Intelligence artificielle

Des start-ups québécoises à surveiller en 2021

BrainBox AI rend les immeubles «intelligents»

Publié le 27 déc 2020
BrainBox AI rend les immeubles «intelligents»

(Source: BrainBox)

  • BrainBox AI a conçu une plateforme logicielle qui optimise la climatisation, la ventilation et le chauffage des immeubles commerciaux au point d’en réduire de 25% la consommation énergétique en trois mois à peine.
  • L’entreprise montréalaise a connu une excellente année 2020. Elle a décroché des contrats sur tous les continents et a été choisie parmi les meilleures inventions de 2020 du magazine Time.

Sa technologie: les algorithmes de BrainBox comprennent un mélange d’apprentissage profond et de prise de décision automatisée inspirée de l’intelligence artificielle. Sa technologie peut réduire en plus de 40% l’empreinte écologique des bâtiments dont elle s’occupe.

Son potentiel: ces deux facteurs devraient en faire une entreprise en forte demande en 2021 et dans les années à venir, vu l’insistance des gouvernements nord-américains d’améliorer l’efficacité énergétique des immeubles pour atteindre leurs cibles climatiques de 2030.

Sa situation financière: en avril 2020, en pleine pandémie, BrainBox AI a bouclé une ronde de financement de 12 millions $.

Alain McKenna
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Le gouvernement du Québec débloque 25 millions $ pour stimuler l’utilisation de l’intelligence artificielle par les entreprises québécoises

Publié le 7 déc 2020
Le gouvernement du Québec débloque 25 millions $ pour stimuler l’utilisation de l’intelligence artificielle par les entreprises québécoises

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon (Source: Facebook)

  • Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon a présenté un appel de projets d’innovation en intelligence artificielle (IA) qui cible à la fois les start-up, les PME et les grandes entreprises.
  • Cette aide financière, qui s’ajoute à un programme de subventions de 40 millions $ déjà existant, vise à accélérer l’adoption et la commercialisation des solutions d’IA créées au Québec.

Sans mentionner explicitement la vente d’Element AI survenue la semaine dernière, le ministre Fitzgibbon a reconnu que les entreprises québécoises spécialisées en IA peinaient à commercialiser leur technologie.

L’aide annoncée hier cible spécifiquement les projets d’application de l’IA aux activités des entreprises, quelle que soit leur taille.

  • Les start-up ont droit à une contribution du gouvernement de 50 000 $.
  • Les PME ont droit à une aide pouvant atteindre 150 000 $.
  • Les grandes entreprises peuvent obtenir une aide de 500 000 $ si elles soumettent un projet seules, ou de 1,5 million $ pour un projet collaboratif.

Une somme additionnelle de 867 000 $ ira à six centres collégiaux de transfert de technologie pour améliorer la recherche appliquée en IA.

Alain McKenna
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La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

Publié le 1er déc 2020
La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

(Photo Element AI)

  • Element AI n’a pas su transformer sa recherche en intelligence artificielle en une entreprise durable et elle a dû la vendre, au lieu de trouver du nouveau financement.
  • Résultat: les plus gros joueurs en intelligence artificielle à Montréal sont désormais tous étrangers, comme c’est également le cas dans le jeu vidéo.

Element AI détenait neuf technologies brevetées ou en instance de brevet. Elle avait des partenariats en cours dans les secteurs de l’assurance, des électroménagers et du transport.

Ces atouts n’ont pas suffi.

  • «C’est dommage de voir cette entreprise d’intelligence artificielle à fort potentiel se faire acquérir si tôt dans son parcours», a dit à InfoBref Chris Arsenault, associé du fonds de capital-risque montréalais iNovia.
  • «Ce n’était pas un modèle d’affaires rentable», a résumé Charles Émond, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en conférence virtuelle.

La commercialisation a toujours été le maillon faible des technologies canadiennes, rappelle en entrevue à InfoBref la PDG du centre de recherche en intelligence artificielle Mila, Valérie Pisano.

