Réseaux sociaux

Nouvelles et tendances concernant les médias sociaux, vus du Québec [sujets connexes: Clubhouse, Facebook, GAFAM+, TikTok)

Facebook investit l’audio, avec une série de nouveaux produits intégrés à ses applications actuelles

Publié avant-hier
Facebook investit l’audio, avec une série de nouveaux produits intégrés à ses applications actuelles

[image: Facebook]

  • Les usagers des applications Facebook et Messenger devraient, cet été, pouvoir y tenir entre eux des conversations orales de groupe.
  • Facebook veut aussi intégrer l’écoute et la promotion de balados, et même l’écoute de musique en continu, grâce à un partenariat avec Spotify. Et l’application veut lancer un nouveau format de clips sonores faciles à partager.

L’engouement récent pour l’application sociale de conversation vocale Clubhouse n’a pas échappé à Mark Zuckerberg.

«Nous croyons que l’audio va, bien sûr, aussi devenir un média de première classe», a expliqué lundi le patron de Facebook, dans le cadre de l’annonce d’une série d’outils et de fonctionnalités qui devraient s’ajouter aux applications Facebook et Messenger au cours des prochains mois.

Intégration des balados et de la musique

  • L’application Facebook, qu’elle soit ouverte ou en arrière-plan, permettra d’écouter des balados.
  • Facebook suggèrera des balados et des épisodes à ses usagers en fonction de leurs intérêts, et leur permettra ensuite de commenter ces balados et de les recommander à leurs amis.
  • Grâce à un partenariat avec Spotify, Facebook permettra également l’écoute de musique dans sa propre application.

Live Audio Rooms

  • Facebook va créer des salles de conversation audio, dont le concept évoque directement celles de Clubhouse.
  • Dans un premier temps, ces salles seront testées dans les groupes Facebook et avec quelques vedettes.
  • Elles devraient ensuite, cet été, devenir disponibles à l’ensemble des usagers de Facebook et de Messenger.

Soundbites

  • Facebook veut créer un nouveau format de clips sonores de courte durée. Elle voit ce format comme un nouveau moyen d’expression qui sera intégré au fil de nouvelles des usagers de Facebook.
  • Ces clips pourront être extraits des conversations des Live Audit Rooms, puis édités sur mesure.
  • Facebook va commencer par payer des créateurs pour expérimenter ce nouveau format Soundbites, avant de le rendre ensuite disponible plus largement.
Patrick Pierra
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Encore une nouvelle ronde de financement pour l’application Clubhouse

Publié le 18 avr. 2021
Encore une nouvelle ronde de financement pour l’application Clubhouse

[photo: William Krause | Unsplash]

  • À peine trois mois après avoir conclu une ronde de financement, l’application sociale de conversation Clubhouse a annoncé hier qu’elle clôturait une autre ronde, de série C. Cette ronde est menée, comme la précédente, par la firme de capital de risque californienne a16z.
  • Selon Reuters, cette ronde attribuerait à la société privée une valeur de 4 milliards $US. Ce serait précisément, selon Bloomberg, la valeur à laquelle Twitter aurait proposé d’acheter Clubhouse il y a quelques semaines.

Des personnalités québécoises s’unissent pour dénoncer la montée des propos haineux et de la désinformation dans certains médias du Québec

Publié le 16 avr. 2021
Des personnalités québécoises s’unissent pour dénoncer la montée des propos haineux et de la désinformation dans certains médias du Québec

(Page Facebook Liberté d’oppression)

  • Mené par la députée de Québec solidaire Catherine Dorion et le député libéral fédéral Joël Lightbound, un groupe d’une trentaine de personnes publiques dénonce une «petite minorité» de médias québécois qui «font des ravages» en proférant des insultes répétées envers certains boucs-émissaires.
  • Sans vouloir s’en prendre à un ou des médias en particulier, le collectif a tout de même appuyé ses propos d’extraits d’émissions et d’articles provenant des radios BLVD et CHOI Radio X à Québec, ainsi que du Journal de Montréal, de TVA et de QUB Radio, trois propriétés de Québecor à Montréal.

Tendances MÉDIAS

Facebook a une sale réputation. Et après?

Publié le 9 avr. 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Facebook a une sale réputation. Et après?

[photo: Christoph Scholz]

  • Il ne se passe pas une semaine sans qu’une tuile s’abatte sur la tête de Facebook. La dernière en date: le téléversement en ligne des données personnelles de 533 millions d’utilisateurs du réseau social.
  • Tous ces revers ont au moins une conséquence: la réputation du géant des réseaux sociaux en prend solidement pour son rhume.

