Environnement

Nouvelles et tendances en environnement qui peuvent intéresser les entrepreneurs, gestionnaires et professionnels québécois – données, études, projets, initiatives et réalisations (voir aussi Climat, Économie verte, Électrification et Technologies propres)

Climat: Ottawa investit 8 millions $ pour surveiller la Terre depuis l’espace

Mis à jour il y a 10 h
Climat: Ottawa investit 8 millions $ pour surveiller la Terre depuis l’espace

(Source: Agence spatiale canadienne)

  • 21 entreprises canadiennes – dont Lux Aerobot, d’Alma, qui obtient ses images grâce à des ballons d’observation – vont se partager 8 millions $ pour développer des applications afin de mieux observer la Terre à partir de satellites. 
  • Les données récoltées de l’espace sur les émissions de GES ou la couverture de glace sont essentielles pour lutter contre les changements climatiques, affirme le ministre de l’Environnement Steven Guilbeault. En cas d’incendie, ces données permettront aussi d’optimiser les opérations de secours. 

Dans son dernier budget, le gouvernement Trudeau a prévu au total 90 millions $ pour observer la Terre par satellites. 

En plus de ce budget, Ottawa avait annoncé en novembre un financement de 20 millions $ à l’entreprise montréalaise GHGSat pour mesurer, à partir de données collectées par satellite, les émissions de méthane au pays.

Johanna Sabys
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Stockage du carbone: 400 scientifiques s’opposent au crédit d’impôt fédéral

Mis à jour il y a 11 h
Stockage du carbone: 400 scientifiques s’opposent au crédit d’impôt fédéral

(Source: Patrick Hendry / Unsplash)

  • Dans une lettre ouverte, 400 scientifiques canadiens ont demandé jeudi au gouvernement Trudeau d’abandonner le crédit d’impôt qu’il prévoit de mettre en place cette année pour les entreprises qui capturent et stockent du carbone.
  • Selon les scientifiques, un tel crédit d’impôt serait une subvention aux énergies fossiles. La mesure aiderait les pétrolières à stocker du carbone dans le sol et les inciterait à augmenter leur production. Or, disent-ils, les projets de capture et de stockage ne sont «ni économiquement viables, ni éprouvés à grande échelle».

Une société brave l’interdiction d’extraire des hydrocarbures au Québec

Mis à jour il y a 10 h
Une société brave l’interdiction d’extraire des hydrocarbures au Québec

[image pour fins d’illustration seulement, tirée du site de Questerre mais sans rapport direct avec le projet]

  • Questerre Energy (TSX: QEC), une société de Calgary, a signé un accord de développement économique avec le Conseil de la Première nation des Abénakis de Wôlinak.
  • La société veut développer à Bécancour, dans le Centre-du-Québec, au sud de Trois-Rivières, un centre énergétique à émissions nettes nulles. Elle veut y mener des «projets pilotes qui produisent de l’énergie propre, y compris du gaz à émissions nulles».

Or, le premier ministre François Legault a annoncé en octobre dernier «la décision de renoncer définitivement à extraire des hydrocarbures» sur le territoire québécois.

Le projet de Questerre semble être en contradiction directe avec cet engagement.

Questerre joue la carte de l’association avec des autochtones.

L’entente prévoit que les Abénakis pourront tirer un profit net du développement de leur territoire et obtenir un «intérêt direct» dans les permis d’exploration de Questerre.

Dans un communiqué de Questerre, le chef du conseil de bande, Michel Bernard, soutient ouvertement le projet de la société.

  • «C’est la première entreprise à reconnaître pleinement nos territoires d’utilisation traditionnelle et à s’engager à aller de l’avant en consultant pleinement notre peuple et en coopérant avec lui.»

Dans une entrevue au Globe and Mail, le PDG de Questerre Michael Binnion dit qu’il se prépare à «une épreuve de force intéressante» avec le gouvernement du Québec pour faire avancer son projet.

Patrick Pierra
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Bonne performance du Québec au classement des entreprises les plus «durables»

Publié hier
Bonne performance du Québec au classement des entreprises les plus «durables»
  • 5 sociétés québécoises figurent au plus récent classement annuel des 100 grandes entreprises les plus durables (sustainable) au monde établi par Corporate Knights, une entreprise de Toronto qui édite le magazine du même nom.
  • Ce classement analyse chaque année les revenus et investissements de presque 7000 organisations dans le monde sur la base des critères de responsabilité ESG (environnement, responsabilité sociale et gouvernance). TC Transcontinental est la société canadienne la mieux placée dans le classement 2022. 

