Environnement

Nouvelles et tendances en environnement qui peuvent intéresser les entrepreneurs, gestionnaires et professionnels québécois – données, études, projets, initiatives et réalisations (voir aussi Climat, Économie verte, Électrification et Technologies propres)

Québec reconnaît le lien entre les pesticides et la maladie de Parkinson

Publié le 30 mars 2021
Québec reconnaît le lien entre les pesticides et la maladie de Parkinson

Le ministre du Travail Jean Boulet (Source: Twitter)

  • Le gouvernement Legault a ajouté la maladie de Parkinson à la liste des maladies professionnelles.
  • Le ministre du Travail Jean Boulet a amendé hier le projet de loi 59 pour que les travailleurs affectés par cette maladie puissent obtenir une indemnisation auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). 

Les agriculteurs, les agronomes, les horticulteurs, et tous les travailleurs qui ont appliqué des pesticides et souffrent de la maladie de Parkinson pourront être indemnisés.

Ils devront toutefois prouver:  

  • qu’ils ont été exposés à ces produits pendant au moins 10 ans; et
  • qu’ils ont été diagnostiqués moins de sept ans après avoir cessé de les utiliser.

Avant de modifier le projet de loi, le ministre du Travail souhaitait demander l’avis d’un comité scientifique.

Mais les partis d’opposition lui ont rappelé que de nombreuses études ont déjà démontré qu’il existe un lien entre les pesticides et cette maladie neurodégénérative.

Johanna Sabys
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La Cour suprême doit décider aujourd’hui si la taxe carbone empiète sur les compétences provinciales

Publié le 24 mars 2021
  • L’Alberta, l’Ontario et la Saskatchewan accusent le gouvernement fédéral de s’immiscer dans un champ de compétence provinciale en imposant sa Loi sur la tarification de la pollution aux provinces qui n’ont pas pris de mesures pour réduire leurs émissions de GES.
  • La Cour suprême doit trancher sur la constitutionnalité de la taxe fédérale – en vigueur depuis avril 2019. En cas de défaite, Ottawa pourrait choisir de modifier sa loi. Une décision en faveur des provinces pourrait également leur donner plus de pouvoir dans d’autres domaines où leurs compétences sont contestées.

Le BAPE émet des doutes sur le projet de GNL Québec

Publié le 24 mars 2021
Le BAPE émet des doutes sur le projet de GNL Québec

(Photo Énergie Saguenay)

  • Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) soutient dans son rapport que les risques engendrés par l’usine de liquéfaction de gaz naturel que l’entreprise souhaite construire à Saguenay sont supérieurs aux avantages.
  • Le ministre de l’Environnement Benoît Charette dit que ce rapport ne met pas fin au projet. Mais si GNL Québec veut le feu vert du gouvernement, l’entreprise devra toutefois répondre aux exigences fixées.

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a rendu public aujourd’hui le rapport du BAPE. 

Dans ce rapport, les commissaires émettent plusieurs réserves.

La population n’accepte pas le projet.

Ses retombées économiques
seraient importantes pour le Québec seulement pendant les quatre années de construction. Une fois l’usine en service, ces retombées profiteraient davantage à l’Ouest canadien – qui fournirait le gaz naturel.

Des projets concurrents sont déjà en construction. 

  • Le gaz naturel produit au Québec ne serait pas requis sur les marchés étrangers avant 2030. 
  • Et selon l’Agence d’impact environnemental du Canada, les terminaux de liquéfaction pourraient être en surnombre à compter de 2040.

Le projet ne contribuerait pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, comme GNL Québec le prétend. 

  • Le BAPE juge que le projet représente plutôt un ajout net d’émissions de GES.

Son impact sur l’industrie touristique du Saguenay–Lac-Saint-Jean est préoccupant.   

C’est pourquoi le BAPE recommande au gouvernement d’obtenir «des engagements, des actions ou des modifications» de la part du promoteur avant de prendre sa décision.

Québec a posé ses conditions à l’entreprise: trouver l’acceptabilité sociale, favoriser la transition énergétique et diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

  • «Le projet ne se qualifie pas à l’heure actuelle», dit Benoît Charette. Il dit que la balle est désormais dans le camp de GNL Québec.  
Johanna Sabys
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Ciment McInnis n’a pas respecté ses engagements environnementaux

Publié le 18 mars 2021
Ciment McInnis n’a pas respecté ses engagements environnementaux

(Source: Ciment McInnis)

  • Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec, au pouvoir au moment de l’annonce puis de l’inauguration de Ciment McInnis, ont tous deux reconnu que la cimenterie de Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, n’a pas respecté ses engagements. 
  • Selon le Journal de Montréal, Ciment McInnis serait même sur le point de devenir le plus gros pollueur du Québec.

