PME

Nouvelles, données, tendances, débats et bonnes pratiques concernant les petites et moyennes entreprises (PME), particulièrement au Québec et au Canada, et leur impact sur l’économie et la société [voir aussi dans InfoBref: Aides financières, Capital de risque et de développement / croissance, Emploi Investissement, Pénurie de main d’oeuvre, Startup, Technos québécoises (entreprises), Télétravail]

Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

Publié le 23 sept. 2021
Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

(Source: Unsplash)

  • Les organisations québécoises comptent augmenter de 2,9% les salaires de leurs employés l’année prochaine, selon une enquête de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). C’est plus que la prévision de 2,4% enregistrée l’année dernière pour cette année.
  • Les employés des secteurs des technologies de l’information et des communications devraient obtenir la plus forte augmentation de salaire, de 3,4% en moyenne. Ils seraient suivis par les employés du secteur des assurances (+3,3%).  

Les incertitudes liées à la pandémie s’amenuisent, selon le CRHA.

  • Par conséquent, la majorité des organisations ne prévoient pas de nouveaux gels salariaux. 

Dans les organisations qui ont des structures salariales souvent liées à des conventions collectives, et qui sont généralement de grandes organisations, les hausses anticipées sont plus modestes: 2,2% à 2,3%, ce qui est quand même supérieur aux prévisions enregistrées l’an dernier.

Les secteurs où les salaires augmenteront le moins :

  • Administrations publiques (+2,3%)
  • Arts, spectacles et loisirs (+2,4%) 
  • Soins de santé (+2,7%) 

L’attraction et la rétention des employés seront des enjeux majeurs l’an prochain, selon le CRHA.

  • Cela devrait pousser les employeurs à innover dans la «rémunération globale» qu’ils offrent à leurs employés – autrement dit, à bonifier les avantages et conditions de travail en parallèle aux augmentations de salaire.
  • Pour tirer leur épingle du jeu, le CRHA suggère aux employeurs de miser aussi sur «l’expérience employé», notamment en offrant une conciliation travail-vie personnelle et de la reconnaissance, et en donnant un sens au travail. 
Félix Côté
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Près de 200 000 postes sont à combler au Québec

Publié le 22 sept. 2021
Près de 200 000 postes sont à combler au Québec

(Source: Pexels)

  • Entre le 2e trimestre 2019 et le 2e trimestre de cette année, le nombre de postes vacants au Québec a augmenté de 38%. 
  • Ce nombre dépasse maintenant 194 000, selon une analyse de l’Institut du Québec. 

5,4% des emplois de la province sont vacants. 

  • La proportion monte même à 7,3% dans les régions de la Côte-Nord et Nord-du-Québec, où la pénurie de main d’œuvre est particulièrement criante.
  • En revanche, elle descend à 4,5% à Montréal, en Mauricie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le secteur de la santé est particulièrement affecté: 

  • Professionnels des soins de santé tels que les médecins: 1920 postes sont vacants (hausse de 985) 
  • Professionnels en soins infirmiers: 6905 postes vacants (hausse de 3985)
  • Personnel technique tel que les infirmières auxiliaires: 5360 postes vacants (hausse de 2870)
  • Personnel de soutien tel que les aides-infirmières: 6445 postes vacants (hausse de 2825 postes)

Le secteur des ventes et services souffre aussi.

  • Le personnel de soutien en service, qui comprend les gens qui servent au comptoir et les aides-cuisiniers, et les vendeurs du commerce de détail et de gros sont les deux catégories qui ont connu la plus forte augmentation du nombre de postes vacants depuis 2 ans.

Les chômeurs ne suffiront pas à résorber la pénurie:

  • Malgré l’augmentation du chômage l’an dernier, dans la plupart des secteurs, on compte moins de 1,5 chômeur par poste vacant.
Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

QuoteMachine aide les commerçants spécialisés à valoriser leur expertise en ligne

Publié le 19 sept. 2021
QuoteMachine aide les commerçants spécialisés à valoriser leur expertise en ligne

Jean-Denis Rocheteau, cofondateur et chef de la direction de QuoteMachine

  • Les services de commerce en ligne fonctionnent bien pour des produits standardisés et pas trop chers. Mais avant de faire un gros achat, habituellement, on aime bien parler à un commerçant qui connaît son affaire et peut nous conseiller.
  • La startup montréalaise QuoteMachine offre aux commerçants ayant pignon sur rue un logiciel de gestion de la relation client qui fait le pont entre la première visite au magasin des futurs clients qui viennent s’informer et la décision d’achat qu’ils prendront plus tard, de chez eux.

