Santé

(voir aussi Covid-19)

Pas de nouvel allégement des mesures sanitaires en vue

Mis à jour il y a 15 h
Pas de nouvel allégement des mesures sanitaires en vue

Le directeur national de santé publique Luc Boileau, François Legault et Christian Dubé (Source: Émilie Nadeau)

  • L’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (Inesss) prévoit que le nombre de patients Covid qui entrent à l’hôpital devrait diminuer jusqu’à quelque 200 entrées par jour à la fin du mois.
  • Malgré une baisse attendue des hospitalisations, «on ne peut pas se permettre d’assouplir les mesures davantage» actuellement, dit François Legault. 

«On a atteint le pic des hospitalisations», a indiqué cet après-midi le premier ministre.  

Elles sont en légère baisse aujourd’hui: 3411 Québécois sont hospitalisés, soit 14 de moins qu’hier. 

  • Parmi eux, 285 sont en soins intensifs. 98 décès supplémentaires ont été comptabilisés au cours des dernières 24h.

Il n’y a plus de croissance exponentielle des nouvelles hospitalisations, selon les dernières projections publiées aujourd’hui par l’Inesss. 

  • Dans la semaine du 8 au 14 janvier, le nombre d’hospitalisations, autour de 2 000 entrées, est resté «sensiblement le même» que celui de la semaine précédente. 

À la fin janvier:

  • 200 nouveaux patients Covid devraient être hospitalisés chaque jour;
  • le nombre de lits occupés devrait avoir diminué jusqu’à environ 3 000; et 
  • le nombre de lits en soins intensifs devrait s’être stabilisé autour de 300.  

Rien ne change dans les mesures sanitaires:

  • «La santé publique nous recommande de ne pas assouplir, explique Legault.
  • Il y aurait un risque réel d’augmenter les infections et les hospitalisations.»

Dans les prochaines semaines, «ça va être très dur pour les travailleurs de la santé», déplore-t-il.  

Mais si les hospitalisations continuent de baisser, le réseau de la santé n’aura finalement pas besoin de réduire la qualité des soins, ajoute Legault.

  • Mardi, le gouvernement avait présenté un guide qui devait modifier la façon dont les hospitalisations de courte durée seraient priorisées et gérées, particulièrement dans le cas où la situation s’aggraverait.

 

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

La commissaire à la santé recommande une «transformation radicale»

Publié avant-hier
La commissaire à la santé recommande une «transformation radicale»

(Source: Pixabay)

  • Québec doit effectuer une «transformation radicale de la gouvernance du système de santé», affirme la commissaire à la santé Joanne Castonguay dans son rapport final sur la gestion de la première vague de la pandémie.
  • Selon la commissaire, le gouvernement doit renforcer le rôle de la santé publique, et réviser la gouvernance des soins offerts aux aînés. 

Son rapport final, intitulé Le devoir de faire autrement, fait 300 pages.

La commissaire à la santé y tire les leçons de la première vague, et suggère comment s’en servir pour rebâtir le système de santé québécois.  

Il faut, dit-elle, profiter de cette expérience pour: 

  • corriger les vulnérabilités du système de santé; et 
  • revoir ses orientations.

Voici les grandes lignes de ce qu’elle propose.

Le système de santé ne doit plus être basé «sur l’accès aux services médicaux et hospitaliers», croit la commissaire.

  • Il doit plutôt viser «des services intégrés et orientés sur les besoins et les résultats jugés importants par et pour les patients, dont les aînés».  

Le directeur national de santé publique doit avoir «un pouvoir explicite d’informer le public de façon indépendante».

  • Ses avis et recommandations devraient être communiqués de façon «publique et transparente» et être «indépendants» des décisions politiques.

Le ministère de la Santé ne doit plus «se conduire comme un opérateur d’un système de production».

  • Il doit plutôt développer «une gouvernance axée sur la valeur des soins et des services pour la collectivité». 
  • En parallèle, il doit laisser «les opérations aux dirigeants des établissements» de santé. 
  • La gestion des ressources humaines doit «viser la stabilité des équipes de soins», et non plus la mobilité du personnel «qui crée une instabilité et une fragilité structurelle».
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Hôpitaux: les professionnels d’accord pour «explorer toutes les alternatives»

Publié avant-hier
Hôpitaux: les professionnels d’accord pour «explorer toutes les alternatives»

(Source: Unsplash)

  • Dans un avis conjoint, le Collège des médecins, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et l’Ordre des pharmaciens du Québec demandent aujourd’hui d’explorer «les alternatives existantes ou à aménager» dans la gestion des hospitalisations.
  • La 5e vague va créer «une situation exceptionnelle dans les hôpitaux pour les 4 à 6 prochaines semaines» soulignent les 3 ordres, au lendemain de l’annonce par le gouvernement d’un nouveau guide qui doit modifier la façon dont les hospitalisations de courte durée sont priorisées et gérées.

