GAFAM+

Pourquoi les grandes entreprises technologiques du GAFAM+ – Alphabet (Google), Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, etc. –  dominent autant l’économie que notre travail et notre vie quotidienne, et comment les gouvernements, les consommateurs et les citoyens cherchent à limiter leur emprise (voir aussi Applications, Infonuagique, Intelligence artificielle, Technos québécoises, Vie privée)

Tendances MÉDIAS

Est-il temps de décentraliser les médias sociaux?

Publié le 15 janv. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Est-il temps de décentraliser les médias sociaux?

(photo: Ravi Sharma | Unsplash)

  • Nous vivons dans un monde où des sociétés privées s’octroient le droit de couper le sifflet au président des États-Unis. Bien sûr, dans ce monde, ces sociétés privées gèrent des plateformes devenues des espaces de communication incontournables, et le président des États-Unis s’appelle Donald Trump.
  • Il n’empêche, l’effacement de Trump des grands médias sociaux ouvre une véritable boîte de Pandore: si Twitter ou Facebook peuvent museler un président des États-Unis, leur toute-puissance devrait-elle commencer à nous inquiéter?

La goutte qui a fait déborder le vase, c’est l’assaut contre le Capitole.

Accusé d’avoir encouragé la foule à envahir le Capitole, le 6 janvier, Donald Trump a commis une bourde de trop.

À quelques jours de la fin de son mandat, le voilà sous le coup d’une deuxième procédure de destitution, ses plus fidèles collaborateurs lui tournent le dos, même l’association des golfeurs professionnels ne veut plus organiser son championnat sur son terrain de golf.

La réaction des éditeurs de médias sociaux ne s’est pas fait attendre.

  • Le 8 janvier, Twitter a suspendu le compte @realDonaldTrump, privant ainsi des tweets enragés du président quelque 88 millions d’abonnés.
  • D’autres médias sociaux et sociétés web ont suivi: Facebook, Instagram, TikTok, Shopify, Snapchat, YouTube, Twitch et même Pinterest ont tous, d’une façon ou d’une autre, suspendu ou limité la portée des propos du président.

Cette situation sans précédent soulève des questions fondamentales.

  • Est-il souhaitable que des patrons d’entreprises technos continuent de décider de ce qui peut être dit ou pas, en particulier par des élus (fut-il Donald Trump)?

La situation remet à l’avant-scène une idée qui fait tranquillement son chemin: en raison du rôle central que jouent les médias sociaux dans la circulation des idées, il est temps de repenser le concept initial.

Vers des médias sociaux décentralisés:

Plusieurs investisseurs en capital de risque de renom contactés par Business Insider croient que l’effacement de Trump par les médias sociaux était une mauvaise idée, qui prouve que les géants du Web sont devenus trop puissants.

Fred Wilson, un investisseur de la première heure dans Twitter, a même déclaré qu’il était «fantastique que les mensonges, la haine et les propos odieux de l’actuel président des États-Unis ne soient plus accessibles sur Twitter, […] mais il est problématique que Twitter ait autant de pouvoir.»

Certains de ces investisseurs s’intéressent de plus en plus aux jeunes pousses qui proposent des moyens de décentraliser les médias sociaux.

De quelle façon? En créant une infrastructure de communication qui ne serait pas contrôlée par une seule entreprise.

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Une solution inspirée du courriel

Des médias sociaux décentralisés pourraient fonctionner à la manière du courriel.

Depuis toujours, pour envoyer un courriel, il n’est pas obligatoire d’utiliser Gmail ou Outlook.

  • Ce ne sont que des applications pour créer et partager des courriels.
  • Et l’application Gmail, par exemple, a une façon de traiter les polluriels (spam), qui n’est pas exactement la même que celle d’Outlook.

Dans cet esprit, si les messages partagés sur les médias sociaux (les tweets ou les statuts Facebook) étaient traités comme un protocole de communication semblable au courriel, l’application Twitter ne servirait qu’à lire ou écrire des messages sociaux… et Twitter pourrait décider de restreindre les messages d’un président récalcitrant sans nécessairement lui retirer, en quelque sorte, sa liberté d’expression.

