Pénurie de main d’œuvre

Nouvelles, données, tendances, mesures et solutions concernant la pénurie de main d’œuvre dont souffre le Québec

Les salaires dans le privé devraient augmenter de 3% l’an prochain

Mis à jour il y a 17 h
Les salaires dans le privé devraient augmenter de 3% l’an prochain

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  • Selon un sondage auprès des membres de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, les PME canadiennes s’attendent à augmenter de 3,1% en moyenne les salaires de leurs employés en 2022. Ce serait la hausse la plus élevée depuis 2009. La hausse moyenne a été de 1,6% ces dernières années.
  • Au Québec, la hausse moyenne, toutes entreprises confondues, devrait se situer entre 2,9% et 3,1%, selon le Conseil du patronat du Québec. Il explique cette hausse par le contexte d’inflation et la pénurie de main d’œuvre, qui font pression sur les salaires.

Entrevue

Plus de défis pour retenir les travailleurs de l’informatique du gouvernement?

Publié le 23 nov. 2021
Plus de défis pour retenir les travailleurs de l’informatique du gouvernement?

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  • Alors que le gouvernement veut créer un nouveau ministère de la Cybersécurité et du Numérique, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) demande au gouvernement d’être moins dépendant des fournisseurs privés en services numériques et cybersécurité.
  • Il faudrait pour cela que le gouvernement embauche plus de personnel. Mais pour attirer les travailleurs, les conditions d’emploi devraient changer: «le gouvernement doit offrir à ses travailleurs de l’informatique, en plus de salaires plus concurrentiels, des défis professionnels et leur permettre de se surpasser, comme dans le secteur privé», explique à InfoBref Christian Daigle, président général du SFPQ.

Le gouvernement a de plus en plus recours à des consultants en informatique et en cybersécurité.

  • En 2017, environ 2300 consultants faisaient affaire avec le gouvernement ou avec des organismes publics.
  • En 2020, ils étaient près de 3200, soit une hausse de 35%. 

La fonction publique québécoise souffre, comme tous les employeurs, de la pénurie de main d’œuvre

  • Elle semble particulièrement forte dans le domaine informatique.
  • Le SFPQ recense 970 postes vacants, soit 12% des postes de ce domaine dans la fonction publique.

Pour attirer et retenir des travailleurs en informatique, le gouvernement doit confier plus de projets de développement à ses propres travailleurs, argumente le SFPQ. 

  • «À l’heure actuelle, la fonction publique n’offre pas les mêmes défis qu’au privé», explique Christian Daigle.
  • «Les fonctionnaires devraient se faire confier des défis plus intéressants, explique-t-il, comme l’opportunité de réaliser davantage de tâches de développement pour que le travail soit au moins aussi attrayant qu’au privé.»
Félix Côté
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Le marché de l’emploi est en crise: il faut agir, plaident les employeurs québécois

Publié le 13 nov. 2021
Le marché de l’emploi est en crise: il faut agir, plaident les employeurs québécois

(Source: Unsplash)

  • Le marché québécois de l’emploi perd plus de travailleurs qu’il n’en gagne, déplorent d’une même voix 6 organisations d’employeurs du Québec. 
  • Pour résoudre le problème de pénurie de main d’œuvre, le regroupement, dont font partie le Conseil du patronat du Québec et l’Union des municipalités du Québec, demande au gouvernement de reconnaitre «la crise» de la main-d’œuvre et propose d’adopter une série de solutions. 

La pénurie de main d’œuvre au Québec s’explique, selon les six organisations, principalement par:

  • le vieillissement de la population; et 
  • l’immigration insuffisante.  

Les employeurs proposent que le gouvernement adopte des mesures pour:

  • retenir les travailleurs âgés plus longtemps sur le marché du travail; 
  • encourager les femmes, les travailleurs expérimentés, les personnes LGBTQ+, les Premières Nations, les personnes handicapées et les personnes judiciarisées à entrer ou revenir vers le marché du travail;
  • simplifier le processus d’immigration;
  • aider les PME à former les nouveaux travailleurs; et
  • aider les entreprises à se doter d’équipements performants.

Le gouvernement doit présenter une mise à jour économique le 25 novembre prochain. 

