Pénurie de main d’œuvre

Nouvelles, données, tendances, mesures et solutions concernant la pénurie de main d’œuvre dont souffre le Québec

Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

Publié avant-hier
Les hausses de salaire vont s’accélérer en 2022

(Source: Unsplash)

  • Les organisations québécoises comptent augmenter de 2,9% les salaires de leurs employés l’année prochaine, selon une enquête de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). C’est plus que la prévision de 2,4% enregistrée l’année dernière pour cette année.
  • Les employés des secteurs des technologies de l’information et des communications devraient obtenir la plus forte augmentation de salaire, de 3,4% en moyenne. Ils seraient suivis par les employés du secteur des assurances (+3,3%).  

Les incertitudes liées à la pandémie s’amenuisent, selon le CRHA.

  • Par conséquent, la majorité des organisations ne prévoient pas de nouveaux gels salariaux. 

Dans les organisations qui ont des structures salariales souvent liées à des conventions collectives, et qui sont généralement de grandes organisations, les hausses anticipées sont plus modestes: 2,2% à 2,3%, ce qui est quand même supérieur aux prévisions enregistrées l’an dernier.

Les secteurs où les salaires augmenteront le moins :

  • Administrations publiques (+2,3%)
  • Arts, spectacles et loisirs (+2,4%) 
  • Soins de santé (+2,7%) 

L’attraction et la rétention des employés seront des enjeux majeurs l’an prochain, selon le CRHA.

  • Cela devrait pousser les employeurs à innover dans la «rémunération globale» qu’ils offrent à leurs employés – autrement dit, à bonifier les avantages et conditions de travail en parallèle aux augmentations de salaire.
  • Pour tirer leur épingle du jeu, le CRHA suggère aux employeurs de miser aussi sur «l’expérience employé», notamment en offrant une conciliation travail-vie personnelle et de la reconnaissance, et en donnant un sens au travail. 
Félix Côté
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Près de 200 000 postes sont à combler au Québec

Publié le 22 sept. 2021
Près de 200 000 postes sont à combler au Québec

(Source: Pexels)

  • Entre le 2e trimestre 2019 et le 2e trimestre de cette année, le nombre de postes vacants au Québec a augmenté de 38%. 
  • Ce nombre dépasse maintenant 194 000, selon une analyse de l’Institut du Québec. 

5,4% des emplois de la province sont vacants. 

  • La proportion monte même à 7,3% dans les régions de la Côte-Nord et Nord-du-Québec, où la pénurie de main d’œuvre est particulièrement criante.
  • En revanche, elle descend à 4,5% à Montréal, en Mauricie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le secteur de la santé est particulièrement affecté: 

  • Professionnels des soins de santé tels que les médecins: 1920 postes sont vacants (hausse de 985) 
  • Professionnels en soins infirmiers: 6905 postes vacants (hausse de 3985)
  • Personnel technique tel que les infirmières auxiliaires: 5360 postes vacants (hausse de 2870)
  • Personnel de soutien tel que les aides-infirmières: 6445 postes vacants (hausse de 2825 postes)

Le secteur des ventes et services souffre aussi.

  • Le personnel de soutien en service, qui comprend les gens qui servent au comptoir et les aides-cuisiniers, et les vendeurs du commerce de détail et de gros sont les deux catégories qui ont connu la plus forte augmentation du nombre de postes vacants depuis 2 ans.

Les chômeurs ne suffiront pas à résorber la pénurie:

  • Malgré l’augmentation du chômage l’an dernier, dans la plupart des secteurs, on compte moins de 1,5 chômeur par poste vacant.
Félix Côté
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La conciliation travail-vie personnelle gagne en importance pour les travailleurs

Publié le 15 sept. 2021
La conciliation travail-vie personnelle gagne en importance pour les travailleurs

[Source: Unsplash]

  • Selon un sondage commandé par ADP Canada, la pandémie a modifié les motivations des travailleurs canadiens à accepter et à conserver un emploi.
  • 31% des travailleurs sondés accordent désormais une plus grande importance qu’avant la pandémie à la conciliation entre leur travail et leur vie personnelle. 20% disent plutôt que, à leurs yeux, le critère du salaire a gagné en importance pendant la pandémie. 

