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Entrevue

Des chefs d’entreprise veulent mettre sur pause la réforme de la loi 101

Mis à jour le 16 juin 2022
par Félix Côté

(Source: Unsplash)

  • La loi 96, qui réforme la loi 101, menace d’endommager l’économie québécoise, dénoncent des entrepreneurs québécois dans une lettre ouverte adressée à François Legault. 
  • Ils lui demandent de revoir les modalités d’application de la loi, parce qu’elle risque de nuire à l’attraction de travailleurs étrangers spécialisés, surtout au sein des entreprises technologiques, dit en entrevue à InfoBref Pierre-Philippe Lortie, directeur, affaires gouvernementales du Conseil canadien des innovateurs Québec.

La nouvelle loi rend plus difficile d’attirer de nouveaux arrivants au Québec, selon la lettre ouverte qui, mercredi soir, avait été signée par près d’une centaine de présidents d’entreprises, dont beaucoup de jeunes entreprises technologiques.

«L’exigence prévue par la loi 96 de connaitre suffisamment la langue française sur une période de six mois pour obtenir des services de l’État québécois impose un délai irréaliste», peut-on y lire. 

Cette loi risque de décourager un important nombre de travailleurs à s’établir au Québec, estime Pierre-Philippe Lortie. 

En plus, il risque d’y avoir un manque en service d’intégration dans la prochaine année, selon les signataires.

  • Le gouvernement compte créer le service Francisation Québec pour faciliter l’intégration des immigrants.
  • Mais ce service ne sera disponible que dans un an, bien après l’application de la loi 96.

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Le problème est particulièrement criant pour les entreprises technologiques, souligne Pierre-Philippe Lortie. 

  • La grande majorité d’entre elles font affaire à l’international et travaillent avec des équipes non francophones. 
  • L’exigence d’opérer principalement en français est pour ces entreprises un «fardeau supplémentaire», dit-il, lorsqu’elles doivent travailler avec des clients ou des entreprises de partout dans le monde. 

«Il faudrait plutôt donner aux entreprises tous les outils nécessaires pour qu’elles s’adaptent, suggère-t-il, parce que l’apprentissage du français prend du temps pour les nouveaux arrivants.» 

Pour faciliter l’intégration des immigrants, le gouvernement devrait rapidement soutenir le tutorat et donner accès à des cours de français aux immigrants, plaident les signataires de la lettre.

Félix Côté