Le problème: la difficulté, pour les commerçants, de faire un suivi avec les clients qui viennent les consulter, mais partent avant de finaliser leur achat.

«Lorsque des consommateurs magasinent un produit qui coûte plus de 1000 $ et pour lequel ils doivent choisir entre plusieurs options, ils veulent parler à quelqu’un», observe Jean-Denis Rocheteau, cofondateur et directeur général de QuoteMachine.

Leur réflexe est souvent d’aller voir un commerçant spécialisé, qu’ils connaissent ou dont ils ont entendu parler, pour se faire conseiller.

Mais leur décision d’achat est rarement immédiate, lors de leur première visite.

  • Ils quittent le commerce avec une carte d’affaires du vendeur, ou au mieux une soumission écrite.
  • Et ensuite, le commerçant attend, en espérant que ces clients ne vont pas acheter ailleurs, ou en ligne, sans lui reparler.

La solution: un microsite conçu sur mesure pour en fonction des besoins spécifiques de chaque client, avec juste les produits et les options qui l’intéressent.

QuoteMachine a développé un outil en ligne qui permet au vendeur de créer une soumission interactive, sous la forme d’une page web.

  • En quittant le magasin, le client reçoit par courriel ou par texte l’adresse de ce microsite, pour l’aider à poursuivre sa réflexion.
  • À partir de cette page, le client et le vendeur peuvent planifier une discussion par visioconférence, téléphone, clavardage ou courriel, ou même fixer un autre rendez-vous au magasin.
  • Le commerçant peut, dans le microsite, ajuster son offre aux besoins du client à mesure qu’ils se précisent, et le client peut finaliser son achat sans revenir au magasin.

«Notre logiciel aide le commerçant à valoriser son expertise et à poursuivre la conversation avec ses clients en vue de conclure la vente», explique Jean-Denis Rocheteau.


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Modèle d’affaires: QuoteMachine est vendu aux commerçants comme un logiciel en tant que service.

L’abonnement mensuel coûte entre 50 et 200 $ par mois, selon la taille du commerce.

  • Il est donc à la portée de beaucoup de petits commerçants.

Où en est l’entreprise actuellement?

Fondée en 2018, QuoteMachine compte maintenant une dizaine d’employés.

Déjà 450 commerces, dont 70% sont aux États-Unis, utilisent son service en ligne.

  • Ce sont soit des commerces indépendants, soit des petites chaînes qui ont quelques succursales.
  • Ils sont spécialisés dans divers secteurs: ameublement et design d’intérieur, domotique, chasse et pêche, design de mode, équipement de sport, vélos, etc.

«En août, notre logiciel en ligne a soutenu plus de 60 millions $ en vente chez nos clients», dit Jean-Denis-Rocheteau.

Léopold Bouchard Décoration et salle de bains, de Lévis, est un des commerces qui utilisent QuoteMachine.

  • «Équiper ou refaire sa salle de bain, ce n’est pas quelque chose qu’on magasine entièrement tout seul en ligne, note Jean-Denis Rocheteau.
  • Les clients veulent parler à un conseiller ou un designer de Léopold Bouchard pour être certains de choisir les bons produits.
  • Toute cette conversation, qui peut être menée partiellement en magasin et partiellement en ligne, est soutenue par notre logiciel.»

QuoteMachine a obtenu 1,2 million $ en capital de risque, notamment de l’accélérateur FounderFuel et du fonds montréalais qui chapeaute cet accélérateur, Real Ventures.

L’entreprise a été désignée l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

Les prochaines étapes:

L’entreprise est en croissance rapide et espère doubler le nombre de ses clients d’ici la fin de l’année 2021.

Son service logiciel est déjà interconnecté avec plusieurs autres qu’utilisent les commerçants, dont Lightspeed, Shopify et QuickBooks.

  • Elle va bientôt y ajouter une intégration au système de paiement Square.

