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Nouvelles et tendances concernant les jeunes pousses (voir aussi Technos québécoises)

La startup montréalaise Crewdle lance un ingénieux service d’appels vidéo pour rivaliser avec Zoom et Microsoft Teams

Publié le 14 avr. 2021
La startup montréalaise Crewdle lance un ingénieux service d’appels vidéo pour rivaliser avec Zoom et Microsoft Teams

Pierre Campeau et Vincent Lamanna, de Crewdle (photo: Crewdle)

  • Le service de Crewdle n’exige aucune installation de logiciel sur le poste de travail de ses utilisateurs. Il utilise un protocole pair-à-pair (P2P) qui ne requiert aucun serveur central pour fonctionner.
  • Fondée par les entrepreneurs montréalais Vincent Lamanna et Pierre Campeau, l’entreprise lance officiellement cette semaine un service web et mobile accessible gratuitement par les particuliers et sur abonnement par les entreprises.

Crewdle compte sur la technologie P2P pour se démarquer des services américains plus connus.

  • Elle évite d’avoir à passer par un serveur centralisé où les données pourraient être plus facilement interceptées par des gens aux intentions malveillantes.
  • La communication vidéo est aussi chiffrée de bout en bout, ce qui doit assurer la confidentialité des échanges.

L’entreprise a vu le jour à la fin de l’an dernier grâce à du financement privé provenant à la fois du Canada et de la Silicon Valley, aux États-Unis.

  • «La technologie de communication pair-à-pair permet d’offrir une alternative sécurisée, écologique et facile à utiliser», assure par communiqué Vincent Lamanna.
  • «Avec le confinement en 2020, c’était l’occasion de proposer cette nouvelle façon de collaborer.» 
Alain McKenna
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L’esprit d’entreprise s’est affaibli pendant la pandémie, sauf chez les jeunes

Publié le 23 mars 2021
L’esprit d’entreprise s’est affaibli pendant la pandémie, sauf chez les jeunes

[photo: Pexels]

  • Les proportions de Québécois qui ont l’intention de créer ou de reprendre une entreprise, ou qui ont commencé des démarches en ce sens, étaient l’an dernier aux niveaux les plus bas depuis 2013, selon l’édition 2020 de l’Indice entrepreneurial québécois du Réseau Mentorat.
  • Cette baisse d’intérêt vient des plus de 35 ans. Les 18-34, eux, restent très attirés par l’entrepreneuriat: 35% voudraient avoir leur propre entreprise, et 15% ont entamé des démarches.

Mené en décembre 2020, le sondage qui sert de base à l’Indice permet de mesurer plusieurs impacts de la pandémie sur l’entrepreneuriat au Québec.

De façon surprenante, le taux de fermeture des entreprises a très légèrement baissé en 2020 par rapport à 2019, pour s’établir à 12%.

  • «L’indicateur est néanmoins à surveiller, prévient le rapport: certains observateurs prédisent une «correction» à la hausse en 2021 du nombre de faillites commerciales.»

83% des propriétaires d’entreprises ne croient pas que leur entreprise risque de fermer bientôt. Mais presque la moitié reconnaissent que la pandémie l’a fragilisée.

La pandémie a poussé des gens vers l’entrepreneuriat:

  • 40% de ceux qui ont entrepris des démarches l’an dernier disent que la pandémie leur a permis de repérer des occasions d’affaires.
  • 39% disent qu’ils cherchaient un revenu suffisant pour survivre à cause de la pandémie.

Même si leur enthousiasme a tiédi l’an dernier, les immigrants restent nettement plus désireux que la moyenne à vouloir devenir entrepreneur.

  • 28% en ont l’intention (contre 17% pour l’ensemble des adultes québécois); et
  • 14% ont entamé des démarches en ce sens (contre 8% pour l’ensemble).

Mais seulement 6% des immigrants sont effectivement propriétaires d’une entreprise, soit le même pourcentage que la moyenne.

