TI/Techno en entreprise

La généralisation du télétravail semble augmenter les risques de cyberattaques pour les entreprises

Publié hier
La généralisation du télétravail semble augmenter les risques de cyberattaques pour les entreprises

(Source: Unsplash)

  • 63% des entreprises canadiennes ont subi davantage de cyberattaques ciblées depuis que le télétravail est devenu pratique courante pour leurs salariés. C’est ce qui ressort d’un sondage mené pour Proofpoint, une entreprise américaine de cybersécurité.
  • La moitié des chefs de la sécurité d’entreprises canadiennes croient que l’erreur humaine est leur plus grande vulnérabilité face aux cyberattaques.

L’entreprise montréalaise eStruxture obtient 600 millions $ pour consolider le marché canadien de l’infonuagique

Publié le 3 mai 2021
L’entreprise montréalaise eStruxture obtient 600 millions $ pour consolider le marché canadien de l’infonuagique

Un des centres d’eStruxture à Montréal (photo eStruxture)

  • eStruxture, qui se présente comme le plus grand fournisseur de services réseau et infonuagiques à propriété canadienne, a obtenu un financement de plus de 600 millions $ auprès de plusieurs institutions financières, dont la Caisse de dépôt et placement du Québec.
  • Le montant servira à financer l’acquisition des huit centres de données canadiens d’Aptum, une entreprise de Toronto connue auparavant sous le nom de Cogeco Peer 1. Depuis sa création en 2017, c’est la cinquième acquisition d’eStruxture, qui se concentre sur le marché canadien.

Google ne devrait pas rattraper de sitôt Microsoft et Amazon en tête du secteur des services infonuagiques

Publié le 4 fév 2021
Google ne devrait pas rattraper de sitôt Microsoft et Amazon en tête du secteur des services infonuagiques

(Source: Unsplash)

  • Google s’est fixé comme objectif de devenir le leader du marché mondial des services infonuagiques (cloud) d’ici 2023.
  • Actuellement, Amazon et Microsoft devancent Google en tête de cette industrie, et plusieurs analystes ne voient pas Google les surpasser au cours des deux prochaines années.

L’adoption des technologies numériques s’est accélérée avec la pandémie.

Google peut utiliser sa position de force dans la publicité en ligne et la mobilité en entreprise pour stimuler l’adoption de ses services en nuage. Cet avantage devrait l’aider à croître un peu plus vite que ses concurrents dans ce créneau.

Pour la première fois, Google a publié des données financières sur Google Cloud, la division infonuagique.

  • Elle a généré des revenus de 13 milliards $US en 2020, soit une hausse de 46% par rapport à 2019.
  • Malgré cette forte hausse, Google Cloud a terminé l’année avec un déficit de 5,6 milliards $US, alors qu’Amazon Web Services (AWS) et Microsoft Azure dégagent des profits.

Les activités infonuagiques de Google ne sont pas davantage profitables cette année. Google prévoit tripler le nombre d’employés de Google Cloud, ouvrir des centres de données un peu partout dans le monde, et investir dans le développement de nouveaux produits.

  • Cet investissement lui permet de signer de nouveaux clients importants. La semaine dernière, Ford a d’ailleurs annoncé qu’elle utiliserait Google Cloud pour l’ensemble de ses opérations mondiales.

Google gagnera des parts de marché dans l’infonuagique en 2021, mais pas assez pour rattraper ses deux rivaux.

  • Google Cloud ne représente encore qu’environ 5% du marché mondial des services infonuagiques.
  • Microsoft Azure détient environ 20% du marché.
  • Amazon Web Services (AWS) en possède 45%.

Le problème de Google est que la croissance du marché est aussi bénéfique pour ses concurrents. 

  • «Même si Google Cloud connaît un énorme succès, il lui sera impossible de rattraper les deux autres», écrit l’analyste américain John Dinsdale, de la firme américaine Synergy Research Group, dans une note aux investisseurs.
  • «Google devra se satisfaire d’une troisième place.»
Alain McKenna
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Comment CGI pourrait profiter du virage numérique accéléré par la pandémie

Publié le 18 janv. 2021
  • Le titre de CGI (TSX: GIB) a certes vu sa valeur monter de près de 20% depuis l’automne, mais il demeure toujours sous son niveau d’avant la pandémie.
  • Un analyste lui suggère de contourner la concurrence croissante de l’infonuagique en agissant comme consolidateur de l’industrie des services en TI.

