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Face aux talibans, les médias sociaux adoptent chacun leurs propres règles

Publié le 22 août 2021
Face aux talibans, les médias sociaux adoptent chacun leurs propres règles

(Source: Flickr)

  • Avant qu’ils soient chassés du pouvoir en 2001, les talibans avaient banni l’usage d’internet en Afghanistan. 20 ans plus tard, les talibans se servent désormais des médias sociaux à des fins de propagande. 
  • Cependant, Facebook, Twitter, YouTube et TikTok ont adopté des politiques pour contrer les messages talibans.

Facebook, YouTube et TikTok interdisent tous les contenus faisant la promotion des talibans.

  • Ces interdictions s’appliquent aussi à Instagram et WhatsApp, des applications qui appartiennent à Facebook. 
  • Cependant, les messages échangés dans WhatsApp pourraient échapper à la surveillance de Facebook, puisqu’ils sont cryptés. 
  • De son côté, YouTube continue d’autoriser le contenu éducatif concernant les talibans. 

Twitter, de son côté, ne supprime pas systématiquement les contenus talibans. 

  • Le média social n’a pas pris position, puisque le statut du groupe islamique est ambigu: son nom figure sur la liste des organisations terroristes établie par le Trésor américain, mais pas sur celle du département d’État, responsable de la politique étrangère des États-Unis. 
  • Twitter supprime toutefois tout contenu jugé violent. 
  • Des élus républicains ont reproché à Twitter de ne pas intervenir à l’égard des comptes talibans, alors que le compte de l’ancien président Donald Trump avait été supprimé.
Félix Côté
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Ottawa veut réglementer les contenus indésirables dans les médias sociaux

Publié le 29 juil 2021
Ottawa veut réglementer les contenus indésirables dans les médias sociaux

(Source: Unsplash)

  • Le gouvernement Trudeau voudrait faire adopter cet automne un projet de loi pour contrer les discours haineux et l’exploitation sexuelle sur les médias sociaux. 
  • Les nouvelles règles s’imposeraient aux médias sociaux tels que Facebook, Twitter, YouTube ou TikTok, et aux «services de communications en ligne» comme Pornhub. Elles les obligeraient à supprimer de leurs plateformes les contenus violents, haineux, terroristes ou liés à de l’exploitation sexuelle dans les 24h suivant leur signalement. 

Pour faire respecter ces règles, Ottawa propose la création de plusieurs nouvelles instances.

Un commissaire à la sécurité numérique pourrait recommander des sanctions contre les réseaux sociaux récalcitrants. 

  • La pénalité financière maximale encourue par une plateforme pourrait atteindre le montant le plus élevé entre 3% de son revenu brut et 10 millions $. 

Les sanctions seraient imposées par un tribunal créé en vertu du projet de loi C-11, qui encadre la façon dont les entreprises collectent et utilisent les données liées à la vie privée.

En dernier recours, le gouvernement pourrait demander aux fournisseurs de service internet de bloquer l’accès aux réseaux sociaux qui persistent à ne pas supprimer leurs contenus indésirables.

Il y aurait aussi une commission de la sécurité numérique, un conseil de recours en matière numérique, et un comité consultatif spécialisé sur le sujet.

Dans l’immédiat:

  • Le gouvernement fédéral a lancé vendredi une consultation publique pour recueillir les commentaires des Canadiens sur le futur projet de loi. Cette consultation sera menée jusqu’au 25 septembre.
  • Le gouvernement prévoit ensuite de déposer un projet de loi cet automne.
Félix Côté
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Trump à la tête d’une action collective contre Facebook, Twitter et Google

Publié le 7 juil 2021
Trump à la tête d’une action collective contre Facebook, Twitter et Google

Donald Trump (Source: Wikimedia)

  • L’ancien président américain a déposé, avec d’autres personnes, une action collective contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons respectifs Mark Zuckerberg, Jack Dorsey et Sundar Pichai, que Donald Trump accuse de «censure illégale et inconstitutionnelle».
  • Cette action collective demande à un tribunal fédéral américain «d’ordonner l’arrêt immédiat de la censure honteuse» de ces réseaux sociaux, qui ont banni l’ancien président. Avant que ses comptes ne soient suspendus, Trump avait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram. 

Facebook a lancé deux nouvelles fonctionnalités aux États-Unis: salles audio en direct et balados

Publié le 21 juin 2021
Facebook a lancé deux nouvelles fonctionnalités aux États-Unis: salles audio en direct et balados

(Source: Facebook)

  • La nouvelle fonctionnalité Live audio room de Facebook permet d’inviter d’autres personnes à discuter dans une «pièce» spécifique et de gérer la discussion. 
  • Cette fonctionnalité est disponible aux États-Unis et le sera prochainement dans le reste du monde. 

Live audio room concurrence ainsi directement les applications Clubhouse et Spotify Greenroom, et la fonction Spaces de Twitter.

Balados: Facebook a aussi lancé hier aux États-Unis son propre service d’intégration de balados. 

  • L’écoute en continu de musique et de balados provenant de Spotify était déjà intégrée dans Facebook.
  • Mais Facebook y ajoute maintenant sa propre plateforme d’écoute en continu, dédiée à des balados. 
  • Elle prévoit en étendre l’accès à l’échelle mondiale dans les mois à venir.

Dans les deux cas – salles audio et balados, la production de contenu est actuellement réservée à des créateurs et à des groupes sélectionnés par Facebook.

  • Pour l’instant, les autres usagers peuvent seulement écouter des balados, ou participer à des salles gérées par des créateurs autorisés.
Félix Côté
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