Trump, Monsanto et… Facebook

En 2020, dans le palmarès Axios The Harris Poll 100, qui évalue la réputation des 100 entreprises les plus «visibles» aux États-Unis, Facebook glissait en 97e place.

Ce sondage annuel, mené auprès de 34 000 Américains, concluait donc que, dans l’opinion publique, Facebook est à peu près au même niveau que des entreprises assez peu fréquentables comme le géant des pesticides Monsanto, la Trump Organization et Juul Labs, un fabricant de cigarettes électroniques accusé d’avoir ciblé les jeunes dans ses publicités.

Facebook est en outre la seule entreprise des GAFAM à faire aussi partie de ce club des mal-aimés. En comparaison, dans le même palmarès, Amazon se classait en 3e place, Microsoft en 19e, Google en 24e, et Apple en 27e.

C’est en 2019 que la réputation de Facebook a piqué du nez de façon vertigineuse: elle est passée du 51au 94e rang.

Nous étions alors dans la foulée du scandale Cambridge Analytica, après avoir appris que cette firme britannique aurait utilisé les données de millions d’utilisateurs de Facebook pour influencer le résultat des présidentielles américaines de 2016 en faveur de Donald Trump.

L’année qui vient de s’écouler n’a pas non plus été de tout repos pour Facebook:

  • Campagne de boycottage de grands annonceurs après le meurtre de George Floyd;
  • Poursuite pour pratiques anticoncurrentielles par le gouvernement américain et 48 États américains;
  • Bras de fer avec l’Australie sur la question des redevances aux médias locaux pour la réutilisation de leurs contenus;
  • Démissions de cadres mécontents de la politique trop molle de Facebook en ce qui concerne les propos haineux.

À cela, il faut ajouter les critiques de plus en plus vives en ce qui a trait au rôle de Facebook dans l’explosion de la désinformation en ligne.

Ces derniers mois, en fait, on a surtout vu Mark Zuckerberg, le visage livide, passer plusieurs mauvais quarts d’heure à devoir défendre sa plateforme devant des représentants du Congrès américain.

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Est-ce si important, la réputation?

Facebook a donc un sérieux problème de réputation.

Mais, comme le dirait Yvon Deschamps, une réputation, «kossà donne»? Prenons en considération les faits suivants:

  • Le nombre d’utilisateurs actifs de Facebook est toujours en croissance (2,7 milliards d’utilisateurs au dernier trimestre de 2020).
  • Après avoir plongé au début de la pandémie, le cours de l’action de Facebook a repris du poil de la bête. Au moment d’écrire ces lignes, l’action FB valait 313 $US. C’est presque un sommet historique.
  • Les ventes publicitaires mondiales de Facebook ont atteint 84 milliards $US en 2020, une croissance de 21% par rapport à 2019.
  • Avec une fortune de 118 milliards $US, selon Bloomberg, Mark Zuckerberg a rejoint l’automne dernier le club sélect des personnes dont la fortune personnelle dépasse les 100 milliards $US. Le fondateur de Facebook est pratiquement deux fois plus riche qu’il y a un an.

En somme, la sale réputation que traîne Facebook depuis quelques années n’a eu aucun effet sur sa santé financière. Du moins, pour l’instant.

C’est peut-être pour de pareilles raisons qu’il n’est pas saugrenu de se demander: Facebook est-il devenu trop gros pour sombrer (too big to fail)?

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Les conseils boursiers qu’on retrouve sur le canal WallStreetBets de Reddit produisent un rendement supérieur aux principaux indices boursiers

Publié le 8 avr. 2021
Les conseils boursiers qu’on retrouve sur le canal WallStreetBets de Reddit produisent un rendement supérieur aux principaux indices boursiers

(Source: Reddit)

  • Le canal WallStreetBets a inquiété les autorités financières l’hiver dernier quand on a découvert que la hausse du cours de certains titres boursiers, comme celui de GameStop, était provoquée par des recommandations d’achat publiées anonymement sur ce forum en ligne.
  • Ces inquiétudes ne sont pas entièrement fondées, dit une équipe de chercheurs universitaires américains. Ils ont constaté que le rendement des titres recommandés sur ce forum était généralement supérieur à celui des principaux indices boursiers américains.

Les gens qui publient sur WallStreetBets connaissent leur affaire, affirment les chercheurs de l’Université du Kentucky et de l’Université du sud de la Floride dans leur rapport, après avoir analysé 2340 suggestions d’investissement (achat ou vente) faites sur ce canal entre 2018 et 2020.