Patrick Pierra
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La startup montréalaise Livescale lève 2,5 millions $ et veut s’imposer comme plateforme de «liveshopping» de référence au Canada

Publié le 17 mars 2021
La startup montréalaise Livescale lève 2,5 millions $ et veut s’imposer comme plateforme de «liveshopping» de référence au Canada

(Source: Livescale)

  • Il s’agit d’une seconde ronde de financement pour Livescale depuis sa fondation en 2016. La somme récoltée doit servir à peaufiner sa plateforme de vente intégrée à la vidéo en ligne, et à étendre ses activités aux États-Unis et à l’Europe. L’entreprise veut obtenir un financement plus substantiel (de «série A») cet été.
  • Le «live shopping» consiste à vendre des produits directement à partir de vidéos diffusées en direct sur les réseaux sociaux. Le phénomène, encore méconnu au Canada, est déjà fort en Asie et en Europe.

On a peu de statistiques sur le magasinage vidéo en direct au Québec, mais cette pratique représente déjà un marché de plusieurs milliards de dollars ailleurs dans le monde.

  • Ici, ce sont surtout les pionniers du marketing numérique qui s’y intéressent pour le moment, mais c’est en train de changer, affirme en entrevue à InfoBref Virgile Ollivier, cofondateur et PDG de Livescale.
  • Livescale espère profiter de cet engouement naissant pour s’imposer comme la plateforme de référence au Québec et au Canada.
L’équipe de Livescale (Source: Livescale)

Le virage numérique s’est accéléré durant la pandémie. 

  • Il a forcé les détaillants à trouver de nouvelles avenues pour rejoindre plus directement une clientèle cible sur Internet, ajoute Virgile Ollivier.
  • «Dans le monde de l’après-Covid, il est difficile pour les petits commerçants de se démarquer en passant par les canaux traditionnels. Le liveshopping est une nouvelle expérience transactionnelle qui leur offre une meilleure visibilité auprès des consommateurs.»
Alain McKenna
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iNovia lance un nouveau fonds d’investissement de croissance doté de 450 millions $

Publié le 16 mars 2021
iNovia lance un nouveau fonds d’investissement de croissance doté de 450 millions $

Chris Arsenault, associé d’iNovia (photo about.me)

  • Ce fonds, auquel participent entre autres la Caisse de dépôt et Investissement Québec, financera des jeunes pousses technologiques rendues à un stade de croissance accéléré. Il est mené par les trois associés de la firme montréalaise iNovia: Chris Arsenault, Dennis Kavelman, anciennement de BlackBerry, et Patrick Pichette, ex-directeur financier de Google.
  • Le fonds ciblera en priorité des entreprises canadiennes, mais pourrait aussi investir dans des projets aux États-Unis et en Europe, où iNovia a également des bureaux. L’objectif est d’investir dans une douzaine d’entreprises.

iNovia dit que le succès des investissements qu’elle a réalisés dans le cadre d’un premier fonds d’investissement de croissance, lancé en 2019, l’a mené à créer ce deuxième fonds.

  • Les entreprises dans lesquelles le premier fonds a investi, comme Lightspeed (commerce de détail), AppDirect (commerce électronique) et Sonder (voyage) ont pour la plupart connu un rendement exceptionnel en 2020, malgré la pandémie.

Chris Arsenault explique dans un billet que, pour le nouveau fonds, il cherche surtout des entreprises qui créeront beaucoup d’emplois et seront viables à long terme.

  • Il veut aider des entreprises à croître par acquisitions et devenir ainsi leaders dans leur industrie, plutôt que de simplement chercher à être elles-mêmes acquises rapidement.
  • «Aider à la croissance des entreprises, c’est plus que la quête d’une valeur de revente élevée.»
Alain McKenna
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Sollum Technologies a mis au point une solution d’éclairage qui permet de cultiver à l’année longue, ici, en serre, une large variété de légumes

Publié le 14 mars 2021
Sollum Technologies a mis au point une solution d’éclairage qui permet de cultiver à l’année longue, ici, en serre, une large variété de légumes

(Source: Sollum)

  • La startup montréalaise Sollum Technologies offre aux serriculteurs un système d’éclairage à DEL qui reproduit la lumière du soleil et recrée les conditions lumineuses de la région d’où proviennent les plantes et les légumes cultivés en serre.
  • Grâce à sa technologie, Sollum a notamment permis de cultiver des citrons japonais (yuzus) dans une serre de Laval, et des tomates de Toscane à Saint-Félicien en plein mois de janvier. Son fondateur espère profiter du mouvement en faveur d’une plus grande autonomie alimentaire locale pour s’imposer dans le secteur agricole québécois et canadien.

