Intelligence artificielle

Nouvelles, annonces, projets, données, enjeux, bonnes pratiques, tendances et débats concernant l’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais), son développement, son potentiel, son encadrement législatif et réglementaire, et ses utilisations, particulièrement au Québec et au Canada [voir aussi dans InfoBref: Infonuagique, Informatique, Innovation, Technos québécoises, TI / technologies en entreprise]

Jeune entreprise québécoise innovante

Rithmik amène l’intelligence artificielle dans les mines

Publié le 3 oct. 2021
Rithmik amène l’intelligence artificielle dans les mines

Amanda Truscott, cofondatrice et PDG de Rithmik Solutions

  • Une machine qui tombe soudain en panne: pour une mine, cette mauvaise surprise peut coûter une fortune.
  • Le logiciel de Rithmik Solutions, une startup de Montréal, aide les mines à identifier les causes des défaillances mécaniques de leurs équipements mobiles. Il alerte les exploitants miniers dès qu’un problème émerge pour qu’ils fassent un entretien préventif adéquat. Cela leur fait faire des économies, et réduit les émissions de gaz à effet de serre dues à des équipements mal entretenus.

Le problème: l’énorme coût des pannes et des bris d’équipement dans les mines.

La maintenance de ses équipements constitue généralement entre 20 et 50% des coûts d’exploitation d’une mine.

«Or, 82% des opérations de maintenance de ces équipements ne sont pas planifiées. Elles se font au moment où survient une panne ou un bris imprévu», explique à InfoBref Amanda Truscott, cofondatrice et PDG de Rithmik Solutions.

L’arrêt d’un équipement entraîne très souvent celui d’autres composantes de la chaîne de production, ce qui fait grimper les coûts.

Amanda Truscott donne l’exemple d’une pompe à huile dans un véhicule industriel.

  • «La réparer coûte normalement environ 40 000 $, dit-elle.
  • Mais si la panne de la pompe n’est pas détectée, ce qui est assez courant, elle peut entraîner une panne de moteur qui a alors un impact plus proche de 2 millions $.»

Il y a aussi un coût environnemental.

  • Faire venir d’urgence certaines pièces par avion ou hélicoptère produit beaucoup plus de gaz à effet de serre que si la pièce était venue à l’avance par la route ou par rail.

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La solution: un logiciel d’analyse de données qui permet de prévoir les bris et les pannes et de planifier les activités de maintenance en conséquence.

  • Le logiciel de Rithmik réunit toutes les données qu’une mine collecte déjà à partir des capteurs installés sur ses appareils.
  • Il analyse ensuite les données et, à l’aide de modèles d’intelligence artificielle, aide les exploitants à déterminer les causes profondes des défaillances d’équipement.
  • Cela lui permet de faire des prévisions sur le degré d’usure de certaines pièces et la probabilité qu’un problème survienne.
  • Le logiciel établit aussi des seuils à partir desquels il vaut la peine d’alerter l’exploitant de la mine pour qu’il inspecte l’équipement et, le cas échéant, le répare ou le remplace.

Ces activités de maintenance planifiées limitent les interruptions de la production.

  • Elles permettent aussi d’utiliser le matériel d’une façon plus efficace, ce qui réduit sa consommation en carburant.
  • «La réduction des gaz à effet de serre qui découle de cette optimisation peut atteindre 15%», précise Amanda Truscott.

Le modèle d’affaires:

Le logiciel d’analyse d’actifs de Rithmik est vendu aux mines sous la forme d’un logiciel en tant que service, hébergé dans le nuage, accessible par abonnement payant.


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Où l’entreprise en est-elle actuellement?

Rithmik se concentre d’abord sur le matériel roulant ou mobile tel que les bulldozers, les pelles mécaniques et les camions – des machines de très grande dimension – dans les mines à ciel ouvert.

Elle a terminé un premier projet pilote au Canada et en mène actuellement deux autres: l’un dans une mine de fer au Québec, l’autre dans une mine de cuivre en Afrique.

Créée en Colombie-Britannique, l’entreprise s’est relocalisée à Montréal.

