Intelligence artificielle

Microsoft achète la société de reconnaissance vocale Nuance pour 20 milliards $US

Publié le 12 avr. 2021
Microsoft achète la société de reconnaissance vocale Nuance pour 20 milliards $US

L’interface Dragon Medical One (Source: Nuance)

  • Par cette acquisition – la deuxième plus importante de son histoire après celle de LinkedIn, Microsoft veut renforcer sa présence dans le secteur des technologies médicales, grâce à une combinaison d’outils d’intelligence artificielle et d’infonuagique.
  • Nuance Communications utilisait déjà la plateforme Azure de Microsoft pour son interface conversationnelle Dragon Medical One et ses autres outils de communication numériques destinés au secteur de la santé. Ces outils sont présents dans plus de trois hôpitaux sur quatre aux États-Unis.

L’acquisition s’inscrit dans la stratégie de Microsoft de développer des solutions infonuagiques spécialisées par secteur d’activité.

  • Son positionnement dans le secteur de la santé le distingue de fournisseurs infonuagiques plus «généralistes» comme Google et Amazon.
  • L’achat de Nuance lui permettra d’accroître rapidement ses revenus. Nuance a vu son chiffre d’affaires provenant du secteur de la santé augmenter de 37% en 2020 par rapport à 2019. 

La transaction pourrait avoir un impact à Montréal.

  • Nuance, dont le siège est en banlieue de Boston, exploite à Montréal un important centre de recherche-développement spécialisé dans la reconnaissance vocale.
  • Microsoft Research fait également, de son côté, de la recherche en intelligence artificielle dans la métropole.
Alain McKenna
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Canadian Tire met des camions de livraison autonomes sur la route en Ontario

Publié le 17 mars 2021
Canadian Tire met des camions de livraison autonomes sur la route en Ontario

Raghavender Sahdev, PDG de NuPort Robotics (NuPort Robotics)

  • Le détaillant canadien testera au cours des deux prochaines années des camions autonomes à moteur diesel équipés de la technologie de la société ontarienne NuPort Robotics. Ils feront la navette entre un centre de distribution de la grande région de Toronto et un terminal ferroviaire situé à 20 kilomètres.
  • Un conducteur sera derrière le volant en tout temps, mais l’objectif est de tester une fonction de pilotage automatique qui lui éviterait d’avoir à tenir le volant. Le projet pilote a reçu une aide de 1 million $ du gouvernement de l’Ontario.

Une startup d’intelligence artificielle qui automatise les demandes de crédits d’impôt en R-D des entreprises s’installe à Montréal

Publié le 14 mars 2021
Une startup d’intelligence artificielle qui automatise les demandes de crédits d’impôt en R-D des entreprises s’installe à Montréal

(Source: Boast AI)

  • La société californienne Boast.ai dit qu’elle a conçu une plateforme qui peut retrancher jusqu’à 16 mois entre le moment où une entreprise fait une demande de crédit d’impôt en recherche-développement et le moment où elle reçoit le crédit.
  • Boast.ai souhaite embaucher 25 personnes à Montréal pour améliorer sa plateforme. L’entreprise a été attirée au Québec par Investissement Québec et par l’analyse comparative internationale fDi Benchmark, du Financial Times, qui place Montréal au troisième rang des meilleures villes nord-américaines où investir en IA.

Un nouveau Fonds négocié en bourse utilise l’intelligence artificielle pour suivre les titres les plus populaires sur les réseaux sociaux

Publié le 7 mars 2021
Un nouveau Fonds négocié en bourse utilise l’intelligence artificielle pour suivre les titres les plus populaires sur les réseaux sociaux

(Source: Van Eck)

  • La firme d’investissement new-yorkaise Van Eck Securities vient de lancer à la bourse de New York le FNB «BUZZ», basé sur un indice qu’elle a créé: le BUZZ NextGen AI US Sentiment Leaders.
  • Il est composé des titres de 75 sociétés qui répondent à deux critères: leur valeur boursière dépasse 5 milliards $US et elles ont été fréquemment mentionnées de façon positive sur les réseaux sociaux au cours des derniers mois.

