Startup

Nouvelles, données, rondes de financement, lancements et tendances concernant les entreprises en démarrage (jeunes pousses), particulièrement dans des secteurs liés aux technologies [voir aussi: Aides financières, Capital de risque et de développement, Innovation, Investissement, Technos québécoises]

Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $

Mis à jour il y a 11 h
Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $
  • L’entreprise montréalaise de cryptomonnaies Shakepay a reçu un financement de 44 millions $. C’est un montant important, étant donné que l’entreprise n’avait reçu auparavant que 1 million $ en financement de capital de risque. 
  • Ce nouveau financement donne à la startup une valeur de 313 millions $. Il devrait accélérer la croissance d’un service d’achat-vente de bitcoins qui, selon l’entreprise, a déjà séduit près d’un million de Canadiens.

L’argent de la ronde de financement vient d’un fonds de capital de risque américain QED Investors, spécialisé dans les technologies financières, ainsi que du fonds américain Boost VC et du fonds montréalais BoxOne Ventures, et de plusieurs autres fonds et investisseurs individuels issus du monde des technologies

Un magasin d’échange de cryptomonnaies

Shakepay permet d’acheter et de vendre des bitcoins et des ethers (des jetons d’ethereum), mais ce n’est pas exactement une plateforme d’échange de cryptomonnaies.

  • Ces plateformes agissent comme des intermédiaires de transaction entre des acheteurs et des vendeurs, à la manière des services de courtage d’actions.
  • Shakepay agit davantage comme un magasin d’échange: il achète des cryptomonnaies de certains usagers et les revend un peu plus cher à d’autres usagers.

L’application vise le marché canadien. L’entreprise dit qu’elle a déjà servi 900 000 usagers.

Patrick Pierra
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La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

Publié le 5 janv. 2022
La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

La fondatrice de Theranos Elizabeth Holmes (Source: Wikimédia / Max Morse)

  • Elizabeth Holmes, fondatrice de la startup médicale américaine Theranos, a été reconnue coupable par un tribunal de San José, en Californie, d’avoir trompé des investisseurs qu’elle a convaincus d’investir environ 700 millions $US dans son entreprise.  
  • Holmes avait fondé Theranos en 2003, à l’âge de 19 ans. Elle avait fait croire qu’elle avait développé un dispositif médical révolutionnaire pour détecter une foule de maladies à partir d’une seule goutte de sang. Mais, en 2015, des articles du Wall Street Journal avaient révélé que le dispositif médical de Theranos n’avait jamais fonctionné. 

Jeune entreprise québécoise innovante

Hoppin’ World vous encourage au voyage, grâce à la réalité virtuelle

Publié le 19 déc 2021
Hoppin’ World vous encourage au voyage, grâce à la réalité virtuelle

Jean-Nicolas Vandelac, PDG et fondateur de Hoppin’ World [crédit photo: Montréal inc.]

  • Que diriez-vous d’aller faire un premier tour, en réalité virtuelle, dans les destinations qui vous intéressent, avant de faire votre choix et d’acheter vos billets?
  • C’est ce que vous propose Hoppin’ World. Cette jeune pousse montréalaise utilise la technologie pour inciter au voyage, pas pour le remplacer.

Les problèmes auxquels l’entreprise s’attaque touchent 3 catégories d’intervenants.

Les utilisateurs de réalité virtuelle (RV) veulent davantage de contenus consacrés aux voyages.

  • «C’est la catégorie de contenu la plus recherchée par les utilisateurs grand public», explique Jean-Nicolas Vandelac, PDG et fondateur de la jeune société montréalaise Hoppin’ World.
  • «Et ils cherchent à pouvoir se déplacer virtuellement en groupe, pas seulement de façon individuelle.»

Les organisations touristiques sont très conscientes que la RV est un moyen extraordinaire de faire découvrir une destination.

  • «Mais, pour beaucoup d’organisations, la réalité virtuelle ne semble pas facile à exploiter, dit Jean-Nicolas Vandelac. Même si elles produisent du bon contenu, rejoindre les consommateurs est un défi.»

Les studios de production de RV, eux, cherchent à diffuser largement les contenus qu’ils produisent pour leurs clients.


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La solution: une plateforme de réalité virtuelle «sociale» dédiée aux voyages et à la culture.

Elle a 2 composantes principales.

D’abord, Hoppin est une application de RV, disponible gratuitement au grand public pour les utilisateurs des casques de RV Oculus Quest et Quest 2 – «qui sont les modèles les plus populaires», précise Jean-Nicolas Vandelac.

  • Les consommateurs peuvent déjà y découvrir plusieurs régions du Québec en vidéo à 360 degrés.
  • Ils peuvent le faire en groupe, jusqu’à 4 personnes réunies sous la forme d’avatars dans les destinations qu’ils visitent, et qui peuvent dialoguer pendant leur visite.
  • Dans ces parcours virtuels, les visiteurs peuvent aller à des points de «téléportation», pour se déplacer immédiatement d’un point à un autre dans l’espace physique montré par la vidéo.

Pour ceux qui n’ont pas de casque de RV, Hoppin World développe un site web qui pourra être consulté sur téléphone, tablette ou ordinateur.