Chez les télétravailleurs, l’importance accordée à la conciliation travail-vie personnelle semble avoir augmenté encore davantage. 

  • 39% des télétravailleurs disent que, pour eux, ce critère est plus important qu’avant la pandémie. 

Quel sont les 2 principaux critères qui guident les travailleurs vers un nouvel emploi?

  • 32% disent privilégier le fait qu’un futur employeur respecte la conciliation travail-vie personnelle.
  • 25% disent plutôt qu’ils cherchent d’abord un meilleur salaire.

Le sondage indique aussi que:

  •  63% des travailleurs canadiens envisagent des changements dans leur vie professionnelle.
  • 19% se sont fait offrir de meilleures conditions de travail par un employeur concurrent au cours des 6 derniers mois.
Félix Côté
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Amazon augmente ses salaires pour embaucher 15 000 employés au Canada

Publié le 13 sept. 2021
Amazon augmente ses salaires pour embaucher 15 000 employés au Canada

(Source: Unsplash)

  • Le géant du commerce en ligne voudrait embaucher cet automne 15 000 nouveaux employés pour combler les besoins de ses entrepôts et de ses centres de distribution à travers le Canada. 
  • L’entreprise va aussi augmenter son salaire de départ, qui était de 16 $ l’heure. Il s’établira désormais entre 17 $ et 21,65 $ l’heure. 

En parallèle, Amazon dit qu’elle vient d’augmenter de 1,60$ à 2,20$ les salaires horaires de ses employés actuels. 

La pénurie de main-d’œuvre qui sévit au Canada et aux États-Unis ne semble pas vouloir arrêter le géant dans ses projets d’expansion.

Au Canada, son nombre d’entrepôts et de centres de distribution est passé de 30 à 46 en un an. 

  • Les 15 000 nouveaux employés qu’Amazon veut embaucher s’ajouteront aux 25 000 employés à temps plein et à temps partiel qui travaillent déjà dans ses installations au pays.

Aux États-Unis, Amazon a relevé à 17 $US l’heure le salaire de départ de ses employés et souhaite embaucher 75 000 nouveaux employés d’ici la fin de l’année. 

Félix Côté
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Les entreprises québécoises pourront embaucher plus de travailleurs étrangers

Publié le 8 août 2021
Les entreprises québécoises pourront embaucher plus de travailleurs étrangers

(Source: Tim Mossholder | Unsplash)

  • Québec et Ottawa ont conclu en fin de semaine dernière une nouvelle entente pour faciliter l’embauche de travailleurs étrangers par des employeurs québécois. 
  • Les gouvernements provincial et fédéral espèrent ainsi atténuer la pénurie de main-d’œuvre qui affecte actuellement plusieurs secteurs économiques au Québec. 

De nouvelles mesures assoupliront au Québec le Programme fédéral des travailleurs étrangers temporaires (PTET).  

  • Le seuil de travailleurs étrangers temporaires autorisé par lieu de travail passera de 10% à 20% pour les postes à bas salaires dans certains secteurs économiques, comme l’agriculture, le secteur manufacturier, l’hôtellerie et la restauration. 
  • Les demandes des travailleurs peu spécialisés bénéficieront d’un traitement simplifié.
  • Pour certaines professions, les employeurs pourront même embaucher des travailleurs étrangers en priorité. 

Un permis de travail ouvert transitoire permettra aux travailleurs étrangers qui attendent leur statut de résident permanent d’occuper l’emploi de leur choix. 

  • Ce permis de travail transitoire sera d’une durée initiale de 24 mois.
  • Il pourrait être renouvelé pour une période supplémentaire de 12 mois. 

Québec et Ottawa veulent délivrer plus rapidement les permis de travail.