  • Les investisseurs qui consultent ce forum «semblent être en mesure de bien juger de la qualité» de l’information qui y est partagée.
  • «Cela va à l’encontre des craintes généralisées selon lesquelles ce forum n’attire que des investisseurs peu informés.»

Cela dit, WallStreetBets demeure une source d’information «hautement spéculative» et «apte à diffuser de l’information frauduleuse», nuancent les chercheurs.

Un investisseur aurait obtenu un rendement trimestriel moyen de 6% en suivant les recommandations d’achat affichées dans ce canal, selon les chercheurs.

  • Cela équivaut à un rendement annualisé de 26%.
  • À titre comparatif, le rendement annuel moyen du S&P 500, un des principaux indices de la bourse de New York, est historiquement de 10%.

C’est ce qui explique la popularité phénoménale de WallStreetBets auprès des petits investisseurs, concluent les chercheurs.

Cela dit, un investisseur qui aurait vendu ses actions au moment recommandé sur WallStreetBets aurait, lui, eu un rendement «équivalent à zéro».

Alain McKenna
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Facebook accepterait d’être poursuivie en diffamation si elle ne fait pas d’efforts pour contrer la haine et la désinformation

Publié le 26 mars 2021
Facebook accepterait d’être poursuivie en diffamation si elle ne fait pas d’efforts pour contrer la haine et la désinformation

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook (image YouTube)

  • Les PDG de Facebook, Google et Twitter ont débattu hier devant le Congrès américain des moyens qu’il faudrait mettre en place pour combattre le phénomène des fausses nouvelles et des discours haineux très présents sur leurs réseaux.
  • Le gouvernement américain souhaiterait rendre les plateformes responsables de ce que leurs utilisateurs publient. Jusqu’ici réfractaire à cette mesure, Mark Zuckerberg propose un compromis: qu’un organisme indépendant analyse les efforts faits par les plateformes pour lutter contre ces phénomènes, puis qu’il mette à l’amende celles qui n’en font pas assez.

Microsoft envisagerait d’acheter la plateforme de clavardage Discord pour un montant supérieur à 10 milliards $US

Publié le 23 mars 2021
Microsoft envisagerait d’acheter la plateforme de clavardage Discord pour un montant supérieur à 10 milliards $US

(Source: Discord)

  • Discord, une application mobile de clavardage particulièrement populaire auprès des adeptes de jeu vidéo multijoueur, hésiterait entre s’inscrire à la bourse ou se mettre en vente pour poursuivre sa croissance. 
  • Selon plusieurs médias spécialisés, Microsoft figure parmi ses acquéreurs potentiels. Microsoft semble vouloir accroître sa présence dans les réseaux sociaux au-delà de LinkedIn (qu’elle possède déjà) puisque, ces derniers mois, elle a tenté – en vain – d’acquérir le réseau Pinterest, puis TikTok.

Un nouveau Fonds négocié en bourse utilise l’intelligence artificielle pour suivre les titres les plus populaires sur les réseaux sociaux

Publié le 7 mars 2021
Un nouveau Fonds négocié en bourse utilise l’intelligence artificielle pour suivre les titres les plus populaires sur les réseaux sociaux

(Source: Van Eck)

  • La firme d’investissement new-yorkaise Van Eck Securities vient de lancer à la bourse de New York le FNB «BUZZ», basé sur un indice qu’elle a créé: le BUZZ NextGen AI US Sentiment Leaders.
  • Il est composé des titres de 75 sociétés qui répondent à deux critères: leur valeur boursière dépasse 5 milliards $US et elles ont été fréquemment mentionnées de façon positive sur les réseaux sociaux au cours des derniers mois.

Chaque mois, Van Eck recense à l’aide d’algorithmes inspirés de l’intelligence artificielle plus de 15 millions de publications faites sur les réseaux sociaux aux États-Unis.

  • Ces publications sont analysées automatiquement afin d’évaluer si elles auront un effet positif sur la valeur du titre de l’entreprise citée.
  • La composition de l’indice est mise à jour tous les trois mois à partir des données obtenues.

Apple, Amazon, Facebook, DraftKings, Netflix et Tesla sont parmi les titres qui composent l’indice. 

  • En 2020, son rendement a été de 67%. 
  • À titre comparatif, l’indice S&P 500 de la bourse de New York a été de 20%.

Des titres plus spéculatifs comme ceux du détaillant américain de jeux vidéo GameStop et de la chaîne de cinéma AMC, qui ont généré beaucoup de spéculation au cours des deux derniers mois, sont pour le moment absents de ce FNB.

