Investissement

Nouvelles, données, transactions et tendances concernant l’investissement, particulièrement au Québec et au Canada [voir aussi: Aides financières, Banques, Capital de croissance et de développement, Finance durable, Finances personnelles, Politique économique, Startup]

Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $

Mis à jour il y a 10 h
Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $
  • L’entreprise montréalaise de cryptomonnaies Shakepay a reçu un financement de 44 millions $. C’est un montant important, étant donné que l’entreprise n’avait reçu auparavant que 1 million $ en financement de capital de risque. 
  • Ce nouveau financement donne à la startup une valeur de 313 millions $. Il devrait accélérer la croissance d’un service d’achat-vente de bitcoins qui, selon l’entreprise, a déjà séduit près d’un million de Canadiens.

L’argent de la ronde de financement vient d’un fonds de capital de risque américain QED Investors, spécialisé dans les technologies financières, ainsi que du fonds américain Boost VC et du fonds montréalais BoxOne Ventures, et de plusieurs autres fonds et investisseurs individuels issus du monde des technologies

Un magasin d’échange de cryptomonnaies

Shakepay permet d’acheter et de vendre des bitcoins et des ethers (des jetons d’ethereum), mais ce n’est pas exactement une plateforme d’échange de cryptomonnaies.

  • Ces plateformes agissent comme des intermédiaires de transaction entre des acheteurs et des vendeurs, à la manière des services de courtage d’actions.
  • Shakepay agit davantage comme un magasin d’échange: il achète des cryptomonnaies de certains usagers et les revend un peu plus cher à d’autres usagers.

L’application vise le marché canadien. L’entreprise dit qu’elle a déjà servi 900 000 usagers.

Patrick Pierra
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TD fait une incursion parmi les courtiers sans commissions

Publié le 17 janv. 2022
TD fait une incursion parmi les courtiers sans commissions

Apperçu de NégociTitres TD (Source: Banque TD)

  • La Banque TD veut courtiser les nouveaux investisseurs autonomes. Dans cet objectif, sa filiale Placements directs TD relance son application mobile AppuiObjectifs sous le nouveau nom de NégociTitres. 
  • Son attrait principal: elle permet de réaliser chaque année jusqu’à 50 transactions sur des actions sans payer de frais de commission. 

NégociTitres s’adresse aux investisseurs débutants. 

  • Comme le faisait AppuiObjectifs, l’application propose des ressources éducatives.
  • Mais elle permet aussi désormais d’acheter et de vendre des actions canadiennes et américaines et des fonds négociés en bourse. 

Aucuns frais de transaction ne sont perçus pour:

  • les 50 premières transactions sur action au cours d’une année; et
  • toutes les transactions sur les 38 FNB de TD.

À partir de la 51e transaction dans une année, chacune coûte 9,99 $ pour les actions canadiennes et 9,99 $US pour les actions américaines. TD se rapproche ainsi des quelques institutions financières canadiennes dont les plateformes de courtage en ligne ne perçoivent pas de frais de transaction sur les achats et ventes d’actions, mais en restreignant cette offre à ceux qui font peu de transactions.

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

Publié le 14 janv. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

[crédit photo: Kurt Cotoaga | Unsplash]

  • Vous cherchez un bon moyen de vous appauvrir cette année? Voici la recette.
  • Évidemment, cette chronique est à prendre au second degré 😉 Nos faux conseils sont inspirés de comportements douteux d’investisseurs qui agissent impulsivement.

1) Se fier à des influenceurs pour choisir ses placements.

Consulter son beau-frère pour des conseils, ça fait très XXe siècle. Aujourd’hui, on les récupère sur TikTok ou Instagram. Certains sont pertinents, mais d’autres sont carrément dignes des casse-cous des films Jackass.

Au Canada, le conseil financier est encadré par la loi.

Pour éviter les ennuis, vérifiez donc si votre influenceur préféré est inscrit à l’AMF ou à l’OCRCVM.