Félix Côté
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Moyen inattendu pour les PME de contrer la pénurie de main-d’œuvre: les fusions et acquisitions

Publié le 10 nov. 2021
  • Les entrepreneurs qui font croitre leur entreprise par acquisition ont deux fois plus de chances de connaitre une augmentation des ventes supérieure à la moyenne, selon une étude de la Banque de développement du Canada (BDC).
  • La BDC note que la pénurie de main-d’œuvre amène de plus en plus d’entrepreneurs à acheter d’autres entreprises pour récupérer des employés, au lieu de devoir en recruter de nouveaux. Depuis le début de la pandémie, le nombre de fusions et acquisitions a doublé dans plusieurs secteurs, notamment en santé et en technologies de l’information.  

Le Québec accueillera jusqu’à 70 500 immigrants l’an prochain

Publié le 28 oct. 2021
Le Québec accueillera jusqu’à 70 500 immigrants l’an prochain

(Source: Unsplash)

  • Le gouvernement Legault conserve sa cible d’immigration pour 2022: il compte toujours accueillir entre 49 500 et 52 500 nouveaux arrivants.
  • Dans son plan d’immigration présenté aujourd’hui à l’Assemblée nationale, Québec prévoit néanmoins d’y ajouter les 18 000 personnes qui n’ont pas pu être admises en 2020 à cause de la crise sanitaire. 

Ce rattrapage «permettra d’atténuer certaines répercussions socioéconomiques engendrées par la pandémie», croit la ministre de l’Immigration Nadine Girault. 

  • Les nouveaux arrivants supplémentaires pourraient «répondre aux besoins du Québec en matière de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs-clés», dit-elle. 

Le Québec attend presque 47 000 immigrants économiques

  • Ce total comprend 33 900 immigrants économiques attendus dans le programme régulier, soit 65% du nombre annuel des nouveaux arrivants; 
  • plus 12 700 admissions supplémentaires à cause du rattrapage.

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Le Conseil du Patronat salue cette annonce «inattendue»

«On est surpris et heureux», dit Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du Patronat du Québec. 

  • Le CPQ presse le gouvernement depuis longtemps pour qu’il rehausse les seuils d’immigration économique afin de combler les besoins de main-d’œuvre à travers le Québec. 

Mais le «vrai défi» sera la réduction des délais

Le gouvernement doit «s’assurer que la machine administrative est en mesure de répondre aux attentes fixées», souligne Karl Blackburn. 

  • «Les délais actuels de traitement des demandes sont anormalement longs.» 
  • «On n’est pas plus avancé si les nouveaux arrivants doivent affronter des retards interminables», craint Karl Blackburn.
Johanna Sabys
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Après la pénurie de main-d’œuvre, une pénurie d’entrepreneurs?

Publié le 27 oct. 2021
Après la pénurie de main-d’œuvre, une pénurie d’entrepreneurs?

(Source: Unsplash)

  • La pénurie de main-d’œuvre n’a plus pour seuls effets de ralentir la production et de faire perdre des opportunités d’affaires, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Dans un communiqué, la FCEI soutient que cette pénurie «décourage directement l’entrepreneuriat».
  • La Fédération s’inquiète d’un récent sondage qu’elle a mené auprès d’entrepreneurs québécois: 58% d’entre eux ne recommandent pas aux nouveaux entrepreneurs de se lancer en affaires en ce moment, principalement en raison de la pénurie de main-d’œuvre. 

Seulement 18% des entrepreneurs sondés recommandent aux aspirants entrepreneurs de se lancer en affaires. 24% ne savent pas ou ne sont pas sûrs. 

Les raisons pour lesquelles des dirigeants de PME ne recommandent pas de démarrer une entreprise maintenant:

  • la pénurie de main-d’œuvre (89%)
  • les problèmes de logistique – retards de la chaîne d’approvisionnement ou manque de stock (59%)
  • la gestion du personnel (51%)
  • le stress occasionné par la pandémie (45%)
  • la lourdeur du fardeau administratif (41%)
  • les taxes et impôts (34%)
Félix Côté
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Recruter des personnes avec un casier judiciaire? Non merci, disent beaucoup d‘entreprises

Publié le 13 oct. 2021
Recruter des personnes avec un casier judiciaire? Non merci, disent beaucoup d‘entreprises

(Source: Unsplash)

  • Dans un sondage commandé par le Comité consultatif pour la clientèle judiciarisée adulte (CCCJA) et réalisé par Léger auprès de 500 professionnels québécois qui décident ou influencent l’embauche de personnel dans des entreprises, seulement 28% se disent prêts à embaucher une personne ayant un casier judiciaire.
  • Malgré la pénurie de main d’œuvre, 38% des employeurs ne sont pas à l’aise avec l’idée de recruter une personne avec un casier judiciaire. (33% ne savent pas.)