En somme, si les médias sociaux étaient décentralisés, Donald Trump pourrait toujours communiquer, et ses fidèles n’auraient qu’à lire ses messages sur une autre plateforme sociale.

Sur son blogue, Fred Wilson est catégorique: «C’est ainsi que les médias sociaux devraient fonctionner, et il est grand temps que nous nous y mettions.»

Qui sait, dans l’histoire, on reconnaîtra peut-être l’épisode de la semaine dernière comme l’élément déclencheur d’une vaste réingénierie des médias sociaux…

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Après Google et Apple, Amazon suspend le compte du réseau social Parler

Publié le 10 janv. 2021
  • À partir d’aujourd’hui, Amazon cesse d’héberger dans son service infonuagique les données du réseau social Parler, ce qui devrait l’empêcher de fonctionner pendant au moins quelques jours.
  • À la suite de la prise d’assaut du Capitole, le réseau social Parler, prisé par les partisans de Donald Trump, a été accusé de relayer des appels à la violence. Google et Apple l’ont déjà retiré de leur boutique de téléchargement d’applications.

Fait rare dans l’industrie des technologies, des ingénieurs de Google fondent un syndicat

Publié le 5 janv. 2021
  • 225 ingénieurs de Google ont créé l’Alphabet Workers Union, qui sera affilié à un syndicat présent notamment au sein du fournisseur de services sans fil AT&T.
  • Ce syndicat représente une infime partie des 120 000 employés de Google, mais il espère pouvoir influencer des décisions de l’entreprise au-delà des salaires et des conditions de travail, comme ses relations d’affaires avec le secteur militaire et avec certains gouvernements non démocratiques.

Google est la cible d’une deuxième accusation de monopole en deux mois aux États-Unis

Publié le 17 déc 2020
  • Dix États, dont le Texas, accusent Google d’utiliser sa position dominante dans le marché de la publicité en ligne pour empêcher la concurrence de s’y établir. 
  • Le Texas accuse également Google et Facebook d’avoir conclu une entente illégale dans laquelle Facebook promettait de ne pas utiliser certaines technologies publicitaires concurrentes à celles de Google.

C’est la deuxième fois en deux mois que Google se trouve accusé de monopole aux États-Unis.

  • À la mi-octobre, le département de la Justice lui a reproché d’imposer son moteur de recherche sur les plateformes de ses concurrents, dont Apple, au détriment d’autres moteurs de recherche moins populaires.
  • Cette fois-ci, la collusion entre Google et Facebook brimerait les lois antitrust des États-Unis, selon ses poursuivants.

Rien dans la loi n’empêche une entreprise d’exercer une position très dominante dans son marché.

  • Dans le dossier des moteurs de recherche, la justice américaine devra prouver que Google détient un monopole, ce qui sera loin d’être évident, selon les experts.

La nouvelle accusation est plus grave.

  • Selon des documents internes découverts par des enquêteurs, Facebook aurait offert à Google de ne plus lui faire concurrence dans un lucratif créneau de publicité en ligne, en échange d’obtenir un accès privilégié à l’inventaire publicitaire de Google.
  • Or, en vertu de la loi américaine, il est illégal pour des entreprises de conclure des ententes qui visent à «restreindre les activités commerciales» d’une entreprise – comme Facebook se serait engagée à le faire dans ce cas.
Alain McKenna
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Tendances MÉDIAS

Faut-il casser Facebook en morceaux?

Publié le 12 déc 2020
Steve Proulx
par Steve Proulx
Faut-il casser Facebook en morceaux?

Photo : Annie Spratt | Unsplash)

  • La nouvelle a eu l’effet d’une bombe: mercredi dernier, la Commission américaine de la concurrence (FTC) et une coalition de 48 États américains intentaient deux poursuites parallèles contre Facebook pour pratiques anticoncurrentielles.
  • C’est le dernier épisode d’une lutte contre les géants du Web qui s’annonce épique. Est-ce le début de la fin des GAFAM?