2 employés se sont déjà joints aux 3 cofondateurs, et 2 employés supplémentaires devraient les rejoindre prochainement.

L’entreprise a reçu au début de l‘été un financement de 1,2 million $US dans une ronde menée par un fonds de Vancouver et à laquelle a participé le fonds québécois Ecofuel.

Rithmik a été nommée l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

Prochaines étapes à surveiller:

Rithmik négocie actuellement des contrats de service à long terme avec ses premiers clients.

L’entreprise va aussi perfectionner son logiciel.

Actuellement, il émet des alertes liées à certains indicateurs pour signaler où un problème se profile à l’horizon.

  • L’exploitant de la mine détermine l’origine du problème et choisit comment le régler.

Dans l’avenir, le logiciel devrait faciliter davantage le travail des équipes d’entretien.

  • Il leur fournira une interprétation des données qui indiquera la pièce d’équipement en cause, calculera le délai probable avant une défaillance et suggérera les mesures à prendre.
Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Zetane démocratise l’intelligence artificielle pour accélérer son adoption

Publié le 6 sept. 2021
Zetane démocratise l’intelligence artificielle pour accélérer son adoption

Guillaume Hervé, PDG et cofondateur de Zetane. À droite, sa photo est fusionnée avec un vitrail par un modèle d’apprentissage automatique [image: copie d’écran du logiciel Zetane]

  • L’intelligence artificielle (IA) est fascinante, mais aussi inquiétante. On ne sait pas trop pourquoi ni comment elle tire des conclusions ou prend une décision: c’est une «boîte noire» dont on ignore comment elle fonctionne.
  • La jeune entreprise montréalaise Zetane a pourtant trouvé une façon d’ouvrir la boîte noire pour rendre le fonctionnement des logiciels d’IA plus faciles à comprendre aux gestionnaires et professionnels non spécialistes, afin d’accélérer le développement d’applications pratiques et leur adoption dans les entreprises.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque: la méfiance des décideurs à l’égard de l’IA et des risques qu’elle pourrait faire courir à leur entreprise.

Selon la firme de recherche Gartner, 85% des projets d’IA qui sont développés ne sont, en fin de compte, jamais déployés.

«C’est parce que les preneurs de décision n’ont pas suffisamment confiance», explique à InfoBref Guillaume Hervé, PDG et cofondateur de Zetane.

  • «Comme ils n’arrivent pas à comprendre le processus de décision des algorithmes d’IA, ils hésitent à prendre la responsabilité de les implanter lorsqu’une erreur pourrait avoir des conséquences graves ou coûteuses.»

C’est particulièrement vrai dans des secteurs comme l’aérospatiale, la défense, l’imagerie médicale, les véhicules autonomes ou la production robotisée sur des chaînes de fabrication.

«Les gestionnaires doivent gérer le risque, poursuit Guillaume Hervé. Ils veulent savoir pourquoi, comment et quand un système d’IA pourrait faire une erreur.»

La solution: un logiciel qui permet à des non-spécialistes de l’IA de regarder dans la boîte noire pour visualiser comment les algorithmes fonctionnent.

«Certaines zones du cerveau humain sont plus spécialisées dans tel ou tel type de travail, rappelle Guillaume Hervé. C’est un peu la même chose en IA. Un système d’IA est un réseau de neurones virtuels, où chaque neurone fait une contribution précise à l’analyse des données.»

Le logiciel de Zetane permet de voir un système d’IA comme un cerveau, en montrant quel neurone fait quelle contribution.

  • Ainsi, un non-spécialiste peut mieux suivre le cheminement de l’analyse des données, et reconnaître les endroits, dans le système, où il pourrait y avoir une faiblesse.
  • Il peut alors discuter avec le développeur pour qu’il améliore cette partie du système.

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Un exemple d’application:

Un client de Zetane développait un logiciel d’IA pour gérer des trains autonomes, sans conducteur.

Le système devait arrêter le train s’il y avait un obstacle sur la voie.

Le problème est que le train s’arrêtait également juste avant d’arriver dans un tunnel, même s’il n’y avait pas d’obstacle. Pourquoi?