Les capacités du réseau «ont atteint un point de saturation», constatent les 3 ordres professionnels.

  • Les ressources humaines et matérielles habituelles ne sont plus disponibles.

Dans ce contexte, «certains choix doivent être faits pour répondre de la façon la plus efficiente possible aux problèmes de santé graves et urgents de la population». 

Médecins, infirmières et pharmaciens devront «malgré tout» continuer à respecter les normes de bonne pratique, disent les 3 ordres. 

  • Ils précisent qu’ils «demeureront vigilants» sur la qualité des soins.
  • Mais ils admettent que «l’interprétation des codes de déontologie devra tenir compte de la disponibilité des ressources, au moment où les soins auront été prodigués ou les services offerts».

Il faut adapter les soins à la «situation d’urgence sanitaire», reconnaissent-ils. 

Selon les ordres professionnels, il faut désormais: 

  • «prioriser les situations urgentes et vitales; 
  • remettre en question la pertinence de l’hospitalisation; et 
  • soigner hors de l’hôpital les patients qui n’ont pas besoin du plateau technique» (l’équipement médical des hôpitaux).  
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Le pic des infections serait passé, mais pas celui des hospitalisations

Publié le 18 janv. 2022
  • «Tempête», «état de crise», «haute tension»: le ministre de la Santé Christian Dubé a utilisé mardi en point de presse plusieurs expressions alarmantes pour décrire la pression qu’exerce le variant Omicron sur le système de santé.
  • Mais il y a des signes positifs: le nombre d’hospitalisations augmente moins rapidement, moins de travailleurs de la santé sont absents à cause de la Covid-19, et le médicament anti-Covid approuvé lundi par Santé Canada pourrait permettre d’éviter certaines hospitalisations.

Le pic des infections semble être derrière nous.

Le rythme d’augmentation du nombre d’hospitalisations ralentit.

Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec par intérim, y voit «un très bon signe»:

  • «On aurait déjà dépassé le pic des cas de l’épidémie (…).»

Le pic des hospitalisations, lui, n’est pas encore atteint, puisque le nombre de personnes hospitalisées continue à augmenter.

Pas de relâchement des mesures sanitaires à court terme:

«On est rendu au bout du rouleau, l’élastique est étiré au maximum», a dit Christian Dubé pour illustrer la situation dans le réseau de la santé et justifier qu’il n’y ait pas d’assouplissement.

Approvisionnement en pilules anti-Covid de Pfizer:

Le Québec doit recevoir 6300 traitements de Paxlovid avant la fin du mois.

  • Pour contexte, ce nombre représente à peu près 1% des 600 000 personnes qui ont été infectées par la Covid-19 le mois dernier.

Ensuite, le Québec doit en recevoir 6200 en février, puis 19 000 en mars.

Le Paxlovid devrait être disponible partout au Québec, même si les quantités sont limitées.

Les adultes immunosupprimés, quel soit leur statut vaccinal, seront les premiers à recevoir ce médicament.

  • D’autres groupes de personnes à risque de développer une forme grave de la maladie pourront en bénéficier par la suite, à mesure que le médicament deviendra plus disponible.

La décision de donner du Paxlovid sera prise à l’hôpital, mais les patients pourront ensuite prendre les comprimés chez eux.

Patrick Pierra
En savoir plus En savoir plus

Une première pilule anti-Covid a été approuvée au Canada

Publié le 17 janv. 2022
Une première pilule anti-Covid a été approuvée au Canada

[source de la photo: Pfizer Canada]

  • Un traitement antiviral de Pfizer, le Paxlovid, est devenu aujourd’hui le premier médicament anti-Covid administré par voie orale à être approuvé par Santé Canada, après un «examen accéléré».
  • Il doit devenir disponible dans les prochaines semaines, mais sera réservé à quelques catégories de personnes infectées qui sont particulièrement à risque de développer des symptômes graves.

Qu’est-ce que le Paxlovid et comment le prend-on?

C’est le premier médicament anti-Covid autorisé au Canada qui peut être pris par voie orale à la maison.