Le combat judiciaire s’annonce long, très long.

Dans le coin droit :

La FTC souhaite briser le monopole de Facebook et le forcer à cesser ses pratiques anticoncurrentielles.

  • Si la FTC remporte ce bras de fer, Facebook pourrait devoir se départir d’Instagram et de WhatsApp.

La coalition de 48 États américains accuse Facebook d’avoir violé l’article 2 du Sherman Antitrust Act.

  • En plus d’exiger la fin des pratiques anticoncurrentielles alléguées, la coalition demande à la justice américaine d’empêcher Facebook de réaliser des acquisitions de plus de 10 millions $ avant d’avoir obtenu l’autorisation des États.

Dans le coin gauche :

Facebook a rappelé à la FTC, dans une déclaration officielle, que la commission avait approuvé les acquisitions d’Instagram en 2012 et de WhatsApp en 2014.

  • Facebook l’accuse de vouloir maintenant faire marche arrière «sans considérer l’impact qu’un tel précédent pourrait avoir sur la communauté d’affaires et sur les gens qui choisissent nos produits chaque jour».

En entrevue à ABC News, la vice-présidente et directrice juridique de Facebook, Jennifer Newstead, a qualifié la décision de la FTC de «révisionniste».

  • «Les lois antitrust existent pour protéger les consommateurs et promouvoir l’innovation, pas pour punir les entreprises qui ont du succès.»

Ce n’est pas la première fois que les GAFA goûtent à la loi antitrust américaine.

  • À la fin des années 1990, Microsoft a été accusée de maintenir illégalement son monopole dans le marché des ordinateurs personnels en empêchant les utilisateurs d’installer d’autres fureteurs Web, au profit du fureteur maison de Microsoft, Internet Explorer.
  • Apple a été poursuivie par la justice américaine en 2013, et condamnée en 2016 à payer une amende de 450 millions $ pour avoir fixé le prix des livres numériques en concertation avec cinq des plus importants éditeurs mondiaux.
  • En juillet dernier, les grands patrons des géants du Web ont été questionnés par la commission judiciaire de la Chambre des représentants dans le cadre d’une vaste enquête pour déterminer si les GAFA abusent de leur position dominante.

La lune de miel des GAFA avec la politique est terminée.

Il n’y a pas si longtemps, les GAFA et leurs innovations suscitaient encore l’admiration de la classe politique. Le ton a changé ces derniers mois.

  • En octobre, le département de la Justice des États-Unis a intenté une poursuite contre Google, l’accusant d’exercer un monopole sur la recherche en ligne et le marché publicitaire.
  • Le gouvernement australien est sur le point d’adopter une loi qui pourrait forcer Google et Facebook à verser des redevances aux médias pour l’utilisation de leurs contenus.
  • Dans son dernier discours du Trône, le gouvernement Trudeau a promis d’agir contre les GAFAM.
  • Le président élu Joe Biden a même déclaré que le démantèlement des géants du Web devait être considéré.

Qui plus est, des voix s’élèvent un peu partout pour dénoncer le rôle central des géants du Web dans la propagation de fausses nouvelles, de propos racistes ou haineux, dans la polarisation extrême de la société.

Que donneront toutes ces poursuites, critiques et autres désillusions envers les géants du Web? Difficile à dire. Attendons-nous tout de même à un rebrassage de cartes ces prochaines années. Le terme «GAFAM» n’en a peut-être plus pour longtemps…

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Sur le même sujet: Pourquoi Facebook risque davantage d’être démantelée que Google

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Poursuites anti-monopole: pourquoi Facebook risque davantage d’être démantelée que Google

Publié le 10 déc 2020
Poursuites anti-monopole: pourquoi Facebook risque davantage d’être démantelée que Google

(Photo Unsplash)

  • Facebook rachète ou étouffe la concurrence avant qu’elle s’établisse durablement – le scinder en trois en laissant aller Instagram et WhatsApp semble la meilleure solution pour l’empêcher de poursuivre cette pratique.
  • Dans le cas de Google, ses ententes commerciales – qui garantissent l’utilisation exclusive de son moteur de recherche sur les appareils de ses rivaux comme Apple – peuvent être invalidées sans avoir à faire éclater l’entreprise.