Chaque mois, Van Eck recense à l’aide d’algorithmes inspirés de l’intelligence artificielle plus de 15 millions de publications faites sur les réseaux sociaux aux États-Unis.

  • Ces publications sont analysées automatiquement afin d’évaluer si elles auront un effet positif sur la valeur du titre de l’entreprise citée.
  • La composition de l’indice est mise à jour tous les trois mois à partir des données obtenues.

Apple, Amazon, Facebook, DraftKings, Netflix et Tesla sont parmi les titres qui composent l’indice. 

  • En 2020, son rendement a été de 67%. 
  • À titre comparatif, l’indice S&P 500 de la bourse de New York a été de 20%.

Des titres plus spéculatifs comme ceux du détaillant américain de jeux vidéo GameStop et de la chaîne de cinéma AMC, qui ont généré beaucoup de spéculation au cours des deux derniers mois, sont pour le moment absents de ce FNB.

  • Les deux sociétés valaient chacune moins de 5 milliards $US au moment de mettre l’indice à jour, au début janvier.
  • AMC vaut aujourd’hui moins de 3 milliards $US en bourse et ne sera pas considérée lors de la prochaine mise à jour.
  • GameStop vaut un peu plus de 9 milliards $US, mais l’opinion des réseaux sociaux à son sujet n’a pas été exclusivement positive ces derniers mois, ce qui devrait l’exclure également, selon Van Eck.

Baser sa stratégie d’investissement sur ce que publient les internautes sur les réseaux sociaux demeure très risqué.

  • Le FNB BUZZ a d’ailleurs perdu 3,6% en valeur lors de sa première séance en bourse, la semaine dernière.
  • Il a profité d’un regain vendredi, mais a tout de même terminé la semaine 1,6% sous sa valeur de lancement.
Alain McKenna
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La supergrappe québécoise Scale AI dévoile cinq projets d’application de l’intelligence artificielle en entreprise

Publié le 22 fév 2021
La supergrappe québécoise Scale AI dévoile cinq projets d’application de l’intelligence artificielle en entreprise

(Source: Alimentation Couche-Tard)

  • Financés par Scale AI et les gouvernements du Québec et du Canada, les cinq projets visent à élargir l’utilisation de l’intelligence artificielle à des secteurs d’affaires variés dont l’alimentation, le commerce de détail, le transport et l’aéronautique.
  • Ces projets représentent un investissement de 17 millions $. Alimentation Couche-Tard, Bell Canada Bombardier et Transport Trimac sont parmi les entreprises qui en bénéficient.

Les cinq projets sont:

  • la création par Alimentation Couche-Tard d’une solution de tarification optimisée en fonction de la demande des consommateurs;
  • le déploiement par Bombardier d’un outil permettant de mieux anticiper la demande en pièces de rechange qui vont dans l’entretien de ses avions;
  • l’automatisation par Bell Canada d’une partie de sa prise de commandes pour accélérer l’installation de connexions à Internet par fibre optique au sein des entreprises;
  • le développement d’algorithmes pour aider les sociétés de transport Ray-Mont et Argus Transport à réduire le nombre de déplacements à vide qu’effectuent leurs véhicules sur une base régulière; et
  • la conception par la société de camionnage Trimac et l’Université McGill d’un système qui aiderait à prévoir les pannes des véhicules pour réduire les coûts et l’impact sur le transport de marchandises.

Scale AI a été créée en 2018 au Québec, dans le cadre du projet de «supergrappes technologiques» du gouvernement fédéral, pour stimuler l’adoption par les entreprises canadiennes d’applications concrètes d’intelligence artificielle (IA) en vue d’améliorer leur productivité et d’être plus compétitives.

Ottawa espère que les investissements faits dans le cadre de Scale AI d’ici 2028 ajouteront 16,5 milliards $ au PIB du Canada et créeront 16 000 nouveaux emplois spécialisés en IA.