  • Le traitement combine 2 médicaments.
  • Ils doivent être pris 2 fois par jour, pendant 5 jours, après un test positif ou dès l’apparition de symptômes de la Covid-19.

À qui le Paxlovid est-il destiné?

L’autorisation de Santé Canada a été donnée pour les adultes testés positifs qui sont à la fois:

  • atteints par la Covid-19 de façon légère ou modérée; et
  • exposés à un risque élevé d’évolution de la maladie vers une forme sévère – donc, hautement à risque d’être hospitalisés, voire de mourir.

Le Paxlovid est-il efficace?

Des tests menés auprès d’adultes non vaccinés et non hospitalisés ont montré que le traitement anti-Covid de Pfizer permet de réduire de 85% les risques d’hospitalisation et de décès lorsque ce traitement commence dans les 5 jours suivant l’apparition de symptômes.

Un représentant de Santé Canada a précisé en conférence de presse que, selon des données récentes, le médicament est efficace contre le variant Omicron.

Quand et comment sera-t-il disponible?

Il sera disponible sur ordonnance seulement.

Un contrat entre le gouvernement canadien et Pfizer prévoit que le Canada doit recevoir un million de traitements cette année.

  • Un peu plus de 30 000 traitements ont déjà été reçus
  • 120 000 autres devraient l’être d’ici fin mars.

Comme la quantité sera limitée, l’Agence de santé publique du Canada recommande aux provinces de réserver ce médicament pour l’instant aux catégories suivantes:

  • personnes immunodéprimées;
  • 80 ans et plus qui ne sont pas adéquatement vaccinés;
  • 60 ans et plus qui ne sont pas adéquatement vaccinés et qui, de plus, vivent dans un centre de soin de longue durée, une région éloignée ou une communauté autochtone.
Patrick Pierra
En savoir plus En savoir plus

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

La situation s’améliore dans les hôpitaux, affirme Legault

Publié le 16 janv. 2022
La situation s’améliore dans les hôpitaux, affirme Legault

François Legault sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche soir

  • La santé publique rapportera moins de 100 nouvelles hospitalisations Covid ce lundi, a indiqué dimanche soir François Legault sur le plateau de Tout le monde en parle. Il a ajouté que cette baisse prouve que «la situation s’améliore».
  • À la veille du retour en classe et de la fin du couvre-feu, 3300 Québécois étaient hospitalisés dimanche, soit 864 de plus que lundi dernier.

Contagion: «on a réussi à freiner l’augmentation» depuis une semaine, a dit Legault. 

  • Le Québec aurait «atteint un plateau». 
  • Les prochaines semaines «vont continuer à être difficiles», mais il ne devrait plus y avoir de montée exponentielle, croit le premier ministre.

Retour des élèves en classe cette semaine: Legault a répété que ce retour à l’école présente un «risque minime» pour les enfants et les enseignants qui porteront des masques. 

«Contribution santé» pour les non-vaccinés: Legault confirme qu’il compte bien la mettre en place.

  • Le projet de loi sera déposé à l’Assemblée nationale début février.

Passeport vaccinal – il sera exigé à l’entrée:  

  • des succursales de la SAQ et de la SQDC à partir de demain mardi; et 
  • des grandes surfaces (1500 m2 et plus) à partir du mardi suivant, 24 janvier.
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Travailleurs de la santé: 500 millions $ en primes et incitatifs

Publié le 13 janv. 2022
Travailleurs de la santé: 500 millions $ en primes et incitatifs

(Source: Vladimir Fedotov / Unsplash)

  • Le gouvernement Legault bonifie pour les 12 prochaines semaines les conditions salariales des travailleurs de la santé. 
  • Québec a annoncé jeudi une nouvelle série de mesures financières et administratives qui devraient permettre d’«augmenter la capacité des ressources du réseau» pour faire face à la vague Omicron. 

Au cours des 12 prochaines semaines, le gouvernement prévoit:  

  • de rembourser les frais liés au travail – comme un repas ou des coupons de taxis – lorsqu’un employé effectue du temps supplémentaire;
  • d’offrir une demi-journée de vacances pour toute journée travaillée au-delà d’une semaine normale de travail; et
  • de doubler le taux horaire des employés à temps complet qui effectue une 6e ou une 7e journée de travail dans la même semaine.

La prime d’assiduité, offerte jusqu’ici au personnel infirmier et aux préposés aux bénéficiaires, sera élargie à d’autres employés dans les CHSLD, les centres de protection de la jeunesse et les milieux hospitaliers.