La cimenterie de Port-Daniel-Gascons a franchi le cap du million de tonnes de gaz à effet de serre (GES) par an, soit la pollution générée par 317 000 voitures, selon les dernières données sur les émissions de GES qui datent de 2019.  

La cheffe du PLQ Dominique Anglade et le chef du PQ Paul St-Pierre-Plamondon ont admis hier que la cimenterie a menti sur les conséquences environnementales de ses activités. 

En 2014, l’ancien PDG de Ciment McInnis Christian Gagnon avait dit que l’entreprise ne devait «jamais» atteindre «une utilisation annuelle de 175 000 tonnes de coke de pétrole, sans autre combustible, et des émissions de 1,76 million de tonnes de GES par an».

  • Or, d’ici deux ans, la cimenterie produira à pleine capacité et elle prévoit alors d’émettre 1,76 million de tonnes de GES chaque année.
  • De plus, à ce jour, le coke de pétrole reste le seul combustible à être utilisé – alors que l’entreprise s’était engagée à utiliser de la biomasse dès sa deuxième année. 


Johanna Sabys
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Le gazoduc de GNL Québec reçoit un appui de gens d’affaires québécois la veille du dévoilement des conclusions du BAPE sur le projet

Publié le 9 mars 2021
Le gazoduc de GNL Québec reçoit un appui de gens d’affaires québécois la veille du dévoilement des conclusions du BAPE sur le projet

(Source: Symbio Infrastructure)

  • Le projet de construction d’un gazoduc de 780 km de long et d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay a reçu hier un investissement de 2 millions $ de la part de gens d’affaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de l’Abitibi-Témiscamingue.
  • Comme le coût global de réalisation de ce projet est évalué à 14 milliards $, cet investissement est une contribution symbolique. L’objectif est de convaincre des investisseurs étrangers qu’il y a au Québec un appui pour GNL Québec, au moment même où le BAPE doit se prononcer sur son impact environnemental.

Le projet GNL Québec – qui vient d’être rebaptisé Symbio Infrastructure par ses promoteurs – suscite beaucoup d’intérêt et d’interrogations dans la région de Saguenay.

  • Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a dû repousser du 13 janvier au 10 mars la remise de son rapport après avoir reçu plus de 2600 mémoires sur la question – du jamais vu pour le BAPE –, en plus d’avoir tenu 22 séances publiques à Saguenay.

Le projet est controversé parce qu’il implique l’érection d’un gazoduc qui traversera plusieurs cours d’eau importants dans le nord du Québec.

  • Les gens d’affaires qui sont en faveur du projet insistent sur les retombées économiques importantes qu’il générera dans la région. 

Le BAPE remettra aujourd’hui son rapport au ministre de l’Environnement Benoît Charette.

  • Le ministre aura ensuite 15 jours pour le commenter publiquement et prendre officiellement position par rapport.
Alain McKenna
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Shopify est la première entreprise au Canada à payer pour faire retirer du gaz carbonique de l’atmosphère

Publié le 9 mars 2021
Shopify est la première entreprise au Canada à payer pour faire retirer du gaz carbonique de l’atmosphère

(Source: Carbon Engineering)

  • Le géant canadien du commerce électronique sera le premier client de la société Carbon Engineering, de Squamish, en Colombie-Britannique. Cette société a reçu de Shopify la commande de retirer l’équivalent de 10 000 tonnes de CO2 de l’atmosphère.
  • Carbon Engineering a mis au point un procédé industriel capable de filtrer une grande quantité d’air afin d’en capturer le carbone. L’entreprise commencera son travail en 2024, lorsque sa première usine – située aux États-Unis – entrera en fonction.

Les Canadiens gaspillent trois millions de tonnes de nourriture par an

Publié le 4 mars 2021
  • Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les derniers chiffres, qui datent de 2019, révèlent qu’un Canadien gaspille en moyenne 79 kg de nourriture par an, soit 20 kg de plus qu’un Américain.
  • À l’échelle mondiale, près d’un milliard de tonnes (20% de toute la nourriture produite) ont été jetées – par des consommateurs, des restaurants ou des commerces. Le gaspillage alimentaire a un coût environnemental: le PNUE estime qu’il cause jusqu’à 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Après des années à mettre en doute la capture de carbone, Exxon Mobil pense que c’est la solution aux changements climatiques

Publié le 4 mars 2021
Après des années à mettre en doute la capture de carbone, Exxon Mobil pense que c’est la solution aux changements climatiques

Des installations de captation de carbone d’Exxon en Europe (Source: Exxon)

  • Sous la pression des investisseurs et des gouvernements, Exxon fait volte-face: la pétrolière souhaite désormais réduire ses émissions polluantes de 20% d’ici 2025. Elle mise sur la capture et le stockage du carbone pour y arriver.
  • Exxon vient même de créer une nouvelle filiale dont la mission sera de développer une technologie de capture du carbone qu’elle souhaite vendre ensuite à d’autres pollueurs ailleurs dans le monde.