  • Les 2 gouvernements créent le programme PMI+ qui bonifie le Programme de mobilité internationale (PMI) et doit permettre de délivrer plus rapidement 7 000 permis de travail.
  • Grâce à ce programme, les employeurs n’auront pas à fournir d’Évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT) – ce qui simplifiera le processus d’embauche.

Le ministre du Travail Jean Boulet a indiqué que ces nouvelles mesures entreront bientôt en vigueur, sans indiquer de date précise.  

Félix Côté
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Des solutions contre la pénurie de main-d’œuvre? Le Conseil du patronat du Québec en propose une dizaine

Publié le 12 juil 2021
Des solutions contre la pénurie de main-d’œuvre? Le Conseil du patronat du Québec en propose une dizaine

[Source: Unsplash]

  • Les hausses de salaire, l’ajout d’avantages sociaux et les primes à l’embauche ne sont pas suffisants pour contrer la pénurie de main-d’œuvre qui frappe le Québec, selon le Conseil du patronat du Québec (CPQ). 
  • Le CPQ propose d’aller plus loin avec une série de 10 mesures dont certaines visent les employeurs et d’autres, les gouvernements. Selon l’organisme, il faudrait mieux former les travailleurs, transformer l’assurance-emploi, et augmenter la formation en entreprise, la diversité et l’immigration. 

Les postes vacants sont en hausse au Québec. 

  • Selon le Conseil du patronat, il y en a plus de 180 000 actuellement, soit 60 000 de plus qu’il y a deux ans. 

Les effets du manque de personnel sur les entreprises:

  • Perte de contrats
  • Annulation d’investissements
  • Fermetures forcées 
  • Surcharges pour les employés et l’employeur
  • Impacts sur l’économie

Les améliorations des conditions de travail et les hausses de salaire ne seraient pas suffisantes pour attirer de nouveaux travailleurs, selon le CPQ. 

  • Elles ne créent pas de nouveaux travailleurs.
  • Elles ont plutôt pour effet de déplacer les travailleurs d’un poste à un autre. 

Les 10 pistes de solution que propose le CPQ:

  • Investir dans les nouvelles technologies, l’automatisation et la robotisation
  • Offrir des cours d’alphabétisation aux Québécois en situation d’analphabétisme (un sur deux)
  • Favoriser la formation en entreprise
  • Encourager l’emploi chez les 60-69 ans
  • Intégrer à l’assurance-emploi des mesures pour encourager la formation
  • Adapter les programmes pour les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEEF)
  • Accélérer le virage vers la diversité
  • Mieux reconnaitre les acquis et les compétences
  • Assouplir les conditions du programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) 
  • Rehausser les seuils d’immigration 

[Pour aller plus loin: détails des propositions

Félix Côté
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Trois quarts des entreprises québécoises ont un poste vacant depuis au moins 3 mois

Publié le 9 juil 2021
  • Selon un sondage de la Fédération des chambres de commerce du Québec qui porte sur les principaux enjeux liés à la main-d’œuvre et à l’immigration, 3 entreprises sur 4 auraient des postes vacants affichés depuis plus de 90 jours. De plus, 86% des entreprises québécoises sondées disent manquer de main-d’œuvre.  
  • 90% de la communauté d’affaires pense que l’immigration est une solution pour pallier la pénurie de main-d’œuvre.

Places en garderie: les 200 millions $ pour les services en milieu familial vont-ils régler la pénurie?

Publié le 3 juin 2021
Places en garderie: les 200 millions $ pour les services en milieu familial vont-ils régler la pénurie?

(Source: Pixabay)

  • Le ministre de la Famille Mathieu Lacombe a annoncé 200 millions $ sur 5 ans, et une série de mesures qui devraient créer de nouvelles places dans les services de garde en milieu familial.
  • Mais ce budget et ces mesures sont insuffisants pour les parents qui manifestaient hier devant l’Assemblée nationale à l’appel du mouvement Ma place au travail.

