Technos québécoises

Le génie, le dynamisme et l’ambition des entreprises technologiques québécoises – nouvelles, annonces, données, tendances, projets, investissements et réalisations [voir aussi Aides financières, Capital de risque et de développement, Électrification, Entreprises québécoises cotées en bourse, Intelligence artificielle, Lightspeed, Lion Électrique, Startup, Technologies propres]

Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $

Mis à jour il y a 9 h
Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $
  • L’entreprise montréalaise de cryptomonnaies Shakepay a reçu un financement de 44 millions $. C’est un montant important, étant donné que l’entreprise n’avait reçu auparavant que 1 million $ en financement de capital de risque. 
  • Ce nouveau financement donne à la startup une valeur de 313 millions $. Il devrait accélérer la croissance d’un service d’achat-vente de bitcoins qui, selon l’entreprise, a déjà séduit près d’un million de Canadiens.

L’argent de la ronde de financement vient d’un fonds de capital de risque américain QED Investors, spécialisé dans les technologies financières, ainsi que du fonds américain Boost VC et du fonds montréalais BoxOne Ventures, et de plusieurs autres fonds et investisseurs individuels issus du monde des technologies

Un magasin d’échange de cryptomonnaies

Shakepay permet d’acheter et de vendre des bitcoins et des ethers (des jetons d’ethereum), mais ce n’est pas exactement une plateforme d’échange de cryptomonnaies.

  • Ces plateformes agissent comme des intermédiaires de transaction entre des acheteurs et des vendeurs, à la manière des services de courtage d’actions.
  • Shakepay agit davantage comme un magasin d’échange: il achète des cryptomonnaies de certains usagers et les revend un peu plus cher à d’autres usagers.

L’application vise le marché canadien. L’entreprise dit qu’elle a déjà servi 900 000 usagers.

Patrick Pierra
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Presque 60 millions $, dont 15 du Luxembourg, pour qu’une entreprise de Montréal mette des satellite en orbite

Publié le 24 déc 2021
Presque 60 millions $, dont 15 du Luxembourg, pour qu’une entreprise de Montréal mette des satellite en orbite

(Source: NorthStar Ciel et Terre)

  • La startup montréalaise NorthStar Ciel et Terre, dont le premier actionnaire est l’homme d’affaires Charles Sirois, projette de mettre en orbite une constellation de 52 satellites qui serviront à surveiller les débris dans l’orbite terrestre pour mieux gérer le trafic d’engins spatiaux.
  • Elle vient d’obtenir 58 millions $ en financement. Une bonne partie de ce financement vient de la famille Sirois et d’autres investisseurs canadiens, mais un fonds d’investissement luxembourgeois y participe à hauteur de 15 millions $. En échange, NorthStar établira au Luxembourg un siège social européen. Son siège social principal restera à Montréal. 

La CDPQ prête 100 millions $ à l’entreprise technologique AppDirect

Publié le 21 déc 2021
La CDPQ prête 100 millions $ à l’entreprise technologique AppDirect

Les bureaux d’ApDirect (Source: AppDirect)

  • Pour la deuxième fois, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) investit dans AppDirect, une plateforme transactionnelle spécialisée dans l’abonnement à des services infonuagiques par des entreprises. 
  • AppDirect a son siège social à San Francisco et compte un peu plus de 200 employés à Montréal. L’entreprise a été cofondée et est dirigée par Nicolas Desmarais, fils de Paul Desmarais Jr. 

La plateforme d’AppDirect est utilisée par plusieurs grandes entreprises dont Microsoft, Google et Jaguar Land Rover.

C’est la deuxième fois que la CDPQ y investit.

  • En septembre 2020, la CDPQ avait investi 100 millions $ dans une ronde de financement qui avait totalisé 185 millions $. 
  • Cette fois-ci, la Caisse lui prête environ 100 millions $ pour lancer un nouveau service, AppDirect Capital, qui doit proposer du financement spécialisé.

Par ailleurs, en mars, le gouvernement du Québec avait prêté 55 millions $ à AppDirect.

  • Ce financement devait servir à créer 730 emplois d’ici 5 ans à Montréal. 

L’actionnariat d’AppDirect est majoritairement québécois. 

  • La CDPQ, le fonds de capital de risque Inovia Capital et Nicolas Desmarais constituent ensemble la majorité de l’actionnariat.
Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Hoppin’ World vous encourage au voyage, grâce à la réalité virtuelle

Publié le 19 déc 2021
Hoppin’ World vous encourage au voyage, grâce à la réalité virtuelle

Jean-Nicolas Vandelac, PDG et fondateur de Hoppin’ World [crédit photo: Montréal inc.]