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

L’INSPQ entrevoit une baisse des cas et des hospitalisations

Publié le 13 janv. 2022
L’INSPQ entrevoit une baisse des cas et des hospitalisations

(Source: Unsplash)

  • Dans les prochaines semaines, on devrait observer «un ralentissement de la croissance des cas et des nouvelles hospitalisations» liées à la Covid dans le Grand Montréal.  
  • L’Institut national de santé publique du Québec reste toutefois prudent. Plusieurs incertitudes persistent, souligne l’INSPQ: la sévérité du variant Omicron, le rythme de vaccination, l’adhésion des Québécois aux mesures sanitaires et l’impact du retour à l’école.

La situation «demeure fragile»

  • Dans la moitié des simulations, les nombres de nouveaux cas et de nouvelles hospitalisations aurait atteint leur pic ou devrait l’atteindre d’ici le 17 janvier.
  • Dans l’autre moitié, les nouveaux cas et les nouvelles hospitalisations pourraient continuer à augmenter pendant encore quelques jours ou quelques semaines.

Dans toutes les simulations, le pic des hospitalisations et des décès est encore à venir. 

Le retour à l’école pourrait avoir un impact négatif

Il faudra suivre la transmission du virus chez les jeunes après le retour à l’école pour mieux anticiper l’évolution de l’épidémie dans les prochaines semaines, explique dans un communiqué Éric Litvak, vice-président aux affaires scientifiques de l’INSPQ. 

Jeudi dernier, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (Inesss) s’attendait à ce que le cap de 3000 lits soit atteint vers le 16 janvier. 

Or, une semaine plus tard, jeudi 13 janvier, 2994 Québécois étaient hospitalisés, soit 1000 patients Covid de plus qu’il y a 7 jours.

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Le couvre-feu et l’école à distance prendront fin lundi

Publié le 13 janv. 2022
Le couvre-feu et l’école à distance prendront fin lundi

Le nouveau directeur national de santé publique Luc Boileau et François Legault (Source: Émilie Nadeau)

  • À partir de lundi, les Québécois pourront à nouveau quitter leur domicile entre 22h et 5h. Le deuxième couvre-feu de la pandémie était en vigueur depuis le 31 décembre.  
  • Les élèves du primaire et du secondaire pourront bien retourner en classe la semaine prochaine. Le Dr Luc Boileau, qui remplace depuis lundi le Dr Arruda au poste de directeur national de santé publique, a donné son premier feu vert. 

Le pic du nombre d’infections a été atteint il y a quelques jours, a indiqué François Legault. 

  • Les experts confirment que le nombre de nouveaux cas se stabilise, dit-il.  
  • Le pic du nombre d’hospitalisations pourrait, lui, être atteint dans les prochains jours. 

Les commerces rouvriront à nouveau le dimanche.

  • Ce dimanche 16 janvier sera le dernier dimanche de fermeture obligatoire des commerces. 

Le passeport vaccinal sera désormais exigé dans les grandes surfaces de 1500 m2 et plus. 

  • Il faudra donc avoir reçu 2 doses de vaccin pour y magasiner, en attendant que l’exigence passe à 3 doses. 
  • Les épiceries et les pharmacies ne sont pas concernées. 

L’opposition sera consultée sur la «contribution santé», assure Legault.  

  • Un projet de loi sur le sujet sera déposé dès la rentrée parlementaire, début février. 

La taxe ne s’appliquera pas aux «personnes mal-prises» comme les itinérants ou les Québécois qui ont des raisons médicales de refuser le vaccin, précise le premier ministre.  

  • Mais «pour les personnes qui choisissent de ne pas se faire vacciner, il y aura un prix à payer».
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Entrevue

Québec peut-il vraiment taxer les non-vaccinés?

Publié le 12 janv. 2022
Québec peut-il vraiment taxer les non-vaccinés?

Le professeur Olivier Jacques, politologue à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

  • Le gouvernement Legault veut imposer dès la prochaine déclaration d’impôt une pénalité financière aux Québécois qui refusent, sans raison médicale, de se faire vacciner contre la Covid-19.  
  • «Est-ce qu’il peut le faire? Je pense que oui, répond à InfoBref le professeur Olivier Jacques, politologue à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. Une amende pour ne pas être vacciné ne va pas à l’encontre de la Loi canadienne sur la santé.» Mais la mesure sera «certainement» contestée. 

On ne sait pas encore à quel point cette mesure augmenterait le taux de vaccination, souligne le professeur Jacques: «Personne ne l’a encore fait».  