Telle est la vision qui ressort des documents publiés par la Federal Trade Commission et le département de la Justice aux États-Unis dans leur poursuite respective.

Dans le cas de Facebook, la FTC est en possession de mémos internes dans lesquels Facebook reconnaît d’emblée que la société relâche ses pratiques à l’égard de la vie privée quand elle n’a pas de rival direct auquel se mesurer.

  • Démanteler Facebook créerait sur-le-champ une rivalité qui, selon la FTC, se jouerait sur la question du respect de la confidentialité des utilisateurs.

Dans le cas de Google, la Justice américaine n’envisage l’essaimage du navigateur Chrome et du système d’exploitation mobile Android que comme une mesure de dernier recours. 

  • L’objectif de la poursuite est plutôt de «mieux encadrer les pratiques» de Google dans les marchés de recherche et de la publicité en ligne.

Sur le même sujet: Faut-il casser Facebook? (chronique Tendances Médias)

Alain McKenna
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Le gouvernement fédéral va taxer le commerce en ligne et les géants du web

Publié le 30 nov. 2020
  • Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il exigera des plateformes numériques qui vendent des produits et services aux Canadiens qu’elles facturent les taxes de vente à compter de juillet prochain.
  • L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) n’ayant toujours pas imposé un impôt minimal mondial aux Gafam, Ottawa va mettre en œuvre à partir du 1er janvier 2022 une taxe provisoire sur ces sociétés numériques.

L’Europe veut rendre plus sûr et équitable le partage de données numériques provenant de services gouvernementaux et du secteur industriel européens

Publié le 25 nov. 2020
  • La Commission européenne a présenté un projet de loi qui obligerait les entreprises étrangères à respecter la législation européenne relative aux données récoltées sur son territoire, et cela même si ces données sont ensuite traitées ailleurs dans le monde.
  • La nouvelle loi prévoit aussi de sécuriser les échanges de données pour empêcher des agents étrangers malveillants de les corrompre ou de les subtiliser.

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Projet de loi C-10: quelle place pour le contenu québécois?

Publié le 14 nov. 2020
Steve Proulx
par Steve Proulx
Projet de loi C-10: quelle place pour le contenu québécois?

(Photo: Glenn Carstens-Peters, Unsplah)

  • Le projet de loi C-10 de Patrimoine canadien veut forcer les Netflix et Spotify à contribuer «à la création, à la production et à la diffusion de récits canadiens», selon le ministre Guilbeault.
  • L’industrie de la musique et de la production audiovisuelle est ravie, mais il reste encore à savoir comment le contenu québécois sera traité dans ce nouveau cadre réglementaire. Pour l’instant, c’est flou.

La Loi sur la radiodiffusion n’avait pas été modifiée depuis 1991:

  • Le projet de loi C-10 entend la moderniser en intégrant dans le cadre réglementaire les plateformes de musique ou de vidéos en ligne comme Netflix, Disney+ ou Spotify.
  • Si le projet de loi est adopté, Steven Guilbeault a estimé que les nouvelles règles pour forcer les géants du Web à contribuer financièrement à la production de contenus canadiens permettront d’injecter 830 millions $ dans l’industrie de la musique et de la production audiovisuelle au Canada d’ici 2023.

Une initiative saluée… et certains bémols:

  • De façon générale, l’annonce du projet de loi la semaine dernière a réjoui les acteurs de l’industrie de la musique et de l’audiovisuel, qui réclamait des changements depuis des années.
  • Il demeure toutefois des questions en suspens en ce qui concerne la place qu’occupera le contenu québécois/francophone dans cette nouvelle mouture de la Loi sur la radiodiffusion.
  • L’importance de rappeler le caractère distinct de la nation québécoise prendra toute son importance lorsque viendra le temps de préciser comment les géants du Web devront contribuer aux «récits canadiens».
  • C’est au CRTC que reviendra la tâche de préciser ces détails lorsque les nouvelles dispositions de la loi entreront en vigueur.

