PME

Près de la moitié des entrepreneurs sont stressés et pessimistes face à la pandémie

Publié le 27 avr. 2021
Près de la moitié des entrepreneurs sont stressés et pessimistes face à la pandémie

Le vice-président Québec de la FCEI François Vincent (Source: FCEI)

  • 45% des dirigeants de PME québécoises vivent un «stress énorme» en lien avec la pandémie. Et 47% sont pessimistes quant à la perspective de voir la fin de la pandémie avant le début de 2022. C’est ce que révèle un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).
  • Pour diminuer le stress des entrepreneurs, la FCEI propose d’allonger le délai dont ils disposent pour rembourser les prêts des programmes d’aide du gouvernement du Québec, en le faisant passer de 3 ans actuellement à 10 ou 15 ans.

Les deux tiers des propriétaires de PME disent que les programmes d’urgence gouvernementaux sont essentiels à la survie de leur entreprise. 

La FCEI appelle le gouvernement à apporter une aide directe en subvention à toutes les PME confrontées aux effets néfastes de la pandémie. 

François Vincent, vice-président Québec à la FCEI, compare la situation que vivent ces propriétaires à un interminable marathon.

  • «La moitié d’entre eux affirment même être minés personnellement par la pandémie, aussi bien physiquement que mentalement», dit-il par voie de communiqué.
  • «C’est compréhensible, parce que depuis le début de la crise, c’est comme si on leur avait demandé de courir un marathon sans préparation et qu’à chaque fois qu’ils aperçoivent la ligne d’arrivée, on leur ajoute 42 kilomètres de plus!»
Félix Côté
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Le gouvernement lance un nouveau programme pour aider les start-up du Québec

Publié le 26 avr. 2021
  • Géré par Investissement Québec, le programme Impulsion PME est doté d’un budget de 50 millions $ réparti sur deux ans. Ce nouveau programme vise à susciter l’intérêt d’investisseurs en capital de risque. Il sera disponible à toutes les PME naissantes et innovantes qui présentent un fort potentiel de croissance. 
  • Les entreprises admissibles pourront recevoir des sommes allant de 250 000 à 1 million $ sous la forme de prêts convertibles en capitaux propres. Elles devront chercher en parallèle du financement privé, pour un montant équivalent au prêt, afin de compléter le montage financier.

Un budget fédéral généreux pour les entreprises

Publié le 19 avr. 2021
  • Le gouvernement propose de prolonger de trois mois trois programmes d’aides existants, dont la subvention salariale d’urgence.
  • Le budget y ajoute de nouveaux programmes, notamment pour favoriser l’embauche pour la reprise des activités, et pour faciliter le virage numérique des PME.

Prolongation jusqu’au 25 septembre de trois programmes d’aides:

  • La Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), qui devait cesser en juin, se prolongerait, mais avec un impact s’atténuant avec le temps: le montant maximal par salarié descendrait progressivement de 847 $ à 226 $ par semaine.
  • La Subvention d’urgence du Canada pour le loyer (SUCL) et la mesure de soutien en cas de confinement continueraient également d’être offertes aux entreprises jusqu’au 25 septembre.
  • Le prolongement de ces trois programmes devrait coûter environ 12 milliards $.

Mais les sociétés cotées en bourse devront rembourser la SSUC qu’elles ont reçue cet été si la rémunération de leurs dirigeants est, en 2021, supérieure à ce qu’elle était en 2019.

Nouveau Programme d’embauche pour la relance économique

  • C’est un programme temporaire, qui serait offert de juin à novembre. 
  • Il est destiné aux employeurs dont les revenus n’ont pas encore rattrapé leur niveau d’avant la pandémie. 
  • Une subvention compenserait jusqu’à 50% des coûts liés à la reprise de leurs activités pour augmenter des salaires ou des heures travaillées, ou pour embaucher davantage d’employés.
  • Ce programme coûterait 595 millions $.

Nouveau Programme d’adoption du numérique 

  • Destiné aux PME, ce programme doit les aider à adopter des technologies numériques pour soutenir et faire évoluer leurs activités.
  • Il fournirait des microsubventions, des prêts sans intérêt et l’aide de formateurs à plus de 150 000 PME canadiennes.

Augmentation de l’enveloppe du Programme de financement des petites entreprises

  • L’augmentation de 560 millions $ par an pourrait rendre ce programme accessible à presque 3 000 PME de plus.

Par ailleurs, le budget prévoit le prolongement ou l’élargissement de plusieurs programmes de soutien à l’investissement en capital de risque et aux supergrappes industrielles, et des stratégies de développement de l’intelligence artificielle, de la génomique et des technologies quantiques.

Patrick Pierra
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Une PME sur deux est opposée à la francisation obligatoire des entreprises

Publié le 12 avr. 2021
  • Selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), près de 56% des PME québécoises sont opposées à rendre obligatoire la francisation des entreprises de moins de 50 employés.
  • 65% des chefs d’entreprise interrogés affirment que l’anglais est nécessaire dans leur entreprise, notamment pour exporter dans les autres provinces ou à l’international, souligne le vice-président Québec de la FCEI François Vincent. Les dirigeants de PME recommandent d’autres mesures, comme faciliter l’accès à des cours de francisation pour les employés.