D’autre part, Hoppin’ World fournit une plateforme logicielle de publication aux organisations qui veulent attirer des touristes, et aux studios de production de RV qui créent des contenus pour ces organisations.

Le modèle d’affaires est, pour l’instant, basé sur les budgets de promotion des destinations.

Publier du contenu est gratuit. Ensuite, les organisations paient pour créer des chaînes de marque et inviter leurs clients dans des salons privés.

  • «Elles y invitent des agents de voyage, des organisateurs d’événements et des journalistes spécialisés pour les familiariser avec la destination et leur donner le goût d’en parler ou de la proposer à leurs clients», explique Jean-Nicolas Vandelac.

Ces services à valeur ajoutée coutent de quelques dizaines de dollars par mois, pour une entreprise touristique, à quelques centaines, dans le cas d’une association touristique qui en fait bénéficier ses membres.

À terme, Hoppin’ World compte permettre aux producteurs de proposer aux consommateurs des contenus payants.

  • «Cela pourrait intéresser le secteur culturel, pour des expositions de musées, des captations de spectacles, des expériences immersives ou des diffusions en direct», dit Jean-Nicolas Vandelac.

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Actuellement, l’entreprise génère la majorité de ses revenus au Québec, en diffusant des contenus pour des regroupements tels que Tourisme Montréal, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, Québec Authentique (Lanaudière, Mauricie), Québec maritime (Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie, Îles de la Madeleine), Québec du Sud (Cantons-de-l’Est, Centre-du-Québec et Montérégie) et Parcs Nunavik.

Elle a commencé ses activités en 2020, en pleine pandémie.

  • «Lorsque les acteurs de l’industrie ont voulu relancer leurs activités, raconte Jean-Nicolas Vandelac, ils ont vu tout le potentiel du numérique et de la réalité virtuelle pour pallier la difficulté d’organiser des tournées de promotion.»

Hoppin a multiplié ses revenus par 15 en 2021 par rapport à sa première année. Elle compte encore les décupler en 2022.


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Prochaines étapes à surveiller:

  • Hoppin va élargir sa distribution au-delà de Meta Platforms (ex-Facebook), qui exploite Oculus, en rendant son application également disponible sur Playstation VR de Sony, et sur les casques Vive de HTC en Asie.
  • Elle va aussi développer une clientèle internationale – plusieurs contacts ont déjà été faits.
  • Pour soutenir son développement, l’entreprise mène actuellement une ronde de financement d’amorçage, pour laquelle elle compte obtenir 1,5 million $.

Cet article termine la série de portraits des startups Révélations 2021 de Montréal inc. InfoBref Matin vous fera découvrir d’autres PME québécoises innovantes chaque lundi au début de 2022.

Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Stockholm Syndrome.AI conçoit les cerveaux des personnages qui vous accompagnent dans les jeux vidéo

Publié le 12 déc 2021
Stockholm Syndrome.AI conçoit les cerveaux des personnages qui vous accompagnent dans les jeux vidéo

Stéphanie Bouchard, présidente et fondatrice de Stockhom Syndrome .AI [photo: Montréal inc.]

  • La plupart des jeux vidéo comprennent des personnages virtuels qui interagissent avec les vrais joueurs, mais n’en sont pas vraiment: aucun humain n’est derrière.
  • Pourtant, ces personnages non joueurs (PNJ) prennent aussi des décisions. Ils le font grâce à un algorithme qu’on appelle leur «cerveau». Ce cerveau est encodé pour répondre à des règles établies d’avance. Ce sont justement ces cerveaux que conçoit la jeune pousse montréalaise Stockholm Syndrome.AI.

Le problème auquel s’attaque l’entreprise: la difficulté, pour les petits et moyens studios de conception de jeu, de maîtriser les systèmes qui servent à simuler des humains pour donner vie à de bons joueurs-robots d’une façon productive.

«Les grands studios ont des équipes internes spécialisées dans les PNJ. De plus en plus, ils développent aussi des équipes internes d’intelligence artificielle pour optimiser leur processus de production», explique à InfoBref Stéphanie Bouchard, présidente et fondatrice de Stockhom Syndrome.AI.

«Mais pour les plus petits studios, qui n’ont pas d’économie d’échelle dans ces aspects de la conception des jeux, c’est tout un défi.»

Le coût de développement et la rareté des ressources spécialisées en intelligence artificielle font que les concepteurs indépendants partent souvent, de ce point de vue, avec un handicap face aux géants du jeu.


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La solution: une offre de services spécialisés dans le développement de PNJ pour les studios indépendants, et une plateforme technologique pour les aider à développer eux-mêmes des PNJ.

Stéphanie Bouchard résume ainsi le travail de sa société:

  • «On crée des cerveaux et des systèmes pour que les personnages non-joueurs soient intéressants et que, s’ils prennent directement part au jeu, ils constituent des adversaires coriaces pour les vrais joueurs, mais leur laissent quand même une chance de gagner.»

D’une part, Stockholm Syndrome accompagne, en tant que fournisseur de services, les petits et moyens studios dans la création des personnages virtuels qui ne sont pas des avatars de joueurs en chair et en os.