2) Choisir ses investissements en fonction des tendances du jour.

La peur de passer à côté d’une occasion n’est pas bonne conseillère. Surtout quand on n’a pas bien formulé ses objectifs personnels à court, moyen et long terme.

Rassurez-vous, une nouvelle startup techno ou une nouvelle cryptomonnaie, il y en aura encore une demain matin.

Prenez le temps d’élaborer une répartition stratégique en fonction de vos projets.

Investir, c’est d’abord mathématique. Vos feelings ne devraient pas faire partie de l’équation.


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3) Emprunter pour spéculer n’est pas la même chose qu’emprunter pour investir.

Spéculer sur la direction des devises, des actions de pacotilles et des jeunes technos sans revenus peut vous faire perdre des capitaux importants ET vous endetter pour longtemps.

Emprunter pour investir peut convenir aux investisseurs qui ont une forte tolérance à la volatilité, des revenus assurés, un taux d’imposition élevé, et des REER, des REEE et des CELI déjà remplis à ras bord. Et encore…

4) Certains, surtout les plus prudents, oublient de protéger leur pouvoir d’achat. L’inflation est une réalité que tous les épargnants doivent comprendre.

Si l’indice des prix à la consommation est de 5%, il faut obtenir un rendement supérieur pour éviter de s’appauvrir.

Donc, en 2022, les CPG et les portefeuilles ultra-prudents pourraient faire reculer votre pouvoir d’achat.

5) Négliger deux facteurs dans ses calculs de rendement: l’impôt, et votre temps.

Récemment, j’écoutais une personnalité publique parler de ses succès en immobilier. Elle présentait sa stratégie d’investissement avec des «flips» à répétition.

Pour calculer son profit, elle retranchait son prix d’acquisition, ses frais bancaires, de rénovation et de notaire, et ses taxes municipales mais… elle escamotait de ses dépenses le temps qu’elle avait consacré à la gestion et à la rénovation de ses immeubles, ainsi que ses impôts. Pas fort. 


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6) Ne pas se soucier de la rentabilité des sociétés dans le choix de ses actions.

De nombreux indicateurs font penser que ce sera peut-être moins facile de faire des gains cette année qu’en 2020 et 2021.

L’histoire de la bourse nous enseigne que, tôt ou tard, la valeur des actions finit par suivre le profit des entreprises.

Négliger le ratio cours-bénéfices, le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA), la valeur intrinsèque ou les flux de trésorerie des entreprises dont vous achetez les actions, ce serait opérer de la machinerie lourde sans lire le manuel d’instructions.

7) Si vous concentrez vos avoirs dans un seul secteur économique, vous amplifiez vos risques de perte.

Avant que vous me citiez Warren Buffett, qui a dit que «la diversification est une protection contre l’ignorance», souvenez-vous que…

  1. la réalité économique d’un nonagénaire multimilliardaire ne s’apparente pas à la nôtre; et
  2. l’entreprise de Buffett, Berkshire Hathaway, est un conglomérat lui-même diversifié dans la construction, la finance, les pharmaceutiques, le commerce de détail, le transport, les médias, l’alimentation, l’immobilier, les équipements militaires, l’énergie et les biens de luxe.

Lorsque Buffett avait lancé sa phrase sur la diversification en 1994, il voulait sensibiliser son auditoire sur l’inefficacité d’un éparpillement désordonné, pas le décourager d’avoir une diversification stratégique entre plusieurs catégories d’actifs.