Le manque de travailleurs dans les PME freine la relance post-Covid

Publié le 6 avr. 2021
Le manque de travailleurs dans les PME freine la relance post-Covid

(Source: Unsplash)

  • Le dernier rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle que deux PME québécoises sur trois souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre.
  • «Ces opportunités d’affaires non réalisées, annulées ou reportées sont des opportunités économiques perdues qui auraient pu bénéficier à la relance économique du Québec», soutient le vice-président Québec de la FCEI François Vincent.

Selon la fédération, qui regroupe des PME, la crise sanitaire avait «mis sur pause» les pressions que la pénurie de main-d’œuvre exerçait déjà sur les entreprises avant la pandémie. 

  • Lorsque les entreprises reprendront leur rythme normal, «l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre prendra [à nouveau] de l’ampleur», croit François Vincent.

Le rapport de la FCEI publié hier indique que, à cause du manque de travailleurs:

  • 51% des entrepreneurs ont dû faire plus d’heures;
  • 26% ont dû refuser des contrats; et
  • 17% ont dû annuler ou reporter des projets d’affaires.

Les secteurs les plus touchés par des pertes de contrats sont l’industrie, la construction et les services professionnels.

Pour remédier au problème, les dirigeants de PME interrogés par la FCEI pensent que Québec devrait:

  • réduire les taxes et impôts;
  • bonifier les crédits d’impôt;
  • soutenir les entreprises dans leur recherche de candidats; et
  • favoriser l’immigration pour attirer de nouveaux talents. 

«Le gouvernement a jeté de bonnes bases lors de son récent budget pour aider les PME», reconnaît François Vincent. Mais il soutient que Québec devrait adopter des mesures supplémentaires. 



Johanna Sabys
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L’esprit d’entreprise s’est affaibli pendant la pandémie, sauf chez les jeunes

Publié le 23 mars 2021
L’esprit d’entreprise s’est affaibli pendant la pandémie, sauf chez les jeunes

[photo: Pexels]

  • Les proportions de Québécois qui ont l’intention de créer ou de reprendre une entreprise, ou qui ont commencé des démarches en ce sens, étaient l’an dernier aux niveaux les plus bas depuis 2013, selon l’édition 2020 de l’Indice entrepreneurial québécois du Réseau Mentorat.
  • Cette baisse d’intérêt vient des plus de 35 ans. Les 18-34, eux, restent très attirés par l’entrepreneuriat: 35% voudraient avoir leur propre entreprise, et 15% ont entamé des démarches.

Mené en décembre 2020, le sondage qui sert de base à l’Indice permet de mesurer plusieurs impacts de la pandémie sur l’entrepreneuriat au Québec.

De façon surprenante, le taux de fermeture des entreprises a très légèrement baissé en 2020 par rapport à 2019, pour s’établir à 12%.

  • «L’indicateur est néanmoins à surveiller, prévient le rapport: certains observateurs prédisent une «correction» à la hausse en 2021 du nombre de faillites commerciales.»

83% des propriétaires d’entreprises ne croient pas que leur entreprise risque de fermer bientôt. Mais presque la moitié reconnaissent que la pandémie l’a fragilisée.

La pandémie a poussé des gens vers l’entrepreneuriat:

  • 40% de ceux qui ont entrepris des démarches l’an dernier disent que la pandémie leur a permis de repérer des occasions d’affaires.
  • 39% disent qu’ils cherchaient un revenu suffisant pour survivre à cause de la pandémie.

Même si leur enthousiasme a tiédi l’an dernier, les immigrants restent nettement plus désireux que la moyenne à vouloir devenir entrepreneur.

  • 28% en ont l’intention (contre 17% pour l’ensemble des adultes québécois); et
  • 14% ont entamé des démarches en ce sens (contre 8% pour l’ensemble).

Mais seulement 6% des immigrants sont effectivement propriétaires d’une entreprise, soit le même pourcentage que la moyenne.

Patrick Pierra
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Les impôts de milliers d’entreprises pourraient plus que doubler cette année

Publié le 14 mars 2021
  • Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), entre 4000 et 9000 petites entreprises québécoises des secteurs des services et de la construction pourraient voir leur taux d’imposition augmenter de 130%.
  • En effet, pour obtenir la Déduction pour petite entreprise (DPE) et bénéficier d’un taux d’imposition de 4%, au lieu de 11,5%, les entreprises doivent déclarer au moins 5500 heures de travail rémunéré. Or, à cause de la pandémie, de nombreuses PME ont dû fermer pendant plusieurs mois et n’ont pas pu atteindre ce seuil minimal.

