PME

Nouvelles, données, tendances, débats et bonnes pratiques concernant les petites et moyennes entreprises (PME), particulièrement au Québec et au Canada, et leur impact sur l’économie et la société [voir aussi dans InfoBref: Aides financières, Capital de risque et de développement / croissance, Emploi Investissement, Pénurie de main d’oeuvre, Startup, Technos québécoises (entreprises), Télétravail]

Entrevue

Le développement durable: un défi pour les PME

Publié le 18 janv. 2022
Le développement durable: un défi pour les PME

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage réalisé par la firme d’audit KPMG, seulement 49% des PME québécoises de 25 à 100 employés ont mis en place des objectifs et une politique de développement durable. La proportion chute à 29% dans le cas des PME de moins de 25 employés.
  • «Le principal défi des PME, ce sont leurs moyens», explique à InfoBref Andrew Ross, directeur principal, durabilité et changement climatique chez KPMG. «Pour développer les opportunités liées au développement durable, les PME doivent prioriser ce qui est important.»

Ce qu’il faut prioriser: les attentes du consommateur

«La première chose, dit-il, c’est de comprendre quelles sont les attentes des consommateurs.»

Une fois les attentes comprises, il faut que l’entreprise «comprenne les impacts sociaux et environnementaux de ses produits» pour les expliquer au consommateur. 

Ensuite, si un produit coûte plus cher parce qu’il répond à des critères durables, il y a un «seuil» au-delà duquel le consommateur ne sera plus prêt à payer. 

  • «C’est important d’évaluer et de connaitre ce seuil», dit Andrew Ross. 

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Les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont de plus en plus importants pour beaucoup de consommateurs. 

  • 68% des répondants au sondage de KPMG (dont les 2 tiers sont des cadres dirigeants) disent qu’ils sont influencés par les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs choix personnels de consommation.

Pour les employeurs, les facteurs ESG peuvent aussi avoir de l’attrait. 

  • 72% des répondants disent qu’ils considèrent une organisation comme un employeur de choix lorsqu’elle prend position sur un enjeu de société en accord avec leurs valeurs.
Félix Côté
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Contre la pénurie de main-d’œuvre: 2 fois plus d’étrangers et des procédures simplifiées

Publié le 10 janv. 2022
  • Les employeurs de plusieurs secteurs choisis par le Québec, dont le commerce de détail, l’hébergement, la restauration et la santé, peuvent depuis lundi embaucher jusqu’à 20% de travailleurs étrangers temporaires, et non plus 10% [détails sur le site du Ministère du Travail]. 
  • Les démarches des entreprises seront également plus rapides grâce à un assouplissement du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Québec et Ottawa doivent allonger au cours des prochains mois la liste des professions visées par ce processus d’embauche simplifié.

Travailleurs positifs sans test: Boulet demande aux entreprises de faire preuve de souplesse

Publié le 6 janv. 2022
  • Le ministre du Travail Jean Boulet croit «en la bonne foi des travailleurs» qui se disent positifs à la Covid, mais qui ne peuvent dorénavant plus passer de test en centre de dépistage pour le prouver à leur employeur.   
  • Le Québec disposera d’une trentaine de millions de tests rapides d’ici la fin du mois, a également indiqué Jean Boulet à La Presse Canadienne. Le ministre a renvoyé les entreprises vers un nouveau guide publié jeudi par la CNESST pour aider les employeurs à appliquer les nouvelles règles sanitaires. 

Fin des tests PCR pour tous: Boulet demande aux entreprises de se plier aux nouvelles règles

Publié le 5 janv. 2022
Fin des tests PCR pour tous: Boulet demande aux entreprises de se plier aux nouvelles règles

Le ministre du Travail Jean Boulet (Source: son compte Twitter)

  • Le ministre du Travail Jean Boulet a invité mercredi les employeurs et les travailleurs québécois à respecter les dernières recommandations de la santé publique, qui ont réduit de 10 à 5 jours la période d’isolement et qui ont restreint l’accès aux centres de dépistage. 
  • Le ministre de la Famille Mathieu Lacombe a, lui, ajouté les employés des services de garde éducatifs à la liste des groupes prioritaires: les éducatrices et le personnel de soutien pourront à nouveau se faire tester dans les centres à partir du 15 janvier.

