Afghanistan

En Afghanistan, les talibans réclament de l’aide pour faire fonctionner les aéroports

Publié le 29 nov. 2021
En Afghanistan, les talibans réclament de l’aide pour faire fonctionner les aéroports

(Source: Matthew Sichkaruk / Unsplash)

  • Les talibans se sont à nouveau engagés en fin de semaine à laisser partir les étrangers et les Afghans qui souhaitent quitter le pays. Ils ont pour cela demandé à l’Union européenne de les aider à faire fonctionner les aéroports afghans. 
  • Par ailleurs, les talibans ont assuré qu’ils respecteraient leur promesse d’amnistier les Afghans qui ont travaillé pour le gouvernement entre 2001, lorsque les talibans ont été chassés du pouvoir par les États-Unis, et leur retour au pouvoir il y a 3 mois et demi.

Dans un communiqué, l’Union européenne a affirmé que les talibans sont, eux aussi, «gravement préoccupés» par la situation humanitaire en Afghanistan à l’approche de l’hiver [explications sur cette crise dans notre chronique Monde (12 novembre)]. 

Des discussions, mais pas de reconnaissance

L’UE a souligné que les discussions qui ont eu lieu au Qatar ces derniers jours avec la délégation talibane n’impliquent pas la reconnaissance du gouvernement taliban. 

  • Ces échanges font seulement partie, précise l’UE, de son engagement à aider le peuple afghan.

Depuis lundi, c’est désormais au tour des États-Unis de négocier avec les talibans.

Johanna Sabys
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Le MONDE en questions

Comment aider les Afghans sans financer les talibans?

Publié le 12 nov. 2021
Johanna Sabys
par Johanna Sabys
Comment aider les Afghans sans financer les talibans?

Chris Alexander à Kaboul (crédit photo: Kate Brooks)

  • 97% des Afghans pourraient sombrer sous le seuil de pauvreté s’ils ne sont pas aidés d’urgence, selon un rapport de l’ONU publié en septembre.
  • Le pays, déjà pauvre avant le retour au pouvoir des talibans, est aujourd’hui «en chute libre», explique à InfoBref Chris Alexander, ancien ministre fédéral et ancien ambassadeur du Canada en Afghanistan: les Afghans sont menacés par la «plus grande famine» de leur histoire.

Les pays occidentaux ont coupé les vivres à l’Afghanistan au lendemain de la prise de pouvoir des talibans, le 15 août dernier. 

  • Or, près de la moitié du PIB du pays dépendait des aides internationales.

Dépourvu de ces aides, l’Afghanistan est désormais «l’un des pays les plus pauvres, peut-être le plus pauvre au monde», estime Chris Alexander, qui était de 2003 à 2005 le premier ambassadeur canadien en Afghanistan après la chute des talibans. 

Depuis le conflit de cet été: 

  • «les exportations du pays sont suspendues; 
  • l’agriculture a été interrompue;
  • le système financier afghan est en déroute; et
  • aucun argent n’arrive plus au pays». 

Tous les programmes des Nations unies et des ONG doivent être mis en œuvre pour offrir une «réponse humanitaire sans précédent», plaide-t-il.

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a lancé en octobre un plan pour injecter des fonds dans l’économie afghane sans passer par les talibans.

  • Ce plan prévoit d’offrir aux plus vulnérables un programme «argent contre travail» et des subventions pour les PME du pays.

Mais il faut, dès aujourd’hui, agir à grande échelle, dit Alexander, pour envoyer de la nourriture et des médicaments à une population de 40 millions de personnes.

Sans quoi, des dizaines de milliers d’Afghans pourraient mourir, croit l’ancien ambassadeur.

  • «Il n’y a pas de limite à la misère qui pourrait frapper les Afghans cet hiver.»

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Il ne faut pas négocier avec les talibans, assure-t-il. 

  • «C’est non négociable, insiste-t-il, les organisations ont le droit de sauver des vies, et il s’agit bien ici d’un sauvetage.»

Que doit faire la communauté internationale?

  • faire front commun contre les talibans pour développer les leviers d’influence;
  • «prendre des sanctions contre les personnes et les organismes au Pakistan qui ont monté l’invasion et qui gardent les talibans en place; et surtout
  • livrer directement à la population ce dont elle a besoin par tous les canaux disponibles».

De son côté, le Canada devrait garder contact avec le régime taliban, dit-il.

  • Ottawa dialogue actuellement au Qatar avec des responsables talibans.
  • «Mais il n’y a plus personne sur le terrain et nos leviers ont disparu.»

