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L’industrie canadienne des médias continuera sa transformation numérique en se tournant davantage vers l’étranger

Publié le 31 janv. 2021
L’industrie canadienne des médias continuera sa transformation numérique en se tournant davantage vers l’étranger

(Illustration FMC)

  • Les bouleversements de 2020 ont provoqué des changements durables dans la façon dont le public consomme l’information et le divertissement audiovisuel.
  • L’industrie canadienne a dû s’adapter. Selon le Fonds canadien des médias (FMC), elle espère avoir identifié des tendances de consommation qui lui permettront de retrouver la croissance – notamment hors du Canada.

Le virage numérique et virtuel amorcé en 2020 se poursuivra en 2021, si on se fie au rapport annuel du FMC traitant des tendances sur nos écrans pour cette année.

  • Les salles de cinéma, désertées depuis mars dernier, prévoient diversifier leur offre au-delà de la projection de films pour reconquérir leur public.
  • Outre Netflix, Disney+ et Crave, des plateformes de diffusion numériques jusqu’ici plus nichées, comme Twitch, s’ouvriront au grand public.
  • La réalité virtuelle et augmentée servira à remplacer ou compléter les événements extérieurs, les festivals et des activités culturelles (expositions et concerts).
  • Les consommateurs se feront proposer davantage de services récurrents offerts par abonnement, plutôt que des événements uniques payés à la pièce.

Bonne nouvelle pour les médias canadiens: ils s’exporteront mieux grâce à ce virage numérique, croit Catherine Mathys, directrice veille stratégique pour le FMC.

  • Les contenus plus ciblés pourront mieux s’exporter, attirer un auditoire international, et ainsi se rentabiliser.
  • Les grands événements locaux pourront eux aussi développer leur clientèle internationale plus aisément grâce à un volet numérique ou virtuel.
Alain McKenna
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Pourquoi Netflix est désormais une entreprise «post-pandémique»

Publié le 19 janv. 2021
Pourquoi Netflix est désormais une entreprise «post-pandémique»

(Source: Unsplash)

  • Netflix a publié hier ses résultats financiers pour le quatrième trimestre de son exercice 2020. Ils ont surpassé les attentes des analystes quant aux revenus et à la hausse du nombre d’abonnés.
  • L’entreprise a par ailleurs grandement amélioré son flux de trésorerie, au point où il est presque positif. L’entreprise a donc non seulement traversé avec succès la crise de la Covid-19 et l’arrivée massive de nouveaux concurrents; elle peut aussi envisager une croissance soutenue après la pandémie.

Netflix a connu un de ses meilleurs trimestres.

  • Durant les trois derniers mois de 2020, ses revenus ont atteint le niveau record de 6,6 milliards $US.
  • Le service a accueilli 8,5 millions de nouveaux abonnés, une croissance de clientèle qu’il n’a atteint que quatre fois dans son histoire.

L’année 2020 n’a pourtant pas été si facile pour Netflix.

  • Certes, le confinement généralisé a joué en faveur des services de vidéo sur demande.
  • Mais l’apparition de nombreux nouveaux services concurrents et moins chers a atténué l’attrait pour les consommateurs: ce n’était plus la seule option.
  • La direction de Netflix s’était même inquiétée publiquement, au début de l’an dernier, de l’impact qu’auraient ces nouveaux venus sur sa croissance future.

Certains concurrents obtiennent une bonne performance, mais Netflix poursuit sa croissance.

Des analystes appellent «post-pandémiques» des entreprises qui, comme Netflix, sont sorties de la crise de 2020 dans une position financière enviable.

  • Les investisseurs semblent convaincus: le titre (NASDAQ: NFLX) a bondi de 11% hier soir après la publication des résultats.
Alain McKenna
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Entre Apple, Netflix et Disney, la plateforme pour télés connectées Roku continue de tirer son épingle du jeu

Publié le 6 janv. 2021
Entre Apple, Netflix et Disney, la plateforme pour télés connectées Roku continue de tirer son épingle du jeu

(Source: Roku)

  • L’année 2020 a été profitable pour Roku: elle a profité de la popularité de la vidéo sur demande pour tripler son nombre d’utilisateurs actifs, qui a franchi le cap des 50 millions à la fin décembre.
  • Contrairement à ses rivaux AppleTV+, Disney+ et Netflix, Roku ne produit pas de contenu original. Elle se positionne comme la principale plateforme connectée capable de regrouper tous ces services dans une seule interface unifiée.

Les habitudes numériques des Québécois ont beaucoup changé cette année

Publié le 16 déc 2020
Les habitudes numériques des Québécois ont beaucoup changé cette année
  • Sans surprise, la pandémie a augmenté le temps d’écran: 63% des adultes québécois sondés par l’enquête NETendances ont passé plus de temps cette année devant un écran branché à Internet.
  • La Covid-19 a accéléré la croissance des services vidéo payants, mais elle a aussi créé un revirement inattendu, en diminuant un peu le rôle du téléphone mobile par rapport à celui de l’ordinateur.