Depuis le début de la pandémie, CGI, spécialiste montréalais des services informatiques en impartition, doit affronter plus directement la concurrence des solutions en infonuagique.

  • Pour s’adapter au télétravail, plusieurs entreprises se sont tournées vers des fournisseurs de services infonuagiques comme Google ou Microsoft. 
  • Or, dans plusieurs cas, les plateformes et les applications dans le nuage réduisent les besoins des grandes entreprises en ressources humaines et en développement «à l’interne» – qui sont justement des services qu’offre CGI en impartition.

Résultat: CGI a vu son chiffre d’affaires diminuer en 2020. Sa performance boursière en souffre.

La solution au problème de CGI est simple, écrit Paul Steep, analyste pour la Banque Scotia, dans une note publiée hier. 

  • «CGI a une grande capacité à générer des liquidités. Elle est bien située pour faire davantage d’acquisitions stratégiques qui pourraient accroître rapidement son bénéfice.»
  • L’analyste remarque que CGI a une cagnotte de 7,2 milliards $ prête à être déployée pour acheter des concurrents.
  • D’ailleurs, juste avant Noël, CGI a acheté une petite entreprise de services TI en Ohio.

La pression est forte pour que CGI ne traîne pas à consolider le marché des TI. Ses concurrents ont fait plusieurs acquisitions l’an dernier.

  • Par exemple, le géant européen Accenture a racheté pas moins de 29 fournisseurs de services TI.
Alain McKenna
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Québec investit 19 millions $ pour former des spécialistes en technologies de l’information et attirer des travailleurs vers ce secteur

Publié le 17 janv. 2021
  • Le ministère du Travail crée un fonds de 15 millions $ pour soutenir les entreprises du secteur des TI, les aider à former leurs employés et à recruter hors Québec. 
  • 4 millions $ sont ajoutés au Programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation (PARAF) pour former aux TI des personnes sans emploi.

Le gouvernement Legault voit les TI comme un secteur prioritaire pour relancer l’économie, notamment en accélérant le virage numérique des entreprises.

Or, avec les restrictions sanitaires, le télétravail obligatoire et l’utilisation constante du numérique, la pandémie a accentué la pénurie de main-d’œuvre qualifiée en technologies.

  • Selon TechnoCompétences, comité sectoriel de main-d’œuvre des TI, 6500 postes étaient déjà à pourvoir au Québec avant la pandémie.

Les mesures annoncées hier visent à:

  • diplômer davantage de personnes;
  • développer les compétences de la main-d’œuvre actuelle;
  • recruter plus de travailleurs; et
  • promouvoir les différentes professions en TI pour y attirer plus de travailleurs. 

L’investissement de 15 millions $ devrait permettre à environ 900 entreprises de former, requalifier ou recruter hors Québec près de 4000 personnes.

Les 4 millions $ supplémentaires ajoutés au programme PARAF pourraient permettre à 500 personnes de suivre une formation pour obtenir un emploi en TI.


Johanna Sabys
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Lightspeed lance un nouveau service pour accélérer l’ajout de fournisseurs et d’articles populaires aux vitrines en ligne de ses clients

Publié le 12 janv. 2021
Lightspeed lance un nouveau service pour accélérer l’ajout de fournisseurs et d’articles populaires aux vitrines en ligne de ses clients

(Source: Lightspeed)

  • Cette nouvelle plateforme vise à mettre en relation les détaillants et les fournisseurs pour favoriser la vente en ligne à l’extérieur d’Amazon et des autres gros sites de magasinage en ligne.
  • Lightspeed souhaite également favoriser le partage de certaines informations sur les achats des consommateurs, pour que les produits les plus en demande se retrouvent plus rapidement sur le site des cyberdétaillants indépendants.

Lightspeed Réseau de fournisseurs ciblera initialement les animaleries, les bijouteries et les détaillants d’articles de vélo, de sport et de plein air qui font affaire au Canada et aux États-Unis.

Ce qui est nouveau: cette plateforme adopte une gestion des stocks «à la demande», similaire à celle qui a fait le succès d’Amazon et que des PME pourront adopter à peu de frais.

  • Les détaillants peuvent créer des catalogues en ligne rapidement, en ayant le même accès direct aux descriptions des produits de milliers de fournisseurs que les magasins à grande surface.
  • La gestion des commandes et des livraisons est automatisée et repose sur les outils de gestion déjà existants de Lightspeed.