Québec se concentre sur les garderies en milieu familial.

  • En 7 ans, leur nombre est passé de 15 000 à 11 000 au Québec.
  • Selon Mathieu Lacombe, ces milliers de fermetures «expliquent en très grande partie le bond qu’on a vu sur la liste d’attente» pour trouver une place en garderie.

Avec ces 200 millions $, le ministère de la Famille offrira:

  • 3500 $ aux responsables d’un service de garde en milieu familial (RSG) qui s’engageront à assurer un service pendant au moins un an;
  • jusqu’à 6000 $ aux RSG qui accueillent 9 enfants;
  • 3000 $ aux RSG qui maintiennent au moins 6 places subventionnées pendant un an. 

Selon Québec, ces montants devraient permettre:

  • d’acheter des équipements; et
  • de compenser les dépenses additionnelles, comme l’embauche d’une assistante.

Les responsables qui répondent à plusieurs critères pourront cumuler ces aides. 

Des mesures suffisantes?

Le mouvement Ma place au travail, qui dénonce la pénurie de places en garderie, reconnaît que ces mesures pourraient aider à créer des places en milieu familial.

  • Mais ses membres réclament «des mesures concrètes pour les [50 000] parents qui attendent une place depuis des mois».  
  • Le mouvement demande à Québec de créer de nouvelles places en garderie, et d’améliorer les conditions de travail des professionnels de la petite enfance.
  • Selon le mouvement citoyen, «il reste encore de l’argent du fédéral [6 milliards $ sur cinq ans] pour aider les parents maintenant». 



Johanna Sabys
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Québec investit 40 millions $ en formation aux technologies de l’information

Publié le 24 mai 2021
Québec investit 40 millions $ en formation aux technologies de l’information

Le ministre du Travail Jean Boulet (Source: Twitter)

  • Le gouvernement Legault crée un nouveau programme pour aider les personnes qui souhaitent se réorienter en intelligence artificielle, en conception de logiciels, en robotique, en automatisation industrielle, ou en programmation de sites web.
  • Avec son Programme pour la requalification et l’accompagnement en technologie de l’information et des communications (Pratic), Québec propose, dès la rentrée, des formations accélérées et rémunérées. 

Il y a environ 10 000 postes vacants dans le secteur des technologies de l’information et des communications.

Ce manque d’effectifs a un impact sur la reprise économique, a affirmé hier le ministre du Travail Jean Boulet, lors du lancement du Programme Pratic.

  • Le gouvernement souhaite attirer 2500 travailleurs pour combler une partie de la pénurie de main-d’œuvre.

Avec ce nouveau programme, les personnes qui veulent se requalifier dans le secteur bénéficieront:

  • d’une formation accélérée payée 650 $ par semaine; et 
  • d’une bourse de 1950 $ une fois la formation réussie.

Ce programme s’adresse:

  • aux chômeurs qui ont perdu leur emploi durant la pandémie; et
  • aux personnes qui n’ont pas étudié à temps complet depuis un an.

Les formations proposées mèneront:

  • à une attestation d’études collégiales; 
  • à des certificats; 
  • à des microprogrammes universitaires; ou 
  • directement à un emploi.

Les inscriptions ouvriront le 1er juillet, et les formations débuteront en septembre.

Johanna Sabys
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Pénurie de main-d’œuvre: sans l’immigration nous ne pourrons pas y arriver, dit le président du CPQ

Publié le 3 mai 2021
Pénurie de main-d’œuvre: sans l’immigration nous ne pourrons pas y arriver, dit le président du CPQ

Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec [photo: CPQ]

  • Le président du Conseil du patronat du Québec Karl Blackburn explique à InfoBref que pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre des entreprises, il faudra favoriser la formation et la requalification des travailleurs, et rehausser les seuils d’immigration. Ce sont «les ingrédients essentiels pour relever ce défi, dit-il, ça prend les trois».
  •  Karl Blackburn réagissait aux propos de François Legault. Le premier ministre a déclaré aux membres du CPQ qu’il était plus important pour son gouvernement d’augmenter le salaire moyen au Québec que de favoriser l’immigration de travailleurs. 