Sociétés québécoises classées dans l’édition 2022 du palmarès Global 100 des entreprises les plus durables au monde:

  • TC Transcontinental (TSX: TCL): 16e (45e en 2021)
  • Cascades (TSX: CAS): 18e (17e en 2021)
  • Gildan (TSX et NYSE: GIL): 79e (nouvelle au classement)
  • Banque de Montréal (TSX et NYSE: BMO): 80e (47e en 2021)
  • Cogeco Communications (TSX: CCA): 81e (68e en 2021)

Quelques autres sociétés canadiennes qui figurent dans ce classement: Canadian Tire, le Canadien Pacifique, Financière IGM, Financière Sun Life et Telus.

L’entreprise classée en première position est Vestas, un fabricant danois d’éoliennes.

Patrick Pierra
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Entrevue

Le développement durable: un défi pour les PME

Publié le 18 janv. 2022
Le développement durable: un défi pour les PME

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage réalisé par la firme d’audit KPMG, seulement 49% des PME québécoises de 25 à 100 employés ont mis en place des objectifs et une politique de développement durable. La proportion chute à 29% dans le cas des PME de moins de 25 employés.
  • «Le principal défi des PME, ce sont leurs moyens», explique à InfoBref Andrew Ross, directeur principal, durabilité et changement climatique chez KPMG. «Pour développer les opportunités liées au développement durable, les PME doivent prioriser ce qui est important.»

Ce qu’il faut prioriser: les attentes du consommateur

«La première chose, dit-il, c’est de comprendre quelles sont les attentes des consommateurs.»

Une fois les attentes comprises, il faut que l’entreprise «comprenne les impacts sociaux et environnementaux de ses produits» pour les expliquer au consommateur. 

Ensuite, si un produit coûte plus cher parce qu’il répond à des critères durables, il y a un «seuil» au-delà duquel le consommateur ne sera plus prêt à payer. 

  • «C’est important d’évaluer et de connaitre ce seuil», dit Andrew Ross. 

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Les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont de plus en plus importants pour beaucoup de consommateurs. 

  • 68% des répondants au sondage de KPMG (dont les 2 tiers sont des cadres dirigeants) disent qu’ils sont influencés par les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs choix personnels de consommation.

Pour les employeurs, les facteurs ESG peuvent aussi avoir de l’attrait. 

  • 72% des répondants disent qu’ils considèrent une organisation comme un employeur de choix lorsqu’elle prend position sur un enjeu de société en accord avec leurs valeurs.
Félix Côté
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Réchauffement climatique: la forêt boréale captera-t-elle autant de CO2?

Publié le 16 janv. 2022
Réchauffement climatique: la forêt boréale captera-t-elle autant de CO2?

(Source: Pixabay)

  • Dans certaines régions nordiques du Canada et de la Russie, la forêt boréale profitera d’un climat plus chaud et gagnera du terrain vers le nord. 
  • Mais, du point de vue de la quantité de CO2 capté, ces gains ne compenseront peut-être par les territoires que la forêt perdra dans le sud, la disparition des tourbières actuelles qui emmagasinent du carbone, et l’effet des incendies de forêt qui dégèlent le pergélisol. 

Les forêts boréales canadiennes et russes s’étendront vers le nord à cause du réchauffement climatique. 

Mais elles perdront du terrain au sud. 

  • Selon une étude de l’Université du Minnesota, d’ici la fin du siècle, il n’y aura plus de forêt boréale dans l’État du Minnesota ni sur une portion du territoire canadien d’environ 300 km, de la frontière vers le nord.

Les tourbières qu’abritent actuellement les forêts boréales emmagasinent en moyenne 2 fois plus de carbone que les forêts proprement dites. 

  • C’est la raison pour laquelle un groupe de chercheurs s’était intéressé en 2020 au recul des tourbières dans un futur climat nord-américain plus chaud.
  • L’une de leurs conclusions est qu’il faut s’attendre à des pertes du carbone emmagasiné à cause des tourbières qui disparaitront.

Puisque la forêt boréale progresse vers le nord, cela ne signifie-t-il pas, à long terme, de nouvelles tourbières, qui compenseraient pour les pertes subies plus au sud?