Alain McKenna
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La technologie d’aide en santé mentale de la startup montréalaise Aifred Health reconnue par le IBM AI X Prize

Publié le 16 fév 2021
La technologie d’aide en santé mentale de la startup montréalaise Aifred Health reconnue par le IBM AI X Prize

(Source: Aifred Health)

  • La startup montréalaise Aifred Health a été choisie parmi plus de 700 candidates pour faire partie des trois finalistes du X Prize d’IBM. Le grand prix de 3 millions $US sera décerné en juin prochain.
  • Cette reconnaissance, ainsi qu’un financement privé de 4 millions $ obtenu en décembre, aideront à Aifred Health à tenir des essais cliniques pour valider l’efficacité de son application d’intelligence artificielle. Elle aide les spécialistes de la santé à détecter puis traiter la dépression chez leurs patients.

L’Université de Sherbrooke reçoit 375 000 $ du gouvernement fédéral pour renforcer la cybersécurité des réseaux de distribution électriques

Publié le 27 janv. 2021
L’Université de Sherbrooke reçoit 375 000 $ du gouvernement fédéral pour renforcer la cybersécurité des réseaux de distribution électriques

(Source: Hydro-Sherbrooke)

  • Les chercheurs universitaires et la société Hydro-Sherbrooke tenteront de mettre au point une intelligence artificielle capable de déjouer les attaques informatiques qui pourraient affecter le comportement des réseaux électriques publics.
  • Le Canada souhaite ainsi se prémunir des risques qu’imposent aux réseaux publics l’incorporation de nouvelles sources d’énergie, les interconnexions d’un marché à l’autre plus fréquentes, et l’offre aux consommateurs de nouveaux services passant par Internet.

Des start-ups québécoises à surveiller en 2021

BrainBox AI rend les immeubles «intelligents»

Publié le 27 déc 2020
BrainBox AI rend les immeubles «intelligents»

(Source: BrainBox)

  • BrainBox AI a conçu une plateforme logicielle qui optimise la climatisation, la ventilation et le chauffage des immeubles commerciaux au point d’en réduire de 25% la consommation énergétique en trois mois à peine.
  • L’entreprise montréalaise a connu une excellente année 2020. Elle a décroché des contrats sur tous les continents et a été choisie parmi les meilleures inventions de 2020 du magazine Time.

Sa technologie: les algorithmes de BrainBox comprennent un mélange d’apprentissage profond et de prise de décision automatisée inspirée de l’intelligence artificielle. Sa technologie peut réduire en plus de 40% l’empreinte écologique des bâtiments dont elle s’occupe.

Son potentiel: ces deux facteurs devraient en faire une entreprise en forte demande en 2021 et dans les années à venir, vu l’insistance des gouvernements nord-américains d’améliorer l’efficacité énergétique des immeubles pour atteindre leurs cibles climatiques de 2030.

Sa situation financière: en avril 2020, en pleine pandémie, BrainBox AI a bouclé une ronde de financement de 12 millions $.

Alain McKenna
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Le gouvernement du Québec débloque 25 millions $ pour stimuler l’utilisation de l’intelligence artificielle par les entreprises québécoises

Publié le 7 déc 2020
Le gouvernement du Québec débloque 25 millions $ pour stimuler l’utilisation de l’intelligence artificielle par les entreprises québécoises

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon (Source: Facebook)

  • Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon a présenté un appel de projets d’innovation en intelligence artificielle (IA) qui cible à la fois les start-up, les PME et les grandes entreprises.
  • Cette aide financière, qui s’ajoute à un programme de subventions de 40 millions $ déjà existant, vise à accélérer l’adoption et la commercialisation des solutions d’IA créées au Québec.

Sans mentionner explicitement la vente d’Element AI survenue la semaine dernière, le ministre Fitzgibbon a reconnu que les entreprises québécoises spécialisées en IA peinaient à commercialiser leur technologie.

L’aide annoncée hier cible spécifiquement les projets d’application de l’IA aux activités des entreprises, quelle que soit leur taille.

  • Les start-up ont droit à une contribution du gouvernement de 50 000 $.
  • Les PME ont droit à une aide pouvant atteindre 150 000 $.
  • Les grandes entreprises peuvent obtenir une aide de 500 000 $ si elles soumettent un projet seules, ou de 1,5 million $ pour un projet collaboratif.

Une somme additionnelle de 867 000 $ ira à six centres collégiaux de transfert de technologie pour améliorer la recherche appliquée en IA.

