Environnement

Nouvelles et tendances en environnement qui peuvent intéresser les entrepreneurs, gestionnaires et professionnels québécois – données, études, projets, initiatives et réalisations (voir aussi Climat, Économie verte, Électrification et Technologies propres)

Les États-Unis et la Chine s’engagent à coopérer pour affronter la crise climatique

Publié le 18 avr. 2021
  • Dans un communiqué signé par l’émissaire américain pour le climat John Kerry et son homologue chinois, chacun des deux pays dit vouloir développer d’ici la fin de l’année sa stratégie nationale pour atteindre la carboneutralité.
  • Cet accord intervient à quelques jours d’un sommet virtuel sur l’environnement organisé par le président américain Joe Biden, jeudi et vendredi. Il énumère les formes de coopération envisagées par les deux premières économies mondiales, comme soutenir la transition vers les énergies vertes des pays en développement, et éliminer la production et la consommation des hydrofluorocarbures – des gaz utilisés dans les climatiseurs et les aérosols. 

Vos FINANCES

Des fonds verts qui font rire jaune

Publié le 16 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Des fonds verts qui font rire jaune

(Image Unsplash)

  • Auparavant, toutes les grandes sociétés financières vantaient leurs gros rendements et l’étendue de leurs compétences.
  • Aujourd’hui, elles embrassent les valeurs de développement durable, d’égalité sociale et de saine gestion. Elles claironnent sur toutes les tribunes l’abréviation ESG (environnement, société, gouvernance). S’agit-il d’initiatives sincères ou est-ce du marketing de bonne conscience?

Il est permis de douter.

  • Certains financiers étaient hier les grands bailleurs de fonds de l’industrie pétrolière. Ils soutenaient les lobbyistes de Keystone XL.
  • Aujourd’hui, ils flirtent avec les fabricants de véhicules électriques et de cellules photovoltaïques, et ils échangent des poignées de mains avec les syndicats.

J’éprouve un malaise. Et vous?

Biden favorise quatre ans de croissance pour les placements ESG

Si vous cherchez une voyante pour vous aider à placer vos pions avec trois coups d’avance, fiez-vous aux élections présidentielles américaines.

Les deux dernières en sont la preuve.

En 2016, les républicains souhaitaient favoriser le charbon, le pétrole, les mieux nantis, les armes à feu et le «Buy American». L’élection surprise de Trump a donc été très bénéfique pour les grandes sociétés multinationales inscrites en bourse. Leur taux d’imposition est passé de 35% à 21% seulement.

On a vite compris que cette économie fiscale est allée en bonus, en dividendes aux actionnaires et en rachat d’actions.

Sous l’administration Biden, on va avoir droit jusqu’en 2024 à ce que les démocrates ont promis: un vaste plan d’investissements dans les infrastructures qui avantagera l’adoption des énergies renouvelables et des solutions de développement durable.

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Ne tombez pas dans le panneau… solaire

Depuis l’assermentation de Joe Biden, les grandes sociétés financières ont aiguisé leurs crayons pour profiter de cette nouvelle manne à saveur ESG: Environnement, équité Sociale et saine Gouvernance. Trois thèmes certes très nobles, mais maintenant servis sous la forme des trios de chez McDo.

Il y a de vraies opportunités et des initiatives sincères, mais le marketing qui l’entoure commence à déraper.

L’engouement pour les solutions d’investissements de type ESG est tel que la Securities Exchange Commission, le gendarme financier américain, a dû s’en mêler pour calmer les ardeurs.

Le 9 avril dernier, la SEC a publié un communiqué de catégorie Risk Alert pour aviser le public des risques grandissants sur les investissements qui prétendent respecter les facteurs ESG:

  • «Cette croissance rapide de la demande, l’augmentation du nombre de produits et services ESG, et l’absence de définition standardisée et précise présentent certains risques. Par exemple (…) créer de la confusion chez les investisseurs (…)»

J’espère que l’AMF et l’OCRCVM, qui réglementent la distribution des produits et services financiers chez nous, suivront le pas et presseront l’industrie de simplifier les offres, préciser les définitions et adoucir le battage publicitaire.

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D’évidence, comme on dit en québécois, on «beurre épais» avec les solutions ESG.

En regardant quelques fonds de type ESG proposés par de grandes institutions canadiennes, j’ai trouvé, en trois ou quatre clics, des investissements en actions dans:

  • des pétrolières impliquées dans l’exploitation des sables bitumineux;
  • des banques présentes aux îles Caïmans;
  • des minières qui ont intoxiqué des populations du Chili à l’arsenic;
  • un conglomérat qui a secondé la junte militaire au Myanmar; et
  • une firme d’ingénieur qui a sciemment versé des pots-de-vin à des dictateurs.