Le Canada est néanmoins l’un des seuls pays prêts à recevoir des Afghans en grand nombre, souligne-t-il.

  • Les Afghans qui veulent quitter le pays pensent au Canada et à sa politique d’accueil.

Mais nos programmes ne rejoignent pas ceux qui sont encore en Afghanistan.

  • Les talibans ne laissent pas partir du pays les personnes qui ont travaillé pour le gouvernement afghan ou pour un pays étranger.

Ce qui manque aujourd’hui c’est «l’attention politique», affirme l’ancien ministre canadien de l’Immigration. 

La situation de l’Afghanistan est exceptionnelle, plaide Chris Alexander.

  • Le pays se retrouve «privé de son revenu de base; et
  • il est abîmé par la présence du régime le moins susceptible de respecter les droits de la personne de l’histoire moderne». 

«Les talibans n’ont aucun respect pour la vie humaine, affirme-t-il. Ces personnes ne sont pas originaires de l’Afghanistan: ce sont des réfugiés ou des citoyens du Pakistan chargés de garder le contrôle par la peur ou la violence.»

  • «C’est dévastateur, la litanie de gestes absolument inhumains qui nous arrive tous les jours», témoigne-t-il, en précisant qu’il reçoit encore des appels quotidiens en provenance du pays.

Les États-Unis sont «gênés, voire humiliés par cet échec et leur incapacité à influencer la situation dans un meilleur sens», croit-il. 

«Il faut aujourd’hui mettre de côté la gêne, l’embarras et toutes les erreurs du passé et se concentrer sur les besoins urgents de 40 millions de personnes.»

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Analyse POLITIQUE

Comment le 11 septembre 2001 a changé le Canada

Publié le 10 sept. 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Comment le 11 septembre 2001 a changé le Canada

Les tours jumelles du World Trade Center à New York après l’attentat du 11 septembre 2001 [crédit photo: Michael Foran]

  • Il y a 20 ans aujourd’hui tombaient les tours jumelles du World Trade Center à New York. L’attentat terroriste a changé nos vies et entraîné le Canada dans l’aventure afghane d’où il se retire sans gloire.
  • Cet anniversaire, qui survient en pleine campagne électorale, permet de réfléchir aux grands enjeux internationaux. Les chefs de partis préfèrent cependant éviter le sujet. Ils ont l’esprit ailleurs.

Le 11 septembre 2001 fait partie désormais des marqueurs de l’histoire contemporaine. Ce jour-là, le monde a changé.

Après la fin de la guerre froide et de la polarisation entre blocs communiste et capitaliste, le monde occidental se trouvait face à un nouvel ennemi dont l’arme était le terrorisme.

  • Les mesures de sécurité adoptées après l’attentat ont changé irrémédiablement nos façons de voyager et limité la libre-circulation des personnes.
  • De nouveaux pouvoirs octroyés aux services de sécurité ont restreint certains droits individuels.

Ces contraintes ont été acceptées non sans réticences, tout comme celles qu’entraîne 20 ans plus tard la pandémie de la Covid-19.

Pour se prémunir contre de nouvelles attaques et dans un esprit de vengeance, l’Occident se rallia autour des États-Unis.

Ce fut le début de la chasse contre Al-Qaïda en Afghanistan.

Le Canada sera de cette aventure.

  • Quelque 40 000 militaires canadiens seront déployés en Afghanistan entre 2001 et 2014.
  • 158 d’entre eux y laisseront leur vie.
  • De nombreux autres en reviendront blessés physiquement ou moralement.

Le retrait des États-Unis d’Afghanistan le 30 août, suivi de la prise du pouvoir par les talibans, a marqué l’échec de cette opération.

Cet événement était de nature à perturber la campagne électorale fédérale.

  • Le Canada était mis devant ses engagements à l’endroit des interprètes, et de leurs familles, qui avaient servi les troupes canadiennes.
  • Leur rapatriement a été bâclé.

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Mais le sujet est vite passé au second plan.

Mercredi, lors du débat des chefs, la question du rapatriement des interprètes afghans a été soulevée.

Volontiers empathiques envers ces personnes laissées à la vindicte des talibans, les chefs de parti se sont pourtant bien gardés de faire un bilan de cette intervention en Afghanistan.

Libéraux et conservateurs, tout particulièrement, préfèrent éviter le sujet.

