Femmes

Discrimination et harcèlement: Riot Games va verser 100 millions $US à des employées

Publié le 28 déc 2021
Discrimination et harcèlement: Riot Games va verser 100 millions $US à des employées

(Source: Riot Games)

  • Riot Games, éditeur américain des jeux vidéo League of Legends et Valorant, a annoncé qu’il verserait 100 millions $US à des employées qui ont porté plainte contre l’entreprise pour discrimination et harcèlement sexuel. 
  • L’accord de règlement doit encore être approuvé par un tribunal dans les prochains mois. Il mettrait fin à un recours collectif déposé en 2018 par 2000 actuelles et anciennes employées. Dans un communiqué, l’entreprise affirme qu’elle veut «construire un meilleur Riot» et «assumer la responsabilité du passé».

À Val-d’Or, des autochtones déposent une action collective contre Québec

Publié le 14 déc 2021
  • Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, en Abitibi, a déposé une demande d’action collective contre le gouvernement québécois pour dénoncer les pratiques discriminatoires, abus et agressions physiques et sexuelles commises par des agents de la Sûreté du Québec dans la région.
  • Dans sa demande, le Centre estime que le gouvernement est tenu de réparer les préjudices causés par ces abus commis par des policiers de la SQ en fonction pendant plusieurs décennies. Cette action collective devra être autorisée par un juge. 

Résumé par InfoBref

Les facteurs de succès des entrepreneures

Publié le 10 déc 2021
Les facteurs de succès des entrepreneures
  • Une entrepreneure bien connue, la repreneuse d’une entreprise familiale dans le secteur de la mode et du commerce de détail, et la dirigeante d’une firme qui investit dans des entreprises québécoises ont récemment partagé, lors d’une conférence, les facteurs qui ont contribué à leur succès et celui de leurs entreprises.
  • Risque, excellence, patience et équilibre sont quelques-uns des mots-clés qui sont revenus plusieurs fois au cours de la discussion.

[Résumé d’un midi-conférence de l’Association des MBA du Québec qui, le 30 novembre 2021, a réuni Lili Fortin, présidente de Tristan, Jessica Harnois, présidente des Productions Jessica Harnois et créatrice des vins Bù, et Geneviève Morin, PDG de Fondaction.]

Apprivoiser le risque

«J’ai souvent entendu mon père dire: “Quand il n’y a pas de risque, y’a pas d’affaire.” Le risque est toujours présent en affaires et il faut accepter. Ça ne veut pas dire qui faut prendre des risques à l’aveugle: on doit bien les calculer.» – Lili Fortin

«Chaque fois que je prends une décision, je pense à trois scénarios: le meilleur, le pire, et un entre les deux. J’ai toujours un plan A, B et C. Quand je saute, j’ai toujours 2 parachutes!» – Jessica Harnois

«Mieux vaut choisir de prendre des risques là où on est bon, où on aura les meilleures chances de succès.» – Geneviève Morin


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Viser l’excellence

«Il faut être excellent dans ce qu’on fait.» – Lili Fortin

«Quand on est bien niché, à l’avant-garde de notre secteur, on va avoir du succès.

Est-il nécessaire d’être le plus gros? Pas toujours. On peut plutôt être le plus innovant, le plus vert. Il y a plusieurs façons pour une entreprise de se démarquer.» – Geneviève Morin

Apprendre la patience

«Ce n’est pas facile pour moi d’être patiente. Je suis une boule d’énergie! J’ai dû apprendre à être patiente. Maintenant, je vois éclore un projet dont j’ai planté la graine il y a 9 ans. Il faut avoir une vision de son projet, et ensuite, il faut le laisser grandir, comme un enfant. Il ne prend pas toujours la direction prévue, mais c’est parfois pour le mieux.» – Jessica Harnois

Rester en équilibre

«Sans équilibre dans sa vie – dans sa famille, en santé, au travail –, c’est difficile d’avoir une vision claire. Et lorsque nos idées ne sont pas claires, c’est difficile de les partager pour mobiliser les gens autour de nous.» – Lili Fortin


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Attirer et faire grandir les talents

«La culture d’entreprise est devenue un facteur d’attraction. Dans un milieu de travail hybride, en partie en présentiel, en partie à la maison, la mission de l’entreprise, sa raison d’être est très importante: c’est à ça que les employés s’associent.» – Lili Fortin