Pour éviter une réédition de l’entente entre Ottawa et Netflix:

  • En 2017, le gouvernement Trudeau se vantait d’avoir scellé une entente avec Netflix.
  • Le géant promettait d’investir 500 millions $ sur cinq ans dans des productions canadiennes.
  • Deux ans plus tard, Netflix annonçait que ces investissements avaient déjà été réalisés.

Quelle a été la part des contenus québécois dans ces investissements?

  • L’essentiel de l’enveloppe canadienne de Netflix a été alloué à des projets hors Québec – notamment, la location de studios à Toronto pour le tournage de séries en anglais comme Guillermo del Toro Presents Ten After Midnight ou le film Let It Snow, selon Netflix.
  • À ce qu’on en sait, seuls deux projets québécois ont été financés dans le cadre de cette initiative: un spectacle d’une heure de Martin Matte et le film Jusqu’au déclin de Patrice Laliberté, tourné avec un budget de 5 millions $.

Parmi les plateformes de diffusion en continu, Netflix domine largement au Québec.

Cependant:

On compte sur les doigts des deux mains le contenu québécois qu’on peut y regarder.

Au-delà des deux productions citées plus haut, le contenu québécois sur Netflix, c’est:

  • 4 films (Les affamés, 1991, Bon Cop, Bad Cop 1 et 2);
  • 1 série (M’entends-tu?).

En guise de comparaison, les abonnés québécois à Netflix ont accès à :

  • près de 30 films de Bollywood;
  • 27 films coréens;
  • 19 films suédois.

Au Québec, à quel public s’adresse Netflix? Est-on en droit d’attendre davantage de la plus populaire plateforme de streaming?

À surveiller:

  • L’exemple de Netflix est frappant: on ne peut pas présumer que les géants du Web considéreront la culture québécoise comme distincte de la culture canadienne.
  • Aussi, il est permis de craindre que sans des dispositions claires et chiffrées en ce qui concerne le soutien au contenu québécois dans la nouvelle Loi sur la radiodiffusion, l’industrie québécoise puisse voir des millions… filer à l’anglaise.

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Netflix se dit prête à payer sa part d’impôt… au Vietnam

Publié le 11 nov. 2020
Netflix se dit prête à payer sa part d’impôt… au Vietnam
  • Netflix et Apple ont été accusées de mauvaise foi par le gouvernement vietnamien, parce qu’elles n’auraient pas respecté leurs obligations fiscales au Vietnam.
  • Apple n’a pas réagi, mais Netflix a répondu via l’agence de presse Reuters qu’il suffirait de mettre en place un mécanisme adéquat pour que l’entreprise paye ses impôts comme il se doit.

Au tour d’Amazon d’être dans la mire de l’Union européenne pour sa position dominante dans le commerce électronique

Publié le 10 nov. 2020
  • Le double rôle d’Amazon, qui est à la fois une plateforme d’achat et un vendeur de produits sur cette même plateforme, lui donnerait un avantage injuste envers les autres détaillants.
  • La Commission européenne s’inquiète aussi de la façon dont Amazon détermine quels produits peuvent être achetés directement d’un seul clic par les visiteurs sur son site.

Le Canada s’implique dans une coalition internationale pour encadrer les GAFA

Publié le 8 nov. 2020
  • Quelques jours après le dépôt d’un projet de loi pour réglementer les diffuseurs de vidéo en ligne, le ministre du Patrimoine s’est entendu avec la ministre française de la Culture et un responsable australien de la réglementation des GAFA pour encadrer les géants du web.
  • En entrevue à Radio-Canada, Steven Guilbeault a confirmé l’engagement du gouvernement fédéral d’imposer la TPS à toutes les entreprises, y compris les GAFA, et il déposera à cet effet un deuxième projet de loi au début de l’an prochain.