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Des courtiers à escompte prélèveront une commission sur les fonds communs

Publié le 11 janv. 2022
Des courtiers à escompte prélèveront une commission sur les fonds communs

[crédit photo: Joshua Mayo/ Unsplash]

  • Les investisseurs autonomes, qui investissent eux-mêmes via des plateformes de courtage, aussi appelées courtiers à escompte, pourraient bientôt payer des frais pour chaque transaction d’achat ou de vente impliquant des fonds communs de placement. 
  • Certaines plateformes, dont celles des banques CIBC et RBC, ont déjà annoncé qu’elles factureraient des frais pour ces transactions à partir du mois de mars. L’ajout de ces frais leur permettra de récupérer le manque à gagner causé par une directive des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) qui entrera en vigueur le 1er juin. 

En septembre 2020, les ACVM avaient décrété que, à compter de juin 2022, elles n’autoriseraient plus les plateformes de courtage en ligne à vendre des fonds communs de placement (FCP) qui prélèvent des commissions de suivi.

  • Les commissions de suivi sont intégrées aux frais de gestion des FCP. 
  • Elles servent à rémunérer pour leurs conseils les courtiers en placement qui vendent des FCP à leurs clients.

Or, les plateformes de courtage n’ont pas le droit de conseiller les investisseurs. 

Depuis le début des années 1990, elles auraient reçu des milliards $ en commissions sans fournir de services de conseil.

En contrepartie, la majorité des plateformes de courtage ne facturaient aucuns frais de transaction pour l’achat ou la vente de ces fonds, alors qu’elles en facturaient habituellement pour l’achat et la vente de la majorité des actions et des obligations, et parfois des fonds négociés en bourse (FNB).

Parce qu’elles ne toucheront plus de commission de suivi sur les FCP qu’elles vendent, certaines plateformes ont annoncé qu’elle facturerait bientôt une commission pour les transactions sur ces fonds. 

  • Pro-Investisseurs CIBC facturera 6,95 $ pour chaque achat ou vente de fonds communs à partir du 7 mars.
  • RBC Placements en Direct facturera 1% du montant brut d’une transaction d’achat, jusqu’à un maximum de 50 $, à compter du 14 mars.
Félix Côté
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Rachat de Métaux BlackRock: pas de passe-droit pour Investissement Québec

Publié le 11 janv. 2022
Rachat de Métaux BlackRock: pas de passe-droit pour Investissement Québec

(Source: Unsplash)

  • La semaine dernière, un groupe d’actionnaires de la société minière Métaux BlackRock a demandé à la Cour supérieure d’examiner une transaction qui permettrait à Investissement Québec (IQ) et son partenaire Orion de racheter 100% de l’entreprise dans le cadre de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
  • Ces actionnaires reprochent à IQ d’utiliser la Loi pour s’approprier l’entreprise à rabais. La Cour supérieure leur a récemment donné raison: pour laisser le temps à d’autres parties de formuler des offres, elle a allongé la période de sollicitation d’offres de rachat de 30 à 60 jours.  

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En 2021, les investisseurs ont préféré les fonds communs aux fonds négociés en bourse

Publié le 6 janv. 2022
En 2021, les investisseurs ont préféré les fonds communs aux fonds négociés en bourse

(Source: Unsplash)

  • Entre début janvier et fin novembre 2021, les investisseurs canadiens ont acheté pour 112 milliards $ de fonds communs de placement (FCP, souvent appelés fonds mutuels), soit plus du double du montant qu’ils ont investi dans des fonds négociés en bourse (FNB), selon l’Institut des fonds d’investissement du Canada.
  • Si la tendance s’est poursuivie en décembre, ce serait la première fois depuis 2017 que les Canadiens investissent davantage dans des fonds communs que des FNB. Selon Fabien Major, planificateur financier et conseiller en gestion de patrimoine chez Gestion de capital Assante à Montréal, des investisseurs ont été attirés par les rendements souvent supérieurs que procurent les fonds communs. 

«Il y a eu beaucoup de nouveaux investisseurs autonomes pendant la pandémie», nous explique Fabien Major, qui est aussi chroniqueur en finances personnelles pour InfoBref.