D’autre part, elle développe, sous le nom de Synthetic Souls, une suite de logiciels que les concepteurs de jeux pourront utiliser pour créer plus rapidement des petits bonshommes (et des gros monstres) intelligents.

  • Synthetic Souls utilise l’apprentissage automatique (machine learning) de l’intelligence artificielle pour automatiser l’encodage des cerveaux de PNJ.
  • «J’aimerais que notre solution devienne un outil aussi indispensable, pour la création de PNJ, que l’est Photoshop pour la retouche photo», illustre Stéphanie Bouchard.

Où en est l’entreprise actuellement?

La jeune pousse montréalaise a débuté ses activités en 2018. Elle compte aujourd’hui une dizaine d’employés, et prévoit de monter bientôt à une quinzaine.

Son activité de services lui permet d’investir dans le développement de son produit logiciel.

  • «Les deux activités se complètent très bien», observe Stéphanie Bouchard.

Une version alpha de son logiciel a été testée dans la conception d’un jeu du développeur belge Happy Volcano appelé You suck at parking – un jeu de course dont l’objectif est… de stationner son véhicule.

Stockholm Syndrome AI a été sélectionnée comme l’une des startups Révélations 2021 de Montréal inc. [Découvrez nos portraits des autres Révélations 2021. Montréal inc. vient d’ailleurs de lancer un appel de candidatures aux PME montréalaises en démarrage pour son programme Bourse+.]


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Prochaines étapes à surveiller:

Un premier jeu ayant utilisé Synthetic Souls pour sa conception devrait sortir en 2022.

En parallèle, Stockholm Syndrome AI continue à perfectionner un modèle d’apprentissage automatique pour améliorer les robots-joueurs qui jouent contre (ou avec) de vrais joueurs.

L’entreprise souhaiterait d’ailleurs collaborer avec des concepteurs de jeux déjà sortis sur le marché, ou qui vont sortir bientôt.

  • L’information générée par le jeu réel d’une communauté de joueurs en chair et en os l’aiderait à peaufiner son outil.
Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Plakk regarde vos artères pour prévenir les risques d’AVC et de crise cardiaque

Publié le 5 déc 2021
Plakk regarde vos artères pour prévenir les risques d’AVC et de crise cardiaque

Kashif Khan, cofondateur et PDG de Plakk

  • Crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux sont les causes de mortalité et d’invalidité à long terme les plus courantes. Or, le risque de ces accidents est difficile à déceler.
  • Une jeune pousse de Montréal, Plakk, appelle l’intelligence artificielle en renfort: elle s’en sert pour analyser des échographies d’artères, afin de mieux estimer les risques que court un patient et d’orienter son traitement en conséquence. 

Le problème: toutes les 7 minutes, un Canadien meurt d’une crise cardiaque ou d’un AVC. 

Certains ont des symptômes précurseurs, mais beaucoup n’en ont pas, ou ne savent pas les reconnaître.

Ces accidents de santé sont habituellement causés par des plaques – des accumulations de lipides (gras) sur les parois des artères.

  • En grossissant, elles finissent par boucher une artère; ou
  • en se détachant, elles créent des caillots de sang qui peuvent aller vers le cœur ou le cerveau et bloquer l’alimentation en oxygène de ces organes vitaux.

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Lors d’examens médicaux, on utilise des techniques d’imagerie médicale pour identifier et observer des plaques.

La plus couramment employée pour détecter des plaques dans les artères carotidiennes est l’échographie.

«Actuellement, la principale façon d’évaluer le risque d’une attaque est d’analyser un seul paramètre: le blocage des artères carotidiennes», explique Kashif Khan, PDG et cofondateur de l’entreprise montréalaise Plakk.

«Or, c’est un indicateur très imparfait. Certaines plaques peuvent demeurer et même grossir sans jamais causer de problème. En revanche, d’autres plaques peuvent être plus dangereuses, même si elles font moins d’obstruction actuellement.» 

Résultat: beaucoup de diagnostics erronés. 

À cause de ces mauvais diagnostics:

  • des patients subissent des chirurgies dont ils n’ont pas besoin; 
  • alors que d’autres ne sont pas traités correctement, puis sont victimes d’attaques qu’on aurait pu éviter.

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La solution: une analyse plus fine et révélatrice des échographies, dopée par l’intelligence artificielle (IA).

La Dre Stella Daskalopoulou, professeure associée de l’Université McGill, et cheffe médicale et cofondatrice de Plakk, a collecté plus de 6000 images médicales réalisées depuis 10 ans sur plus de 600 patients, ainsi que des données médicales associées à ces images.

Plakk a développé des modèles d’IA, basés sur l’apprentissage profond, pour analyser ces images d’une façon beaucoup plus fine que pourrait le faire l’œil humain.

Cette analyse par l’IA donne d’autres informations que seulement l’épaisseur de la plaque et à quel point elle gêne le flux sanguin:

  • Elle permet de déterminer la composition des plaques, ce qui donne une indication de sa stabilité, et donc du risque qu’elle fait courir au patient.

«Nous voulons fournir au médecin un portrait plus complet de l’état des plaques, pour éclairer son diagnostic et lui permettre de mieux choisir le traitement approprié», explique Kashif Khan.