  • Ils partagent la responsabilité d’avoir engagé le Canada dans l’opération afghane.
  • Ce sont eux qui ont entraîné le Canada dans le sillage américain.

La pandémie leur offre l’excuse d’avoir plus urgent à faire que discuter de politique étrangère.

Leurs plateformes électorales ne prévoient d’ailleurs aucune remise en question des axes de la politique étrangère canadienne, le principal étant sa relation privilégiée avec les États-Unis.


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La proximité avec les États-Unis est inévitable.

  • Le dicton veut que l’on ait la diplomatie de sa géographie.
  • Mais cette proximité devient gênante lorsque le Canada en devient prisonnier comme dans l’affaire Meng Wanzhou.
  • La relation du Canada avec la Chine s’en trouve profondément perturbée.

Le Canada avait su, à une autre époque, garder une saine distance de son voisin et allié.

Cela lui permettait d’exercer une influence sur la scène mondiale.

Cette influence, le Canada l’a aujourd’hui perdue.

Ce n’est pas sans raison qu’à deux reprises au cours de la dernière décennie, il n’a pu trouver les appuis pour siéger au Conseil de sécurité de l’ONU.

D’une certaine manière, l’ombre du 11 septembre plane toujours sur le Canada.

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En Afghanistan, à quoi ressemble le nouveau gouvernement taliban?

Publié le 9 sept. 2021
  • Les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont déjà exprimé leurs inquiétudes en découvrant le gouvernement taliban: les ministres sont des hommes, qui appartiennent presque tous à l’ethnie majoritaire au pays.
  • Les talibans ont repris le contrôle de l’Afghanistan depuis plus de 3 semaines. Après plusieurs reports, ils ont finalement présenté un gouvernement qui, selon l’UE, n’est ni «inclusif» ni «représentatif» de la diversité ethnique et religieuse du pays.

Les talibans ont présenté mardi leur gouvernement intérimaire quelques jours avant le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre aux États-Unis.

  • En 2001, un mois après ces attentats, les États-Unis étaient en Afghanistan pour chasser les talibans qui refusaient de leur livrer le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden.

Un «nouveau» gouvernement de talibans influents il y a 20 ans:

Tous les nouveaux ministres sont des talibans. Plusieurs étaient déjà influents lorsque le mouvement islamiste était au pouvoir de 1996 à 2001.

  • Le nouveau premier ministre par intérim était alors un proche collaborateur du fondateur du mouvement taliban, le mollah Omar.
  • Le ministre de l’Intérieur est recherché par le FBI, en tant que chef d’une organisation qui figure sur la liste américaine des groupes terroristes.
  • Le cofondateur du mouvement est vice-premier ministre, et le fils du mollah Omar, ministre de la Défense.
  • Plusieurs ministres, dont le premier ministre, figurent sur des listes de sanctions de l’ONU, et 4 ont séjourné à la prison américaine de Guantanamo.

Un gouvernement de transition «inclusif et représentatif», c’est ce qu’avaient exigé, la semaine dernière, les ministres des Affaires étrangères européens.

  • C’était l’une des conditions posées par l’Union européenne pour établir des relations entre l’UE et le nouveau gouvernement afghan.
  • Selon le ministère français des Affaires étrangères, les talibans n’ont pas tenu leurs engagements: «les exigences de la communauté internationale ne sont pas remplies».

La Chine, elle, s’est réjouie de la fin de 3 semaines d’«anarchie» en Afghanistan.

Selon un porte-parole de la diplomatie chinoise, la formation d’un gouvernement intérimaire est «une étape importante pour le rétablissement de l’ordre dans le pays et sa reconstruction».

Johanna Sabys
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D’autres Canadiens pourront-ils quitter l’Afghanistan?

Publié le 28 août 2021
  • Le ministre des Affaires étrangères Marc Garneau demande aux Canadiens et aux Afghans restés en Afghanistan de ne pas perdre espoir. Il promet que des diplomates canadiens pourront les aider s’ils parviennent à se rendre dans pays un voisin.
  • Garneau croit également que l’aéroport de Kaboul pourrait peut-être rouvrir aux vols étrangers, même lorsque les talibans en auront pris le contrôle.

L’opération d’évacuation canadienne depuis l’aéroport Kaboul a pris fin jeudi, 5 jours avant le départ de l’armée américaine prévu le 31 août.

  • Elle a permis à 3700 personnes de quitter le pays. 
  • Le gouvernement fédéral ignore cependant combien de ses citoyens, résidents permanents et autres personnes inscrites sur la liste prioritaire d’évacuation demeurent coincés en Afghanistan.