«En passant le système dans notre logiciel, on a pu identifier la source du problème, raconte Guillaume Hervé.

  • Le système se basait sur la reconnaissance de la forme d’un obstacle potentiel.
  • Or, de loin, l’entrée d’un tunnel est une forme noire qui peut ressembler à un gros rocher sur la voie – c’était justement l’un des exemples d’obstacle sur lequel le modèle d’IA avait été entraîné.

On a modifié le modèle et les données pour l’entraîner, ce qui a réglé le problème.»

Le modèle d’affaires:

Zetane vend des licences de son logiciel à des entreprises qui développent des modèles d’IA pour leurs propres besoins, et à des firmes de consultation spécialisées.

  • La licence de base est de 50 $ par mois.
  • La société commercialise, en option, des services complémentaires pour personnaliser son logiciel.
  • Il existe aussi une version gratuite du logiciel, pour faire de premiers essais.

Où l’entreprise en est-elle actuellement?

Elle a 14 employés – ingénieurs, développeurs, scientifiques de données, dont la majorité travaillent à Montréal.

Déjà, plus de 400 organisations dans une quarantaine de pays utilisent son logiciel.

Elle a été sélectionnée comme l’une de Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

Zetane a obtenu du financement de programmes gouvernementaux et plusieurs subventions – dont une d’Epic Games, un grand studio américain de jeux vidéo.

Au total, elle a reçu 1,5 million $ en financement, mais ses 2 cofondateurs possèdent encore la quasi-totalité du capital.

À surveiller:

  • Zetane lancera à l’automne, sous la forme de logiciel en tant que service disponible à distance, de nouveaux services d’essai et de validation des données pour des applications industrielles d’IA.
  • Elle prévoit une collecte de fonds en capital au début de 2022.

Lundi prochain dans InfoBref, découvrez l’entreprise Empego. Ne manquez pas nos nouvelles Affaires, Politique et Techno pour entrepreneurs, gestionnaires et professionnels: abonnez-vous gratuitement à nos infolettres quotidiennes ici ou en cliquant sur le bouton Infolettres en haut à droite.

Patrick Pierra
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L’entreprise montréalaise Heyday AI rejoint Hootsuite pour 60 millions $

Publié le 3 août 2021
L’entreprise montréalaise Heyday AI rejoint Hootsuite pour 60 millions $

(Source: Heyday AI)

  • Heyday, une jeune pousse d’intelligence artificielle conversationnelle qui offre aux marques une expérience client personnalisée grâce à l’IA, vient d’être achetée par Hootsuite, une entreprise de Vancouver qui commercialise des outils pour gérer les comptes de réseaux sociaux des entreprises. 
  • Fondée à Montréal en 2017, Heyday a connu une forte expansion dans la dernière année et emploie aujourd’hui 80 personnes. En intégrant Hootsuite, qui compte 18 millions d’utilisateurs à travers le monde, Heyday veut s’ouvrir de nouveaux marchés à l’international.

Mercedes Benz choisit la startup montréalaise Algolux pour un projet d’intelligence artificielle

Publié le 21 juil 2021
Mercedes Benz choisit la startup montréalaise Algolux pour un projet d’intelligence artificielle

[Source: YouTube]

  • Algolux, qui se spécialise dans les logiciels de vision par ordinateur, travaillera avec une vingtaine de partenaires chapeautés par Mercedes Benz dans un programme de 3 ans pour élaborer un système de conduite autonome de niveau 4 pour des véhicules destinés au grand public. 
  • Algolux contribuera à produire un nouveau système de capteurs adapté à des conditions de faible visibilité.

Le coût total du projet est de 32 millions $.

  • Algolux en recevra environ 3 millions $. 