L’analyse d’images médicales par l’intelligence artificielle est un secteur en forte croissance.

  • Elle est maintenant de plus en plus couramment utilisée pour détecter des cancers du sein.

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Où en est l’entreprise actuellement?

Plakk a été fondée par des titulaires de doctorat de l’Université McGill.

L’entreprise a débuté ses activités il y a 2 ans et compte aujourd’hui une équipe de 11 personnes, dont 3 à temps plein épaulées par des ingénieurs, des cliniciens et des collaborateurs.

Plakk a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 de Montréal inc. [Découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise a encore du travail à faire pour valider ses modèles d’intelligence artificielle afin de s’assurer que les résultats de ses analyses d’image sont fiables.

Dans cette optique, après avoir reçu 400 000 $ en financement non dilutif (c’est-à-dire: pour lequel les propriétaires n’ont pas eu à céder des parts de l’entreprise), Plakk prévoit de réunir prochainement une ronde de financement de pré-amorçage de 750 000 $.

Ensuite, il faudra mener des essais, notamment pour obtenir les approbations des autorités réglementaires telles que la Food and Drug Administration américaine et Santé Canada.

  • L’objectif sera de démontrer que le logiciel de Plakk peut non seulement contribuer à l’information du médecin, mais aussi constituer une base fiable et reconnue pour faire un diagnostic. 

Kashif Khan est confiant qu’un premier prototype du logiciel de Plakk commencera à être utilisé dans quelques hôpitaux et cliniques en 2022. 

Il vise 2024 ou 2025 pour un déploiement à plus grande échelle.

Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Un mur vide? Gallea vous aide à y mettre de l’art

Publié le 28 nov. 2021
Un mur vide? Gallea vous aide à y mettre de l’art

Guillaume Parent, PDG et cofondateur de Gallea [crédit photo: Montréal inc.]

  • Quoi de plus triste qu’un mur vide, alors que des milliers d’artistes visuels rivalisent d’imagination et de talent pour créer des œuvres qui, souvent, restent méconnues?
  • La jeune pousse montréalaise Gallea met en relation les artistes, les acheteurs d’art, et les entreprises intéressées à exposer des œuvres, avec l’ambition de devenir le plus grand réseau mondial de distribution d’art.

Problème auquel l’entreprise s’attaque: la difficulté de distribuer des œuvres d’art.

«Ma mère et ma grand-mère ont été artistes peintres, raconte Guillaume Parent, PDG et cofondateur de Gallea. Elles ont vécu à quel point il est difficile, pour un artiste, de faire connaître ses œuvres, de les vendre et d’en vivre.»

«Il y a des artistes fantastiques dont les œuvres demeurent méconnues. En même temps, on voit partout de grands murs vides, qui gagneraient à être embellis. Notre objectif est de faire se rencontrer l’offre artistique et la demande latente.»

La solution imaginée par Gallea: un réseau de distribution des œuvres d’art visuel.

Ce réseau a 2 composantes.

D’abord, une galerie en ligne. Les artistes peuvent y présenter leurs œuvres et les consommateurs amateurs d’art, les consulter et les acheter.

Ensuite, un canal de distribution vers des lieux d’exposition physiques autres que des musées et des maisons de la culture: restaurants, hôtels, bureaux, espaces commerciaux, espaces de travail collaboratif.


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Le gestionnaire d’un lieu peut ainsi embellir son espace avec une série d’œuvres d’art, qui sont installées pour une période de 4 mois.

  • «En ce moment, l’Hôtel Bonaventure Montréal présente une exposition organisée par l’intermédiaire de notre plateforme», donne en exemple Guillaume Parent.

Les œuvres améliorent la qualité de l’expérience offerte par l’espace aux employés, clients et usagers qui le fréquentent.

  • Une exposition peut même servir au marketing, en suscitant la curiosité pour attirer des clients dans un lieu.

L’exposition sert aussi de vitrine commerciale aux artistes.

  • Les œuvres sont accompagnées d’un petit panneau indiquant leur nom, celui de l’artiste, et leur prix de vente.
  • Grâce à un code QR, ceux qui sont intéressés – ou simplement intrigués – par une œuvre peuvent, sur leur téléphone, apprendre à connaître l’artiste, découvrir son catalogue, et acheter directement ses œuvres.

Le modèle d’affaires repose sur la contribution financière de 3 catégories d’acteurs.

Les acheteurs d’art:

Gallea perçoit une commission sur le montant des ventes générées par son intermédiaire.

  • «Elle est de l’ordre de 20 à 30%, précise Guillaume Parent. C’est beaucoup moins que le pourcentage de 50% généralement pratiqué par les galeries d’art.»

Les artistes:

Gallea leur offre gratuitement de s’inscrire, de présenter en ligne leurs œuvres (peintures, photos, art numérique) et de les mettre en vente sur sa plateforme.

L’entreprise leur propose des services supplémentaires, moyennant un abonnement de 10 $ à 50 $ par mois.

Ces services sont principalement:

  • de les aider à afficher leurs œuvres dans des lieux; 
  • de leur faire profiter de rabais sur des services commercialisés par des fournisseurs partenaires; et
  • de bénéficier d’un taux réduit sur la commission de vente prélevée par Gallea.