«Je prends le temps de former les gens. J’aime mieux embaucher une personne qui a de bonnes valeurs, même si elle n’a pas toutes les compétences. Je préfère ça que de recruter des gens compétents mais rigides.» – Jessica Harnois

Bien s’entourer

«C’est très utile de savoir bien s’entourer, en attirant des gens plus compétents que nous et qui nous amènent ailleurs, en nous donnant d’autres points de vue. Cela permet d’avoir une vision plus large des risques et une meilleure compréhension des clients.» – Geneviève Morin

«Comme entrepreneures, nos défis changent très rapidement. Alors il nous faut des gens qui partagent nos valeurs, qui ont une bonne attitude, qui sont agiles et qui peuvent s’adapter.» – Lili Fortin

S’appuyer sur des investisseurs expérimentés

«Dans le cas d’un démarrage d’entreprise, un investisseur peut amener une expérience, une connaissance de l’écosystème de soutien aux jeunes entreprises, et un réseau de contacts.

Dans le cas d’une reprise, un investisseur externe peut aider à clarifier la valeur de l’entreprise et faciliter l’entente entre le vendeur et l’acheteur.

Dans une reprise familiale, il peut apporter du capital pour payer aux parents le prix que vaut l’entreprise, et se faire racheter sa part ensuite à parti des flux financiers que génère l’entreprise.» – Geneviève Morin

Patrick Pierra
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Les Québécoises travaillent «gratuitement» à partir du 1er décembre

Publié le 1er déc 2021
Les Québécoises travaillent «gratuitement» à partir du 1er décembre

(Source: Unsplash)

  • La rémunération horaire moyenne des travailleuses québécoises était de 26,98 $ en 2020, soit 8,1% de moins que celles des travailleurs québécois masculins (29,36 $), selon l’Institut de la statistique du Québec.
  • L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (Iris) calcule dans une étude que cet écart de rémunération entre hommes et femmes équivaut à un mois de salaire et communique symboliquement que les femmes «travaillent gratuitement» du 1er décembre à la fin de l’année. L’Iris reconnait toutefois que l’écart de salaires hommes/femmes est moins prononcé au Québec que dans le reste du Canada. 

À l’échelle du pays, les travailleuses canadiennes travaillent «gratuitement» à partir du 19 novembre.

Le plus faible écart au Québec s’explique, selon l’Iris, par: 

  • Le taux de syndicalisation plus élevé: 39% des travailleurs québécois sont syndiqués contre 30% dans l’ensemble du Canada.
  • Les «politiques structurantes» adoptées plus rapidement au Québec, comme la Loi sur l’équité salariale (adoptée en 2016 au Québec et en 2018 au Canada), la création des centres de la petite enfance (CPE) en 1997, et l’instauration en 2006 du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).

Par ailleurs, au Québec, l’écart est «presque inexistant» chez les travailleurs syndiqués, note l’Iris.


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Sur la base du revenu total annuel, l’écart hommes/femmes est nettement plus grand que celui qui touche la rémunération horaire – en partie parce que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel.

En 2019, l’écart de revenu total annuel était de 23,8%, selon Statistique Canada. Cette année-là:

  • les Québécois ont gagné en moyenne 52 200 $; et
  • les Québécoises ont gagné en moyenne 39 800 $, soit presque un quart de moins.
Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Comment Mini-Cycle élimine le gaspillage vestimentaire

Publié le 7 nov. 2021
Comment Mini-Cycle élimine le gaspillage vestimentaire

Jad Robitaille, fondatrice et PDG de Minicycle [crédit photo: Myriam Baril-Tessier pour PME MTL]

  • Parce que les enfants grandissent vite, ils ont à peine le temps d’user leurs vêtements. Alors, les parents ont souvent tendance à se contenter de vêtements pas chers, vendus par des grandes chaînes, qui ne servent pas longtemps et ne peuvent pas vraiment être réutilisés.
  • Pour casser ce cercle vicieux dommageable à l’environnement, la jeune PME montréalaise Mini-Cycle a inventé un système de distribution inédit: elle ne vend que des vêtements haut de gamme et durables, qu’elle s’engage ensuite à racheter pour les nettoyer, les réparer au besoin, puis les revendre, les réutiliser ou les recycler.

Le problème que l’entreprise cherche à régler: le gaspillage vestimentaire.