Le problème est que le réchauffement n’est pas linéaire: il se produit actuellement 2 à 3 fois plus vite dans l’Arctique que dans le reste du monde, avec un potentiel destructeur que les chercheurs ne peuvent pas estimer. 

Les incendies des dernières années sont la marque la plus visible de ce potentiel destructeur.

Les feux brûlent la couche organique du sol. 

  • Cela expose les minéraux en dessous, et favorise la croissance des arbres.

Mais les feux réduisent aussi l’isolation dont jouissait le pergélisol – le sol gelé en permanence. 

  • En dégelant, ce sol évacue davantage de carbone et de méthane dans l’air.
Agence Science-Presse
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Déni cosmique: pourquoi les scientifiques aiment le dernier succès Netflix

Publié le 9 janv. 2022
Déni cosmique: pourquoi les scientifiques aiment le dernier succès Netflix

L’affiche du film Don’t look up – Déni cosmique, en français (Source: Netflix)

  • En moins de 2 semaines, Don’t look up (Déni cosmique, en français) est monté sur la troisième marche du podium des films les plus populaires sur Netflix – ce qui est assez exceptionnel pour une fiction qui parle de science. 
  • Le film est une comédie grinçante sur la découverte d’une comète qui va percuter la Terre et anéantir l’humanité. Il «réussit parfaitement à traduire la frustration des experts du climat», affirme le journaliste David Vetter dans le magazine Forbes.

«La chose la plus effrayante de Don’t Look Up, c’est qu’aussi absurde qu’il soit, il exagère à peine», résume le journaliste Branko Marcetic dans le magazine américain Jacobin

Dans Déni cosmique, la présidente des États-Unis (Meryl Streep) est inquiète de l’effet que la comète aura sur les prochaines élections. 

Les médias ne prennent pas au sérieux les deux astronomes qui l’ont découverte (Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence). 

Ils se retrouvent dans une situation similaire à celle des climatologues depuis 30 ans. 

  • C’est exactement l’objet du film, reconnaît sur Twitter son réalisateur Adam McKay.

Les scientifiques et les militants écologiques se reconnaissent en eux. 

  • «Don’t Look Up reflète la folie dont je suis témoin tous les jours», écrit le climatologue américain Peter Kalmus dans le quotidien britannique The Guardian
  • «J’ai aussi souffert de cette dissonance lors d’interventions dans les médias, avec la question de la manière d’aborder des enjeux graves liés au changement climatique, dans un monde médiatique qui cherche la distraction, les aspects simplistes, la dispute», a témoigné sur Twitter la climatologue française Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du Groupe 1 du Giec.
  • «Don’t Look Up est une des plus importantes contributions à la vulgarisation de la science», commente l’astrophysicienne Rebecca Oppenheimer dans le magazine Scientific American

Certains critiques sont moins enthousiastes

Des critiques cinématographiques trouvent le film «trop évident» ou «lourd», et jugent qu’il «manque de nuances» ou «rate la cible». 

Cette réserve en dit plus sur eux que sur le film, affirme le journaliste Nathan Robinson dans la revue américaine Current Affairs

Dans le film, le grand facilitateur de ce déni est l’écosystème moderne de l’information: 

  • La séparation d’une vedette de la chanson et de son petit ami prend le dessus sur une comète qui va percuter la Terre. 
  • La page couverture du magazine Sports Illustrated titre «La fin du monde est proche. Y’aura-t-il un Superbowl?». 

Le film pourrait-il changer les comportements face à l’urgence climatique? 

Le succès du film et les discussions qu’il suscite démontrent que le public veut aller plus loin, croit le journaliste américain Brian Kahn [son article sur le blogue Gizmodo]. 

Déni cosmique pourrait faire comprendre à certains la difficulté de vulgariser une menace existentielle à long terme.

