Environnement

Nouvelles et tendances en environnement qui peuvent intéresser les entrepreneurs, gestionnaires et professionnels québécois – données, études, projets, initiatives et réalisations (voir aussi Climat, Économie verte, Électrification et Technologies propres)

Québec va rembourser les écoles pour le recyclage des millions de masques jetables fournis par le gouvernement

Il y a 2 h
  • Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a invité mardi les écoles à faire appel à des entreprises de recyclage pour récupérer les quelque 500 000 masques utilisés chaque jour dans les établissements secondaires.
  • Face à l’inquiétude des centres scolaires, le ministère a par la suite assuré à La Presse Canadienne que les dépenses causées par la récupération des masques fournis par le gouvernement depuis le 18 janvier seraient remboursées aux écoles.

Presque la moitié de l’approvisionnement en pétrole des raffineries québécoises est menacé par le projet du Michigan de fermer un oléoduc d’Enbridge

Publié le 9 janv. 2021
Presque la moitié de l’approvisionnement en pétrole des raffineries québécoises est menacé par le projet du Michigan de fermer un oléoduc d’Enbridge

Vue sous-marine du pipeline d’Enbridge dans le détroit de Mackinac (photo One Detroit)

  • Craignant un éventuel déversement de pétrole dans les Grands Lacs, la gouverneure démocrate du Michigan, Greta Whitmer, veut révoquer la permission de transporter du pétrole via un pipeline qui traverse le détroit de Mackinac.
  • Ce pipeline, qui appartient à Enbridge, achemine à partir des Prairies canadiennes entre 40 et 50 % de tout le pétrole brut qui est raffiné au Québec et en Ontario.

Le gouvernement fédéral canadien exerce des pressions sur l’État du Michigan pour qu’il renonce à interrompre le transport de pétrole par ce pipeline.

De son côté, la société Enbridge, de Calgary, conteste le projet de la gouverneure à la cour fédérale des États-Unis. Selon Enbridge, seul le gouvernement fédéral américain peut décider de révoquer la permission d’utiliser le pipeline pour transporter du pétrole.

Toujours selon Enbridge, s’il ne passe pas par ce pipeline, le pétrole de l’ouest canadien devra être acheminé au Québec et à l’Ontario par train ou par camion, ce qui comporte davantage de risques environnementaux.

Alain McKenna
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Il y a quand même eu des bonnes nouvelles en 2020

Publié le 30 déc 2020
  • L’année n’a pas été simple à bien des égards, mais de grands progrès ont pourtant été observés à l’échelle mondiale.
  • Réductions des émissions et reforestations, avancées scientifiques dans le domaine de la santé, voici quelques bonnes raisons de se réjouir en cette fin d’année.

SANTÉ 

La polio a officiellement été éradiquée du continent africain.

L’une des pires épidémies d’Ebola a été maîtrisée en République démocratique du Congo. 

Un patient a été guéri du VIH grâce à une greffe de cellules souches.

Les premiers vaccins contre la Covid-19 ont été élaborés à une vitesse record.

ENVIRONNEMENT

Le Québec a atteint sa cible fixée par l’ONU. Désormais, 17% de son territoire sont des aires protégées. 

Les forêts britanniques ont continué à s’étendre. Elles recouvrent aujourd’hui autant de superficie qu’au Moyen Âge.

Le Pérou s’est engagé à reboiser le Machu Picchu: un million d’arbres doivent être plantés sur le site au cours des cinq prochaines années.

Une meilleure qualité de l’air a été observée grâce aux confinements du printemps dernier. Ils ont causé une baisse temporaire des émissions de CO2.

Et on a appris en 2020 que les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) du secteur de l’énergie avaient diminué de 2% en 2019, la plus forte baisse depuis 1990. 

Johanna Sabys
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Réduction des émissions de GES: où en est le Québec?

Publié le 21 déc 2020
Réduction des émissions de GES: où en est le Québec?

(Source: Flickr)

  • Le gouvernement du Québec a publié hier son plus récent bilan annuel des émissions de gaz à effet de serre (GES), avec des chiffres pour l’année 2018.
  • Les émissions ont baissé de seulement 0,1% de 2017 à 2018, et d’à peine 6% entre 1990 et 2018.

En 2018, les émissions de GES du Québec s’élevaient à 80,6 millions de tonnes. 

En 2017, elles étaient de 80,7 millions de tonnes. La baisse sur un an est donc très faible.

Encore faut-il espérer que les chiffres de 2018 ne soient pas revus à la hausse dans l’avenir. 

  • En effet, le bilan publié hier (PDF) rectifie à la hausse les chiffres précédents de 2017. 
  • Alors qu’on croyait que 2017 avait vu une baisse des émissions, on réalise maintenant que 2017 avait plutôt vu une hausse, de 2,6% – soit l’une des plus fortes hausses annuelles observées au Québec.

Le Québec est loin d’atteindre ses objectifs. 

Le gouvernement Legault a déjà reconnu qu’il ne pourra pas atteindre la cible de réduction des GES qui était fixée pour 2020, soit une réduction de 20% par rapport à 1990.

Avec son Plan pour une économie verte, le nouvel objectif de Québec est de réduire ses émissions de 37,5% d’ici 2030, par rapport à 1990.

  • Cela porterait les émissions du Québec à 54 millions de tonnes en 2030.
  • Or l’Accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5 °C, exigerait que le Québec réduise ses émissions annuelles à 40 millions de tonnes en 2030.
Johanna Sabys
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Le coût des batteries baisse assez vite pour que les véhicules électriques coûtent la même chose que leurs équivalents à essence en 2023

Publié le 20 déc 2020
Le coût des batteries baisse assez vite pour que les véhicules électriques coûtent la même chose que leurs équivalents à essence en 2023

(Source: Chevrolet)

  • Le coût des matériaux nécessaires pour fabriquer les batteries des véhicules électriques a baissé de 80% depuis 2013, pour atteindre 137 $US du kilowattheure (kWh) en 2020.
  • À ce rythme, les batteries devraient coûter environ 100 $US/kWh en 2023, un niveau à partir duquel les experts prédisent qu’un véhicule électrique ne coûtera pas plus cher à produire qu’un véhicule similaire à essence.

Deux facteurs expliquent la baisse soutenue des coûts de fabrication des batteries pour véhicules électriques, selon une étude de Bloomberg New Energy Finance (NEF):

  • l’augmentation du nombre de batteries produites permet des économies d’échelle;
  • les fabricants de batteries ont progressivement réduit leurs coûts en diversifiant les matériaux qu’ils utilisent, en ajoutant du nickel, du cobalt, du fer ou du phosphate au lithium.

La combinaison lithium fer phosphate – comme celle utilisée par Hydro-Québec dans les batteries de sa nouvelle filiale Evlo – pourrait même abaisser le coût des batteries de prochaine génération à 80 $US/kWh.

Au rythme actuel, comme la batterie représente une part importante du coût d’un véhicule électrique, Bloomberg NEF prédit que le coût global de production des véhicules électriques descendra sous celui des véhicules à essence équivalents.

Alain McKenna
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La Caisse de dépôt investit 1,3 milliard $ dans un important producteur américain d’énergie propre

Publié le 19 déc 2020
La Caisse de dépôt investit 1,3 milliard $ dans un important producteur américain d’énergie propre

(Image Invenergy Renewables)

  • Invenergy Renewables possède et exploite des centrales éoliennes et solaires qui produisent plus de 25 000 mégawatts d’électricité renouvelable en Amérique, en Europe et en Asie.
  • La Caisse et placement du Québec est partenaire d’Invenergy depuis 2013, mais ce nouvel apport en capital est le plus important depuis le début de ce partenariat et aidera Invenergy à accélérer son expansion.

Plus de 17% du territoire québécois sera constitué d’aires protégées

Publié le 17 déc 2020
Plus de 17% du territoire québécois sera constitué d’aires protégées

(Source: Wikimedia)

  • Le gouvernement Legault a désigné 57 territoires comme étant désormais des «réserves de territoires aux fins d’aires protégées».
  • Avec cette annonce, Québec se targue d’atteindre la cible fixée par la Convention des Nations unies sur la diversité biologique d’ici la fin de l’année: 17% du territoire québécois sera protégé. 

C’est la première fois que le Québec atteint ses objectifs internationaux, se félicite le ministre de l’Environnement Benoit Charette.

Néanmoins, l’atteinte de la cible est encore sujette à la confirmation du statut légal des 57 réserves qui viennent d’être désignées. Leur désignation est une étape préalable à l’obtention du statut d’aire protégée.

Que sont ces 57 nouvelles réserves?

  • 39 000 km2, soit l’équivalent de la superficie de la Suisse, correspondent à 23 réserves dans le territoire cri d’Eeyou Istchee Baie-James, qui est régi par le Gouvernement de la nation crie.
  • 34 autres nouvelles réserves totalisent ensemble 12 600 km2

Au total, en ajoutant ces 57 nouvelles réserves aux 14 réserves déjà protégées, une superficie de 257 000 km2, soit un peu plus de 17% du Québec, se trouvera protégée. 

  • Cette superficie est plus grande que celle du Royaume-Uni.

À terme, ces territoires doivent constituer des réserves de biodiversité. 

  • Mais certaines portions pourraient devenir des parcs nationaux.
Johanna Sabys
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La justice britannique reconnaît pour la première fois le rôle de la pollution de l’air dans un décès

Publié le 16 déc 2020
  • Un jugement rendu hier a établi que la pollution de l’air a contribué à la mort en 2013 d’une Londonienne asthmatique âgée de neuf ans.
  • Le rapport d’un spécialiste a prouvé le lien entre les hospitalisations en urgence de la fillette et les pics de pollution enregistrés à proximité de son domicile.

Loop Industries fait confirmer l’efficacité de sa technologie par une étude indépendante

Publié le 15 déc 2020
  • Pendant deux semaines, le laboratoire Kemitek, de Thetford Mines, a observé la transformation de déchets de plastique par l’entreprise de Terrebonne Loop, puis il a analysé le produit final et n’y a trouvé aucune anomalie.
  • Kemitek assure que, contrairement à ce qu’un investisseur activiste américain a affirmé plus tôt cet automne, Loop est en mesure de produire des matériaux de base recyclés «purs à 98% ou plus».

Au début d’octobre, les accusations de la firme new-yorkaise Hindenburg Research contre la technologie de Loop ont fait chuter de 50% la valeur de son action en bourse (NASDAQ: LOOP).

La direction de Loop espérait bien régler le problème en obtenant une analyse indépendante validant sa technologie.

Cela n’a pas suffi: son action a encore perdu 20% de sa valeur hier, après qu’un cabinet d’avocats américain a intenté un recours collectif contre Loop.

  • Selon ce cabinet, Loop a quand même menti puisqu’elle ne recycle pas le plastique «à 100%» comme elle l’avait promis.
Alain McKenna
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Plan climatique du Canada: quelles entreprises cotées en bourse en sortiront gagnantes ou perdantes?

Publié le 14 déc 2020
Plan climatique du Canada: quelles entreprises cotées en bourse en sortiront gagnantes ou perdantes?
  • La volonté du gouvernement fédéral de hausser le prix de sa taxe carbone de 30$ à 170$ la tonne d’ici 2030 punira principalement les sociétés pétrolières qui font de la raffinerie au Canada, puisque c’est l’activité la plus polluante au pays.
  • Selon l’analyste Jason Bouvier de la Banque Scotia, le secteur des énergies renouvelables et des infrastructures vertes sera pour sa part bien placé pour profiter de cette transition énergétique.

Outre la taxe carbone, le plan climatique d’Ottawa promet un accès à de l’énergie propre pour toutes les régions du pays, et un meilleur soutien à l’électrification du transport.

Deux sociétés québécoises sont identifiées par la Scotia comme étant parmi les plus susceptibles de profiter de la manne qui découlera de ces promesses:

  • Boralex (TSX: BLX) construit et gère des centrales solaires et éoliennes dans l’est du Canada, aux États-Unis et en France – l’entreprise a les capitaux nécessaires pour faire croître ses activités dans le reste du Canada.
  • Innergex (TSX: INE) construit et opère des centrales hydroélectriques, solaires et éoliennes – surtout au Québec, mais elle a commencé à prendre de l’expansion en Ontario et en Colombie-Britannique.

L’impact négatif sur les pétrolières et les grands pollueurs sera inégal, précise Jason Bouvier.

  • Suncor (TSX: SU) et L’Impériale (Esso: TSX: IMO) seront les plus affectées, car elles sont présentes dans les sables bitumineux et raffinent au Canada, explique l’analyste.
  • À l’inverse, les sociétés pétrolières qui exportent seront moins affectées puisque leurs émissions sont concentrées à l’extérieur du pays.
  • Les distributeurs – comme les exploitants d’oléoducs et les sociétés ferroviaires – seront peu affectés eux aussi puisqu’ils jouissent d’une position de quasi-monopole et qu’ils pourront refiler à leurs clients le coût supplémentaire dû à la taxe carbone.

Alain McKenna
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Le Canada présente un plan climatique de 15 milliards $ qui s’appuie sur une hausse graduelle de sa taxe carbone

Publié le 11 déc 2020
  • Le gouvernement Trudeau a déposé aujourd’hui une mise à jour de son plan climatique qui fera monter la taxe carbone de 15 $ par an à partir de 2023, pour atteindre 170 $ la tonne en 2030.
  • Ottawa promet – une fois de plus – de planter 2 milliards d’arbres; d’investir dans les sources d’énergie renouvelables pour réduire les émissions de GES du pays de 30% sous le niveau de 2005 d’ici 2030; et d’atteindre la carboneutralité en 2050.

Carbone: Ottawa ne taxera pas le Québec tant que les objectifs nationaux sont atteints

Publié le 10 déc 2020
  • Le gouvernement fédéral n’appliquera pas une taxe sur le carbone au Québec tant que le prix sur la pollution que la province impose par sa participation à la bourse du carbone restera au moins égal aux objectifs nationaux.
  • Le secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement Jonathan Wilkinson a confirmé que le système du Québec est conforme aux attentes nationales et a présenté la province comme un exemple à suivre dans la lutte contre les changements climatiques.