Les niveaux d’autonomie d’un véhicule:

  • Niveaux 1 et 2: le véhicule peut contrôler certains paramètres de conduite (direction, vitesse, freinage), mais le conducteur doit effectuer certaines manœuvres.
  • Niveau 3: le véhicule s’occupe de toutes les manœuvres de la conduite, mais le conducteur doit demeurer vigilant, puisqu’il peut être appelé à reprendre le contrôle du véhicule à tout moment, notamment en cas d’imprévu. 
  • Niveau 4: le véhicule s’occupe de toutes les manœuvres de la conduite. Toutefois, le conducteur peut être appelé à conduire si les conditions sont trop mauvaises pour le système d’intelligence artificielle du véhicule. C’est le niveau visé par le projet.
  • Niveau 5: il n’y a ni volant ni pédale. Le véhicule prend en charge tous les aspects de la conduite. 
Félix Côté
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Québec investit 40 millions $ en formation aux technologies de l’information

Publié le 24 mai 2021
  • Le gouvernement Legault crée un nouveau programme pour aider les personnes qui souhaitent se réorienter en intelligence artificielle, en conception de logiciels, en robotique, en automatisation industrielle, ou en programmation de sites web.
  • Avec son Programme pour la requalification et l’accompagnement en technologie de l’information et des communications (Pratic), Québec propose, dès la rentrée, des formations accélérées et rémunérées. 

Il y a environ 10 000 postes vacants dans le secteur des technologies de l’information et des communications.

Ce manque d’effectifs a un impact sur la reprise économique, a affirmé hier le ministre du Travail Jean Boulet, lors du lancement du Programme Pratic.

  • Le gouvernement souhaite attirer 2500 travailleurs pour combler une partie de la pénurie de main-d’œuvre.

Avec ce nouveau programme, les personnes qui veulent se requalifier dans le secteur bénéficieront:

  • d’une formation accélérée payée 650 $ par semaine; et 
  • d’une bourse de 1950 $ une fois la formation réussie.

Ce programme s’adresse:

  • aux chômeurs qui ont perdu leur emploi durant la pandémie; et
  • aux personnes qui n’ont pas étudié à temps complet depuis un an.

Les formations proposées mèneront:

  • à une attestation d’études collégiales; 
  • à des certificats; 
  • à des microprogrammes universitaires; ou 
  • directement à un emploi.

Les inscriptions ouvriront le 1er juillet, et les formations débuteront en septembre.

Johanna Sabys
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L’Europe envisage d’interdire certaines utilisations de l’intelligence artificielle

Publié le 21 avr. 2021
  • La Commission européenne a publié un projet de réglementation de l’intelligence artificielle (IA). Selon ses concepteurs, il vise à favoriser le développement de l’IA, mais aussi à fixer des limites éthiques à son utilisation.
  • Aucun État ou groupe d’États n’avait, jusqu’à présent, proposé de codifier de façon aussi complète comment l’intelligence artificielle peut être utilisée.

Faire de l’IA «une technologie éthique»: telle est l’ambition affirmée par la vice-présidente exécutive de la Commission, Margrethe Vestager, en présentant ce projet de réglementation.

Le projet distingue:

  • les applications sans risque, qui ne nécessitent pas d’encadrement particulier;
  • les applications à risque faible, qui exigent surtout une transparence auprès des utilisateurs – par exemple, les informer que leur interlocuteur est en réalité un robot; et
  • les applications à haut risque.

Le projet classe dans cette dernière catégorie:

  • les applications qui pourraient servir à sélectionner des individus (pour des emplois ou pour l’admissibilité à certains services, par exemple); et
  • les systèmes d’identification biométrique (comme la reconnaissance faciale) à distance, par exemple dans des bâtiments ou des lieux publics.

Ces applications devraient passer des tests de conformité, ou elles pourraient être autorisées seulement dans certains cas.

De plus, le règlement projeté bannirait entièrement des utilisations qui porteraient atteinte aux droits fondamentaux, tels que les systèmes de surveillance généralisée d’une population, ou ceux qui viseraient à «manipuler» les idées et les comportements des citoyens.

Patrick Pierra
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Intel s’associe au Mila pour mettre l’intelligence artificielle au service de la recherche médicale

Publié le 21 avr. 2021
Intel s’associe au Mila pour mettre l’intelligence artificielle au service de la recherche médicale
  • L’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila), de Montréal, a annoncé aujourd’hui un partenariat stratégique avec le fabricant de microprocesseurs Intel.
  • Leur premier projet commun vise à accélérer le développement de nouveaux médicaments. Les chercheurs d’Intel et du Mila veulent exploiter de nouvelles méthodes d’intelligence artificielle pour découvrir plus rapidement de molécules qui pourraient répondre adéquatement à des virus ou à certaines bactéries.