Justin Trudeau a dit hier que le gouvernement canadien travaillait avec des partenaires régionaux pour faire pression sur les talibans afin de permettre aux Canadiens et aux Afghans qui le souhaitent de quitter l’Afghanistan.

Félix Côté
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Afghanistan: course contre la montre pour boucler les évacuations

Publié le 25 août 2021
Afghanistan: course contre la montre pour boucler les évacuations

Un avion militaire rempli de Canadiens et d’Afghans (Source: Forces armées canadiennes)

  • Les États-Unis contrôlent l’aéroport de Kaboul, mais ils quitteront le pays d’ici le 31 août. Le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan a indiqué hier que leurs alliés, dont le Canada, «doivent retirer leurs troupes, leur matériel et leurs avions avant les Américains». 
  • Selon CBC et La Presse, le dernier vol canadien partira de Kaboul aujourd’hui.

Une fin de mission risquée, selon Harjit Sajjan: 

  • «Le danger augmente d’heure en heure», dit-il, et il n’est pas possible de mettre fin à une mission «du jour au lendemain: ça comporte des risques».
  • La situation se dégrade aux abords de l’aéroport. 
  • Le ministre de la Défense souligne que les points de contrôle des talibans empêchent des personnes qui souhaitent quitter le pays d’accéder à l’aéroport. 

2700 personnes évacuées depuis le 14 août

  • Depuis la prise de la capitale par les talibans, les forces canadiennes ont réussi à évacuer plus de 2700 Canadiens et Afghans «vulnérables», qui auraient pu subir des représailles de la part des talibans. 
  • Harjit Sajjan n’a pas précisé le nombre de vols ni le nombre de personnes qu’Ottawa espère encore évacuer.

Mais le Canada n’abandonnera pas les Afghans, malgré la fin prochaine du pont aérien, promet le gouvernement Trudeau. 

  • Le gouvernement fédéral s’est engagé à accueillir 20 000 Afghans.
  • Ottawa dit travailler sur d’autres options disponibles lorsque les vols militaires ne seront plus possibles. 
  • Justin Trudeau affirme que le Canada restera «impliqué» dans les mois à venir pour presser les talibans de laisser partir les gens qui le souhaitent.

Plus de 10000 personnes attendaient encore d’être évacuées mercredi à l’aéroport de Kaboul, selon l’armée américaine.

  • Au total, environ 88 000 personnes ont été évacuées de Kaboul depuis sa prise par les talibans. 
  • Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a annoncé hier soir que les talibans se sont engagés à laisser partir les étrangers et les Afghans «à risque» après le 31 août .
Johanna Sabys
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Face aux talibans, les médias sociaux adoptent chacun leurs propres règles

Publié le 22 août 2021
  • Avant qu’ils soient chassés du pouvoir en 2001, les talibans avaient banni l’usage d’internet en Afghanistan. 20 ans plus tard, les talibans se servent désormais des médias sociaux à des fins de propagande. 
  • Cependant, Facebook, Twitter, YouTube et TikTok ont adopté des politiques pour contrer les messages talibans.

Facebook, YouTube et TikTok interdisent tous les contenus faisant la promotion des talibans.

  • Ces interdictions s’appliquent aussi à Instagram et WhatsApp, des applications qui appartiennent à Facebook. 
  • Cependant, les messages échangés dans WhatsApp pourraient échapper à la surveillance de Facebook, puisqu’ils sont cryptés. 
  • De son côté, YouTube continue d’autoriser le contenu éducatif concernant les talibans. 

Twitter, de son côté, ne supprime pas systématiquement les contenus talibans. 

  • Le média social n’a pas pris position, puisque le statut du groupe islamique est ambigu: son nom figure sur la liste des organisations terroristes établie par le Trésor américain, mais pas sur celle du département d’État, responsable de la politique étrangère des États-Unis. 
  • Twitter supprime toutefois tout contenu jugé violent. 
  • Des élus républicains ont reproché à Twitter de ne pas intervenir à l’égard des comptes talibans, alors que le compte de l’ancien président Donald Trump avait été supprimé.
Félix Côté
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Afghanistan: les vols d’évacuation des Canadiens ont repris

Publié le 21 août 2021
Afghanistan: les vols d’évacuation des Canadiens ont repris

Un avion CC-177 Globmaster des forces armées canadiennes utilisé en Afghanistan (Source: Gouvernement fédéral)

  • Un avion militaire a évacué 188 personnes de Kaboul vendredi, pour ensuite se poser au Koweït. C’était le premier vol canadien à quitter le pays depuis que les talibans ont pris le contrôle de la capitale afghane le 15 août.
  • Le Canada dispose de peu de temps pour faire sortir le plus de gens possible du pays. 