L’engouement pour la mode rapide (fast fashion) incite à acheter à bas prix des vêtements qui ne sont pas faits pour durer. 

Mais si leur prix est bas, le coût social et environnemental de ces vêtements est lourd. 

  • «La mode rapide ne prend soin ni de la planète ni des personnes qui la fabriquent», explique Jad Robitaille, fondatrice et PDG de la PME montréalaise Mini-Cycle – et chargée de cours en stratégie de durabilité à l’Université McGill.

La solution: un modèle de distribution de vêtements entièrement basé sur l’économie circulaire.

Mini-Cycle le définit en 3 étapes:

  • Pré-cycle: l’entreprise vend en ligne des vêtements neufs de haute qualité, sélectionnés pour leur durabilité et pour leur faible impact sur l’environnement.
  • Mi-cycle: l’entreprise s’engage à racheter par la suite au prix du marché tous ses produits après qu’ils aient été utilisés et aient donné satisfaction aux enfants et à leurs parents.
  • Re-cycle: les vêtements rachetés sont réparés si c’est nécessaire, puis revendus comme vêtement de seconde main. S’ils sont trop usés, des morceaux sont récupérés pour être réutilisés – par exemple pour fabriquer des accessoires ou des jouets pour enfants, qui sont à leur tour vendus.

Ainsi, tous les vêtements sont utilisés au maximum de leur durée de vie.

  • «On cherche à rendre plus accessible la mode éthique et durable», résume Jad Robitaille.

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Le modèle d’affaires:

Mini-Cycle est d’abord un détaillant, mais pas un détaillant comme les autres.

L’entreprise sélectionne ses fournisseurs moins pour la notoriété de leur marque ou le volume qu’ils peuvent livrer que pour la qualité, la durabilité et la faible empreinte environnementale de leurs produits.

  • «On favorise dès qu’on peut les fabricants locaux», dit Jad Robitaille. 

Lorsqu’un client veut que Mini-Cycle reprenne un vêtement après utilisation, l’entreprise le rachète à un prix qui dépend de son état.

  • Si le vêtement est trop usé pour être réparé, l’entreprise remet quand même un montant symbolique.

Elle gère elle-même la logistique de réception des reprises, leur évaluation, leur nettoyage et leur réparation si nécessaire.


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Où en est l’entreprise actuellement?

Mini-Cycle vient de fêter son 3e anniversaire. Elle a déjà reçu plus de 20 000 commandes.

  • «On fait actuellement 45% de nos ventes au Québec, 40% dans le reste du Canada et 15% aux États-Unis», dit Jad Robitaille.

L’entreprise a connu une croissance rapide malgré la pandémie.

  • «Nous avons quintuplé nos ventes l’an dernier, et nous sommes en train de les doubler encore cette année», continue Jad Robitaille.
  • La PME a d’ailleurs dû changer 3 fois de local dans l’année pour répondre à ses besoins croissants d’entreposage. 

Mini-Cycle emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes.

  • La moitié travaille sur les produits de seconde main, et l’autre moitié sur les opérations, la gestion de l’entrepôt et l’administration.

L’entreprise a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]. 


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Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise investit pour améliorer le processus de rachat de produits.

  • «En ce moment, on ne peut pas encore dire aux clients combien on va leur payer avant qu’ils renvoient leurs produits», explique Jad Robitaille.
  • «On veut faciliter le processus de reprise autant pour eux, en leur donnant une estimation du prix de rachat dans leur compte en ligne, que pour nous, en automatisant le traitement des données.»

Mini-Cycle élargit également son catalogue.

  • Il permet déjà d’habiller les enfants de 0 à 14 ans des pieds à la tête. «Il ne nous manque plus que les bottes d’hiver», précise Jad Robitaille.
  • L’entreprise a aussi commencé des tests avec des vêtements de seconde main pour femmes.

Après l’investissement initial d’un ami suivi de quelques prêts et bourses, l’entreprise se prépare à mener prochainement une première ronde de financement d’amorçage pour soutenir la croissance de l’entreprise.

Patrick Pierra
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Des conseils juridiques gratuits pour les victimes de violences sexuelles ou conjugales

Publié le 27 sept. 2021
  • Québec va mettre en place un service gratuit, par téléphone et Internet, qui offrira 4h de conseils juridiques aux personnes victimes de violences sexuelles ou de violence conjugale.
  • Selon le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette, ces services juridiques devraient offrir aux victimes «plus d’autonomie, plus de sécurité et plus de confidentialité dans leurs démarches judiciaires».