  • Que diriez-vous d’aller faire un premier tour, en réalité virtuelle, dans les destinations qui vous intéressent, avant de faire votre choix et d’acheter vos billets?
  • C’est ce que vous propose Hoppin’ World. Cette jeune pousse montréalaise utilise la technologie pour inciter au voyage, pas pour le remplacer.

Les problèmes auxquels l’entreprise s’attaque touchent 3 catégories d’intervenants.

Les utilisateurs de réalité virtuelle (RV) veulent davantage de contenus consacrés aux voyages.

  • «C’est la catégorie de contenu la plus recherchée par les utilisateurs grand public», explique Jean-Nicolas Vandelac, PDG et fondateur de la jeune société montréalaise Hoppin’ World.
  • «Et ils cherchent à pouvoir se déplacer virtuellement en groupe, pas seulement de façon individuelle.»

Les organisations touristiques sont très conscientes que la RV est un moyen extraordinaire de faire découvrir une destination.

  • «Mais, pour beaucoup d’organisations, la réalité virtuelle ne semble pas facile à exploiter, dit Jean-Nicolas Vandelac. Même si elles produisent du bon contenu, rejoindre les consommateurs est un défi.»

Les studios de production de RV, eux, cherchent à diffuser largement les contenus qu’ils produisent pour leurs clients.


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La solution: une plateforme de réalité virtuelle «sociale» dédiée aux voyages et à la culture.

Elle a 2 composantes principales.

D’abord, Hoppin est une application de RV, disponible gratuitement au grand public pour les utilisateurs des casques de RV Oculus Quest et Quest 2 – «qui sont les modèles les plus populaires», précise Jean-Nicolas Vandelac.

  • Les consommateurs peuvent déjà y découvrir plusieurs régions du Québec en vidéo à 360 degrés.
  • Ils peuvent le faire en groupe, jusqu’à 4 personnes réunies sous la forme d’avatars dans les destinations qu’ils visitent, et qui peuvent dialoguer pendant leur visite.
  • Dans ces parcours virtuels, les visiteurs peuvent aller à des points de «téléportation», pour se déplacer immédiatement d’un point à un autre dans l’espace physique montré par la vidéo.

Pour ceux qui n’ont pas de casque de RV, Hoppin World développe un site web qui pourra être consulté sur téléphone, tablette ou ordinateur.

D’autre part, Hoppin’ World fournit une plateforme logicielle de publication aux organisations qui veulent attirer des touristes, et aux studios de production de RV qui créent des contenus pour ces organisations.

Le modèle d’affaires est, pour l’instant, basé sur les budgets de promotion des destinations.

Publier du contenu est gratuit. Ensuite, les organisations paient pour créer des chaînes de marque et inviter leurs clients dans des salons privés.

  • «Elles y invitent des agents de voyage, des organisateurs d’événements et des journalistes spécialisés pour les familiariser avec la destination et leur donner le goût d’en parler ou de la proposer à leurs clients», explique Jean-Nicolas Vandelac.

Ces services à valeur ajoutée coutent de quelques dizaines de dollars par mois, pour une entreprise touristique, à quelques centaines, dans le cas d’une association touristique qui en fait bénéficier ses membres.

À terme, Hoppin’ World compte permettre aux producteurs de proposer aux consommateurs des contenus payants.

  • «Cela pourrait intéresser le secteur culturel, pour des expositions de musées, des captations de spectacles, des expériences immersives ou des diffusions en direct», dit Jean-Nicolas Vandelac.

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Actuellement, l’entreprise génère la majorité de ses revenus au Québec, en diffusant des contenus pour des regroupements tels que Tourisme Montréal, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, Québec Authentique (Lanaudière, Mauricie), Québec maritime (Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie, Îles de la Madeleine), Québec du Sud (Cantons-de-l’Est, Centre-du-Québec et Montérégie) et Parcs Nunavik.

Elle a commencé ses activités en 2020, en pleine pandémie.

  • «Lorsque les acteurs de l’industrie ont voulu relancer leurs activités, raconte Jean-Nicolas Vandelac, ils ont vu tout le potentiel du numérique et de la réalité virtuelle pour pallier la difficulté d’organiser des tournées de promotion.»