  • Si c’est difficile avec une comète qui va détruire la Terre dans 6 mois, ça l’est encore plus pour une menace climatique étalée sur des décennies. 
Agence Science-Presse
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Les priorités des femmes à la tête de 3 grandes villes

À Sherbrooke, Évelyne Beaudin veut des logements abordables et diminuer le nombre de voitures

Publié le 5 janv. 2022
À Sherbrooke, Évelyne Beaudin veut des logements abordables et diminuer le nombre de voitures

La nouvelle mairesse de Sherbrooke Évelyne Beaudin

  • À 33 ans, Évelyne Beaudin est devenue la première mairesse de Sherbrooke. Seule dans l’opposition pendant 4 ans, elle avoue avoir eu «le vent dans face». Mais l’adversité ne l’a pas «écrasée», bien au contraire, elle l’a convaincue «qu’il fallait se battre» pour se rendre à l’Hôtel de Ville. 
  • Quelques semaines après son élection, la mairesse a expliqué à InfoBref quelles sont ses 3 priorités. Le logement arrive en tête. Évelyne Beaudin croit aussi que pour «l’environnement, c’est au niveau municipal que ça se passe: la manière dont la ville est construite permet d’avoir une ville durable ou non».

Ses priorités pour Sherbrooke 

1) Assurer l’accès à des logements abordables

Le logement est l’enjeu numéro 1 à Sherbrooke, affirme Évelyne Beaudin. 

La conjoncture actuelle est très mauvaise pour la construction, explique-t-elle:   

  • les prix des matériaux sont élevés; et 
  • les entreprises de construction sont surbookées. 

Les logements sont trop chers et il en manque.

«Les gens n’arrivent pas à se trouver des locations au 1er juillet, cela peut désormais prendre plusieurs mois.»

De plus, «les Montréalais qui viennent s’établir avec l’avènement du télétravail font monter les prix et rendent l’accès à la propriété plus difficile».  

Pour contrer cette pénurie, la mairesse s’est engagée à construire 1000 logements abordables au cours des 5 prochaines années. 

  • Elle croit que ces nouveaux logements vont au moins «relâcher la pression à la hausse sur les prix».  
  • Dans son premier budget, elle a prévu d’acheter des terrains.  

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2) Aménager le territoire de façon intelligente et écologique

Évelyne Beaudin prévoit de mettre en place dès cette année «une politique de l’arbre» pour combattre les îlots de chaleur.

Elle compte «s’attaquer à la 2e voiture» pour réduire la dépendance des Sherbrookois au 2e véhicule du foyer. 

  • La Ville propose déjà des voitures en auto-partage, «mais elles sont presque toutes en centre-ville», note la mairesse: elle compte les rendre plus accessibles. 

Pour favoriser le transport actif, elle prévoit: 

  • d’acheter des vélos électriques en auto-partage pour les citoyens;
  • d’aménager des abris à vélo couverts et de belles pistes cyclables; et
  • de modifier les garages de la Ville pour pouvoir y brancher des véhicules «qui un jour seront tous 100% électriques». 

«Si on veut des villes résilientes, il faut investir», croit l’économiste. 

La Ville de Sherbrooke est pourtant «très endettée», dit-elle.  

  • «Avant de faire de nouveaux investissements, nous sommes obligés d’investir 80 millions $ pour terminer les projets et maintenir nos actifs. 
  • Mais entretenir nos infrastructures est aussi un geste environnemental important.» 

3) Changer la culture de la Ville et faire embarquer les gens 

«Ce qui fait du sens, on va le faire maintenant, pour que les informations se rendent jusqu’aux citoyens.»

Évelyne Beaudin veut opérer «un changement de culture accéléré» à Sherbrooke, et elle dit rencontrer une certaine «résistance des élus et des fonctionnaires qui sont là depuis longtemps».

«Moi je ferais tout en public. Les gens ne sont pas habitués à ça. Ils se demandent: « de quoi on va avoir l’air si on se chicane? »» 

Jusqu’ici, tout était décidé à l’avance dans des séances à huis clos, explique-t-elle. 

Dorénavant, la mairesse veut limiter ces séances aux sujets confidentiels, comme les litiges et la spéculation immobilière.

Sa première action après son élection?

«Ma première décision importante a été le démantèlement d’un campement d’itinérant. Un dossier délicat et complexe, confie Évelyne Beaudin. J’avais le choix entre ne rien faire ou agir adéquatement.»  

  • La situation était dangereuse, dit-elle. En hiver, les risques d’hypothermie et d’incendie, à cause du bois utilisé pour se chauffer, sont encore plus grands. 

La mairesse dit avoir forcé les acteurs à se concerter sur la question. 

  • Des rencontres sont prévues pour bâtir un plan d’action afin d’atténuer l’itinérance. 