Pourquoi les nouvelles directives soulèvent des questions en milieu de travail:

Québec a annoncé mardi que les tests PCR étaient maintenant réservés à certains groupes prioritaires – comme les travailleurs de la santé et ceux qui travaillent dans d’autres milieux jugés à haut risque.  

  • Le gouvernement demande aux autres personnes de plutôt se dépister eux-mêmes, à domicile. 

Or, jusqu’ici les entreprises pouvaient demander à leurs employés de présenter un test PCR pour prouver qu’ils étaient positifs à la Covid. 

Jean Boulet doit expliquer aujourd’hui comment les nouvelles mesures devront être appliquées dans les milieux de travail. 

  • En attendant ces explications, le ministre a indiqué mercredi sur Twitter que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) «continue ses inspections pour s’assurer du respect des mesures sanitaires».

L’accès aux tests rapides ne devrait bientôt plus être un problème au Québec. 

  • Ottawa doit en livrer 140 millions aux provinces ce mois-ci. 
  • Le Québec en a reçu hier 3 millions, achetés par le gouvernement Legault. 

Après les garderies, les écoles préscolaires et primaires recevront, elles aussi, des tests rapides. 

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a indiqué hier que 3,6 millions de tests seront distribués au retour des élèves en classes le 17 janvier, et le même nombre en février.

Johanna Sabys
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Les entreprises qui doivent rester fermées depuis lundi soir ont accès à de l’aide financière

Publié le 21 déc 2021
Les entreprises qui doivent rester fermées depuis lundi soir ont accès à de l’aide financière

(Source: Alexander Popov / Unsplash)

  • Le gouvernement rouvre son programme d’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (Aeram) à cause des nouvelles restrictions imposées aux entreprises.
  • L’objectif du programme est de leur permettre de payer leurs frais fixes pendant qu’elles sont obligées de rester fermées.

Le programme Aeram s’adresse aux entreprises qui reçoivent déjà une aide financière gouvernementale liée à la pandémie. Il peut s’agir:

  • du Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (Pacte); ou 
  • du programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME).

Les entreprises admissibles à Aeram peuvent à nouveau soumettre une demande pour une aide financière non remboursable. 

  • Cette aide peut aller jusqu’à 15 000 $ par mois pour couvrir certains frais fixes.

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De plus, le gouvernement prolonge de 3 mois, jusqu’au 31 mars, le moratoire pour le remboursement des aides financières accordées dans le cadre du PAUPME.  

  • Les entreprises qui ont bénéficié de ce programme ont donc 3 mois de plus pour rembourser le capital et les intérêts de l’aide financière remboursable qu’elles ont reçue. 

[Détails des programmes d’aide d’urgence aux PME sur le site du gouvernement. Consultez nos autres articles sur les aides financières pour entreprises et individus.] 

Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Hoppin’ World vous encourage au voyage, grâce à la réalité virtuelle

Publié le 19 déc 2021
Hoppin’ World vous encourage au voyage, grâce à la réalité virtuelle

Jean-Nicolas Vandelac, PDG et fondateur de Hoppin’ World [crédit photo: Montréal inc.]

  • Que diriez-vous d’aller faire un premier tour, en réalité virtuelle, dans les destinations qui vous intéressent, avant de faire votre choix et d’acheter vos billets?
  • C’est ce que vous propose Hoppin’ World. Cette jeune pousse montréalaise utilise la technologie pour inciter au voyage, pas pour le remplacer.

Les problèmes auxquels l’entreprise s’attaque touchent 3 catégories d’intervenants.

Les utilisateurs de réalité virtuelle (RV) veulent davantage de contenus consacrés aux voyages.

  • «C’est la catégorie de contenu la plus recherchée par les utilisateurs grand public», explique Jean-Nicolas Vandelac, PDG et fondateur de la jeune société montréalaise Hoppin’ World.
  • «Et ils cherchent à pouvoir se déplacer virtuellement en groupe, pas seulement de façon individuelle.»