Québec pourrait être l’un des premiers gouvernements à appliquer une telle taxe. 

En Europe, quelques pays prévoient déjà de faire payer les non-vaccinés.  

  • L’Autriche veut imposer une amende de 7 200 euros (plus de 10 000 $) aux non-vaccinés lorsque la vaccination obligatoire entrera en vigueur le mois prochain pour tous les Autrichiens de 14 ans et plus. 
  • En Italie, le gouvernement songe aussi à une amende: la vaccination deviendra obligatoire le 15 février dans le pays pour les plus de 50 ans. 

«Le gros problème de la taxation», dit Olivier Jacques, c’est qu’elle nous entraîne «sur une pente glissante. On doit réfléchir à comment on finance nos systèmes de santé.»

  • Avec cette taxe, le gouvernement souhaite pénaliser «les personnes qui ont le plus de risque d’être malades». 

«La taxe risque de toucher des personnes vulnérables», craint-il. 

D’autres mesures pourraient être efficaces, croit Olivier Jacques, comme élargir le passeport vaccinal:  

  • à des milieux de travail – «en théorie, la vaccination devrait être obligatoire dans les secteurs de la santé et de l’éducation, mais ce n’est pas facile à implanter»; et 
  • à d’autres commerces – «à l’exception des épiceries et des dépanneurs, l’ensemble des commerces pourraient être touchés». 

Si cette taxe est imposée, «ce serait plus juste qu’elle soit progressive, en fonction des revenus des non-vaccinés, mais je ne suis pas sûr que le gouvernement puisse faire ça». 

  • Pour mettre en place une taxe progressive dans la prochaine déclaration, il faudrait que Revenu Québec puisse rapidement accéder au statut vaccinal des Québécois. 
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

On peut désormais recevoir la 3e dose dès la fin des symptômes

Publié le 12 janv. 2022
On peut désormais recevoir la 3e dose dès la fin des symptômes

(Source: Jeremy Bezanger / Unsplash)

  • Les Québécois qui viennent d’avoir la Covid-19 pourront désormais aller chercher leur 3e dose de vaccin anti-Covid dès la fin de leurs symptômes. 
  • Le ministère de la Santé en a fait l’annonce aujourd’hui. Dans le contexte épidémiologique actuel, Québec indique qu’il est recommandé que toutes les personnes qui le souhaitent puissent obtenir leur dose de rappel au plus vite, y compris ceux qui ont contracté la maladie récemment. 

La 3e dose de vaccin «offre une meilleure protection contre le variant Omicron», souligne le ministère de la Santé. 

  • Les Québécois peuvent la recevoir 3 mois après leur 2e dose de vaccin.  

Tous les adultes pourront prendre rendez-vous à partir de vendredi. 

En effet, les dates de début des prises de rendez-vous pour la 3e dose ont à nouveau été devancées: 

  • les 35 ans et plus peuvent prendre rendez-vous depuis aujourd’hui;  
  • les 25 ans et plus pourront le faire dès demain jeudi; et 
  • les 18 ans et plus pourront le faire dès vendredi. 

Le passeport vaccinal exigera d’avoir reçu 3 doses «lorsque toute la population aura eu l’occasion de recevoir sa dose de rappel», confirme le gouvernement.  

Il faudra alors 3 doses de vaccin, et non plus 2, pour être «adéquatement protégé».

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Il faudra bientôt payer pour ne pas être vacciné

Publié le 11 janv. 2022
Il faudra bientôt payer pour ne pas être vacciné

(Source: Towfiqu Barbhuiya / Unsplash)

  • Le gouvernement imposera bientôt une pénalité financière aux personnes qui refusent, sans raison médicale, de recevoir la moindre dose de vaccin anti-Covid. 
  • Les 10% de Québécois qui n’ont encore reçu aucune dose de vaccin ne peuvent pas «nuire aux 90% de la population» qui se sont fait vacciner, affirme le premier ministre. Un montant «significatif» de pénalité doit être fixé sous peu.  

Tous les Québécois qui ne sont pas vaccinés (sauf pour raisons médicales) auront une contribution à payer, précise François Legault, et pas seulement ceux qui doivent être hospitalisés. 

  • Les non-vaccinés sont «un fardeau» pour le personnel de santé, justifie le premier ministre.  

Le ministre des Finances Éric Girard travaille déjà sur l’application de cette mesure. Cette «contribution santé» pourrait être faite lors de la déclaration d’impôt sur le revenu. 

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus