Environnement

Nouvelles et tendances en environnement qui peuvent intéresser les entrepreneurs, gestionnaires et professionnels québécois – données, études, projets, initiatives et réalisations (voir aussi Climat, Économie verte, Électrification et Technologies propres)

Pourquoi le Canada veut augmenter les pesticides autorisés sur les petits fruits

Publié le 29 juil 2021
Pourquoi le Canada veut augmenter les pesticides autorisés sur les petits fruits

[Source: Unsplash]

  • Santé Canada mène une consultation publique sur son intention de tolérer à l’avenir des traces de pesticides jusqu’à 3 fois plus élevées qu’actuellement sur les bleuets, et jusqu’à 7 fois plus sur les framboises.
  • Si le ministère fédéral de la Santé veut augmenter les limites permises, c’est à la demande d’un autre ministère et d’un fabricant de pesticides, selon ce qu’a révélé Radio-Canada. 

Agriculture et agroalimentaire Canada, le ministère fédéral de l’Agriculture, propose d’augmenter les limites maximales de résidus pour l’insecticide sulfoxaflore sur les bleuets sauvages, autant ceux produits au pays que ceux qui sont importés. 

  • La proposition viendrait du Centre pour la lutte antiparasitaire, une filiale du ministère.
  • Ce serait une demande prioritaire pour les producteurs de bleuets de la Colombie-Britannique. 
  • Mais dans d’autres provinces, notamment au Québec, une grande partie des producteurs s’opposent à cette proposition.

Syngenta, une multinationale suisse, a demandé au ministère de l’Agriculture d’augmenter les limites permises pour le fongicide métalaxyl, qu’elle fabrique et qui est utilisé dans la culture des bleuets et des framboises. 

  • Le fabricant souhaite que son produit puisse être utilisé sur davantage de cultures au Canada. 

Santé Canada avait été critiqué la semaine dernière pour vouloir rehausser les limites de glyphosate autorisées sur les légumineuses.

  • Dans ce cas-là, c’est Bayer, une multinationale agrochimique, qui avait demandé au gouvernement fédéral de lancer une consultation publique sur le sujet.
Félix Côté
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Bayer a demandé à Ottawa de rehausser les limites permises de glyphosate

Publié le 25 juil 2021
Bayer a demandé à Ottawa de rehausser les limites permises de glyphosate

[Source: Unsplash]

  • C’est Bayer, une multinationale agrochimique, qui a demandé au gouvernement fédéral de lancer une consultation publique, toujours en cours, pour modifier les seuils permis de glyphosate sur les noix et les légumineuses importées au Canada. 
  • Le glyphosate est un puissant herbicide – probablement cancérigène, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Bayer le commercialise sous le nom de Roundup par l’entremise de sa filiale Monsanto.

Bayer souhaite que le Canada assouplisse ses règles.

Elle prétend que cette demande vise à «faciliter le commerce international» des denrées qui contiennent des résidus de glyphosate.

  • C’est ce que dit un courriel qu’elle a envoyé à Radio-Canada, qui a découvert que la multinationale était à l’origine de l’initiative du gouvernement. 
  • Bayer propose que les normes canadiennes soient abaissées à celles de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et à celles du Codex Alimentarius de l’OMS.

Les Canadiens avaient initialement jusqu’au 20 juillet pour commenter la proposition de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire – qui est d’augmenter de 2 à 4 fois, selon les denrées, la limite maximale permise de résidus de glyphosate. 

  • Mais le gouvernement a repoussé au 3 septembre la date limite pour présenter des commentaires. 
Félix Côté
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Le gouvernement ferme la porte à GNL Québec

Publié le 22 juil 2021
Le gouvernement ferme la porte à GNL Québec

(Source: Énergie Saguenay)

  • Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, a rendu hier sa décision: le projet d’implantation d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay par GNL Québec ne pourra pas aller de l’avant. 
  • Ce projet de 14 milliards $ n’a pas satisfait les 3 critères fixés par Québec: gagner l’acceptabilité sociale, favoriser la transition énergétique, et contribuer à la réduction des gaz à effet de serre.

Le ministre Charette estime que les risques entourant le projet dépassent les avantages.

Il dit avoir fondé sa décision sur les conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) publiées en mars dernier.

Le BAPE avait émis plusieurs réserves

  • La population n’accepte pas le projet.
  • Les retombées économiques seraient importantes pour le Québec, mais seulement pendant les quatre années de construction.
  • Des projets concurrents sont déjà en construction. 
  • Le projet ne contribuerait pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. 
  • Son impact sur l’industrie touristique du Saguenay–Lac-Saint-Jean aurait été préoccupant.   

GNL Québec aurait acheminé au Saguenay du gaz naturel extrait en Alberta et en Colombie-Britannique par fracturation hydraulique, une technique polluante qui a été critiquée par plusieurs opposants au projet. 

Félix Côté
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Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

Publié le 20 juil 2021
Pour que le Canada soit carboneutre en 2050, 70% des voitures vendues en 2030 devront être à zéro émission

(Source: Pixabay)

  • Le Canada s’est fixé l’objectif d’être carboneutre en 2050. 
  • Pour que cet objectif se réalise, l’Institut CD Howe calcule qu’au moins 70% des voitures qui seront vendues à partir de 2030 devraient être des véhicules à zéro émission, par exemple des véhicules électriques. 

Autre condition que mentionne le rapport publié par l’institut torontois: en 2030, les véhicules électriques devraient déjà représenter 30% du parc automobile canadien. 

Or, en 2020, les véhicules à zéro émission n’ont représenté que 3,5% des ventes totales de véhicules au pays, selon le rapport.

L’objectif du gouvernement Trudeau:

  • réduire les gaz à effet de serre provenant des transports de 35 mégatonnes (MT), pour les faire passer de 186 MT en 2018 à 151 MT d’ici 2030. 
Félix Côté
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Québec et Ottawa investissent dans l’éolien en Gaspésie

Publié le 14 juil 2021
Québec et Ottawa investissent dans l’éolien en Gaspésie

(Source: Pixabay)

  • Les 2 gouvernements vont prêter ensemble 54 millions $ à Pales d’éolienne LM pour agrandir son usine qui produit des pales d’éolienne à Gaspé.
  • Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation québécois, le projet doit créer 200 emplois, et consolider les 380 emplois de l’usine gaspésienne.

Pales d’éolienne LM est la seule usine qui fabrique des pales d’éolienne au Canada.

  • L’entreprise canadienne est une filiale de l’entreprise danoise LM Wind Power, qui appartient au géant américain General Electric.

Des investissements, estimés au total à 160 millions $, devraient permettre de produire à Gaspé des pales de 107 m de long – les plus grandes pales du monde – pour l’Europe et les États-Unis.

  • Québec prêtera 29 millions $ – dont 15 millions $ seront pardonnables.
  • Ottawa prêtera 25 millions $. 
Johanna Sabys
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Chantal Bernatchez remporte une bourse pour son projet de bâches thermiques recyclées

Publié le 13 juil 2021
Chantal Bernatchez remporte une bourse pour son projet de bâches thermiques recyclées

Chantal Bernatchez [Courtoisie]

  • L’entrepreneure québécoise Chantal Bernatchez a gagné la bourse de pré-démarrage du programme Fondatrices de la fondation Montréal inc. pour son projet Iso-Protek. 
  • La jeune entreprise montréalaise réutilise des bâches thermiques de conteneur pour isoler et transporter des produits sensibles aux variations de température, par exemple lors de la livraison de nourriture.  

Iso-Protek se spécialise dans le recyclage d’un produit: des grandes bâches qui isolent des conteneurs servant au transport de marchandises.

  • En les découpant, l’entreprise fabrique plusieurs types d’emballages isolants.
  • Le produit qui semble le plus porteur est une boite souple de livraison, pour la livraison des repas.

Chantal Bernatchez, ingénieure chez Hydro-Québec, a cofondé l’entreprise avec son conjoint.

  • Elle gagne une bourse de 5000 $ pour faire avancer son projet d’entreprise.
  • Elle sera accompagnée pendant six mois par des conseillers et des coachs-bénévoles de Montréal inc. 
Félix Côté
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Le Canada recycle moins du tiers de ses déchets

Publié le 13 juil 2021
Le Canada recycle moins du tiers de ses déchets

(Source: RitaE / Pixabay)

  • Selon une étude publiée hier par l’Institut Fraser, en 2018, le Canada a produit plus de 35 millions de tonnes de déchets solides – ce qui représente une hausse de 16% par rapport à 2002.
  • Seuls 28% de ces déchets ont pu être au moins partiellement recyclés. C’est un peu mieux qu’en 2002 – 22% des déchets étaient alors recyclés.

Dans son étude, l’Institut Fraser souligne qu’entre 2002 et 2018:

  • L’augmentation du volume de déchets a suivi l’augmentation de 18% de la population canadienne.
  • Toutes les provinces ont augmenté leur taux de recyclage, sauf le Manitoba et l’Alberta.

Le Canada est encore loin de son objectif de 2030:

  • En 2018, chaque Canadien produisait en moyenne 694 kg de déchets – presque 2 kg par jour – ce qui représente une baisse de 10% par rapport à 2002.
  • Le pays doit encore réduire de 30% le volume de déchets par habitant pour atteindre son objectif de 490 kg par habitant d’ici 2030.
Johanna Sabys
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Le Canada pourrait concurrencer le canal de Panama? De plus en plus probable, selon des scientifiques

Publié le 10 juil 2021
Le Canada pourrait concurrencer le canal de Panama? De plus en plus probable, selon des scientifiques

[Source: Unsplash]

  • Selon un rapport produit par des scientifiques d’Environnement Canada et publié dans la revue Nature Climate Change, le réchauffement climatique pourrait bientôt permettre l’ouverture de plusieurs routes maritimes commerciales dans le nord du pays, ce qui permettrait de relier les océans Atlantique et Pacifique. 
  • Actuellement, le canal de Panama en Amérique Centrale est la route la plus directe pour relier les deux océans. 

Un réchauffement global de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle permettrait de naviguer entre 100 et 200 jours par année sur la mer de Beaufort, au nord du Yukon, qui donne accès au passage du Nord-Ouest reliant les deux océans.

Advenant une augmentation de 4 °C, cette zone serait accessible entre 200 et 300 jours par an. [Pour aller plus loin: Impact of 1, 2 and 4 °C of global warming on ship navigation in the Canadian Arctic]

Félix Côté
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Analyse POLITIQUE

Climat: le Canada va-t-il enfin tenir ses promesses?

Publié le 9 juil 2021
Bernard Descôteaux
par Bernard Descôteaux
Climat: le Canada va-t-il enfin tenir ses promesses?

[Photo: 358611 | Pixabay]

  • L’été sera chaud, possiblement le plus chaud de l’histoire du Canada, ce qui propulsera sans doute au premier plan les enjeux climatiques. Le gouvernement Trudeau en profite pour annoncer de «bonnes nouvelles».
  • Le caractère électoraliste de ses annonces n’échappe à personne. Néanmoins, Justin Trudeau peut prétendre qu’il est de bonne foi, grâce à l’adoption de la loi C-12 qui engage le pays à devenir carboneutre d’ici 2050.

Ces derniers jours, le premier ministre et ses ministres entreprenaient, à la manière du Petit Poucet, d’égrener les mesures visant à réduire les émissions de carbone. Il a ainsi annoncé que:

Au moment où le mercure bat des records, ces annonces – et il y en aura bien d’autres – sont susceptibles de retenir l’attention des électeurs inquiets du réchauffement climatique, davantage qu’une loi sur la carboneutralité.

Adoptée en toute fin de session parlementaire, la loi C-12 n’a pas fait les manchettes.

  • La découverte de centaines de tombes d’enfants près des pensionnats pour Autochtones dans l’ouest du pays retenait bien davantage l’attention du public.

La Loi C-12 sur la carboneutralité est pourtant le geste le plus significatif posé par Ottawa pour combattre les changements climatiques.

La loi fixe un objectif à l’horizon 2050 et il contraint le gouvernement actuel, comme tous ceux à venir, à prendre des mesures pour l’atteindre.

Cette loi encadrera l’action des gouvernements en les obligeant :

  • à se fixer des cibles quinquennales;
  • à se doter de plans d’action dont l’efficacité sera évaluée par le commissaire au développement durable;
  • à rendre compte au parlement des progrès réalisés, et à corriger le tir le cas échéant;
  • à créer un comité consultatif.

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Les groupes environnementaux ont bien accueilli cette loi malgré ses imperfections. Elle était attendue depuis si longtemps.

D’autres pays ont agi bien avant.

  • Le Royaume-Uni a adopté dès 2008 sa Loi sur la responsabilité climatique qui lui a permis de réduire de 40% ses émissions de GES.

Le Canada s’était engagé sous le gouvernement Harper à une réduction de 30% de ses émissions, par rapport à leur niveau de 2005, d’ici 2030.

  • Pas plus que les autres fois, le Canada n’a tenu sa promesse.
  • Ces 10 dernières années, ses émissions ont en fait augmenté plutôt que de diminuer.
  • Il est le seul pays du G7 dans cette situation.

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Le gouvernement Trudeau vise maintenant une réduction d’au moins 40% des émissions à l’horizon 2030 pour les ramener à 438 mégatonnes par an.

Le rattrapage à faire est considérable. Pour aller plus loin, lisez la chronique Les ambitions climatiques du Canada sont-elles réalistes?

Le plan de transition vers les énergies renouvelables repose d’abord sur la taxe du carbone.

  • D’ici 2030, elle passera de 50 $ à 170 $ la tonne.

S’ajoute une enveloppe de 17 milliards $ pour promouvoir une reprise verte.

  • Le gouvernement Trudeau puise dans cette enveloppe pour financer des mesures ciblées comme celles annoncées ces derniers jours.

Atteindre la cible de 2030 exigera un effort constant, mais aussi un minimum de cohérence. Ottawa ne pourra continuer d’investir en parallèle dans les énergies fossiles.

La loi sur la carboneutralité permet d’espérer que prendra fin la série noire des promesses brisées. À la prochaine conférence sur les changements climatiques en novembre à Glasgow, le Canada pourrait ne plus être le cancre de la classe.

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La CIBC offrira une plateforme aux entreprises qui veulent acheter des crédits carbone

Publié le 7 juil 2021
La CIBC offrira une plateforme aux entreprises qui veulent acheter des crédits carbone

(Source: Unsplash)

  • Baptisée Projet Carbone, la plateforme permettra aux entreprises de compenser sur une base volontaire leur impact sur le climat grâce à l’achat de crédits carbone. Ce projet pilote sera lancé en août par 4 banques dans le monde, dont la CIBC au Canada.
  • La plateforme fonctionnera sur les bases de la cryptommonaie ethereum et offrira une certification quant au prix et à la transparence des crédits vendus.

Les entreprises pourront choisir parmi différents types de crédits. 

  • Par exemple, certains seront voués à la protection des forêts et des zones humides.

Les autres banques impliquées dans le projet sont:

  • la banque brésilienne Itau Unibanco
  • la National Australia Bank
  • la banque britannique NatWest Group

Comment fonctionne le marché du carbone:

  • Les entreprises et les particuliers peuvent déjà compenser sur une base volontaire leur impact sur le climat en achetant des crédits carbone. Un crédit carbone représente une tonne de CO2, selon l’organisme Planetair.
  • Plusieurs organismes permettent déjà d’acheter des crédits carbone compensatoires. 
  • Le gouvernement fédéral, qui s’est engagé à atteindre la carboneutralité d’ici 2050, doit adopter un programme de crédits carbone cet automne. 
  • Les gouvernements du Québec, de la Colombie-Britannique et de l’Alberta ont déjà leur propre programme de crédits carbone.
Félix Côté
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Lac-Mégantic teste un nouveau concept d’électricité solaire produite localement

Publié le 6 juil 2021
Lac-Mégantic teste un nouveau concept d’électricité solaire produite localement

Panneaux solaires installés sur le centre sportif de Lac-Mégantic (Source: Hydro-Québec)

  • La ville de Lac-Mégantic en Estrie inaugurait aujourd’hui en partenariat avec Hydro-Québec son propre microréseau électrique, qui comprend une série d’installations pour produire et emmagasiner de l’électricité solaire.
  • 8 ans jour pour jour après l’explosion d’un train transportant du pétrole, qui avait ravagé son centre-ville et fait 47 victimes, c’est l’occasion pour la ville de faire une plus grande place aux énergies propres, et pour Hydro-Québec de tester ce modèle avant de l’appliquer à des régions dépendantes aux énergies fossiles. 

Qu’est-ce qu’un microréseau électrique? 

  • C’est un réseau local de production d’électricité, produite à partir d’énergie solaire dans le cas de Lac-Mégantic. Il est raccordé au réseau principal d’Hydro-Québec. 
  • Ce microréseau est doté de dispositifs de stockage de l’énergie, et d’outils pour gérer la consommation en énergie des bâtiments. 

Pourquoi un microréseau?

  • En cas de panne du réseau principal d’Hydro-Québec, le microréseau peut prendre la relève et alimenter les clients qui y sont branchés. 
  • Inversement, puisque le microréseau est relié au réseau principal d’Hydro-Québec, l’électricité solaire inutilisée à Lac-Mégantic peut être acheminée au réseau central. 

Si l’expérience est concluante, Hydro-Québec voudrait appliquer ce modèle à ses 22 réseaux éloignés où l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles, comme dans certains villages du Grand Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine.  

Félix Côté
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Ottawa veut décarboniser l’acier: Algoma Steel recevra 420 millions $ pour ne plus utiliser de charbon

Publié le 5 juil 2021
Ottawa veut décarboniser l’acier: Algoma Steel recevra 420 millions $ pour ne plus utiliser de charbon

Justin Trudeau dans l’aciérie Algoma Steel (Source: Twitter)

  • Justin Trudeau était hier à Sault-Ste-Marie, en Ontario, pour annoncer un investissement de 420 millions $ qui doit permettre à l’aciérie Algoma Steel d’acheter un four à arc électrique pour produire son acier sans utiliser de charbon. 
  • Le premier ministre s’est défendu d’être en campagne électorale. Trudeau a néanmoins affirmé que, contrairement aux conservateurs, les libéraux ont compris depuis longtemps que lutter contre les changements climatiques permettrait de relancer l’économie. 

Cet investissement qui doit verdir le secteur de l’acier a été débloqué par l’adoption, juste avant les congés parlementaires, de certaines mesures du budget fédéral déposé en avril dernier.

Avec ces 420 millions $, l’entreprise ontarienne Algoma Steel devrait:

  • réduire progressivement sa production d’acier à partir de charbon; et
  • s’équiper d’un four à arc électrique qui lui permettra de réduire d’ici 2030 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 3 millions de tonnes par an – soit les émissions de 900 000 voitures. 

L’investissement fédéral devrait permettre:

  • de créer 500 emplois pendant la phase de construction; et
  • de former 75 employés d’Algoma à des emplois hautement spécialisés dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM).

L’industrie sidérurgique émet 7% des émissions mondiales de GES qui proviennent du secteur énergétique.

  • Cela représente autant que les émissions mondiales de l’aviation, du transport maritime et des produits chimiques réunis.
Johanna Sabys
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