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Les lieux d’exposition:

Une entreprise intéressée à accueillir des œuvres chez elle souscrit un abonnement annuel. 

Elle se crée un compte dans la plateforme en ligne, puis soumet un appel de candidatures: 

  • Combien d’œuvres souhaite-t-elle afficher? De quelle taille? De quel style?

Avec un abonnement de base, l’entreprise gère l’exposition de façon autonome: elle choisit elle-même les œuvres parmi celles que les artistes lui proposent, et Gallea s’assure que les artistes se présentent sur les lieux aux moments convenus pour accrocher, puis décrocher leurs œuvres. 

Gallea propose aussi des services complémentaires.

«On peut envoyer une personne sur place pour prendre le pouls du lieu, accompagner l’entreprise dans la sélection des œuvres, faire un plan d’aménagement des lieux pour l’exposition, et assurer nous-même l’accrochage et le décrochage des œuvres», indique Guillaume Parent.

Le prix d’un abonnement corporatif peut varier de 65 $ à 2500 $ par mois selon les lieux et services utilisés. 


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Où en est l’entreprise actuellement?

L’entreprise a commencé ses activités en 2018. 

La pandémie a freiné le déploiement d’œuvres dans des lieux physiques. En revanche, elle a dopé les ventes en ligne.

  • «Nous étions 7 employés avant la pandémie, nous sommes 25 aujourd’hui», note Guillaume Parent.

Plus de 8000 artistes, provenant de 40 pays, se sont inscrits sur la plateforme en ligne.

Gallea a un réseau de lieux d’exposition à Montréal, Québec, Ottawa, Toronto et Vancouver.

Elle est en contact avec un bassin de plus de 50 000 acheteurs d’art.

Gallea a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 de Montréal inc. [Découvrez nos portraits des autres Révélations 2021.]

Linzi Shang, une autre cofondatrice de l’entreprise, vient de gagner le Prix Montréal inc. de l’entrepreneure de l’année 2021.  

Prochaines étapes:

«On veut créer le plus grand réseau mondial de distribution d’œuvres d’art à travers le monde», résume Guillaume Parent.

Cela passera d’abord par l’expansion du réseau de lieux d’exposition, au Canada, puis aux États-Unis et en Europe.

Patrick Pierra
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La startup montréalaise Nectar obtient un financement pour son appli de suivi des colonies d’abeilles

Publié le 25 nov. 2021
La startup montréalaise Nectar obtient un financement pour son appli de suivi des colonies d’abeilles

(Source: Unsplash)

  • Nectar, une jeune pousse montréalaise, a lancé en janvier dernier l’application BeeTrack, dont l’objectif est d’aider les apiculteurs à réduire les taux de mortalité dans leurs colonies d’abeilles. 
  • Pour perfectionner son application et la commercialiser en Amérique du Nord, Nectar vient de mener une ronde d’investissement dirigée par le fonds montréalais de capital de risque Real Ventures. Telus et Fondaction, un fonds affilié au syndicat CSN, participent aussi à cette ronde de financement. 

La startup montréalaise RestoLoco lance une campagne de financement participatif

Publié le 17 nov. 2021
La startup montréalaise RestoLoco lance une campagne de financement participatif

(Source: Capture d’écran InfoBref)

  • RestoLoco, une plateforme de livraison en ligne créée l’an dernier, veut lever des capitaux en permettant au public de devenir actionnaire de l’entreprise.  
  • Pourquoi avoir recours au financement participatif? «Parce que notre entreprise a été développée dans un esprit collectif et on voulait faire participer le public», explique à InfoBref Axel Lespérance, fondateur de RestoLoco.

RestoLoco veut «sauver les restaurants».

L’entreprise propose une plateforme de commande et de livraison similaire à celles des géants américains Uber Eats et DoorDash, mais dont l’objectif est de valoriser l’économie locale. 

RestoLoco dit vouloir créer des écosystèmes locaux dans les villes où elle s’implante, en collaboration avec des services de taxi déjà établis. 

  • «Plutôt que de damer le pion aux chauffeurs de taxi, qui connaissent très bien les marchés locaux, on préfère collaborer avec eux», explique Axel Lespérance.  

Cette manière de faire permet aussi aux restaurateurs de conserver leurs relations avec les clients.

  • Selon RestoLoco, des applications comme Uber Eats et DoorDash privent les restaurateurs de tout contact avec leur clientèle. 

L’entreprise mène une ronde de financement sur FrontFundr, une plateforme canadienne qui permet d’investir dans de jeunes pousses.

Contrairement à l’investissement en capital de risque traditionnel, qui requiert un important capital dont ne dispose pas l’investisseur moyen, FrontFundr permet d’investir de petits montants en capital de risque

  • La ronde menée par RestoLoco requiert un investissement minimum de seulement 250 $. 

L’entreprise cherche à obtenir 250 000 $. [Voir l’offre d’investissement. Rappel d’InfoBref: tout investissement dans une nouvelle entreprise est extrêmement risqué.]

  • Mercredi soir, elle avait déjà reçu 58 000 $. 

RestoLoco prévoit d’utiliser les fonds de ce financement pour mieux faire connaitre sa marque et s’étendre à d’autres marchés dans la province.