Sollum a récolté un financement de 12 millions $ auprès de divers partenaires, dont Investissement Québec, pour amorcer sa commercialisation.

  • Elle vient de conclure plusieurs projets pilotes: elle a cultivé au Québec, en plein hiver, une cinquantaine de variétés de fruits et de légumes exotiques. 
  • L’entreprise vient aussi de signer un partenariat avec les sociétés agricoles Allegro Acres et Les productions horticoles Demers pour cultiver des poivrons en serre à l’année, une première au Canada.

En plus de permettre la culture d’une plus grande variété de plantes, elle dit que sa technologie permet d’augmenter de 40% le nombre de récoltes que peut faire un serriculteur chaque année. 

Son éclairage à DEL serait aussi 30% moins énergivore qu’un éclairage conventionnel.

La jeune pousse de technologies agricoles («AgTech») voit plus loin que la culture en serre.

  • «Notre solution pourrait aider le Québec à atteindre une certaine souveraineté alimentaire, dit Louis Brun, PDG de Sollum, en entrevue à InfoBref. Mais on souhaite aussi se positionner comme une technologie agricole utile partout dans le monde.»
  • «Nous nous concentrons sur la culture de serre en ce moment, mais il y a plein de choses qu’on pourrait faire ensuite. Cela va des fermes verticales urbaines à la culture intérieure d’aliments, à la maison.»
Alain McKenna
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La société techno montréalaise Haivision réussit son entrée à la Bourse de Toronto

Publié le 16 déc 2020
  • Le titre de l’entreprise, spécialisée dans l’encodage de vidéos pour leur diffusion en direct par Internet, a clôturé la séance d’hier à 7,77$, soit une prime de 30% par rapport à son prix d’introduction de 6$.
  • Haivision est la plus récente société technologique canadienne à s’inscrire à la bourse, après Nuvei, également à Toronto, et Lightspeed, à New York.

Haivision est une entreprise plutôt discrète, mais son chiffre d’affaires était de 74 millions $, l’an dernier.

  • Surtout, l’entreprise est déjà profitable, ce qui n’est pas le cas de toutes les technos entrées en bourse ces dernières semaines.

Selon les analystes, le segment de marché dans lequel œuvre Haivision connaît une croissance soutenue en ce moment, et il poursuivra sa croissance au cours des prochaines années.

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Haivision est parmi les leaders dans ce créneau, aux côtés d’autres fournisseurs spécialisés comme la plateforme américaine de vidéos en ligne Brightcove.

  • Mirko Wicha, fondateur et PDG de Haivision, compte utiliser l’argent récolté lors de son inscription à la Bourse de Toronto pour faire des acquisitions et grossir le chiffre d’affaires de son entreprise à 250 millions $.
Alain McKenna
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Au moins une douzaine de sociétés technos parmi les plus populaires comptent entrer en bourse en décembre

Publié le 22 nov. 2020
Au moins une douzaine de sociétés technos parmi les plus populaires comptent entrer en bourse en décembre

(Source: Pixabay)

  • Ces entreprises ouvrent leur capital au public maintenant pour profiter de la reprise rapide de l’économie attendue l’an prochain.
  • Parmi ces futures sociétés cotées en bourse, on trouve la plateforme d’hébergement de courte durée Airbnb et le service de livraison de repas DoorDash.

L’année 2020 était déjà une bonne année jusqu’à maintenant en termes de premier appel public à l’épargne en Amérique du Nord.

Ce n’est pas terminé. Outre Airbnb et DoorDash, qui sont probablement les deux noms les plus connus, on verra également apparaître sur Wall Street en décembre:

  • Roblox, un éditeur de jeux vidéo mobiles très populaires;
  • Wish, un site de commerce électronique;
  • Affirm, une solution d’étalement des paiements pour les achats en ligne.