Hoppin a multiplié ses revenus par 15 en 2021 par rapport à sa première année. Elle compte encore les décupler en 2022.


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Prochaines étapes à surveiller:

  • Hoppin va élargir sa distribution au-delà de Meta Platforms (ex-Facebook), qui exploite Oculus, en rendant son application également disponible sur Playstation VR de Sony, et sur les casques Vive de HTC en Asie.
  • Elle va aussi développer une clientèle internationale – plusieurs contacts ont déjà été faits.
  • Pour soutenir son développement, l’entreprise mène actuellement une ronde de financement d’amorçage, pour laquelle elle compte obtenir 1,5 million $.

Cet article termine la série de portraits des startups Révélations 2021 de Montréal inc. InfoBref Matin vous fera découvrir d’autres PME québécoises innovantes chaque lundi au début de 2022.

Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Stockholm Syndrome.AI conçoit les cerveaux des personnages qui vous accompagnent dans les jeux vidéo

Publié le 12 déc 2021
Stockholm Syndrome.AI conçoit les cerveaux des personnages qui vous accompagnent dans les jeux vidéo

Stéphanie Bouchard, présidente et fondatrice de Stockhom Syndrome .AI [photo: Montréal inc.]

  • La plupart des jeux vidéo comprennent des personnages virtuels qui interagissent avec les vrais joueurs, mais n’en sont pas vraiment: aucun humain n’est derrière.
  • Pourtant, ces personnages non joueurs (PNJ) prennent aussi des décisions. Ils le font grâce à un algorithme qu’on appelle leur «cerveau». Ce cerveau est encodé pour répondre à des règles établies d’avance. Ce sont justement ces cerveaux que conçoit la jeune pousse montréalaise Stockholm Syndrome.AI.

Le problème auquel s’attaque l’entreprise: la difficulté, pour les petits et moyens studios de conception de jeu, de maîtriser les systèmes qui servent à simuler des humains pour donner vie à de bons joueurs-robots d’une façon productive.

«Les grands studios ont des équipes internes spécialisées dans les PNJ. De plus en plus, ils développent aussi des équipes internes d’intelligence artificielle pour optimiser leur processus de production», explique à InfoBref Stéphanie Bouchard, présidente et fondatrice de Stockhom Syndrome.AI.

«Mais pour les plus petits studios, qui n’ont pas d’économie d’échelle dans ces aspects de la conception des jeux, c’est tout un défi.»

Le coût de développement et la rareté des ressources spécialisées en intelligence artificielle font que les concepteurs indépendants partent souvent, de ce point de vue, avec un handicap face aux géants du jeu.


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La solution: une offre de services spécialisés dans le développement de PNJ pour les studios indépendants, et une plateforme technologique pour les aider à développer eux-mêmes des PNJ.

Stéphanie Bouchard résume ainsi le travail de sa société:

  • «On crée des cerveaux et des systèmes pour que les personnages non-joueurs soient intéressants et que, s’ils prennent directement part au jeu, ils constituent des adversaires coriaces pour les vrais joueurs, mais leur laissent quand même une chance de gagner.»

D’une part, Stockholm Syndrome accompagne, en tant que fournisseur de services, les petits et moyens studios dans la création des personnages virtuels qui ne sont pas des avatars de joueurs en chair et en os.

D’autre part, elle développe, sous le nom de Synthetic Souls, une suite de logiciels que les concepteurs de jeux pourront utiliser pour créer plus rapidement des petits bonshommes (et des gros monstres) intelligents.

  • Synthetic Souls utilise l’apprentissage automatique (machine learning) de l’intelligence artificielle pour automatiser l’encodage des cerveaux de PNJ.
  • «J’aimerais que notre solution devienne un outil aussi indispensable, pour la création de PNJ, que l’est Photoshop pour la retouche photo», illustre Stéphanie Bouchard.

Où en est l’entreprise actuellement?

La jeune pousse montréalaise a débuté ses activités en 2018. Elle compte aujourd’hui une dizaine d’employés, et prévoit de monter bientôt à une quinzaine.

Son activité de services lui permet d’investir dans le développement de son produit logiciel.

  • «Les deux activités se complètent très bien», observe Stéphanie Bouchard.

Une version alpha de son logiciel a été testée dans la conception d’un jeu du développeur belge Happy Volcano appelé You suck at parking – un jeu de course dont l’objectif est… de stationner son véhicule.