64% des entreprises sondées font face à des défis d’embauche.

  • La proportion monte même à 87% chez les entreprises de 50 à 199 employés. 

Mais seulement 11% des entreprises comptent une personne avec un casier judiciaire parmi leurs employés – alors que 14% des adultes québécois, en majorité des hommes, ont un casier judiciaire. 

La grande majorité (89%) des entreprises qui emploient une personne ayant un casier judiciaire jugent que leur expérience est positive.

Félix Côté
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Les conventions collectives: un obstacle au travail des plus de 60 ans, selon une étude

Publié le 6 oct. 2021
Les conventions collectives: un obstacle au travail des plus de 60 ans, selon une étude

[Source: Unsplash]

  • Le Québec pourrait régler une bonne partie du problème de pénurie de main-d’œuvre simplement en adaptant les conventions collectives aux réalités des travailleurs âgés de plus de 60 ans, selon une étude de HEC Montréal.
  • Ceci permettrait de pourvoir la moitié des postes vacants de la province, croit Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité affilié aux HEC Montréal, qui a dirigé l’étude. 

Le taux d’emploi des 60+ au Québec est inférieur à celui de l’Ontario, selon le rapport d’étude Vieillissement démographique: solutions pour un Québec mal préparé

  • En 2019, 48% des Québécois âgés de 60 à 64 ans ont occupé un emploi, comparativement à 55% des Ontariens du même groupe d’âge. 
  • Chez les 65 à 69 ans, le taux d’emploi était de 22% au Québec et de presque 28% en Ontario.

Si le taux d’emploi des 60+ au Québec rejoignait celui de l’Ontario, 69 500 Québécois pourraient s’ajouter au marché du travail, ce qui représenterait la moitié des postes vacants de la province. 

Les conventions collectives doivent s’adapter aux 60+, concluent les auteurs de l’étude: cette adaptation permettrait de retenir sur le marché du travail les travailleurs plus âgés. 

44% des travailleurs 60+ nés au Québec sont couverts par une convention collective.

Mais les conventions collectives actuelles ne les encouragent pas assez à travailler au-delà de l’âge de la retraite, notent les auteurs de l’étude.

  • En effet, ces conventions donnent aux travailleurs des avantages de retraite importants et l’opportunité de se retirer plus tôt du marché de l’emploi.

Pour encourager les travailleurs âgés à travailler plus longtemps, des clauses pourraient être ajoutées aux conventions collectives pour accorder aux 60+:

  • des journées de vacances payées; 
  • des semaines de travail réduites; et
  • la possibilité pour 2 employés 60+ de partager le temps de travail d’un seul poste.
Félix Côté
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La majorité des employés priorisent les avantages sociaux sur le salaire

Publié le 6 oct. 2021
  • Selon un récent sondage mené par Ipsos pour le compte de RBC Assurances, 68% des Canadiens aiment mieux un emploi doté d’un régime d’avantages sociaux qu’un emploi mieux rémunéré, mais qui n’offre pas d’avantages sociaux.
  • Le sondage révèle également que la même proportion (68%) des travailleurs canadiens ont une opinion positive de leur employeur, contre 60% il y a 2 ans, avant la pandémie.

Québec prépare un «mini-budget» pour contrer la pénurie de main d’œuvre

Publié le 1er oct. 2021
  • Lors d’une allocution au congrès de la Fédération québécoise des municipalités, François Legault a promis jeudi qu’un «mini-budget» serait dévoilé en novembre pour faire face au problème de pénurie de main-d’œuvre qui affecte l’économie. 
  • Le premier ministre a dit que l’objectif du gouvernement serait de requalifier les chômeurs déjà qualifiés dans des secteurs «où il y a un peu moins d’avenir» pour les diriger vers des secteurs où la demande est plus forte. 