Microsoft achète la société de reconnaissance vocale Nuance pour 20 milliards $US

Publié le 12 avr. 2021
Microsoft achète la société de reconnaissance vocale Nuance pour 20 milliards $US

L’interface Dragon Medical One (Source: Nuance)

  • Par cette acquisition – la deuxième plus importante de son histoire après celle de LinkedIn, Microsoft veut renforcer sa présence dans le secteur des technologies médicales, grâce à une combinaison d’outils d’intelligence artificielle et d’infonuagique.
  • Nuance Communications utilisait déjà la plateforme Azure de Microsoft pour son interface conversationnelle Dragon Medical One et ses autres outils de communication numériques destinés au secteur de la santé. Ces outils sont présents dans plus de trois hôpitaux sur quatre aux États-Unis.

L’acquisition s’inscrit dans la stratégie de Microsoft de développer des solutions infonuagiques spécialisées par secteur d’activité.

  • Son positionnement dans le secteur de la santé le distingue de fournisseurs infonuagiques plus «généralistes» comme Google et Amazon.
  • L’achat de Nuance lui permettra d’accroître rapidement ses revenus. Nuance a vu son chiffre d’affaires provenant du secteur de la santé augmenter de 37% en 2020 par rapport à 2019. 

La transaction pourrait avoir un impact à Montréal.

  • Nuance, dont le siège est en banlieue de Boston, exploite à Montréal un important centre de recherche-développement spécialisé dans la reconnaissance vocale.
  • Microsoft Research fait également, de son côté, de la recherche en intelligence artificielle dans la métropole.
Alain McKenna
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Canadian Tire met des camions de livraison autonomes sur la route en Ontario

Publié le 17 mars 2021
Canadian Tire met des camions de livraison autonomes sur la route en Ontario

Raghavender Sahdev, PDG de NuPort Robotics (NuPort Robotics)

  • Le détaillant canadien testera au cours des deux prochaines années des camions autonomes à moteur diesel équipés de la technologie de la société ontarienne NuPort Robotics. Ils feront la navette entre un centre de distribution de la grande région de Toronto et un terminal ferroviaire situé à 20 kilomètres.
  • Un conducteur sera derrière le volant en tout temps, mais l’objectif est de tester une fonction de pilotage automatique qui lui éviterait d’avoir à tenir le volant. Le projet pilote a reçu une aide de 1 million $ du gouvernement de l’Ontario.

Une startup d’intelligence artificielle qui automatise les demandes de crédits d’impôt en R-D des entreprises s’installe à Montréal

Publié le 14 mars 2021
Une startup d’intelligence artificielle qui automatise les demandes de crédits d’impôt en R-D des entreprises s’installe à Montréal

(Source: Boast AI)

  • La société californienne Boast.ai dit qu’elle a conçu une plateforme qui peut retrancher jusqu’à 16 mois entre le moment où une entreprise fait une demande de crédit d’impôt en recherche-développement et le moment où elle reçoit le crédit.
  • Boast.ai souhaite embaucher 25 personnes à Montréal pour améliorer sa plateforme. L’entreprise a été attirée au Québec par Investissement Québec et par l’analyse comparative internationale fDi Benchmark, du Financial Times, qui place Montréal au troisième rang des meilleures villes nord-américaines où investir en IA.

Un nouveau Fonds négocié en bourse utilise l’intelligence artificielle pour suivre les titres les plus populaires sur les réseaux sociaux

Publié le 7 mars 2021
Un nouveau Fonds négocié en bourse utilise l’intelligence artificielle pour suivre les titres les plus populaires sur les réseaux sociaux

(Source: Van Eck)

  • La firme d’investissement new-yorkaise Van Eck Securities vient de lancer à la bourse de New York le FNB «BUZZ», basé sur un indice qu’elle a créé: le BUZZ NextGen AI US Sentiment Leaders.
  • Il est composé des titres de 75 sociétés qui répondent à deux critères: leur valeur boursière dépasse 5 milliards $US et elles ont été fréquemment mentionnées de façon positive sur les réseaux sociaux au cours des derniers mois.

