Science

Merck veut commercialiser un médicament pour soulager les symptômes de la Covid-19

Publié le 1er oct. 2021
Merck veut commercialiser un médicament pour soulager les symptômes de la Covid-19

(Source: Unsplash)

  • Le laboratoire pharmaceutique américain va demander à l’agence américaine des médicaments (FDA) l’autorisation pour commercialiser le Molnupiravir, un médicament qui diminuerait de moitié les risques d’hospitalisation et de décès chez les personnes infectées de la Covid-19. 
  • S’il est autorisé, ce médicament deviendrait le premier traitement par voie orale contre la Covid-19 à être disponible sur le marché. 

Merck a publié les résultats d’un essai clinique mené sur 775 personnes atteintes de la Covid-19 et considérées à plus haut risque de complications en raison de problèmes de santé (obésité, diabète ou problèmes cardiaques).

  • Les participants ont consommé le Molnupiravir dans les 5 jours suivant l’apparition de leurs symptômes.
  • 30 jours plus tard, 7,3% des personnes qui avaient pris le médicament ont dû être hospitalisées et aucune n’est décédée.
  • Pour comparaison, 14,1% des participants qui avaient reçu un placebo ont été hospitalisés et 8 sont décédés.

D’autres médicaments pour traiter les symptômes de la Covid-19 sont déjà sur le marché.

  • Mais il ne s’agit pour le moment que de traitements par intraveineuse ou par injection, plus compliqués à administrer. 

L’autorisation d’un nouveau médicament par voie orale pourrait réduire les impacts de prochaines vagues de contamination. 

  • Merck veut bientôt demander à d’autres pays l’autorisation de commercialiser son médicament sur leur territoire. 
  • L’entreprise affirme qu’elle peut produire 10 millions de doses d’ici la fin de l’année.
  • D’autres entreprises pharmaceutiques, comme Pfizer et Roche, travaillent sur des médicaments similaires. 
Félix Côté
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Le Canada cachait peut-être, sans le savoir, le fossile du plus vieil animal connu

Publié le 30 juil 2021
Le Canada cachait peut-être, sans le savoir, le fossile du plus vieil animal connu

Une éponge de mer [Source: Unsplash]

  • Une géologue canadienne a découvert dans les Territoires du Nord-Ouest des fossiles datant d’il y a 890 millions d’années qui pourraient provenir d’éponges, selon un article publié dans la revue Nature. Les éponges étant considérées comme des animaux, cela en ferait le plus ancien fossile animal, et de loin.
  • Le fossile d’animal le plus ancien reconnu jusqu’ici datait de 540 millions d’années. Il s’agissait aussi d’éponges, mais qui étaient dotées d’un squelette, contrairement au nouveau spécimen découvert au Canada.

Aux États-Unis, l’approbation d’un médicament contre l’Alzheimer cause des remous

Publié le 13 juin 2021
Aux États-Unis, l’approbation d’un médicament contre l’Alzheimer cause des remous

(Source: Biogen)

  • Aduhelm, un médicament qui doit être administré sous la forme d’une perfusion mensuelle et qui coûte 56 000 $US par an, a été approuvé la semaine dernière par la Food and Drug Administration (FDA) malgré de faibles preuves qu’il aide vraiment les patients.
  • Plusieurs membres d’un comité consultatif de la FDA ont démissionné pour protester contre cette approbation. 

C’est la première fois en 18 ans que la FDA donne son feu vert à un traitement contre la maladie d’Alzheimer. 

Pourtant, un comité consultatif de la FDA avait recommandé de ne pas approuver l’Aduhelm. 

Le comité jugeait que:

  • les preuves que le médicament peut ralentir le déclin cognitif chez les personnes aux premiers stades de la maladie n’étaient pas convaincantes;
  • le médicament pouvait provoquer des effets secondaires potentiellement graves, comme des gonflements et des saignements au cerveau; 
  • l’approbation d’un médicament inefficace coûterait cher et nuirait à la recherche de traitements efficaces.

LA FDA a passé outre ces recommandations. 

  • Elle a approuvé le médicament, ce qui a provoqué la démission de trois membres du comité en signe de protestation.

L’entreprise pharmaceutique Biogen, à qui appartient l’Aduhelm, prévoit de commencer dans environ deux semaines à expédier le médicament vers un millier de cliniques aux États-Unis. 

Johanna Sabys
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Aux États-Unis, l’approbation d’un médicament contre l’Alzheimer cause des remous

(Source: Biogen)

Selon des chercheurs américains, l’ADN pourrait remplacer les codes-barres

Publié le 5 nov. 2020
Selon des chercheurs américains, l’ADN pourrait remplacer les codes-barres

(Source: Pixabay)

  • Les codes-barres des étiquettes pour identifier les produits pourraient être remplacés par un système de marquage moléculaire basé sur l’ADN.
  • Selon une étude publiée hier, ces étiquettes ADN indétectables permettraient de lutter contre le vol et les contrefaçons – les chercheurs disent que ce serait également un bon moyen d’identifier les bulletins de vote pour éviter les fraudes électorales.