Technologies propres

Nouvelles, tendances, études, projets, initiatives, investissements et réalisations dans le domaine des technologies propres (voir aussi Climat, Économie verte, Électrification, Énergie, Environnement, Innovation, Technos québécoises)

Le fabricant montréalais de chargeurs pour véhicules électriques Dcbel lève 40 millions $ pour vendre sa technologie aux États-Unis

Publié le 14 avr. 2021
Le fabricant montréalais de chargeurs pour véhicules électriques Dcbel lève 40 millions $ pour vendre sa technologie aux États-Unis

(Source: Dcbel)

  • Fondée en 2015, la société a commencé à la fin de l’an dernier à vendre un chargeur rapide pour la maison. Ce chargeur, de niveau 3, peut transformer l’énergie solaire en courant électrique allant directement dans la batterie du véhicule.
  • Une autre particularité du chargeur de Dcbel est qu’il peut aussi fonctionner en sens inverse: en cas de panne de courant, il peut alimenter un logement ou une maison à partir de l’énergie stockée dans la pile d’un véhicule électrique compatible.

Usine de batteries pour véhicules électriques de Lion à Saint-Jérôme: l’industrie québécoise du transport électrique prend forme

Publié le 15 mars 2021
Usine de batteries pour véhicules électriques de Lion à Saint-Jérôme: l’industrie québécoise du transport électrique prend forme

(Photo la Compagnie électrique Lion)

  • Justin Trudeau et François Legault ont annoncé aujourd’hui un investissement combiné de 100 millions $ du fédéral et du provincial dans une usine de batteries de la Compagnie électrique Lion. 
  • Les premières batteries à sortir de l’usine seront réservées aux véhicules que Lion vend au Canada et aux États-Unis. Mais, en entrevue à InfoBref, le PDG de Lion Marc Bédard ne ferme pas la porte à agir éventuellement comme fournisseur pour d’autres fabricants québécois, si cela peut aider à créer une chaîne québécoise du transport électrique.

La nouvelle usine nécessitera au total un investissement de 185 millions $.

  • Elle sera hautement robotisée. 
  • Selon la société, elle devrait réduire de moitié le coût de production des batteries des véhicules Lion.
  • La société espère qu’elle entrera en service en 2023 et produira alors assez de batteries pour équiper 14 000 camions et autobus électriques.

Cette usine vient s’ajouter à la capacité de production de l’entreprise.

  • Lion possède déjà une usine d’assemblage à Saint-Jérôme qui peut produire jusqu’à 2500 véhicules électriques par an.
  • L’entreprise devrait annoncer très bientôt la construction d’une seconde usine d’assemblage de véhicules de grande capacité qui sera située aux États-Unis.

Lion est un des rares fabricants d’autobus scolaires électriques en Amérique du Nord. 

La société veut s’imposer dans ce marché qui aura besoin, d’ici 2030, d’au moins 500 000 nouveaux véhicules électriques, selon les projections des gouvernements du Canada et des États-Unis.

Mais l’entreprise continue d’être également présente dans les camions commerciaux. 

  • Elle commence ces jours-ci à livrer les premiers exemplaires des 2500 camions de livraison qui lui ont été commandés par Amazon.

«Nous désirons être très compétitifs et conserver notre avance pour profiter de la demande dans ces deux créneaux», explique Marc Bédard en entrevue à InfoBref.

Alain McKenna
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Après des années à mettre en doute la capture de carbone, Exxon Mobil pense que c’est la solution aux changements climatiques

Publié le 4 mars 2021
Après des années à mettre en doute la capture de carbone, Exxon Mobil pense que c’est la solution aux changements climatiques

Des installations de captation de carbone d’Exxon en Europe (Source: Exxon)

  • Sous la pression des investisseurs et des gouvernements, Exxon fait volte-face: la pétrolière souhaite désormais réduire ses émissions polluantes de 20% d’ici 2025. Elle mise sur la capture et le stockage du carbone pour y arriver.
  • Exxon vient même de créer une nouvelle filiale dont la mission sera de développer une technologie de capture du carbone qu’elle souhaite vendre ensuite à d’autres pollueurs ailleurs dans le monde.