Les organisations touristiques sont très conscientes que la RV est un moyen extraordinaire de faire découvrir une destination.

  • «Mais, pour beaucoup d’organisations, la réalité virtuelle ne semble pas facile à exploiter, dit Jean-Nicolas Vandelac. Même si elles produisent du bon contenu, rejoindre les consommateurs est un défi.»

Les studios de production de RV, eux, cherchent à diffuser largement les contenus qu’ils produisent pour leurs clients.


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La solution: une plateforme de réalité virtuelle «sociale» dédiée aux voyages et à la culture.

Elle a 2 composantes principales.

D’abord, Hoppin est une application de RV, disponible gratuitement au grand public pour les utilisateurs des casques de RV Oculus Quest et Quest 2 – «qui sont les modèles les plus populaires», précise Jean-Nicolas Vandelac.

  • Les consommateurs peuvent déjà y découvrir plusieurs régions du Québec en vidéo à 360 degrés.
  • Ils peuvent le faire en groupe, jusqu’à 4 personnes réunies sous la forme d’avatars dans les destinations qu’ils visitent, et qui peuvent dialoguer pendant leur visite.
  • Dans ces parcours virtuels, les visiteurs peuvent aller à des points de «téléportation», pour se déplacer immédiatement d’un point à un autre dans l’espace physique montré par la vidéo.

Pour ceux qui n’ont pas de casque de RV, Hoppin World développe un site web qui pourra être consulté sur téléphone, tablette ou ordinateur.

D’autre part, Hoppin’ World fournit une plateforme logicielle de publication aux organisations qui veulent attirer des touristes, et aux studios de production de RV qui créent des contenus pour ces organisations.

Le modèle d’affaires est, pour l’instant, basé sur les budgets de promotion des destinations.

Publier du contenu est gratuit. Ensuite, les organisations paient pour créer des chaînes de marque et inviter leurs clients dans des salons privés.

  • «Elles y invitent des agents de voyage, des organisateurs d’événements et des journalistes spécialisés pour les familiariser avec la destination et leur donner le goût d’en parler ou de la proposer à leurs clients», explique Jean-Nicolas Vandelac.

Ces services à valeur ajoutée coutent de quelques dizaines de dollars par mois, pour une entreprise touristique, à quelques centaines, dans le cas d’une association touristique qui en fait bénéficier ses membres.

À terme, Hoppin’ World compte permettre aux producteurs de proposer aux consommateurs des contenus payants.

  • «Cela pourrait intéresser le secteur culturel, pour des expositions de musées, des captations de spectacles, des expériences immersives ou des diffusions en direct», dit Jean-Nicolas Vandelac.

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Actuellement, l’entreprise génère la majorité de ses revenus au Québec, en diffusant des contenus pour des regroupements tels que Tourisme Montréal, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, Québec Authentique (Lanaudière, Mauricie), Québec maritime (Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie, Îles de la Madeleine), Québec du Sud (Cantons-de-l’Est, Centre-du-Québec et Montérégie) et Parcs Nunavik.

Elle a commencé ses activités en 2020, en pleine pandémie.

  • «Lorsque les acteurs de l’industrie ont voulu relancer leurs activités, raconte Jean-Nicolas Vandelac, ils ont vu tout le potentiel du numérique et de la réalité virtuelle pour pallier la difficulté d’organiser des tournées de promotion.»

Hoppin a multiplié ses revenus par 15 en 2021 par rapport à sa première année. Elle compte encore les décupler en 2022.


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Prochaines étapes à surveiller:

  • Hoppin va élargir sa distribution au-delà de Meta Platforms (ex-Facebook), qui exploite Oculus, en rendant son application également disponible sur Playstation VR de Sony, et sur les casques Vive de HTC en Asie.
  • Elle va aussi développer une clientèle internationale – plusieurs contacts ont déjà été faits.
  • Pour soutenir son développement, l’entreprise mène actuellement une ronde de financement d’amorçage, pour laquelle elle compte obtenir 1,5 million $.