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Johanna Sabys
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Les priorités des femmes à la tête de 3 grandes villes

Catherine Fournier veut gagner la confiance des Longueuillois et répondre à la crise du logement

Publié le 4 janv. 2022
Catherine Fournier veut gagner la confiance des Longueuillois et répondre à la crise du logement

La nouvelle mairesse de Longueuil Catherine Fournier

  • En 2016, elle était la plus jeune députée québécoise. À 29 ans, Catherine Fournier est désormais la plus jeune femme à la tête d’une grande ville du Québec. Elle n’est pas la première mairesse de Longueuil, mais elle s’est démarquée dès son arrivée en abaissant son salaire de 65 000 $. 
  • Quelques semaines après son élection, la mairesse a expliqué à InfoBref quelles sont ses 3 priorités. Elle a aussi raconté qu’elle était à son bureau à 6h au lendemain de son élection pour protéger une grenouille menacée. 

Ses priorités pour Longueuil

1) Rebâtir la confiance des Longueuillois à l’égard des élus 

«La confiance est la base de tout, on ne peut pas mobiliser les gens s’ils n’ont pas confiance», affirme Catherine Fournier. 

La Ville a connu «beaucoup de chicanes», dit la mairesse. Elles ont plombé la confiance des citoyens et, croit-elle, causé un manque de participation à la vie municipale. 

Catherine Fournier veut rétablir une bonne collaboration au conseil de ville. 

  • Elle a déjà posé «des gestes forts»: la ville a désormais un office de participation publique – composé de scientifiques, d’experts et de citoyens, il sera chargé de donner son avis à la Ville sur les questions sensibles. 
  • «Il y a peu d’opposition, dit-elle, mais je lui ai fait de la place.»  

Longueuil est la 1re ville du Québec à avoir un conseiller scientifique en chef. 

Il a été nommé pour s’assurer que les décisions sont basées sur la science, explique la mairesse. 


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2) Freiner la crise du marché locatif et la surchauffe immobilière 

C’est l’enjeu numéro 1 à Longueuil aujourd’hui, dit Catherine Fournier.   

Pendant la campagne municipale, la mairesse s’est engagée à organiser, en collaboration avec le maire de Laval Stéphane Boyer, un sommet sur l’habitation «pour trouver des solutions innovantes et répondre à la crise du logement».

  • Tous les paliers de gouvernement seront invités, aux côtés de chercheurs, de membres du secteur privé et des Québécois intéressés.  

Ce sommet abordera différentes pistes, comme:  

  • instaurer des programmes d’accession à la propriété; 
  • construire des logements municipaux; et 
  • racheter une partie du parc immobilier et convertir des immeubles. 

3) Protéger les milieux naturels et développer les transports écologiques  

«J’ai été élue sur la base d’un programme très ambitieux sur la protection des milieux naturels.»

  • La mairesse prévoit notamment de remettre en état 1500 hectares de forêts et boisés urbains.

Un travail important doit être fait en environnement, dit-elle. 

  • «Le premier budget est celui de l’administration précédente, ce qu’on peut changer reste marginal. 
  • Mais certains jalons ont déjà été posés pour élargir le réseau de transports et faciliter la mobilité active» en augmentant le nombre de pistes cyclables.

Sa première action au lendemain de son élection?

«À 6h, j’étais sur le dossier du boulevard Béliveau et de la rainette faux-grillon.» 

Le gouvernement fédéral a adopté un décret pour protéger à Longueuil une zone de 20 hectares de l’habitat de la rainette faux-grillon, dont l’espèce est menacée. 

La précédente administration avait choisi de poursuivre les travaux de prolongement du boulevard Béliveau, malgré une injonction déposée par des groupes environnementaux.   

Catherine Fournier a demandé au directeur général de la ville et aux avocats de suspendre les travaux le temps d’analyser le dossier. 

  • «Je savais qu’il y avait une audience en Cour à 9h ce jour-là, je ne voulais pas que les avocats de la Ville défendent une position contraire à la mienne. 
  • J’ai dû négocier, mais ils ont fini par m’écouter.» 