Les politiques environnementales qui avantagent les technologies propres font de la capture et du stockage de carbone la solution la plus abordable pour atteindre les cibles climatiques mondiales, ont affirmé mercredi les dirigeants d’Exxon lors d’une réunion avec des investisseurs.

  • Le géant pétrolier évalue à 2000 milliards $US la valeur qu’atteindra le marché de la capture du carbone en 2040. Elle était d’à peine 1,6 milliard $US l’an dernier.
  • Toujours selon Exxon, il serait plus rentable pour les gouvernements d’offrir un crédit d’impôt aux entreprises pour chaque tonne métrique de CO2 retirée de l’atmosphère que d’investir dans l’électrification des transports.

Pourtant, des doutes subsistent quant à l’efficacité réelle de cette méthode pour réduire la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, admet Exxon.

  • Actuellement, la majorité du carbone capté dans l’air est injectée dans des puits pour en extraire davantage de pétrole, ce qui annule les bénéfices environnementaux de la capture.
  • Les essais par Exxon d’enfouir du carbone sous des formations rocheuses sous-marines, dans le golfe du Mexique, soulèvent d’autres enjeux environnementaux, comme la protection des écosystèmes aquatiques.

Qu’à cela ne tienne: Exxon prévoit d’investir 3 milliards $US d’ici 2025 pour commencer à capturer du carbone sur 20 de ses sites d’extraction de pétrole.

Alain McKenna
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Hydrogène gris, bleu ou vert: quelle forme va-t-on privilégier?

Publié le 21 fév 2021
Hydrogène gris, bleu ou vert: quelle forme va-t-on privilégier?

(Source: Shell Canada)

  • La demande mondiale en hydrogène est appelée à décupler d’ici 2050, parce que la plupart des grandes puissances économiques veulent décarboniser leur économie. Si ce virage se réalise, il pourrait bénéficier à l’ensemble du secteur énergétique canadien, des pétrolières de l’Ouest aux producteurs d’énergie propre comme Hydro-Québec.
  • Coup sur coup, le gouvernement du Canada puis celui du Québec ont dévoilé les grandes lignes de leur stratégie pour profiter de ce boom anticipé de la demande en hydrogène. Toutes les formes d’hydrogène n’ont pas la même valeur environnementale: Ottawa parie sur l’hydrogène bleu et vert, Québec se concentre sur le vert.

On distingue l’«hydrogène gris», l’«hydrogène bleu» et l’«hydrogène vert» selon la façon dont il est produit.

L’hydrogène gris est produit à partir de gaz naturel.

  • Cette méthode est utilisée pour 70% de tout l’hydrogène produit de façon industrielle dans le monde, selon l’Agence internationale de l’énergie.
  • Ses plus grands consommateurs sont généralement aussi ses producteurs: les pétrolières, qui l’utilisent dans le raffinement du pétrole.
  • L’hydrogène gris n’est pas une source d’énergie propre puisqu’il émet énormément de CO2 au moment de sa production.

L’hydrogène bleu est aussi extrait du gaz naturel. Mais la façon dont il est produit le rend moins polluant que l’hydrogène gris.

  • Grâce à la captation et à la séquestration du carbone qui accompagnerait sa production, cette forme d’hydrogène peut ne produire que de très faibles émissions polluantes.

La captation et la séquestration du carbone fonctionnent. Mais elles sont très peu répandues: 

  • 16 sites dans le monde les appliquent de façon industrielle. 
  • Ils captent seulement 1% des émissions de carbone du secteur énergétique qu’il faudra éliminer pour atteindre en 2030 les objectifs de l’Accord de Paris.

L’Alberta veut aider son industrie pétrolière et gazière à faire la transition vers l’hydrogène bleu pour assurer sa croissance à long terme.

L’hydrogène vert est produit à partir d’eau et d’une source d’électricité.

  • C’est la forme la plus propre d’hydrogène. 
  • Elle l’est encore plus si l’électricité utilisée provient d’une source renouvelable, comme l’éolien, le solaire ou l’hydroélectrique.

L’hydrogène vert est la forme privilégiée par le gouvernement du Québec: il a accordé à la «filière hydrogène» une première aide de 15 millions $ pour faire de la province un des principaux producteurs dans le monde en 2030.