«Ce nouvel outil permet aux commerces indépendants de découvrir de nouveaux produits, de vendre plus facilement en ligne et d’augmenter la fréquence des commandes», explique par communiqué le fondateur et PDG de Lightspeed, Dax Dasilva.

La réaction des investisseurs semble positive: le titre de Lightspeed (TSX: LSPD) a gagné près de 3% après l’annonce de ce nouveau service hier.

Alain McKenna
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Avec l’aide d’Investissement Québec, Novacap rachète le fournisseur de solutions TI Logibec du fonds californien GI Partners

Publié le 2 déc 2020
Avec l’aide d’Investissement Québec, Novacap rachète le fournisseur de solutions TI Logibec du fonds californien GI Partners

(Photo Logibec)

  • Fondé à Montréal en 1982 et propriété de GI Partners depuis 2015, Logibec est un des plus importants fournisseurs d’outils technologiques et de gestion des ressources humaines du secteur québécois de la santé.
  • Une fois finalisée la transaction (évaluée à 500 millions $), le gestionnaire d’actifs montréalais Novacap compte aider Logibec à prendre de l’expansion à l’international.
Avec l’aide d’Investissement Québec, Novacap rachète le fournisseur de solutions TI Logibec du fonds californien GI Partners

(Photo Logibec)

Apple dévoile pas un, mais trois nouveaux Mac animés par son nouveau processeur M1

Publié le 9 nov. 2020
Apple dévoile pas un, mais trois nouveaux Mac animés par son nouveau processeur M1
  • Apple a présenté cet après-midi un MacBook Pro, un MacBook Air et un Mac Mini à processeur M1, ses premiers ordinateurs personnels depuis 2005 qui ne sont pas animés par un processeur d’Intel.
  • Les trois ordinateurs ont une performance et une autonomie supérieure à la plupart des modèles comparables à processeur Intel.

Le nouveau processeur produit à l’interne par Apple s’appelle M1 et possède deux classes de processeurs : 4 processeurs de haute performance et 4 d’efficacité prolongée.

  • Le M1 affiche la meilleure performance par watt, un indicateur de consommation d’énergie important.
  • Il peut accomplir certaines tâches comparables à celles faites sur un PC de prix comparable à 25% de la consommation d’énergie, dit Apple.

Les applications devront être converties pour fonctionner sur les nouveaux Macs, mais:

  • Apple proposera entre temps un émulateur appelé Rosetta 2 pour assurer la compatibitlié des logiciels qui tardent à faire la transition.
  • Les applications conçues pour l’iPhone et l’iPad pourront fonctionner sur les Mac à processeur M1.

Le MacBook Air avec M1 est le premier à hériter de la nouvelle mécanique, et il sera vendu à partir de 1299$.

• L’appareil est présenté comme 3,5 fois plus rapide qu’un MacBook Air à processeur Intel.

• L’appareil peut jouer de la vidéo ininterrompue pendant 18 heures, une autonomie record pour un produit Apple.

Le Mac Mini est pour sa part cinq fois plus puissance qu’un PC à système Windows de prix comparable (899$).

Le MacBook Pro à écran de 13 pouces est trois fois plus puissant qu’un PC à système Windows comparable.

  • Son autonomie double, à 20 heures de lecture vidéo sur batterie.
  • L’appareil sera vendu à partir de 1699$.

Le défi du nouveau d’Apple sera clair: convaincre les créateurs d’applications et de logiciels de réécrire leurs programmes pour les rendre compatibles avec sa nouvelle mécanique.

  • Ce n’est pas gagné d’avance, avertit l’analyste américain Ben Bajarin, puisque les plus grands acheteurs d’ordinateurs sont les entreprises, qui sont habituellement lentes à adopter de nouveaux logiciels.
  • Certes, Microsoft a aussi mis au point une version de son système d’exploitation (Windows 10) pour les PC à système ARM. Mais contrairement à Microsoft, Apple et ses Macs ne comptent que pour une très petite part du marché des entreprises – pas assez pour les convaincre de modifier rapidement leurs outils informatiques.

«Par contre, Apple peut miser sur une base très solide de développeurs très fidèles qui adopteront sur-le-champ ses nouveaux outils de création», nuance Ben Bajarin.

Que les éditeurs de logiciels penchent du côté d’Apple ou de Microsoft, une chose semble certaine: Intel sera le principal perdant.