«On ne remplace ni le site web du commerce, ni sa vitrine de commerce électronique s’il en a une, ni les autres outils qu’il utilise déjà, précise Jean-Denis Rocheteau. On s’y intègre pour les compléter et aider les vendeurs à conclure leur vente.»

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Patrick Pierra
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Santé et sécurité au travail: le gouvernement fait l’unanimité contre son projet de réforme

Publié le 16 sept. 2021
Santé et sécurité au travail: le gouvernement fait l’unanimité contre son projet de réforme

[Source: Unsplash]

  • La plupart des associations patronales et syndicales s’entendent sur une chose: rejeter le projet de loi 59, qui doit moderniser le régime de santé et de sécurité du travail, dans sa forme actuelle.
  • Trop contraignant, disent les patrons; trop de pouvoir dans les mains des patrons, disent les syndicats.  

Le projet de loi 59 prévoit:

  • que les entreprises du secteur de la construction aient l’obligation d’embaucher un représentant en santé et sécurité au travail (SST) sur les chantiers de plus de 10 employés;
  • que les entreprises de moins de 20 employés se dotent d’un plan de SST et désignent un agent de liaison sur le sujet; et
  • que les entreprises de plus de 20 employés mettent en place un comité de SST et un programme de prévention SST, et créent une fonction de représentant en SST.

Les associations patronales craignent que le projet de loi ne fasse augmenter les coûts et nuisent aux entreprises. 

  • Un représentant en SST aurait le pouvoir d’arrêter les travaux, une situation qui, selon le Conseil du patronat du Québec, pourrait devenir «porteuse de tension» et entrainer une baisse de productivité sur les chantiers.
  • L’Association de la construction du Québec juge que les mesures proposées coûteraient plusieurs centaines de millions $ par année sans forcément renforcer la sécurité. 
  • La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante estime que ces nouvelles obligations viendraient «ajouter de la paperasserie» et «alourdir le fardeau des PME». 

Les 4 grandes centrales syndicales du Québec (CSN, FTQ, CSQ et CSD) demandent un meilleur équilibre des forces.

  • Elles accusent le gouvernement de vouloir donner aux patrons le pouvoir exclusif de remplacer les comités locaux de SST par des comités paritaires multiétablissements, pouvoir qu’elles voudraient partager avec les entreprises.  
  • Elles veulent aussi que le représentant en SST dispose d’un mandat plus fort que ce qui est proposé.
Félix Côté
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Élections fédérales: que proposent les partis pour soutenir les PME?

Publié le 16 sept. 2021
Élections fédérales: que proposent les partis pour soutenir les PME?

(Source: Twitter)

  • En vue de l’élection fédérale du 20 septembre, les programmes de tous les partis politiques proposent des mesures dont certaines affecteront directement les PME. 
  • Pour aider les entrepreneurs à faire leur choix pour l’élection, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a répertorié, pour chaque parti, les mesures qu’elle juge les plus positives ou au contraire les plus préoccupantes pour les PME. 

Parti Libéral 

  • Positif, selon la FCEI: prolonger le Programme d’embauche pour la relance économique (PEREC) du Canada jusqu’en mars 2022.
  • Préoccupant, selon la FCEI: absence de plan pour élargir la subvention salariale et l’aide au loyer aux entreprises hors du secteur du tourisme; pas non plus de plan pour soutenir les nouvelles entreprises.

Parti conservateur

  • Positif: accorder des prêts allant jusqu’à 200 000 $, dont une partie allant jusqu’à 25% pourra être transformée en subvention.
  • Préoccupant: faire payer des contributions équivalentes aux cotisations à l’assurance emploi aux entreprises de l’économie à la demande, comme Uber, et aux entrepreneurs indépendants / travailleurs autonomes.

NPD

  • Positif: maintenir la subvention salariale (SSUC) et la subvention pour le loyer (SUCL) jusqu’à ce que les entreprises soient en mesure de rouvrir complètement leurs portes.
  • Préoccupant: augmenter de 50% à 75% la part taxable des gains en capital.

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Bloc québécois

  • Positif: accorder des délais supplémentaires pour rembourser les prêts contractés durant la pandémie.
  • Préoccupant: absence de plan pour prolonger les programmes d’aide actuels, même pour les secteurs les plus durement touchés.