  • Pour le moment, la plateforme est utilisée par environ 150 restaurants concentrés dans quelques villes, surtout Montréal.
Félix Côté
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Québecor lance asterX, une nouvelle division en capital de risque

Publié le 12 nov. 2021
Québecor lance asterX, une nouvelle division en capital de risque

Pelra Azondekon, directrice générale d’asterX (Source: asterX)

  • C’est dorénavant par l’intermédiaire du nouveau fonds asterX Capital que Québecor réalisera ses investissements en capital de risque dans des startups technologiques. 
  • Le conglomérat veut renforcer son activité dans ce type d’investissement. Il a déjà investi dans une demi-douzaine de jeunes pousses. asterX est dirigé par Pelra Azondekon, qui était déjà chez Québecor depuis un an et travaillait auparavant pour Investissement Québec.

Résumé par InfoBref

Entrepreneurs: comment faire face aux défis et rester motivé

Publié le 10 nov. 2021
Entrepreneurs: comment faire face aux défis et rester motivé
  • Parce que la vie des entrepreneurs est parsemée d’embûches et d’épreuves, comment trouver chaque matin la motivation nécessaire pour faire face aux nouveaux défis qui vont se présenter?
  • Six entrepreneurs ont récemment partagé leurs stratégies, leurs trucs et leurs expériences lors d’une soirée toute spéciale: la Soirée Clés. InfoBref vous en résume l’essentiel.

Ces témoignages et ces conseils sont tirés de la première Soirée Clés, un événement virtuel organisé par alias entrepreneur.e et le Club d’investisseurs immobiliers du Québec, animé par Serge Beauchemin et Yvan Cournoyer, et qui s’est tenu le jeudi 28 octobre devant plusieurs milliers de participants.

L’événement a donné la parole à:

  • Dominic Gagnon, cofondateur et PDG de Connect&Go;
  • Chantal Lacroix, animatrice, productrice et présidente de Productions Kenya et de Collection Chantal Lacroix;
  • François Lambert, entrepreneur chez FrancoisLambert.One;
  • Luc Poirier, entrepreneur à succès, notamment en immobilier;
  • Martin Latulippe, entrepreneur, coach, conférencier et président de Wow Now; et
  • Ruth Vachon, PDG du Réseau des Femmes d’affaires du Québec (RFAQ).

Impossible de rendre l’énergie et l’émotion qui animait la soirée, mais voici un résumé des principaux enseignements qu’ils ont partagés:

Comment affronter les défis

Bien se préparer

«Face à un défi, j’essaie de minimiser les risques, dit Luc Poirier. Quand on est bien préparé, on a moins peur. Alors je me renseigne. Et j’élabore des plans: un plan A, mais aussi des plans B et C. Et, parfois, en fin de compte, c’est un plan D que je dois appliquer!»

Accueillir chaque mauvaise nouvelle comme une occasion de changer

Après la démission surprise d’un employé-clé pour son entreprise, François Lambert a d’abord réagi par un «découragement total». Mais il a vite réalisé que ce départ lui donnait l’occasion de moderniser certains processus: «c’était le coup de pied dont on avait besoin pour aller plus loin. Finalement, ce départ non voulu nous a fait du bien.»

Garder le sourire

«Ma grand-mère est morte à 99 ans et, quand elle avait des problèmes, ça ne paraissait pas, raconte Chantal Lacroix. Elle souriait toujours. Sourire, ça ne coûte rien, et ça fait que les gens viennent vers toi.»

Utiliser la peur comme levier pour se dépasser

«La première fois qu’on m’a proposé de donner une conférence, raconte Chantal Lacroix, je ne voulais pas. Je ne l’avais jamais fait, alors j’avais peur. Puis, j’ai réalisé que, si j’avais peur, c’est que j’avais quelque chose à travailler. La peur m’a amenée à me préparer. Quand on reste dans ses pantoufles, on se prépare moins, et on obtient la même chose que d’habitude. La peur de l’inconnu pousse à oser et nous fait grandir.»

Être opportuniste

«Parce que la pandémie faisait très mal à toute notre industrie, et pas seulement à nous, je me suis mis en mode attaque, raconte Dominic Gagnon. C’était une occasion à saisir. J’ai convaincu les investisseurs de nous soutenir pour embaucher des gens qui devenaient disponibles, accélérer le développement de produit pendant que nos employés pouvaient entièrement s’y consacrer faute de contrats à livrer, et pour faire des transactions en achetant d’autres entreprises qui souffraient de la situation. Avec le recul, la Covid-19 nous a rendus beaucoup plus forts. Mais il faut être opportuniste.»

Ne pas toujours croire qu’on est soi-même la cause de l’échec

«Quand quelque chose ne fonctionne pas, on a tendance à penser que c’est nous le responsable, observe Martin Latulippe. On s’identifie à l’échec. Mais regardez une clé. Ce n’est pas le côté lisse de sa tige qui lui permet de débarrer une porte: c’est le côté dentelé, avec des hauts et des bas. Quand j’en prends plein la gueule, je suis juste en train de sculpter le creux entre deux dents dans la clé.»