Stockholm Syndrome AI a été sélectionnée comme l’une des startups Révélations 2021 de Montréal inc. [Découvrez nos portraits des autres Révélations 2021. Montréal inc. vient d’ailleurs de lancer un appel de candidatures aux PME montréalaises en démarrage pour son programme Bourse+.]


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Prochaines étapes à surveiller:

Un premier jeu ayant utilisé Synthetic Souls pour sa conception devrait sortir en 2022.

En parallèle, Stockholm Syndrome AI continue à perfectionner un modèle d’apprentissage automatique pour améliorer les robots-joueurs qui jouent contre (ou avec) de vrais joueurs.

L’entreprise souhaiterait d’ailleurs collaborer avec des concepteurs de jeux déjà sortis sur le marché, ou qui vont sortir bientôt.

  • L’information générée par le jeu réel d’une communauté de joueurs en chair et en os l’aiderait à peaufiner son outil.
Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Plakk regarde vos artères pour prévenir les risques d’AVC et de crise cardiaque

Publié le 5 déc 2021
Plakk regarde vos artères pour prévenir les risques d’AVC et de crise cardiaque

Kashif Khan, cofondateur et PDG de Plakk

  • Crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux sont les causes de mortalité et d’invalidité à long terme les plus courantes. Or, le risque de ces accidents est difficile à déceler.
  • Une jeune pousse de Montréal, Plakk, appelle l’intelligence artificielle en renfort: elle s’en sert pour analyser des échographies d’artères, afin de mieux estimer les risques que court un patient et d’orienter son traitement en conséquence. 

Le problème: toutes les 7 minutes, un Canadien meurt d’une crise cardiaque ou d’un AVC. 

Certains ont des symptômes précurseurs, mais beaucoup n’en ont pas, ou ne savent pas les reconnaître.

Ces accidents de santé sont habituellement causés par des plaques – des accumulations de lipides (gras) sur les parois des artères.

  • En grossissant, elles finissent par boucher une artère; ou
  • en se détachant, elles créent des caillots de sang qui peuvent aller vers le cœur ou le cerveau et bloquer l’alimentation en oxygène de ces organes vitaux.

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Lors d’examens médicaux, on utilise des techniques d’imagerie médicale pour identifier et observer des plaques.

La plus couramment employée pour détecter des plaques dans les artères carotidiennes est l’échographie.

«Actuellement, la principale façon d’évaluer le risque d’une attaque est d’analyser un seul paramètre: le blocage des artères carotidiennes», explique Kashif Khan, PDG et cofondateur de l’entreprise montréalaise Plakk.

«Or, c’est un indicateur très imparfait. Certaines plaques peuvent demeurer et même grossir sans jamais causer de problème. En revanche, d’autres plaques peuvent être plus dangereuses, même si elles font moins d’obstruction actuellement.» 

Résultat: beaucoup de diagnostics erronés. 

À cause de ces mauvais diagnostics:

  • des patients subissent des chirurgies dont ils n’ont pas besoin; 
  • alors que d’autres ne sont pas traités correctement, puis sont victimes d’attaques qu’on aurait pu éviter.

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La solution: une analyse plus fine et révélatrice des échographies, dopée par l’intelligence artificielle (IA).

La Dre Stella Daskalopoulou, professeure associée de l’Université McGill, et cheffe médicale et cofondatrice de Plakk, a collecté plus de 6000 images médicales réalisées depuis 10 ans sur plus de 600 patients, ainsi que des données médicales associées à ces images.

Plakk a développé des modèles d’IA, basés sur l’apprentissage profond, pour analyser ces images d’une façon beaucoup plus fine que pourrait le faire l’œil humain.

Cette analyse par l’IA donne d’autres informations que seulement l’épaisseur de la plaque et à quel point elle gêne le flux sanguin:

  • Elle permet de déterminer la composition des plaques, ce qui donne une indication de sa stabilité, et donc du risque qu’elle fait courir au patient.

«Nous voulons fournir au médecin un portrait plus complet de l’état des plaques, pour éclairer son diagnostic et lui permettre de mieux choisir le traitement approprié», explique Kashif Khan.

L’analyse d’images médicales par l’intelligence artificielle est un secteur en forte croissance.

  • Elle est maintenant de plus en plus couramment utilisée pour détecter des cancers du sein.

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Où en est l’entreprise actuellement?

Plakk a été fondée par des titulaires de doctorat de l’Université McGill.

L’entreprise a débuté ses activités il y a 2 ans et compte aujourd’hui une équipe de 11 personnes, dont 3 à temps plein épaulées par des ingénieurs, des cliniciens et des collaborateurs.