Les politiques environnementales qui avantagent les technologies propres font de la capture et du stockage de carbone la solution la plus abordable pour atteindre les cibles climatiques mondiales, ont affirmé mercredi les dirigeants d’Exxon lors d’une réunion avec des investisseurs.

  • Le géant pétrolier évalue à 2000 milliards $US la valeur qu’atteindra le marché de la capture du carbone en 2040. Elle était d’à peine 1,6 milliard $US l’an dernier.
  • Toujours selon Exxon, il serait plus rentable pour les gouvernements d’offrir un crédit d’impôt aux entreprises pour chaque tonne métrique de CO2 retirée de l’atmosphère que d’investir dans l’électrification des transports.

Pourtant, des doutes subsistent quant à l’efficacité réelle de cette méthode pour réduire la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, admet Exxon.

  • Actuellement, la majorité du carbone capté dans l’air est injectée dans des puits pour en extraire davantage de pétrole, ce qui annule les bénéfices environnementaux de la capture.
  • Les essais par Exxon d’enfouir du carbone sous des formations rocheuses sous-marines, dans le golfe du Mexique, soulèvent d’autres enjeux environnementaux, comme la protection des écosystèmes aquatiques.

Qu’à cela ne tienne: Exxon prévoit d’investir 3 milliards $US d’ici 2025 pour commencer à capturer du carbone sur 20 de ses sites d’extraction de pétrole.

Alain McKenna
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Les émissions du secteur de l’énergie sont reparties à la hausse en décembre

Publié le 2 mars 2021
  • Après une baisse historique sur l’ensemble de l’an dernier, les émissions de CO2 du secteur de l’énergie dans le monde étaient à nouveau en hausse de 2% en décembre 2020 par rapport à décembre 2019, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
  • Pour l’AIE, ce rebond des émissions de CO2 est un «sérieux avertissement» et la preuve qu’il faut «accélérer la transition vers les énergies propres». Selon le directeur général de l’AIE Fatih Birol, si le rebond économique attendu cette année se confirme et s’il n’y a pas de changement politique majeur des plus grandes économies de la planète, les émissions mondiales vont probablement augmenter cette année.

Ottawa autorise le projet d’expansion du port de Contrecœur

Publié le 1er mars 2021
  • Le projet d’agrandissement du port de Contrecœur, près de Sorel-Tracy, sur la rive sud de Montréal, vient d’être approuvé par le ministre de l’Environnement Jonathan Wilkinson, à la suite du processus d’évaluation environnementale.
  • Selon l’Administration portuaire de Montréal (APM), le projet doit créer 5000 emplois pendant sa phase de construction et plus de 1000 emplois permanents pour son exploitation. Les travaux permettront au port d’accueillir jusqu’à 1,2 million de conteneurs à partir de 2024. Québec doit financer la moitié de l’investissement total de 111 millions $.

Québec investira 30 millions $ d’ici 2025 pour soutenir «un tourisme plus vert»

Publié le 25 fév 2021
  • La ministre du Tourisme Caroline Proulx a présenté un plan d’action pour soutenir les pratiques responsables et durables des entreprises du secteur touristique.
  • Sur le total de 30 millions $, 8 millions $ doivent aider les entreprises à s’adapter aux changements climatiques, en soutenant la recherche et l’expérimentation de solutions de prévention et d’adaptation innovantes; et 7,5 millions $ doivent accompagner le développement de circuits touristiques en transport durable, principalement en véhicules électriques.  

Ottawa promet de nouvelles cibles de réduction des GES au mois d’avril

Publié le 24 fév 2021
  • Le ministre de l’Environnement Jonathan Wilkinson a indiqué qu’une cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieuse serait annoncée au mois d’avril, lors d’un sommet organisé par le président américain.
  • Selon le ministre, l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche pourrait pousser le Canada à faire preuve de plus d’ambition climatique. La cible actuelle du Canada – établie par le premier ministre conservateur Stephen Harper – prévoit une réduction d’ici 2030 de 30% des émissions de GES par rapport au niveau de 2005. En décembre dernier, le gouvernement Trudeau envisageait d’aller jusqu’à 40% de réduction.