«Mon obsession, c’est d’augmenter le salaire moyen», a déclaré Legault vendredi dernier aux membres du CPQ.

  • «À chaque fois que je rentre un immigrant qui gagne moins de 56 000 $, j’empire mon problème. À chaque fois que je rentre un immigrant qui gagne plus de 56 000, j’améliore ma situation.»

Karl Blackburn précise à InfoBref que le premier ministre s’exprimait dans le cadre d’un événement réservé aux membres du CPQ.

  • Legault a eu «des échanges transparents qui ont permis de faire l’état de la situation sur différents enjeux». 
  • Selon lui, les propos mis en exergue par Radio-Canada, qui a obtenu un enregistrement des conversations, ne sont qu’un «petit segment» dans une discussion.

Les besoins sont encore plus grands aujourd’hui qu’avant la pandémie, dit le président du CPQ. 

En se basant seulement sur la courbe démographique, depuis 2019, le Québec aurait chaque année besoin de 64 000 nouveaux travailleurs étrangers.  

Or, la province a accueilli:

  • 44 000 travailleurs en 2019; et
  • 30 000 en 2020.

Le Québec pourrait en accueillir encore moins cette année, déplore-t-il.

Pour relever le défi de la pénurie de main-d’œuvre, il faut augmenter les seuils d’immigration, croit le président de l’organisme patronal. 

Le CPQ propose notamment de régler tout de suite les 51 000 dossiers d’immigrants sélectionnés par le Québec qui sont actuellement en attente. 

  • Le premier ministre n’a pas confirmé s’il était d’accord avec les demandes du CPQ. 
  • Legault m’a demandé de le convaincre, dit Blackburn.


Johanna Sabys
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La pénurie de main-d’œuvre ne touchera pas de plein fouet le secteur du génie québécois

Publié le 26 avr. 2021
  • C’est ce que démontre une étude réalisée pour l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) et publiée lundi. On y apprend que le nombre de diplômés en génie a augmenté de 27% entre 2015 et 2019.
  • Les auteurs de l’étude estiment qu’au cours des dix prochaines années, le Québec aura besoin de 51 000 nouveaux ingénieurs et professionnels en génie, alors que l’OIQ prévoit l’arrivée de 50 000 nouveaux diplômés, soit suffisamment pour combler presque tous les besoins du marché.

Québec investit 64 millions $ pour former des éducateurs en garderies

Publié le 26 avr. 2021
Québec investit 64 millions $ pour former des éducateurs en garderies

(Source: Pixabay)

  • Le gouvernement Legault souhaite former et retenir des éducateurs qualifiés dans le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, qui est touché par une pénurie d’employés.
  • Le ministre de la Famille Mathieu Lacombe et le ministre du Travail Jean Boulet ont présenté hier de nouvelles mesures en ce sens, dont des formations rémunérées et des bourses pour les étudiants du programme Techniques d’éducation à l’enfance.

Le gouvernement veut répondre à la demande de main-d’œuvre qualifiée dans le réseau des garderies.

  • «La rareté de main-d’œuvre s’est transformée en pénurie» pendant la pandémie, déplore Mathieu Lacombe.

Québec va investir 45 millions $ dans un Programme de formations de courte durée (COUD) qui devrait:

  • permettre de rémunérer quelque 2400 éducateurs qui travaillent déjà en garderies sans diplôme; et
  • les aider à obtenir rapidement leur certification, grâce à une formation en alternance travail-études.

Des bourses d’études de 2300 $ seront aussi accordées lors de la réussite des stages pour les étudiants du programme Techniques d’éducation à l’enfance. 

Avec ces mesures, le gouvernement souhaite augmenter le nombre d’éducateurs qualifiés pour créer des milliers de places subventionnées.

Johanna Sabys
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