Plakk a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 de Montréal inc. [Découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise a encore du travail à faire pour valider ses modèles d’intelligence artificielle afin de s’assurer que les résultats de ses analyses d’image sont fiables.

Dans cette optique, après avoir reçu 400 000 $ en financement non dilutif (c’est-à-dire: pour lequel les propriétaires n’ont pas eu à céder des parts de l’entreprise), Plakk prévoit de réunir prochainement une ronde de financement de pré-amorçage de 750 000 $.

Ensuite, il faudra mener des essais, notamment pour obtenir les approbations des autorités réglementaires telles que la Food and Drug Administration américaine et Santé Canada.

  • L’objectif sera de démontrer que le logiciel de Plakk peut non seulement contribuer à l’information du médecin, mais aussi constituer une base fiable et reconnue pour faire un diagnostic. 

Kashif Khan est confiant qu’un premier prototype du logiciel de Plakk commencera à être utilisé dans quelques hôpitaux et cliniques en 2022. 

Il vise 2024 ou 2025 pour un déploiement à plus grande échelle.

Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Un mur vide? Gallea vous aide à y mettre de l’art

Publié le 28 nov. 2021
Un mur vide? Gallea vous aide à y mettre de l’art

Guillaume Parent, PDG et cofondateur de Gallea [crédit photo: Montréal inc.]

  • Quoi de plus triste qu’un mur vide, alors que des milliers d’artistes visuels rivalisent d’imagination et de talent pour créer des œuvres qui, souvent, restent méconnues?
  • La jeune pousse montréalaise Gallea met en relation les artistes, les acheteurs d’art, et les entreprises intéressées à exposer des œuvres, avec l’ambition de devenir le plus grand réseau mondial de distribution d’art.

Problème auquel l’entreprise s’attaque: la difficulté de distribuer des œuvres d’art.

«Ma mère et ma grand-mère ont été artistes peintres, raconte Guillaume Parent, PDG et cofondateur de Gallea. Elles ont vécu à quel point il est difficile, pour un artiste, de faire connaître ses œuvres, de les vendre et d’en vivre.»

«Il y a des artistes fantastiques dont les œuvres demeurent méconnues. En même temps, on voit partout de grands murs vides, qui gagneraient à être embellis. Notre objectif est de faire se rencontrer l’offre artistique et la demande latente.»

La solution imaginée par Gallea: un réseau de distribution des œuvres d’art visuel.

Ce réseau a 2 composantes.

D’abord, une galerie en ligne. Les artistes peuvent y présenter leurs œuvres et les consommateurs amateurs d’art, les consulter et les acheter.

Ensuite, un canal de distribution vers des lieux d’exposition physiques autres que des musées et des maisons de la culture: restaurants, hôtels, bureaux, espaces commerciaux, espaces de travail collaboratif.


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Le gestionnaire d’un lieu peut ainsi embellir son espace avec une série d’œuvres d’art, qui sont installées pour une période de 4 mois.

  • «En ce moment, l’Hôtel Bonaventure Montréal présente une exposition organisée par l’intermédiaire de notre plateforme», donne en exemple Guillaume Parent.

Les œuvres améliorent la qualité de l’expérience offerte par l’espace aux employés, clients et usagers qui le fréquentent.

  • Une exposition peut même servir au marketing, en suscitant la curiosité pour attirer des clients dans un lieu.

L’exposition sert aussi de vitrine commerciale aux artistes.

  • Les œuvres sont accompagnées d’un petit panneau indiquant leur nom, celui de l’artiste, et leur prix de vente.
  • Grâce à un code QR, ceux qui sont intéressés – ou simplement intrigués – par une œuvre peuvent, sur leur téléphone, apprendre à connaître l’artiste, découvrir son catalogue, et acheter directement ses œuvres.

Le modèle d’affaires repose sur la contribution financière de 3 catégories d’acteurs.

Les acheteurs d’art:

Gallea perçoit une commission sur le montant des ventes générées par son intermédiaire.

  • «Elle est de l’ordre de 20 à 30%, précise Guillaume Parent. C’est beaucoup moins que le pourcentage de 50% généralement pratiqué par les galeries d’art.»

Les artistes:

Gallea leur offre gratuitement de s’inscrire, de présenter en ligne leurs œuvres (peintures, photos, art numérique) et de les mettre en vente sur sa plateforme.