Cet article termine la série de portraits des startups Révélations 2021 de Montréal inc. InfoBref Matin vous fera découvrir d’autres PME québécoises innovantes chaque lundi au début de 2022.

Patrick Pierra
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Détecteur de rumeurs

La pénurie de main-d’œuvre était prévue depuis longtemps

Publié le 12 déc 2021
La pénurie de main-d’œuvre était prévue depuis longtemps

(Source: Eric Prouzet / Unsplas)

  • La pandémie, et les prestations d’urgence qui ont été offertes aux travailleurs pour y faire face depuis l’an dernier, ont été accusées d’amplifier la crise de la main-d’œuvre. 
  • Mais, à l’origine de cette pénurie de travailleurs, il y a surtout une réalité démographique qui avait été annoncée il y a plus de 20 ans. 

La pénurie actuelle s’explique par le vieillissement de la population, les cycles économiques et la transformation du marché du travail, qui créent systématiquement des problèmes de rareté, explique Pierre-Carl Michaud, professeur au département d’économie de HEC Montréal et titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux économiques intergénérationnels.

«Tout le monde connaît les causes de la crise actuelle, mais pas nécessairement les parts relatives de chacune», dit le professeur.

  • «Normalement, les problèmes de main-d’œuvre se règlent d’eux-mêmes.
  • Le gouvernement ne peut rien faire, sauf instaurer des politiques qui retiennent les travailleurs âgés sur le marché du travail.» 

Dès 1998, Développement et Ressources humaines Canada prévoyait déjà pour les années 2020 une pénurie de main-d’œuvre qualifiée au pays. 

En 2004, le Conseil québécois de la science et de la technologie a également publié un avis sur cette pénurie de travailleurs qualifiés, notamment en sciences pures, appliquées et de la santé.  

  • L’avis s’accompagnait d’un avertissement: cette pénurie pourrait être généralisée à tous les secteurs d’emploi.

En 2005, un «déclin irrémédiable»des Québécois en âge de travailler (20 à 64 ans) était prévu par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) à partir de la fin des années 2010.

La même année, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) se préoccupait, lui aussi, de voir baisser: 

  • le nombre de personnes actives; 
  • le taux de natalité, sous le seuil du renouvellement des générations; 
  • alors que l’immigration et le taux d’activité des femmes étaient encore insuffisants.

Toujours en 2005, une commission nationale s’inquiétait de voir le nombre de Québécois en âge de travailler diminuer à compter de 2013. 

Selon son rapport [PDF], le Québec devait passer en 20 ans d’un état de surplus à une pénurie généralisée de main-d’œuvre, notamment alimentée par une croissance économique continue.

Toutes ces prédictions se sont avérées exactes.

La pandémie a ajouté d’autres facteurs, comme:

  • les fermetures puis réouvertures d’entreprises en raison des restrictions sanitaires; et
  • les subventions salariales et la prestation canadienne d’urgence – qui aurait fait baisser le taux d’emploi des jeunes. 

«Il y avait des jeux d’équilibre sur le marché du travail, et la pandémie a rebrassé les cartes», croit le professeur Pierre-Carl Michaud. 

Mais, si la crise sanitaire a joué un rôle dans la pénurie actuelle, il est encore difficile à mesurer.

Agence Science-Presse
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Résumé par InfoBref

Les facteurs de succès des entrepreneures

Publié le 10 déc 2021
Les facteurs de succès des entrepreneures
  • Une entrepreneure bien connue, la repreneuse d’une entreprise familiale dans le secteur de la mode et du commerce de détail, et la dirigeante d’une firme qui investit dans des entreprises québécoises ont récemment partagé, lors d’une conférence, les facteurs qui ont contribué à leur succès et celui de leurs entreprises.
  • Risque, excellence, patience et équilibre sont quelques-uns des mots-clés qui sont revenus plusieurs fois au cours de la discussion.