  • «Plusieurs ont réalisé de gros rendements en 2020 en investissant eux-mêmes dans certaines actions et certains FNB.
  • En 2021, certains d’entre eux ont probablement voulu transférer leurs gains dans des fonds plus diversifiés ou qui ne suivent pas un indice.»

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Il y a une nuance importante entre les FNB et les fonds communs, note Fabien Major. 

  • Beaucoup de FNB ne font que reproduire un indice et ne peuvent jamais le dépasser.
  • Certains fonds communs, eux, obtiennent de bien meilleurs rendements, comme certains fonds du secteur de l’énergie qui ont obtenu en 2021 des rendements supérieurs à 100%. 

Inversement, d’autres fonds communs peuvent avoir une performance moins bonne que celle des indices qui leur servent de référence.

Les FNB sont tout de même demeurés très populaires: les Canadiens y ont investi 53 milliards $ en 2021, ce qui est un nouveau record annuel pour cette catégorie d’investissement. 

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Félix Côté
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Des investisseurs s’opposent au rachat de Métaux BlackRock par le gouvernement

Publié le 6 janv. 2022
  • Métaux BlackRock, une entreprise minière de Montréal qui veut exploiter un gisement près de Chibougamau, a demandé fin décembre la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. En vertu de cette loi, le gouvernement via Investissement Québec (IQ) et son partenaire Orion, qui sont les principaux créanciers garantis, ont présenté une offre d’achat pour acquérir 100% de BlackRock.
  • Mais plusieurs investisseurs pourraient perdre leur mise si cette transaction se concrétise. Un groupe d’investisseurs reproche à IQ un «comportement opportuniste et abusif» et demande à la Cour supérieure d’examiner la transaction.

Où investir en 2022? RBC propose ses 30 meilleures idées de titres internationaux

Publié le 5 janv. 2022
Où investir en 2022? RBC propose ses 30 meilleures idées de titres internationaux

(Photo: Unsplash)

  • Les analystes de RBC Dominion valeurs mobilières ont dressé un palmarès des 30 entreprises cotées en bourse dans le monde qu’ils jugent susceptibles de donner un bon rendement en 2022. 
  • 7 entreprises canadiennes figurent dans cette liste: Alimentation Couche-Tard (TSX: ATD), AltaGas (TSX: ALA), Brookfield Asset Management (TSX: BAM), Canadian Natural Resources (TSX: CNQ), Canadien Pacifique (TSX: CP), Gestion de parc de véhicules Element (TSX: EFN) et Telus (TSX: T).

Les autres suggestions de titres de RBC: 

Actions américaines

  • Alexandria Real Estate Equities (NYSE: ARE)
  • Amazon (NYSE: AMZN)
  • American International Group (NYSE: AIG)
  • ConocoPhillips (NYSE: COP)
  • CrowdStrike Holdings (NYSE: CRWD)
  • DuPont de Nemours (NYSE: DD)
  • Louisiana Pacific (NYSE: LPX)
  • M&T Bank (NYSE: MTB)
  • MasterCard (NYSE: MA)
  • R1 RCM (NYSE: RCM)
  • S&P Global (NYSE: SPGI)
  • The Mosaic (NYSE: MOS)
  • TransDigm Group (NYSE: TDG)
  • Twilio (NYSE: TWLO)
  • UnitedHealth Group (NYSE: UNH)
  • Vertex Pharmaceuticals (NYSE: VRTX)
  • Wesco International (NYSE: WCC)

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Actions internationales

  • ASOS PLC (LSE: ASC)
  • Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (SIBE: BBVA)
  • British American Tobacco (LSE: BATS)
  • Genmab (Q: GMAB)
  • H&M Hennes & Mauritz (STO: HM)
  • Royal Dutch Shell (N: RDS)
Félix Côté
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La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

Publié le 5 janv. 2022
La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

La fondatrice de Theranos Elizabeth Holmes (Source: Wikimédia / Max Morse)