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Comment rester motivé

Rester toujours en contact avec les clients

C’est dans ce contact permanent que François Lambert trouve son énergie. «Je suis comme un magasin général sur Internet, dit-il. Je parle avec les gens, toujours avec plaisir. Ensuite, ils peuvent acheter s’ils veulent, mais ils ne sont pas obligés: on reste amis de toute façon.»

Prendre les choses du bon côté

«J’ai décidé, une fois pour toutes, que ça allait bien aller, raconte Ruth Vachon. Alors, quand quelque chose ne va pas, plutôt que de me désoler, je me dis: voyons, il doit y avoir quelque chose que je ne comprends pas! Et je cherche ce que je dois apprendre à mieux maitriser pour me remettre dans l’action. »

S’entourer de gens positifs

«J’ai le bonheur facile, mais je m’organise quand même pour être heureuse, explique Ruth Vachon. Pour cela, la meilleure façon est d’être bien entourée. J’aime rencontrer des gens intéressants et stimulants. Alors, deux fois par an, je fais l’inventaire de mes relations. Je les classe en A, B, C et D, selon le temps que j’ai envie de passer avec eux. Les D, je les mets dehors. Et chaque fois que je sors un D, je donne à 5 A la place d’entrer dans ma vie.»

Visualiser d’avance la réussite, et écrire les étapes pour y arriver

«Quand je me lance dans un nouveau projet, dit Chantal Lacroix, j’essaie de visualiser l’objectif, mais aussi comment je vais me sentir quand il sera atteint. Je reconnais les sentiments que j’aurai à ce moment-là, et c’est ça qui me donne ma motivation. Puis, je rédige un plan d’affaires dans lequel j’écris toutes les étapes à franchir, et toutes les options auxquelles j’ai pensé. Avec ça, je suis bien armée pour passer à l’action.»

Toujours rester dans l’action

«Quand je commence à m’ennuyer quelque part, dit Dominic Gagnon, je m’en vais. Alors que notre entreprise avait une belle réussite dans l’événementiel, j’ai voulu essayer autre chose en attaquant le marché des parcs d’attraction et des zoos. Même mon rôle dans l’entreprise pourrait changer: peut-être qu’un jour, je vais laisser mon poste de PDG pour aller travailler aux ventes parce que ça m’intéresse. Je m’assure de toujours être dans l’action.»

Rester engagé, même quand on se sent moins motivé

«Il y a un degré de maturité émotionnelle qu’on doit aller chercher pour rester engagé, explique Martin Latulippe. On doit apprendre qu’il est normal de faire certaines choses à répétition, sur la durée, même si elles ne nous tentent pas vraiment, parce qu’elles sont nécessaires. C’est en les faisant qu’on développe des compétences qui nous amènent vers le succès – comme les sportifs qui s’entraînent régulièrement.»


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Sources d’inspiration

Balados

alias entrepreneur.e, recommandé par Serge Beauchemin

Hypercroissance, recommandé par Dominic Gagnon

The Ed Mylett Show, recommandé par Martin Latulippe

Livres

Changer d’état d’esprit: une nouvelle psychologie de la réussite, de Carol S. Dweck, recommandé par Martin Latulippe [en anglais: Mindset – Updated Edition: Changing The Way You think To Fulfil Your Potential]

Un rien peut tout changer, de James Clear, recommandé par Martin Latulippe [en anglais: Atomic Habits: An Easy & Proven Way to Build Good Habits & Break Bad Ones]

No Rules Rules: Netflix and the Culture of Reinvention, de Reed Hastings et Erin Meyer, recommandé par Dominic Gagnon

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Patrick Pierra
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Startups: votre impact social et environnemental est important

Publié le 8 nov. 2021
Startups: votre impact social et environnemental est important

Sylvain Carle, associé directeur d’Objectif 13 (Crédit photo: Yannick B. Gélinas)

  • L’OBNL Bonjour Startup Montréal a organisé récemment la première Semaine de l’Impact, une série de conférences et d’ateliers pour sensibiliser les jeunes pousses aux façons de concilier leurs impacts social et environnemental avec leur impact économique. 
  • Pourquoi est-ce important? «Parce que, de plus en plus, les fonds d’investissement et de capital de risque cherchent à investir dans des startups qui trouvent un équilibre entre le social, l’environnement et l’économie», explique à InfoBref Sylvain Carle, associé directeur d’Objectif 13, un nouveau fonds d’investissement vert.

«Plusieurs fonds veulent faire de l’investissement responsable», observe Sylvain Carle.

«Aujourd’hui, les entreprises qui livrent une valeur non seulement financière, mais aussi une valeur autre, ont de meilleures chances d’obtenir du financement», explique-t-il.

Sylvain Carle a lui-même quitté l’an dernier le fonds de capital de risque montréalais Real Ventures pour se consacrer aux startups d’impact. (Le mot «impact» seul, sans adjectif qualificatif, fait habituellement référence à l’impact sur l’environnement et la société.)

  • Il est parmi la vingtaine d’experts qui animent la Semaine de l’Impact.
  • L’événement doit aider les entrepreneurs à «adapter leur modèle d’affaires» et à «mesurer leurs impacts», explique Sylvain Carle. 