Alain McKenna
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La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

Publié le 1er déc 2020
La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

(Photo Element AI)

  • Element AI n’a pas su transformer sa recherche en intelligence artificielle en une entreprise durable et elle a dû la vendre, au lieu de trouver du nouveau financement.
  • Résultat: les plus gros joueurs en intelligence artificielle à Montréal sont désormais tous étrangers, comme c’est également le cas dans le jeu vidéo.

Element AI détenait neuf technologies brevetées ou en instance de brevet. Elle avait des partenariats en cours dans les secteurs de l’assurance, des électroménagers et du transport.

Ces atouts n’ont pas suffi.

  • «C’est dommage de voir cette entreprise d’intelligence artificielle à fort potentiel se faire acquérir si tôt dans son parcours», a dit à InfoBref Chris Arsenault, associé du fonds de capital-risque montréalais iNovia.
  • «Ce n’était pas un modèle d’affaires rentable», a résumé Charles Émond, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en conférence virtuelle.

La commercialisation a toujours été le maillon faible des technologies canadiennes, rappelle en entrevue à InfoBref la PDG du centre de recherche en intelligence artificielle Mila, Valérie Pisano.

Qu’Element AI n’ait pas su s’imposer comme leader dans son créneau est un problème «qui dépasse l’intelligence artificielle», note-t-elle. Il se pose aussi dans le jeu vidéo, les effets visuels et la mobilité – trois secteurs dans lesquels Montréal est reconnue pour sa main-d’œuvre performante et bon marché plus que pour la notoriété de ses principales entreprises locales.

Le verre est quand même à moitié plein, croit Valérie Pisano.

  • «Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, Montréal continue d’attirer l’investissement étranger.»
  • «Je ne suis pas très inquiète pour les gens qui ont perdu leur emploi non plus: ils vont s’en trouver un autre rapidement.» 
Alain McKenna
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La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

(Photo Element AI)

Google fait une percée en recherche médicale qui pourrait grandement accélérer la création de nouveaux médicaments

Publié le 1er déc 2020
Google fait une percée en recherche médicale qui pourrait grandement accélérer la création de nouveaux médicaments

(Source : DeepMind)

  • En réunissant des experts en biologie, en physique et en informatique, DeepMind, la filiale de Google spécialisée en intelligence artificielle, est parvenue à expliquer un comportement des cellules du corps humain qui embête les chercheurs depuis plus de 50 ans.
  • En prédisant correctement le comportement de ces cellules, il serait possible de produire, sur mesure pour chaque patient, des médicaments sans effets secondaires.

Le «repliement des protéines» est le nom du problème vieux de 50 ans que DeepMind aurait résolu.

  • Les protéines sont des molécules complexes, essentielles à la vie et dont le comportement change constamment, ce qui les rend très imprévisibles.
  • Plus maintenant: DeepMind a créé un modèle informatique capable de modéliser très fidèlement des protéines et même de prédire leur changement de structure.

L’impact sur la recherche médicale pourrait être significatif. Si la technologie de DeepMind remplit ses promesses:

  • Les sociétés pharmaceutiques pourront prédire plus rapidement quelle sera la réaction du corps humain aux vaccins et médicaments qu’elles développent.
  • Chaque traitement pourra être adapté en fonction du patient pour minimiser les effets secondaires de certains produits chimiques.

«Cela constitue une avancée inouïe», qui «aura un impact fondamental sur la recherche biologique», assure le lauréat du Prix Nobel de médecine et président de la Société royale britannique Venki Ramakrishnan.

Alain McKenna
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Le Mila dévoile CodeCarbon, un logiciel libre qui évalue les émissions polluantes générées par les applications informatiques

Publié le 1er déc 2020
Le Mila dévoile CodeCarbon, un logiciel libre qui évalue les émissions polluantes générées par les applications informatiques

(Source: Mila)

  • Ce logiciel a été mis au point à Montréal par le Mila, en partenariat avec des spécialistes en intelligence artificielle américains, afin d’inciter les développeurs à réduire l’empreinte environnementale de leurs applications.
  • CodeCarbon analyse comment une application échange des données sur Internet, puis elle détermine l’hébergement infonuagique le moins polluant en fonction de sa source d’énergie et de la proximité de ses utilisateurs.