  • Elizabeth Holmes, fondatrice de la startup médicale américaine Theranos, a été reconnue coupable par un tribunal de San José, en Californie, d’avoir trompé des investisseurs qu’elle a convaincus d’investir environ 700 millions $US dans son entreprise.  
  • Holmes avait fondé Theranos en 2003, à l’âge de 19 ans. Elle avait fait croire qu’elle avait développé un dispositif médical révolutionnaire pour détecter une foule de maladies à partir d’une seule goutte de sang. Mais, en 2015, des articles du Wall Street Journal avaient révélé que le dispositif médical de Theranos n’avait jamais fonctionné. 

La CDPQ prête 100 millions $ à l’entreprise technologique AppDirect

Publié le 21 déc 2021
La CDPQ prête 100 millions $ à l’entreprise technologique AppDirect

Les bureaux d’ApDirect (Source: AppDirect)

  • Pour la deuxième fois, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) investit dans AppDirect, une plateforme transactionnelle spécialisée dans l’abonnement à des services infonuagiques par des entreprises. 
  • AppDirect a son siège social à San Francisco et compte un peu plus de 200 employés à Montréal. L’entreprise a été cofondée et est dirigée par Nicolas Desmarais, fils de Paul Desmarais Jr. 

La plateforme d’AppDirect est utilisée par plusieurs grandes entreprises dont Microsoft, Google et Jaguar Land Rover.

C’est la deuxième fois que la CDPQ y investit.

  • En septembre 2020, la CDPQ avait investi 100 millions $ dans une ronde de financement qui avait totalisé 185 millions $. 
  • Cette fois-ci, la Caisse lui prête environ 100 millions $ pour lancer un nouveau service, AppDirect Capital, qui doit proposer du financement spécialisé.

Par ailleurs, en mars, le gouvernement du Québec avait prêté 55 millions $ à AppDirect.

  • Ce financement devait servir à créer 730 emplois d’ici 5 ans à Montréal. 

L’actionnariat d’AppDirect est majoritairement québécois. 

  • La CDPQ, le fonds de capital de risque Inovia Capital et Nicolas Desmarais constituent ensemble la majorité de l’actionnariat.
Félix Côté
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35 millions $ pour 4 projets dans les sciences de la vie

Publié le 13 déc 2021
35 millions $ pour 4 projets dans les sciences de la vie

(Source: Unsplash)

  • Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation, a annoncé hier un investissement de 35 millions $ dans 4 projets du secteur des sciences de la vie. 
  • Cette somme provient du Fonds d’accélération des collaborations en santé (Facs). Elle est partagée entre l’Institut de Cardiologie de Montréal, le Centre universitaire de santé McGill, l’Université de Sherbrooke et l’Institut-hôpital neurologique de Montréal (Neuro). 

La mission du Facs:

  • soutenir des «initiatives ambitieuses» d’innovation en sciences de la vie; et 
  • renforcer des collaborations publiques et privées dans ce secteur.  

Voici un bref tour d’horizon des projets subventionnés:

Université de Sherbrooke

  • 13,85 millions $ pour le «consortium Acuité Québec: prédire et visualiser l’action du médicament».
  • Objectif: développer une plateforme publique-privée de technologies augmentées par l’intelligence artificielle pour faciliter le développement de médicaments.

Institut de cardiologie de Montréal 

  • 9,35 millions $ pour une plateforme numérique pour la conduite d’essais cliniques virtuels, ne nécessitant pas de visites en personne.

Institut-hôpital neurologique de Montréal (Neuro) de l’Université McGill

  • 7 millions $ pour l’Alliance Neuro-Cervo, avec le Centre Cervo du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (Ciusss) de la Capitale-Nationale.
  • Objectif: développer des médicaments pour le traitement des maladies cérébrales.