Parti vert 

  • Positif: prolonger les subventions pour salaires et loyers jusqu’à ce que les restrictions liées à la pandémie soient entièrement levées.
  • Préoccupant: accélérer l’augmentation de la taxe sur le carbone en l’augmentant annuellement de 25 $ la tonne jusqu’en 2030.

Parti populaire du Canada

  • Positif: éliminer le déficit avant la fin d’un premier mandat en comprimant les dépenses.
  • Préoccupant: supprimer progressivement tous les programmes de dépenses liés à la Covid-19, dont la subvention salariale et l’aide au loyer.
Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Comment Empego réduit votre temps d’attente à la pharmacie

Publié le 12 sept. 2021
Comment Empego réduit votre temps d’attente à la pharmacie

Philippe Chartrand, président fondateur d’Empego Technologies [crédit photo: Karine Kalfon]

  • À défaut de médecin de famille et pour éviter l’urgence des hôpitaux quand c’est possible, les Québécois se tournent de plus en plus vers leur pharmacien pour obtenir des conseils et des traitements.
  • Or, pour chaque consultation, les pharmaciens doivent poser une série de questions aux patients. Cela leur prend beaucoup de temps. La jeune entreprise montréalaise Empego a trouvé une façon d’alléger cette contrainte, pour rendre les pharmaciens plus disponibles et les aider à mieux servir leurs clients.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque: la surcharge de travail des pharmaciens.

«Ils ont de moins en moins de temps disponible pour des activités cliniques», note Philippe Chartrand, président fondateur d’Empego Technologies.

  • Il parle en connaissance de cause: lui-même est pharmacien.

Le nombre de gens qui consultent des pharmaciens est en augmentation constante:

  • à cause du temps d’attente à l’urgence des hôpitaux et du manque de médecins de famille;
  • parce que les pharmaciens ont la confiance de la population;
  • et parce qu’ils peuvent, sous certaines conditions, prescrire des médicaments pour certains problèmes de santé mineurs, et donner des conseils non pharmacologiques.

«Mais pour bien répondre aux besoins des patients, les pharmaciens doivent les questionner en détail, pour s’assurer de bien cerner leur situation, avant de leur donner un conseil ou de leur suggérer un traitement», explique Philippe Chartrand.

  • Ils doivent aussi conserver une trace écrite de la consultation dans le dossier du patient.

La solution d’Empego: des questionnaires numériques, spécifiques à chaque besoin typique exprimé par un patient.

Ces questionnaires peuvent être remplis à l’écran:

  • soit par un assistant technique – il pose les questions lorsqu’un client entre dans et demande à voir un pharmacien;
  • soit par les patients eux-mêmes, s’ils sont prêts à répondre sur leur propre téléphone: l’assistant leur envoie par SMS un lien vers un formulaire web sécurisé.

«Des pharmaciens testent aussi d’autres modes d’entrée des données, dit Philipe Chartrand.

  • Certains mettent des tablettes à la disposition des patients pour qu’ils remplissent leur questionnaire.
  • D’autres affichent un code QR qui permet au patient de récupérer le questionnaire sur son téléphone.»

Les données, anonymisées et cryptées, sont conservées dans des serveurs d’Empego à Montréal.

  • Seuls les pharmaciens de la pharmacie peuvent accéder aux réponses des patients.

«Obtenir les réponses des patients en amont fait gagner aux pharmaciens un temps précieux, qu’ils peuvent consacrer à des tâches cliniques», explique Philippe Chartrand.


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Le modèle d’affaires: un logiciel vendu en tant que service.

  • Les pharmaciens propriétaires achètent une licence d’utilisation de la plateforme technologique d’Empego, à un prix moyen d’environ 300 $ par mois.
  • Tous les pharmaciens employés par l’établissement peuvent utiliser cette licence.

Où l’entreprise en est-elle actuellement?

  • «Nous aurons bientôt 100 pharmacies clientes, moins d’un an après le lancement de notre produit», se félicite Philippe Chartrand.
  • Empego a 7 employés, dont plusieurs ingénieurs.
  • Empego a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

À surveiller:

D’ici la fin de 2022, Empego souhaite avoir implanté son logiciel dans 300 pharmacies.