À l’heure actuelle, 4500 militaires américains protègent l’aéroport de Kaboul.

  • Les États-Unis doivent normalement se retirer du pays le 31 août. 
  • Le président Joe Biden a assuré hier que les États-Unis rapatrieront tous leurs ressortissants d’Afghanistan – tout en reconnaissant qu’il ne pouvait garantir le résultat final de cette évacuation.

Plus de 18 000 personnes ont été évacuées par avion depuis la prise de la capitale par les talibans, selon l’Otan.

Le Canada s’est engagé à accueillir 20 000 réfugiés afghans.

  • Au moins 1000 réfugiés sont déjà arrivés. 
  • Mais les efforts d’évacuation des pays occidentaux se concentrent en priorité sur leurs ressortissants. On ignore combien d’Afghans pourront être évacués.
Félix Côté
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Un dixième avion de réfugiés d’Afghanistan est arrivé au Canada

Publié le 17 août 2021
  • Une centaine de personnes, des réfugiés afghans, des diplomates canadiens et des militaires des forces spéciales, ont atterri hier soir à Toronto.
  • Justin Trudeau a indiqué que tous les diplomates canadiens ont désormais réussi à quitter l’Afghanistan. Plus de 800 interprètes, chauffeurs, et autres employés avaient déjà rejoint le Canada avec leur famille.

Afghanistan: Biden défend le retrait américain, malgré les critiques

Publié le 16 août 2021
Afghanistan: Biden défend le retrait américain, malgré les critiques

Le président américain Joe Biden (Source: CNN)

  • Au lendemain de la victoire des talibans à Kaboul, le président américain a «fermement» défendu sa décision de retirer les troupes américaines d’Afghanistan. 
  • Joe Biden a commenté hier la prise de pouvoir par les talibans – c’est la première fois depuis 7 jours qu’il s’exprimait sur la situation en Afghanistan.  

Comment le président américain se justifie

  • La mission des États-Unis n’a jamais été de construire une nation démocratique «unifiée et centralisée» en Afghanistan. 
  • Le seul objectif de Washington a toujours été «d’empêcher une attaque terroriste sur le sol américain». 
  • «Il n’y avait jamais de bon moment» pour retirer des troupes.  

Ce que Biden promet pour l’avenir:

  • La réponse américaine sera «rapide et puissante» si les talibans perturbent l’évacuation toujours en cours de ressortissants américains.
  • Les États-Unis restent engagés pour défendre les «femmes et les jeunes filles» afghanes.

À l’aéroport de Kaboul, c’est le chaos.

  • On a compté au moins 7 morts, dont 2 personnes tuées par des soldats américains.  
  • Des centaines d’Afghans ont déferlé hier autour des avions militaires et des vols commerciaux nolisés pour tenter de fuir le pays. 
  • L’évacuation des diplomates, des ressortissants étrangers et des Afghans qui ont collaboré avec le régime déchu a dû être interrompue pendant plusieurs heures. 
Johanna Sabys
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Afghanistan: le président en fuite concède la victoire aux talibans

Publié le 15 août 2021
  • Le président afghan Ashraf Ghani a fui son pays pour éviter un «bain de sang», et il a reconnu que les talibans avaient gagné. 
  • En seulement 10 jours, le mouvement islamiste radical a repris le contrôle du pays. 

Avant que les talibans ne s’emparent hier du palais présidentiel, à Kaboul, la capitale, le Canada avait suspendu ses activités diplomatiques dans le pays et rapatrié son personnel. 

Ottawa a confirmé que le Canada accueillera jusqu’à 20 000 Afghans.

Johanna Sabys
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En Afghanistan, les talibans reprennent du terrain après le départ des Américains

Publié le 11 juil 2021
  • Le groupe islamiste, au pouvoir de 1996 à 2001, s’est lancé dans une reconquête du pays depuis le départ des soldats américains, dont plus de 90% des troupes ont déjà quitté le pays.
  • Vendredi dernier, les talibans ont affirmé contrôler 85% du territoire – ce chiffre n’a pas été confirmé. Mais le gouvernement afghan a rapporté une première offensive majeure des talibans dans la capitale provinciale Qala-i-Naw, au nord-ouest du pays.