L’entreprise leur propose des services supplémentaires, moyennant un abonnement de 10 $ à 50 $ par mois.

Ces services sont principalement:

  • de les aider à afficher leurs œuvres dans des lieux; 
  • de leur faire profiter de rabais sur des services commercialisés par des fournisseurs partenaires; et
  • de bénéficier d’un taux réduit sur la commission de vente prélevée par Gallea.

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Les lieux d’exposition:

Une entreprise intéressée à accueillir des œuvres chez elle souscrit un abonnement annuel. 

Elle se crée un compte dans la plateforme en ligne, puis soumet un appel de candidatures: 

  • Combien d’œuvres souhaite-t-elle afficher? De quelle taille? De quel style?

Avec un abonnement de base, l’entreprise gère l’exposition de façon autonome: elle choisit elle-même les œuvres parmi celles que les artistes lui proposent, et Gallea s’assure que les artistes se présentent sur les lieux aux moments convenus pour accrocher, puis décrocher leurs œuvres. 

Gallea propose aussi des services complémentaires.

«On peut envoyer une personne sur place pour prendre le pouls du lieu, accompagner l’entreprise dans la sélection des œuvres, faire un plan d’aménagement des lieux pour l’exposition, et assurer nous-même l’accrochage et le décrochage des œuvres», indique Guillaume Parent.

Le prix d’un abonnement corporatif peut varier de 65 $ à 2500 $ par mois selon les lieux et services utilisés. 


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Où en est l’entreprise actuellement?

L’entreprise a commencé ses activités en 2018. 

La pandémie a freiné le déploiement d’œuvres dans des lieux physiques. En revanche, elle a dopé les ventes en ligne.

  • «Nous étions 7 employés avant la pandémie, nous sommes 25 aujourd’hui», note Guillaume Parent.

Plus de 8000 artistes, provenant de 40 pays, se sont inscrits sur la plateforme en ligne.

Gallea a un réseau de lieux d’exposition à Montréal, Québec, Ottawa, Toronto et Vancouver.

Elle est en contact avec un bassin de plus de 50 000 acheteurs d’art.

Gallea a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 de Montréal inc. [Découvrez nos portraits des autres Révélations 2021.]

Linzi Shang, une autre cofondatrice de l’entreprise, vient de gagner le Prix Montréal inc. de l’entrepreneure de l’année 2021.  

Prochaines étapes:

«On veut créer le plus grand réseau mondial de distribution d’œuvres d’art à travers le monde», résume Guillaume Parent.

Cela passera d’abord par l’expansion du réseau de lieux d’exposition, au Canada, puis aux États-Unis et en Europe.

Patrick Pierra
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Mini-budget du Québec: combien pour les entreprises?

Publié le 25 nov. 2021
Mini-budget du Québec: combien pour les entreprises?

Le ministre des Finances Eric Girard (Source: Patrick Lachance MCE / compte Twitter du ministre)

  • Le gouvernement Legault prévoit d’injecter 350 millions $ supplémentaires pour stimuler la croissance et la productivité des entreprises et «combler l’écart du niveau de vie avec l’Ontario».
  • Québec souhaite accélérer les projets d’investissement des entreprises, et soutenir la mise en place des premières zones d’innovation et de projets innovants sur le sol québécois. Mais ces mesures doivent être détaillées ultérieurement par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon. 

Lors de sa mise à jour automnale, le ministre des Finances Eric Girard a fait le point sur la situation économique et financière du Québec [voir notre article Mini-budget du gouvernement Legault – voici l’essentiel].

Ce mini-budget prévoit 160 millions $ de plus sur 5 ans pour: 

  • augmenter la productivité et la compétitivité des entreprises;
  • accélérer leur numérisation et leur automatisation; et 
  • réduire leur empreinte environnementale.

Mais on ne sait pas encore quels projets y seront admissibles. 

Les premières zones d’innovation obtiennent 100 millions $ supplémentaires – 40 millions $ avaient déjà été annoncés.

  • Ces zones, présentées l’automne dernier, doivent réunir en un seul endroit l’enseignement, la recherche, les entreprises en démarrage et les grands acteurs économiques [détails sur le site du gouvernement]. 

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Québec assouplit les modalités du Programme d’aide financière à l’investissement (Pafi) qui permet d’obtenir un rabais d’électricité de 20%. 

Pour profiter de ce rabais, les entreprises doivent investir au moins 40 millions $ pour améliorer leur productivité ou réduire leurs émissions de GES. 