  • Pour contexte, il y a au Québec environ 1900 pharmacies, mais dont certaines sont peut-être trop petites pour pleinement bénéficier du logiciel.

Même si l’entreprise se concentre sur le marché québécois pour l’instant, elle va explorer, par des projets-pilotes, comment son logiciel pourrait servir à des pharmacies dans d’autres provinces.

  • « C’est important de bâtir localement une base solide, mais il ne faut pas non plus trop retarder l’expansion nationale et internationale», dit Philippe Chartrand.
  • «On regarde notamment l’Alberta, où les pharmaciens jouent un rôle assez similaire à celui qu’ils ont au Québec.»

Empego va aussi lancer un deuxième module de son logiciel, pour permettre aux pharmaciens d’automatiser le suivi des dossiers des patients.

Comme l’entreprise génère déjà des revenus récurrents appréciables, le fondateur n’aura peut-être pas besoin de céder du capital-actions pour financer ces développements.

  • «Entre les bourses et subventions fédérales, provinciales et municipales, constate-t-il, il y a beaucoup d’argent disponible pour les entrepreneurs d’ici.»
Patrick Pierra
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Un cadeau fiscal aux nouvelles PME québécoises pourrait créer 1000 emplois

Publié le 7 sept. 2021
Un cadeau fiscal aux nouvelles PME québécoises pourrait créer 1000 emplois

(Source: Unsplash)

  • En mars dernier, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) avait émis plusieurs recommandations pour relancer l’économie du Québec. L’une d’elles était d’exempter d’impôt, pendant les deux années suivant la fondation d’une PME, les profits de l’entreprise et les salaires de ses fondateurs. 
  • Selon une étude que vient de dévoiler la firme d’analyse économique AppEco, cette mesure pourrait soutenir 1000 emplois au Québec et augmenter de 12 millions $ le PIB net de la province, explique à InfoBref le président du RJCCQ.

9500 nouvelles PME bénéficieraient d’une exemption totale d’impôt pendant leurs 2 premières années, selon le RJCCQ. 

  • Ces PME obtiendraient une économie d’impôt annuelle de 234 millions $.
  • L’argent économisé permettrait de créer ou de maintenir 1000 emplois dans la province.

Ces incitatifs fiscaux encourageraient aussi la création de nouvelles entreprises. 

  • Un tiers des nouvelles entreprises n’atteignent pas le seuil de rentabilité même après deux ans d’activité, selon le RJCCQ.
  • «Environ 2000 propriétaires de nouvelles PME ne se versent pas de salaire au Québec», a précisé à InfoBref Pierre Graff, président du RJCCQ. «Pour plusieurs entrepreneurs potentiels, la perspective de ne pas recevoir de salaire pendant une longue période est un frein à se lancer en affaires.» 

L’effet d’une exemption serait bénéfique sur l’économie, plaide AppEco.

  • Malgré des baisses d’impôt totalisant 234 millions $, ces exemptions fiscales permettraient aux nouvelles PME exemptées d’augmenter le PIB de la province de 261 millions $, ce qui, en fin de compte, augmenterait de 12 millions $ le PIB net québécois. 
  • Le RJCCQ croit qu’une exemption d’impôt serait particulièrement bénéfique pour les PME des secteurs du tourisme, de l’hébergement et de la restauration. 
Félix Côté
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Plus de deux-tiers des PME canadiennes se sont endettées à cause de la Covid-19

Publié le 31 août 2021
Plus de deux-tiers des PME canadiennes se sont endettées à cause de la Covid-19

(Source: Unsplash)

  • Un rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) indique que 70% des PME canadiennes ont contracté des dettes attribuables à la Covid-19, d’un montant de 170 000 $ en moyenne. 
  • Le secteur de la restauration et de l’hôtellerie est le plus touché, puisque la dette attribuable à la pandémie y est de 333 000 $, soit près du double de la moyenne.

Le remboursement de cette dette sera le prochain grand défi de ces entreprises, selon François Vincent, vice-président à la FCEI.

  • 76% des PME qui ont contracté des dettes disent qu’il leur faudra au moins un an pour les rembourser.  
  • Cette proportion passe à 87% dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration.
  • Seulement 39% des PME ont retrouvé un revenu normal, similaire à celui qu’elles avaient avant la pandémie, selon la FCEI. 