Êtes-vous bien certain que votre fonds d’économie durable est aussi «juste et vert» qu’il le prétend?

Prenez le temps d’analyser les documents qu’on vous remet et posez beaucoup de questions. L’appellation ESG n’est pas contrôlée. Elle est très poreuse à toutes sortes d’exceptions.

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Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Publié le 15 avr. 2021
Le Parti conservateur propose son plan vert et sa taxe carbone

Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole (Source: Twitter)

  • Le chef conservateur Erin O’Toole a présenté le plan environnemental de son parti pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris. Il prévoit notamment de remplacer la taxe carbone en vigueur par un «prix» sur le carbone pour les particuliers.
  • O’Toole croit que ce plan devrait permettre d’atteindre les mêmes réductions de gaz à effet de serre (GES) que le plan vert d’Ottawa. 

Le chef conservateur a présenté ce plan, baptisé Agir pour l’environnement, quelques semaines après le rejet par les membres de son parti d’une résolution reconnaissant l’existence des changements climatiques.

Les conservateurs veulent remplacer la taxe carbone.

  • Ils proposent de facturer un montant aux Canadiens chaque fois qu’ils achètent du carburant à base d’hydrocarbure.
  • Les fonds récoltés auprès de chaque individu seraient versés dans un compte d’épargne personnel pour acheter des services ou des biens écoénergétiques, comme des titres de transport en commun, un vélo ou des véhicules électriques.

Ce prix pour les consommateurs serait d’abord fixé à 20 $ la tonne, et serait limité à 50 $. 

Les grands émetteurs de GES, comme les industries, pourraient devoir payer jusqu’à 170 $ la tonne d’ici 2030.

Mais cette taxe leur sera imposée seulement si le Canada ne peut pas atteindre les cibles de l’Accord de Paris sans cette mesure. 

Depuis 2019, Ottawa impose une taxe carbone aux provinces qui n’ont pas leur propre régime de tarification.

  • Le prix de la tonne de carbone s’élève aujourd’hui à 40 $.
  • Il doit augmenter jusqu’à 170 $ d’ici 2030.



Johanna Sabys
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Valérie Plante propose d’investir près d’un milliard pour verdir le parc Jean-Drapeau

Publié le 14 avr. 2021
Valérie Plante propose d’investir près d’un milliard pour verdir le parc Jean-Drapeau

Le Parc Jean-Drapeau (Source: Flickr)

  • La mairesse de Montréal a présenté un plan de 970 millions $ sur 10 ans pour mettre en valeur le patrimoine naturel du parc et le rendre plus accueillant au public. Ce plan prévoit que les espaces boisés augmenteront de 30%, que les surfaces de stationnement seront réduites et plus concentrées aux extrémités des îles, et qu’une promenade de 15 km sera créée sur la rive. 
  • Montréal s’engage à investir 340 millions $. Valérie Plante espère s’entendre avec Québec, Ottawa et des partenaires privés pour financer le reste du projet.

Le Canada veut renforcer la Loi sur la protection de l’environnement

Publié le 13 avr. 2021
Le Canada veut renforcer la Loi sur la protection de l’environnement

Le ministre de l’Environnement Jonathan Wilkinson (Source: Flickr)

  • Le gouvernement Trudeau veut modifier le texte actuel de la loi qui date de 1999, notamment pour y inclure «le droit de vivre dans un environnement sain».
  • Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique Jonathan Wilkinson dit qu’une révision est nécessaire «pour répondre aux enjeux du XXIe siècle». Son projet de loi C-28 prévoit des mécanismes pour évaluer «l’exposition réelle» à différentes substances toxiques. Il modifierait également la Loi sur les aliments et drogues pour mieux encadrer les risques environnementaux de plusieurs médicaments.

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Les émissions de GES ont augmenté au Canada en 2019

Publié le 12 avr. 2021
  • Le dernier inventaire national des gaz à effet de serre (GES) révèle que le Canada a émis 730 millions de tonnes de GES en 2019, soit environ un million de tonnes de plus que l’année précédente.
  • Néanmoins, selon le ministre de l’Environnement et du Changement climatique Jonathan Wilkinson, 34 millions de tonnes supplémentaires auraient été émises en 2019 sans les mesures prises depuis 2016 par le gouvernement Trudeau. Wilkinson croit que le Canada est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de réduire ses émissions de GES à 511 millions de tonnes d’ici 2030. 

Québec, Ottawa et Montréal accordent 45 millions $ à la Biosphère

Publié le 12 avr. 2021
Québec, Ottawa et Montréal accordent 45 millions $ à la Biosphère

La Biosphère face au centre-ville de Montréal (Source: SMQ)

  • Cette somme sera versée sur cinq ans conjointement par Québec, Ottawa et Montréal pour assurer les activités du musée de l’Environnement de Montréal. 
  • Le ministre du Patrimoine canadien Steven Guilbeault, le ministre québécois de l’Environnement Benoit Charette et la mairesse de Montréal Valérie Plante en ont fait l’annonce hier. Le service montréalais Espace pour la vie sera responsable de gérer les activités du musée.

