Ressources naturelles

Les minéraux considérés comme stratégiques par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles seront retracés grâce à une technologie québécoise

Publié le 17 nov. 2020
  • La société de Québec Optel va diriger un projet pilote pour tenter de démontrer la conformité environnementale et sociale des matériaux qui seront extraits du sol québécois.
  • Objectif: positionner le Québec comme chef de file dans la production responsable de composants pour batteries, tels que le lithium et le graphite, pour se démarquer de la Chine et attirer des investisseurs soucieux de critères sociaux et environnementaux.

Québec veut faire du secteur minier québécois le leader nord-américain des matériaux stratégiques

Publié le 29 oct. 2020
Québec veut faire du secteur minier québécois le leader nord-américain des matériaux stratégiques

(Image: Adobe)

  • Le gouvernement Legault a identifié 22 minéraux prisés des fabricants de voitures et d’appareils électroniques, qu’il espère trouver puis extraire en grande quantité du sous-sol québécois.
  • En parallèle, Québec compte créer une industrie de la transformation et du recyclage de ces métaux, qui comprennent le cobalt, le lithium et le graphite.

La Chine et la Corée sont en avance sur le Québec, mais le moment demeure bien choisi, assure Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

  • «En Amérique du Nord, on se positionne au bon moment: nous sommes en avance de cinq à six mois», a affirmé le ministre en point de presse.
  • «Sur les 20 prochaines années, il sera impératif pour les (fabricants nord-américains) d’avoir une chaîne d’approvisionnement le plus proche possible», a ajouté le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon.

90 millions $ seront utilisés par Québec durant les cinq prochaines années pour cartographier le sous-sol québécois, surtout dans le nord et l’est de la province.

Un milliard $ est prêt à être investi par le gouvernement Legault dans les éventuels projets miniers qui s’aligneront sur cette stratégie.

C’est un pari risqué: Nemaska Lithium, à l’abri de ses créanciers depuis la fin 2019 et dont la reprise va coûter au bas mot 300 millions $ à Investissement Québec (sans aucune promesse de rendement par la suite), illustre bien la difficulté que pourrait avoir le gouvernement à atteindre son but.

Alain McKenna
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