Pour éviter que les PME ne s’endettent davantage, l’organisme demande au gouvernement d’adopter diverses mesures, comme le prolongement des subventions et des programmes de soutien liés à la Covid-19. 

Félix Côté
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Les produits d’entretien écologiques Biovert se préparent à l’exportation

Publié le 30 août 2021
Les produits d’entretien écologiques Biovert se préparent à l’exportation

(Source: Biovert)

  • La PME de Terrebonne Savons Prolav, qui fabrique les produits écologiques de nettoyage domestique Biovert, vient de recevoir un important prêt de Desjardins Capital.
  • Prolav, qui a doublé ses ventes en 5 ans, veut s’en servir pour s’attaquer à de nouveaux marchés comme ceux de l’Ontario et des États-Unis. 

Depuis 5 ans, les affaires vont bien pour Savons Prolav.

  • Longtemps une entreprise familiale située à Laval, l’entreprise commercialise des produits d’entretien Biovert depuis 1984.
  • Deux entrepreneurs l’ont achetée en 2019 après avoir agi comme consultants à partir de 2015.
  • Selon eux, les ventes ont bien progressé depuis 5 ans – la croissance a même dépassé 40% l’an dernier. 
  • Ils disent que l’entreprise est chef de file au Québec dans les segments des détergents à lessive biodégradable, du liquide à vaisselle écologique et des pastilles de lave-vaisselle écologiques.

L’entreprise a inauguré une nouvelle usine à Terrebonne le printemps dernier. 

  • Cette usine de 30 000 pieds carrés lui a permis de quadrupler sa capacité de production. 
  • Prolav veut utiliser cette capacité et ses nouveaux moyens financiers pour exporter Biovert ailleurs au Canada, puis à l’international.
Félix Côté
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Jeune entreprise québécoise innovante

Phyla veut vous accompagner aux toilettes… pour soigner votre intestin

Publié le 29 août 2021
Phyla veut vous accompagner aux toilettes… pour soigner votre intestin

Paul Godin, cofondateur et chef des opérations de Phyla

  • Avez-vous ou connaissez-vous une personne qui a régulièrement des problèmes d’intestin? En Amérique du Nord, une personne sur 10 souffre d’une maladie inflammatoire de l’intestin, comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, ou encore du syndrome du côlon irritable.
  • Ce sont des maladies éprouvantes, un peu taboues, et qui coûtent cher à traiter. Phyla, une jeune pousse technologique montréalaise, veut améliorer la qualité de vie de ceux qui en souffrent.

Le problème auquel l’entreprise s’attaque:

Les maladies chroniques de l’intestin ont un impact très négatif sur la qualité de vie des malades.

  • «Ils vont aux toilettes souvent et sont sujets à des inflammations, des infections et des abcès», explique Paul Godin, cofondateur et chef des opérations de Phyla.
  • «Ces maladies sont complexes, les diagnostiquer prend beaucoup de temps.»

Les patients diagnostiqués doivent ensuite prendre des médicaments très chers et subir beaucoup de prélèvements et d’examens – colonoscopie, endoscopie.

  • «En plus, une pénurie de gastro-entérologues allonge les délais entre les examens: il faut souvent attendre plus de 6 mois pour en obtenir un.»

La solution: Phyla propose un duo de services pour faire le point sur l’état de santé des patients et améliorer leur qualité de vie.

D’une part, un test que chacun peut faire soi-même à domicile:

  • Le client fait 3 prélèvements successifs de ses selles, à 5 jours d’intervalle, et les envoie par la poste à un laboratoire.
  • Une première analyse par Phyla permet de dresser un portrait de l’état intestinal du patient.

«Ce n’est pas un diagnostic médical, mais nous fournissons un score de santé: l’analyse des bactéries du microbiome nous donne un très bon indicateur de la santé intestinale de la personne, et de la présence ou non d’une maladie», précise Paul Godin.

D’autre part, une application mobile donne au client des informations pertinentes en fonction des résultats de son test, et lui fournit des recommandations fondées sur la science pour l’aider à améliorer sa qualité de vie.