Un meilleur salaire est encore ce qui motive les employés à quitter leur emploi

Publié le 29 sept. 2021
Un meilleur salaire est encore ce qui motive les employés à quitter leur emploi

(Source: Unsplash)

  • 55% des entrepreneurs canadiens ont de la difficulté à embaucher la main-d’œuvre dont ils ont besoin et 26% peinent à fidéliser leurs employés, selon une étude de la Banque de développement du Canada (BDC).
  • Devant ce constat, la BDC a sondé des employés et des employeurs sur ce qui motive le plus les employés à quitter leur emploi. Le salaire demeure le premier facteur. 

Le désir d’obtenir un salaire plus élevé est encore la principale raison qui pousse les travailleurs à changer d’emploi.

  • C’est ce que disent 57% des travailleurs qui souhaitent quitter leur emploi dans la prochaine année.

La deuxième raison la plus souvent citée par les employés: bénéficier de meilleurs avantages sociaux.

  • C’est pour cette raison principale que 32% des travailleurs voulant changer d’emploi le feraient.

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Les employeurs semblent sous-estimer ces facteurs monétaires.

  • 41% des employeurs croient que les salaires sont le facteur le plus important qui pousse les employés à changer d’emploi – soit 16% de moins que les employés eux-mêmes.
  • 21% des employeurs croient que le premier facteur est la recherche de meilleurs avantages sociaux – soit 11% de moins que les salariés eux-mêmes.

32% des employeurs croient plutôt que ce sont les nouvelles occasions qui se présentent sur le marché du travail qui, en priorité, convainquent un employé de changer d’emploi.

Pourtant, selon l’analyse de la BDC, les entreprises qui offrent une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels ont:

  • 40% plus de chance de trouver facile de retenir leurs employés; et
  • 70% plus de chance de connaître une croissance des ventes supérieure à la moyenne.
Félix Côté
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Quelles solutions pour les entreprises manufacturières en manque d’employés?

Publié le 28 sept. 2021
Quelles solutions pour les entreprises manufacturières en manque d’employés?

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  • Pour contrer la pénurie de main-d’œuvre qui affecte notamment l’industrie manufacturière, le gouvernement doit agir, croit Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), un organisme qui représente l’industrie. 
  • «Non seulement il manque de travailleurs, mais il y a aussi d’importants mouvements de personnel d’une entreprise à l’autre», a expliqué à InfoBref Véronique Proulx, présidente-directrice générale de MEQ. Il faudrait, selon elle, une «volonté politique» pour régler le problème. 

98,5% des entreprises manufacturières manquent de main-d’œuvre.  

  • C’est le constat que tire MEQ après avoir effectué une tournée de consultation dans 10 régions et mené un sondage auprès de 400 entreprises manufacturières du Québec. 
  • 70% de ces entreprises ont dit avoir refusé des contrats ou payé des pénalités pour le retard de leur production – ce qui représente une perte de 18 milliards $ dans les 2 dernières années. 
  • Près d’une entreprise sur 4 a besoin de pourvoir des postes qui représentent 20% ou plus de sa main d’œuvre. 

49% des postes à combler sont pour des salaires compris entre 20 $ et 29 $ l’heure.

  •  «C’est commun de voir des employés qui reçoivent une meilleure offre et changent d’emploi pour quelques dollars de plus à leur salaire horaire», a expliqué à InfoBref Véronique Proulx.

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Le gouvernement pourrait faire beaucoup plus pour contrer la pénurie de main-d’œuvre, croient 2 entreprises sondées sur 3. 

MEQ propose plusieurs mesures

  • augmenter le seuil d’immigration et accélérer le processus d’admission pour accueillir plus de travailleurs étrangers;
  • soutenir les PME manufacturières qui forment leurs employés;
  • faire connaître le secteur manufacturier aux clientèles éloignées du marché du travail; et
  • bonifier le soutien financier et l’accompagnement technique des entreprises manufacturières pour l’automatisation et la robotisation.

La balle est dans le camp du gouvernement Legault, croit Véronique Proulx.

  • Selon elle, Québec doit «prendre des actions concrètes, spécifiques au secteur manufacturier, et ce, dès maintenant».
Félix Côté
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