L’ordinateur et redevenu, de peu, l’appareil plus utilisé pour aller sur Internet en 2020, selon l’édition 2020 de l’enquête NETendances

  • 41% des internautes ont navigué principalement à partir d’un ordinateur – une hausse de 7 points de pourcentage par rapport à l’an passé.
  • 40% ont utilisé un téléphone principalement, en baisse de 8 points par rapport à 2019.

Ces chiffres contredisent la tendance observée depuis des années.

  • La diminution des déplacements – surtout dans les transports en commun – et l’augmentation du travail et des études à distance expliquent sans doute ce retour inattendu de l’ordinateur.

Les Québécois se préparent à acheter beaucoup d’appareils électroniques l’an prochain.

  • 41% des adultes québécois envisagent d’acheter d’ici 12 mois un téléphone, une tablette, une montre intelligente ou un bracelet connecté.
  • 27% prévoient, plus spécifiquement, d’acheter un téléphone intelligent.

Les services payants de diffusion vidéo par Internet sont devenus incontournables.

  • 70% des détenteurs d’une connexion Internet à la maison sont abonnés à au moins un service de diffusion vidéo payant.
  • La proportion était de seulement 40% il y a quatre ans. 

Les services vidéo américains dominent de plus en plus ce marché.

  • Netflix reste largement en tête: plus de 50% des détenteurs d’une connexion Internet à la maison y sont maintenant abonnés.
  • Amazon Prime Video est passé second devant Club Illico de Vidéotron, et le nouveau service Disney+ talonne déjà Club Illico pour la 3e place. 
Alain McKenna
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Netflix se dit prête à payer sa part d’impôt… au Vietnam

Publié le 11 nov. 2020
Netflix se dit prête à payer sa part d’impôt… au Vietnam
  • Netflix et Apple ont été accusées de mauvaise foi par le gouvernement vietnamien, parce qu’elles n’auraient pas respecté leurs obligations fiscales au Vietnam.
  • Apple n’a pas réagi, mais Netflix a répondu via l’agence de presse Reuters qu’il suffirait de mettre en place un mécanisme adéquat pour que l’entreprise paye ses impôts comme il se doit.

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Loi sur la radiodiffusion et webdiffuseurs: pas de quotas pour le contenu francophone

Publié le 3 nov. 2020
  • Le projet de modernisation de la loi, qui permettra au CRTC de réglementer les diffuseurs en ligne comme Netflix et Spotify, a été généralement bien reçu par les créateurs canadiens, mais il comporte tout de même quelques zones grises.
  • En plus de l’absence d’une directive claire pour le contenu francophone, Alain Rayes, critique conservateur en matière de patrimoine, note l’absence d’un système de redevance pour compenser les médias et diffuseurs canadiens.

Plus de 700 sociétés étrangères se sont inscrites au programme de Québec pour percevoir la TVQ en ligne

Publié le 2 nov. 2020
  • Le programme de Revenu Québec semble avoir atteint son but d’inciter les géants américains du web à facturer la taxe de vente aux internautes québécois: Facebook, Google et Netflix figurent au registre.
  • Ce programme a permis à la province de collecter 170 millions $ en taxe de vente en ligne depuis janvier 2019.

La France va obliger Netflix et Amazon à réinvestir jusqu’à 25% de leurs revenus locaux dans des productions françaises ou européennes

Publié le 28 oct. 2020
La France va obliger Netflix et Amazon à réinvestir jusqu’à 25% de leurs revenus locaux dans des productions françaises ou européennes
  • Les plateformes numériques d’Apple et de Disney sont également ciblées par cette mesure, annoncée hier par la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot.
  • En contrepartie, les chaînes de télé françaises verront leurs obligations de programmation de contenu local réduites, une stratégie qui pourrait inspirer le Québec face aux géants du numérique.

Un taux plancher de 25% avait été initialement envisagé par le gouvernement français. Il a été revu à la baisse puisque c’est désormais un plafond.

  • L’investissement des plateformes de distribution vidéo en ligne devra se situer entre 20 et 25 % du chiffre d’affaires qu’elles font en France.

La ministre se félicite d’avoir réussi à impliquer les géants de la webdiffusion dans la production audiovisuelle européenne.

Le Québec pourrait être tenté d’imiter cette façon d’encadrer la présence des services de vidéo en continu sur son territoire.

• Roselyne Bachelot a comparé l’importance de sa nouvelle directive à celle de la Loi sur le livre de 1981. Cette loi confiait aux éditeurs – et non aux commerçants – le soin de fixer le prix des livres, afin de stimuler la vente d’œuvres locales plutôt que de livres étrangers.

• Le Québec, qui a lui aussi adopté sa propre loi sur la vente de livres en 1981, s’était inspiré de la loi française à l’époque.

Alain McKenna
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