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Johanna Sabys
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Les 10 plus grandes catastrophes ont coûté 170 milliards $US cette année

Publié le 27 déc 2021
Les 10 plus grandes catastrophes ont coûté 170 milliards $US cette année

L’ouragan Dennis, à Key West en Floride (Source: David Mark / Pixabay)

  • Les 10 catastrophes météorologiques les plus coûteuses de l’année ont causé au total 170 milliards $US en dommages, soit 20 milliards de plus que les 10 catastrophes les plus coûteuses de 2020, selon un rapport de l’ONG britannique Christian Aid. 
  • La tempête Ida, dans les Caraïbes et à New York début septembre, a causé des dommages estimés à 65 milliards $US; les inondations de juillet en Allemagne et en Belgique, 43 milliards $US; la tempête hivernale qui a paralysé le Texas en février, 23 milliards $US; et les inondations qui ont frappé la Colombie-Britannique en novembre, 7,5 milliards $US. 

Les tornades frappent désormais «en grappe» et restent imprévisibles

Publié le 16 déc 2021
Les tornades frappent désormais «en grappe» et restent imprévisibles

(Source: Nikolas Noonan / Unsplash)

  • Plusieurs États du centre-est des États-Unis ont été frappés le 10 décembre par la série de tornades la plus dévastatrice que le pays ait connue en près d’un siècle. Ces violentes tornades ont tué au moins 90 personnes.  
  • Des événements météorologiques aussi extrêmes sont hautement inhabituels pour le mois de décembre, assurent les experts. On ne sait pas encore comment les prévoir. Mais leur nombre est appelé à augmenter avec les changements climatiques.

Comment se sont formées ces tornades? 

Par la «collision» entre, un corridor de températures anormalement chaudes pour décembre, au centre du continent, et des températures plus froides, au nord.  

  • Un peu partout dans la région touchée, des records de chaleur pour un mois de décembre ont été dépassés vendredi dernier.  

La multiplication des événements météorologiques extrêmes inquiète. 

Plusieurs changements ont récemment été observés.   

  • Les météorologues constatent que les tornades semblent frapper par «grappes» plus souvent qu’avant: au total, une trentaine de tornades ont déferlé sur 5 États la semaine dernière. 
  • La saison des tornades a lieu au printemps, mais on observe désormais des tornades hivernales. 
  • L’avenue des tornades», qui traverse plusieurs États du centre du pays, semble plus souvent se diriger vers l’Est, selon une étude de 2018. 
  • Elles parcourent aussi plus de km: au Kentucky, l’une d’entre elles a parcouru 120 km, alors qu’elles parcourent en moyenne moins de 10 km.

Les tornades sont imprévisibles, à cause de leur relative petite taille.  

  • Selon les experts, moins de 10% des tempêtes orageuses produisent des tornades.

Leur imprévisibilité ne permet pas aux États concernés de s’y préparer.

  • Ils peuvent seulement ajuster les systèmes de surveillance qui permettent d’envoyer une alerte à leurs habitants quelques minutes ou une 1h plus tôt.
  • Mais il n’est pas encore possible de cibler les régions qui seront plus à risque que d’autres. 

Les États-Unis font face à une «nouvelle norme» devant la multiplication des événements météorologiques dévastateurs, alertait dimanche dernier la responsable de l’agence américaine de gestion des catastrophes (Fema). 

De son côté, le président Joe Biden a souligné que ces phénomènes météorologiques étaient «plus intenses» avec le réchauffement de la planète. 

Johanna Sabys
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Ottawa veut planter jusqu’à 320 millions d’arbres par an

Publié le 16 déc 2021
Ottawa veut planter jusqu’à 320 millions d’arbres par an

(Source: Pixabay)

  • Le gouvernement Trudeau a annoncé un plan de plantation sur 9 ans pour combler son retard, afin d’atteindre sa cible de planter 2 milliards d’arbres d’ici 2030. 
  • Selon La Presse Canadienne, en novembre, 8,5 millions d’arbres avaient été plantés, soit seulement 0,4% de l’objectif.

Le ministre des Ressources naturelles Jonathan Wilkinson a annoncé jeudi qu’il avait lancé un appel d’offres. 

Les subventions sont divisées en 3 volets: 

  • Plantation massive (au moins 500 000 arbres par an); 
  • Plantation à petite échelle (50 000 arbres); et 
  • Plantation urbaine et périurbaine (10 000 arbres). 

Selon le nouveau calendrier présenté jeudi, Ottawa compte planter: 

  • 30 millions d’arbres cette année;
  • 60 millions en 2022 et 2023;
  • 100 millions en 2024;
  • 200 millions en 2025;
  • 290 millions en 2026;  
  • 320 millions en 2027, 2028 et 2029; et
  • 300 millions en 2030. 
Johanna Sabys
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