Au total, une douzaine d’entreprises valant chacune entre 1 et 30 milliards de dollars $US devraient faire leur inscription d’ici Noël.

Cela aura des répercussions au Canada dans le cas de la firme californienne Affirm.

  • La société canadienne Shopify possède une participation de 5% dans cette plateforme de paiement.
  • Si, comme les experts s’y attendent, Affirm atteint 10 milliards $US en capitalisation au moment de son inscription en bourse, cela rapportera d’un coup 500 millions $US à Shopify.
Alain McKenna
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Une IA montréalaise rendant les immeubles commerciaux plus «intelligents» connaît du succès à l’international

Publié le 26 oct. 2020
Une IA montréalaise rendant les immeubles commerciaux plus «intelligents» connaît du succès à l’international
  • D’ici six mois, AMP Capital, un des plus grands gestionnaires d’immeubles d’Asie-Pacifique et d’Océanie, automatisera le chauffage et la climatisation dans tous ses immeubles commerciaux d’Australie et de Nouvelle-Zélande en recourant à la technologie de BrainBox AI.
  • Un an et demi après sa fondation, cette startup montréalaise compte déjà une trentaine de clients sur cinq continents, grâce à une solution logicielle qui promet de réduire de 25% la facture d’énergie des immeubles trois mois seulement après son installation.

La montréalaise Carebook entre en Bourse grâce une prise de contrôle inversée

Publié le 7 oct. 2020
La montréalaise Carebook entre en Bourse grâce une prise de contrôle inversée

(Photo: Carebook)

  • La spécialiste des soins de santé numériques est inscrite à la Bourse de croissance du TSX depuis mardi grâce à la prise de contrôle inversée de Pike, une société de Colombie-Britannique.
  • Carebook a bouclé un financement de 21 millions $ avant de mener à terme cette transaction à la forme relativement peu courante, mais de plus en plus populaire.

Plus populaire que jamais: à la Bourse de New York, le tiers des nouveaux arrivants cette année ont utilisé une variante de la prise de contrôle inversée qui consiste à être rachetée par une société d’acquisition à vocation spéciale déjà inscrite, puis à en prendre le plein contrôle.

DraftKing, Nikola et Virgin Galactic sont des sociétés américaines bien connues qui ont procédé de la sorte ces derniers mois, afin d’éviter un premier appel à l’épargne qui aurait pris plus de temps et dont le succès aurait été plus incertain.

  • À la Bourse de Toronto, Carebook espère justement amasser du capital rapidement pour s’attaquer au marché en forte croissance des soins de santé, un marché qui pourrait valoir jusqu’à 500 milliards $US en 2025.
  • «Notre objectif est de fournir une approche de santé accessible et connectée aux entreprises et aux particuliers» de partout dans le monde, explique Pascale Audette, chef de la direction de Carebook.

Pour souligner son arrivée sur Bay Street, la direction de Carebook fera sonner la cloche signalant l’ouverture de la Bourse de Toronto vendredi matin.

Alain McKenna
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Une IA californienne crée 30 emplois à Montréal pour améliorer le soutien technique des entreprises d’ici

Publié le 6 oct. 2020
  • Peritus.AI a mis au point une plateforme qui passe en revue tous les cas passés de soutien technique pour aider les centres d’appels à fournir plus rapidement les bonnes réponses aux consommateurs.
  • La start-up a été fondée en 2017 par deux vétérans du secteur techno, dont le Canadien Robin Purohit, et possède également un bureau en Inde.

Le Canada doit privilégier la relance des entreprises à forte croissance

Publié le 3 sept. 2020
  • C’est l’avis du Conseil canadien des innovateurs, qui recommande à Ottawa de hausser l’aide aux sociétés en forte croissance, de faciliter l’immigration de travailleurs qualifiés et d’accélérer la diplomation universitaire.
  • Dirigé par l’entrepreneur Jim Balsillie, le CCI déplore la rareté des jeunes pousses technos d’ici parmi les fournisseurs de services gouvernementaux tant au niveau fédéral que provincial.