Le Québec dispose d’une longueur d’avance en impact social, croit-il, puisque «les principes d’économie sociale et d’innovation sociale existent depuis des décennies au Québec». 

Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Comment Mini-Cycle élimine le gaspillage vestimentaire

Publié le 7 nov. 2021
Comment Mini-Cycle élimine le gaspillage vestimentaire

Jad Robitaille, fondatrice et PDG de Minicycle [crédit photo: Myriam Baril-Tessier pour PME MTL]

  • Parce que les enfants grandissent vite, ils ont à peine le temps d’user leurs vêtements. Alors, les parents ont souvent tendance à se contenter de vêtements pas chers, vendus par des grandes chaînes, qui ne servent pas longtemps et ne peuvent pas vraiment être réutilisés.
  • Pour casser ce cercle vicieux dommageable à l’environnement, la jeune PME montréalaise Mini-Cycle a inventé un système de distribution inédit: elle ne vend que des vêtements haut de gamme et durables, qu’elle s’engage ensuite à racheter pour les nettoyer, les réparer au besoin, puis les revendre, les réutiliser ou les recycler.

Le problème que l’entreprise cherche à régler: le gaspillage vestimentaire.

L’engouement pour la mode rapide (fast fashion) incite à acheter à bas prix des vêtements qui ne sont pas faits pour durer. 

Mais si leur prix est bas, le coût social et environnemental de ces vêtements est lourd. 

  • «La mode rapide ne prend soin ni de la planète ni des personnes qui la fabriquent», explique Jad Robitaille, fondatrice et PDG de la PME montréalaise Mini-Cycle – et chargée de cours en stratégie de durabilité à l’Université McGill.

La solution: un modèle de distribution de vêtements entièrement basé sur l’économie circulaire.

Mini-Cycle le définit en 3 étapes:

  • Pré-cycle: l’entreprise vend en ligne des vêtements neufs de haute qualité, sélectionnés pour leur durabilité et pour leur faible impact sur l’environnement.
  • Mi-cycle: l’entreprise s’engage à racheter par la suite au prix du marché tous ses produits après qu’ils aient été utilisés et aient donné satisfaction aux enfants et à leurs parents.
  • Re-cycle: les vêtements rachetés sont réparés si c’est nécessaire, puis revendus comme vêtement de seconde main. S’ils sont trop usés, des morceaux sont récupérés pour être réutilisés – par exemple pour fabriquer des accessoires ou des jouets pour enfants, qui sont à leur tour vendus.

Ainsi, tous les vêtements sont utilisés au maximum de leur durée de vie.

  • «On cherche à rendre plus accessible la mode éthique et durable», résume Jad Robitaille.

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Le modèle d’affaires:

Mini-Cycle est d’abord un détaillant, mais pas un détaillant comme les autres.

L’entreprise sélectionne ses fournisseurs moins pour la notoriété de leur marque ou le volume qu’ils peuvent livrer que pour la qualité, la durabilité et la faible empreinte environnementale de leurs produits.

  • «On favorise dès qu’on peut les fabricants locaux», dit Jad Robitaille. 

Lorsqu’un client veut que Mini-Cycle reprenne un vêtement après utilisation, l’entreprise le rachète à un prix qui dépend de son état.

  • Si le vêtement est trop usé pour être réparé, l’entreprise remet quand même un montant symbolique.

Elle gère elle-même la logistique de réception des reprises, leur évaluation, leur nettoyage et leur réparation si nécessaire.


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Où en est l’entreprise actuellement?

Mini-Cycle vient de fêter son 3e anniversaire. Elle a déjà reçu plus de 20 000 commandes.

  • «On fait actuellement 45% de nos ventes au Québec, 40% dans le reste du Canada et 15% aux États-Unis», dit Jad Robitaille.

L’entreprise a connu une croissance rapide malgré la pandémie.

  • «Nous avons quintuplé nos ventes l’an dernier, et nous sommes en train de les doubler encore cette année», continue Jad Robitaille.
  • La PME a d’ailleurs dû changer 3 fois de local dans l’année pour répondre à ses besoins croissants d’entreposage. 

Mini-Cycle emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes.

  • La moitié travaille sur les produits de seconde main, et l’autre moitié sur les opérations, la gestion de l’entrepôt et l’administration.

L’entreprise a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]. 


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Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise investit pour améliorer le processus de rachat de produits.

  • «En ce moment, on ne peut pas encore dire aux clients combien on va leur payer avant qu’ils renvoient leurs produits», explique Jad Robitaille.
  • «On veut faciliter le processus de reprise autant pour eux, en leur donnant une estimation du prix de rachat dans leur compte en ligne, que pour nous, en automatisant le traitement des données.»

Mini-Cycle élargit également son catalogue.

  • Il permet déjà d’habiller les enfants de 0 à 14 ans des pieds à la tête. «Il ne nous manque plus que les bottes d’hiver», précise Jad Robitaille.
  • L’entreprise a aussi commencé des tests avec des vêtements de seconde main pour femmes.

Après l’investissement initial d’un ami suivi de quelques prêts et bourses, l’entreprise se prépare à mener prochainement une première ronde de financement d’amorçage pour soutenir la croissance de l’entreprise.

Patrick Pierra
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