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Une étude a mis en évidence les dangers de la géoingénierie à l’échelle mondiale 

Mis à jour le 3 juil 2024
par Agence Science-Presse
Une étude a mis en évidence les dangers de la géoingénierie à l’échelle mondiale 

(source: Pixabay)

  • L’une des théories des défenseurs de cette idée controversée qu’est la géoingénierie est de «blanchir» les nuages au-dessus des océans, afin qu’ils reflètent une plus grande proportion des rayons du Soleil et ainsi, limitent le réchauffement de l’océan. 
  • Toutefois, selon une étude américaine publiée dans la revue Nature Climate Change, le véritable impact de cette technique serait d’accroître le réchauffement ailleurs sur la planète.

Des scientifiques de l’Université de Californie à San Diego et du Centre de recherches sur l’atmosphère de Boulder, au Colorado, ont produit un modèle mathématique mettant en scène le déploiement à très grande échelle de sel de mer dans l’air. 

Dans ce scénario, du sel serait déployé à partir de navires dans l’océan Pacifique 3 saisons par an (sauf l’hiver) pendant 30 ans. 

  • Ils estiment que des nuages «plus blancs» pourraient théoriquement bloquer juste assez de Soleil pour réduire le nombre de canicules en Amérique du Nord. 
  • Mais que cette technique enverrait davantage de canicules en Europe. 

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Leur conclusion est en phase avec le cœur des critiques de la géoingénierie depuis deux décennies: toute forme de transformation à grande échelle du climat au-dessus d’une région, si elle devient un jour possible, aurait inévitablement des répercussions sur d’autres régions.

De plus, les chercheurs ont également produit un modèle qui part de l’hypothèse qu’en 2050, la planète aurait déjà gagné 2 degrés °C par rapport à l’ère pré-industrielle. 

  • Dans cet autre scénario, le blanchiment des nuages arriverait trop tard pour diminuer le nombre de canicules dans l’ouest des États-Unis. 
  • Par contre, il continuerait d’intensifier les canicules en Europe.

L’une des co-auteures de l’étude, la climatologue californienne Katharine Ricke, s’inquiète que de telles expériences puissent sembler attrayantes au niveau régional. 

Or, dit-elle, «nous avons très peu de données sur la façon dont cela affecterait l’agriculture, la santé humaine ou les autres êtres vivants».

Agence Science-Presse