Chaque mois, Van Eck recense à l’aide d’algorithmes inspirés de l’intelligence artificielle plus de 15 millions de publications faites sur les réseaux sociaux aux États-Unis.

  • Ces publications sont analysées automatiquement afin d’évaluer si elles auront un effet positif sur la valeur du titre de l’entreprise citée.
  • La composition de l’indice est mise à jour tous les trois mois à partir des données obtenues.

Apple, Amazon, Facebook, DraftKings, Netflix et Tesla sont parmi les titres qui composent l’indice. 

  • En 2020, son rendement a été de 67%. 
  • À titre comparatif, l’indice S&P 500 de la bourse de New York a été de 20%.

Des titres plus spéculatifs comme ceux du détaillant américain de jeux vidéo GameStop et de la chaîne de cinéma AMC, qui ont généré beaucoup de spéculation au cours des deux derniers mois, sont pour le moment absents de ce FNB.

  • Les deux sociétés valaient chacune moins de 5 milliards $US au moment de mettre l’indice à jour, au début janvier.
  • AMC vaut aujourd’hui moins de 3 milliards $US en bourse et ne sera pas considérée lors de la prochaine mise à jour.
  • GameStop vaut un peu plus de 9 milliards $US, mais l’opinion des réseaux sociaux à son sujet n’a pas été exclusivement positive ces derniers mois, ce qui devrait l’exclure également, selon Van Eck.

Baser sa stratégie d’investissement sur ce que publient les internautes sur les réseaux sociaux demeure très risqué.

  • Le FNB BUZZ a d’ailleurs perdu 3,6% en valeur lors de sa première séance en bourse, la semaine dernière.
  • Il a profité d’un regain vendredi, mais a tout de même terminé la semaine 1,6% sous sa valeur de lancement.
Alain McKenna
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La supergrappe québécoise Scale AI dévoile cinq projets d’application de l’intelligence artificielle en entreprise

Publié le 22 fév 2021
La supergrappe québécoise Scale AI dévoile cinq projets d’application de l’intelligence artificielle en entreprise

(Source: Alimentation Couche-Tard)

  • Financés par Scale AI et les gouvernements du Québec et du Canada, les cinq projets visent à élargir l’utilisation de l’intelligence artificielle à des secteurs d’affaires variés dont l’alimentation, le commerce de détail, le transport et l’aéronautique.
  • Ces projets représentent un investissement de 17 millions $. Alimentation Couche-Tard, Bell Canada Bombardier et Transport Trimac sont parmi les entreprises qui en bénéficient.

Les cinq projets sont:

  • la création par Alimentation Couche-Tard d’une solution de tarification optimisée en fonction de la demande des consommateurs;
  • le déploiement par Bombardier d’un outil permettant de mieux anticiper la demande en pièces de rechange qui vont dans l’entretien de ses avions;
  • l’automatisation par Bell Canada d’une partie de sa prise de commandes pour accélérer l’installation de connexions à Internet par fibre optique au sein des entreprises;
  • le développement d’algorithmes pour aider les sociétés de transport Ray-Mont et Argus Transport à réduire le nombre de déplacements à vide qu’effectuent leurs véhicules sur une base régulière; et
  • la conception par la société de camionnage Trimac et l’Université McGill d’un système qui aiderait à prévoir les pannes des véhicules pour réduire les coûts et l’impact sur le transport de marchandises.

Scale AI a été créée en 2018 au Québec, dans le cadre du projet de «supergrappes technologiques» du gouvernement fédéral, pour stimuler l’adoption par les entreprises canadiennes d’applications concrètes d’intelligence artificielle (IA) en vue d’améliorer leur productivité et d’être plus compétitives.

Ottawa espère que les investissements faits dans le cadre de Scale AI d’ici 2028 ajouteront 16,5 milliards $ au PIB du Canada et créeront 16 000 nouveaux emplois spécialisés en IA.

Alain McKenna
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