Langue française

La France adopte une proposition de loi réprimant les discriminations fondées sur l’accent

Publié le 26 nov. 2020
  • Adopté à l’unanimité en première lecture à l’Assemblée nationale, le texte vise à promouvoir la diversité de prononciation de la langue française.
  • Il veut inscrire l’accent comme une des causes de discriminations réprimées par la loi, au même titre que le sexe ou le handicap – la peine prévue s’élève à trois ans d’emprisonnement et 70 000 $ d’amende.

Révision de la loi 101: le projet de loi sera déposé seulement au printemps

Publié le 24 nov. 2020
  • Le ministre Simon Jolin-Barrette a promis de déposer une nouvelle version de la Charte de la langue française lors de la prochaine session parlementaire.
  • Mais François Legault s’est fermement opposé à la possibilité, évoquée par Jolin-Barrette, d’étendre la loi aux cégeps. 

L’opposition fait pression sur Ottawa pour appliquer la loi 101 aux entreprises fédérales

Publié le 24 nov. 2020
  • Le Bloc québécois a déposé un projet de loi pour assujettir à la Charte de la langue française les entreprises de compétence fédérale qui sont situées au Québec.
  • Deux motions ont été déposées hier: à Québec, le ministre Simon Jolin-Barrette a obtenu l’unanimité à l’Assemblée nationale pour exiger qu’Ottawa s’engage à travailler avec le Québec pour réaliser cet objectif; en revanche, à Ottawa, le néo-démocrate Alexandre Boulerice n’a pas réussi à faire adopter une motion semblable à la Chambre des communes.    

Analyse POLITIQUE

Langue française: un test de sincérité pour les libéraux de Justin Trudeau

Publié le 21 nov. 2020
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Langue française: un test de sincérité pour les libéraux de Justin Trudeau

(Photo Unsplash)

  • Le gouvernement Trudeau reconnaît que la langue française est menacée, aussi bien au Québec qu’ailleurs au Canada. La chose est en soi historique.
  • Rétablir l’équilibre entre le français et l’anglais exigera des mesures fortes telles que reconnaître la prépondérance de la loi 101 au Québec.

Le débat sur l’état de santé de la langue française s’est enflammé de façon inattendue au parlement fédéral cette semaine. Le brasier fut allumé par la députée libérale de Saint-Laurent, Emmanuella Lambropoulos, s’interrogeant à haute voix sur l’existence réelle d’un déclin du français au Québec.

Pourtant, au même moment, les médias de Montréal s’alarmaient à pleines pages de l’état du français dans leur ville. Sondages et enquêtes terrain à l’appui, ils montraient les difficultés d’être servi en français dans les commerces de la métropole.

Ce tir ami de la députée contre son propre camp a créé un vif malaise. Il laisse entrevoir l’absence de consensus au sein du Parti libéral à l’égard de l’engagement pris dans le discours du trône du 23 septembre de donner un statut particulier au français.

La loi sur les langues officielles (LLO) sera «renforcée», disait alors le gouvernement, «en tenant compte de la réalité particulière du français», tant à l’extérieur du Québec qu’au Québec.

Instaurer une asymétrie en faveur du français dans la LLO constituerait une rupture avec la politique de bilinguisme qui prévaut depuis l’adoption de cette loi en 1969 par le gouvernement de Trudeau père.  Ce serait aussi une reconnaissance de l’échec de cette politique: elle instituait une égalité de statut des deux langues officielles qui n’a jamais été atteinte.

Cela serait bien accueilli au Québec, où le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau espère marquer des points électoraux. Mais la réaction serait moins favorable ailleurs au Canada.

Au-delà des intentions et des mots de la ministre Mélanie Joly, laquelle est chargée de préparer les amendements à la LLO, on ne sait encore jusqu’où le gouvernement est disposé à aller.

La présente controverse affaiblit le gouvernement, mais elle pourrait par contre aider la ministre à convaincre ses collègues du cabinet d’oser remettre en question plusieurs pans de cette loi.

Des gestes forts, ce n’est rien de moins qu’attend d’Ottawa le gouvernement Legault. Il voudrait que les deux gouvernements puissent agir enfin de concert pour contrer ce déclin du français.

Dans cet esprit, le gouvernement québécois demande que les entreprises de compétence fédérale œuvrant en territoire québécois soient soumises à la loi 101 et que la connaissance du français soit exigée de la part des demandeurs de la citoyenneté canadienne s’établissant au Québec.

Ce serait, de la part d’Ottawa, une reconnaissance attendue depuis longtemps de la légitimité de la loi 101 qu’il n’a eu de cesse de chercher à affaiblir.

Celui qui détient la clé de ce débat est Justin Trudeau.

Ces dernières semaines, il a reconnu l’existence d’un déclin du français au Québec. Il n’est pas aveugle au point de ne pas le voir.

Mais n’attendons pas mer et monde. S’il lui est envisageable de changer la lettre de la Loi sur les langues officielles, c’est une tout autre chose pour lui, héritier du legs que lui a laissé son père, d’en renier l’esprit.

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Charte de la langue française: l’Assemblée nationale rappelle Montréal à l’ordre

Publié le 22 oct. 2020
  • Une motion de la CAQ, adoptée hier à l’unanimité, demande à la Ville de Montréal et ses arrondissements de se conformer à la Charte dans les plus brefs délais.
  • Le ministre Simon Jolin-Barrette demande que la charte de la Ville énonce que Montréal est une ville de langue française — alors que 10 arrondissements sur 19 n’ont toujours pas obtenu leur certificat de conformité à la Charte de la langue française.

Le gouvernement Trudeau reconnaît la «situation particulière» du français, mais ne promet rien

Publié le 24 sept. 2020
  • Le gouvernement a annoncé qu’il allait tenir compte de la réalité particulière du français et renforcer la Loi sur les langues officielles du Canada.
  • Mais Ottawa n’a donné aucun échéancier pour la modernisation de cette loi, et il n’a pas dit si les entreprises de compétence fédérale seraient assujetties à la loi 101 au Québec.

Office québécois de la langue française: 50 nouveaux postes et deux fois plus d’inspecteurs

Publié le 21 sept. 2020
  • Le ministre responsable de la langue française Simon Jolin-Barrette a détaillé lundi à quoi vont servir les 5 millions $ supplémentaires alloués à l’OQLF en mars dernier.
  • Avec 50 nouveaux postes et trois nouveaux bureaux — à Laval, Longueuil et Drummondville, le gouvernement cible les efforts en francisation vers les entreprises, et double le nombre d’inspecteurs qui travaillent en protection de la langue française.

La situation du français inquiète de plus en plus de Québécois

Publié le 26 août 2020
La situation du français inquiète de plus en plus de Québécois

(Image: Unsplash)

  • 63 % des Québécois s’inquiètent de l’avenir de la langue française dans la province, soit une hausse par rapport aux 52 % d’inquiets en 2003, selon un sondage effectué cet été par l’Institut Environics.
  • Le nationalisme québécois, lui, va mieux: la part des répondants qui se disent Québécois d’abord et Canadiens ensuite est passée de 57 % à 67 % entre 2003 et 2020.