Le Canada mise sur l’hydrogène bleu et vert, sans en privilégier un plus que l’autre, pour devenir un des principaux producteurs d’hydrogène dans le monde. 

  • Ce n’est pas gagné d’avance, constatait le cabinet McCarthy Tétrault à la fin 2020: 18 pays représentant 75% de l’économie mondiale avaient déjà une stratégie de développement de l’hydrogène l’an dernier.
  • Le Canada devra stimuler la demande domestique; ou alors il devra produire rapidement un hydrogène assez abordable pour être exporté en Europe et en Asie, où la demande est déjà en croissance.
Johanna Sabys
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Détecteur de rumeurs

Les éoliennes, responsables de la panne d’électricité au Texas? Faux

Publié le 21 fév 2021
Les éoliennes, responsables de la panne d’électricité au Texas? Faux

(Source: Twitter)

  • La récente tempête hivernale aux États-Unis a causé la pire coupure d’électricité qu’a connue le Texas depuis au moins une décennie. Lundi dernier, un peu plus de quatre millions de personnes se sont retrouvées sans lumière et sans chauffage, à des températures négatives.
  • Rapidement, des images d’éoliennes gelées se sont mises à circuler. Il n’en fallait pas plus pour que Fox News et les réseaux sociaux multiplient les attaques contre la fiabilité des énergies vertes.

Une image d’un hélicoptère occupé à déglacer une éolienne, soi-disant au Texas, a beaucoup circulé la semaine dernière. 

  • Mais en réalité, l’image a été prise en Suède en 2014.
  • Et l’hélicoptère larguait de l’eau chaude, et non des produits chimiques de déglaçage.

Selon les périodes de l’année, l’énergie éolienne fournit de 10 à 20% de l’électricité au Texas, selon le fournisseur d’électricité local, Electric Reliability Council of Texas (ERCOT).

Or, au plus fort de la panne lundi dernier, 34 gigawatts (GW) de «capacité thermique» étaient manquants alors que l’éolien est censé fournir seulement 6 GW pendant les pics hivernaux.

D’où provenait le gros de la panne?

  • surtout de tuyaux de gaz gelés – le gaz naturel fournit 47% de l’électricité;
  • des centrales au charbon, qui fournissent 20% de l’électricité; et
  • au moins une centrale nucléaire est tombée en panne.

En fait, le secteur éolien s’en est peut-être mieux tiré que les autres.

  • Mardi matin, selon le survol d’un professeur de l’Université Princeton, l’éolien produisait 4 GW, soit les deux tiers de sa capacité prévue.

Une chose semble certaine: les éoliennes peuvent opérer dans le froid, même si leur efficacité peut souffrir du gel.

  • Outre l’expérience acquise au Québec et dans les pays scandinaves, il y a des éoliennes sur le continent antarctique.
  • Des systèmes installés sur la nacelle peuvent souffler de l’air chaud sur les pales, ou des éléments chauffants peuvent être installés sur les pales elles-mêmes.

Par ailleurs, le réseau d’ERCOT, qui alimente 90% des foyers du Texas, est indépendant de ses voisins.

  • Cette décision avait été prise à l’origine pour le rendre imperméable aux réglementations du gouvernement fédéral.

Résultat: le Texas peut difficilement obtenir de l’électricité des États voisins ou leur en fournir lorsqu’une telle crise surgit — à la différence des réseaux québécois et ontariens, par exemple.

Agence Science-Presse
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Ottawa investit 7 millions $ dans quatre startups québécoises de technologies propres

Publié le 11 fév 2021
Ottawa investit 7 millions $ dans quatre startups québécoises de technologies propres

Un capteur solaire doté de la technologie mise au point par Edgehog (Source: Edgehog)

  • Technologies de développement durable Canada a remis 7 millions $ à quatre jeunes pousses québécoises qui développent des solutions durables très diversifiées: ChrysaLabs, EcoAzur, Edgehog et Entosystem.
  • Le fonds d’amorçage fédéral a remis au total 55 millions $ en subvention à une vingtaine de sociétés canadiennes spécialisées dans les technologies propres.