Alain McKenna
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Votre entreprise peut-elle éviter les menaces informatiques tout en faisant plus de place au numérique et au télétravail?

Publié le 27 oct. 2020
  • Alors que s’achève le mois de la sensibilisation sur la cybersécurité, les experts s’inquiètent de voir les entreprises canadiennes s’exposer plus que jamais aux menaces en ligne sans renforcer leur vigilance.
  • Les cas d’hameçonnage, de rançongiciel et de vol de données confidentielles sont en hausse dans un contexte de télétravail et de virage numérique – mais il est possible de se protéger efficacement.

Les PME et grandes entreprises qui songent à rendre le télétravail en partie permanent «doivent mettre à jour leurs stratégies pour assurer la protection de leurs données et de leurs systèmes», conseille Guillaume Caron, qui dirige la division de sécurité informatique VARS du cabinet Raymond Chabot Grant Thornton.

L’expert rappelle que quelques solutions simples contribuent à prémunir l’entreprise contre les menaces:

  • Les antivirus et les logiciels pare-feu sont des outils essentiels pour les postes de travail – des outils sécurisant les accès et le partage sur les réseaux doivent s’y ajouter.
  • Les courriels sont la principale porte d’entrée des logiciels malveillants en entreprise et doivent donc être surveillés de près.
  • Les pirates qui s’infiltrent dans les entreprises recourent à des identifiants qui s’échangent depuis déjà quelque temps sur l’Internet clandestin, le «dark web» – il faut donc inciter tout le monde à renouveler ses codes d’accès pour éliminer ce risque.
Alain McKenna
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Un contrat informatique de gré à gré de 23 millions $ entre le ministère de la Santé et la firme Deloitte suscite des inquiétudes

Publié le 25 oct. 2020
Un contrat informatique de gré à gré de 23 millions $ entre le ministère de la Santé et la firme Deloitte suscite des inquiétudes

(Source: Wikimedia)

  • Québec a évoqué l’urgence sanitaire pour justifier l’absence d’appel d’offres pour l’achat d’une technologie qui devrait accélérer le dépistage des infections de Covid-19 et la divulgation des résultats des tests aux patients.
  • Deux expertes questionnées par InfoBref se disent inquiètes, mais pas surprises: des mécanismes d’appels d’offres rapides existent déjà, mais ils sont rarement utilisés par les ministères.

Le contrat octroyé à Deloitte attise les critiques, car la firme ne fait essentiellement que revendre au gouvernement un logiciel produit par la société américaine Salesforce.

  • «Québec a peut-être payé plus cher pour éviter des délais, mais il ne faudrait pas que ça devienne une habitude», dit Nicole Martel, présidente de l’Association québécoise des technologies (AQT).
  • La femme d’affaires ne voit pas de malice dans ce contrat, mais elle reproche au gouvernement de ne pas avoir contacté des spécialistes québécois des TI.

Avec le projet de loi 66, les contrats de gré à gré venant du gouvernement pourraient être plus fréquents, ajoute Caroline De Guire, PDG de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval et ancienne dirigeante de l’Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII).

Dans la plupart des cas, c’est une bonne chose, dit-elle, car cela risque de procurer davantage de travail aux entreprises québécoises auprès de divers ministères, comme ceux de la Santé et de l’Environnement.

Alain McKenna
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Google signe un accord-cadre avec Ottawa qui lui permettra de vendre sa plateforme infonuagique directement aux organismes fédéraux

Publié le 25 oct. 2020
  • Certaines sociétés de la Couronne utilisaient déjà des outils en ligne de Google, dont la suite bureautique G Suite (maintenant appelée Workspace) — chose que pourra faire tout le secteur public à l’avenir.
  • Cet accord-cadre survient alors que Google Canada est la cible de différentes poursuites un peu partout au pays pour la façon dont la société californienne collecte et gère les données confidentielles des Canadiens.

Un nouveau géant vient chatouiller Amazon dans les services infonuagiques

Publié le 16 sept. 2020
  • Snowflake, un spécialiste des données en nuage fondé en Californie en 2012, s’est vu attribuer une capitalisation de 30 milliards $US lors de son entrée à la Bourse de New York ce matin.
  • Parmi les principaux hébergeurs infonuagiques, «Amazon est le plus gros mais Snowflake est le plus agile», grâce à ses outils d’analyse des données automatisés très poussés, résume la firme d’analyse Trefis.