  • Les deux sociétés valaient chacune moins de 5 milliards $US au moment de mettre l’indice à jour, au début janvier.
  • AMC vaut aujourd’hui moins de 3 milliards $US en bourse et ne sera pas considérée lors de la prochaine mise à jour.
  • GameStop vaut un peu plus de 9 milliards $US, mais l’opinion des réseaux sociaux à son sujet n’a pas été exclusivement positive ces derniers mois, ce qui devrait l’exclure également, selon Van Eck.

Baser sa stratégie d’investissement sur ce que publient les internautes sur les réseaux sociaux demeure très risqué.

  • Le FNB BUZZ a d’ailleurs perdu 3,6% en valeur lors de sa première séance en bourse, la semaine dernière.
  • Il a profité d’un regain vendredi, mais a tout de même terminé la semaine 1,6% sous sa valeur de lancement.
Alain McKenna
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Super Follow: Twitter veut attirer les influenceurs en les aidant à se faire payer pour leur contenu

Publié le 28 fév 2021
  • S’inspirant des plateformes de financement en ligne Patreon et OnlyFans, Super Follow sera une formule d’accès payant à du contenu exclusif. Un créateur pourra choisir de réserver son contenu sur Twitter à des abonnés qui devront alors payer 4,99 $US par mois pour le suivre.
  • Twitter mise sur Super Follow, et sur une nouvelle formule de groupes privés appelés «communautés», pour doubler ses revenus annuels d’ici 2023, et faire passer de 192 à 315 millions le nombre d’utilisateurs qui génèrent des revenus pour la plateforme.

Bumble, la nouvelle application vedette pour les rencontres en ligne, fait une entrée remarquée en bourse

Publié le 14 fév 2021
Bumble, la nouvelle application vedette pour les rencontres en ligne, fait une entrée remarquée en bourse

(Source: Pixabay)

  • L’application Bumble se distingue de rivales comme Tinder en laissant exclusivement les femmes amorcer un premier contact avec un éventuel partenaire. En principe, cette approche rend Bumble plus accueillante pour les femmes célibataires.
  • L’entreprise propose également des applications de rencontres amicales ou strictement professionnelles. La formule semble plaire aux investisseurs: la valeur de son titre (Nasdaq: BMBL) a gagné près de 70% à la bourse de New York après son introduction la semaine dernière.

Facebook envisagerait de concurrencer le réseau social vocal Clubhouse

Publié le 11 fév 2021
Facebook envisagerait de concurrencer le réseau social vocal Clubhouse
  • Facebook, qui ne s’est pas gêné dans le passé pour imiter certaines caractéristiques populaires au sein d’autres réseaux sociaux, serait en train de produire une version vocale de son service qui s’apparente à l’application Clubhouse, selon des sources anonymes citées par le New York Times.
  • Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, est apparu sur Clubhouse il y a quelques jours pour discuter de réalité augmentée et virtuelle. L’application permet de se regrouper pour échanger verbalement sur les thèmes de son choix. La formule fait mouche: Clubhouse est parmi les applications les plus téléchargées à l’heure actuelle aux États-Unis.

Ottawa veut imposer un code de conduite canadien aux géants du web

Publié le 1er fév 2021
Ottawa veut imposer un code de conduite canadien aux géants du web

Steven Guilbeault, ministre du Patrimoine du Canada (photo Twitter)

  • Le gouvernement fédéral doit déposer d’ici la fin du mois un projet de loi qui vise à bannir les discours haineux en ligne. 
  • Selon le ministre du Patrimoine Steven Guilbeault, le gouvernement doit réglementer: c’est, dit-il, «excessivement problématique» de laisser les géants du web trancher sur ces questions.

Steven Guilbeault a dévoilé les grandes lignes de la future loi dans des entrevues au site The Logic à Toronto et à La Presse à Montréal.

La création d’un poste de régulateur chargé de surveiller les contenus en ligne sera l’un des points importants du projet.

  • Sa mission serait de traquer les discours haineux, les incitations à la violence et la pornographie juvénile.
  • Il pourrait mener des audits, obliger les sites à retirer certains contenus, et imposer des amendes de plusieurs millions de dollars aux entreprises.
  • La création de ce poste était l’une des recommandations faites la semaine dernière par la Commission canadienne de l’expression démocratique. 

Pour les utilisateurs, le gouvernement envisage un mécanisme d’appel pour les personnes dont le compte a été bloqué par un réseau social. 

  • Les décisions prises par les entreprises pourraient donc être contestées.
  • La définition d’un discours haineux ne serait plus laissée à l’appréciation des réseaux sociaux: elle serait tirée de l’arrêt Whatcott de la Cour suprême du Canada.
Johanna Sabys
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