Centre universitaire de santé McGill

  • 4,8 millions $ pour un «consortium québécois de soins intelligent» 
  • Objectif: utiliser l’intelligence artificielle et des technologies de santé mobile pour améliorer l’efficacité dans la prestation des soins de santé. 

En comptant les investissements du secteur privé et ceux du gouvernement, les 4 projets reçoivent un financement total de 74 millions $ sur 3 ans. 

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Pouvez-vous refuser une succession? Ou d’être liquidateur?

Publié le 10 déc 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pouvez-vous refuser une succession? Ou d’être liquidateur?

[crédit photo: Priscilla Du Preez | Unsplash]

  • Accepter une succession, ou accepter un rôle de liquidateur pour une succession, implique des responsabilités importantes.
  • De façon générale, vous n’êtes pas obligé d’accepter ni l’un ni l’autre. Mais certaines conditions s’appliquent.

Récemment, un ami m’a confié avoir eu la surprise d’apprendre que sa tante l’avait nommé, à son insu, liquidateur de sa succession.

Après avoir réalisé l’ampleur de la tâche, il croit qu’il n’a pas le temps ni les compétences pour jouer ce rôle.

Je l’ai rassuré en lui disant que personne n’est obligé d’accepter un rôle de liquidateur, tout comme personne n’est forcé d’accepter une succession. 

Refuser d’être liquidateur

  • D’un point de vue légal, on ne peut pas s’opposer au fait d’être désigné liquidateur par un testateur (celui qui rédige un testament) avant le décès de celui-ci.
  • Inversement, un testateur ne peut pas non plus obliger une personne à être son liquidateur.

En fait, l’acceptation – ou le refus – du rôle de liquidateur ne peut avoir lieu qu’après la mort du testateur.

[Sur un sujet connexe, lisez Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes]

Pour renoncer à cette responsabilité, il faut alors procéder par une déclaration écrite, devant un avocat ou un notaire.

Mais attention:

Si vous avez commencé à distribuer des biens, à vous rémunérer ou à donner des directives sur la liquidation d’une succession, ce sera considéré comme une acceptation tacite de votre part. Vous ne pourrez plus reculer. 

Il existe un cas, cependant, dans lequel une personne ne peut pas renoncer à la tâche de liquidateur:

si elle est le seul héritier, et que personne d’autre n’a été désigné comme liquidateur par le testateur.


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Renoncer à une succession

C’est une décision importante.

Mieux vaut attendre de connaitre l’inventaire complet des biens de la personne décédée avant de décider si vous l’acceptez ou la refusez.

  • Le liquidateur est obligé de publier un avis de clôture d’inventaire au registre des droits personnels et mobiliers (RDPRM).
  • Cet avis public doit identifier le défunt et l’endroit où la liste des biens et créances peut être consultée par les parties ayant un intérêt.

Les raisons de refuser une succession sont plus nombreuses qu’on pourrait le penser.

En acceptant une succession, vous pourriez recevoir des biens qui sont grevés d’une dette, ou une entreprise qui fait l’objet de poursuites contre ses administrateurs et… leur succession.


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Normalement, le risque est limité.

Vous ne pouvez être tenu responsable de payer des dettes qui surpassent la valeur des actifs hérités.

Mais il y a des exceptions à cette limite, qui pourraient vous exposer à plus de risques financiers. Par exemple:

  • vous avez commencé à liquider des biens sans suivre les directives de la loi;
  • vous avez négligé de faire un inventaire; ou
  • vous avez par négligence confondu vos avoirs avec ceux du défunt.

D’ailleurs, notez qu’un héritier peut être exclu d’une succession s’il est démontré qu’il a caché, détourné ou subtilisé des biens du défunt à l’insu du liquidateur.

Pour refuser un héritage, si telle est votre décision, il faut aussi procéder par écrit devant un juriste.

Si aucun acte notarié n’indique votre refus, vous êtes réputé l’avoir accepté avec les conséquences que cela implique. [détails sur le site du ministère de la Justice]

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