  • Ces suggestions sont basées sur des protocoles qui avaient été mis en pratique et testés, avec succès, dans une clinique physique à Montréal.
  • La clinique n’existe plus, mais l’entreprise qui l’exploitait a été fusionnée dans Phyla, qui bénéficie donc de l’expertise accumulée.

Les conseils peuvent concerner le mode de vie, l’alimentation, le sommeil ou la prise de suppléments.

«Notre application est un peu le Fitbit de la salle de bain», dit Paul Godin, en faisant un parallèle avec les bracelets connectés qui mesurent l’activité physique.

  • «Aller aux toilettes peut devenir l’occasion de prendre soin de sa santé intestinale.»

Le modèle d’affaires:

Les clients sont les personnes qui souffrent de problèmes chroniques aux intestins.

  • Le test coûte 129 $US.
  • L’application mobile est gratuite. Elle peut être utilisée sans faire le test.

Dans l’avenir, l’application offrira un niveau de services supplémentaires moyennant un abonnement mensuel, qui pourrait être de l’ordre de 40 $US.

  • À terme, il se pourrait que des assurances remboursent tout ou partie de ce service.

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Où en est l’entreprise?

Phyla, qui emploie 12 personnes, est actuellement en phase de prélancement.

L’entreprise a obtenu un financement d’un million $US, provenant d’investisseurs providentiels – des «anges» américains et d’autres québécois.

Elle a été sélectionnée par Montréal inc. comme l’une des 20 Révélations 2021. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021]

À surveiller:

Le lancement officiel des services est prévu pour la mi-2022.

L’entreprise veut faire une ronde de financement d’amorçage pour recueillir 1 à 2 millions $US.

  • Elle envisage par la suite une ronde de série A de 10 à 12 millions $US pour accélérer sa commercialisation.

En parallèle, une étude clinique est en cours pour que le test du microbiome de Phyla soit reconnu comme un outil de diagnostic des maladies chroniques de l’intestin.

Son application mobile pourrait aussi, dans l’avenir, communiquer avec les médecins traitants pour faciliter le suivi des patients.

Patrick Pierra
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Le Parti conservateur a des idées pour relancer les PME

Publié le 29 août 2021
  • Le chef conservateur Erin O’Toole propose jusqu’à 200 000 $ de prêts sans intérêt aux entreprises – les entreprises qui font des pertes importantes pourraient ne pas rembourser jusqu’à 25% de ces prêts. Il propose également un crédit d’impôt de 5% sur les investissements que feront les entreprises, et elles pourront se faire rembourser les premiers 25 000 $ investis.
  • O’Toole promet par ailleurs un crédit d’impôt de 25% aux Canadiens qui investiront dans une PME au cours des 2 prochaines années. Le crédit s’appliquerait sur un montant maximal de 100 000 $.

Une minorité de PME est favorable au passeport vaccinal pour leurs clients

Publié le 24 août 2021
Une minorité de PME est favorable au passeport vaccinal pour leurs clients

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) en cours depuis le 5 août, seulement 37% des dirigeants des PME canadiennes sont favorables à ce que le gouvernement impose le passeport vaccinal à leurs clients. 47% sont contre et 16%, indécis.
  • Les gestionnaires défavorables à une telle mesure avancent qu’il serait difficile de vérifier que les clients sont bel et bien vaccinés. Ils se disent aussi inquiets des risques juridiques qu’ils courraient s’ils devaient vérifier la vaccination de leurs employés.

En revanche, 55% d’entre eux seraient d’accord pour imposer le passeport vaccinal à leurs clients et/ou à leurs employés si cela permettait d’empêcher la fermeture de leur entreprise en cas de 4e vague de Covid-19

Un passeport vaccinal pour les employés?

La moitié des gestionnaires canadiens de PME sont favorables à ce que le gouvernement impose un passeport vaccinal à leurs employés sur leur lieu de travail, mais 40% sont contre.

«Certaines entreprises ont choisi de rendre la vaccination obligatoire pour leurs employés et leurs clients sans avoir reçu de directives de leur gouvernement provincial», note la FCEI dans un communiqué.

  • «Toutefois, elles doivent être conscientes qu’elles pourraient s’exposer à des poursuites juridiques possiblement coûteuses, notamment en matière de droits de la personne.»
Félix Côté
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