Des technologies pour tous les goûts: les solutions durables mises au point par les entreprises québécoises subventionnées touchent à de nombreux secteurs d’activité.

  • ChrysaLabs, de Saint-Georges-de-Windsor, en Estrie, a créé un système d’analyse en temps réel de la qualité des sols pour le secteur agricole.
  • EcoAzur, de Québec, a créé un système de ventilation automatisé qui réduit les coûts en énergie et les émissions polluantes des restaurants.
  • Edgehog, de Montréal, a mis au point un verre antireflet qui améliore la performance des capteurs solaires et réduit leur coût d’entretien.
  • Entosystem, de Sherbrooke, tente de mettre au point une chaîne de production de farines faites à base de poudre d’insectes.

D’autres investissements de Technologies de développement durable Canada suivront ces annonces.

  • L’organisme a reçu du ministère de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie une enveloppe totale de 750 millions $ qu’il doit utiliser au cours des cinq prochaines années.

Alain McKenna
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Elon Musk est prêt à donner 100 millions $US à quiconque créera une technologie véritablement capable de capturer du carbone ou de le retirer de l’atmosphère

Publié le 24 janv. 2021
Elon Musk est prêt à donner 100 millions $US à quiconque créera une technologie véritablement capable de capturer du carbone ou de le retirer de l’atmosphère

Elon Musk (Source: Wikimedia)

  • Les technologies permettant d’absorber le gaz carbonique dans l’air, puis de l’enfouir ou de le transformer en autre chose, sont vues comme un élément indispensable à long terme pour lutter contre les changements climatiques.
  • Or, aucune technologie à ce jour ne le fait encore efficacement. Cela a motivé le fondateur de Tesla à lancer ce défi sur Twitter – un premier geste de sa part pour redistribuer une partie de sa fortune évaluée à plus de 180 milliards $US.

Le retour des États-Unis dans l’Accord de Paris aura un impact au Canada sur la lutte climatique et sur les technologies propres

Publié le 21 janv. 2021
  • La première chose qu’a faite le président Joe Biden en arrivant à la Maison-Blanche est de signer l’Accord de Paris, qui vise à limiter à 2 degrés la hausse moyenne de la température de la planète par rapport à son niveau de l’époque préindustrielle.
  • Les États-Unis rejoignent ainsi le traité international qu’ils avaient quitté en novembre dernier. Cela devrait faciliter la lutte climatique des autres pays signataires, dont le Canada, et offrir des occasions de croissance à plusieurs entreprises d’ici.

Le retour des États-Unis dans l’Accord de Paris aura au moins trois effets positifs:

  • Les États-Unis sont le deuxième plus important marché énergétique au monde après la Chine. Le décarboniser représente un énorme potentiel pour les entreprises spécialisées dans les technologies propres.
  • Cela stimulera la recherche sur le climat et l’investissement dans la mise en marché de technologies luttant contre le réchauffement climatique.
  • Les autres pays signataires, dont le Canada, verront leur fardeau de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre réduit.

Le Canada et le Québec en sortent gagnants. 

L’électrification de l’industrie nord-américaine du transport devra s’accélérer, prédisent déjà les experts.

  • Il va y avoir plus de demande pour les véhicules électriques, y compris les véhicules commerciaux (camions, autobus) – un secteur que le Canada veut développer.
  • Cela entraînera sans doute la construction d’usines pour fabriquer des batteries électriques, un créneau de croissance pour le secteur minier québécois.
Alain McKenna
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La Caisse de dépôt investit dans un parc éolien à Taïwan

Publié le 29 déc 2020
  • La Caisse de dépôt et placement du Québec vient d’acquérir pour 3,4 milliards $ une participation de 25% dans un parc éolien taiwanais, développé par la société danoise Orsted.
  • C’est le premier investissement de la Caisse à Taïwan qui lui permet de diversifier sa présence en Asie.

Le coût des batteries baisse assez vite pour que les véhicules électriques coûtent la même chose que leurs équivalents à essence en 2023

Publié le 20 déc 2020
Le coût des batteries baisse assez vite pour que les véhicules électriques coûtent la même chose que leurs équivalents à essence en 2023

(Source: Chevrolet)

  • Le coût des matériaux nécessaires pour fabriquer les batteries des véhicules électriques a baissé de 80% depuis 2013, pour atteindre 137 $US du kilowattheure (kWh) en 2020.
  • À ce rythme, les batteries devraient coûter environ 100 $US/kWh en 2023, un niveau à partir duquel les experts prédisent qu’un véhicule électrique ne coûtera pas plus cher à produire qu’un véhicule similaire à essence.