Ces consultations gratuites seront disponibles à toutes et tous, quels que soient leurs revenus. Elles s’ajoutent aux services d’aide juridique de la province. 

  • Une équipe de 12 avocats spécialisés en matière de violence sexuelle et conjugale doit être créée pour répondre aux victimes. 
  • Selon leurs besoins, les victimes seront ensuite dirigées vers les différents services d’aide compétents.

Les victimes pourront être épaulées dans leur action en justice: 

La clinique d’aide juridique Juripop propose des accompagnements gratuits. 

  • Le gouvernement a aussi signé un partenariat avec Juripop pour que la clinique forme les avocats qui offriront le nouveau service de conseil aux victimes.

Ce service est présenté moins de 2 semaines après le dépôt du projet de loi qui doit créer un tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale.

  • 3 millions $ seront consacrés chaque année à ce nouveau service.

Les personnes victimes de violences sexuelles et conjugales peuvent contacter: 

  • le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (Cavac) au 1-866-532-2822; 
  • le regroupement des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (Calacs) au 514-529-5252, à Montréal, ou au 1-877-717-5252 ailleurs dans la province; ou 
  • le 1-833-REBÂTIR (1-833-732-2847).
Johanna Sabys
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Une cinquantaine d’entreprises américaines dénoncent les lois anti-avortement du Texas

Publié le 22 sept. 2021
Une cinquantaine d’entreprises américaines dénoncent les lois anti-avortement du Texas

(Source: Unsplash)

  • Ces grandes entreprises, dont les glaces Ben & Jerry’s, le fabricant de vêtements Patagonia et le site Yelp, reprochent à la récente loi anti-avortement d’être mauvaise pour les affaires et de menacer la santé, l’indépendance et la stabilité économique de leurs employées et de leurs clientes. 
  • Entrée en vigueur le 1er septembre dernier, cette loi interdit l’avortement du moment où les battements cardiaques de l’embryon sont détectables, soit environ à partir de 6 semaines de grossesse. L’interdiction s’applique même en cas de viol ou d’inceste. 

Femmessor devient Evol et va financer plus d’entreprises

Publié le 15 sept. 2021
Femmessor devient Evol et va financer plus d’entreprises

Sevrine Labelle, PDG PDG d’Evol [Source: Véronique St-Amand]

  • Femmessor, un organisme fondé en 1995 qui offre de l’aide sous forme d’accompagnement ou de financement aux entreprises québécoises détenues par des femmes, s’appelle désormais Evol. Il élargit son champ d’action, en aidant désormais toutes les entreprises «diversifiées et inclusives» qui génèrent un impact positif durable.
  • «Cela fait longtemps qu’on sait que toutes les minorités vivent les mêmes difficultés en affaires que les femmes», a expliqué à InfoBref Sévrine Labelle, PDG d’Evol, qui planchait sur ce projet depuis 2 ans. 

Evol dispose d’un fonds de 52 millions $ financé par Investissement Québec, la Banque Nationale, la BDC, le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction.

  • Ce fonds «pourrait encore augmenter d’ici la fin de l’année», précise Sévrine Labelle, qui se réjouit que le montant dépasse de beaucoup la précédente enveloppe de 19 millions $. 
  • Il permettra à l’organisation d’investir environ 10 millions $ par année dans au moins 150 entreprises à travers le Québec.  
  • Les prêts consentis pourront atteindre 450 000 $ par entreprise, alors qu’ils étaient jusqu’ici limités à 150 000 $.  

Les entreprises aidées par Evol doivent répondre aux critères suivants: 

  • être détenues à au moins 25% par des femmes ou des personnes issues de minorités (immigrants, Premières Nations, Inuits, handicapés et LGBTQ+); et
  • démontrer qu’elles adoptent des pratiques conformes à au moins 1 des 17 objectifs de développement durable de l’ONU.

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Félix Côté
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Un tribunal spécialisé en violence sexuelle, ça changerait quoi?