[Résumé d’un midi-conférence de l’Association des MBA du Québec qui, le 30 novembre 2021, a réuni Lili Fortin, présidente de Tristan, Jessica Harnois, présidente des Productions Jessica Harnois et créatrice des vins Bù, et Geneviève Morin, PDG de Fondaction.]

Apprivoiser le risque

«J’ai souvent entendu mon père dire: “Quand il n’y a pas de risque, y’a pas d’affaire.” Le risque est toujours présent en affaires et il faut accepter. Ça ne veut pas dire qui faut prendre des risques à l’aveugle: on doit bien les calculer.» – Lili Fortin

«Chaque fois que je prends une décision, je pense à trois scénarios: le meilleur, le pire, et un entre les deux. J’ai toujours un plan A, B et C. Quand je saute, j’ai toujours 2 parachutes!» – Jessica Harnois

«Mieux vaut choisir de prendre des risques là où on est bon, où on aura les meilleures chances de succès.» – Geneviève Morin


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Viser l’excellence

«Il faut être excellent dans ce qu’on fait.» – Lili Fortin

«Quand on est bien niché, à l’avant-garde de notre secteur, on va avoir du succès.

Est-il nécessaire d’être le plus gros? Pas toujours. On peut plutôt être le plus innovant, le plus vert. Il y a plusieurs façons pour une entreprise de se démarquer.» – Geneviève Morin

Apprendre la patience

«Ce n’est pas facile pour moi d’être patiente. Je suis une boule d’énergie! J’ai dû apprendre à être patiente. Maintenant, je vois éclore un projet dont j’ai planté la graine il y a 9 ans. Il faut avoir une vision de son projet, et ensuite, il faut le laisser grandir, comme un enfant. Il ne prend pas toujours la direction prévue, mais c’est parfois pour le mieux.» – Jessica Harnois

Rester en équilibre

«Sans équilibre dans sa vie – dans sa famille, en santé, au travail –, c’est difficile d’avoir une vision claire. Et lorsque nos idées ne sont pas claires, c’est difficile de les partager pour mobiliser les gens autour de nous.» – Lili Fortin


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Attirer et faire grandir les talents

«La culture d’entreprise est devenue un facteur d’attraction. Dans un milieu de travail hybride, en partie en présentiel, en partie à la maison, la mission de l’entreprise, sa raison d’être est très importante: c’est à ça que les employés s’associent.» – Lili Fortin

«Je prends le temps de former les gens. J’aime mieux embaucher une personne qui a de bonnes valeurs, même si elle n’a pas toutes les compétences. Je préfère ça que de recruter des gens compétents mais rigides.» – Jessica Harnois

Bien s’entourer

«C’est très utile de savoir bien s’entourer, en attirant des gens plus compétents que nous et qui nous amènent ailleurs, en nous donnant d’autres points de vue. Cela permet d’avoir une vision plus large des risques et une meilleure compréhension des clients.» – Geneviève Morin

«Comme entrepreneures, nos défis changent très rapidement. Alors il nous faut des gens qui partagent nos valeurs, qui ont une bonne attitude, qui sont agiles et qui peuvent s’adapter.» – Lili Fortin

S’appuyer sur des investisseurs expérimentés

«Dans le cas d’un démarrage d’entreprise, un investisseur peut amener une expérience, une connaissance de l’écosystème de soutien aux jeunes entreprises, et un réseau de contacts.

Dans le cas d’une reprise, un investisseur externe peut aider à clarifier la valeur de l’entreprise et faciliter l’entente entre le vendeur et l’acheteur.

Dans une reprise familiale, il peut apporter du capital pour payer aux parents le prix que vaut l’entreprise, et se faire racheter sa part ensuite à parti des flux financiers que génère l’entreprise.» – Geneviève Morin

Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante

Plakk regarde vos artères pour prévenir les risques d’AVC et de crise cardiaque

Publié le 5 déc 2021
Plakk regarde vos artères pour prévenir les risques d’AVC et de crise cardiaque

Kashif Khan, cofondateur et PDG de Plakk

  • Crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux sont les causes de mortalité et d’invalidité à long terme les plus courantes. Or, le risque de ces accidents est difficile à déceler.
  • Une jeune pousse de Montréal, Plakk, appelle l’intelligence artificielle en renfort: elle s’en sert pour analyser des échographies d’artères, afin de mieux estimer les risques que court un patient et d’orienter son traitement en conséquence. 