  • Ce rabais pourra désormais s’échelonner sur 6 ans, au lieu de 4 ans. 
  • Il couvre jusqu’à 50% du coût des investissements admissibles.

Par ailleurs, 90 millions $ seront octroyés à des projets «innovants» qui présentent «un fort potentiel de développement économique pour le Québec».

Johanna Sabys
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La startup montréalaise Nectar obtient un financement pour son appli de suivi des colonies d’abeilles

Publié le 25 nov. 2021
La startup montréalaise Nectar obtient un financement pour son appli de suivi des colonies d’abeilles

(Source: Unsplash)

  • Nectar, une jeune pousse montréalaise, a lancé en janvier dernier l’application BeeTrack, dont l’objectif est d’aider les apiculteurs à réduire les taux de mortalité dans leurs colonies d’abeilles. 
  • Pour perfectionner son application et la commercialiser en Amérique du Nord, Nectar vient de mener une ronde d’investissement dirigée par le fonds montréalais de capital de risque Real Ventures. Telus et Fondaction, un fonds affilié au syndicat CSN, participent aussi à cette ronde de financement. 

Jeune entreprise québécoise innovante

LFAnt Médical rend votre vie sexuelle plus sereine

Publié le 21 nov. 2021
LFAnt Médical rend votre vie sexuelle plus sereine

Patrick O’Neill, cofondateur et chef scientifique de LFAnt Médical

  • On en parle peu, mais les maladies transmises sexuellement continuent à se répandre, souvent sans être décelées, et à faire d’importants dommages.
  • La startup montréalaise LFAnt Médical a inventé un moyen de permettre à chacun de les dépister facilement et rapidement, à domicile.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque: la faiblesse du dépistage des maladies transmises sexuellement (MTS).

«Aux États-Unis, environ une personne sur cinq a une MTS, et la majorité des personnes atteintes ne le savent pas», explique Patrick O’Neill, cofondateur et chef scientifique de LFAnt Médical.

Or, la chlamydia et la gonorrhée – les MTS les plus répandues – peuvent causer des problèmes de santé importants, même quand elles ne présentent pas de symptômes.

  • «Si elles ne sont pas traitées, à long terme, elles peuvent être une cause d’infertilité chez les femmes», note Patrick O’Neill.

Mais qui, parmi les personnes asymptomatiques actives sexuellement, suit la recommandation de Santé Canada de passer un test de dépistage tous les 6 mois?

La solution inventée par LFAnt: un appareil connecté de test à domicile.

Appelé le Compact, l’appareil utilise une technologie éprouvée, celle du «test de flux latéral»:

  • Un liquide, mis en contact avec une membrane, cause ou non une réaction produisant un changement de couleur.
  • La coloration signale la présence dans le liquide du marqueur d’une maladie ou d’une condition de santé.

Cette technologie est déjà utilisée dans les tests de grossesse.

Elle est aussi utilisée pour les tests de dépistage rapide de la Covid-19.


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L’objectif de LFAnt est de rendre ces tests beaucoup plus faciles à utiliser par la population.

Le Compact a à peu près la taille d’un étui de brosse à dent, un peu plus large. Il a 2 composantes.

Une cartouche jetable comprend la membrane à mettre en contact avec un liquide provenant du corps: de l’urine, du sang ou de la salive.

On insère cette cartouche dans un étui qui est aussi un lecteur électronique.

  • Il capte des données électromagnétiques provenant de la réaction du liquide sur la membrane; et
  • il les communique, par le protocole de communication sans fil Bluetooth, à une application mobile qui permet d’interpréter les données.

L’application mobile d’accompagnement peut servir au consommateur lui-même.

  • Mais elle peut aussi servir à un médecin, pour lui permettre de faire un diagnostic, soit en personne ou à distance.

Le modèle d’affaires est «celui du rasoir et des lames», explique Patrick O’Neill.

  • Le lecteur sera vendu aux consommateurs à un prix qui pourrait être de l’ordre de 60 $.
  • Les cartouches seront vendues séparément, selon les besoins du client et le marqueur qu’il veut détecter. Leur prix pourrait être de l’ordre de 15 $.

Ces cartouches ne serviront pas seulement pour détecter des MTS.

En fait, LFAnt considère son produit comme une plateforme de mesure liée à la santé:

  • pour détecter des infections, d’autres maladies comme l’influenza, par exemple; et
  • pour mesurer périodiquement d’autres indicateurs de santé.