Qu’Element AI n’ait pas su s’imposer comme leader dans son créneau est un problème «qui dépasse l’intelligence artificielle», note-t-elle. Il se pose aussi dans le jeu vidéo, les effets visuels et la mobilité – trois secteurs dans lesquels Montréal est reconnue pour sa main-d’œuvre performante et bon marché plus que pour la notoriété de ses principales entreprises locales.

Le verre est quand même à moitié plein, croit Valérie Pisano.

  • «Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, Montréal continue d’attirer l’investissement étranger.»
  • «Je ne suis pas très inquiète pour les gens qui ont perdu leur emploi non plus: ils vont s’en trouver un autre rapidement.» 
Alain McKenna
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La vente d’Element AI à une entreprise américaine illustre un problème récurrent des technologies montréalaises

(Photo Element AI)

Google fait une percée en recherche médicale qui pourrait grandement accélérer la création de nouveaux médicaments

Publié le 1er déc 2020
Google fait une percée en recherche médicale qui pourrait grandement accélérer la création de nouveaux médicaments

(Source : DeepMind)

  • En réunissant des experts en biologie, en physique et en informatique, DeepMind, la filiale de Google spécialisée en intelligence artificielle, est parvenue à expliquer un comportement des cellules du corps humain qui embête les chercheurs depuis plus de 50 ans.
  • En prédisant correctement le comportement de ces cellules, il serait possible de produire, sur mesure pour chaque patient, des médicaments sans effets secondaires.

Le «repliement des protéines» est le nom du problème vieux de 50 ans que DeepMind aurait résolu.

  • Les protéines sont des molécules complexes, essentielles à la vie et dont le comportement change constamment, ce qui les rend très imprévisibles.
  • Plus maintenant: DeepMind a créé un modèle informatique capable de modéliser très fidèlement des protéines et même de prédire leur changement de structure.

L’impact sur la recherche médicale pourrait être significatif. Si la technologie de DeepMind remplit ses promesses:

  • Les sociétés pharmaceutiques pourront prédire plus rapidement quelle sera la réaction du corps humain aux vaccins et médicaments qu’elles développent.
  • Chaque traitement pourra être adapté en fonction du patient pour minimiser les effets secondaires de certains produits chimiques.

«Cela constitue une avancée inouïe», qui «aura un impact fondamental sur la recherche biologique», assure le lauréat du Prix Nobel de médecine et président de la Société royale britannique Venki Ramakrishnan.

Alain McKenna
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Le Mila dévoile CodeCarbon, un logiciel libre qui évalue les émissions polluantes générées par les applications informatiques

Publié le 1er déc 2020
Le Mila dévoile CodeCarbon, un logiciel libre qui évalue les émissions polluantes générées par les applications informatiques

(Source: Mila)

  • Ce logiciel a été mis au point à Montréal par le Mila, en partenariat avec des spécialistes en intelligence artificielle américains, afin d’inciter les développeurs à réduire l’empreinte environnementale de leurs applications.
  • CodeCarbon analyse comment une application échange des données sur Internet, puis elle détermine l’hébergement infonuagique le moins polluant en fonction de sa source d’énergie et de la proximité de ses utilisateurs.

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L’achat d’Element AI pour une fraction de sa valeur mettrait la moitié de son effectif en péril

Publié le 30 nov. 2020
L’achat d’Element AI pour une fraction de sa valeur mettrait la moitié de son effectif en péril

(Photo Element AI)

  • L’éditeur de logiciels californien ServiceNow aurait payé 500 millions $US pour Element AI, qui avait une valeur estimée à plus de 700 millions $US à la fin 2019.
  • ServiceNow a annoncé la création d’un centre d’innovation en intelligence artificielle au Canada qui intégrera une partie des employés d’Element AI, mais qui pourrait entraîner la mise à pied de la moitié d’entre eux, a laissé entendre un porte-parole à la presse américaine.
L’achat d’Element AI pour une fraction de sa valeur mettrait la moitié de son effectif en péril