Benoit Charette préfère électrifier les VUS plutôt que de s’attaquer à leurs publicités

Publié le 8 avr. 2021
Benoit Charette préfère électrifier les VUS plutôt que de s’attaquer à leurs publicités

Le ministre de l’Environnement Benoit Charette (Source: Twitter)

  • Selon le ministre de l’Environnement Benoit Charette, les gains qui pourraient être obtenus en s’attaquant aux publicités des constructeurs automobiles ou en taxant l’achat de VUS n’en valent pas la peine. La solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), dit-il, est de miser sur l’électrification.
  • Lors d’une conférence devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), Benoit Charette a confirmé que Québec voit l’électrification comme la solution pour s’attaquer aux émissions de GES du secteur des transports, qui génère 45% des émissions de la province. 

Peu d’entreprises québécoises investiront dans la lutte aux changements climatiques cette année

Publié le 7 avr. 2021
Peu d’entreprises québécoises investiront dans la lutte aux changements climatiques cette année

(Source: Flickr)

  • 91% des entreprises québécoises ne prévoient pas investir cette année dans l’amélioration de leur efficacité énergétique ni dans une plus grande utilisation des énergies renouvelables, révèle Statistique Canada.
  • Des 9% qui comptent le faire, 5% disent que leurs efforts sont ralentis par la Covid-19. 4% disent que la pandémie ne les empêchera pas d’améliorer leur bilan énergétique dès cette année

Les secteurs des mines, du gaz et du pétrole comptent – à 23% – la plus grande proportion d’entreprises qui prévoient investir cette année dans des mesures de lutte contre les changements climatiques.

  • 14% des entreprises agroalimentaires – un autre secteur parmi les plus polluants au Québec – comptent réduire leur empreinte carbone cette année. 
  • Cela contraste avec les entreprises du transport et de l’entreposage, responsables de la plus grande part des émissions polluantes dans la province, qui prévoient des investissements dans une proportion de seulement 3,5%.

L’efficacité énergétique semble davantage concerner les moyennes et grandes entreprises que les petites: 

  • 13% des entreprises québécoises de 100 employés ou plus prévoient investir cette année dans des mesures d’efficacité énergétique. 
  • C’est une proportion trois fois plus élevée que pour l’ensemble des entreprises québécoises.
Alain McKenna
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Il n’y aura pas de site de stockage de déchets nucléaires au Labrador

Publié le 1er avr. 2021
  • L’émission Enquête de Radio-Canada affirmait hier qu’un site de stockage de déchets nucléaires pour des pays étrangers était en projet au Labrador. L’ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien aurait joué un rôle clé dans ce projet.
  • Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Andrew Furey a assuré plus tard dans la journée qu’aucun site de déchets nucléaires ne verrait le jour au Labrador. Toutefois, Andrew Furey a confirmé que Jean Chrétien – qui travaille maintenant pour le cabinet d’avocats Dentons – lui a parlé de ce projet l’été dernier. 

GNL Québec ferait monter de 400 millions $ la facture annuelle d’électricité des Québécois, affirment des opposants au projet

Publié le 1er avr. 2021
  • La quantité d’électricité qui sera nécessaire pour exploiter ce projet de gazoduc et d’usine de liquéfaction de gaz naturel obligera Hydro-Québec à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en énergie qui coûteront cher, affirment des organismes environnementaux dont Nature Québec et Greenpeace.
  • Pour amortir le coût élevé de cet approvisionnement, Hydro-Québec pourrait devoir hausser ses tarifs de 4,5% à partir de 2030, calculent ces organismes. Ils estiment le coût total de cette hausse à 10 milliards $ sur la durée de vie de GNL Québec, soit 25 ans.

Le Canada renonce à interdire des pesticides «tueurs d’abeilles»

Publié le 31 mars 2021
Le Canada renonce à interdire des pesticides «tueurs d’abeilles»

(Source: Pixabay)

  • En 2018, Santé Canada avait proposé d’interdire deux néonicotinoïdes – des pesticides qui agissent sur le système nerveux central des insectes et sont jugés responsables du déclin du nombre d’abeilles.
  • Mais après évaluations, Santé Canada a conclu hier que certaines utilisations de ces pesticides peuvent être sans danger pour les insectes si elles sont bien encadrées. Santé Canada s’est donc contenté d’interdire l’utilisation des deux pesticides pour certaines cultures, comme les pommes de terre et les bleuets, et de leur appliquer certaines restrictions – comme une réduction des doses autorisées.