Publié le 15 sept. 2021
  • Le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette a déposé mercredi le projet de loi pour créer un tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale. 
  • Le gouvernement Legault compte, dans une première phase, mettre en place des projets pilotes pour «faciliter la transition vers un tribunal permanent» au Québec. 

Ce tribunal spécialisé serait instauré au sein de la chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec. 

Le projet de loi 92 prévoit

  • d’implanter d’abord des projets pilotes dans plusieurs villes;
  • d’améliorer les infrastructures en place dans les tribunaux pour offrir aux victimes des mesures d’aide au témoignage, comme une salle dotée d’un système de visioconférence pour ne pas voir l’accusé;  
  • d’offrir un accompagnement spécialisé pour soutenir les victimes avant, pendant et après le processus judiciaire; et 
  • de former les juges aux «réalités» de la violence sexuelle et conjugale – même si «la cour est souveraine dans la conduite de ses formations», reconnait Simon Jolin-Barrette. 

Plusieurs détails importants restent toutefois à préciser:  

  • où et comment seront mis en œuvre les projets pilotes; et 
  • quels types de plaintes seront entendues par le tribunal spécialisé.  
Johanna Sabys
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Geoff Molson s’excuse du repêchage de Logan Mailloux

Publié le 28 juil 2021
  • Geoff Molson, propriétaire du Canadien de Montréal, s’est excusé «pour le grave malaise» causé par la décision de repêcher le défenseur ontarien Logan Mailloux, reconnu coupable d’un crime sexuel. Il a aussi dit que son organisation avait «échoué à bien saisir la portée» de cette décision. 
  • Logan Mailloux ne participera ni au camp des recrues ni au camp d’entrainement en septembre. Le Canadien va réévaluer plus tard cette année si le défenseur de 18 ans est prêt à rejoindre les rangs de l’équipe. 

Logan Mailloux avait été reconnu coupable en novembre d’un crime sexuel en Suède, alors qu’il était mineur. 

  • Il avait partagé une photo intime de sa partenaire sans son consentement. 

Depuis la controverse, plusieurs commanditaires du Canadien, dont St-Hubert, Jean Coutu et Desjardins, ont fait part de leur malaise par rapport à la situation. 

  • Les Rôtisseries St-Hubert ont laissé entendre à plusieurs médias, dont The Gazette et Le Journal de Montréal, qu’elles songeaient à reconsidérer leur contrat publicitaire avec le Canadien.
Félix Côté
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Chantal Bernatchez remporte une bourse pour son projet de bâches thermiques recyclées

Publié le 13 juil 2021
Chantal Bernatchez remporte une bourse pour son projet de bâches thermiques recyclées

Chantal Bernatchez [Courtoisie]

  • L’entrepreneure québécoise Chantal Bernatchez a gagné la bourse de pré-démarrage du programme Fondatrices de la fondation Montréal inc. pour son projet Iso-Protek. 
  • La jeune entreprise montréalaise réutilise des bâches thermiques de conteneur pour isoler et transporter des produits sensibles aux variations de température, par exemple lors de la livraison de nourriture.  

Iso-Protek se spécialise dans le recyclage d’un produit: des grandes bâches qui isolent des conteneurs servant au transport de marchandises.

  • En les découpant, l’entreprise fabrique plusieurs types d’emballages isolants.
  • Le produit qui semble le plus porteur est une boite souple de livraison, pour la livraison des repas.

Chantal Bernatchez, ingénieure chez Hydro-Québec, a cofondé l’entreprise avec son conjoint.

  • Elle gagne une bourse de 5000 $ pour faire avancer son projet d’entreprise.
  • Elle sera accompagnée pendant six mois par des conseillers et des coachs-bénévoles de Montréal inc. 
Félix Côté
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Une loi fédérale impose l’équité salariale en 2024

Publié le 7 juil 2021
  • La ministre du Travail Filomena Tassi a annoncé hier que la loi fédérale sur l’équité salariale, adoptée en 2018, entrera en vigueur à la fin du mois d’août.
  • Cette loi s’appliquera aux fonctionnaires et aux entreprises privées sous juridiction fédérale d’au moins 10 employés. Mais les employeurs auront 3 ans pour élaborer leur plan d’équité salariale, et garantir un salaire égal aux hommes et aux femmes pour un travail de valeur égale. Selon Statistique Canada, en 2020, une femme gagnait en moyenne 0,89 $ pour chaque dollar gagné par un homme au pays.