(Photo Element AI)

Les robots conversationnels de la start-up montréalaise Heyday seront intégrés à Shopify

Publié le 26 nov. 2020
Les robots conversationnels de la start-up montréalaise Heyday seront intégrés à Shopify

Un exemple de l’agent conversationnel de Heyday (Source: Heyday)

  • La solution de Heyday pour la plateforme de Shopify sera une version simplifiée de son agent d’intelligence artificielle qui automatise le clavardage, la FAQ et le suivi des commandes sur les sites des marchands.
  • C’est un grand coup pour la start-up montréalaise: Shopify déploiera ce nouvel outil immédiatement dans plus de 77 pays à travers le monde.

Google renouvelle son aide financière au centre de recherche en intelligence artificielle montréalais Mila

Publié le 13 nov. 2020
Google renouvelle son aide financière au centre de recherche en intelligence artificielle montréalais Mila

Yoshua Bengio

  • Le centre de recherche, anciennement affilié à l’Université de Montréal, recevra de Google près de 4 millions $ au fil des trois prochaines années.
  • Avec ce geste, Google dit réitérer sa confiance en Yoshua Bengio, le fondateur du Mila qui a contribué à positionner Montréal en tête de la recherche mondiale en IA. 
Google renouvelle son aide financière au centre de recherche en intelligence artificielle montréalais Mila

Yoshua Bengio

Une IA montréalaise rendant les immeubles commerciaux plus «intelligents» connaît du succès à l’international

Publié le 26 oct. 2020
Une IA montréalaise rendant les immeubles commerciaux plus «intelligents» connaît du succès à l’international
  • D’ici six mois, AMP Capital, un des plus grands gestionnaires d’immeubles d’Asie-Pacifique et d’Océanie, automatisera le chauffage et la climatisation dans tous ses immeubles commerciaux d’Australie et de Nouvelle-Zélande en recourant à la technologie de BrainBox AI.
  • Un an et demi après sa fondation, cette startup montréalaise compte déjà une trentaine de clients sur cinq continents, grâce à une solution logicielle qui promet de réduire de 25% la facture d’énergie des immeubles trois mois seulement après son installation.

Novartis Canada et le Mila inaugurent Biome, un centre de recherche en intelligence artificielle appliquée au secteur de la santé

Publié le 21 oct. 2020
Novartis Canada et le Mila inaugurent Biome, un centre de recherche en intelligence artificielle appliquée au secteur de la santé

(Photo Novartis Pharma Canada)

  • Ce centre montréalais regroupe déjà quelques start-ups et des entreprises établies, dont Novartis et Ubisoft, qui comptent commercialiser rapidement des solutions de santé numériques développées par des chercheurs universitaires du Mila.
  • Novartis et le Mila ont eu une aide financière d’Ottawa, dans le cadre d’un programme d’aide fédéral de 125 millions $ visant à stimuler la recherche en intelligence artificielle faite au Canada.

Une IA californienne crée 30 emplois à Montréal pour améliorer le soutien technique des entreprises d’ici

Publié le 6 oct. 2020
  • Peritus.AI a mis au point une plateforme qui passe en revue tous les cas passés de soutien technique pour aider les centres d’appels à fournir plus rapidement les bonnes réponses aux consommateurs.
  • La start-up a été fondée en 2017 par deux vétérans du secteur techno, dont le Canadien Robin Purohit, et possède également un bureau en Inde.

Déjà victorieuse au jeu de Go et aux échecs, l’IA devient championne de curling

Publié le 28 sept. 2020
Déjà victorieuse au jeu de Go et aux échecs, l’IA devient championne de curling
  • Curly, un robot de l’Université de Corée, a remporté trois de ses quatre matchs contre des champions coréens de curling la semaine dernière.
  • Dépourvu de balai, Curly a eu recours à «l’apprentissage profond par renforcement», une technique d’IA qui lui a permis de s’adapter aux conditions changeantes des pierres sur la glace.