril 2020, 59% avaient trouvé une occasion d’affaires en lien avec la crise et, 3 mois plus tard, 64% disaient qu’elles offraient une solution à un des enjeux de la crise.

53% des jeunes pousses ont été transformées par la pandémie:

  • Dès juin 2020, 11% jugeaient que la Covid-19 «avait tout changé» pour leur organisation, alors que 42% disaient qu’elle avait eu un impact important sur leur organisation.
  • Constat surprenant: plus de startups ont jugé que, somme toute, l’impact de la pandémie sur leur entreprise avait été positif (46%) que négatif (44%).
Patrick Pierra
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Lac-Mégantic teste un nouveau concept d’électricité solaire produite localement

Publié le 6 juil 2021
Lac-Mégantic teste un nouveau concept d’électricité solaire produite localement

Panneaux solaires installés sur le centre sportif de Lac-Mégantic (Source: Hydro-Québec)

  • La ville de Lac-Mégantic en Estrie inaugurait aujourd’hui en partenariat avec Hydro-Québec son propre microréseau électrique, qui comprend une série d’installations pour produire et emmagasiner de l’électricité solaire.
  • 8 ans jour pour jour après l’explosion d’un train transportant du pétrole, qui avait ravagé son centre-ville et fait 47 victimes, c’est l’occasion pour la ville de faire une plus grande place aux énergies propres, et pour Hydro-Québec de tester ce modèle avant de l’appliquer à des régions dépendantes aux énergies fossiles. 

Qu’est-ce qu’un microréseau électrique? 

  • C’est un réseau local de production d’électricité, produite à partir d’énergie solaire dans le cas de Lac-Mégantic. Il est raccordé au réseau principal d’Hydro-Québec. 
  • Ce microréseau est doté de dispositifs de stockage de l’énergie, et d’outils pour gérer la consommation en énergie des bâtiments. 

Pourquoi un microréseau?

  • En cas de panne du réseau principal d’Hydro-Québec, le microréseau peut prendre la relève et alimenter les clients qui y sont branchés. 
  • Inversement, puisque le microréseau est relié au réseau principal d’Hydro-Québec, l’électricité solaire inutilisée à Lac-Mégantic peut être acheminée au réseau central. 

Si l’expérience est concluante, Hydro-Québec voudrait appliquer ce modèle à ses 22 réseaux éloignés où l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles, comme dans certains villages du Grand Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine.  

Félix Côté
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Twitter veut vous parler de la pluie et du beau temps

Publié le 1er juin 2021
Twitter veut vous parler de la pluie et du beau temps

(Source: Twitter)

  • Twitter a lancé hier un service local de nouvelles météorologiques appelé Tomorrow. 
  • Nouveauté pour Twitter: c’est un service payant. L’abonnement au service coûte 10 $US par mois. 

Tomorrow donne accès à une infolettre et à du contenu exclusif. Il permet aussi à ses membres de poser des questions à des météorologues.

Le service est offert par un journaliste spécialisé dans le climat et la météo, et qui utilise comme plateformes les services de Twitter – notamment son service d’infolettres Revue.

  • Tomorrow emploie 18 météorologues professionnels locaux et pourrait employer ensuite une trentaine de rédacteurs.

Le service est déjà disponible dans 14 grandes villes des États-Unis, à Toronto et en République dominicaine.

Tomorrow devrait être étendu dans les 50 plus grands marchés nord-américains d’ici la fin de l’année. 

  • On ignore si Montréal en fera partie.
Félix Côté
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Microsoft veut transformer Teams en plateforme d’applications collaboratives

Publié le 26 mai 2021
Microsoft veut transformer Teams en plateforme d’applications collaboratives

(Source: Microsoft)

  • Dans le cadre de sa conférence annuelle Build, Microsoft a annoncé qu’elle ouvrirait beaucoup plus largement aux développeurs l’interface de programmation de Teams – son application de communication collaborative. 
  • Depuis l’an dernier, les développeurs indépendants peuvent déjà créer des applications tierces pour Teams. Ces applications pourront désormais prendre une plus grande place, notamment dans les réunions dans Teams. Les développeurs pourront aussi vendre des produits ou des abonnements à même leurs applications intégrées dans Teams.