Deux facteurs expliquent la baisse soutenue des coûts de fabrication des batteries pour véhicules électriques, selon une étude de Bloomberg New Energy Finance (NEF):

  • l’augmentation du nombre de batteries produites permet des économies d’échelle;
  • les fabricants de batteries ont progressivement réduit leurs coûts en diversifiant les matériaux qu’ils utilisent, en ajoutant du nickel, du cobalt, du fer ou du phosphate au lithium.

La combinaison lithium fer phosphate – comme celle utilisée par Hydro-Québec dans les batteries de sa nouvelle filiale Evlo – pourrait même abaisser le coût des batteries de prochaine génération à 80 $US/kWh.

Au rythme actuel, comme la batterie représente une part importante du coût d’un véhicule électrique, Bloomberg NEF prédit que le coût global de production des véhicules électriques descendra sous celui des véhicules à essence équivalents.

Alain McKenna
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Un regroupement de spécialistes des technologies propres reçoit 30 millions $ d’Ottawa pour stimuler l’utilisation de la propriété intellectuelle canadienne

Publié le 9 déc 2020
Un regroupement de spécialistes des technologies propres reçoit 30 millions $ d’Ottawa pour stimuler l’utilisation de la propriété intellectuelle canadienne

Le ministre de l’Innovation Navdeep Bains

  • Le Collectif d’actifs d’innovation, basé à Waterloo, en Ontario, utilisera cet argent pour inciter les entreprises canadiennes à adopter des technologies propres créées au pays par les laboratoires universitaires et les start-ups.
  • Le ministre de l’Innovation Navdeep Bains, qui a fait l’annonce de cet investissement, espère qu’il bénéficiera à la commercialisation de technologies développées au Canada.

S’ils sont plus polluants que prévu, les véhicules hybrides branchables méritent-ils une aide financière à l’achat?

Publié le 25 nov. 2020
S’ils sont plus polluants que prévu, les véhicules hybrides branchables méritent-ils une aide financière à l’achat?

L’Outlander PHEV de Mitsubishi

  • Un groupe de recherche crédible révèle que les cotes officielles d’émissions de GES de la plupart des véhicules hybrides branchables présentement sur le marché sous-estiment de deux à trois fois leurs émissions de GES réelles.
  • Devant un tel constat, des groupes environnementaux britanniques demandent au gouvernement du Royaume-Uni de couper l’aide financière à l’achat de ce type de véhicules – une demande qui pourrait trouver un écho au Québec.

L’objectif de l’aide financière à l’achat de véhicules hybrides branchables est de réduire les émissions polluantes des transports en faisant la promotion de technologies plus propres.

  • Parmi les 37 véhicules testés par la firme anglaise Emissions Analysts, on trouve des modèles populaires au Québec, comme le Mitsubishi Outlander PHEV, qui donne droit à un rabais à l’achat de 4000 $ au provincial et de 2500 $ au fédéral.
  • Mais si les émissions ne sont pas réellement plus faibles qu’avec des véhicules à essence équivalents, à quoi bon offrir une aide à l’achat?

Les émissions de ces véhicules sont encore plus élevées si leur propriétaire ne charge pas la batterie de temps en temps, ajoute l’étude.

  • Dans certains cas, le poids ajouté par le groupe électrique fait davantage forcer le moteur thermique que dans la version strictement à essence du même modèle. Cela pourrait augmenter les émissions au lieu de les réduire.

Cette étude fait évidemment réagir en Europe, où des groupes environnementaux demandent l’abolition pure et simple de l’aide financière à l’achat de ce type de véhicules.

Nick Molden, un chercheur de l’Imperial College de Londres associé à la firme Emissions Analytics, propose pour sa part de revoir le calcul des cotes d’émissions officielles pour qu’il reflète mieux les émissions réelles de GES.

Alain McKenna
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