Le problème: toutes les 7 minutes, un Canadien meurt d’une crise cardiaque ou d’un AVC. 

Certains ont des symptômes précurseurs, mais beaucoup n’en ont pas, ou ne savent pas les reconnaître.

Ces accidents de santé sont habituellement causés par des plaques – des accumulations de lipides (gras) sur les parois des artères.

  • En grossissant, elles finissent par boucher une artère; ou
  • en se détachant, elles créent des caillots de sang qui peuvent aller vers le cœur ou le cerveau et bloquer l’alimentation en oxygène de ces organes vitaux.

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Lors d’examens médicaux, on utilise des techniques d’imagerie médicale pour identifier et observer des plaques.

La plus couramment employée pour détecter des plaques dans les artères carotidiennes est l’échographie.

«Actuellement, la principale façon d’évaluer le risque d’une attaque est d’analyser un seul paramètre: le blocage des artères carotidiennes», explique Kashif Khan, PDG et cofondateur de l’entreprise montréalaise Plakk.

«Or, c’est un indicateur très imparfait. Certaines plaques peuvent demeurer et même grossir sans jamais causer de problème. En revanche, d’autres plaques peuvent être plus dangereuses, même si elles font moins d’obstruction actuellement.» 

Résultat: beaucoup de diagnostics erronés. 

À cause de ces mauvais diagnostics:

  • des patients subissent des chirurgies dont ils n’ont pas besoin; 
  • alors que d’autres ne sont pas traités correctement, puis sont victimes d’attaques qu’on aurait pu éviter.

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La solution: une analyse plus fine et révélatrice des échographies, dopée par l’intelligence artificielle (IA).

La Dre Stella Daskalopoulou, professeure associée de l’Université McGill, et cheffe médicale et cofondatrice de Plakk, a collecté plus de 6000 images médicales réalisées depuis 10 ans sur plus de 600 patients, ainsi que des données médicales associées à ces images.

Plakk a développé des modèles d’IA, basés sur l’apprentissage profond, pour analyser ces images d’une façon beaucoup plus fine que pourrait le faire l’œil humain.

Cette analyse par l’IA donne d’autres informations que seulement l’épaisseur de la plaque et à quel point elle gêne le flux sanguin:

  • Elle permet de déterminer la composition des plaques, ce qui donne une indication de sa stabilité, et donc du risque qu’elle fait courir au patient.

«Nous voulons fournir au médecin un portrait plus complet de l’état des plaques, pour éclairer son diagnostic et lui permettre de mieux choisir le traitement approprié», explique Kashif Khan.

L’analyse d’images médicales par l’intelligence artificielle est un secteur en forte croissance.

  • Elle est maintenant de plus en plus couramment utilisée pour détecter des cancers du sein.

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Où en est l’entreprise actuellement?

Plakk a été fondée par des titulaires de doctorat de l’Université McGill.

L’entreprise a débuté ses activités il y a 2 ans et compte aujourd’hui une équipe de 11 personnes, dont 3 à temps plein épaulées par des ingénieurs, des cliniciens et des collaborateurs.

Plakk a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 de Montréal inc. [Découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise a encore du travail à faire pour valider ses modèles d’intelligence artificielle afin de s’assurer que les résultats de ses analyses d’image sont fiables.

Dans cette optique, après avoir reçu 400 000 $ en financement non dilutif (c’est-à-dire: pour lequel les propriétaires n’ont pas eu à céder des parts de l’entreprise), Plakk prévoit de réunir prochainement une ronde de financement de pré-amorçage de 750 000 $.

Ensuite, il faudra mener des essais, notamment pour obtenir les approbations des autorités réglementaires telles que la Food and Drug Administration américaine et Santé Canada.