Repères numériques: la Caisse veut aider cinquante PME québécoises à prendre le virage numérique

Publié le 10 mars 2021
Repères numériques: la Caisse veut aider cinquante PME québécoises à prendre le virage numérique

(Source: Unsplash)

  • La Caisse lance un programme de formation et d’accompagnement pour aider des PME québécoises déjà établies à implanter «une culture d’affaires numérique». 
  • Appelé Repères numériques, ce programme d’une durée d’un an concerne notamment la vente en ligne, l’amélioration de la productivité et la formation continue des employés. 

«La technologie ne doit pas se limiter à un secteur, mais elle doit se déployer dans l’ensemble de l’organisation», indique Kim Thomassin, première vice-présidente, cheffe des Placements au Québec et de l’Investissement durable de la CDPQ, dans un communiqué présentant le programme.

Les PME intéressées doivent avoir un chiffre d’affaires entre 5 et 35 millions $ et être rentables et en croissance.

Chaque entreprise sélectionnée par la Caisse obtiendra un plan d’action sur mesure basé sur ses propres objectifs et comprenant:

  • des ateliers, des conférences et des classes de maîtres portant sur les technologies numériques en entreprise;
  • l’accès à un coach d’affaires qui aidera l’entreprise à élaborer un plan d’action pour effectuer un virage numérique; et
  • des outils d’évaluation et de mesure des résultats en fin de parcours.

La Caisse dit avoir sondé plusieurs PME avant d’élaborer le contenu de ce programme.

Alain McKenna
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89% des PME ne veulent pas que l’assurance emploi soit obligatoire pour les travailleurs autonomes

Publié le 4 mars 2021
  • Selon un sondage mené par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, près de neuf PME sur dix s’opposent au projet du gouvernement fédéral de réformer le régime de l’assurance emploi pour imposer une couverture aux travailleurs autonomes. Près de trois PME sur quatre jugent que l’élargissement de la couverture devrait se faire sur une base volontaire. 
  • Les PME s’opposent également au versement d’un montant minimum de 500 $ par semaine aux prestataires, et elles souhaitent qu’au moins 420 heures de travail soient exigées pour toucher les prestations d’assurance-emploi – au lieu de 120 heures actuellement. 

Québec consacre 12,5 millions $ à accompagner des PME innovantes

Publié le 31 janv. 2021
  • Le gouvernement accorde ce montant en soutien financier sur trois ans au projet Service d’accompagnement pour PME innovantes et technologiques (PMEit) du Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec (MAIN). Le PMEit propose un suivi personnalisé allant jusqu’à 75 000 $ et 400 h d’accompagnement pour aider les entreprises à entrer plus rapidement en phase de croissance.
  • Ces 12,5 millions $ devraient permettre d’accompagner 375 PME supplémentaires. Depuis la création du PMEit en 2017, avec un premier investissement de Québec de 8 millions $, 171 entreprises ont pu être accompagnées et, selon le gouvernement, près de 500 emplois ont été créés. 

La moitié des PME québécoises peine à accéder aux mesures d’aide gouvernementales en raison des trop nombreuses mesures administratives

Publié le 14 déc 2020
  • Neuf PME québécoises sur dix veulent plus d’aide gouvernementale – mais cinq sur dix croient qu’il suffirait de faciliter l’accès aux mesures déjà en place, révèle un sondage publié hier par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.
  • Selon la FCEI, gérer «la paperasserie» imposée aux entreprises coûte 6,9 milliards $ par année à l’économie du Québec, et réduire cette dépense serait une façon peu coûteuse pour le gouvernement d’aider à relancer les entreprises.

Les PME canadiennes sont toujours en retard dans l’adoption du commerce électronique, selon la BDC

Publié le 26 nov. 2020
Les PME canadiennes sont toujours en retard dans l’adoption du commerce électronique, selon la BDC

(Source: Unsplash)

  • Le fameux virage numérique provoqué par la pandémie n’a eu que peu d’effet sur les pratiques d’affaires des PME canadiennes.
  • 46% d’entre elles disent qu’elles feront des affaires en ligne à la fin de la crise, une proportion à peine 3% plus élevée que ce qu’elle était avant la pandémie.

Cela pourrait avoir un effet néfaste sur l’ensemble de l’économie canadienne, avertit la Banque de développement du Canada (BDC), qui a effectué un sondage sur le commerce électronique auprès des PME du pays.

  • Les PME qui n’avaient pas de présence en ligne avant la crise ont subi un impact négatif plus important sur leurs activités et s’en remettent plus lentement.
  • 85% des consommateurs canadiens magasinent en ligne et achètent donc des produits auprès d’autres entreprises, souvent étrangères.

Il n’est pas trop tard pour se lancer, nuance toutefois la BDC.

  • Les ventes au détail en ligne continueront de croître durablement au Canada dans les années à venir.
  • Le phénomène touche tous les secteurs d’affaires et pas seulement le détail.

En fait, selon la BDC, plus une entreprise œuvre dans un secteur niché et spécialisé, plus elle a le potentiel d’être un leader de la transformation numérique et, ainsi, d’accroître ses revenus.

Alain McKenna
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