«Notre objectif à terme vise le dépistage des MTS, précise Patrick O’Neill. Mais il est très probable que nous allons d’abord proposer de détecter d’autres marqueurs.»

  • Ce pourrait être, par exemple, pour évaluer le niveau de stress en mesurant le cortisol dans le sang;
  • ou encore pour mesurer le taux de magnésium ou de vitamine B.

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Où en est l’entreprise actuellement?

Créée en 2019, LFAnt Médical a obtenu près de 1 million $ en financement, dont:

  • plus de la moitié en subventions, bourses et prêts; et
  • 350 000 $ en capital-actions provenant d’investisseurs providentiels («anges»).

L’entreprise a perfectionné sa technologie, déposé 2 demandes de brevet, et fabriqué des prototypes de son appareil.

Elle a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]. Elle compte aujourd’hui 5 employés.

Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise veut commencer à vendre ses produits en 2023. Elle a entrepris des discussions avec des manufacturiers pour fabriquer son produit en série.

Elle doit d’abord choisir quel marqueur de santé son appareil va mesurer en premier.

  • En commençant par une mesure qui n’implique pas un diagnostic médical, la société éviterait de devoir traverser la longue épreuve des essais cliniques et des approbations réglementaires avant de s’introduire dans le marché.

LFAnt évalue aussi 2 avenues pour sa stratégie de développement:

  • continuer sous la forme d’une PME complètement indépendante, en allant chercher du capital pour financer sa croissance; ou plutôt
  • s’associer à un joueur déjà implanté dans le secteur médical.
Patrick Pierra
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L’intelligence artificielle est en forte croissance au Québec

Publié le 19 nov. 2021
L’intelligence artificielle est en forte croissance au Québec

(Source: Pexels)

  • Selon un rapport réalisé par l’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila), il s’est créé en 2020 au Québec 3500 nouveaux emplois dans le secteur de l’intelligence artificielle, soit 22% de plus qu’en 2019. Cette hausse correspond, selon le Mila, à une contribution supplémentaire de 385 millions $ au PIB du Québec.
  • L’institut a vu passer le nombre de ses étudiants-chercheurs de 200 en 2018 – année de sa fondation – à plus de 800 à ce jour, dont plus de 70% viennent de l’extérieur du Québec. 

Coveo réussit son premier appel public à l’épargne et obtient 215 millions $

Publié le 18 nov. 2021
Coveo réussit son premier appel public à l’épargne et obtient 215 millions $

Louis Têtu, PDG de Coveo (Source: Capture d’écran InfoBref/Coveo)

  • Coveo, une entreprise de Québec qui développe pour les grandes entreprises des moteurs de recherche et des outils numériques de recommandation, a fait son entrée aujourd’hui à la bourse de Toronto.
  • Ce premier appel public à l’épargne lui permet de récolter 215 millions $, une somme qu’elle souhaite utiliser pour renforcer sa situation financière et poursuivre sa croissance. 

Coveo (TSX: CVO) a finalement fixé à 15$ le prix de vente de ses actions, soit tout en haut de la fourchette de 13 $ à 15 $ qu’elle envisageait. 

  • L’émission d’actions a été largement sursouscrite, c’est-à-dire que les investisseurs en auraient voulu plus: ils ont passé pour 1 milliard $ en ordres d’achat sur le titre de l’entreprise. 

Le prix de l’action a rapidement augmenté après l’entrée en bourse, preuve de l’enthousiasme démontré par les investisseurs. 

  • À l’ouverture du marché, le titre a grimpé à 18 $ (+20%), pour ensuite redescendre et se stabiliser à environ 16 $.  

Ce premier appel public à l’épargne valorise Coveo à 1,7 milliard $. 

  • Avant son entrée en bourse, l’entreprise avait déjà comme investisseurs le Fonds de solidarité FTQ et Investissement Québec.
  • Coveo compte près de 500 clients, dont BlackBerry, Salesforce et BRP. 

D’autres entreprises québécoises ont récemment voulu entrer en bourse, mais ont abandonné le projet. 

  • En juin, Lumenpulse, une entreprise d’éclairage DEL de Longueuil, avait mentionné des conditions de marchés «non optimales» pour interrompre son retour en bourse.
  • En septembre, KDC/one, une entreprise de produits cosmétiques, elle aussi de Longueuil, avait renoncé à son projet de premier appel public à l’épargne en évoquant la volatilité des marchés boursiers. 
Félix Côté
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