  • L’objectif sera de démontrer que le logiciel de Plakk peut non seulement contribuer à l’information du médecin, mais aussi constituer une base fiable et reconnue pour faire un diagnostic. 

Kashif Khan est confiant qu’un premier prototype du logiciel de Plakk commencera à être utilisé dans quelques hôpitaux et cliniques en 2022. 

Il vise 2024 ou 2025 pour un déploiement à plus grande échelle.

Patrick Pierra
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Aides aux entreprises: Fitzgibbon admet qu’il a eu recours à des critères «élastiques»

Publié le 2 déc 2021
  • La vérificatrice générale Guylaine Leclerc a révélé mercredi dernier que 10 entreprises, qui ne respectaient pas tous les critères d’admissibilité, ont reçu des prêts totalisant 68 millions $ parce qu’elles étaient «jugées stratégiques pour l’économie du Québec» par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon [détails (24 novembre)]. 
  • Pierre Fitzgibbon a reconnu jeudi que le mot «stratégique» avait une définition «très élastique». Sans présenter le guide de gestion interne – qui se trouve, dit le ministre, «dans la tête de tous les exécutifs d’Investissement Québec» – ni préciser les critères qui ont guidé ses choix, il a affirmé que toutes les décisions ont été prises «collectivement».

Teams Essentials: une version allégée de Teams pour les PME

Publié le 2 déc 2021
Teams Essentials: une version allégée de Teams pour les PME

(Source: Microsoft)

  • Microsoft propose depuis cette semaine une version pour PME de son application de visioconférence Teams. 
  • Baptisée Teams Essentials, elle propose, pour 5,10 $ par mois, quelques fonctionnalités conçues spécifiquement pour les PME.

Teams Essentials est une application autonome, centrée sur les appels vidéo et les réunions virtuelles, et sans l’intégration poussée avec les autres applications de Microsoft dont l’utilisation requiert un abonnement payant au service Microsoft 365.

  • Cela la place en concurrence très directe avec Zoom.

Quelques fonctionnalités de Teams Essentials:

  • appels/réunions vidéo pouvant durer jusqu’à 30 heures et réunir jusqu’à 300 participants (contre des limites de 60 minutes et 100 participants pour la version gratuite);
  • 10 Go de stockage par utilisateur (contre 5 Go pour la version gratuite); et 
  • la possibilité d’inviter un participant à une réunion en ayant seulement son adresse de courriel, peu importe son fournisseur de service de courriel (Google, par exemple). 
Félix Côté
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Un salaire minimum à 18 $ l’heure nuirait aux PME, dit leur association

Publié le 2 déc 2021
Un salaire minimum à 18 $ l’heure nuirait aux PME, dit leur association

(Source: Unsplash)

  • Plusieurs organisations syndicales réclament que le salaire horaire minimum au Québec, actuellement à 13,50 $, soit porté à 18 $. C’est le seuil minimal qu’elles jugent nécessaire pour permettre aux travailleurs de sortir de la pauvreté.
  • La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit qu’une telle hausse fragiliserait les PME. Elle suggère d’autres mesures pour favoriser une hausse des salaires, et pour aider les travailleurs à sortir de la pauvreté. 

Une hausse du salaire minimum à 18 $ forcerait les PME à s’ajuster. 

Selon un sondage de la FCEI:

  • 30% des PME devraient revoir les salaires de leurs employés, y compris ceux qui ne sont pas au salaire minimum;
  • 33% devraient augmenter le prix de leurs produits et services;
  • 11% devraient réduire leur nombre d’employés; et
  • 18% des propriétaires de PME devraient compenser en travaillant plus d’heures.

11% des entreprises seraient même fragilisées au point d’envisager une fermeture. 


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D’autres moyens pourraient aider les PME à hausser les salaires, croit la FCEI. 

Selon les entreprises sondées, les moyens les plus efficaces seraient que le gouvernement: 

  • réduise le fardeau fiscal global (79%);
  • baisse les taxes sur la masse salariale (73%); et
  • offre des crédits d’impôt (58%).
Félix Côté
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